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-PATROLOGIA ORIENTALIS
TOMUS VICESIMUS SECUNDUS
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R. GRAFFIN — F. NAU
PATROLOGIA ORIENTALIS
TOMUS VICESIMUS SEGUNDUS
B2a BASILE RADU.:
VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ÄNTIOCHE.
MH. 2 IENAZIO.GUIDI.
Les HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE. Home-
lies XCIX a CIU.
ἢ ἘΞ DE EACY/O’LEARY.
TuE AraBıc LirE OF 5. PisenTtivs.
IV. — JEAN BAKOS.
GREGOIRE ÄBOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. Le (Candelabre
des Sanctuaires.
Vz EVMATILLANT:
M&THoDE D’OrLympE. Ze De Autexusio.
PARIS
FIRMIN-DIDOT ET C!';, IMPRIMEURS-EDITEURS
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB
1930
VOYAGE DU PATRIARCHE
MACAIRE D’ANTIOCHE
TEXTE ARABE ET TRADUCTION FRANCAISE
PAR
Basile RADU
SUPERIEUR DE L’EGLISE ROUMAINE DE PARIS
Professeur ἃ la Facult& de Theologie de Chisinäu (Roumanie).
PATR. OR. — T. XXIL — F. 1. 1
AVANT-PROPOS
Le texte que nous entreprenons de faire connaitre contient les relations
de voyage du patriarche Macaire d’Antioche, 6crites par son fils, l’archidiacre
Paul d’Alep.
Le patriarche Macaire occupa le siege patriarcal du 12 novembre ' 1647
au 12 juin 1672, apres le patriarche Euthyme de Ehio. Les dettes laissdes
par son predecesseur etaient &normes et troublaient le c@ur du noble
patriarche qui se pr&occupait de ne pas laisser peser sur lui la responsabilite
d’une telle situation.
Comme l’a deerit son fils, la situation etait intolerable : les sommes
emprunteces augmentaient de plus en plus, par suite des interets; d’ailleurs
le patriarche ne trouvait personne qui püt l’aider ἃ resoudre ce probleme.
A l’interieur de son patriarcat il ne pouvait compter sur ses ouailles, etant
donne la domination turque, les impöts eleves que la population payait,
l’avidite des gouverneurs et des pachas, et d’autres motifs peut-ötre que son
fils ne signale pas. Il fallait done un secours urgent et considerable des
chrötiens d’Europe, des princes qui excellaient encore par leur generosite
issue de l’application de la doctrine chrötienne, princes qui, nombre de fois,
avaient soutenu l’Eglise d’Orient par l’envoi de sommes importantes. Le
patriarche devait s’adresser ἃ eux. Mais pour cela il lui &tait necessaire
d’aller en Europe. Les princes et l’empereur dont il pouvait attendre un
-secours 6taient : Basile Lupu, prince de Moldavie, Bogdan Hmilnitzki,
'hatman des Cosaques, Matthieu Bassarab, prince de Valachie, et Alexis
Michailovitch, empereur de Moscou.
Pour arriver jusqu’ä eux, il lui fallait entreprendre un tr&s long voyage,
prendre les mesures necessaires, afın d’assurer l’ordre durant son absence de
Damas, et choisir un interimaire digne de la place qu’il devait occuper pendant
un si long sejour ἃ l’ötranger. Autant de diffieultes a surmonter. Macaire se
dseida enfin ἃ partir et entreprit ce long voyage qui dura sept ans, de 1652
᾿ς ἃ 1659; e’est le reeit de ce voyage que nous publions.
Il semble opportun de donner au lecteur quelques details.
1. Lire : 12 novembre 7156 (1647), non pas 12 decembre. Οἱ. Dietionnaire d’histoire
et de geographie, article Antioche, col. 700, qui porte la date de 12 decembre.
ἢ AVANT-PROPOS. [4]
Dans l’introduetion, Paul d’Alep montre avec quelle diffieulte 11] s’est
rösolu ἃ prendre des notes sur le voyage de son pere, le patriarche Macaire
d’Antioche. Il indique aussi le motif pour lequel ce distingu& patriarche devait
recourir A la generosite des princes de Moldavie, de Valachie et ἃ l’empereur
de Moscou : les dettes laiss6es par le patriarche pr&cedent 6taient si lourdes,
qwon ne pouvait les payer. Paul d’Alep donne ensuite un abreg& de l’his-
toire du patriarcat d’Antioche et decrit l’activite de son pere comme metro-
politain d’Alep et comme patriarche d’Antioche. La visite de son diocese. que
le patriarche fit avant son d6part, est d’une grande importance, pour l’ötude
du christianisme ἃ cette &poque. Ensuite, l’auteur donne un apercu sur les
dernieres anndes du ministre de son pere et des renseignements sur lui-möme.
Il entre apres cela dans la description proprement dite du voyage.
Le patriarche, accompagn& de son fils et d’une suite nombreuse, partit de
Damas le jeudi soir 9 juillet 1652, et apres avoir travers& l’Asie Mineure,
il arriva le 1° septembre ἃ Bor, puis ἃ Constantinople le mereredi matin
30 octobre. 11 fit un sejour de quelques mois dans cette ville, puis il la
quitta le lundi soir apres l’Epiphanie, il prit le bateau et arriva le dimanche
A midi’ä Constantsa ou il dbarqua avec les personnes qui l’accompagnaient.
Le mereredi matin 12 janvier 1653, il partit de Constantsa et se rendit
a Mäein ou il s’arr6ta le dimanche. Le lundi, il loua un bateau pour aller ἃ
Galatz ou il arriva dans l’apres-midi.
Regu par le repr6sentant du prince Basile Lupu, il fut conduit ἃ l’eglise
de Saint-Demetrius '.
De la, il se dirigea le mercredi vers Jassy, oü il arriva le mardi soir,
35 janvier et descendit au couvent de Saint-Sabas. Quelques jours apres,
le dernier lundi de janvier, le patriarche eut une entrevue avec le prince
Basile Lupu.
Le jeudi 3 fövrier, ’hegoumene du couvent de Golia l’invitait ἃ venir
chez lui. Le mardi matin 8 fevrier, le patriarche se rencontra de nouveau
avec le prince.
Pendant son sejour en Moldavie, il visita les couvents des Trois Hierar-
ques, de Galata, de Barnowski; il eel&bra des offices et des messes dans
dill&rentes eglises et couvents, assista A d’autres cer&monies du culte et
participa ἃ des övönements tres importants pour ’histoire du pays, surtout
ἃ la guerre entre Basile Lupu et Matthieu Bassarab. Le 1" septembre il se
trouvait encore ἃ Jassy.
1. Lire : Saint-Nicolas. Paul d’Alep a fait une confusion.
ον
[5] AVANT-PROPOS. 5
A cause des &venements qui se deroulaient sous ses yeux, il demanda
au nouveau prince, Georges Etienne, le successeur de Basile Lupu, la per-
mission de partir pour la Russie. Les troubles de la Russie du sud le force-
rent d’abandonner momentanement son projet et il passa en Valachie le
22 novembre. Il traversa les villes de Rämnie et de Buzäu, arrıva ἃ Tär-
goviste le 29 novembre 1653, et descendit au couvent de Stelea. Il fut tres
bien regu par le prince Matthieu Bassarab et le m&tropolitain Ignace. Il
assista plus tard aux fun£railles du prince Matthieu et ἃ l’election du nou-
veau prince Constantin. Il cel&bra la fete de Päques et partit pour la Moldavie
le deuxi&me dimanche apr&s la Pentecöte (27 mai).
Le 6 juin, il quitta Jassy pour se rendre en Russie, en traversant la
Moldavie dans la direction de Soroca. Le samedi 10 juin 1654, il passa le
Dniester, qui formait la frontiere entre les Cosaques et la Moldavie.
Il entra dans la ville de Räscov ou il fut recu par les pretres, la population
et le commandant militaire de la citadelle. De la, franchissant le sud du
pays des Cosaques, il se dirigea vers Kiev, accompagn& des soldats du
hatman Hmilnitzki. Avant d’y arriver, il se rencontra avec le hatman qui
se preparait ἃ faire la guerre ἃ la Pologne. Le patriarche Macaire visita le
couvent de Petcherska et la crypte des reliques des saints, le mardi avant la
föte des saints Apötres. Le vendredi, il fut invite par la superieure des reli-
gieuses ἃ celebrer la messe dans le couvent. Ce m&me jour, apres les vepres,
et le samedi matin, il y eut une cer&monie de requiem pour les morts.
Il repartit le jour meme dans la voiture de l’Archimandrite du couvent
de Petcherka et arriva a l’eglise de Sainte-Sophie ἃ Kiev οὐ il fut recu par
le frere du metropolitain Sylvestre, les evöques et les hegoumenes des
couvents. Puis il visita la ville, accompagn& par le metropolitain et le clerge.
Il visita, sur l’invitation de l’h&goumene, le couvent de Saint-Michel et, le
mardi 3 juillet, l’eglise de la Dormition de la Vierge.
Apres avoir parcouru un long chemin par des villes et villages, il arriva
au couvent de la Trinite, fondation de Basile Lupu, prince de Moldavie,
suivant ce que dit Paul d’Alep. Il quitta ce couvent le lundi 17 juillet; le
mercredi, il atteignit Korop, frontiere entre les Cosaques et les Moscovites.
Le jeudi matin, deux ans apres son depart d’Alep, en la fete du prophete
Blie, il partit pour se rendre ἃ l’invitation de Kyr Nikita, gouverneur de
Putivl, qui lui avait envoy& des messagers. Arrive dans cette ville, il
celebra des services religieux selon l’usage : Putivl &tait la frontiere entre les
Moscovites et les Cosaques. |
6 AVANT-PROPOS. [6]
Le lundi matin 24 juillet, il quitta Putivl, et apres avoir traverse
quelques villes et villages, il entra, le mercredi matin 2 aoüt, dans une
tres grande ville appelee Kaluga. De la, il prit le bateau pour remonter
le fleuve Oka, le vendredi 1 aoüt. Le jeudi suivant, il partit de bon matin
pour Kalomna, οἱ il parvint le m&me jour.
Macaire fut recu dans la ville par le clerg& et les habitants et fit des prieres
pour la famille imperiale. Il y celebra, le 29 aoüt, la fete de la Decollation
de saint Jean-Baptiste.
Le 1” septembre, on fit memoire de saint Simeon le Stylite, qui fut fetee
par les Moscovites avec une pompe extraordinaire.
+
* +
L’entr&ee ἃ Moscou eut lieu le samedi 26 janvier 1655. Le patriarche y
resta longtemps, entour& des notables de la suite de l’empereur Alexis. Il cele-
bra la föte de l’Epiphanie avec les mömes oflices qu’en Moldavie et en Valachie.
Paul d’Alep deerit ἃ cette occasion les coutumes du pays, et raconte les
evenements historiques : le siege de Smolensk, la guerre avec la Pologne,
le conflit du patriarche Nicon avec l’empereur, le retour du premier ἃ Moscou,
evenements d'un grand interet qui eurent lieu le 3 fevrier, deuxieme samedi
apres son entree dans la capitale.
Le patriarche y fut regu par l’empereur, et chaque membre de la famille
imp6riale lui offrit des cadeaux. Quelque temps apres, Macaire fit une visite
au patriarche Nicon de Moscou.
Le 20 fevrier, l’empereur et le patriarche Macaire se rendirent ἃ l’eglise
de la Nativite de la Vierge et de sainte Catherine pour entendre la messe et
comm6&morer la fete d’Eudocie, fille ainge de l’empereur. L’archev@que serbe
participa ἃ ce service divin qui fut magnifique.
Le jeudi de l’abstinence du fromage ', le patriarche Nicon invita Macaire
et l’archevöque serbe ἃ c&lebrer une messe dans la grande eglise en m&moire
des defunts patriarches et metropolitains de Moscou. Paul d’Alep donne
des details sur le patriarche Nicon, sur l’origine de la famille imperiale russe
en commencant par l’'histoire du tsar Ivan.
La guerre entre l’armee russe et l’armde polonaise command£e par Radzivil,
le siege de Moghilev et d’autres faits occupent une tr&s grande place dans
son reeit.
Le 17 mars, l’empereur eelebra la föte de saint Alexis. Le temps s’&coulait
et on approchait de Päques. Macaire fit de nombreuses visites, οὐ] νὰ
l’ofice du dimanche des Rameaux, puis la föte de Paques en grande solennite
1. C’est-ä-dire le dernier jour avant le jeüne du Car&me oü les fiıleles peuvent user
de laitage. Abel Couturier, Cours de liturgie, Il, p. 229, Paris, 1914.
Ar a rn ας. EEE κυ αν ΚΣ
\
ΠΥ ΨΥ Ὑ ψη. ννν νν ννννννννυννυνννν Πα ΨΟΥΝΟΝΟΜΜΒΟΝ NNNEEEN UHR...)
[7] AVANT-PROPOS. 7
avec le patriarche de Moseou. Paul d’Alep deerit minutieusement les nom-
breuses öglises qu’il a vues, ainsi que la vie religieuse des Moscovites. Le
deuxieme samedi apres la Pentecöte, le patriarche de Moscou invita Macaire
a l’eglise des Archanges, pour la comme&moration de la mort du tsar Ivan et
de ses deux fils, enterres du cöt& droit du sanctuaire.
Les 8, 10, 11 et 12 juillet, il cel&bra des oflices, et le 19 juillet, il fut
invite par Nicon a l’eglise des Archanges pour une ceremonie de requiem
en m&moire du defunt empereur Michel.
lei, nous trouvons une tr&s interessante description du couvent de
Saint-Sabas.
*
“+
Apres ötre rest& si longtemps ἃ Moscou et avoir visite la plus grande
partie des eglises et des couvents, Macaire partit pour Novgorod le samedi
4 aoüt, accompagne de l’archev@que serbe, d'un interprete, etc...
Il y fut tres bien regu. 1] visita le couvent de Saint-Georges, ἃ trois verstes
hors de la ville. Le m&tropolitain sortit au-devant du patriarche, ainsi que
les prötres et les diacres, vetus de leurs ornements liturgiques. Macaire
baisa les icones et benit le peuple, puis il entra dans la ville et fut conduit
a l’eglise de Sainte-Sophie que Paul d’Alep decrit dans cette relation de
voyage. Combl& d’honneurs, il visita le palais metropolitain et hors de la
ville le couvent de Saint-Antoine, que l’auteur deerit egalement. Apres avoir
parcouru encore une verste, le patriarche visita un autre couvent dedie ἃ la
Dormition de la Vierge. Le mardi matin, franchissant encore quatre verstes,
il arriva au couvent de Saint-Barlaam, ou il eel&bra les matines, le 29 aoüt;
puis il alla au couvent de la Rösurrection et du Saint-Esprit.
Le 1° septembre 1655, il se trouvait ἃ Novgorod. A cette occasion, la
veille, on celöbra en grande solennite les vepres de la fete de saint Simeon
le Stylite d’Alep. Paul d’Alep nous donne les details de cette eer&monie. A
cet office participerent : l’archeveque serbe, le patriarche d’Antioche, les
archimandrites des couvents de Saint-Barlaam, de Saint-Nicolas, de Saint-
Antoine, du Saint-Esprit, chacun assiste de deux diacres. Apres le poly-
chronion, on apporta de l’eau benite et le patriarche Macaire aspergea les
notables et le peuple. Le lendemain matin, on eelebra la messe.
*
“+
Le jeudi 20 septembre, Macaire retourna ἃ Moscou d’oü il s’etait absente
_ quarante-sept jours. Le mardi matin 1” octobre, ἴα! celebree la föte du jour.
Paul d’Alep raconte la guerre du tsar avec les Polonais sous le comman-
dement de Radzivil et la quatrieme victoire du tsar Alexis.
8 AVANT-PROPOS. [8]
Le patriarche feta la saint Nicolas avec une tres grande solennite,
accompagne du clerge et en presence d’une nombreuse assistance. Aucun
&venement historique n’&chappe ἃ Paul d’Alep. Il decrit la rentree du tsar
ἃ Moscou et la maniere speciale dont il fut regu par le elerge&, les notables
et l’armee. A cette solennit6 participa aussi le patriarche Macaire ainsi
que sa suite. Le tsar recut les ambassadeurs du roi des Frances. Le tsar etait ἃ
Smolensk quand il regut la visite d’un ambassadeur de Venise, arrive en
Russie par le port Archangel et venu expres, etant donne la situation dans
laquelle se trouvait sa patrie : les guerres avec les Tures, etc... Le patriarche
Nicon invita le patriarche Macaire ἃ une messe celebree dans la cathedrale
en presence de l’empereur et de l’imperatrice. Sur l’invitation de l’empe-
reur, Macaire benit l’imperatrice. Paul d’Alep deerit le palais patriarcal bäti
par saint Pierre, le premier mötropolitain de Moscou. Il montre la religiosite
du peuple et depeint les vetements des moines et du clerge. L’inauguration
du nouveau palais patriarcal fut l’occasion d’une tres grande cer&monie oü
l’empereur et le patriarche Nicon echang£rent des cadeaux. A Noäl, Macaire
se trouvait encore ἃ Moscou. Il y partieipa avec le patriarche Nicon ἃ la
messe celebree en prösence de l’empereur et de l’imperatrice.
Paul d’Alep decrit les guerres entre les Moscovites et les Polonais : le
siege de Kamenetz, la prise de Lublin, la defaite de Potovski qui fut fait
prisonnier, la defaite des Polonais ἃ Vilna, etc...
Le patriarche Macaire, avec l’aide d'un interprete, eut une entrevue avec
l’empereur dans le nouveau couvent que celui-ei avait fonde ἃ quarante
verstes de Moscou, couvent dedie ἃ saint Sabas le Petit. Les notables vinrent
saluer le patriarche. A l’entree de l’Eglise, !’empereur lui-m&me et un archi-
mandrite le recurent et le conduisirent daus l’eglise. Il y eut un ollice
special ἃ l’issue duquel l’empereur l'invita chez lui, pour l’entretenir de
diverses questions concernant la situation du patriarcat et le voyage en Russie.
Paul d’Alep fait une description detaill&ee du couvent. Le patriarche resta
encore ἃ Moscou ou il cölebra des messes et des oflices, puis sur l’invitation
de l’empereur, il oflieia hors de la ville. Un service divin fut cölebre ἃ l’occa-
sion de la Saint-Alexis, föte de l’empereur, qui y participa.
Le dimanche 23 mars 1656, le cinquiöme dimanche du Car&me, Macaire alla
faire ses adieux au patriarche Nicon, son depart ne pouvant &tre ajourne,
apres une si longue absence. Avec sa suite, il se rendit ἃ Bielov, puis ἃ
Bolkhov, ou il c&lebra la föte de Paques. Le mardi suivant, il se preparait
ἃ aller A Putivl, quand il regut une lettre d’Alexis datde du soir du A avril,
dans laquelle il &tait invit& ἃ retourner ἃ Moscou, l’empereur ayant eu le
a
[9] AVANT-PROPOS. 9
vendredi saint dans l’eglise une discussion avec le patriarche Nicon, sur
V’attitude de ce dernier vis-A-vis de lui.
Macaire quitta Bolkhov le mereredi apres Päques et descendit au couvent
de Saint-Cyrille qu'il avait habit& durant son s&jour ἃ Moscou. Il s’y trouvait
quand vint une ambassade d’Etienne, prince de Moldavie, pour faire acte de
soumission ἃ l’empereur de Moscou. Gelui-ei l'accepta, apres avoir consulte
le patriarche d’Antioche.
Le dimanche de la Samaritaine, Macaire, sur l'invitation du patriarche
Nicon, se rendit A la cathödrale pour participer ἃ la conseceration de Joseph,
archevöque d’Astrahan. La messe finie, il retourna au couvent, accompagn&
de Nicon. Il partieipa plus tard ἃ Moscou ἃ un synode oü fut discutee la
question du bapteme des Polonais.
L’empereur, devant partir pour une expedition contre les Polonais,
demanda la benedietion du patriarche Macaire. Apres avoir atteint une dis-
tance de quarante verstes de son couvent et cinquante verstes de la ville,
l’empereur &cerivit au patriarche une lettre autographe qu’il signa « votre pere
spirituel, l’empereur Alexis ».
Le dimanche apres l’Ascension, Macaire c&lebra une messe dans la cathe-
drale avec le patriarche Nicon. Il en fut de m&me le jour de la Pentecöte.
Le patriarche Macaire et le patriarche Nicon consacrerent une &glise
selon le rite grec. A cette occasion, ils &changerent des cadeaux consistant
en images et en ornements sacres. Le mercredi suivant, le patriarche
Macaire fit ses adieux ἃ Nicon, quitta Moscou le jeudi 29 mai, accompagn&
de soldats, dans une voiture dont l’empereur lui avait fait cadeau. Le jeudi
12 juin, il arriva ἃ Putivl, distant de cing cents verstes, quinze jours apres
son depart. Lä fut cölebr6e une messe le troisitme dimanche apres la Pente-
cöte. Le patriarche quitta cette ville le 16 juin.
De Putivl, passant par Korop, il se dirigea vers Kiev οὐ il arriva le
samedi 28 juin. Il fit visite au mötropolitain de Sophia qui s’y trouvait. Paul
y vit le portrait du patriarche Joachim d’Antioche. Le mardi, Macaire prit
conge du meötropolitain et se rendit le soir au couvent de Petcherska ou il
resta jusqu’au lundi, puis il partit dans la direction de la Moldavie en
passant par differentes villes et de nombreux villages, dans lesquels il s’etait
arröte la premiere fois.
Il arriva le vendredi 15 aoüt A Räscov, qu’il quitta le lundi suivant.
*
ἘΣ
Le jeudi 21 aoüt 1656, le patriarche traversa le Dniester et entra ἃ Jassy
le 23 aoüt. Le lundi 1° septembre, il &tait encore ἃ Jassy (le prince de
Moldavie &tait Georges Etienne). Macaire y resta jusqu’au mercredi ὃ octobre,
jour de son depart pour la Valachie. |
10 ες ΑΥ̓ΑΝΊ-ΡΒΟΡΟΒ. [10]
Le dimanche 19 octobre, il arrıva ἃ Focsaui et le lundi passa ἃ Rämnie.
Le vendredi 24 octobre, le metropolitain du pays, Etienne (1648-1668), ainsi
que les boiars, sortirent ἃ sa rencontre et en cortege le conduisirent au
couvent de Stelea ou il avait deja τό reeu pendant son premier sejour ἃ
Tärgoviste.
Le patriarche visita les couvents, les eglises et les villes les plus impor-
tantes du pays : le couvent Gurtea de Argech, le couvent et la ville de
Campulung, les couvents de Cozia, de Dintr'un lemn, de Bistrita, de
Arnota, de Crasna, de Strehaia, de Gura-Motrului, de Täntäreni, la ville et
le palais de Poiana, de Filias, de Craiova, les couvents de Bucovät, de
Jitianu, les villages de Brätäsani et de Bräncoveni.
ll celebra la föte de Päques en Valachie.
Puis il visita la grande ville de Bucarest, le village et le palais de Dobreni
le 1" septembre 1657, ensuite le couvent de Comana, le village et le palais
de Värästi, les couvents, de Negoesti, de Plätärästi, de Caldärusani et de
Snagov.
Macaire participa au plus grand &venement de l’eEpoque, le detrönement
du prince Constantin et l’avenement au tröne du prince Mihnea. Il se retira
a Cämpulung ἃ la suite des evenements qui se produisirent dans le pays :
l'incendie de la ville de Tärgoviste, etc. Le patriarche cel&bra ἃ Bucarest les
fötes de Päques, de l’Ascension et de la Pentecöte. Paul d’Alep deerit ensuite
les differents endroits ou le patriarche et lui se sont rendus pour obtenir des
subsides. Le 1° septembre 1658 le patriarche etait ἃ Pitesti.
Le depart de Bucarest -eut lieu le 9 septembre. La description du cou-
vent de Slobozia lenachi, l’arrivee ἃ Galatz, et d’autres &venements historiques
comme l’invasion des Tatares en Hongrie, la revolte de Hassan Pacha, οἷα...
sont decrits en detail. L’arrivee ἃ Galatz eut lieu le vendredi soir 17
septembre, et le depart le 13 octobre 1658.
Ἀ
"κ
Le patriarche arriva par bateau ἃ Ismail et de la par la mer Noire, passant
par Constantsa, Varna, ete... atteignit Sinope (parcourant ainsi une distance
de mille quatre cents milles selon le calcul des geographes) le premier
jour du caröme de Noöl (16 novembre). Il y [δία l’Epiphanie. Il quitta cette
villele samedi matin, dernier jour de janvier, passa par Tocat, Sivas, Cesaree,
que Paul d’Alep deerit minutieusement, et, traversant l’Asie Mineure, il arriva
au fleuve Djihan et dans la ville de Zeitoun. Il ne eelöbra pas la föte de Paques,
hätant son voyage pour arriver ἃ Damas. Il passa d’abord par Killiz
et arriva le jeudi soir 21 avril 1659 ἃ Alep ou il [αὐ regu par le mötropolitain
de la ville et salu& par Kyr Melece, meötropolitain de Tripoli, Kyr Nicolas,
"ἦν
ΝΣ
&
Ξ
Ξ
[11] AVANT-PROPOS. u
metropolitain d’Akkar, Kyr N&ophyte, m£tropolitain de Laodicde. Les habi-
tants d’Alep porterent plainte contre leur mötropolitain qui s’etait mal conduit
ἃ leur &gard pendant l’absence du patriarche.
Macaire quitta Alep le 21 juin et arriva ἃ Hama, puis ἃ Homs ou il [αἱ
recu par le mötropolitain de cette ville (un second Arius, d’apres le dire
de Paul d’Alep). Enfin il arriva le vendredi 1° juillet 1659 a Damas oü le
metropolitain de Sidon (Saida), celui de Beyrouth, celui de Baalbek et celui
de Tripoli vinrent le saluer. Le patriarche visita le couvent de Sednaya, le
1 septembre. Il pr¶ le saint chreme pendant la semaine sainte. Paul
d’Alep donne la description detaill&e de cette pr¶tion.
Un &venement important eut lieu : ce fut la convocation d’un synode
destine ἃ juger le metropolitain de Homs, Ibn Amich, pour certains delits
graves. Melece, mötropolitain de Tripoli, Philippe, metropolitain de Beyrouth,
Jer&mie de Sidon, Nicolas d’Akkar, Neophyte de Laodicee, Gerasime de Zab-
dani, Gregoire de Hauran et tous les pretres de Damas y participerent.
Apres un s&jour d’un an et quatre jours ἃ Damas (du “ἢ juillet 1660 au
4 juillet 1661), Macaire se rendit le 5 juillet au couvent de Sednaya et visita
le dioc&se. Il revint ἃ Alep le 7 mai, apres avoir celebr& les Päques ἃ Hama,
oü il consacra Neophyte comme metropolitain.
Le reeit de Paul d’Alep se termine ἃ la date du 15 juillet 1661.
En resume : Macaire commenca le voyage le jeudi soir 9 juillet 1652.
Partant de Damas, il arriva ἃ Constantinople le 20 octobre 1652. Il resta
dans cette ville jusqu’au lundi soir aprös l’Epiphanie, puis ils’embarqua et
arriva ἃ Constantsa le dimanche apres midi. Le mereredi 12 janvier 1653 il
quitta Constantsa et le lundi 17 janvier apr&s-midi arriva ἃ Galatz, qu’il quitta
le mereredi.
Il arriva ἃ Jassy le mardi soir 25 janvier, le 22 novembre il alla en Vala-
chie, puis passa en Moldavie le 27 mai 1654; le 6 juin, il quitta Jassy pour
se rendre dans le pays des Cosaques. Le samedi matin 10 juin, il traversa
le Dniester et debarqua ἃ Räscov.
Il passa ἃ Kiev, puis a Moscou et retourna par le meme chemin a Räscov,
le 15 aoüt 1656.
Le 23 aoüt il entra ἃ Jassy. Le dimanche 29 octobre 1656 il arriva ἃ
Focsani et le lundi passaä Rämnie, visita la Valachie pour la deuxieme fois, et
partit par Galatz en Orient, le 13 octobre 1658. Il s’embarqua pour Sinope,
'traversa l’Asie Mineure et entra ἃ Damas le vendredi 4° juillet 1659.
Le reste du temps, il l’employa ἃ visiter son diocese et ἃ regler les affaires
qui etaient en retard par le fait de sa longue absence. Le manuserit en
᾿ς donne des relations jusqu’au 15 juillet 1661.
12 AVANT-PROPOS. [12]
1° La chronologie et la correspondance des heures.
Pour son reeit, Paul d’Alep emploie l’annde eccel&siastique qui commence
par le mois de septembre et compte les annees de la cröation du monde ἃ la
maniere grecque, 5508 ans de la creation jusqu’a Jesus-Christ, plus les
annees apres la naissance du Christ. Pour savcir la date correspondante, il
faut deduire des anndes mentionnees par lui, 5508 s’il s’agit d’une date avant
le 1” septembre, et 5509 pour une date qui d&passe le 1" septembre jusqu’au
1° decembre.
Pour les heures de la journee, il se sert de la methode employee par
l’Eglise, empruntee au Nouveau Testament et en usage en Orient.
Voici le tableau comparatif des heures :
Les heures ' Les heures Les heures Les heures
oceidentales orientales. oceidentales orientales.
6..Matin ee Re 12 ὃ ΒΟΟΣ a RE 12
Ro. Ro BE an HE 1 DR ne! a ὃ 1
Be ee ee re 2 Be Se NE ΤΑΝ ἘΝ
EEE NIEREN MR 3 9:nUI Re ee re 3
ΣΝ ΚΣ Er Sn A 10. τ το ee ee 4
VI EN Re le Be 5 A Re Pen ΤΣ σα οἱ ὃ
Δ ΤΩΝ ee τ 6 12m ini 6
ASapres-nNdie re Se: 7 EN RERTORENEITEN ED: Oro 7
REN EDER Nr Dr ὃ De ee 8
> Orr τ. 9 Een ET es 9
ER RE oe τα 10 Rn ter: Co 10
N OA euere 11 δ ἐς τ = 11
Voici les noms des mois employ6s par Paul d’Alep avec leurs correspon-
dants dans notre calendrier :
Ποὺ] Jb! septembre
Tichrin elaoual IN ps oetobre
Tichrin essani ei rm novembre
Kanoun elaoual et ων ϑ' decembre
Kanoun essani e. δ janvier
Ichbath Lil fövrier
Adar 9] mars
Nissan ls avril
Yar ‚LI mai
Haziran sine juin
Tamouz 2 Juillet
Ab oo] aoüt.
[13] AVANT-PROPOS. 13
Le nombre des jours est compt&e comme dans le calendrier julien : mois
de 30 et 31 jours; le mois de fevrier de 28 et 29 jours selon que l’annde est
bissextile ou non.
9% Les manuserits et leur valeur.
Nous connaissons des copies en entier et des fragments de copies du
voyage du patriarche Macaire d’Antioche, sans connaitre l'original.
Les copies sont :
1. Le manuscrit de Paris, conserv& ἃ la Bibliotheque Nationale sous le
n° 6016.
2. Le manuscrit de Londres, conserve au British Museum sous le ἢ" 802-
805.
3. Le manuserit de 1700, conserv& au Musee Asiatique de Leningrad
sous le n’ 33, dans la collection du patriarche Grögoire IV d’Antioche.
4. Le manuserit qui se trouve ἃ Moscou dans les archives du Ministere
des Affaires etrangeres, copie sur le manuscrit de 1700, en 1859.
5. Le manusecrit du Musee Asiatique de Leningrad, autrefois ἃ l’Institut
des Langues orientales, copie sur le manuscrit de 1700, en 1847.
6. Le manuserit de la Bibliotheque Publique de Leningrad, copie aussi
sur le manuscrit de 1700, en 1849.
7. Le manusecrit d’Alep, qui se trouve aujourd’hui ἃ Alep.
8. Le manuserit incomplet appartenant a A. E. Krimski, qu’il a acquis du
couvent de Sednaya, mentionne par Mourgos dans son ouvrage '.
9. Le manuscrit vu par Senkovski ἃ Aintour dans le Liban, chez Arid,
manuserit ecrit en caracteres syriaques, comme c’est l’habitude chez les
Maronites. Cette information est donnee par Mourgos et par Archiva Romä-
neasca.
De ces neuf manuscrits nous en connaissons sept, les deux autres sont
sans grande importance : un etant un fragment, l’autre, d’ailleurs introu-
vable, ecrit en caracteres syriaques. Des sept autres manuscrits, trois &tant
des copies du manuscrit de 1700, n’ont pas une grande valeur scientifique.
Il reste done le manuscrit de Paris, celui de Londres et celui de 1700.
Etant donne que Mourgos a fait sa traduction sur les trois copies du manus-
erit de 1700 et qu’il signale des lacunes qu’il comble d’apres la traduction
anglaise de Belfour ἢ, les trois manuscrits done sont incomplets. Celui
de 1700 sur lequel ils ont ὀϊό copies est aussi incomplet et ne peut servir
ἃ grand’chose. Nous avons compar6 le texte du manuscrit de 1700 avee
1. Iyremreersie aurioxiiickaro warpiapxa Marapin 8} Poccim BB ΠΟΠΟΒΗΗΒ XVII s&eka.
Mocksa 1896, V, p. 177 seq.
2. Belfour, The Travels of Macarius patriarch of Antioch, London, 1829-1836, 2 vol.
14 AVANT-PROPOS. [14]
celui de Paris et cette comparaison prouve l’infsriorit® du manuserit de
1700.
Le manuscrit de Londres, d’une tres belle &eriture neskhi, est aussi plein
de lacunes, consistant en l’omission des textes grees et arabes. D’apres la
comparaison que nous avons faite, le manuscrit a de nombreuses fautes d’or-
thographe, ce qui en rend la lecture diflicile.
Le manuscrit de Paris reste seul. Il sert de base A notre travail; nous le
croyons le plus complet et sans beaucoup de fautes.
Il serait trop long de faire ici une comparaison detaill&e des manuserits que
nous avons indiques. C'est l’objet d’un travail ἃ part!.
Le manuserit ἢ“ 6016 dela Biblioth@que Nationale de Paris, contenant le
voyage du patriarche Macaire, forme un seul volume. La reliure en cuir, sans
ornementations importantes, est moderne, faite plus tard que le manuserit,
qui date probablement de la fin du xvır sieele. Il contient 311 folios en
eeriture neskhi sur papier ordinaire. La feuille comprend 22 centimetres de
long sur 15 centimetres et demi de large. Le texte comprend 16 centimetres
trois quarts de long sur 11 centimetres un quart de large, avec 25 lignes ἃ
la page.
Au commencement, sur la premiere feuille, on trouve : „äs'} „sl a5 19
deux fois, avec la signature probablement ——= Se, puis sur le premier
folio, le numero du manuserit 6016 ajoute par la bibliotheque au moment de
l’acquisition, et ἃ cöte quelques mots indechiffrables.
Le premier folio verso commence par les mots : Salt 4} et le folio
311° finit par ul Δ 55 0}.
Selon la place que la description occupe dans le manuserit, il peut se par-
tager en plusieurs parties :
1° L’introduction et l'histoire abr&g&e des patriarches d’Antioche depuis
Theodore Balsamon jusqu’a Macaire, son ministöre comme me&tropolitain
d’Alep et patriarche d’Antioche, jusqu’ä son depart pour Constantinople
(OL FAR-IANE):
2° Le depart d’Antioche, la traversee de l’Asie Mineure, le sejour ἃ Cons-
tantinople, le döpart et l’arrivee en Moldavie (fol. 12 =- 28'° ]. 5).
3° La description detaillde de la Moldavie (fol. 28” 1. 6 — fol. 501. 5).
4° Le recit du s&jour en Valachie (fol. 501. 6 — fol. 6%" 1. 14).
5° Le voyage dans la petite Russie jusqu’ä Kiev et dans la grande Russie
jusqu’a Moscou, Novgorod et leurs environs, le retour ἃ Kiev et en Mol-
davie (fol. 64" 1. 15 — fol. 262° 1. 8).
1. ΟἿ. Basile Radu, Voyage du patriarche Macaire, etude preliminaire, Paris, 1927,
p- 17 864.
[15] AVANT-PROPOS. 5
6° L’entree en Moldavie que le patriarche ne fait que traverser, puis la
description de la Valachie (fol. 262" 1. 9 — fol. 293" 1. 1).
7° Le voyage de Galatz ἃ Sinope, puis ἃ Unieh, la traversöe de l’Asie
Mineure, l’arrivee ἃ Damas, l’accueil fait par la population et le elerg6, les
dispositions prises ἃ cause de sa longue absence, la visite du dioc£se, etc.
(fol. 293"-311"°).
le manuscrit est de deux copistes, sans date et sans nom de scribe. Onne
saurait aflirmer avec certitude que la premiere partie soit l’original &erit par
Paul d’Alep. Il reste ἃ en &tablir l’identitö, d’apr&s les textes &erits par lui,
qui setrouvent ἃ Leningrad ou ailleurs.
La premiere partie comprend les folios 1"-230', la deuxi&me les folios
231”-311. Les titreset les notes marginales sont Ecrits par le deuxieme copiste ;
cela indique que le premier n’avait pas mis les titres, se reservant de les 6crire
a l’encre rouge, comme on le voit sur quelques pages : fol. 113", 134°,
135" ete. Le deuxiöme copiste a combl& cette lacune, en &crivant les titres
dans la premiere partie ἃ l’encre noire et dans la deuxieme ἃ l’encre rouge.
Quant aux espaces libres qu’on observe, les uns doivent marquer la
separation des chapitres, par exemple : fol. 4”, 4”, 11 ete...; d’autres sont
reserves aux textes grecs ou russes que l’auteur avait l’intention de mettre et
dont il a donn& la traduction, exemple : fol. 81", 111” au bas de la page, 112"
au haut et au bas de la page, 115“ au haut et au milieu de la page.
Lestitresäl'interieur du texte et les noms propres sont &crits ἃ l’encre rouge.
La langue employee dans le manuscrit est le dialecte d’Alep, avec beau-
coup de fautes de grammaire et de syntaxe, des mots dialectaux, rares, d’au-
tres usites par l’auteur dans le sens de l’&poque. C’est pourquoi le texte
devient difficile ἃ lire et ἃ traduire. Le lexique est tr&s varie et tr&s interessant.
Il contient encore des mots turcs que l’auteur emploie pour certains termes
qui ont besoin d’etre expliques, des mots grecs en caracteres grecs, quand
il cite des phrases entieres, et en caracteres arabes, des mots parfois estropies,
desmots roumains pour lesquels il forme le pluriel selon le type des qua-
drisyllabiques de la langue arabe : ‚L5 pl. „ES; οὐ pl. Sol; des mots estro-
pies, ex. : „,65,)| pour „Km 0,J! qu’on trouve plus loin, fol. 261°, &erit
eorrectement; „L,» (Uman, une ville en Russie) qu'il ecrit plus loin „L,1. I
serait trop long de faire une comparaison entre differents mots incorrects
que Paul d’Alep emploie dans son ouvrage.
*
*.x*
L’importance de l’ouvrage de Paul d’Alep, si nous laissons de cöte les
exagerations de chiffres que nous trouvons un peu partout, reside dans le
fait qu’il raconte ce qu’il a vu avec exactitude, parfois en detail, parfois tres
Eee
E
&
16 AVANT-PROPOS. [16]
succinetement. La description des &venements historiques, des pays, des
rögions, des villes, des villages, des eglises, des palais, des maisons, de
’habillement, des maurs, est faite avec preeision. C’est pourquoi cette
ceuvre constitue un document externe de l’epoque d’un tres grand interet
pour l’etude de l’histoire.
3° Les traduetions et leur valeur.
Le manuserit du voyage du patriarche Macaire a &te traduit ἃ diverses
öpoques sur des manuserits diflerents. De nos jours, nous connaissons des
traductions faites sur le texte arabe et des traductions d’apres ces traduc-
tions.
1. La traduction anglaise faite par Belfour, The Travels of Macarius,
patriarch of Antioch, London, 1829-36, 2 vol. in-4°, d’apres le manuserit de
Londres.
2. La traduction russe de tout le manuscrit, faite par Mourgos, IIyre-
inecrBie aurioiickaro marpiapxa Marapisı BB Pocci® BB ΠΟΠΟΒΠΗΒ XV
Bbra, ΟΠ ΠΟΔΠΗΟΘΘ ΘΓῸ ChIHOM'b APXNTAROHOMB 1laBı1oMB ΔΙΘΠΠΟΝΗΜΈ, Iepe-
Bob ©b apaöckaro Mockpa, 1896, d’apres les trois manuscrits de Russie :
1847, 1849 et 1859.
3. La traduction roumaine faite par G. Popescu-Ciocänel pour une partie
du manuscrit de Paris, publiee d’abord dans « Buletinul Geografie » An.
RRIX, τ ὃ Bucarest.
Les traductions faites sur les traduetions anglaise ou russe sont frag-
mentaires. En dehors de celles qui sont mentionnses par Mourgos, pour la
partie concernant la Moldavie et la Valachie, nous avons les traductions
sulvantes :
1. La traduction roumaine du premier voyage en Moldavie et en Valachie,
faite d’apres Belfour, par l’'historien roumain B. P. Häjdau, dans la Revue
« a Istorieä », 1", 59-111, Bucuresti, 1865. 7
La traduction de ἃ. Negruzzi, d’apres Salaviev — qui ἃ son tour l’a
faite we l’anglais — sous le titre : « Cälätoria arabului patriarh Macarie de
la Alep la Moscva, prin Moldova si Tara Romäneasca », publiece dans la Revue
« Archiva Romäneasca », Iasii, 1862, editiunea a doua, p. 140-164, tres
incomplöte.
3. La traduction roumaine d’Emilia Cioran, faite d’apres Belfour sous
le titre : « Cälätorille patriarchului Macarie de Antiochia in Tärile Romäne 1653-
1658 », Bucuresti, 1900. Cet ouvrage contient le premier voyage du patriar-
che en Moldavie et en Valachie, reproduit d’apr&s la traduction de B. P.
Häjdäu, avec certaines corrections, et son deuxi&me voyage en Moldavie et
en Valachie, apres le retour de Moscou, fait sur le texte de Belfour.
ὃ
1
᾽
[17] AVANT-PROPOS. 17
D’apres la comparaison que nous avons etablie, ces traductions n’ont pas
une tres grande valeur, parce qu’elles sont faites seulement sur certains
manuscrits qui, eux-m&mes, n’ont pas une valeur certaine.
La traduction de Belfour abonde en lacunes et en fautes de traduction,
concernant l’identification des noms propres, des termes ecel&siastiques
employ&s par l’auteur assez fr&quemment pour la description qu'il fait: en un
mot, il a laisse de cöte les diflicultes serieuses qu’il rencontrait dans le texte
et les passages qui lui paraissaient inutiles.
La traduction de Mourgos est meilleure sous tous les rapports. Le
traducteur s’est efforce de rendre tout le texte; mais, comme il utilisait des
manuscrits contenant des lacunes, il fut oblige de traduire d’apres Belfour
les passages qui lui manquaient, croyant que celui-ci donne dans certains
endroits la traduction entiere du texte arabe. Ainsi s’explique pourquoi les
lacunes que nous trouvons dans la traduction de Mourgos sont aussi nom-
breuses que celles de la traduction de Belfour.
Il a utilise seulement les manuserits mentionnds par nous, sous les n° A, 5
et 6, manuscrits abr&ges, negligeant le manuscrit de Londres qui, en depit
de ses lacunes et de ses fautes, represente un instrument de travail utile
pour la comparaison, de m&me le manuscrit de Paris qui &tant complet et
bien erit est un instrument de travail plus pr&cieux encore.
La traduction roumaine, faite par G. Popescu-Ciocänel, pour le commen-
cement du reeit, jusqu’ä l’arrivee du patriarche ἃ Phanar dans la ville de
Constantinople, et pour la derniere partie du manuscrit concernant la fin du
voyage en Valachie, quand le patriarche fut de retour de Moscou, est sans
valeur, parce que l’auteur, sans parler de ses fautes de traduction, identifie
tres mal les noms propres et ne connait pas les termes employes par Paul
d’Alep dans ses differentes deseriptions. Il passe sur les diflicultes d'une
maniere trös l&göre, de sorte que sa traduetion ne peut &tre d’aucun secours
aux historiens.
Le texte arabe de ce voyage n’a jamais &te publie, peut-&tre pour le motif
que l’original n’a ὀΐό trouve nulle part. Les traducteurs, n’ayant eu que
des copies contenant des erreurs et des lacunes constatees par eux-memes,
n’ont pas os& entreprendre un travail qui, au point de vue scientifique,
n’aurait eu aucune valeur.
Constantin Bacha a publie un fragment du manuserit de Paris, collationne
avec celui d’Alep, dans un livre intitul6 : ie" vn. Sy! Spin ῳ ἀπὸ
PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 1.
18 AVANT-PROPOS. [18]
« Extrait du voyage du patriarche Macaire d’Alep ». Ce livre contient la
premiere partie du voyage, selon le manuserit de Paris, onze folios et la der-
niöre partie, quand le patriarche retourna ἃ Damas, venant de Russie, selon
le manuscrit de Paris, ἃ partir du folio 303” 1. 1 — folio 311"° 1. 10.
Le texte est plein de changements ἃ chaque page. L’auteur a voulu corri-
ger les fautes d’arabe de Paul d’Alep, supprimer certains mots inutiles et
en ajouter d’autres. Il a eu tort, parce que pour donner toute son importance
au manuserit on doit le laisser tel quel : au point de vue linguistique,
c’est un document remarquable.
Le texte que nous publions est celui du manuserit de Paris, collationne
avec celui de Londres et celui de 1700.
Les notes que nous donnons au bas des pages sont nöcessaires pour P’in-
telligenee du texte et de la traduetion. Pour ces notes, j'ai utilise en premiere
ligne celles que j’ai trouv6es dans les traduetions susmentionn6es, et
d’autres tirees des ouvrages &critsen roumain et en francais par M. N. lorga,
professeur ἃ l’Universite de Bucarest, et qui forment, pour la partie du voyage
en Moldavie et en Valachie, de pr&cieux instruments d’information.
Basıile Raprv.
Paris, 29 decembre 1926.
ῈΞ Io, N IN TAN ϑ ΑΝ :
al LK lasyy N us ale za May Sul ὦ ΔΝ αὐ Λυρῦὶ
Sal GA Izaey 1i 1941 ἐμ LE Wen νὰ Sl elnkal »El tal
> ll) Gola Just; ala gl τσ u ως οὐ "Ὁ
Οὐ" „u u ee Calss νὸν Je gl al nis ml ii Sy
Or] ee ὦν Al u) el ae IE Am
sl on lau) N ud El τ 5]. οἱ μὰ E92] RR
ESP BREIT) EUER SL EN οὐυθο, SIR BER)
1. L om. „as; add. : σοί ρο! als, a. Le manuscrit de Lgrd de 1700 omet le
titre. Dans une des copies conservees au Muse Asiatique sous le n’ 932 on trouve le
fire: a1 01. NEN us. — 2. Lgrd 1700 om. Uas, ;.
δ᾽ Ian IS | (2,9
"Au nom du Dieu unique, eternel, sans commencement et perpetuel
Nous lui demandons secours.
INTRODUCTION
I. — Morırs DU VOYAGE.
Louange ἃ Dieu qui a orn& le ciel et l’a @leve sans colonnes, qui a
etendu la terre et l’a faite pour l’habitation des hommes et pour la croissance
des fils de notre pre Adam, de sorte qu’ils sont devenus des peuples innom-
brables et s’y sont multiplies. Ils y ont construit des villages, des villes et
des cit6s dans chaque climat, contree et region, au sud, au nord, ἃ l’orient
et ἃ l’oceident. Louange digne de sa souverainete et qu'il convient de pr&-
senter ἃ sa divinit toujours, en tout temps, continuellement, perpetuelle-
ment et dans tous les siecles.
Ensuite, moi, humble serviteur, celui des hommes qui a le plus besoin
de la misericorde de Dieu mon Seigneur, Paul, appel& archidiacre ou diacre
orthodoxe d’Alep, j’etais fils legitime du pere le plus distingue, le plus saint,
le trös honore et tres estim& Kyr, Kyr Macaire, patriarche d’Antioche, fils
Ketol 1EVr
ale afol IL NZ.
20 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [20]
ds ar a dl Ay a u ee N ae
gl ie Jar EN oe bi EAN yeal ὦ ἀν
L eb οἷς le Sl all dan Sul 5 u Ge ala οἱ “ς „ls
πο Οὐ ϑὶ za ὧν. 8 ὧν 5 Αδαδ le
ale σὰ Is
2 Οἱ «lin ah εἰς, „ee el üle es GL ill ἐν
Li NN Gin ζλλω ag Ey ya ill El ya] oe Asyl Age
ill a oa N as ana aa al, All Lil U Su ἃ u |
ben Gb Yo Y Gun Ci Y δ σαν τοῖς ει ee
EI pl zes ὦ Ay ul Y LE, AU Ir le δὴν zo Bus
SEN sul I Ayla il Au Über) ZSÄN cl οἷς οὐό
1. L habet : Ge
du defunt prötre Paul, fils du pretre Abd-Elmasih, El-Protos, connu sous le
nom de la famille de Za'im. J’ai ete eleve dans l’intimite la plus continuelle
avec lui, et nulle autre compagnie ne me plaisait tant que la sienne, parce que
toujours, depuis le temps οὰ je fus sevr&e par la mort de ma mere, il endura
pour moi bien des fatigues, et je n’eus autour de moi nul autre qui dissipät
mon chagrin. Je me nourrissais de ses paroles r&confortantes, buvant toujours
l’eau de ses instructions douces qui desalteraient. Je lui ob6issais en toutes
choses, et ou il etait, j'&tais toujours en sa compagnie, tout le temps sans me
separer de lui.
Lorsqu’il fut elu et devint metropolitain d’Alep pendant douze ans et
apres qu'il fut elev6 au siege du patriarcat d’Antioche de Pierre, siege de
premier rang, qui est &etabli aujourd’hui dans la ville de Damas de Syrie,
il ne cessa de le diriger pendant un certain temps, dominant la situation
par ses justes conseils et sa ferme volonte, jusqu’ä ce que la main de la
Providence le conduisit ἃ travers des pays lointains, des villages, des iles,
non comme un spectateur qui se promene, ni comme un visiteur, mais forc6
par les diflieultes du temps, pouss6 par la necessite et non de son bon
gr& et cela lorsque nombreuses 6taient les dettes qui pesaient sur le siege
patriarcal, dettes laissdes par le defunt patriarche Eutbyme de Chio. Elles
avaient augment6 par l’accroissement de nombreux interöts, au point que les
fideles n’eurent plus le moyen de les payer parce qu'elles s’&taient &levdes
[21] INTRODUCTION. 2
Se Sole 5} Wal οἷς ng ΟἹ ba SU EES Aa Ten a |
N ον} SE a el el, an „al a u Las 5 Als AU
le = de y, Kl al ie ΠΝ
ul CE ul el u ee ἡ 59». ς 2)»
ἣν ΠΡ ΠΡ 2 ge u 2 de! Bi A inc)
ΤῊΝ Al) a all Ἐς os Sale ZU, 4. οι] a en
ἘΠῚ τ ll el 53 or Au) are πὶ» | Ναὶ ae οἱ ls ae zus
re ee 63) ὁ Ογ 6} οἱ τὸ τῷ &5 Als o φῇ 2 5 ἃ
οὶ ἘΞ ale]! seh > Se 429 w. se ὧς ἡ ἢ er £,) el
“luiy 55 Amy all) yuae A, ie Kell VI, es a 29 En) «599
«ἰδ U US .». ἰδ! zes a ul zul a se
1. L habet:: DE
consid6rablement. Il fut rendu perplexe par cette situation precaire et en
eprouva une inquidtude intolerable, mais il ne trouva ἃ cela ni remede, ni
secours, ni solution. Il se mit ἃ faire eflfort et s’engagea dans la voie de
l’endurance *et de la perseverance. Il se proposa de partir et de s’engager
sur les routes penibles et difliciles qui menent aux sentiers agr&ables, je veux
dire les mers immenses et debordantes, qui ne sont autres que les gens
aux vertus elevees et aux caracteres exquis, secourables aux malheureux et
genereux envers les suppliants. Ce sont les rois assistes [par Dieu], victorieux,
et les princes, les voivodes pieux, celebres par leur vraie religion et leur
loyale fidelitt — que Dieu &ternise leur dynastie, conserve eternellement leur
empire, aflermisse leur existence et les soutienne dans l’horizon de leur haute
situation! [Il voulait] demander ἃ l’excellence de leurs bienfaits et de leur
generosite d’acquitter ses dettes et de l’aider ἃ aflermir la religion. J’ai vu
en ce temps-lä que je devais etre pour lui un compagnon capable de partager
la fatigue et la peine du voyage et de la route. Nous nous sommes pröpares
avec l’aide de Dieu et nous nous sommes deeides ἃ partir.
C’est alors que l’un de mes amis intimes, vraiment sincere dans son allec-
tion et son amiti6 pour moi, le frere respecte, cultive, excellent, honorable,
unique de son temps et de son &poque, je veux dire le diacre Gabriel, fils
du döfunt Constantin Assäyegh, d’une intögrite et d’une education parfaite,
ἘΤΟΙ 2000
EIFOL SIEH
22 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [22]
οὐκ ὕπο, Je u ol Οἱ 5, μῶν Ὁ
GO a Ge N μὲ A m ie LE iu GV
BE 015 0 Ba re EI we Big sbY| SU le u Ὁ
AS obeh NY) ns es Ὁ οἱ «οὐδ ὦ ul iu EISEN Ὁ
ἐν le se οἱ ll LS EL Ga a μαι μῶν! 65 > ὁ
ph se εἰν στον! ia Een u PO EEE ze Ne
nn ex Ya. Er Sy san au is Sb I, es
I ll se ον as Ba au EI ee Ay
El, sale „El Loser οἱ οἱ ass län a) Wels Lats ol ὧδ ae „el
Se in Kam bes
EU ey lu zu ὦ πῶ gell U ll as > ὁπ üy
«Ὁ Ha SE al et tie ὁἱ οἱ Ja τ u EL s las
d’une science Sup6rieure, m’exprima le desir de me voir composer une histoire
qui contiendrait la relation de notre voyage jour par jour durant toute notre
absence, la description des diverses choses des pays que nous devrions
parcourir pour que tous pussent contröler l’exactitude des r&eits qu’ils enten-
draient ἃ ce sujet et des allusions qui y seraient faites. Je m’excusai aupres
de lui, m’avouant incapable d’ex&cuter pareil travail et d&pourvu des qualites
qui convenaient ἃ ce but, c’est-ä-dire l’art de la syntaxe et du style et la
bonne ordonnance des phrases, que possedent les &crivains de talent, les
seigneurs honorables. Je lui demandai de m’exempter de ce qui m’etait
impossible, surtout parce que nous voyagions avec fatigue et avec häte.
Il n’accepta pas de moi cette excuse, insista dans sa demande et y persövera.
Alors je r&veillai mon Energie, je tendis ma main vers le but, non pour me
classer dans la liste des historiens, mais pour allirmer les choses nombreuses
qu’on niait aux rapporteurs et que personne ne croyait, car on pensait que
l'auteur, les rapporteurs racontaient des legendes qu’ils inventaient; je
voulais constater de mes propres yeux la verite de leurs r&eits et l’entendre
de mes oreilles. De fait, cette v6rite fut confirm&e chez moi, non seulement
en partie, mais tout entiere, c’est-A-dire que je la remarquai de mes propres
yeux quand nous partimes pour le pays des chretiens. Alors nous vimes tout
ce que nous raconterons, c'est-A-dire tout ce que nous constatämes dans le
cours de la route et pendant notre s6jour la-bas, jusqu’ä notre retour dans
notre pays οὐ nous &cerivimes. Car cela avait toujours &t£ ma preoccupation
[23] INTRODUCTION. 23
m οὐὐ Se δ ἰῷ bl LS Lillen “Ὁ: ll (οἱ ge ὁ»
el. Y 5 > ὦ LS οὐ «δ᾽ cal sel] © ab wu a
we οὐ π Ὁ σε ΠΡ X al τε
π'Π Πῶς ον ὁ ἐμ.
σοί u) al All a5 Se gel ἐν aus U el ὡς All >
als «UV! an all u sl Οὐ ραν, μον οἰ ἢ is 5, 88.
a le ae u τὰν a υοὶ
er ee de il et N ζῶ
Be N N a EN Zn San ul Al Sl 8
οἷο de ls ll eh
KAo sl „ls u ὧς Su Δ el 63 ll solijl νὰ gu
sa au\aall οἱ. N 5. Ἐπ Gr ge a WI al Ag el 5.3.9
des mon enfance, de lire et recueillir les chroniques. Je les ai longuement
parcourues et m’y suis appliqu& de toutes mes forces; j’en ai rassembl& tout
ce que jai pu, y employant tout mon zele et mon pouvoir. Je souhaite que
cela soit un agr&ment pour le lecteur et un divertissement pour l’esprit, et que
le Dieu Tres-Haut soit lou&e par ceux qui l’&couteront * et le liront quand ils
auront compris les descriptions, les r&cits interessants qui y sont renfermes, et
que les chretiens en retirent toutes sortes de biens. Ils apprendront ce qu'il ya
chez ces eroyants de nobles coutumes, leur application ἃ la beaute de la devo-
tion dans la plus large pers&verance et leur recherche de la perfeetion dans
la pratique des jeünes et des prieres successives, la purete de leurs sentiments
religieux, la sinc6rite de leur foi, la droiture de leur conduite, la limpidite et
la purete de leurs intentions, de leur conscience et de leur g&nerosite, c’est-
ä-dire ce que nous decrirons et pröciserons plus tard : c’est ce que nous
avons pu voir de nos propres yeux, puis nous le commenterons. Mais j’ai
aime, pour honorer mon pere, ἃ citer d’abord les patriarches d’Antioche qui
Pont precede et qui furent dans la ville de Damas de Syrie, depuis-les temps
les plus anciens jusqu’a maintenant : nous demandons l’assistance et le
secours de Dieu le Tres-Haut Createur, dont grande est la dignite.
Il. — TRANSFERT DU PATRIARCAT D’ÄNTIOCHE A Damas.
Nous commencerons d’abord avec la direction du Tres-Haut, dont l’ex-
cellence est parfaite, par examiner les causes de l’etat du patriarcat dans
la ville de Damas de Syrie. Lorsque fut &lu mon appui, monseigneur le
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24 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [24]
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patriarche sur cette ville, comme il en sera fait mention detaillee par les
nouvelles connues, je consultai tous les livres du palais patriarcal, puis ceux
qui sont dans les maisons des notables chrötiens, pour trouver les causes
du deplacement du patriarcat de la ville de Dieu la grande Antioche, ἃ
la ville bien proteg6e de Damas. Mais je ne parvins pas ἃ mon but et je ne
contentai pas mon desir. Je passai alors ἃ l’examen des ehroniques ancien-
ennes, poursuivant le but propos& et recherchant le motif et la cause, jusqu’ä
ce que m’apparüt ce que fit le roi Az-Zähir Bibars Al-Boundougqdäri, sultan
celebre d’Egypte ', lorsqu’il se dirigea vers [Antioche] en l’an 666 de l’hegire,
1. La Syrie, conquise par les Arabes sous le calife Omar en 635, [αὖ reconquise en 969
par les Byzantins sous Nieephore Phocas. Ensuite elle passa dans les mains des diffe-
rents chefs revoltes, puis elle fut conquise en 1084 par les Tures seleucides qui la
perdirent pendant la premiere croisade, 3 janvier 1098. On fonda la prineipaute d’Antioche
sous Bohemond. En 1187, le Sultan d’Egypte Saladin conquit la plus grande partie de la
Syrie. Le 19 mai 1268, elle fut conquise par le sultan Bibars. Aprös, elle passa sous la
domination des Mamelouks qui reculerent devant l'invasion de Timourleng. Le sultan
Selim I conquit la Syrie, qui depuis cette date resta une province turque.
Le territoire conquis par les chevaliers de la premiere croisade forma le royaume de
Jerusalem, la principaute d’Antioche, le distriet d’Edesse et de Tripoli. Au patriarcat
d’Antioche appartenaient la princeipaut& d’Antioche et les deux distriets et en 1191 on
ajouta a la conqu£te 116 de Chypre. Le premier patriarche latin lu vers 1100 fut Bern-
hard, ev&que d’Athesie, originaire de Valence, et le dernier fut Christian qui mourut devant
l’autel en martyr quand Bibars conquit Antioche. La ville fut oceup6e et les &glises
devastees. Les patriarches latins continuerent seulement nominalement.
Les patriarches grees, apres Jean IV, residaient ἃ Constantinople ou dans un dioc&se
queleonque du patriarcat. Au xır® siecle ils rösidaient probablement en Bithynie. Sous
Michel Pal&ologue (1261-1283) le patriarche Euthyme vint ἃ Constantinople. Apres 1268,
Antioche eut de nouveau ses patriarches avec la residence ἃ Damas. Le Quien, Oriens
Christianus, 11, 756-776.
Apres la conque&te de Bibars le patriarcat d’Antioche fut transfer A Damas. Pour
cela on tint un synode compos& de chrötiens et de 7 prelats : les mötropolitains de
Hauran, de Baälbek, et les ev@ques de Zabdani, de Sednaya, de Ma'aloula, Yabroud, de
Qära et un tres grand nombre de chrötiens. Manuscrit du Musee Asiatique de Lenin-
grad, ἢ" 29, pag. 180, 1. 20-23. Sur la conquete ottomane cf. Dictionnaire d’hist. et de
| [25] INTRODUCTION. 25
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comme il est &crit dans les chroniques, sans que s’y attendissent ses habi-
tants, car ıl vint d’Egypte en häte et descendit au debut du mois de
ramadan. Un groupe de ses habitants alla ἃ lui, demanda gräce et proposa
des conditions qu’il n’accepta pas et il marcha contre elle. Il la conquit le
samedi 7 de ramadan.
On.a dit : lorsqu’il descendit devant elle, lui et ses generaux ainsi que
ses soldats s'imaginerent qu’elle ne pourrait ötre conquise qu’apres une anne
entiere et que son siege serait sans profit. L’arm&e resta trois jours devant
- ses murs et voulut installer les balistes pour le siege. Les soldats dresserent
les echelles en bois contre les remparts et monterent, mais ils ne trouve-
‚rent personne ἃ combattre. Ils occuperent donc la ville pendant la nuit ἃ
linsu de ses habitants. Ils pillörent les biens, les effets, les chevaux, les
chameaux, les esclaves [hommes et femmes] en quantite indeseriptible et incal-
ceulable. Ils ne recueillirent nulle part un butin aussi riche, et 115 tuerent plus
de quarante mille habitants. Ils incendierent ses eglises celebres dans le
monde entier, les detruisirent completement, reduisirent en esclavage le
reste de ses habitants et les emmenerent en Egypte ou ils trouverent l’ordre,
la protection et le bonheur. Une autre histoire dit : ce qui arriva ἃ Antieche
et A ses habitants, de dommage et de malheur, les langues ne peuvent le
geographie, vol. III, col. 635. Sur le transfert du patriarcat d’Antioche ἃ Damas, cf. Die
Ueberträgung des griechischen Patriarchats von Antiochien nach Damascus in XIV
Jahrhundert dans laRevue de Paderborn : Theologie und Glaube, 1911, t. III, p. 372-
379, cite dans le Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631.
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20 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [26]
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1. L habet : ἘΠῚ
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deerire, ni les manuscrits les contenir, * parce que le [vainqueur] a ἀόραββό
toutes les bornes en frappant la ville, en la detruisant, en chassant ses
habitants, en ruinant les &glises et en rasant les vestiges, en dispersant les
chrötiens tant en Egypte que dans d’autres pays. Nous en avons assez dit
läa-dessus pour la convietion du lecteur.
Pour ces raisons, je fus convaincu que les chretiens n’eurent plus la
force d’y retablir le siege du patriarcat selon l’usage habituel, et il me
parut evident que la cause de ce deplacement provenait de cette situation
troubl&e. Lorsque je fus arrive ἃ la certitude apr&s beaucoup de peine et-de
travail, une autre decision fut renouvelede en moi et je redoublai d’ardeur, je
cherchai ἃ savoir qui [αὖ le premier des patriarches ἃ Damas. J’esperais trouver
une histoire continue et detaillde οὐ serait mentionnee la succession des divers
titulaires et la dur&e du s6jour de chacun d’eux. Je ne l’ai pas encore rencon-
tr6e, mais j’ai vu des histoires separdes dans leslivres anciens et veridiques,
qui contenaient la mention de tous, ladurde du gouvernement de chacun d’eux
jusqu’ä notre &poque, et leur totalite, je veux dire de l’annde 6874 d’Adam ἃ
l’annde 7156 de la er&eation du monde, l’annde ou mon pere fut elu patriarche.
Je me suis eflorc& de r&unir ces parties separdes, d’en faire une histoire con-
tinue et exacte. J’ai done presente avec soin dans le recueil la mention des
premiers patriarches d’Antioche depuis saint Pierre, chef des apötres, jusqu’ä
Elie et Christian ', patriarches latins, qui furent patriarches ἃ Antioche, lors-
1. Sur Rlie et Christian, ef. Le Quien, Oriens Christianus, vol. Ill, col. 1161-1162.
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[27] INTRODUCTION. 27
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1. L habet : ...95}}}9- — 2. 1, habet : a, — 3.L add. Ὁ.
quelle fut conquise par les europeens frangais en l’an 1274 de I’Incarnation
divine et dans l’an... de la creation du monde. Et apres eux, lorsque les
musulmans conquirent la ville d’Antioche comme le mentionnent les histoires
de l’Eglise que nous avons traduites du latin, on π᾿ ἃ pas connu les patriar-
ches qui y siegerent, except& quatre qui sont : Theodore Balsamon ', men-
tionne dans le code des canons grecs, d’abord diacre et bibliothecaire de
Sainte-Sophie, la grande eglise de Constantinople, et apres un certain temps
elu et consacr& patriarche sur la tres grande ville de Dieu, Antioche, et sur
tout l’Orient, puis Joachim en l’an..., ensuite Hierothee en l’an..., enfin
Athanase en l’an... * Apres ceux-lä nous n’avons pu r6tablir l’histoire des
Ἢ patriarches d’Antioche, ni avec les chroniques europ6eennes, ni avec les
greceques, ni avec les arabes. Leur fin eut lieu le jour de la conquöte du roi
Az-Zähir, comme nous l’avons mentionn& pour la ville d’Antioche.
Depuis cette &poque, les informations manquent completement, parce qu’il
n’a pas paru un nouveau chroniqueur pour continuer l’histoire des savants de
la religion chretienne, tout cela par suite des nombreux soucis et chagrins de
la eaptivite et de la misere qui frapperent les chretiens. J’ai vu cela ala fin
1. Theodore IV Balsamon dans Le Quien, op. cit., vol. Ill, col. 763. Il occupa le
siege du patriarcat d’Antioche entre 1185/1191 — apres 1195. Dietionnaire d’histoire et
de geographie, vol. III, col. 699. — 2. Hierothee, Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 76. Joa-
chim 1°, Le Quien, op. cit., vol. II, col. 76. Dans le Dict. d’hist. et de geogr., ces trois
patriarches sont omis, parce qu’ils n’ont pas de dates (col. 699).
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28 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [38]
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1. L habet : a.
d’un ancien livre « la grande Encyclopedie » faisant partie des livres de Qärä,
6crite par le moine Pimen ἃ Damas, qui l’avait termine le 18 avril de l’an
6724." d’Adam qui correspond [dans le comput] des Arabes ἃ la fin de Dhoul-
Hiddjat de l’an 604, c’est-A-dire au temps du grand patriarche Simeon
d’Antioche'.
Voilä ce que j’ai pu r&unir dans les livres d’histoire de l’Eglise et ce que
nous avons trouv6 dans nos livres et dans les histoires des Latins.
J’ai reuni tout cela et en ai fait un livre ἃ part pour instruire tous ceux
qui le consulteront, parce que je ne puis ici le reproduire, de peur de sortir
du sujet que nous nous proposons.
III. — Histoire DES PATRIARCHES D’ÄNTIOCHE.
En ce qui concerne le premier patriarche qui a röside dans la ville de
Damas de Syrie, jai vu dans certains livres du palais patriarcal une tres
ancienne histoire &crite par le feu patriarche Michel. Il dit ceci::
1. Const. Bacha donne quelques dates sur les trois patriarches que Paul d’Alep laisse
sans date : Balsamon resida ἃ Constantinople et mourut en 1202; Joachim de m&me jus-
qu'aux croisades en 1204, ensuite il partit pour Nicde, vint ἃ Antioche et y resta jusqu’en
1212, sous la protection du prince Boh&mond IV. Hierothee suivit Joachim et resida A
Nicee avec le roi et le patriarche de Constantinople. 1] mourut en 1220. Athanase qui fut
avant Balsamon resida ἃ Constantinople et vint ἃ Äntioche en 1161 pour bönir le mariage
de l’Empereur grec Emmanuel avec la sur du prince d’'Antioche Bohemond III et resta
a Antioche jusqu’en 1170 lorsque des grands troubles eurent lieu dans cette ville (di,
p- 13, note 1).
[29] INTRODUCTION. 29
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lese
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1. L habet:: Jr.
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« Debut de l’installation du patriarcat ἃ Damas la bien gardee.
« Lorsque le patriarche Ignace ' mourut ἃ Chypre, fut installe patriarche
apres lui Pacöme ? mötropolitain de Damas. Il y siegea pendant deux ans et
fut depose. A ce qu’il semble, c’est lorsque le roi Az-Zähir fit sa conquete, que
Ignace s’stait enfui d’Antioche ἃ Chypre ou il mourut comme il a ete dit. »
Mais revenons ἃ notre sujet.
Apres Pacöme, Michel® devint patriarche en l’an 6877 de la creation du
monde. Il resta sept ans et mourut le 17 aout l’an 6881 de la creation du
monde. Pacöme s’installa patriarche apres lui. Il resta deux ans et fut
1. PourIgnace, cf. Le Quien, Oriens Christianus, vol. 11, col. 766; Dietionnaire d’hist.
et de geogr., vol. III, col. 699, qui-le met sous le nom de Ignace Illavant novembre 1344-
avant 1359. En ce qui concerne sa fuite ἃ Chypre, Const. Bacha dit que le recit de
Paul d’Alep est faux, parce qu’il participa en 1341 au synode de Constantinople contre
Gregoire Palamas. Cela resulte de l’epitre lue par le metropolitain de Tyr au synode
qui s’est tenu en 1851. Il vivait encore et fut expulse de Constantinople sur l’ordre de
Jean Cantacuzöne. Il mourut en exil et n’alla pas ἃ Chypre qui etait soumise aux croises
Sa p. 15, note 1). — 2. Pacöme, connu sous le nom de Pacöme I, occupa le siege du
patriarcat d’Antioche trois fois : 1° avant 1359-1368; 2° aoüt 1375-milieu 1377; 3° avril
1378-19 dec. 1386. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631 et 699. Cf. Le Quien, op.
cit., 601. 767-788. Iei il faut une petite rectification en ce qui concerne la date de 19 decem-
bre proposee par M. Karalevskij dans le Dietionnaire d’hist. et de geogr. Il s'agit de la
lecture d’apres les manuscrits de Paris et de Londres qui est : μον = change en gel
&2 — 19, mais en realite c'est 9 decembre. — 3. Michel I” occupa le siege de 1368-17
aotıt 1375, Dietionnaire d’histo’re et de geogr., vol. III, col. 631 et 699. Le Quien, op.
eit., col. 767. D’apres la date indiquee par Paul d’Alep, 6881, comme l’an du deces du
patriarche Michel I, en retirant 5508 parce que nous sommes avant septembre le com-
meneement de l’annde ecelesiastique, il nous reste 1373, mais d’apres la duree de son
- patriarcat qui est de sept ans, il faudrait admettre la date de 1375.
80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [30]
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1. L habet : „Sy. — 2. Lgrd 1700 habet : u; quelques lignes plus bas, nous
lisons correetement κα, — 3. L habet : le. Ξε 4. L habet : kur) στ
habet : bl. — 6. L habet:: sr.
depose aussi. Puis vint le patriarche Mare' de Constantinople ἃ Damas. Il
resta deux ans et mourut le 10 avril l’an 6886 de la er&ation du monde.
Apres lui, Pacöme devint patriarche. Il mourut le 9 decembre de l’an 6895.
Niles® devint patriarche apres lui. II mourut le 11 janvier en l’an 6903.
Puis fut install& le dernier patriarche Michel’, fils de Michel le metro-
politain de Bosra, le dimanche 7 fevrier de l’Enfant Prodigue en l’an 6903
du monde, seize jours apr&s la mort du patriarche Niles, six ans et un mois
apres la mort de son pere Michel, metropolitain de Bosra, et vingt et un ans
et demi apres la mort de son oncle Michel, patriarche d’Antioche. Il est l’auteur
de ces informations et les a crites de sa main. Il a vu ce qui se passa sous
Tamerlan qui pilla ses ornements, les objets mobiliers et l’argent de l’eglise.
1. Mare I" occupa le siege du patriarcat au milieu de 1377-10 ἀντὶ! 1378. Dietion- ς
naire d’histoire et de geogr., col. 631 et 699; cf. Le Quien, op. cit., qui l’appelle Mare Il,
vol. II, eol. 767. On voit done qu’ici les dates sont donnees d’apres la traduction russe
de Mourgos. — 2. Dans les deux manuscrits, il y a une erreur de copiste, car nous
lisons Niles. D’apres le texte il s’agit d’une seule lettre mal faite, 5% la place de IM
occupa le siege patriarcal au debut de 1387, jusqu’ä la date indiquee par Paul d’Alep :
11 janvier 1395, Dietionnaire d’hist. et degeogr., col 631 et699. Le Quien, op. cit., vol. I,
col. 768. — 3. Connu sous le nom de Michel II, occupa le siege patriarcal le 6 fevrier
1395-18 avril 1412 (?). Dictionnaire d’hist. et degeogr., col. 631 et699. Le Quien, op. cit.,
vol. II, col. 768. La date de 18 avril, d’apr&s les deux manuscrits de Londres et Paris,
doit ätre rectifi6e en 8 avril, parce que par confusion on a lu „is url au lieu de or
γκὰ dont il faut tenir compte.
[31] INTRODUCTION. 31
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Eee N. A oe | ee θλα 415...
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Se ΟΣ] 5 ὦ U! A ee ee οὐ
ai ὁ ‚de NE Ir 8 A οόον! ar „6 re Zi.
1. L habet : bl=*. — 2. L habet:: ver:
Il s’enfuit ἃ Chypre en l’an 803 de l’hegire et eerivit cela le 9 δοὺξ de l’an
6912 du monde. Nous avons copie ces dates dans un manuscrit eerit de sa
main, comme nous l’avons mentionne. Il porte apres [αἱ l’&criture d’une autre
main. Il mourut le 8 avril, l’an 69... J’ai trouve A la fin d’un ancien Epistolier,
faisant partie d’un legs pieux, dans Mahradat la bien gardee, l’&criture du
defunt patriarche Michel, et comme date le commencement de decembre
l’an 6905 du monde.
Apres lui, Pacöme' de Hauran, ancien metropolitain de Homs, devint
patriarche, le dimanche 1 juin l’an... * Il mourut le dimanche 9 octobre l’an * fol. ἡ 1.
6921 de la er&ation du monde.
J’ai trouve aussi A la fin d’un ancien livre ceci : en l’an 6933 du monde,
mourut monseigneur le patriarche Kyr Joachim " d’Antioche, et dans un autre
livre que Kyr Marc’ oczupait en 6935 le siege du patriarcat d’Antioche. Il
1. Les auteurs de la chronologie despatriarches d’Antioche, Jean Ajjeymi etBraik, se
sont servis de Paul d’Alep. Dictionnaire d’hist. el de geogr., col. 631 et 699. Ce Pacöme
est connu sous le nom de Pacöme 11. Le Quien le compte comme Pacöme Ill, parce
4} a suivi Päcöme Il. C’est une erreur. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 768. — 2. Joachim
occupa le siege A’une date inconnue. Il mourut en 6935 (1427). On prötend que Joachim I
resta jusqu’en 1424-1425. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 631 et 699. Si nous
admettons la date finale, 1427 est plus probable. Cf. Le Quien, op. eit., vol. II, col. 768,
qui l’intitule Joachim III. — 3. Marc II. On peut stablir seulement la date de 1427 de
Paul d’Alep. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631 et 699. Le Quien, ἼᾺ cit.,
vol. 768, le connait comme Marc.
32 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [32]
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=) & wir 3 > din ülas le Gl „ll
1. Lgrd 1700 habet : a2. — 2. L habet:: N. Lgrd 1700 habet:: HN.
— 3. Lgrd 1700 habet : 191°, erreur du copiste. ;
vivait au temps de Kyr Joseph patriarche de Gonstantinople, de Kyr Philothee
patriarche d’Alexandrie et de Kyr Thöophile patriarche de Jerusalem. En l’an
6943 du monde, Kyr Dorothee! de Sednäya la bien peuplee et &eväque de
cette ville etait l’administrateur du siege d’Antioche. Pendant sa vie, eut lieu
le 8° coneile chez les Europeens dans la ville de Florence, — coneile auquel
assisterent Jean, empereur de Constantinople (qui n’&tait pas encore conquise
par les musulmans), Kyr Joseph patriarche de Gonstantinople ainsi que tous
les prelats, Antoine metropolitain d’Heraclse reprösentant du patriarche
d’Alexandrie Kyr Philothse et Isidore metropolitain de Kiev et de tous les
pays russes, le representant du patriarche d’Antioche Kyr Dorothee dejä
mentionne, Dorothee de Monembasie representant de Kyr Joachim patriarche
de Jerusalem, — en l’an 6948 du monde qui correspond ἃ l’annee 1448 " de
Incarnation et ἃ l’an 843 de l’hegire. Ge patriarche est mort le jour de la
föte de la Nativite de la sainte Vierge le 8 septembre 6960 de la ereation du
monde, qui correspond au 10 chaban de l’annde 855 de l’hegire.
10) orothee I, 1434/35 — 8 septembre 1451. Dietionnaire d’histoire et deaeners col.
632 et 699. Pour les details cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 778-770. — 2. L’an 1448
doit &tre corrige en 1440. C’est une erreur du ER dans les deux manuscrits : celui
de Londres et celui de Paris. Mourgos et Const. Bacha admettent 1440. Const. Bacha,
op. eit., p. 17 note.
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[33] INTRODUCTION.
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ler. — 5. L häbet : hl. — 6. Lgrd 1700 habet : (ὐλ35)99.
La communaute elut apr&s lui comme patriarche de la ville de Damas de
Syrie le pere Kyr Mare, l’eveque de Sednäya, le mardi, jour de la fete de la
sainte Croix, au commencement de l’annde 6960 de la creation du monde, en
presence des seigneurs les prelats : Joachim mötropolitain de Bosra, Cyrille
metropolitain de Beyrouth, Marc metropolitain de Hosn, Jean metropolitain
d’Euchaites, Ephrem metropolitain de Hama, Michel &eveque de ZabdJäni,
Joachim &veque de Yabroud, Macaire &veque de Qärä, Arsene e&veque
d’Akkar, ete... Ils lui donnerent comme nom de patriarche celui de Michel '.
En l’an 7006 du monde, pendant le mois de septembre, le siege patriarcal
etait dirig& par Kyr Dorothee’, connu sous le nom de Ibn Säbouni.
*En l’an 7032 de la erdation du monde, Kyr Michel Ibn al-Mäwardi occupa * fol. ἡ ν".
le siege d’Antioche®.
1. Michel III. 14 septembre 1451/56. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 633 et 700;
cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. Const. Bacha cite une lettre adressce par les
patriarches Marc d’Alexandrie, Michel d’Antioche et Joachim de Jerusalem au Pape Pie II,
par l’intermödiaire de Moise Djabalat, en date du mardi 11 avril 1459 (de, p. 20 et 21,
note 1). — 2. Dorothee II Ibn As-säbouni, avant 1484 — apres 1500. Dietionnaire d’hist. et
de geogr., col. 636 et 700. Le Quien, op. eit., vol. Il, 90]. 770. Const. Bachaaflirme qu'il a
trouve un 6vangeliaire arabe dans la bibliotheque du Saint-Sepulere sous le n® 11 &erit
en l’an 7008 (1500) au temps du patriarche Dorothee d’Antioche (ὃ εξ p. 22, note 1). Nous
remarquons la difference de dates entre les donnees historiques et la date de Paul d’Alep
7006 (1497).
La serie des patriarches est interrompue dans l’expos& de Paul d’Alep. Le Quien
donne, apr&s Dorothee I, Michel II, Theodore V, Mare et Michel IV. Op. eit., vol. II,
col. 770. Karalevskij donne les patriarches suivants : Dorothee I, Michel III, Mare ΠῚ,
Joachim II et Michel IV. Dietionnaire d’hist. et de geogr., art. Antioche, col. 633-634 et 700.
3. Michel V, Ibn al-Mäwardi, vers 1523/1524 — apres juillet 1529. Dietionnaire
dhist. et de geogr., 601. 637 et 700; cf. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 770.
-PATR. OR. — T. XXI. — Εἰ 1. 3
34 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [34]
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1. Lgrd ἘΠῚ
En l’an 7049 du monde lui succede au siege d’Antioche le patriarche Kyr
Dorothee'. Il fut destitu& dans le synode qui eut lieu ἃ Jörusalem pour des
choses qu’il commit et des actes illicites. Ils le remplac£rent par Kyr Joachim.
Cela eut lieu au temps de Jerdmie [patriarche) de Constantinople, de Kyr
‚Joachim [patriarche] d’Alexandrie et de Kyr Germanos patriarche de Jerusa-
lem, qui tinrent un synode contre lui, lorsqu'ils visiterent Jerusalem ἢ.
En l’an 7062 du monde, le titulaire du siege d’Antioche fut Kyr Joachim’
et, ainsi qu’on nous en a inform& dernierement dans le pays des chretiens, on
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a dit de lui qu’il resta patriarche soixante-dix ans.
lei se terminent les renseignements historiques sur les patriarches defunts,
qui siegerent dans la ville de Damas. Et ce fut avec une peine inouie que je
Const. Bacha, en se basant sur deux manuserits quiil cite, conclut que ce patriarche
Michel Ibn al-Mäwardi occupa le siege d’Antioche avant la date menlionnee par Paul
d’Alep. Dans la bibliotheque de Paris dans un ancien livre arabe sous le n° 147, on
trouve le nom du patriarche Michel d’Antioche au 19 mars 7030 (1522), et dans la biblio-
theque de Londres un livre syriaque 418 ou l’on trouve le titre du patriarche Michel :
Michel patriarche de la ville de Dieu, la grande Antioche et tout l’Orient, le 10 novembre
7042 (1533). Il a vecu apres cette date. Cela rösulte d'un livre ancien de Hosn qui fut
Lrouve par ee Cheikho ou estla date de 7047 (1539) al’occasion d’une dispute pour la
fete de Päques (5,3. ‚P: 22, note 2).
1. Dorotliee ἦι, ? — 1530/1531. Dietionnaire d’histoire et de geogr., cul. 636 et 700.
Ci. aussi Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. — 2. Pour la visite de Jerusalem, Const.
Bacha, Sim, p- 23, nole 1. — 3. Connu sous le nom Je Joachim III, compötiteur en 1527,
1530/1531 - avant πον. 1534. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 636 et 700.
Le Quien, op. eit., vol. Il, col. 770. En ce qui concerne le temps de son regne, il existe
vraiment une confusion avec Joachim patriarche d’Alexandrie, comme observe Mourgos
dans son livre « Voyage du patriarche Macaire » (en russe), vol. V, p. 187.
[35] INTRODUCTION. 35
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1. ἽΝ 1700 add. — 2. Lomet ..5. -- 3. L habet : Je. — 4. Lgrd 1700
habet : 1.323.
r&unis ces renseignements, täche que je n’ai accomplie qu’avec l’aide de Dieu.
Celui qui trouvera apre&s nous d’autres documents sur eux, qu'il les ajouteä ce
reeueil. Ils seront pour lui des intercesseurs dans ce monde et dans l’eternit£.
A la suite de cela viendra le reste de l’histoire des patriarches. C’est un
recueil mötliodique dont les parties se suivront les unes les autres telles que je
les ai redigees, ou telles que je les ai trouvdes. Je l’atteste par le Dieu dont
jimplore l’aide.
En l’an 7051 du monde, mourut le patriarche d’Antioche Michel ', celui
* qui partit pour visiter Jerusalem en l’an du schisme (?) qui eut lieu parmi les * fol. 5 τὸς
chretiens, l’an 7047, laissant l’interimaire Kyr Joachim * metropolitain de
Beyrouth connu sous le nom de Ibn Djoum’at, qui fut metropolitain A Beyrouth
pendant onze ans.
Ε De son temps eut lieu le saint coneile local οὐ il reunit tous les prelats
pour le mariage des filles chrötiennes. Ils determinerent la dot, l’argent
comptant, les biens immeubles, ete... et ils excommunierent quiconque deso-
beirait ἃ ce qu'ils deereterent. Cela fut publie sur le linteau de la porte de
la grande et aneienue eglise de saint Cyprien et sainte Justine. Il fit paraitre de
1. Michel VI Sabbägh, avant 10 novembre 1534-1542/1543. Dietionnaire d’histoire et
de geogr., col. 637 et 700; Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. — 2. Joachim IV Ibn
Djoum‘at, competiteur de 1540, 1542/43 — apres fevrier 1575. Dietionnaire d’histoire et
de geogr., col. 637 et 700. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 77, le met comme Joachim V
ἃ 1664. Il faut remarquer qu’il y a une diff6rence d'un an entre la date du texte et celle
_ qui est proposce par Karalevskij dans son article.
90 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [36]
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4. Lhabet : be. — 2. Lgrd 1700 habet : &ey2. — 3. Lgrd 1700 habetl : a
4. L habet : =.
la part de trois patriarches des anathömes comme confirmation de ses paroles.
C’e&tait un homme superieur qui resta patriarche trente-trois ans. Il y avait eu
entre ui et Ibn Hiläl', eveque de Qärä, une contestation pour le patriarcat et
le susdit Ibn Hiläl mourut longtemps avant Ibn Djoum’at, qui finit sa vie
apres lui en l’an 7084, et fut enterr ἃ Damas.
A sa place [αὐ mis Macaire de Hama, eveque de Zabdani. 1] regut le nom
de Michel? et resta au patriarcat quatre ans, puis il fut döpose A la suite de
querelles dont il fut l’auteur. Les discordes et les intrigues durerent un an
parmi les chretiens.
A sa place devint patriarche l’an..... Dorothee, nomm& Daou, metropolitain
de Tripoli, qui regut le nom de Joachim’. Il partit pour les pays chretiens ou
nous allämes et οὐ nous vimes son portrait. Il revint et fut patriarche douze ans.
Le patriarche Michel de Hama mourut quelques annses avant lui dans 1116
1. Macaire II Ibn Hiläl, antipatriarche, 1543 (?)-1550 (ἡ). — 2. Michel VII, avant juin
1576-25 decembre 1592 — A janvier 1593. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 637
et 700. Le Quien, op. eit., vol. II, 60]. 771. — 3. Joachim V Daou, antipatriarche. avant
25 mai 1581 - 7/17 octobre 1592. Dietionnaire d’histoire οἱ de geogr., col. 639 et 700. Le
Quien, op. cit., vol. II, col. 771, le nomme Joachim VI. Joachim fit des voyages en Russie
pour faire des collectes. Il traversa la Moldavie et donna a Georges Moghila, quand celui-
ei etait öv&que de Rädäuti, une icone en 1587, qu’on conserve encore dans le couvent
de Sucevita. Son voyage a Moscou ne fut pas heureux, parce qu'il ne fut pas regu
comme les autres patriarches. N. lorga, /storia Biserieii Romäne, vol. I, p. 258. Paul
d’Alep a vu son portrait ἃ Kiev.
a re νον νυν, νὐνελλδιν .....-Ὅὖν. 5 ν΄ ἡ.
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[37] INTRODUCTION. 37
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1. Lgrd 1700 habet : 1.5. — 2. Lgrd 1700 habet : VI+T,
de Rhodes ou il fut enterre. Le susdit patriarche Joachim partit pour le pays
de Hauran. Il y [αὖ tu6 comme martyr et enterre lä-bas. Apres lui, le siege
resta pendant une annede entiere sans patriarche jusqu’ä ce qu’on eüt elu Asa
place Kyr Joachim metropolitain de Homs, qui est Ibn Ziäde '. Joachim resta
patriarche onze ans et perdit la vue. Sa grandeur pr¶ dans son temps le
saint chröme et le consacra selon l’usage le mercredi saint? de l’an 7102 du
monde qui correspond ἃ l’an 1003 de !’hegire. Lorsqu’il devint aveugle, l’agi-
tation contre lui alla en augmentant au temps du Cheikh Georges Ibn Samou-
rou. A sa place fut elu patriarche Kyr Dorothee connu "sous le nom de Ibn
Al-Ahmar, le Damasquin, qui l’avait consacr& de son vivant mötropolitain sur
la maison patriarcale. Puis Ibn Ziäd& partit pour ’Egypte et mourut dans
le couvent du Mont Sinai et il y fut enterre. Le patriarche Dorothee resta
patriarche huit ans. I] mourut dans le village de Hasbaya ἃ Wadi at-Tim ety
fut enterr6.
On mit apres [αὶ Athanase ἡ, nomm& Ibn Dabbäs, le Grand, mötropolitain
_ de Hauran. Il resta patriarche huit ans. Dans son temps il y eut des desordres
1. Joachim VIIbn Ziäde, avant fevrier 1593-160%. Dietionnaire d’histoire et de geogr.,
vol. III, col. 639 et 700. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 772, le nomme Joachim VII. —
2. C’est une erreur, parce qu’on pröpare le chr&öme le jeudi saint, non pas le
mercredi. Cf. Manuserit de Leningrad πὸ 29, p. 185", 1. 10 oü le patriarche Macaire
donne jeudi. — 3. Dorothee IV Ibn Al-Ahmar, 1604-1612. Dictionnaire d’histoire et de
geogr., vol. III, p. 640 et 700. Cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 772. — 4. Athanase IT,
Ibn Dabbäs, avant fin aoüt 1612-1620. Dietionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, col.
640 et 700. Το Quicn. op. eit., vol. II, col. 772. Apres Athanase il faut placer Ignace III
Atiye, 10/24 mai 1620 — vers avril 1634 (ibid.).
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ΣΟΙ 8°.
38 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [38]
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1. Τιογὰ 1700 habet : el >». — 2. Lgrd 1700 habet : ἐγ Ὁ: — 3. Londres:
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et des intrigues nombreuses jusqu’ä ce qu’il mourüt pendant le grand Caröme
dans la ville bien proteg&e de Tripoli. Il fut enterre dans le couvent * de Kef-
tin en dehors de cette ville.
Apres lui son frere Cyrille', mötropolitain lui aussi de Hauran, devint
patriarche ἃ sa place dans Tripoli, le dımanche de la Samaritaine. Le meme
jour, fut consacre Ignace metropolitain de Sidon, connu sous le nom
de Atiy6, comme patriarche de la ville d’Antioche, dans la ville de Constan-
tinople par Timoth6ee sans qu'on connüt la consecration de Ibn Dabbas A
Tripoli. Ignace vint comme patriarche ἃ Damas et entre lui et le susdit Cyrille
eclaterent des disputes et des querelles nombreuses et röpötees et il en
resulta de serieux dommages pour les chrötiens, durant sept ans. On fut oblige
de reunir tous les prelats du diocese d’Antioche chez l’emir Fakhreddin ἢ
1. Cyrille Dabbäs, antipatriarche, 10/24 mai 1620-1627. Dietionnaire d’histoire et de
geogr., vol. III, 60]. 640 et 700; cf. Le Quien, op. eit., vol. II, eol. 772. — 2. Fakhreddin
II (1585-1635). L’emir ma'nide Qorqmas laissa apres sa mort un fils äge de deuze ans.
Sa mere, pour le soustraire aux poursuites des Ottomans, l’eleva au Kasrawän dans la
famille de Khäzin. Apres la mort de son pere il fut dmir ἃ sa place. Lammens, Syrie,
Beyrouth, 1921, p. 71-72. — Le sultan Mourad IV (1623-1640), le conquerant de Bagdad,
voulut en finir avec l'indocile vassal'ma 'nide Ahmad-pacha, gouverneur deDamas, etl’at-
taqua avec des forces considerables. Ali, le fils de l’&mir, fut surpris ἃ Wädihaim et ᾽
succomba vaillamment. Les forteresses tombaient l’une aprös l’autre. Il se refugia ἃ
Chäqil Tiroün. Apres une resistance, il dut se livrer Al’ennemi. Enchaing, il fut conduit
nn.
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[39] INTRODUCTION. 39
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Ibn Ma’an, gouverneur de ce pays syrien, tr&s connu, car il sympathisait
beaucoup avec les chrötiens et &prouvait beaucoup de pitie& pour eux. Avec sa
permission ils tinrent un synode dans le village de Ar-Räs pour examiner leurs
opinions A tous deux et pour faire prevaloir la plus juste d’entre elles. Cyrille
desirait cela. Mais lorsqu'ils lui envoyerent un messager pour l’inviter ä
assister au synode, il ne voulut pas se presenter. Il avait fait eprouver aux
chretiens de Damas beaucoup de pertes d’argent. Mais avec l’autorite de l’&mir
on envoya le chercher et ’amener de force de Damas. Ils tinrent contre [αἰ
un synode et deeiderent sa deposition et son 6loignement en s’appuyant sur
des dispositions imp6rieuses des saints canons et surtout parce que c’6tait arriv6
sans le consentement des habitants du diocese et ἃ cause du mal et des preju-
dices qu'il avait causös aux chretiens en general. Ils ecrivirent Ja minute de ce
synode local et ce qu'ils y deeiderent en fait de canons et de lois en suivant
les synodes ant6rieurs. Cela est jusqu’a present dans la bibliotheque du
patriarcat et aussi chezl’humble qui &erit ces lignes. Quant au susdit Cyrille,
l’emir Fakhreddin Ibn Ma’an se courrouga contre lui et l’envoya en exil äla
eelebre grotte du moine pres Ju village de Hermel au pays de Ar-Räs; la fut
son tombeau en l’an 7135 du monde. Le synode confirma le patriarcat pour
a Damas et puis a Stamboul. A la suite d’une victoire remportee au Liban par son
neveu, l’emir Molhem, il fut condamne ἃ mort. Ses idees etaient tr&s personnelles et
aucun ne put comprendre la grandeur de ses projets.
Avec son neveu l’&mir Ahmad, s’eteignit sa dynastie en 1697, parce que celui-la ne
laissa pas de posterite. Lammens, op. cit., p. 88-90. Cf. aussi N. lorga, Geschichte des
osmanischen Reiches, vol. Ill, p. 470. Sur les sultans de l’epoque et la table chrono-
logique de l’&mir, Lammens, op. eit., p. 9.
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40 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [40]
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1. Lgrd 1700 habet : aslaial!. — 2. Lgrd 1700 om. wel. — ὃ. Lgrd 1700 habet :
VieT, — 4, Lgrd 1700 habet : (344. — 5. L habet : sy“;
Ignace. Il resta ἃ gouverner le siege pendant sept ans, au d&but de la guerre
ottomane avec l’&mir Fakhreddin Ibn Ma’an deja mentionne et pendant les
troubles qui survinrent alors dans le pays. Et tandis que le patriarche Ignace
fuyait de Sidon ἃ Beyrouth en se cachant sous un deguisement militaire, les
Druses le tuerent ἃ mi-chemin pres du fleuve Ad-Damour, sans le reconnaitre,
en l’an 7143. Il rendit son äme et [αὖ enterre au-dessus de Beyrouth dans un
village appel& Chouefat.
Aussitöt la nouvelle arriva ἃ Damas et de la ἃ Alep par des courriers ἃ
Kyr Melece, 'metropolitain d’Alep, connu sous le nom de Karme, de Hama,
qui avait ὀτό moine dans le couvent de Saint-Sabas ἃ Jerusalem et qui de lä
vint ἃ Alep. Par amiti6 pour lui et ἃ cause de ses enseignements anim6s, les
habitants d’Alep le conduisirent ἃ Damas pendant la vie du patriarche Atha-
nase Ibn Dabbäs et avec leur approbation celui-ei l’&lut metropolitain sur
οὐχ, le jeudi 12 fövrier de l’an 7120. Alors il revint ἃ Alep et y resta m&tro-
politain pendant vingt-deux ans. Il fit paitre son troupeau dans les päturages
du salut comme il fallail * et apr&s que la ville d’Alep eut et@ appauvrie en
chrötiens, depuis de nombreuses anndes — on n’en connait pas
les fideles y vinrent de tous les pays, de toutes les regions qui l’entourent,
lorsqu’ils entendirent la beaut6 de ses enseignements divins et ses paroles
[41] INTRODUCTION. Λ1
| ar a) el γι Br seh ες: 19515}.9 \gs3 Io „er)s gas
ir A le 5. Ta ze al HE Ya a le en ὥπρο
οἷς αὐ 841. 89 Aa 0) 8 5 «5 or JE & ὩΣ Ola sa ὁ!
5.3 bs, Οὐ οἱ ὦ, ἘΠ 9 τῷ οἱ κ᾽ θα BON) ἘΠῚ εἰ.
«ἡ ἴω ne οἷ SL ur) ἘΞ} SS! NA αἱό, Sn | or „us
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1. Lgrd 1700 omet er — 2. Lgrd 1700 habet : =". — 3. Lgrd 1700 habet :
el. — A. Lgrd 1700 om. E&
excellentes, ainsi que ses sermons viviliants. Ils s’y transplanterent, ils y lleu-
rirent et produisirent des fruits, progressörent, et se maultiplierent. Il enrichit
la pauvret& de leurs ämes par les richesses spirituelles, il les rendit heureux
par sa bonne administration temporelle; il bätit une maison &piscopale
merveilleuse, d'une construction soign6e, pourvue de nombreuses commodites,
aux murs elev6s, splendide par son ensemble et solide sur ses bases. Il la con-
sacra aux prelats qui lui succederent. Puis il y eut entre lui et Cyrille, le
patriarche Ibn Dabbäs, des querelles nombreuses et des pertes consid6rables
pour les chretiens. Il subit pour cela des peines diverses : il fut emprisonne
dans la eitadelle d’Alep pendant douze jours; il fut oblig& de partir pour Cons-
- tantinople, afin d’obtenir des ordres imp6riaux. Il continua ἃ depenser ses
forces et ἃ faire des demarches jusqu’au jour οὐ le susdit Cyrille fut tu6,
comme nous en avons ci-dessus mentionn& la cause.
Apres la mort du susdit patriarche Ignace, comme nous l’avons expli-
que, et l’arrivee des messagers de Damas chez lui ἃ Alep, des son election par
les Damasquins, il se rendit chez eux. Ils le firent patriarche et le nommerent
Euthyme. Lorsque commeneerent ἃ paraitre dans le diocese les €clairs de ses
lumieres qui brillerent ἃ l’horizon du ciel de la religion chretienne, les soleils
_ de ses vertus par l’el&vation de sa Jumiere, il fit beaucoup d’eflorts pour rendre
12 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [42]
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1. Lgrd 1700 habet : „N. — 2. Lgrd 1700 om. _S!. — 8. Lgrd 1700 : „nl.
— 4. Lgrd 1700 habet : b, =.
heureux tout son diocese par sa bonne administration et par la droiture de son
jugement, pour les diriger et les conduire tous dans le chemin de la vertu.
Peu de temps apres, un malheur lui arriva, une maladie connue le frappa et
la mort le saisit. Il &tait depuis sept mois au patriarcat, mais son espoir ne
fut pas decu, pas plus que ses previsions, parce que, comme l’a annone& Celui
qui est toute sagesse, le fils veridique naitra pour la vie et de ses vertus on
recueillera les fruits de justice. Et cette parole fut accomplie exactement par
ce pere vertueux et ses deux fils, c’est-A-dire ses deux &löves qu'il avait
adopt6s et qu’il avait engendr6s par l’esprit, comme [ἃ dit l’Apötre. Dans les
deux rangs et dans les deux endroits il les laissa ἃ sa place, savoir le premier
d’entre eux le pretre Jean, fils du pretre Paul, le genereux, respecte, que
Dieu le sauvegarde et eternise sa prösence, car ill’avait loue et designed comme
meötropolitain d’Alep, apr&s avoir quitt6 cette ville et — combien etait beau ce
poste! — parce qu’il l’aimait beaucoup. Des sa jeunesse il &tait son elöve, il
l’ordonna diacre, cure et prötre, il l’öleva au rang de confesseur. Le deuxieme
prötre etait Melece deChio, le peintre, qu’il ft venir du couvent de Saint-Sabäs
de Jerusalem pour decorer l’eglise avec des icones, puis il fit de lui son
successeur, le consacra patriarche pendant sa vie et Τὰ] donna le nom d’Eu-
thyme ', au moment de sa propre mort. Ges deux fils suivirent son chemin beni,
1. Euthyme II Karme, debut de mai 1634 — debut de decembre 1634. Dietionnaire
d’hist. οἱ de geogr., vol. III, col. 641 et 700. ΟἿ, Le Quien, op. eit., vol, II, col. 772.-Sur
[43] INTRODUCTION. h3
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1, Lgrd 1700 habet : \»!. — 2. Lgrd 1700 habet : La.
ilsse conformerent A ses bonnes indications et ἃ ses heureuses orientations,
ils furent heureux et contenterent leur troupeau en le rendant heureux. Sa
mort arriva le jour de la föte de la Circoneision, au commencement de l’annee.
Que Dieu le Tres-Haut* ait pitie de lui et lui accorde sa misericorde!
Apres lui fut installe comme patriarche Euthyme le Chiote', le magna-
nime, au mois de decembre l’an 7142. Il resta au patriarcat treize ans moins
quelques jours.
IV. — MacAIRE ELU METROPOLITAIN D’ÄLEP.
En ce qui concerne la question des habitants d’Alep, les pretres, les
notables, le elerg& pieux avec les autres chretiens se r&unirent le jour de la
fete de la Croix, au commencement de l’an 7144 du monde, dans le palais
metropolitain. Ils elurent le susdit cure Jean, mon pere, comme metro-
la vie du patriarche Euthyme Karme, cf. manuscrit ἢ" 30, fol. 25-35". C’est une bio-
graphie tres interessante mais incomplete. Macaire, patriarche d’Antioche, l’auteur de
cette biographie, disciple de Karm&, aurait pu ajouter encore bien de choses tres utiles
sur la vie religieuse et sociale qu'il connaissait tres bien. — 1. Euthyme III le Chiote,
fin decembre 1634 — debut de decembre 1617; apres lui vient Macaire III Za'im, 12/22
decembre 1647 — 12/22 juin 1672. Dictionnaire d’hist. et de geogr., col. 642 et 700;
ef. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 773. [οἱ il faut rectifier la date de l’election du
patriarche Macaire, qui change aussi Ja date de la mort du patriarche anterieur. 1]
s’agit seulement du mois, mal lu par Mourgos dans son ouvrage : le Voyage du pa-
triarche Macaire, vol. V, p. 193,1. 20. Il alu 12 decembre. En realite, d’apres les manus-
erits de Paris et Londres fol. 2, 1.4 et Constantin Bacha, Zuxtrait du voyaye du
patriarche Macaire d’Alep (en arabe), 1916, p. 54, nous lisons : el error
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* fol. 6 v”.
A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [44]
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1. Lgrd 1700 habet : „ysy&&. — 2. L habet : «σ᾽
politain avec le consentement des pretres, des grands, des notables οἱ
des autres chretiens ensemble. Ils &taient d’aceord et contents. 115 l’en-
voyerent avec la caravane ἃ Damas et le firent accompagner de prötres et
de laiques. Apres son arrivde en bonne sante et en s&eurite, le patriarche Kyr
Euthyme consacra mon pere seigneur metropolitain d’Alep, le dimanche
27 octobre, et a cause de sa grande amitie eten consideration du defunt son
initiateur et son ducateur, ille fit catholicos, inspecteur de son diocese, exar-
que, c’est-A-dire son representant, son gerant sur le pays d’Amad et ses envi-
rons et sur Antioche, le siege du patriarcat, et ses environs. On lui permit de
celebrer la messe s’il y venait. Puis il revint, ainsi que ses compagnons, ἃ
Alep avec une grande joie. Les chretiens l’aceueillirent et le recurent avec
bonheur, respect et allegresse. Il y resta metropolitain pendant douze ans
entiers, suivant les traces des seigneurs anterieurs, qui ont une renomme6e
excellente. Il conduisit les chrötiens dans les päturages du salut, accomplis-
sant tous les commandements du Dieu Trös-Haut sans defaut. Π les dirigea par
son habilete et son heureux gouvernement. Il marcha comme ceux qui l’ont
preeede, ou mieux encore, il augmenta le bien-ötre et le bonheur plus que
par le passe, lorsqu’il couvrit les chretiens de son aile comme l’aigle couvre
ses petits,
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[45] INTRODUCTION. 45
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1. Lgrd 1700 om. t+£9 au sy... — 2. L a la note marginale : Be] gi!
ΠΥ ῖς ὃς e Sy. — 3. Lgrd 1700 habet : Baur ἧς L om. a0& SL τες
5. Lgrd habet : 1700 L&. — 6. L habet : u“.
V. - ÄRRIVEE DU SULTAN MourAanp A περ en 1049.
En l'’an quatre de son Episcopat qui est l’an 7147 du monde et 1049 de
’hegire, le sultan Mourad arriva de Constantinople ἃ Alep avec une armee.
Ily entra le jeudi 12 juillet, avec l’intention de partir pour la ville de Bagdad
_ alin dela conquerir. Toutes les communaut6s chretiennes sortirent et le regu-
rent avec diverses 6tofles de qualites precieuses en les d&ployant sur les bords
de la route; elles avaient avec elles leur pere et seigneur mötropolitain, les
prötres et les autres chretiens avec les diflerents corps de metiers, depuis Khan
Toumän jusqu’ä la place du Midän. Ce jour fut un jour celebre qui comptera
dans la vie des peuples et qui sera mentionne dans les äges futurs jusqu’äla fin
des siecles. La sultane europsenne, son &pouse, l’avait devance de trois jours
avec son cortege de carrosses. Il resta seize jours ἃ Alep. Ce fut beau, comme
un röve, parce que par sa presence l’abondance arriva, tout devint fertile. La
ville n’eut besoin de rien malgr&ö les nombreux soldats qui l’accompagnaient
et qui ressemblaient par leur multitude ala pluie tombante, Puis ils se diri-
gerent tous vers la ville de Bagdad par milliers qui döpassaient la mesure et
_ les nombres, jusqu’ä ce qu'il y arrivät par sa puissance. Il hissa sur elle le
_ drapeau de la victoire et de la gloire; ıl y resta quarante jours, l’assiegeant
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46 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [46]
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1. Lgrd 1700 \,&, erreur du copiste. — 2. Lgrd 1700 :5,1.J1. — 3. Lgrd 1700 :
— A. Lgrd 1700 habet : „==. — 5. Londres habet "=: pro ἀα». — 6. L habet :
erreur du copiste. — 7. Lgrd 1700 habet : sy“=.
=
2
sans negligence et sans pr&occupation, et il la conquit ets’en rendit maitre de
7. Ja main de Güzel Pacha par la force. Il fit passer beaucoup de ses habitants au
ΠῚ de l’eEpse. Les nouvelles Sal qui annoncaient la vietoire se repan-
dirent dans tous les pays. Tous le feterent sept jours avec une grande joie,
puis il revint ἃ son siege vietorieux. Il resta ἃ Constantinople une demi-
annde et mourut, devenant l’habitant de l’eternite. Apres lui regna son frere
le sultan Ibrahim '.
En l’an cing de l’Episcopat de mon pere, le 9 aoüt, vint a Alep le pere et
seigneur patriarche Kyr Euthyme de Chio et apres lui ses amis. Il ordonna
le cur& Joseph d’Alep mötropolitain d’Akkar et de Rahbe et l’envoya dans
les pays des chretiens habites et vastes. Lorsque celui-ci arrıva ἃ une ville
nomm&e Putivl? pres de Moscou et Korop, il passa dans la miserieorde du
Dieu Tres-Haut et dans la societe de son Maitre. Le seigneur patriarche resta
a Alep presque cent jours entiers et, apres avoir pergu la dime, il en sortit le
1. Apres le sultanMourad, oceupaletröne le sultan Ibrahim, qui n’a pu jouer le rölede
son predecesseur ἃ cause de sa vie desordonnde. A la suite d'une conspiration entre les
Boustandgi-Bachis et Walides, le sultan fut fait prisonnier et ex&cuts etle bourreau recut
50 ducats. Telle [αἰ sa fin. — Pour les autres details de son regne, sa cour, sa person-
nalitc, son temps, ef. N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol. IV, p. 35-53.
— 2. Putivl etait la douane entre les Cosaques et Moscou. (Juiconque venait d'un pays
6tranger devait y passer. Buletinul Comisiumei Monumentelor Istorice, Bucuresli, an,
Ν, 1012; Ρ.. 118:
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48
[47] INTRODUCTION. 47
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1. Lgrd 1700 habet : „o-I=".
mardi 22 novembre de l’annee. Il partit avee Sa Grandeur mon p£re, et moi,
je l’aceompagnai. Nous lui fimes nos adieux ἃ Hama et nous revinmes
- enrichis de ses bönödictions.
VI. — LE PELERINAGE A JERUSALEM.
Dans la septieme annde de son &piscopat, c’est-ä-dire en l’an 7150 du
monde, il partit pour le pelerinage de la sainte ville de Jerusalem en compagnie
de soixante personnes d’Alep, parmi lesquelles il y avait des pretres et des
diacres. Ge [ut un beau pelerinage qui restera m&morable dans les sieeles
futurs. Nous l’avons accompli avec joie et allögresse spirituelle, avec glorifica-
tion et celebration de messes, avec la louange et les prieres qui s’unirent pour
la psalmodie et le chant. Nous faisions avec les habitants de Jerusalem une
grande, nombreuse et abondante caravane. Ils nous suivaient; ils marchaient
'sinous marchions, et s’arretaient quand nous nous arretions.
A Qärä nous les quittämes et nous nous dirigeämes vers Yabroud οἱ nous
_ visitämes ses 6glises majestueuses dans le monde, les cellules de saint Conon
le jardinier, des excavations dans une montagne, je veux dire celuiqui empri-
sonna les d&mons dans les cruches. Ses jardins sont nombreux et celebres, ses
fruits sont delicieux. Comment n’en serait-il pas ainsi ils sont cites et louds
dans la sainte Bible ou l’on dit : « comme des jardins ἃ Pamphylia », car
tel etait son nom dans l’ancien temps.
ΠΟΙ νος
ΠΟΙ
48 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [48]
Sage Il aus LS οὐ Yan οὗν ΜΔ], κόρ οὐ Lil lie
Ba) Lo ae 5% Be >) er «οὐ 5 Adel! ἰλ.λ..5.9 ἋΣ 1,5
les κὰδ. la]
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1. Lgrd 1700 om. ‚lb. — 2. Lgrd 1700 habet : ἰς:». — 3. I.grd 1700 habet : „Ib.
4. Lgrd 1700 habet : 6x2 — 5. Lgrd 1700 habet : Li.
De Ἰὰ nous sommes venus ἃ Seleucie de Syrie qui se nomme aujourd’hui
Ma’loula, ou nous avons visite l’Eglise sainte de la premiere martyre, sainte
Theele', (son corps y est cach6), et le couvent de Saint-Serge le Thaumaturge,
Les eaux de cette ville sont abondantes et jaillissantes.
De la, nous sommes alles vers le fort de Sednäya dans le but de visiter la
Vierge, la maitresse du monde, la reine du genre humain, la m&re de J&sus- 2
Christ attendu; nos ämes ἃ linstant en furent ranimees et toutes nos peines
dissipees.
Ensuite nous sommes allds ADamas la bien gardee par le chemin de Menin.
Nous nous sommes rencontr6s avec le pere seigneur patriarche. Ses habitants
nous regurent joyeusement, tous se r&jouirent de nous voir et furent contents
parce que tous s’attendaient ἃ notre venue. 115 nous firent descendre dans la
demeure du patriarcat florissant, avec tous les honneurs. Nous restämes chez
eux presque dix jours’ et nous les quittämes en nous dirigeant vers la ville de
Siyhoun [= Jerusalem). Pour y arriver, nous marchämes courageusement.
Notre arrivde coineida avee celle de son seigneur l’'honor6, c’est-A-dire de Sa
Grandeur le patriarche Kyr Thsophane, parce qu’il 6tait absent depuis sept
ans, pour la reparer et pour la restaurer. Il nous traita avec tous les soins
1. En ce qui concerne sainte Thöcle on peut consulter C. Marinescu, Za Catalogne et
l’Armenie au temps de Jacques 11 (1201-1327). Envoi par le roi Ochime des reliques des
sainte Thecle ἃ la cathedrale de Tarragone, Paris, 1923, p. 11 seq.
[49] INTRODUCTION. 49
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1. Lgrd 1700 om. ὁ.5.95.}}. — 2. L habet : \aus ‚z& pro (eK δ᾽ «ἂν». — 3. L
habet : ya al.
et tous les honneurs. J’aurais souhaite que ce sejour füt plus long; e'etait
la fete des-glorieuses Päques, le 10 avril. Nons avons visite tous les couvents
et lieux saints et nous descendimes dans le couvent de Saint-Säbäs, deux
jours. Nous avons parcouru les couvents de cet Ouadi qui fut deerit sans men-
songe et qui contenait quatorze mille cellules ereusses dans le roe comme nous
l’avons constate suflisamment de visu. Le jeudi apres le dimanche de saint
Thomas, nous quittämes J6&rusalem et nous revinmes ἃ Damas. Nous y enträ-
mes le matin du dimanche du Paralytique. Au grand matin nous assistämes
dans son öglise ἃ la sainte messe, et le dimanche d’apres, qu’on appelle la
Samaritaine, notre Maitre c&l&bra la messe avec la permission de monsei-
gneur le patriarche, qui lui ordonna de faire un sermon pour le peuple. Il s’in-
clina devant son ordre avec obeissance et soumission, il leur parla autant
qu’il put et leurs ämes se röjouirent et furent soulagees par ses paroles. Ils
admirerent ses conseils animes et doux. Il termina le sermon par un remercie-
ment ἃ monseigneur le patriarche, avec les voux fervents et les meilleures
paroles. Dans ce m&öme jour il ordonna diacre le lecteur, I’humble historien
que je suis. Nous fimes nos adieux ἃ tous et nous allämes vers notre ville.
Nous partimes de Jerusalem avee Kyr Maxime, le catholicos de G£orgie.
Le jeudi de l’Ascension nous enträmes ἃ Alep οὐ fut röserv& un bon aceueil
ἃ Sa Grandeur le mötropolitain de la part de ses sujets et de ses commu-
nautes, avec la plus grande eer&monie, avec honneur, respect et consideration.
PATR. OR. — T. XXI. —F. 1. %
50 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [50]
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1. L habet : rd — 2. Lgrd 1700 habet : 233). — 3. Lgrd 1700 om. gun!
Nous traversämes la ville d’Alep — que Dieu la sauvegarde de tout mal
et malheur! — fertile par son bon march& et par sa prosperite ; elle 6tait dans
une parfaite justice et öquite. Le gouverneur en ces jours-lä &tait Housein
Pacha, le fils de Nassouh Pacha. Nous n’avons jamais vu l’injustice A cette
epoque.
Dans cette annde on forma le projet de faire venir de Perse l’eau de samar-
mar, comme on le faisait depuis longtemps, pour faire disparaitre les saute-
relles, car en cette annde il en parut un grand nombre. Malheureusement,
on ne trouva pas de cette eau.
Lorsque les envoyds revinrent et l’apporterent, ils la firent monter dans
un vase au-dessus de la porte du maqäm du cheikh Abou-Bakr, parce qu’il la -
surveillait afın qu’elle ne passät pas sous un toit, ni sous un linteau de porte.
Alors il ordonna de sortir A sa rencontre ἃ tous ceux qui se trouvaient dans
la ville: musulmans, chrötiens et juifs. Les musulmans s’avaneerent les pre-
miers en louant, puis les chretiens chantaient en gree ; ils marcherent autour
de l’enceinte de la ville en ordre parfait, jusqu'ä ce qu’ils l’eussent apportee et
suspendue A la porte du maqäm. Ils la recurent dans des vases de cuivre par-
dessus la porte [dudit maqäm]. Nous partimes ensuite devant [l’eau] jusqu’ä
ce qu’ils montassent avec elle ἃ la eitadelle. Ils la monterent au-dessus de la
porte de la eitadelle et la suspendirent sous l’auvent du minaret sans la faire
[51] INTRODUCTION. 51
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Col, gi ll οἷς Eulen lbs len οἱ ul ze Zar al en Ann es
1.L om. 3,58. — 2. Ladd. : 5.
passer sous les portes de crainte que son pouvoir" ne Τὰν dötruit et que ses
effets utiles ne fussent perdus. A l’öpoque de l’Eclosion des sauterelles et de
leur vol dans l’espace, on remuait le vase de cette eau gardee et il arrivait
un nombre considerable d’oiseaux nomme&s samarmar. Les sauterelles tom-
baient les unes apres les autres jusqu’ä ce qu’il n’en restät plus une seule.
Description de cet oiseau : il est noir et petit comme un moineau. — Le
pacha ordonna de ramasser dans des sacs les sauterelles &closes autour du
territoire d’Alep et surtout du cöte du sud. Il imposa cette obligation aux
"paysans, aux habitants de la ville et ἃ ceux qui vivaient dans les environs. Ils
ramasserent quatorze mille sacs et les firent jeter de main d’homme dans
le puits houar en face de la porte de la citadelle.
Dans la neuvime annde de son öpiscopat, vint ἃ Alep une deuxiöme fois le
pre et seigneur patriarche Kyr Euthyme. Nous le regümes ἃ Hama avec joie
et rejouissance.
Son entree, qui eut lieu le 1” fevrier, redoubla la joie des chrötiens et
ΟΠ obligea Sa Grandeur mon pere ἃ me marier. Il me maria le dimanche de
— IV’Enfant Prodigue, le 17 fevrier; j'avais l’äge de dix-sept ans. Il recueillit
aisement la dime de ses sujets selon l’usage et partit cent jours apr&s. Il se
ο dirigea le 17 mai vers Hama et Tripoli en häte, puis il revint ἃ Damas.
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52 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [52]
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1. Lgrd 1700 om. U! as.
VII. — ELECTION AU PATRIARCAT.
Au commencement de la treizieme annde de son &piscopat, le seigneur
patriarche Euthyme tomba gravement malade. Tous desespererent de lui. Les
prötres et le clerg& se r&unirent, lui firent l’onction sacree et lui demanderent
qui le remplacerait 51} venait ἃ mourir. Il leur r&pondit — que Dieu le tienne
en sa misericorde! — en leur faisant part de son espoir et de son dessein :
« Si vous voulez un organisateur habile, ne mettez comme patriarche per-
sonne autre que le meötropolitain d’Alep. » Il termina par cet avis judieieux,
par l’excellente parole du saint Evangile : « le disciple sera consider comme
son maitre ». Il a fait comme son predecesseur, c’est-A-dire celui qui l’avait
consacre — que la misericorde de Dieu soit sur ui! — Il &lut [mon pere]
mötropolitain.
Lorsqu’ils entendirent prononcer cette parole, ils furent enchantes, et
en häte ils &erivirent et lui presenterent cette lettre. Il la signa pendant
qu’il etait dans cet &tat [grave] et ils l’envoyürent avec un messager au
mötropolitain. Ils lui recommanderent de presser son ἀόραν et de häter son
arriv6e. Lorsque le messager arriva ἃ Alep, ilne trouva pas le mötropolitain,
qui &tait deja parti ἃ cause de nombreuses injustices et de prejudices commis
par le gouverneur Qara Hassan Pacha, qui abusait de l’espionnage (chan-
tage) et de la taxation illegale. Il etait parti du pays de Ma’arra et de Hanak
ἃ Killiz. Le messager ne cessa de s’informer de lui en le cherchant jusqu’a
ce qu'il eüt atteint son but. Lorsqu’il l’eut rencontr6, il lui remit cette lettre;
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[53] INTRODUCTION 53
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1. Lgrd 1700 om. Is. — 2. Lgrd 1700 habet : δἰ. — 3. Lgrd 1700 habet: 2).
il la lut et apprit ce qu’on [αἱ voulait. Ce desir lui causa une grande peine,
surtout quand il sut la gravit& de la maladie qui avait atteint le patriarche ;
il ne voulut pas partir et envoya une r&ponse pour s’excuser. Lorsque le
patriarche apprit son refus, il se courrouga. Pendant qu'il etait ἃ l’agonie,
il ordonna de lui envoyer une deuxieme lettre en lui faisant savoir, qu’au cas
οὐ il refuserait de venir, il serait interdit. A l’arrivee de cette deuxieme lettre,
il se erut oblig6 d’envoyer la reponse "qu’il arriverait sans retard. Ainsi il
se dirigea malgre lui vers Damas, avec moi qui ne le quittais jamais.
Lorsque nous arrivämes ἃ la ville de Hama, nous trouvämes un autre
troisitme eourrier avee une lettre pour nous demander de la part des pretres
et des notables de Damas, (lettre] eonforme en substance ἃ la premiere lettre
elle-m&me, annoncant la mort du patriarche la nuit de 11 octobre et sup-
pliant Sa Grandeur le mötropolitain de venir sans retard de peur qu’il ne restät
exclu du testament et — Dieu nous garde de ce grand danger! — quun
retard ne fit &clater des disputes, des querelles et des intrigues, etant donn&
surtout qu’au moment de la mort du patriarche, on avait obtenu le transfert du
pouvoir et l’acte authentique au nom de Macaire conformement au testament
du defunt Euthyme.
* fol. 8 v°
* fol.8 ν".
54 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [54]
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1. L habet : 5.λ.,ο; Lgrd 1700 a la forme correcte : Lu. — 2. La la note margi-
nale : IFA a.
Alors ἃ Damas ötait pacha Mahomed Pacha Kupruli' le respeete, qui
devint apres grand vizir. De peur aussi que l’opinion publique ne se divisät
et qu'il ne surgit de nouvelles complications, ils demanderent de faire venir
avec Jui le mötropolitain de Hama, Melece, et le mötropolitain de Homs, Phi-
lothee. Ils parlirent avec nous et nous trouvämes, ἃ Sednaya, Kyr loseph,
metropolitain de Qärä. Nous enträmes ἃ Damas de bon matin. Kyr Gregoire,
metropolitain de Hauran, y &tait. A Yunanimite ils elurent [mon pere] patriar-
che et le consacrerent pour le diocese d’Antioche. Il s’eleva et devint chef
par l’inspiration vraiment divine le 12 novembre l’an 7156 de l’existence du
monde p£rissable*.
1. Sur le grand vizir Kupruli, ef. N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol.
IV, p. 86-106. — 2. Nous reproduisons ici un resum6& qui nous donne une idee de la
valeur des ouvrages composes jusqu’ä pr&sent sur l’histoire des patriarches d’Antioche.
Le premier auteur d’une liste syst&matique des patriarches melkites d’Antioche est Atha-
nase III Dabbäs qui cerivit probablement en arabe vers la fin du xvı° sieele et traduisit
son histoire des patriarches d’Antioche en grec littöraire en 1702. (οἱ ouvrage qui se
base sans le dire sur Euthychius Yahyä, le patriarche Macaire III et son fils, larchi-
diacre Paul, est encore inedit et se conserve ἃ la bibliotheque nationale de Vienne sous
len’ 71, fonds grec. _
Le bollandiste Pierre van der Bosch (Boschius) a inser& en töte du tome IV de juillet
des « Acta Sanctorum », Anvers, 1725, un Tractatus historico-chronologieus de patriar-
chis Antiochensibus, dans lequel il discute la chronologie des titulaires grecs, jacobites
et latins, jusqu’a l’&poque de Jean IV inelusivement, compos& d’apres les sources con-
nues ἃ celte epoque. Ce travail est le premier essai serieux de chronologie. Il a &t6
depass@ par le dominicain Le Quien, dont le deuxiöme volume de l’Oriens Christianus,
publie ἃ Paris en 1740, renferme (col. 699-776) une serie aussi complöte que possible
depuis saint Pierre jusqu’a Cyrille VI Tänäs d'un cöte et Sylvestre de Chypre de l’autre.
Son travail reste encore aujourd’hui la base de toute &tude ulterieure. Dictionnaire
d’hist. et de geogr., col. 697, et sur les autres details, col. 698.
La liste des patriarches d’Äntioche qui a le plus de valeur aujourd’hui a &t@ composde
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[55] INTRODUCTION. 5:
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Plus tard on rassembla un synode pour se consulter et pour deliberer: on
fixa la totalit& des dettes inscrites dans les registres, c’est-ä-dire de celles que
laissa apres sa mort ce patriarche. On trouva un total de six mille piastres y
compris les interöts. Puis on fixa d’accord ce qu’on avait depense pour son
par Ouspenskyd’apres le Taktikon de’ Jean Ajjeymi et l’histoire des patriarches d’Antioche
par Braik, et publiee dans Troudy de l’Academie spirituelle de Kiev, 1875, p. 385-480.
On peut rapprocher de ces histoires des patriarches d’Antioche composees par Paul
d’Alep, Athanase Dabbäs, Jean Ajjeymi et Braik, l’ouvrage similaire du patriarche de
Constantinople Constance | : Περὶ τῶν ἐν ᾿Αντιοχείᾳ πατριχρχευτάντων publie dans Κωνσταντίνου
A. Τοῦ ἀπὸ Σιναίου πατριάρχου Κωνσταντινουπόλεως Βιογραφία χαὶ σύγγραφαι αἱ αἴλάσονες Par
Th. Aristoklis, Const., 1866.
Voiei la liste des patriarches dont il a ete question jusqu’a maintenant, sans laisser
de cöte les patriarches dont Paul d’Alep ne parle pas dans son introduction.
Theodore Ill Balsamon, entre 1185/1191 — apres 1195.
Simeon II Ibn Abon Satbe, avant 1206 — apres 1235.
David, vers 1242 (?) — apres 1247.
Euthyme I, avant 1258 — au plus tard 1273.
Theodore IV de Villehardouin, juin 1275 — vers 1283/1284.
Arsene, vers 1283/1284 — environ entre 1285/1290.
Cyrille II, environ 1285/1290 — peut-etre 1308.
Denis I, vers 1309 (?) — apres 1316 (?).
Cyrille III ??
Denys I1??
Sophrone ? ?
Ignace II, avant novembre 1344 — avant 1359.
Pacöme I, premiere fois, avant 1359-1368.
Michel I®, 1368 — 17 aoüt 1375.
Pacöme I, deuxieme fois, δοὺξ 1375 — milieu 1377.
Mare 15", milieu 1377 — 10 avril 1378.
Pacöme I, troisieme fois, avril 1378 — 19 decembre 1386.
Nicon, debut de 1337 (?) — 11 janvier 1395.
Michel Il, 6 fevrier 1395 — 18 avril 1412 (?).
Pacöme II ie Haouranite, 1° juin 1412 (?, — 9 octohre 1412.
Joachim Ie, ? — 1424-1425.
Marc II, 1426/1427 — ?.
Dorothee I®, 1434-1435 — 8 septembre 1451
Michel III, 14 septembre 1451/1456 ἢ)
Mare ΠῚ, 1456 (ἢ) — 1457/1458
56 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. 156)
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enterrement et ses obs&ques et pour l’obtention du firman du pacha au nom
du nouveau patriarche selon l’usage, plus ce qu’on avait depens& pour fixer
cela dans l’acte lögal avec le consentement de tous, c’est-A-dire de tous les
chretiens du diocese, cela pour mettre fin aux contestations et oppositions et
pour prevenir le retour des choses anterieures. Le montant de cette derniere
depense fut d’environ quatre mille piastres et la somme totale des dettes
fixce ἃ dix mille, puis on la convertit en faveur des cr6anciers avec les
interöts et en peu de temps elle monta ἃ plus de treize mille. En nantis-
sement de cette somme, on mit en gage quatre mitres : l’ancienne, la grande,
Joachim II, avant 20 juin 1458 — aprös 1° juin 1459,
Michel IV, vers 1470/1474 — avant 1484.
Dorothee II Ibn As-Säbbouni, avant 1484 — apres 1500.
Michel V Ibn Al-Mawardi, vers 1523/1424 — apres juillet 1529.
Dorothee III, ? — 1530/ 1531.
Joachim III, comp&titeur des 1527, 1530/1531 — avant novembre 1534.
Michel VI, Sabbägh, avant 10 novembre 1534 — 1542/1543.
Joachim IV Ibn Joumma, competiteur des 1540, 1542/1543 — apres fevrier 1575.
Macaire II Ibn Khilal, antipatriarche, 1543 (?) — 1550 (Ὁ).
Michel VII, avant 17 juin 1576 — 25 decembre 1592 — A janvier 1593.
Joachim V Daou, antipatriarche, avant 25 mai 1581 — 7/17 octobre 1592.
Joachim VI Ziäde, avant fevrier 1593-1604.
Dorothee IV Ibn Al-Ahmar, 1604-1612.
Athanase II Dabbäs, avant fin aoüt 1612-1620.
Ignace III ’Atiye, 10/24 mai 1620 — vers avril 163%.
Cyrille IV Dabbäs, antipatriarche, 10/24 mai 1620-1627.
Euthyme II Karme, debut mai 1634 — debut d6cembre 1634.
Eutliyme Ill le Chiote, fin d&cembre 1634 d&but d&cembre 1617.
Macaire ΠῚ Za'im, 12/22 döcembre 1647 — 12/22 juin 1672. Dietionnaire d’histoire
et de geogr., vol. III, col. 699-700; ef. Le Quien, op. eit., vol. II, col. 759-766.
A utiliser avec les corrections proposdes pour chaque patriarche deerit par Paul
d’Alep. Pour l’histoire des patriarches d’Antioche en dehors des sources citees par
M. Karalevskij dans son &tude publise dans le Dietionnaire d’histoire et de geographie,
on trouvera des details tr&s interessants dans le man. n® 29, p. 180-191, pour les
patriarches ἃ partir de Theodore Balsamon jusqu’ä Macaire, et dans le manuserit πὸ 30,
fol. 17-35", pour les patriarches ἃ partir de Joachim Ibn Djoumma. Les deux manuserits
sont composds par le patriarche Macaire d’Antioche. Ils se trouvent actuellement au
Musce Asiatique de Leningrad.
[57] INTRODUCTION. 57
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1. L habet : 9.3}, erreur du copiste. — 2. L habet : ls=*. — 8,1, habet : —ara9,
erreur du copiste. — 4. L habet : ls. — 5. L habet : bL&, erreur du copiste. —
6. Lgrd 1700 om. us.
celle d’Alep et celle de Constantinople, avec le reste des chasubles et les
vases du culte. Ensuite monseigneur le patriarche envoya ses benedictions
et ses voeux, selon l’usage, dans tous les pays.
Le 21 novembre il elut et ordonna prötre Michel, fils du prötre Bechara
d’Alep, qui avait dt6 en sa compagnie, comme metropolitain d’Alep, et l’appela
Metrophane, et il !’y envoya. Il consacra avec lui son humble historien archi-
diacre, c'est-a-dire chef des diacres, sur les deux villes de Damas et d’Alep et
sur tous les pays arabes, et il partit.
VIlIl. — VısıreE DE SON DIOCKSE.
Il partit pour visiter le couvent de Sedndäya, pour s’y prosterner et demander
a la sainte Vierge ses meilleurs dons. Il arriva ἃ Seleucie de Syrie, c’est-ä-
dire ἃ Ma’aloula et aPamphylia, c’est-a-dire ἃ Yabroudet ἃ Qärd. Il revint aux
villages d’Ain Et-Tineh“ et de Bakhet et dans le reste du diocese de Djabat
Assal.
Le 5 fevrier, il choisit et consacra ἃ Sednäya eveque de Yabroud et de
Ma’aloula le pretre Ibrahim de Deir Atiy&, homme vertueux et ermite, et l’appela
Athanase.
Apres la visite, il revint a Damas, et ordonna pretre et cur son diseiple,
= fol. 97%
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58 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [58]
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1. L habet : ΔΑ, erreur du copiste. — 2. L habet : ip !|, erreur du copiste. —
3. Lgrd add.: 2. — 4. L habet: ya erreur du copiste,
-
le diacre Gabriel d’Alep et lui donna le rang d’archimandrite, c’est-a-dire
chef des couvents, et l’envoya comme exarque, c’est-A-dire son representant,
au pays de Georgie avec des personnages en sa compagnie.
Le 6 juillet, monseigneur le patriarche sortit de Damas pour visiter son
diocese, pour ramasser les dimes et pour voir l’&tat de ses fideles en dehors
du pays de Damas, c’est-ä-dire Sidon (Saida) et Beyrouth, et dans le distriet de
Chouf. Il passa cette nuit dans le village de Dimäs; de la il se rendit ἃ Aita, ἃ
Qaroun, ἃ Machgarat, ἃ Kafar Milka; de la il retourna ἃ Sidon (Saida), ou il entra
un jeudi. Puis il monta ἃ Harah et ἃ Abrah et revint ἃ Sidon (Saida) ou il resta
douze jours. Il en sortit et vint ἃ Wadi Leimoun, puis ἃ Barriye (— Berti?), ἃ
kafar Beit, ἃ Kafar Hatta, puis encore A Wadi Leimoun, et delaaux villages de
Bersi, Anbel, Bäaglin, village de l’&mir Milhem, et se rencontra avee lui. Ensuite
il revint ἃ Anbel, ἃ Gharife, ἃ Mezräa, ἃ Ain-Qane, ἃ Amatour, ABeter, ainsi qu’ä
Niha, celebre par sa eitadelle ou s’&taitcach6 l’ömir Fakhreddin lorsqu’il yfut
assiög& par Kudjuk Ahmed Pacha de Damas qui le prit et l!’envoya ἃ Constan-
tinople ou il [αὖ tue. Puis il alla ἃ Bäadran et de Ἰὰ ἃ El-Khraibe, ἃ El-Müaser,
ἃ Betloun, ἃ Freidis, de la ἃ Barouk οὐ nous avons vu Räs-el-Ain, de laa Ain-
>
ei re ee ee
re ee N 4.
[59 INTRODUCTION. 59
AN] ὺ Bet) ls eur ZA «οἷ er lin ἘΝ > ὧς «οἷν or «οἷ
ai An ia) Se I! sr nach gebe) «5 yo I, u οἷ ss
le & ΘΒ ὧν» a! Kin.) N > ἐν Sssley Ss ιν usa - οἱ ΞΡ
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«οἷ αἰ. ἘΠῚ" Us - >. ΡΝ DR BZ ὧν ul @ Us
us Ju, zlly Lie! 5 ine ud! sl 9 μἱ
1. L habet:: er wur τ 2 2. Lgrd 1700 habet : I». - >; αὶ habet : «ἰδ Pro ‚Le.
— 3. Dans le manuserit de Benngted de 1700, apres : 1...) ἘΠ er manque toute
la description du voyage, les dernieres preparatifs pris par ᾿Ξ Ἐπὶ ττῖς Macaire, la
traversee de l’Asie Mineure, le sejour ἃ Constantinople et la description de la ville,
Zahalta, ἃ bessine, ἃ Brih et ἃ Ain-Waszieh, ὃ. Samaganieh, ἃ Ed-Deir et ἃ Chouei-
fat ou il celebrala messe le neuvicme dimanche apres la Pentecöte.
Il entra ἃ Beyrouth la bien protegee le 21 aout et je me rendis apr&s Päques
ἃ Alep, j'y restai un moment, puis je revins ἃ Damas. Ensuite j'allai le rejoindre
ἃ Beyrouth, οὐ je me suis rencontr6 avec lui. Nous en partimes le 21 septembre,
nous montämes la montagne de Kesriwan, puis arrives au village de Bekfaya et
ἃ El-Mhaidteh, nous celebrämes la messe dans son eglise le premier dimanche
de saint Luc. Nous arrivämes au couvent de Mar-Elias oü nous celebrämes la
messe et nous partimes pour le village de Chouer et pour Beskinta au pied du
mont Liban oü nous celebrämes la messe dans l’eglise. De Ἰὰ nous partimes
pour Kefer Akab et nous dimes la messe dans la nouvelle eglise apres sa con-
N
7
-
seeration et la decoration de son sanctuaire et cela le premier dimanche
d’octobre. Nous retournämes ἃ El-Mhaidteh, ou nous 'eelebrämes la messe
deux autres fois, puis nous arrivämes ἃ Bekfaya et nous descendimes ἃ Beyrouth
le vendredi 16 octobre et nous sortimes de la ville en compagnie de son
metropolitain Joseph.
Nous nous embarquämes le 18 octobre et le matin nous arrivämes au port de
Tripoli oü nous debarquämes. Et tous les chrötiens vinrent au-devant de nous
en compagnie de leur metropolitain Kyr Joachim et nous accueillirent avec
* fol. 9.v”,
* fol. 9
60 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [60]
Dee gt el al ya A al ΕΞ
& = = su) > σῦν. τ um Ὁ ὠν Ὁ τ SÄs σὺ I Aloe
> τῇ Ei ee ste N A ἰῷ a ul alany ug ago
LU N Ass ae u a ap aid sin dl a Vol is anf
" Ns As ln er a ey ll 5 οἱ οἱ
A as se sa ὧν IR le, za lol Loläl, al ey an
al 25 οἱ ἢ zAl pe a5 N N Ar AN 8 ir dm al Joel
N] DB" - (89 (>. N) el Ss, οἷ ls 0 ΕΣ & οἷ is
(ss el, οἱ ine; I οἰ >; , ua ἱρῷ gl Un 3 ei Lee
des eglises ete... Cette partie est resumee en quelques lignes : LLls>, N © gi,
ar ςτὸ (lire 110°) Io IN el) ΟΝ vie am LS νῦν He Set er
SEHE, st = Be
a a al | (lire 38 ἢ } 2) a)! pe EIN" ε Sl Se) s al Pe Dei
Ἢ cr Al: — Ba
Bes 2) ya 5 I, ΡΘΕ ΣΟ " Ex Us we Ku En ὡ’Ρ»ὶ ἰ...}. τ
© -
3 4} pp: Aus il poursuit son reeit avec: ε ) = qui se trouve dans le manuserit it de
Paris au fol. 27'°, 1. 19.
1. L habet:: hier.
bonheur et joie. Nous enträmes dans la ville, puis nous celebrämes la messe
le dimanche des Gadareniens'. Nous montämes ἃ Häret El-Djabal et nous οὐ]ό-
ν΄. brämes la messe * dans l’6elise de Saint-Michel le jour de sa fete, le 8 novem-
8 J
bre. Puis nous partimes pour la visite du couvent de la |sainte) Vierge ἃ Keftin
οὐ nous c&lebrämes la messe.
Le dimanche 19 novembre il eönsacra mötropolitain de Tyr et Sidon le
pretre Elie Marmeniti et l’appela Jersmie. Nous sortimes de la le jeudi
20 novembre pour inspecter le district de Koura, puis nous visitämes premie-
rement le couvent de Mar γα χὴν le Decapite et nous y c&lebrämes le jour de
la fete de l’Entree de la Vierge dans le Temple. Ensuite nous vinmes ἃ Deir
Belment olı nous celebrämes la messe. C’est un grand couvent royal. Nous y
vimes ἃ cette epoque les grenadiers, les poiriers, les pommiers et pruniers
en fleurs et ayant dejä nou6 des fruits mangeables, parce que les arbres de
la οὐ produisent deux fois par an — que Dieu soit beni! — Nous sortimes
du couvent et nous arrivämes au village de Qalhat, de la ἃ Fiya ou nous οὐϊό-
brämes la messe; puis nous arrivämes au village de Betram eelebre par ses
copistes, et nous y cölebrämes la messe le dimanche, Nous allämes au couvent
1. 11 est trös dillieile d’identifier le mot „a ΔΑ τοῦ
4
N TU 00 EN OR DYDR® WIR... ὙῊΝ
[61] INTRODUCTION. 61
Mus Στ. 2 lie „8 οἱ ἰδ Wien au Le Mails Aula gl Sl ὧδ οἱ
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1.Ladd.: N lan, pi.
de la Vierge du Räs pres de lä et nous y celebrämes la messe. Nous partimes
pour Badiya et nous revinmes ἃ Beiram, de la au village Amioun connu par ses
savants et nous y restämes une semaine. Nous partimes pour Kafar Akka et
pour Kesba, et le saint couvent de Hamatourah. Le chemin qui y conduit est
trös difhieile, il est creuse dans une montagne au sommet de laquelle on voit
encore le couvent de Saint-Georges. De lä, la route va vers le pays de
Beharre. Nous sortimes et nous arrivämes au village de Kafar Caher et au cou-
vent de Saint-Elie pres du fleuve. Nous revinmes ἃ Deir Belment, puis nous
alläames au couvent de Natour, de Ἰὰ ἃ la ville d’Enfeh, a Hämät et nous mon-
tämes ἃ Deir Saidat-en-Nouriye jusqu’a Wijj-el-Hadjar, de la ἃ Bordj et ἃ Hämdit.
Nous retournämes ἃ Tripoli oü nous passämes les fötes de Noöl et de
l’Epiphanie. Nous sortimes et descendimes ἃ Batroun ainsi qu’a Abrin, a Kafar
Helda, ἃ Kefour au pied du mont Liban ou sont les nids des aigles. — On en
prit pour nous un, dont nous tirämes la graisse. — De la, [nous allämes] ἃ
Douma, ἃ Toula le village du chef Ali, ἃ Bekhaaz, ἃ Gherzouz, ἃ Chikhan, ἃ
Djbail, ἃ Ghazir, nous revinmes ἃ Barbära. Nous retournämes ἃ Abrin et arri-
‚vämes au couvent de Kefloun, nous passämes le nahr Qadicha (le fleuve saint)
et nous y c@lebrämes la messe le mardi du caröme. De lä nous retournämes
ala ville de Tripoli, le lendemain mercredi.
Nous fimes nos adieux aux Tripolitains et nous sortimes de chez eux le
jeudi de la deuxieme semaine du car&me. Nous nous dirigeämes vers le pays
* fol. 10 τ΄
τ fol. 10 r?
62 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [62]
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1. L habet : Jsl,. — 2. L habet : bl. — 3. L habet : as) pro εὖ"
d’Akkar et nous arrivämes ἃ Bgerzla, de la, ἃ “Ἄγψα, ἃ Djabräil qui possöde une ἢ
elegante eglise ou il γ ἃ une source d’eau courante qui jaillit sous la table du
sanctuaire et coule ἃ l’exterieur et guerit les malades. Nous y c&lebrämes la
messe le deuxieme dimanche du car&me. Nous arrivämes ἃ Khanigah et ἃ Rahbeh
Οἱ nous restämes deux semaines. Nous y eöl&brämes la messe le troisieme et le
quatrieme dimanches. De la, nous partimes pour ‘Aiath et nous revinmes A Ain
Ya'qüb οἱ ἃ Bezbina qui &tait en ruines. Nous retournämes ἃ Rahbeh et sortimes
le lundi de la einqui&me semaine du car&me. Nous allämes ἃ Sisnieh, ἃ Boueida,
puis nous revinmes ἃ Safita, nous y dimes la messe dans la grande &glise de
Saint-Michel, dans le celöbre Bourdj, le einquieme samedi. Nous revinmes ἃ
. Sisnieh” ol nous c@lebrämes la messe le cinquieme dimanche. Et nous allämes-
a Tannourin, ἃ Marmanita, ἃ El-Hosn ou nous visitämes l’Etoile du matin
= Venus), sa citadelle, et de la, a Anaz. Nous retournämes pour la visite du
couvent de Saint-Georges Hamirat. Nous celöbrämes la messe le dimanche des
Rameaux et le lundi saint nous partimes pour le village de ‘Arbah. le mardi
saint nous enträmes ἃ Aphioun.
Le mercredi saint, 21 mars, nous enträmes ἃ Hamah et nous esl&brämes
la föte de Päques qui [τ superbe. Le jeudi 25 avril, il y consacra le prötre
Atalah I’Amadien m£tropolitain d’Amad et de ses environs et il Pappela
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Γ [695] INTRODUCTION. R 63
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1. L habet : also! su] pro SH „N Seel] Ὁ}:
_ Theodose, cela d’apres son m£rite et sur le choix et consentement des habi-
tants, et ille leur envoya.
Quant Al’affaire du susdit mötropolitain d’Alep et A ce qui eut lieu dans son
eveche ἃ l’inspiration de l’Ennemi du bien et ’Ami du mal, etä ce qu'Il sema
— que Dieu le confonde! — de paroles, de querelles entre lui et les fils d’Alep,
ceux-ci adressörent au patriarche des r&clamations et des plaintes indignöes
contre lui au sujet de sa negligence ἃ leur &gard, de son manque de conve-
ΟΠ nances et de son peu de zöle pour l’administration de l’öglise et de son insu-
bordination vis-A-vis de son chef ainsi qu’ils en avaient &t& charges. A cause
de cela les chretiens ne pouvaient lui obeir, le calme et la tranquillite ces-
serent parmi eux, parce qu’ils avaient dit qu'il n’avait pas suivi le chemin de
2 son maitre, ni la conduite de son pred&cesseur. Cela peina beaucoup le sei-
ξ _ gneur patriarche qui en fut tres courrouee. Il envoya lui adresser un bläme
et d’apres les dispositions anciennes le priva de la dignit& de metropolitain, et
τι suspendit, puis apres l’interdietion il l’excommunia en lui disant : « Pen-
_ dant ma vie et apres ma mort 5015 excommunie et eloign& de Dieu. » A cause
de cela l’&veque s’eveilla de son ivresse, de l’erreur de son ignorance, il se leva
7 et, quoique malade de chagrin, alla le trouver ἃ Hamah. Il [le patriarche] l’ac-
Esabla de reproches amers. [L’&v&que] confessa ses fautes, se repentit de tout
* fol. 10 v®.
* fol. 10 v®.
64 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [64]
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1. Lire : δίψαν, comme dans le manuscrit de Londres.
ce qu'il avait commis, et repartit. Par les soins des deux mötropolitains de
Hamah et Homs qui intereedaient toujours pour lui, il jura de renoncer au vin
et aux boissons enivrantes et ἃ tout ce qui avait &t& rapporte sur son compte
οὐ de faire une soumission respectueuse. Puis il signa de sa propre main
l’engagement de s’abstenir de tout ce qui avait &t@ mentionne contre lui et
demanda pardon de tous ses torts. Alors |le patriarche] le benit, lui donna
Vabsolution et lui pardonna.
Alors il lamena ἃ Alep et y entra le 1” juin 7158 de notre pere Adam. Il
resta un certain temps jusqu’au retour complet du calme; il en sortit le jour de
la föte de l’Entree du Christ au Temple et se dirigea vers Damas ou il entra
le 11 fevrier. Il regla avec les prötres, les notables et le elerg& le compte de
ce 4} leur avait envoy& dans ce voyage, cela faisait plus de six mille pias-
tres. Ils payerent une part de la dette, capital et interets.
Le reliquat de la dette ne cessa d’augmenter au point d’entrainer la perte
des öglises et autres edifices qui furent laisses aux gouverneurs des villes.
Le lendemain de la föte de Penteeöte, le 3 juin, il consacra mötropolitain
de Homs le pretre Ibrahim fils d’Amich de Killiz et Pappela Athanase — il
eüt 6t& plus convenable de le nommer Arius, * comme je l’ai dejä dit — ceci
[65] INTRODUCTION. 65
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1. L. habet : γί.
avec le consentement et le choix des habitants. Peu apr&s, Satan sema entre
lui et eux-l'ivraie de la duret€ de c@ur et de la haine. 115 &changerent des
propos malveillants plus nombreux que par le passe. Tout cela fut cause par
leur mauvaise conduite et leur ingratitude envers lui et peut-&tre möme les
intrigues qu’il fit pour obtenir sa consecration, parce qu’aussi ni lui, ni eux,
n’avaient dans leurs caurs des intentions pures. Monseigneur le patriarche
[αν decu ἃ leur sujet; suivant ce qu’on avait cru, il avait voulu les..." parce
4115 etaient tous deux d’Alep, pour augmenter en eux sa gloire. Ce recueil
donnera de nouveaux details sur cela.
Abchir Pacha etait alors gouverneur de Damas. Le patriarche se rencontra
ayec Jui et Jui oflrit un cadeau qu’il accepta et lui fit l’accueil le plus hono-
rable.
Apres cela un groupe d’habitants de Gaza vint chez le patriarche se
plaindre de l'attitude honteuse de certains d’entre eux, qui quittaient leur reli-
gion les uns ἃ la suite des autres. Et cela ἃ cause de l’impöt foncier qui leur
etait demande : cent quatre-vingt-cing noms y 6&taient astreints par celui
que le pacha de Damas envoyait comme d’habitude en insistant parce qu'il
etait charge de percevoir leurs impöts du restant de la province de Syrie.
Cette annee-lä, ’impöt foncier des habitants de la Syrie atteignit treize
ΕΊ u Ξ , . ΕΥ .
1, ς- Δ 1, nommer son vicaire, son Successeur, ne parait guere convenir.
PATR. OR. — T. XXI. — F. 1.
66 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [66]
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1. L add.: „re bi.l,.
piastres. On nommait pour l’impöt foncier de Jerusalem et de sa province et
sur les...', susmentionnes un grand aga independant, avec de nombreux cava-
liers, leur reelamant les impöts sous les noms mentionnes. Les pauvres gens,
tous tant absents que presents, ne depassaient pas trente. 115 d&clarerent au
patriarche leur pensede, qu'ils n’avaient personne qui s’apitoyät, diminuät et
reduisit ces noms en exc£s, et que si l’on ne le faisait pas, 115 d&camperaient,
abandonneraient leur domicile, et quitteraient leur religion comme d’autres
lavaient fait. Il s'apitoya sur eux et il eut peur que leur eglise aux antiques
colonnes byzantines, qu'avait bätie saint Porphyrius son metropolitain, ne füt
abandonnee par eux et ne tombät en la possession d’autres peuples. ἢ eut
done pitie d’eux, il commenga ἃ s’occuper de leur affaire et il retrancha cent
quarante et un noms de la liste inserite sur le registre imperial. Apres cela, il
leur remit une lettre de recommandation pour le vizir Abchir Pacha, parce
que le pacha de Syrie 6tait charge de la reduction des impöts fonciers et des
impöts mobiliers suivant ce qu'il jugerait bon. Le patriarche döpensa pour
cette allaire et-pour la reduction deux mille piastres, en se gardant ce qui a
6t6 dit anterieurement. Ils lui promirent que s’ils triomphaient dans leur
espoir, ils lui enverraient ce qu'il avait BEBEnES pour eux, mais par la suite, ils
prouvörent qu’ils &taient ingrats, parce qu'apres lui avoir envoy6 une faible
1. lei manque un mot.
|
ἴδε.
Busen Bere:
[67] INTRODUCTION. 67
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1. Lom. (τ:
partie de ses depenses, 115 mangerent le reste en le regardant comme une
aumöne; et lui, parce qu’il etait un homme simple, il les croyait. D£s le
debut, ils disaient qu’ils avaient des frais et ils se montraient menteurs dans
leurs paroles.
Leshabitants de Damas furent jaloux alors de ce bienfait et 115 lui dirent :
« Le mieux est que tu nous rendes service ἃ nous tes fideles ἃ l’exclusion des
autres! » Il s’interessa ainsi A eux, il s’efforga et s’appliqua et deduisit cent
vingt“ noms; et quinze noms des habitants de Qärä et aussi des habitants de
Ma’arouniye, trente des habitants de Yabroud, trente-eing des habitants de
Deir Atiye. Cela coüta de quatre ἃ cing mille piastres. Ils ramasserent une
partie de cela et laisserent le reste ἃ la charge du seigneur patriarche et cela
lui fat demande comme une bonne auvre. Il remercia Dieu de l’avoir rendu
digne de ce bienfait par une haute faveur du Donateur. Et ces charges nou-
velles aggraverent sa dette et il &prouva beaucoup de soucis de l’accroisse-
ment des interets.
Le dimanche 13 octobre de l’an 7159, il ordonna le prötre Farah le Beyrou-
thin metropolitain de Beyrouth, avec le consentement de ses fideles et
sur leur demande; il ’appela Philippe suivant leur choix et le leur envoya.
Le jour de la föte de l’Epiphanie, il consacra catholicos de la rösidence
patriarcale de Damas le pretre Salomon fils du prötre Fardjallah l’Alepin,
* [01.1172
Efol.Alne
08 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [68]
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aprös sa vie monacale et son ordination comme diacre et pretre. Il l’appela
Sylvestre.
Le 10 janvier, il consacra metropolitain de Bäalbek le prötre Azarias le
Tripolitain, ’hegoumene du couvent de Notre-Dame l’honorde connue sous
le nom de Notre-Dame de Räs au village de Betram, du consentement de ses
habitants, et il le leur envoya. Il l’appela Antoine.
Le dimanche de saint Thomas, 6 mai, il consacra, apres son retour de
Georgie, son disciple, l’archimandrite Gerasime, metropolitain de Zebdani
et de Ferzol.
IX. — PRrEPARATIFS DE VOYAGE.
Lorsque le seigneur patriarche vit l’aceroissement des dettes pour le siöge
d’Antioche etl’accumulation des interets, il rassembla tous les chretiens aDamas
ainsi que les prötres et le clerg& et les consulta. Leur avis fut ἃ l’unanimite
de se diriger vers le pays des chrötiens [= l’Europe] pour arriver ἃ son but:
cela au moment m&me ou le Voivode Basile, prince de Moldavie, lui adressa un
message pour l’appeler chez [αἱ et lui promit de l’aider et de lui payer ses dettes,
parce qu’il 6tait toujours disposd ἃ faire de bonnes actions de ce genre. 1}
avait acquitt la dette du Saint-Sepulere, celle du patriarcat ἘΞ Cons-
tantinople et celle du patriarche d’Alexandrie. Le patriarche fut alors de son
avis. I] choisit ce m&me Sylvestre qu'il nomma catholieos, pour le remplacer.
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169] INTRODUCTION. 69
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1. L om. us.
Il quitta Damas le jeudi 11 fövrier de l!’an 7160 d’Adam et de l’hegire 1062.
Il entra le 20 du m&me mois, vendredi matin, ἃ Alep pour la deuxieme fois.
Abchir Pacha y &tait gouverneur, parce qu’il avait &t& destitu& de Damas. Le
patriarche alla ἃ sa rencontre, lui fit un cadeau qu’il accepta. Le pacha le
recut avec tous les honneurs. Il celöbra la föte de Päques ἃ Alep et cette m&me
semaine il apprit la mort de Sylvestre frappe de la peste. Il envoya pour la
gerance, d’apres les canons, le metropolitain Gerasim.
Le dimanche de la Toussaint', apres la Pentecöte, le 13 juin, il consacra re
metropolitain d’Akkar et de Rahbeh le pretre Naser de Homs * avec le consen-
tement et ἃ la demande des habitants ἃ leur arrivee dans la ville d’Alep. II
Vappela Nicolas. Trois jours apres, il consacra metropolitain de Tripoli οἱ
de sa province le pretre Michel fils de Muhana l’Alepin et cela du consentement
de ses habitants, et il le leur envoya. Il l’appela Melece.
Apres cela, avec l’aide de Dieu, nous commencämes le projet que nous
avions form& d’ecrire cette histoire.
1. L’eglise grecque fait tomber en ce jour la fete de tous les saints qui, ayant corres-
pondu aux gräces de l’Esprit-Saint, sont parvenus au s&jour des bienheureux. Abel Cou-
turier, Cours de liturgie grecque-melkite, Il, p. 326, Paris, 1914.
το VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [70]
*
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sy 3. by 35 tr = 2 «sh 29 2 ls Fe Sl
1. Lom. &s.— 2. Lhabet: 4}. — 3. Lire: so).
Si en
ζ
PREMIERE PARTIE
LIVRE PREMIER
VOYAGE EN ORIENT
I. — Depart D’Auer.
“ Avec les meilleures pensdes et les intentions les plus justes, monsei-
+ fol. 127°, gneur le patriarche persevera dans sa resolution de se rendre A Constanti- ;
nople. Nous fimes done nos pr¶tifs, nous emportämes des cadeaux et tout
ce dont nous aurions besoin, et nous placämes notre confiance dans l’appui du ᾿
Tres-Haut. Le patriarche — que Dieu lui accorde une longue vie! — partit
d’Alep le jeudi soir 9 juillet ' pour Lädaqiye et Djebel afın de percevoir les ᾿
dimes et revenir ἃ Antioche. Je sortis — moi, son humble historiographe —
et nos autres compagnons, au point du jour le mardi de la fete du prophete -
Elie, et nous arrivämes avant le soir A un village appel& Ma'arretakwän. A
l"aube nous nous levämes et nous arrivämes ἃ Härim et ἃ Ghaträrin, un village
dans le voisinage de Djiasr El-Djadid sur le bord d’Al-Asi, et nous y pas-
sämes la nuit. Nous enträmes ἃ Antioche le jeudi 22 juillet et nous assistämes
ἃ la messe le septieme dimanche aprös la Pentecöte. Nous partimes pour
visiter le couvent de Saint-Simeon le Thaumaturge, le Marin, sur l’aneienne et
1. Il faut corriger : 8 juillet, d’apres le man. de Leningrad. Musde Asiatique, fonds
arabe π΄ 17, coll. du patriarche Gregoire IV, fol. 3, — autographe de Paul d’Alep.
[71] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Ir. 71
Ib se (ο- «ὃ οἷόν. Ina Ya ie ρον
ὕγαξι 3 al a Ὁ EN 0. ὦν» " Sl;
Su> 733, del Iyas WW σοὶ iS se μὰ. ὧν» «οἷς
πῆρ το ἀξ ὧν οὐ δ οἱ αἰ ρον ὧϑ οὐ οἷ Kite
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15 ὧν ἘΝ αὐ ὦ νὰ in πὸ ὦ le
ΕΞ ἀν yagley {,35 za Ya As ll > ‚le lie οἱ Bd
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F Eu 2: IS Aa N Kal 5 ae el & Jels 4 alt lg
- elle sy” Sy lan & 35 N go 3 ash] © Isle; «ὦ us
AR L OM ade Er Ss.
droite voie romaine qui avait &t& rouverte ἃ cette &poque, mais qui avait &t&
oublise depuis longtemps. Et combien de fois dans les annees passees, lorsque
- nous visitions ce saint couvent, on nous menait par le chemin de Sowweidiye ἃ
l’eglise de Saint-Spiridon sur le lieu οὐ ses ennemis avaient coupe les tetes
de ses änes. Nous passions la nuit dans le village de Zeitouniye et de la nous
nous dirigions sur le couvent par un chemin tres diflicile et ἃ travers une
grande foret. Quant ἃ ce chemin-lä, il est tr&s ais, droit et proche; combien
de fois monseigneur le patriarche l’a-t-il demande d’apres les indications
qu’a donnees le saint? Il ne fut ouvert et connu que cette annee. Louange
- A Dieu, car nous nous sommes egayes et nous avons passe l’apres-midi dans
le grand couvent du saint, qui y avait men& une vie d’anachorete pendant
“sa jeunesse; et sa colonne qui subsiste encore est haute de six coudees. Et
nous y avons entendu les vigiles et la paraclisis dans l’eglise catholique'. Lä
il y a sept eglises, la plupart sont en blocs de pierre et le mur a quatre portes
dont la plus grande donne sur la mer de Souweidiye. Ce mur est bien fortifie.
Le fleuve Al-Asi descend de l’est dans le fond de la vallee; on le voit quand
il se jette dans la mer pres de la montagne d’Al-Aqra et les navires s’y appro-
- visionnent d’eau. Apres avoir cel&bre la messe, nous retournämes ἃ Antioche.
Le jeudi 29 juillet monseigneur le patriarche vint ἃ Antioche οὐ il resta six
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1. Dans les villes, l’eglise oü l’Eveque a son tröne, la cathedrale, est dite commune&ment
VEglise catholique. Mais on appelle aussi catholiques les autres grands edifices du culte
„ eonstamment ouverts ἃ tous les fideles, I. Pargoire, ἢ Eglise byszantine, Paris, 1923, p. 83.
erkenne;
An
Ξ.
* fol. 12v°,
τ fol. 12v°. *
72 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [72]
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121 58
jours et eelebra six fois la messe. Nous louämes pour Adana une monture et
nous sortimes de la, la veille au soir du jeudi 5 δοὺξ. Nous arrivämes le matin
ἃ Beylän et dans l’apres-midi ἃ Alewandrette, e’6tait la veille de la fete de la
Transfiguration. Les Chypriotes nous regurent avec les plus grands honneurs.
Nous assistämes aux vigiles dans leur öglise et au moment de « l’entree »
tout le clerg6 s’avanga, recut la benediction, se vetit et se se plaga en cerele
a l’entree suivant ses habitudes en chantant : « lumiere 6clatante ». Le matin
monseigneur le patriarche celöbra la messe. Nous partimes de lä le soir et le
samedi matin nous arrivämes ἃ Päyäs οὐ monseigneur le patriarche eslebra
la messe le huitieme dimanche apr&s la Pentecöte ainsi que le lundi et le
mercredi.
Nous partimes de Ἰὰ le soir, et le matin nous nous arrötämes A Djisr Albarnäs
et nous arrivämes apres ἃ Qarn Qapou. Le chemin est eflrayant, c’est un
defile ötroit et redoutable. Le matin nous arrivämes A l’auberge Qourt Qoläg ou
« l’oreille de loup », ainsi nomme6e parce que dans l’auberge existe une
mosqude avec deux coupoles ressemblant exactement ἃ des oreilles. Nous
partimes ἃ minuit en compagnie de dix-huit fusiliers chretiens de PayAs. Au
point du jour nous enträmes ἃ Missisa, ayant la forteresse de Hayyät ἃ notre
droite. Nous en partimes ἃ minuit et traversämes le pont du fleuve Djihan
qui s’appelle Tchihan. Nous arrivämes ἃ Adana le samedi matin 14 aoüt et
nous descendimes dans les jardins chez les nötres du rite gree. [Adana] est
une grande ville dans laquelle il y a beaucoup de jardins et chaque jardin,
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[73] PREMERE PARTIE. — LIVRE Ir. 73
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contient plus de trois ou quatre cents orangers semblables ἃ des müriers. La
location de chaque arbre &tait d’un quart de piastre. Quant aux limons doux
et aux orangers, 115 sont tr&s nombreux.
Monseigneur le patriarche partit pour Tarsous et pour le village de Timor,
pour Dj’afar Pächa et pour les villages chypriotes qui les entourent, afın de
percevoir ses dimes. Il revint ensuite ἃ Adana et de la nous partimes pendant
la nuit de 29 aoüt en compagnie de l’aga des Turcomans de Syrie. Nous arri-
vämes avant midi ἃ l’auberge Bairam Pächa et nous campämes sur le bord de
la riviere Djägot. Nous partimes le soir et nous marchämes toute la nuit ἃ tra-
vers des bois et des terrains pierreux. La nuit 6tait sombre et nous &eprouvä-
mes de grandes terreurs et le matin nous arrivämes ἃ la forteresse de Kolak.
Puis nous traversämes Qozloq Khän, c’est-A-dire « l’auberge des noyers », parce
que tout autour il y ade nombreux noyers. Nous fimes halte avant midi ἃ Täkir
qui est la cel&bre Aylat de ibn Ramadan. Ensuite nous partimes le matin et
nous traversämes Soultän Khän, laissant ἃ notre droite la forteresse d’Anä-
chah. Nous passämes sur Agh Koprou, c’est-äA-dire «le pont blanc ». C’6tait la
limite entre les rois circassiens et les ottomans. De la, nous traversämes (irq
Kädjy, c'est-äA-dire « quarante gu6s », parce que nous passämes ἃ gu6 quarante
fois. Avant midi nous arrivämes ἃ Djiftä Khän, c’est-A-dire « l’auberge du
mari6 ». Il est certain que ces chemins sont impraticables pendant l’'hiver par
suite de leur etroitesse, du grand nombre deruisseaux et de rivieres. Nous nous
arr&tämes pendant deux heures et, apr&s, nous nous levämes pour nous diriger
ἈΕΤΟΪ 19.
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7A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [74]
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1. L habet: _5>2!, erreur du copiste. — 2. L habet:: al.
vers l’auberge Mohammed Pächä, c’est-a-dire Yenky Khän ou Olen Kouchloug.
Le soir arriva sans que nous l’eussions atteinte. Nous campämes pr&s de
maisons de Turcomans, parce que, comme nous l’avons mentionne, nous
tions accompagnes de leur aga et nous passämes cette nuit-lä chez eux. Nous
nous levämes le mercredi matin 1° septembre, commencement de l’an 7161,
pour nous diriger vers Al-Bor. Nous marchämes dans ce pays qui justifie le
nom de Bor'. Sur un espace d’un jour en largeur et en longueur, il n’y avait
-aucune herbe verte : elle 6tait brülde et noire. Pendant cette journde, nous
endurämes une grande fatigue jusqu’ä ce que nous arrivassions le soir. C’est
un joli village ou la vie est bon march6, dont les eaux sont abondantes et les
vignes nombreuses. Toute chose y est bon march& et‘ le ratl de viande en
poids d’Alep coüte quatre osmani, un ratl de pain trois, un ratl? de vin vieux
sup6rieur cing osmani et de vin nouveau un osmani. Ily a beaucoup de verjus.
Il y a aussi une merveilleuse fabrique de poudre avec des roues semblables ἃ
de grandes norias mues par l’eau; les vis se relövent et des marteaux descen-
dent sur des auges en bois rangses et pilent la poudre. Un seul homme suflit
pour mancuvrer pendant la journee et un autre pendant la nuit. C’est une
belle invention avec des rösultats heureux et peu de fatigue. Les chretiens
d’iei parlent ture; ils sont tr&s pieux. Ils nous firent descendre chez eux et
1 Bor en arabe signifie un lieu non cultive, — 2, Ratl correspond ἃ 2564 grammes,
[75] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Ir. 75
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1. L habet : 1,52}. — 2. L habet : 131,5. C’est une forme derivde de 213 = essence,
substance, personne, individu. — 3. Lhabet : l»lı. — 4. L habet : ‚Lu 33. —5. L habet:
38 2. Erreurs du copiste dans les deux cas.
nous regurent tres bien. Nous celebrämes la messe dans une de leurs &glises,
dediee ἃ saint Eugene et.ses compagnons, le treizitme dimanche apres la
Pentecöte; c’est une grotte sous un tres petit minaret. Nous restämes chez eux
Βαϊ jours et nous partimes la veille de la fete de la Naissance de la sainte
Vierge, le 8 septembre, escortes de Turcomans paye&s qu’on avaıt envoyes avec
nous depuis le soir jusqu’au milieu de l’apr&es-midi du lendemain pendant vingt
heures. Ce fut une longue etape, un long detour et une terre brülee. Nous
endurämes une grande chaleur et une soif‘qui faillirent nous faire perir, nous
et nos animaux. Nous desesperämes de nous-mömes et, gräce Ala sollieitude du
Createur le Tres-Haut et ἃ l’intercession de la sainte Vierge sa m£re, nous
pümes arriver pendant l’apres-midi dans un village de Turcomans appel&
A Qirwän,; nous &tions presque sans connaissance et surtout nos montures
_ [etaient &puisees). Nous nous jetämes immediatement ἃ l’eau jusqu’ä ce que la
vie nous füt revenue. Et c'est dans leur village que nous nous sommes arretes
_ vendredi. Le soir nous partimes avec eux par des chemins terribles. Le lende-
ran BF
main nous arrivämes ἃ l’auberge Qara Pounär. De Djifta Khän/nous passämes
parla voie imperiale de Constantinople et de lä vers le Khän Mohammed Pächä,
Yenky Khän, de la par Erekli vers Qara Pounar. Nous partimes de la avant
minuit et nous arrivämes ἃ Ismil avant midi et nous en partimes le soir,
76 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [76]
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II. — Iconıum.
Le dimanche 11 septembre, le quatorzieme [dimanche] apres la Pentecöte,
avant midi, nous enträmes ἃ Iconium Οὐ nous celebrämes la föte de la Croix,
dans une &glise — de notre communaute greeque — dont le toit est en bois.
Ensuite nous partimes pour visiter le couvent de Saint-Chariton, dont la fete
est le 26 septembre, il &tait ἃ pres de deux heures de chemin. Toute la
construction du couvent, de ses @glises et de ses cellules est en pierre de
taille tirde de la montagne. L’öglise prineipale est grande, haute et construile
en pierre ainsi que ses sanctuaires. Derriere l’autel il y a une grotte, dans
laquelle on aceede par des marches, ou le saint s’est consaer6 ἃ la piete. "νὰ,
il ya une pierre longue semblable ἃ un oreiller; on nous apprit que e'6tait
son oreiller. Dans cette eglise il ya aussi une tombe sur laquelle est Ecrit en
στρα : «de la descendance de celui qui est ne sur la pourpre ». Nous caleulämes
la date contenue dans ce chronogramme et trouvämes cing cents ans. De meme
sur la porte de l’eglise est sa date en grec. Les autres eglises du couvent sont
petites. Un peu hors du couvent, il ya une ancienne grotte οὐ l’on descend par
des marches. C'est lä que les voleurs emprisonnerent le saint. Il en fit sourdre
pour eux une grande source miraculeuse tres agreable. Nous y passämes la
nuit du mereredi dont le lendemain 6tait le 15 septembre. Pendant la matinde
nous retournämes dans la ville. Les murailles sont grandes etil y a des &difices
extraordinaires, des sculptures, des statues qui semblaient parler. Nous par-
times pour visiter la fondation Mollä Khän de Molla Khandkäar, Il y a lä des
[77] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I". 77
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1. L habet : „all, erreur du copiste. — 2. L habet:: st. — 3. L habet : Jr.
edifices extraordinaires; les chandeliers sont en argent et en or, les lampes
prises dans le tr&sor des empereurs sont nombreuses. Un seul chandelier [orne]
* de toutes sortes de fleurs p&se quatre-vingt-dix oqgas d’argent et d’or. Les
marches pour monter ἃ son tombeau sont en argent. Pres de ce tombeau est
celui du moine son compagnon qui porte un vötement et un grand turban noir.
La balustrade de cet escalier est un morceau de marbre transparent et ajoure
tout intact ', semblable ἃ des eiselures d’argent. [En voyant ces splendeurs]
tous eeux qui entrent dans cet endroit sont stup6faits. Le chef (däda) et les
autres derviches aiment beaucoup les chretiens et les moines. [15 nous ont fait
entrer.et nous avons regarde non sans crainte. Quant ἃ la race des Turcomans,
elle est maudite, c’est pourquoi on ne les laisse pas entrer. Ensuite, nous
etant rassembles avec le juge d’Alep et avec une caravane de la m&me ville,
nous partimes en leur compagnie le jeudi et nous arrivämes le matin ἃ Zädäk
qui est appele dans les synaxaires Lycaonie. Lä, il y a une grande &glise dediee
a saint Michel, des edifices byzantins et beaucoup d’eglises. Nous partimes de
cet endroit vers le soir, et le matin nous arrivämes dans un bourg appele Al-
gham. A sa sortie se trouve le bain Qaploudja, d’eau thermale, οἱ ἃ sa proximite
ilyal’eau froide. Nous partimes le soir et nous arrivämes le samedi malin
18 septembre au village de Aq Chehr connu par la tombe du celebre Djoha.
Nous partimes le soir et nous arrivämes.le matin ἃ Saglah, le premier dimanche
1. Salimi : sens inconnu. — 2. C'est le Khodja Nasser Edlin.
* fol. 13V’.
* fol. 13v°.
78 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [78]
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1. L habet : kt.
apres la föte de la Croix. Nous partimes ἃ minuit et le matin suivant nous ar-
rivämes ἃ Beläidon. Le chemin de Saqlah ἃ Beläidon consiste en ponts et en
une chaussde. De la nous passämes l’ötape de Khän Beyaz pendant la nuit, puis
nous arrivämes le matin ἃ l’auberge de Khosref Pächä d’oü nous partimes le
soir. Le mereredi nous arrivämes ἃ Seyyid Ghäzy. Nous en partimes pendant la
soiree et nous arrivämes le jeudi 24 septembre ἃ Esky Chehr, connu par ses
melons jaunes trös doux. On les suspend et ἃ cause de leur durete ils se con-
servent jusqu’a l’hiver. Nous y sejournämes le vendredi et, nous etant leves le
soir du meme jour, nous arrivämes le matin ἃ Bos Heuyuk. Nous en sortimes
le samedi soir et nous arrivämesle lendemain ἃ Bazodjuk, le deuxieme dimanche
apres la föte de la Croix. Le chemin du commencement jusqu’ä la fin est
etroit, A droite il ya une montagne et une foret, et ἃ gauche un cours d’eau
dangereux. Nous partimes le soir et nous arrivämes le lundi matin ἃ Yenky
Chehr. Nous passämes la nuit par l’etape du Khän-Ag-Bezeuga. Ensuite nous
quittämes la caravane de Constantinople et nous passämes la nuit dans l’au-
berge. Le mardi matin nous la quittämes et A midi nous arrivions dans un
village prospere dont le nom est Bä-Zäwenk. [Ce village se trouve ἃ] moitie |
chemin entre Yenky Chehr et Brousse. Nous y avons goüte du lait ture,
d’un goüt ineflable, du pain et des melons. Il y a aussi une fontaine d’eau
douce, froide, excellente.
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[79] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 79
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1. Lire: u}.
Il. — Brousse.
Nous enträmes ἃ Brousse le soir du m&me jour, mardi, c’est-A-dire le
28 septembre. Nous descendimes ἃ Yenky Khän chez les Alepius; nos caurs se
rejouirent de les trouver. Nous passämes cette nuit chez eux. Le mercredi
matin le clerg& et les notables de Brousse arriverent au khan et nous mene-
rent au quartier de l’eglise de Qaya Bachy dedice ἃ Notre-Dame — elle est
restauree ainsi que toutes les eglises. On revetit monseigneur le patriarche du
mandyas des le commencement de la rue; le clerge et les diacres nous recu-
rent avec des cierges et des encensements. Les chantres chanterent jusqu’ä
notre entree dans l’eglise. On mentionna d’abord le nom des empereurs
[ehretiens], puis celui du patriarche d’Antioche et de tout l’Orient deux fois, * * fol. 14 re,
puis on termina la litanie. On nous logea dans une maison prös de l’eglise.
Le samedi matin 2 octobre, on nous emmena avec les Alepins au bain Esky
Qaploudja ou nous nous baignämes dans son eau chaude naturelle. De lä nous
allämes au jardin des chätaigniers. Nous revinmes le soir et chantämes les
vepres la veille du troisieme dimanche apres la fete de la Croix, dans l’eglise
u
_ mentionnee.
De Brousse ἃ Constantinople, ensuite dans le pays de Valachie et de
Moldavie et dans les pays voisins, on n’a pas l’habitude de chanter les vigiles
comme dans notre pays, mais quand il y a une grande fete, on les celebre
pendant la nuit avant le service de minuit. On retarda l’encensement jusqu’äa
80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [80]
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1. Lhabet : ua. — 2. L habet : 1b. — 3. L habet : ar erreur du copiste.
« Eternel, je t!invoque », jusqu’au moment de la « Gloire », en attendant que
le monde s’assemblät. Dans la litanie on fit mention, du nom de monseigneur
le patriarche d’abord, et apr&s des me6tropolitains. A l’entr&e, tous les prötres
presents recevaient la benedietion et revetaient des chasubles suivant leur
habitude et tournaient en passant ἃ l’entree deux par deux en chantant :
« lumiere &elatante ». C'est un signal pour les prötres qui tournent ἃ l’entree
le soir, qu’ils c@l&breront une messe le lendemain.
Remarque. L’archiprätre ou le prelat est celui qui recite les psaumes
des vöpres et aussi « lumiere 6elatante » et « rends-nous dignes, Seigneur » et
« maintenant laisse ton serviteur en paix » et de m&me dans les matines les
psaumes du matin, ensuite « gloire ἃ celui qui nous a fait voir la lumiere » etc...
Ge möme dimanche matin, monseigneur le patriarche cel&bra la messe. Dans
tout pays grec, on commence par le canon et apres le septieme chant et les
synaxaires, on dit « Tout ce qui respire », l’Evangile et « Ο Dieu, sauve ton
peuple ». Le prötre sort en portant l’&vangeliaire que l’archiprötre baise, ainsi
que tous les assistants, puis il va avec l’&vange£liaire chez les femmes aussi et
s’en retourne pour encenser. Quant aux heures, chez les Grecs, elles sont sup-
prim6es, except£ la premiere des matines, et ils terminent le service et le pr&tre
olliciant les dit ἃ voix basse. Dans le pays des Cosaques et des Moscovites, on
les dit comme chez nous; le diacre sort avec le saint corps devant les
prötres et eux derriere lui. Dans tous ces pays, except& Moscou, les fideles
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[81] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I“. 81
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"1. L habet : τόσω», erreur du copiste.
prösents dans l’öglise entrent pour recevoir le pain benit de la main du prelat
ou du prötre, m&me les femmes et les enfauts vers lesquels il sort pour leur en
distribuer.
Le samedi 9 octobre, on nous invita aux bains de Yenky Qaploudja, qui sont
comme Behräm Pächä et Moustalfa Pächä ἃ Damas et ἃ Alep. Nous avons vu
la source de cette eau bouillante. Elle sort d'un rocher et ses vapeurs s’elevent
jusqu’au ciel, son odeur est sulfureuse et il est impossible d’y plonger la
main. On peut y ö&chauder une poule et y faire cuire des.eufs, comme nous en
avons &te temoins. Pour les bains on y melange trois quarts d’eau froide afın
de la temp£rer. Ce bain est spacieux. Le quatrieme dimanche matin, les pretres
et les grands du quartier Baliy Bäzar inviterent monseigneur le patriarche ἃ
celebrer la messe dans leur eglise dediee ἃ saint Jean l’Evangsliste. Il y alla
cölöbrer la messe — l’Eglise est aussi restauree. La veille du mardi, les habi-
tants du‘ quartier de Damir Qapou l’inviterent aussi A leur 6glise et il y οὐϊό-
bra l’'oflice de l’eau benite seulement et il passa la nuit chez eux.
Le mercredi 12 octobre, c’est-A-dire le seizieme jour de notre sejour ἃ
Brousse, nous en sortimes. Les grands, apr&s nous avoir faıt leurs adieux, vin-
rent avec nous jusqu’ä Moudania. Les habitants vinrent tous ἃ la rencontre de
_ monseigneur le patriarche A une grande distance. Ils nous recurent dans leur
PATR. OR. — T. XXI. — F. 1. 6
* fol. 14 νος
+ fol 14 v%
82 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [82]
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1.Lhabet: .b,sb. — 2. L habet: K, erreur du copiste.
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grande öglise dediee A la Dormition de la Vierge. Le diacre mentionna
d’abord le nom du patriarche de Constantinople, puis celui d’Antioche. Il ne
mentionna pas leur mötropolitain Clement — que Dieu efface son nom du livre
de la vie! — parce qu’il est arrogant et hai par le peuple, surtout parce qu'il
n'est pas venu ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche ἃ son arrivce. Pour
cela, nous ne nous sommes pas arretes longtemps et nous n’y avons pas
celebre la messe. Son peuple nous honora beaucoup, parce qu'il est tres reli-
gieux. Nous fümes loges dans la maison de l’archonte Krichy Kourty sur le
bord de la mer. C’est une grande promenade. Presque toutes les maisons de
Moudania sont jolies et la plupart sur le bord de la mer. [οἱ il y a pres de
vingt eglises. Et dans le palais metropolitain il y a une petite eglise de
la Transfiguration et au-dessous une fontaine sacree. Le Mont Athos y est
peint ainsi que tous ses couvents. Nous y avons visite l’eglise de Saint-Theo-
dore, qui est tr&s belle, et celle de Saint-Georges. Nous n’eümes pas le
temps de visiter les autres eglises parce‘ que nous &tions presses de nous
embarquer pour Constantinople avant la temp6te de saint Dömötrius. On loua
pour nous une barque pour huit cents osmani et nous partimes de lä le ven-
dredi 16 octobre. Apres avoir ram& sur une distance de douze milles, vers le
soir on jeta l’anere et vers minuit nous repartimes. Nous arrivämes au milieu
de la mer; tout ἃ coup une grande tempete se leva et l’agita. Elle fut si
violente que notre barque faillit couler ἃ cause des grandes vagues.
[59] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I", 89
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1. L habet : Us», erreur du copiste.
Notre raison s’envola de nos tötes, nous pleurämes, nous nous lamen-
tämes et nous desesperämes de nous-mömes. Nous nous fimes des adieux les
uns aux autres et confessämes publiquement nos peches. Monseigneur le
patriarche lut sur nos tetes la priere du pardon et de la r&mission ; nous atten-
dimes la mort d’un moment ἃ l’autre. Mais le Createur — que son nom soit
exaltö! — qui ne delaisse pas ses serviteurs, ne nous abandonna pas; gräce
ἃ lintercession de la sainte Vierge sa mere, qui est le refuge et l’assistance
de tous ceux qui sont dans la dötresse, puis de saint Nicolas, saint Simon le
Thaumaturge, le Marin et l’Alepin, de saint Georges, chevalier sur la terre et
sur la mer, de saint D&metrius dont la föte s’approchait — car cette ap
est redoutse de ceux qui naviguent avant ou apres sa föte — les flots s’apai-
serent. Apr&s une grande fatigue et une grande crainte, les matelots ramerent
vers la terre et carguerent les voiles apr&s que le mät eut failli &tre brise par
la violence de la tempete. Nous n’osions pas croire ἃ notre salut quand nous
sautämes ἃ terre; nous 6tions dans un &tat mis6rable. Le lendemain matin ils
nous conduisirent A force de rames ἃ l’auberge du celebre Bouzbouroun. LA, on
jeta l’ancre et nous trouvämes plusieurs navires restös ἃ l’ancre de peur de
ce qui avait eu lieu. Nous restämes ἃ Bouzbouroun ἡ depuisle samedi matin jus-
qu’au mardi ἃ minuit; quand le vent se fut ameliore, on mit ἃ la voile et nous
arrivämes le matin dans le village dont le nom est Qäterli. Nous sortimes pour
en visiter l’öglise dedice A sainte Cyriaque. Le soir nous vinmes dans un
tolsldrtes
RENTE
54 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [84]
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1. Lire : 65. — 2. L habet:: & lb».
village florissant sur le bord de 116 mentionnge dans les synaxaires et dans
l’histoire sous le nom d’ile Proty, ou « la premiere », et son nom maintenant
est Birindgi. A l'interieur se trouve le cimetiere des patriarches de CGonstan-
tinopole jusqu’aujourd’hui. Il y a aussi trois öglises dediees A la sainte Vierge,
ἃ saint Demötrius οἱ ἃ saint Georges. Nous partimes ἃ minuit et arrivämes le
matin ἃ Scutari. Nous nous dirigeämes vers Chaleedoine et Karam El-Arra-
malah οὐ fut deporte saint Jean Chrysostome. Jusqu’ä present elle est comme
une presqu’ile et porte le nom de Qady Keuy, e’est-ä-dire Chaleedoine.
LIVRE DEUXIEME
VOYAGE A CONSTANTINOPLE
Il. — EntREE A CONSTANTINOPLE.
Nousenträmes dans la ville de Constantinople le mercredi matin 20 octobre.
Depuis notre döpart d’Alep trois mois s’6ötaient &eoules. Nous descendimes ἃ
la mötochie du Saint-Sepulere ἃ l’entree de la porte de Qabra pr&s du palais du
patriarche. Monseigneur le patriarche avait envoy& une lettre au patriarche
Paisios de Constantinople et aux metropolitains pour leur demander, selon
l’usage ancien, la permission de venir dans la ville de Constantinople. On le
lui permit, parce qu'il avait fait son devoir au contraire de ses pred6cesseurs,
et ils envoyörent tout de suite la permission demand&e. Alors monseigneur
le patriarche leur fit demander des le soir la permission de se pr&senter
chez οὐχ, Le jeudi matin, les mötropolitains vinrent chez lui et le condui-
ii
[88] PREMIERE PARTIE. — LIVRE MH. 85
K All 5.5. ὦ sus sus a)! 1.115. ἘΝ Ms po lu
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sirent au palais du patriarche. Lorsqu’il entra par la porte, deux prötres le
reeurent, l’un avec l'’evangeliaire, l’autre avec l'icone et le diacre avec l’en-
censoir, tous dans leurs ornements sacerdotaux. Il baisa l’evangeliaire et
l'icone selon l’usage, et le diacre l’encensa. L’un des metropolitains lui donna
"une crosse d’argent et les chantres chanterent « l’Axion » jusqu’ä leur entr&e
dans l’eglise patriarcale dediee ἃ saint Georges.
Pendant qu'il baisait les icones qui sont sur les portes du sanctuaire, le
- patriarche de Constantinople descendit, entra dans l’öglise vetu du mandyas
et se placa sur son tröne. On plaga monseigneur le patriarche dans un tröne
vis-a-vis de [αἱ et le diacre dit : « Ayez pitie de nous, Dieu, selon Votre grande
- misericorde. » Ils mentionnerent Alexis, ’empereur des Moscovites, l’impera-
A a 2 Eee ee
+
trice Marie, Basile prince de Moldavie, son epouse Catherine, Matthieu prince
de Valachie et son &pouse Helene, ensuite Kyr Paisios patriarche de Constanti-
nople et Kyr Macaire patriarche d’Antioche. Les chantres chanterent pour
chacun « Seigneur, ayez piti& de nous » trois fois.
Le pretre termina le service etles patriarches descendirent de leurs trönes,
se serrerent la main reciproquement et marcherent ensemble. Devant eux
marchaient deux personnages portant de grands chandeliers d’argent avec des
cierges de cire blanche;; les mötropolitains les suivaient et ils monterent au
divan (salon) du patriarche. Ils se mirent ἃ table. tandis que les chantres
ehantaient. Le patriarche de Constantinople se comporta vis-a-vis du patriarche
* fol. 15 vo
* fol. 15°,
80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [86]
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1. 1, habet : ©, συ on!
d’Antioche avec une grande solennit& et beaucoup d’honneurs et de sentiment.
“On nous presenta tant d’especes de plats et de sortes de vins qu’on ne peut
les decrire. Ce fut un grand jour dont on se souviendra toute la vie! Vers le
soir, ils descendirent, ehanterent les vöpres et nous firent leurs adieux. Mon-
seigneur le patriarche se rendit ἃ la mötochie avec des metropolitains et
des pretres devant et derriere lui avec les Qapi Kehaia' de Moldavie et celui
de Valachie et d’autres encore, jusqu’ä ce 411] les eüt benis. Alors ils s’en
retournerent. Les notables des chretiens venaient et le saluaient. La veille
du dimanche des Gadareniens, monseigneur le patriarche partit pour l’eglise
patriarcale ἃ la suite d’une invitation qui lui avait 6t& adress6e selon la cou-
tume. L’un et l’autre revötirent le mandyas et firent leurs prieres. Devant
chacun se tenait debout une personne portant un chandelier avee un cierge
de cire blanche, depuis le commencement du service jusqu’äla fin. Le kathisma*
de psaumes fut lu par un diacre place entre les deux patriarches. Au moment
de la « Gloire » les pretres firent au patriarche de Constantinople des genu-
llexions, une premiere fois, une deuxicme fois, puis se tournant vers le pa-
triarche d’Antioche, firent eing paires de genuflexions. Ils mirent leurs cha-
subles et marcherent ἃ l’entrde en se rangeant pres des deux patriarches en
demi-cercle; le diacre encensa les portes du sanctuaire ἃ distance, les
deux patriarches, les prötres et les fideles qui 6taient dans le chour.
1. Une sorte d’ambassadeur de Moldavie et de Valachie qui residait ἃ Constantinople.
— 2. Le psautier est divise en 19 kathisma et chaque kathisma ecomprendun nombre
variable de psaumes.
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[87] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 87
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1. L habet : St.
“ Les pretres commencerent ἃ chanter « lumiere Eclatante » ἃ haute voix,
ensuite le diacre recommenga ἃ encenser les deux patriarches et les prötres
firent des saluts aux patriarches, deux ἃ deux, puis 115 entrerent dans le sanc-
tuaire et Öterent leurs vetements sacerdotaux, car c’est leur habitude pour
toute veille de dimanche ou de fete prineipale. Ces prötres appartiennent aux
öglises des quartiers qui sont autour du patriarcat. Cela est le signe qu'ils se
pr&parent ἃ la sainte messe comme nous l’avons dit. Apres la fin du service,
leur benedietion simultande et leur sortie hors de l’Eglise, pr&cedes de deux
chandeliers garnis de cierges et tout le peuple se tenant debout, un de ceux
qui portaient les chandeliers dit ἃ voix forte :
« De Sa Saintete Paisios, archeveque de la ville de Constantinople, la nou-
velle Rome, et patriarche oecum&nique, pour beaucoup d’annees », trois foıs. Le
patriarche leva la main droite et benit le peuple. L’autre porteur de chandelier
dit egalement : « Macaire le bienheureux, patriarche de la ville de Dieu, la
grande Antioche et de tout l’Orient », et on r&pondait : « pour beaucoup d’an-
nees », trois fois. Lui aussi leva la main droite et benit encore le peuple.
Ensuite ils öterent leur mandyas et le patriarche de Constantinople emmena le
patriarche d’Antioche chez luien haut et 115 dinerent ensemble. Il l’accompagna
jusqu’ä la porte de la maison et rentra chez lui, parce que son äme n’etait
pas orgueilleuse.
01.16 7°
* fol. 161°
88 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [88]
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ας οἱ οὐ ΟἿ᾽ ὁ ΟΝ κι ὼ bus οἷ IS & 18 |
1. L habet : KARL — 2. L habet : „e:2’.,— 3. L om. N,
Ce m&me dimanche au matin, nous revinmes ἃ l’eglise : les mötropolitains
en sortirent vers la cour de la maison, allerent vers lui et le revetirent du
mandyas, puis 115 entrerent devant et derriere lui dans l’Eglise, un chandelier le
preeedant, jusqu’a ce 41} eüt beni son peuple et se füt assis sur son tröne.
Apres « Tout ce qui respire », le patriarche de Gonstantinople descendit,
ὦ baisa * les icones, b£nit le peuple, puis le patriarche d’Antioche fit de möme,
ensuite deux ἃ deux, les prelats et le reste du peuple; parce que dans tous les
pays de rite gree, la Moldavie et la Valachie, il ne reste pas une personne
qui ne baise les icones le matin. A la fin de la messe, apres avoir pris le pain
benit, m&me les enfants et les femmes — car celle-ci est !’habitude dans nos
pays — on sort de l’öglise apres la messe. Apres les matines ils sortent tous
et reviennent deux heures aprös.
Quand on encense ἃ alleluia, le diacre descend pour encenser le patriarche
ἃ son tröne, ensuite il regoit de lui la benediction pour la lecture de l’Evan-
gile. Il encense les portes du sanctuaire et les icones, entre et prend
l"evangeliaire de la main du prötre et sort par la porte du nord vers la chaire
qui est de ce cöte. Les chantres chantent longuement « pour beaucoup d’annees,
Seigneur », alin de donner au diacre le temps de descendre de la chaire. Alors
il vient pr&s du patriarche pour lui presenter l’svangeliaire. Ils [les diacres]
7
[89] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 80
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el 1,16. EI Ay N VE Lo ρόαι ulle ον, 158 AUS
ie let a en ne ih gel an
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ajoutent ἃ la fin de la litanie : « cat&chumenes, sortez », c'est la moitie de la
- litanie — synaptie — c’est-A-dire lorsqu’on prononce la fin : « encore et
‚encore demandons au Seigneur la paix, pour son aide, pour le salut de Sa
Saintete, pour le salut de tout le monde, pour cette sainte demeure, pour le
patriarche et pour les empereurs et pour leur aide » et « avec sagesse », et
tout cela pour que le prötre puisse lire la priere.
Apres la conclusion : « encore et encore en paix, pour cette öglise, pour
- la salubrite de l’air, pour ceux qui voyagent sur la mer, pour notre salut et
l’aide » et « avec sagesse », tout ceci se dit pour que le prötre finisse la priere.
Leur attitude reservee et leur humilit& sont grandes, leurs genuflexions
ΟΠ jusqu’ä terre sont frequentes, je parle des prötres grecs qui oflieient ἃ la
messe, principalement au moment de la communion. Le diacre portant le saint
N
corps prononce le nom du patriarche. A la fin de la messe les deux patriarches
distribuent du pain benit, chacun d’un cöte. A leur sortie de l’Eglise, les porteurs
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de chändeliers disent egalement ce qu’ils avaient dit le soir, et les Janissaires
du patriarche les ἜΣ continuellement avec des... et des bätons. Dans
le m&me jour, il y eut encore un repas et nous nous en retournämes le soir.
‚La veille de la fete de saint D&mötrius, nous assistämes aux vöpres dans
Teglise de la metochie de Saint-Georges. Le matin, le patriarche envoya chez
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* fol. 16v°.
* fol. 16 v°.
90 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [90]
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1. L habet : UL. — 2. L habet: u.
lui deux de ses mötropolitains, le protosyncelle et l’ardichiacre, pour le con-
duire ἃ l’öglise; et apres la messe, il l’emmena dejeuner avec lui.
Remarque. Tous nos freres grecs, oü 4115 se trouvent, font maigre ἃ l’oc-
casion de la saint Demetrius, depuis le 1” octobre jusqu’au jour de sa fete,
ainsi qu’& la saint Michel, depuis le 1" novembre, c’est-ä-dire pendant huit
jours. Ils jeünent pour beaucoup d’autres saints dont nous parlerons si
telle est la volonte du Dieu Tres-Haut.
* Voici la description de l’eglise patriarcale de Gonstantinople, dedice ἃ
saint Georges. Devant elle il y ala cour d’une maison autour de laquelle sont
des arcades du cöt& du nord; les secer6taires du patriarche ont lä leur habita-
tion. Devant l’öglise il ya un grand peristyle ou l’on descend par des marches.
[5116 (l’eglise) est catholique, avee trois parties, toute en voütes avec une
deuxicme porte dans le peristyle du nord. Dans cette partie se tiennent les
femmes; elles ont une porte de sortie sur la rue. L’öglise a trois sanctuaires
et est imposante. Les stalles du cheeur depuis le devant du sanctuaire jusqu’ä
la porte de l’eglise sont sur d’autres rangs &gaux, et derriere il y a encore
d’autres rangs, et de m&me tout autour. Le tröne du patriarche est dans le
rang (de droite des stalles, il est tr&ös ölev@, avec des marches; il est incruste
d’un travail tr&s fin. Vis-A-vis, dans le rang de gauche, ily a un tröne pareil
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[91] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 9
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mais plus bas pour tout patriarche en visite. L’iconostase est vaste. Les icones
des portes du sanctuaire sont tres grandes, elles ont &t& peintes ἃ Moscou.
L’icone de saint Georges, d'un travail artistique, est placde ἃ droite de la
sainte Vierge. Les chandeliers sont grands. Le lustre, qui s’appelle « choros »,
est en cuivre jaune, ouvrage cisele, travail de Venise, qui ressemble ἃ celui
du Saint-Sepulere. Les sanctuaires sont vastes,
Derriere le sanctuaire ἃ gauche, il y a une porte pour la bibliotheque; de
lä on sort derriere l’eglise dans une cour qui aboutit ἃ la rue, cela pour
rendre service aux prötres qui ainsi n’ont pas ἃ sortir devant les gens.
Dans l’are eintr& du sanctuaire meridional sont les iconces d’Abraham οἱ
de Melchisedek; la barbe de celui-ei est blanche et plus longue que celle
d’Abraham, sa tete est envelopp&e de rouge comme le prophete Daniel et ses
cheveux sont tombants. Il est vetu d’une chasuble comme saint Gregoire,
eveque d’Armenie, d’apres le rite armönien, il porte des ornements brodes
d’or. Il tient entre ses mains une sorte de navire blanc rempli d’une liqueur
rouge comme du vin. Il ya Ἰὰ aussi comme trois pains blanes ronds qui por-
tent des croix, e’est-A-dire sur le pain et sur le vin qu’il a oflerts ἃ Dieu. Au-
dessus on lit l’'inscription : « le juste Melchisedek ». Au-dessus du sanctuaire
sont les peintures du patriarche d’Alexandrie, le Christ se tenant devant lui
sous la forme d’un jeune garcon sous une coupole portee par des colonnes,
avec son v&tement döchire. Il lui dit: « O Seigneur, qui a dechire ton vete-
* fol. 17 r
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92 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [99]
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Go Ὁ} μος», wue ὧς zes a dl LT ie al
οἷο 1 ne Faalell au ac) Is as a th EN οἱ
& | ba I Äl σίνος is Als Au eis all a ἘΣ
1. 1, habet : als. — 2. L habet : «)}}»]. —3. L habet : Ss.
ment? » Et la r&ponse sort des lövres du Seigneur : « C’est Arius, celui qui
est tombe dans la bouche la plus basse de l’Enfer. »
Quand le pretre se lave les mains dans un petit bassin en marbre avec
reservoir, l’eau lustrale s’&coule au-dessous dans un autre bassin supporte
par une colonne. On a peint une icone semblable aussi dans toutes les 6glises
de Constantinople et de ses environs et aussi il y a le bassin susmentionne.
La chaire est plac&e au nord au-dessus du tröne du patriarche d’Antioche,
comme nous l’avons dit.
Dans un coin de l’öglise, ἃ droite de l’entree, il ya une chambre avec des
. fenetres* grillag6es ou se trouvent les corps des saints. Nous demandämes A
Oo
nous prosterner devant eux et ἃ baiser leurs reliques. Ils nous firent entrer
et les archontes vinrent, apportant les clefs. Ils rompirent les sceaux
et ouvrirent les trois chässes. Dans la premiere, le corps de sainte Theo-
phanie, l’imperatrice, ötait dans un &tat parfait, comme elle &tait, avee ses
vetements et ses souliers aux pieds — nous les avons baises. Ensuite le
corps de sainte Asmon6e, la mere des sept Macchabees, femme ägee, dans
un tat parlait avee ses vetements boutonnds A la facon des vötements
europ6ens. Dans la troisieme chässe, le corps de la sainte martyre Euphemie,
en parfait tat, mais sans tete, Dans un coin de cette chambre, ily a une cage
en fer, dont l’entröe est au milieu de la colonne, c'est la qu’a et attache et
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[93] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 93
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flagell& Notre-Seigneur Jesus-Christ. Sa couleur tire sur le vert. Au-dessus
ily a une lampe allumee jour et nuit. Nous avons bais& la relique. Une des
personnes presentes nous apprit que l’autre moitie se trouvait ἃ Rome et
qu’elle l’a baisee. Ils remirent les sceaux ἃ leur place et nous sortimes.
Remarque. Ce sont les pr&poses de l’Eglise patriarcale qui ont la garde des
tresors et non le patriarche lui-m&me. Ils regoivent les legs pieux, mais les
dettes sontä la charge du patriarche. Le palais patriarcal etle divan sont äl’ex-
terieur plus haut; ilsdominent Galata, Scutari et la mer. etc. ;...ily aune porte
secrete qui mene ἃ la metochie du Saint-Sepulere, car entre le palais patriar-
cal et la mötochie du Saint-Sepulere il y a une porte de la ville dans le
rempartinterieur. On al’habitude, quand on ferme les portes de Constantinople,
le soir, de donner les clefs ἃ l’aga de Janissaires, c'est pourquoi, ἃ cause de
l’eloignement de l’endroit, on n’ouvre les portes que le matin. Parfois nous
venions frapper ἃ cette porte secrete et nous entrions dans l’öglise.
La demeure des prelats est ἃ gauche du patriarche vers la porte. Sur sa
droite demeurent le clerg& et les chantres, pres de la porte du sanctuaire;
de möme le cöt& du nord est röserv& aux prötres et aux diaeres. Sur la porte
du sud il y a une icone du cherubin arm& du glaive flamboyant.
*f01.17v°
fol. 17 YV®,
9% VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [94]
A AI IS el ao] dl el I sth οὐδ ao 4.
san ὧν Sol us 3, Mag Ale See en) ad ὁ 385
Ab SEN isle > ο ig Urmel Lay ον σῦν AR SE HERT REINE
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One ἐν Χριστῷ πιστὸς βασιλεὺς ul καὶ αὐτοχράτωρ᾽ Ipmell (9395
πο Sulee Se gell hin in ee
βασιλεὺς ρωμαΐων καὶ ' αὐτοχράτωρ AKA Sort I ir ἴθ, οἷς
1. Lhabet: b,Jb, erreur du copiste. — 2. 1, om. xat.
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II. — Qoum Qarov.
La veille du dimanche du Riche et de Lazare, le patriarche de Constanti-
nople invita notre Maitre ἃ l’eglise pour les v&pres.
Dans ce möme jour, le patriarche lui envoya la permission, portant sa
signature ainsi que celles des prelats, l’autorisant ἃ e@lebrer la messe dans
l’eglise de Saint-Jean-Baptiste ἃ Qoum (apou, d’apres l’habitude des
patriarches. Il ordonna aux prötres des autres &glises de ce quartier de
ne pas c&lebrer la messe, mais de s’assembler tous dans l’&glise mentionnde
pour assister A la messe celebr&e par monseigneur le patriarche. Ils vinrent
immediatement chez nous des le soir pour l'inviter ἃ cel&brer la messe le len-
demain ; le dimanche matin nous descendimes dans une barque et fimes le tour
derriere le Sörail du Sultan. On nous fit voir la porte de Romanus mentionnde
dans les synaxaires. Maintenant elle est ferme&e et pres d’elleil y a une source
d’eau merveilleuse que visitent les pelerins chrötiens, le jour de la Transfi-
guration.
« Thöophile eroyant au Christ roi des Grees et empereur' ». ὁ Le cöte de
ce mur fait partie de la construction de l’empereur 'Theophile et son nom est
‘erit jusqu’ä maintenant en grands caracteres grees : « Theophile roi des
Grees et empereur ». Pr&s de (J)oum Qapou, parmi les tours qui sont sur la
mer, on nous fit voir la tour de l’empereur Leon le Sage, dans laquelle il y
1. Cette phrase est inutile,
[95] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 95
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1. L habet : le. — 2. 1, habet : öl)!
avait un miroir merveilleux qui fut bris@ par Michel, fils de ce Thöophile.
Pres de cette tour il y a une ancienne mosque&e. On dit que c’etait une eglise
qui &tait habitee par saint Jean Chrysostome. Nous continuämes notre route,
jusqu’ä ce que nous fussions sortis du port de Qoum Qapou. Le nom de Qoum
Qapou 6tait autrefois Kondoskale. Tous les chrötiens et le clerg& nous atten-
daient. Ils allerent au-devant de monseigneur le patriarche et le firent entrer
dans l’eglise avec des cierges et des encensements, avec tous les honneurs
possibles; une grand’messe y fut eelebree.
On al’habitude dans tout ce pays, pendant ’hymne de «l’Axion », d’ap-
porter au patriarche des prosphoras; il les prend entre ses mains l’une apres
l’autre et fait avec elles le signe de la croix sur le calice et sur la patene ἃ la
_ memoire de celui qui [65 ἃ oflertes et dit : « Grand est le nom de la sainte Tri-
nite. » C’est ce qu’on appelle « panagia », ce qui chez eux a une tres grande
importance. On la porte en voyage comme viatique pour tenir lieu des sacre-
ments, lorsqu’il arrive un accident, un naufrage ou un danger de mort. Apres
avoir recu le pain benit, tous les assistants mettaient de l’argent sur le pla-
_ teau. Ils emmenerent ensuite le patriarche dans leurs maisons et lui offrirent
un dejeuner. Apres avoir passe chez eux deux nuits, nous partimes pour
visiter les autres eglises : la seconde eglise est dedide ἃ la Vierge surnom-
mee « du dösert », la troisitme, dedide ἃ sainte Cyriaque, sur la porte de
* fol. 18 1°
* fol. 18 1°,
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96 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [96]
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1. Ladd.: we. — 2. Lire: Sl‘
laquelle est la erdation des eieux et de la terre, c’est-A-dire de « Tout ce qui
respire »; la quatrieme, dedide A saint Nicolas. Dans toutes ces eglises ilya
des lustres et des symboles neufs. La cinquiöme, dediee ala sainte Vierge, est
re ee ee N.
contiguö ἃ l’öglise armenienne. — Les Armeniens ont deux eglises ἃ Qoum
Qapou. — Le mardi 2 novembre, le jour de la föte du sacrilice, nous nous
rendimes devant la porte du Serail oü nous vimes en personne Sa Majeste le
sultan Mohammed — que Dieu le preserve! — avec sa garde et ses Soldats al
son entr&e et ἃ sa sortie de Sainte-Sophie. Puis nous y enträmes pour la visiter
dans toutes ses parties et ses lieux solitaires. Nous montämes au second.
stage, puis au troisitme ou nous vimes des colonnes de porphyre, vertes ou |
couleur de styrax ou de lapis-lazuli, et d’autres couleurs de marbre merveil-
leuses et brillantes. Nous vimes aussi ses balustrades de marbre allant d’une
colonne Al’autre, portant des traces de eroix, ainsi que les dalles et les mar-
bres; ses pierres pr&cieuses, la fontaine sacree et les amphores de marbre
transparent. Chacune de ces amphores, quatre hommes n’auraient pas sufli ἃ
les entourer, tant elles 6taient enormes; leurs orifices &taient etroits. Nous
admirämes la magnifique blancheur de son marbre, la hauteur de la coupole,
l’image de Notre-Seigneur Jesus-Christ benissant au haut de la voüte et
du sanctuaire ainsi que la multitude des croix sur les murs et sur les balus-
trades, les catögories d'icones, les fötes * de Notre-Seigneur au haut des
coupoles, la variete des eouleurs de la mosaique diversement coloriee, le
[97] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 97
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1. L habet: ul, erreur du copiste.
grand nombre de ses portes, la grandeur des ceroix d’airain, la multitude de
ses ienetres — et que dirai-je? — il n'est pas πες ἃ l’esprit humain de
decrire toutes ces beaules en detail'.
II. — Ar-Mkıvan.
De lä, nous partimes pour visiter la mosqude du defunt Sultan Ahmed,
connu par ses rebellions. Les dalles sont en marbre brut, non poli.
Nous contemplämes ensuite le panorama de Constantinople, connu dans
le monde entier, At-Meidän, ou hippodrome. Nous vimes une chose adni-
rable sur une pierre, le nouveau Dikili Täch. Cet obelisque est un monolithe de
couleur brique rougeätre grav6 sur les quatre cötes d’images, de figures
_ d’animaux symboliques et d’enigmes philosophiques. Il repose sur quatre
cubes d’airain. Au-dessous d’eux est un soubassement blanc d’une seule piece,
_ dont la longueur, la largeur et la hauteur sont de quatorze empans de chaque
‚eöte. Il porte des figures sur ses quatre cöt&s. Chaque cöt& differe des autres,
᾿ etsa hauteur de la base jusqu’en haut, c’est-A-dire en comprenant la colonne
ei le piedestal, est de la hauteur des minarets de la mosqu6e du Sultan Ahmed.
1. Sur l’eglise de Sainte-Sophie et sur les autres &glises de Constantinople, cf.
Charles Diehl. Manuel d’art bysantin. Index. p. 916, vol. II, Paris, 1926.
PATR. OR. — T. ΧΧΠ. — σ᾿ 1. 7
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98 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [98] 4
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A un jet de pierre de cette chose admirable, il y a une grosse colonne de
bronze, torse en trois, comme s’il y avait trois serpents ou dragons enroul6s
les uns autour des autres. A son sommet il y a trois t&tes de serpents tendues
en avant, Jes gueules ouvertes vers les trois cötes de la ville; la mächoire de
un est brisce. On pretend que le defunt sultan Osman l’a brisee avec une
massue. Elle protege contre les serpents depuis le temps de l’empereur
Constantin, pour les empecher d’entrer dans la ville. Lorsque cette mächoire
[ut cass&e, on dit que les serpents entrerent dans la ville par ce cöte, mais
qu’ils ne firent pas de mal.
A un jet de pierre de l’obelisque il y a aussi une autre tour construite en“
pierre appelee aussi Dikili Täch. |
Nous partimes pour visiter les tombeaux des sultans ottomans, depuis la
conquöte de Constantinople jusqu’aujourd’hui, avec le tombeau du sultan
Mourad et.de ses dix-neuf enfants tous &trangles, enfin celle de sa mere Keuse
(Jason. Nous eirculämes parmi leurs tombes. Au-dessus d’elles, il y a des
lampes ἀν et des objets rares qui &tonnent l’esprit. Le gardien, pour un
pourboire, conduit les visiteurs ἃ l’interieur. ;
Les tombes du sultan Mustafa et du sultan Ibrahim sont dans un autre —
cimetiere pr&s de la muraille de Sainte-Sophie sur le chemin du Diwän. Elles
sont bäties en marbre tres blanc, tr&s öpais ἃ l’extörieur et neuf A l’interieur,
d’un aspeet agr&able pour les spectateurs. Vis-A-vis d’elles il y en a une autre
[99] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il, 99
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semblable. C’est la que passe le chemin du Diwän et que sont les scribes des
requetes, puis ceux qui echangent les turbans, c’est-A-dire”“ des... et autres ἃ * fol. 18v°.
leurs proprietaires.
Ensuite nous partimes pour aller voir Aslän Khan. C'est une eglise basse,
ancienne; il y en a une autre &levde avec coupole au-dessus d’elle, ayant
encore des figures en mosaique, puis [des images] de Notre-Seigneur et des
quatre Evangslistes, qui existent jusqu’aujourd’hui. Dans l’eglise basse il y
a des animaux sauvages, dont quatre lions, les uns d’Algerie, les autres de
notre pays, quatre pantheres de divers pays, un chacal, un renard, trois
_ _ loups, une hyene, une t@te d’elöphant ancien, l’image d’une girafe ancienne
avec un crocodile ancien. Dans cette eglise basse tres veneree, dediee A
ο΄ saint Jean-Baptiste, on voit encore les images en mosaique bien conservees.
On pretend que c’stait l’eglise de Saint-Jean Chrysostome. Pr&s d’Aslän est
Djebä Khane. Sur sa porte est suspendue une tr&s grande botte et une autre
semblable sur la porte de Top Khane, ainsi que d’autres curiosites.
ΤΥ ΞΞΥΙ SERÄTL,
Ensuite nous enträmes dans le Ssrail — que Dieu en protege les habi-
᾿ς tantst — A Vinterieur de la cour est une dglise appelse aujourd’hui Siläh
Khane; rien n’en. a encore &t& detruit, son autel et toutes les autres ass
sont restes en etat, mais ses portes sont fermdes,
100 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100]
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1. L habet : „bb, deux mots reunis; erreur du copiste. — 2. L om. ‚ol.
— 3. L habet : un.
Nous arrivämes ἃ la celebre 'coupole, la Sublime Porte, οὐ siegent les
juges de l’armee et les sept vizirs. Le Sultan les regarde par une fenetre,
c'est la qu’ils composent le Diwan pour le monde entier. Entre le Serail et
Sainte-Sophie il y a une petite öglise dediee ἃ saint Jean-Baptiste, celle que
l’empereur Justinien avait bätie avant Sainte-Sophie et oü il se reposait. Elle
est restee dans son 6tat.
Nous vimes aussi le troisieme Dikili Täch qui est dans Tawouk Bazar pres
du bain de la Walid& et le Khan des ambassadeurs. Ce sont des margelles
superposöes et s’elevant fort haut, dans le ciel, mais elles ont 6te fendues par
le feu, c’est pour cela qu'on les a cerelees de fer. On prötend qu'un certain
juif a döelare ἃ un certain sultan ottoman que des empereurs grees y avaient
cach6 des tresors, alors il ordonna de l’incendier et l’obelisque se fendit. On
eraignit qu'il ne tombät, e’est pourquoi on le cercla de fer de haut en bas.
Les Grees nous apprirent que cet obelisque est celui que fit dresser l’empe-
reur Constantin le Grand et qu'il deposa dans les fondations douze ceränes
et certaines reliques de Notre-Seigneur J&esus-Christ.
Kusuite nous vimes la tour Avret Bazar, Vune des plus grandes des tours
mentionndes; elle est construite en marbre blane sculpts ou l’on voit des
croix, des anges et des prötres depuis le haut jusqu’en bas. Elle est ereuse,
Elle est situ6e dans le quartier d’Assamata.
[101] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 101
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Nous demandämes aux Grees οὐ se trouvait l’eglise des saints Apötres.
Ils nous repondirent quelle etait ἃ l’interieur d’Esky Serail, reservee aux
femmes. Nous avions vu cette eglise quand nous 6tions en mer, "pres de * io. 101%.
Galata, aux environs de Seutari. Elle est haute et remarquable par ses douze
coupoles. Elle est pres de la mosquse de Soleiman; nous la distinguions,
mais lorsque je vins pour la retrouver, je la perdis de vue ä cause du mur
tres elev& du susdit Scrail. Cette eglise est au milieu sur le sommet d'une
des sept collines de l’interieur de Constantinople, e’est pourquoi on voit le
haut de cette eglise depuis Galata et de Scutari. Elle est peut-etre plus haute
que la coupole de Sainte-Sophie, ainsi que nous la vimes pour la premiere
fois en entrant ἃ CGonstantinople..... '. J’appris par le tailleur de Esky Serail
que l’interieur en est demeure en bon &tat, que les peintures et les icones
en mosaique existent encore sur les murs et que personne n’ose entrer au
Serail sans un guide de connaissance. Nous demandämes aussi οὐ 6tait
l’eglise de Chaleopratia. On nous r&pondit qu’elle se trouvait sur la place
de la mosqu6e du sultan Bayazid.
V. — MosquEE DE SOLEIMAN.
f Nous partimes enfin pour voir la grande et celebre mosquce de Soleiman,
- une des merveilles du monde ἃ cause de la multitude de ses colonnes de por-
1. Six mots douteux.
102 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [102]
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phyre, de couleur vert pistache, et de la diversit& de la couleur de ses
grandes dalles, de sa hauteur et de ses minarets @lances. Dans la cour,
il y a une coupole haute en marbre et des colonnes pareilles; l’eau descend
du toit parce que ces colonnes sont creuses et l’eau en sort par un dispositif
merveilleux, — elle est plus douce et plus agr&able que celle d’Alep.
Nous vimes ensuite la mosqude du Sultan Mohammed qui est au dela du
palais patriarcal au Phanar, sur le sommet d’une colline. Nous descendimes
du Phanar daus une barque et nous partimes vers Khäs Keuy ou nous
ötions invites. Il ya la beaucoup de maisons de juifs et de chrötiens. Nous
visitämes son eglise dediee ἃ sainte Parasceve. On invita monseigneur le
patriarche ἃ prier sur la tombe de Pavlachi' qui etait le Qapou Kehaia de
Basile, prince de Moldavie. Lorsqu’il l’eut trahi, le prince envoya le tuer.
On nous mena dans sa demeure, que dis-je, dans son palais merveilleux
situ6 au milieu de la mer, construit sur de grands pilotis suivant l’'habitude
des constructions de Gonstantinople. A lVinterieur il y a des endroits et des
chäteaux qui ravissent l’esprit, un bain tout en marbre, des jardins agreables
A voir, une conduite d’eau en mosaique de dilferentes couleurs et egalement
1. N. lorga, Vasile Lupu ca urmätor al impäratitor de räsärit, Bucuresti, 1913,
pag. 28. Les ministres des princes de Moldavie ἃ Constantinople avaient leur residence non
loin de la Corne d’Or, au-dessus dır quartier de Balata dans le Bogdan-S£rail ou palais
de Moldavie. Il y avait aussi la rösidence des princes de Valachie souvent mentionndee
dans des voyages ἃ Constantinople et gräce ἃ ces mentions nous connaissons l’endroit
oü se trouvait ce palais. A οὐμό de ce palais il y avait une petite eglise en style byzantin.
Non loin de Bogdan Serail il y avait Vlah Serail la residence des envoy&s des princes
de Valachie, avec une pelite eglise, Buletinul Com. Mon. Ist., A916, p. 11-18,
[108. PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 103
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une eglise, et tout cela surplombe la mer. Nous descendimes enfin dans une
barque qui nous conduisit ἃ l’extr&emite de la mer de Galata. Nous enträmes
alors dans la grande riviere d’eau douce jusqu’au bout, de la nous montämes
pour visiter la fabrique de poudre de Kar Khäne semblable ἃ celle que nous
avons vue ἃ Bor, merveilleuse avec des roues se mouvant par l’eau. Cet
endroit s’appelle Käyhat Khane.
Nous sortimes de la sur la terre ferme et nous nous dirigeämes vers Aq-
Meidän ou le champ de tir des fleches, ou il y a une colonne dressde dans ce
but. Ce champ de tir est une place verdoyante et d'une vue delicieuse, qui
domine Constantinople en face. C'est la que les chretiens celebreut les
Päques avec joie. On nous apprit alors que l’annee derniere, Sa Majeste
- le Sultan Mohammed * — que Dieu le garde! — vint et dressa sa tente avant
᾿ς lafete et eut du plaisir ἃ les regarder. Il y prit un tel plaisir qu'il leur donna
deux bourses de mille piastres turques. Nous enträmes ensuite ala Takieh du
Silahdar du sultan Mourad, qu’il a fait construire recemment.
Δ Ξ:- GATARA,
De la nous descendimes au quartier de Qdisim Pächd, puis ἃ Galata, ensuite
ἃ Top Khan, puis ἃ Ters Khane οὐ l’on construit des navires. Nous vimes ἃ
Top Khane des canons qui peuvent contenir chacun un homme et d’autres
‚canons ἃ trois chambres. Nous revinmes ensuite pour voir les navires mer-
veilleux de l’Angleterre et de la France et nous nous en retournämes.
EN
* fol. 19 v°.
104 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [104]
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EL, ον va ),5. — 2. L habet : LS}.
La veille du dimanche, nous chantämes les vepres dans la metochie et le
patriarche de Constantinople envoya ἃ mon pere une permission comme la
premiere pour qu’il püt aller le lendemain cölebrer la messe dans l’eglise de
Saint-Georges ἃ Galata; les pretres et les notables de ce quartier l’inviterent
aussi. Le lendemain matin nous chantämes les vepres (— matines?) dans la
chapelle de la metochie. Nous partimes avec eux dans une barque vers
Galata et l’öglise mentionnee; suivant l’habitude ils vinrent ἃ sa rencontre.
Il y celebra une grand’messe, qui fut suivie d'un grand repas. Et moi je
partis pour visiter les autres eglises de Galata.
La premiere eglise est celle de la Vierge, Chrysopigi, ou « la source
d’or »; Al’interieur ily a cette source, un puits d’eau ou l’on reprösente dans les
icones « la Vierge assise dans une piseine », de cette source jaillit une eau
guerissant les malades. Cette öglise est vaste et ἃ l’interieur il y a deux
grands chandeliers de cuivre jaune. On nous apprit que le patriarche Karme'
fit faire les chandeliers de l’eglise d’Alep d’apres leur modele. Le tout est
un ouvrage de Vönitiens. Au dedans il y a aussi une icone ven6ree.
De la nous nous rendimes ἃ une troisicme eglise dediee A..... ἢ c’est-ä-
dire ia Mere misericordieuse de Dieu, et A saint Jean le Theologien, dans
laquelle il y a trois grandes icones de Cröte. On y voit une peinture de
l’"Apocalypse de saint Jean et les sept chaires, au-dessous desquelles ses deux
I. Eutliyme Karme, commencement de mai 1634-au commencement de dec. 1634,
— 2, Manque le mol gree,
[105] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 105
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As 5 εἰ > οἱ ων elle Dune) ey ΟΣ ὦ»
Lola us el ee δ οἱ Ὁ lim
a es Me! ee 5 Ολοὶ I oem Ss
ls aa ον... Shell ne ὡς Si a οροϑ ΑΝ ὸ μη]
ὦ καῖ 2,5 layle gie ΟἹ Js ee τ δὶ us bald üb
u u μα ων Gr sad σον anal nändl un (55 age
disciples l’enterrerent. Nous enträmes dans l’öglise, l’une des plus grandes
öglises orthodoxes de l’empire, qui est maintenant en la possession des
Jesuites francais. Elle est ancienne, tr&s haute, toutes ses peintures sont en
mosaique coloree, les fötes de Notre-Seigneur sont expliquees en grec.
Il γ ἃ un clocher eleve et ancien.
Nous partimes ensuite vers la quatriöme eglise, voisine de la precedente,
dediee ἃ Notre-Seigneur Jesus-Christ, ἃ l’interieur de laquelle il y a une fon-
"taine sacrde. Nous nous dirigeämes ensuite vers une einquieme, dediee ἃ saint
Demetrius. Sur le mur de la porte est peint: « Tout ce qui respire », c’est-ä-dire
glorifiez le Dieu du ciel, toutes les er6atures, les animaux, le ciel, le froid
et la neige ete...'.
Nous visitämes une sixieme eglise, dediee a la sainte Vierge, situee aussi
pres du rempart. Une septicme &glise est dedide ἃ saint Jean-Baptiste; ἃ
linterieur il s’y trouve une fontaine sacree. Une huitieme öglise est dediee
ἃ saint Nicolas, ensuite une neuvieme est dediee ἃ saint Jean Chrysostome.
Toutes sont en poutres avec des toits ornes de symboles, le lustre est
dor& ἃ l’intsrieur et A l’exterieur. Nous vimes ensuite l’eglise des Francais
* fol. 20:5,
qui avait te incendice. * Elle egale Sainte-Sophie par sa hauteur, sa grandeur, * fol. 20 1”.
sa forme, ses peintures ἃ l’interieur et A l’exterieur en mosaique dorde ainsi
que les fetes de Notre-Seigneur, Au-dessus de la porte est l’icone de la
» Bs, cxuvim, let 566.
106 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [106]
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1. L habet : NP pro SE
Dormition de la Vierge en mosaique; sur ses murs toutes les inscriptions
sont europdennes. A l’interieur il y a quelques petites &glises en ruine
aujourd’hui et abandonnees, qui appartiennent aux Frangais.
VII. — L’IncENDIE DE (ONSTANTINOPLE.
Le mardi soir 10 novembre, un grand incendie &elata ἃ Constantinople.
Il dura jusqu’ä mereredi soir, Tout le centre de la ville fut brüle, e’est-ä-dire
les marches, les halles, et l’incendie gagna le quartier de Qoum Qapou, puis
Ouzoun Teharchi, ensuite Meidan Qatir Ghoulman. A ce qu'on pretend, le feu
a ravage de quarante ἃ einquante mille boutiques et vingt-eing mille maisons
d’habitation, trois cents fours ἃ pain, un grand nombre de bains et trente-deux
caravans£rails. Khän Eliousry fut brül avee tout ce qu’il eontenait ainsi
que le Khan de Biry Pächä. Les sapeurs et les soldats de la garde se voyaient
impuissants ἃ combattre cette dövastation; ils appelerent le peuple ἃ l’äide.
Le feu volait d’une place ἃ l’autre comme un oiseau. — Quant aux cimetieres
et aux fontaines de marbre, ils sont en tres grand nombre, de m&me des
sommets de minarets. — Nous avions vu hier des marchds, des caravanse-
rails, des &difices, et le matin la terre 6tait devenue döserte, le spectateur en
pleurait. Tout ce qu’il y avait autour dtait ἃ döplorer — que Dieu conserve
la prosperit& de notre pays! Aussitöt apres, on invita les habitants ἃ recons-
truire; il ne s’6coula pas un mois que tout revint ἃ son ancien 6tat, qu'il y ait
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[107] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 107
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1. L habet : as
eu ou non d’incendie ou autre chose semblable. Comment pouvait-il en ötre
autrement sous l’empire? En ce jour j'ai visite la sainte et c&lebre eglise de
Saint-Nicolas dans Aya Qapou, ou la porte de Sainte-Euphemie, qu’on a trans-
form&e en mosquöe. De la j'ai visit l’6glise de la Vierge, au-dessus et a l’in-
terieur de laquelle ily a une cölebre fontaine sacrde qui guerit les malades.
[μὲ jour de la fete de saint Jean Chrysostome, je suis parti pour Top Khane
et de la jjai loue une barque et me suis dirige vers Qis-Qoulesy ou « la tour de
la fille ». Elle est bätie sur un petit rocher au milieu de la mer vis-a-vis de
Seutari et nous avons bu de l’eau douce de la fontaine qui est la. Nous nous
dirigeämes ensuite vers Qady Keuy ou Chaleedoine. J’ai visite son eglise
dediee ἃ Notre-Seigneur Jesus-Christ; c’est une voüte ἃ coupoles tr&s hautes
en pierres anciennes. Ensuite je suis revenu ἃ Scutari et ἃ Top Khane et ἃ
notre quartier au Phanar.
Le samedi soir du commencement du car&me de Noäl, nous chantämes les
vepres dans l’eglise de la metochie. Trois jours auparavant, le clerge et les
notables du quartier de Qoum Qapou vinrent aussi chez monseigneur le
patriarche et lui apporterent une permission de leur patriarche et l’invi-
terent ἃ celebrer la messe, pour la deuxi&me fois, dans l’eglise de la Vierge
dite « du desert », cela parce qu’ils &taient heureux de sa venue et que
Vincendie general dönt nous avons parle arriva pres d’eux sans leur causer
de dommage et parce qu’ils eroyaient qu’ils avaient ete &pargnes gräce ἃ
*fol, 20 v°
“ fol.20v°.
108 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [108]
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1. ἘΠ Ποῦ: 8...
l’eflicacit& de ses prieres. Nous partimes avec eux dimanche matin par mer
dans une barque. Nous eümes ἃ supporter bien des terreurs chaque fois que
nous nous rendimes par mer ἃ cet endroit-lä derriere le Serail connu sous
le nom de Bournou Serail. La mer y est eflrayante* ἃ cause du courant de la
mer Noire qui arrive par le dötroit dans la Mediterrande. Combien en eflet de
navires y ont fait naufrage! Lorsque nous arrivämes chez eux, ils nous
regurent en grande procession : on edlebra ensuite une grand’messe. Nous
restämes chez eux jusqu’au mereredi 19 novembre et nous retournämes ἃ
notre quartier.
Nous demandämes ou etait l’eglise Pammacaristos', c’est-A-dire la Mere
de Dieu en trois personnes, la bienheureuse qui est relat6e dans la chronique
greeque que nous avons traduite en arabe : ὀρ] δ qu'ils ont transformee
en un palais patriarcal, apres l’eglise des saints Apötres. Elle est sur une
colline en haut du quartier du Phanar et en haut du patriarcat. Elle est entre
ce quartier et Ja mosqude du Sultan Mohammed ἃ mi-chemin. La mosquee
aujourd’hui est belle et ἃ l’interieur il y ade nombreuses sources anciennes.
Beaucoup nous ont appris que derriere Ouzoun Teharchi, pres de Khan
Wälide, il y a une petite mosquee, une ancienne eglise, avec une haute
coupole carrde, au-dessus de laquelleil y a une croix qui tantöt se voit, tantöt
se cache depuis Ouzoun Teharchi; je n’ai pas cess« de la chercher et jarrivai
1. Charles Diehl, !Art dysantin, vol. Il, Index, p. 916.
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[109] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 1]. 109
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1. L habet:: run, erreur du copiste. — 2. L habet : BT
pres d’elle. L’eglise est encore en son tat primitif; j’ai vu cette croix en
nombreuse compagnie — et nous nous en retournames 6merveill6s.
VIII. — Le quantıer D’Assamara.
Jeudi, les pretres et les notables du quartier d’Assamata, avec la per-
mission de leur patriarche, vinrent inviter monseigneur le patriarche ἃ
eelebrer la messe chez eux. Nous partimes en leur compagnie dans une
᾿ barque par mer, ἃ environ seize milles de leur quartier; quant au peri-
metre de Constantinople, on pretend qu’il est de dix-huit milles. C'est une
langue de terre qui s’avance dans la mer, c’est pour cela que les trois quarts
sont maritimes. L’autre quart va de la porte d’Andrinople jusque derriere le
Phanar. Tous ces terrains sont en vignes, en jardins et en pistachiers. — On
nous regut en procession et nous c&lebrämes les v&pres chez eux la veille du
premier dimanche du car&me de Noöl. Le lendemain matin, nous c&lebrämes
la messe dans leglise de l’empereur Constantin le Grand. Cette eglise est
5
tr&s ancienne, tres vönerde, haute, en pierre, avec voüte, et ἃ l’interieur il y a
une icone de Notre-Seigneur J&esus-Christ et une de la sainte Vierge, celle de
- saint Nicolas et celle de saint Jean-Baptiste, toutes tr&s grandes et anciennes.
- On pretend qu’elles datent du temps de l’empereur Constantin. Ce jour il y
cut une messe, une grande solennite et!’ ordination d’un diacre. Nous ne
la main droite de ἐπα νας Constantin qui est en os jaune comme de l'or,
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. qui disaient : « "sanctifi& soit celui qui s’est fait crucifier pour nous » et
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110 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [110] |
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1. L om. Le. — 2. L habet : s», erreur du copiste. — 3. L habet : dl,
erreur du copiste.
comme les melodies des petits enfants et leurs chants : « Dieu saint » aux
epitres et « alleluia » ἃ l’Evangile, « Seigneur, ayez pitie », pour toute la
litanie ; leurs m6lodies sont belles et douces.
Ce quartier d’Assamata portait dans l’antiquite le nom grec de Psamatia
et en turc celui de quartier de Qarämän. Lorsque le sultan Mohammed con-
quit la ville, il fit venir ses habitants du pays de Qarämän, les fit habiter lä
et leur donna cette eglise et pour cette raison elle porta leur nom. Dans cette
Psamatia il y avait une procession d’anges, lorsque apparurent les höretiques,
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Rien ne m’a enchante dans les &glises de Constantinople et des de
l’enfant fut enlev& dans les airs, et il descendit en disant : « glorifie soit celui
qui ne meurt pas », selon qu’il avait entendu la glorification angelique.
Apres la messe et le repas, nous partimes pour visiter les autres öglises
d’Assamata. La deuxieme &glise est dedidce ἃ saint Nicolas, elle est belle;
la troisiome est une 6glise de la Sainte-Vierge; la quatrieme est celle de
Saint-Georges, elle est ancienne, les voütes sont en pierre et les dalles sont
ögalement anciennes. Intörieurement il y a sur le mur l’image de saint Georges
en mosaique doree, tr&s ancienne, d'une ex&ceution merveilleuse. On y trouve
encore une source miraculeuse. Dans chaque öglise de Constantinople ilya
toujours une source miraeuleuse. Nous baisämes le corps de sainte Anastasie
[111] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. ι1
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1. L habet: ΟἹ οἱ, erreur du copiste. — 2. 1, habet : \sslay, erreur du copiste. —
3. L habet : pP, erreur du copiste.
qui delivre [les hommes] de la magie. Parmi toutes les eglises de Constan-
tinople y compris celle du patriarcat, il n’en existe pas de plus aneienne du
temps des empereurs chrötiens que cette &glise du quartier de Qaräman.
IX, — Les sepr Tours.
Nous restämes chez eux jusqu’au lundi matin 23 novembre, et nous
partimes pour aller vers Yedj Qoule ou les sept tours. Il n’y a dans les
murs de Constantinople et dans ses tours, rien de mieux construit et de plus
solide. Ils consistent en tröis murs concentriques. Nous sortimes de Top
‘Qapou pour aller au cimetiere chrötien οὐ il y a une source miraculeuse,
nommde dans les synaxaires Zoodohopigi, ou la source de la vie, appar-
tenant en propre ἃ la Möre de Dieu, dont la föte se termine le premier
vendredi apres Päques. On l’appelle maintenant la source miraculeuse de
Bälougli. Nous descendimes pres de la source, nous bümes de son eau
sainte qui guerit les malades. Lä les chretiens f&tent le lundi de la Resur-
rection, en mangeant, en buvant et en se divertissant. Nous passämes par
la porte d’Andrinople et revinmes ä notre quartier du Phanar. Je partis
pour visiter la source de Blachernes; elle est maintenant ignoree, se trouvant
dans le quartier Baläta vis-a-vis de Khäs Keuy, au-dessus du quartier du
Phanar. J’entrai dans une maison habitee par des bohemiens. C’6tait l’Eglise,
mais de ses traces on ne voyait que peu de choses; la source sortait d’un
* fol.21v‘
* fol.21v°
112 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [115]
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1. L habet : „eye >.
μ᾽» Αἴ
souterrain qui etait dans la sacristie de l’Eglise. Je sortis de cet endroit-la et
je visitai l’eglise de Saint-Demetrius dans le quartier mentionne, elle est
grande et vaste; puis l’eglise de la Sainte-Vierge οὐ nous baisämes l’icone-
perc&e par la lance et d’oü sortait le sang.
La veille du jeudi 25 novembre, nous celebrämes les vigiles de la fete
de sainte Catherine dans l’eglise de la mötochie. On fit venir l’&conome du
couvent du Mont-Sinai, le pretre Sophronios, avec l’autorisation du patriarche
d’y eelebrer la messe ἃ l’occasion de la fete de cette sainte. Il y eut la messe
et une solennit6, puis l’ordination d’un diacre. Et ainsi la veille du deuxieme
dimanche du car&me de Noel, des le matin, nous assistAmes aux vigiles,
puis ἃ la messe dans l’eglise patriarcale, car monseigneur le patriarche avait
decide de partir et de faire ses adieux au patriarche de Constantinople. Apres
la messe celui-ci l’invita ἃ monter chez lui. Ils se dirent adieu * l’un A l’autre,
en pleurant — chacun d’eux pria sur la tete de l’autre — et il lui donna des
lettres de reecommandation pour les empereurs et leurs sujets.
X. — Lr ΒΟΒΡΗΟΒΕ.
Le lundi 29 novembre, nous sortimes de Gonstantinople et nous montämes
dans une barque. Nous nous dirigeämes vers N&ochory ou Yenky Keuy pour
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[113] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 113
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1. L habet : «105, erreur du copiste. — 2. L habet : lm, erreur du copiste.
louer un navire et aller dans la mer Noire en Moldavie, car il n’etait pas
facile pour nous de voyager par terre vers Andrinople pour deux motifs :
premierement ἃ cause des frais, car le prix du louage des voitures 6tait de plus de
eing cents piastres; deuxiömement ἃ cause de la neige, dela pluie et du froid.
C’est le detroit de la mer Noire creus& dans l’antiquit@ par Alexandre. Le
passage y est tr&s diflieile. De Galata ἃ Neochory ἃ droite et ἃ gauche il ya
des villages, des maisons, des chäteaux, des serails imp6riaux, des jardins,
des vergers, des lieux agreables, des bains, ete... Nous descendimes ensuite ἃ
Neochory daus la maison du Dadian Rais dont le surnom est Kälekäri et
Teodori. Son fils s’appelle Djazaghäki — que Dieu prolonge leur vie! — car
leur large. hospitalite envers nous et les etrangers ne saurait se deerire. Le
troisicme dimanche du car&me de Noel, c’est-a-dire le 5 d&cembre οὐ tom-
bait la fete de saint Sabas, monseigneur le patriarche eelebra la messe dans
l’eglise de Saint-Georges et de Saint-Sabas dans ce village. Le lendemain
-lundi, il eölebra la messe dans l’öglise de Saint-Nicolas, le jour de sa fete. La
veille du quatrieme dimanche du car&me de No&l, qui coincide avec la fete de
saint-Spiridon, le 11 decembre' nous cel&brämes les vigiles et nous assistämes
ἃ la messe dans la troisieme eglise, dediee A la sainte Vierge, dans le village
susmentionne. Nous y vimes l’icone d’or deCrete si merveilleuse qu’on ne peut
1. C’est une erreur du copiste; il faut lire : le 12 d&cembre,
PATR. OR. — T. XXI. — FE. 1.
* fol. 22 r°.
+ fol. 22 γ᾿,
114 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [114]
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la deerire. Les trois eglises susmentionndes sont construites en poutres et
en planches. Le lundi soir, monseigneur le patriarche eelebra dans cette @glise
les vigiles fungraires d’apres nos usages pour la döfunte Mira, femme de had
ΕΝ fils du prötre Mansour, en presence de ses fils; de m&me il celebra °
la messe pour elle, le mardi matin 14 döcembre. 115 firent en sa m&moire une
offrande de colybe orne de dessin, avec le vin et le pain suivant leur coutume.
Ensuite nous embarquämes nos bagages dans le bateau par un vent favorable
du sud (nothos), attendu par les navires de la mer Noire se dirigeant vers le
Danube pour importer des cerdales. Le soir de ce m&me mardi on mit ἃ
la voile dans deux barques et nous renconträmes ledit bateau reste ἃ l’anere
dans un endroit portant le nom de Qara Tach en ture, c'est-A-dire « le rocher
noir », pres de l’entröe de la mer Noire et dudit detroit, du second des forts
que les Tures ont bätis, parce qu’avant d’arriver ἃ N&ochory vous apercevez
A votre droite et ἃ votre gauche deux grands forts. Il y alä deux autres forts
et au-dessus d’eux sur le sommet d’une colline deux grandes forteresses
anciennes en ruines. On pretend qu’elles ont 6te bäties par Alexandre. Au-
dessus de cet endroit, il y a un couvent qui porte le nom de la Dormition de
la sainte Vierge, en grece Mavromolos, c’est-A-dire le couvent du rocher noir.
Jallai le visiter. Il se trouve au sommet d’une colline, et est habite par
quarante moines. L’öglise est grande et ancienne; ἃ l’exterieur il y a une
grande source miraculeuse, trös agr&able, qui gucrit les malades. *Au-dessus
[115] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 115
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d’elle, sur le mur, il y ἃ ΤἸπιᾶρο de la Vierge Pandanasa, la Thaumaturge,
eonnue par la gu6drison des maladies. Il y a egalement une autre source
miraculeuse ἃ l’interieur de l’eglise.
Ensuite nous montämes dans le bateau. Le ciel 6tait serein, les etoiles
brillaient; le capitaine döcida de mettre ἃ la voile A minuit, quand soudain se
leva un vent violent qui souflla en tempete, et une neige abondante tomba
d’une nuit ἃ l’autre. Dans ce temps les quatre navires qui 6taient sortis du
detroit firent naufrage. Avec l’aide de Dieu, on conduisit notre navire avec
adresse vers le village appel& Therapia au-dessus de Yenky Keuy ou ils
jeterent l’anere. Nous trouvämes ἃ cet endroit plusieurs navires mis ἃ l’ancre.
Nous descendimes dans une maison chrötienne — il yen a lä cent vingt —
parmi lesquelles il n’y avait pas une seule maison turque. Il y a la une eglise
_ dedide a saint Georges, celui qui assiste les hommes par ses miraeles. Chaque
᾿ς [οἷδ que quelqu’un d’entre eux quitte la religion, il landantit, c'est pourquoi
_ Aln’y.a pas [d’apostats] parmi eux.
Remargque. Nous trouvämes le patriarche de Constantinople vetu de son
Η -mandyas. Les insignes qui sont sur sa poitrine et aux pieds sont d’un couleur
Ä E bleue et non rouge comme ceux des patriarches d’Antioche, de Jerusalem
οὗ d’Alexandrie. Nous en demandämes la cause et on nous röpondit qu’il
n’avait pas le droit d’en porter de rouges parce qu'il est archev@que. Nous
᾿ς _ vimes ses mötropolitains vötus de la m&me facon. Quand il est present dans
«
116 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [116]
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Ken lad Ξι & N ὅλο & As Alle ag ("5439 Ola Axel ailı
Ἂν ὦ ee διε ll σοῦ ge αι ως
1. 1, habet : 5}. — 2. 1, habet : ber.
l’eglise, personne n’est vetu du mandyas. Et nous vimes de m£&me les
mötropolitains de Valachie et de Moldavie et leurs &v&ques ainsi que le
mötropolitain de Russie, ses ev@ques et les hegoumenes de son pays, parce
que les patriarches d’Orient se rev&tent specialement de vötements rouges.
Remarque. Nous vimes, dans toutes les &glises de Constantinople et envi-
rons, peint sur la porte du nord du sanctuaire un cherubin aux pieds rouges,
tenant dans sa main un glaive flamboyant, ou l’archange saint Michel avec
un mort sous ses pieds. Dans les öglises de Moldavie, de Valachie et des
Cosaques on peint sur la porte du sud l’image de l'archidiacre Etienne avee
l’encensoir; deuxiemement, on ne connait le nom du patron de l’eglise que
par son icone [peinte] sur la porte au-dessus du mur; troisiemement, la peinture
de son icone ἃ linterieur A droite de la sainte Vierge; quatriemement, l’icone
de la föte de Notre-Seigneur ou celle du saint qui tombe en möme temps que
sa föte — elle est exposde sans cesse sur le proscynetaire jusqu’ä la fin de la
semaine et chacun en entrant la baise —; cinqui&mement, des lampes d’argent
suspendues devant l’iconostase et la porte du sanctuaire et brülant continuel-
lement; sixiömement, l’iconostase complete; septiemement, ἃ la place du pain
benit on prösente dans la soirde des plateaux de colybes de toutes sortes de
couleurs et de dessins et des fleurs belles et merveilleuses. A la fin de la
messe les prötres prient sur elles pour l’äme du mort et on les distribue avee
[117] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 117
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4. L habet: ol, erreur du copiste.
du vin, du pain et du caviar. Huitiömement, on remarque que le parrain du
nouveau-n6 apporte de l’huile ἃ l’occasion de la grande cör&monie du bapt@me,
parce que nos freres grecs font une grande cör&monie pour le bapteme avec une
grande depense d’argent, *[en donnant] de grands cierges pour l’eglise et [en * ul. 35 ν".
en distribuant aussi] aux assistants. En Moldavie et en Valachie on fait plus
encore, on resle tete nue du commencement du service jusqu’ä la fin. On fait
egalement une grande cer&monie pour les funerailles de leurs morls.
Mais revenons ἃ notre sujet.
Le vendredi 17 decembre, monseigneur le patriarche cel&ebra la messe
dans l’eglise de Therapia, et il porta le saint chr@me. Il y faisait grand froid
et il avait gel& tres fort..La veille du dimanche des saints aieux de Notre-
Seigneur, nous assistämes ἃ la vigile du dimanche. Le patriarche celebra
aussi-la messe et l’ofice de l’huile sainte. Suivant notre habitude, nous
lümes l’Evangile en quatre langues : en persan, en turc, en arabe et en grec.
Plusieurs personnes des navires ἃ l’ancre y assistaient.
La veille du vendredi ou paramonie de la fete de Noöl, le patriarche de
Constantinople Kyr Paisios invita le patriarche d’Antioche, lui envoyant une
permission avec sa signature et celle de la plupart des prelats — parce
quwils aimaient beaucoup monseigneur le-patriarche et ils avaient peu de
sentiment religieux pour leur patriarche et les uns pour les autres — pour
que les deux patriarches celebrassent la messe ensemble, car ils lui dirent :
118 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [118]
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« ll est heureux que tu aies ete retarde afın de eölebrer la messe de Noäl chez
nous et que les fideles recoiveut les saints mysteres dans ce jour de Noöl de la
main de monseigneur le patriarche. »
ΧΙ. — ÖrrıcE DIVIN A CONSTANTINOPLE.
Il,partit dans une barque accompagne des pretres qu’on [αἱ avait envoyes
et nous arrivämes vendredi de bon matin. Nous descendimes dans la demeure
de Cyrille d’Alexandrie — devenu plus tard patriarche de Constantinople
— demeure unique par sa beaute, bätie par lui-m&me, ornse de marbre,
de faience et de cristal, situde dans la partie la plus haute du palais patriar-
cal. Le patriarche n’a pas l’habitude d’assister aux heures du matin de la
paramonie, mais on les retarde jusqu'au jour. Le lendemain matin les deux
patriarches descendirent ensemble dans l’eglise, revetus de leurs mandyas,
avec leurs crosses; les chantres commenc£örent les heures et les propheöties.
A la leeture de chaque Evangile aux heures, larchidiacre descendait la
cassolette ἃ la main et encensait les patriarches et les icones suivant l’usage.
Tontes les heures et les sticheres ötaient chantdes. A la fin de la neuvieme
heure, le canonarque ou chel des chantres mentionna pendant le polychro-
nion le nom du patriarche de Constantinople, ensuite celui du patriarche
d’Antioche, puis regut la benediction selon l’usage. Ils ne finirent la messe de
saint Basile que vers le coucher du soleil (9). On ne fait pas de vigile. Apres
avoir distribu& le pain benit, les deux patriarches sortirent ensemble de
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[119] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 119
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l’eglise en benissant d’abord les fideles. Le porteur du chandelier d’argent
dit pour tous les deux le polychronion, puis ils sortirent avec leurs mandyas
et leurs crosses et allerent au salon et les Janissaires marchaient devant eux
avec leurs bätons (?). Ils s’assirent sur deux trönes en velours, revetus de leurs
mandyas; les mötropolitains, les pretres et les notables se plac&rent autour
d’eux. Sur la table ötaient ranges des flacons de eristal remplis de vins de
difförentes sortes et d’eau-de-vie, douze vases de vin, douze plateaux de
biscuits, douze assiettes de pommes et de poires, douze assiettes de confitures
indiennes; tout cela selon le nombre des douze apötres.
Le patriarche de Constantinople but le premier et le chantre chanta pour
[αἱ le polychronion, ensuite il dit pour les metropolitains et pour les
autres assistants — et ici ils sont en fete. Le patriarche d’Antioche fit de
meme ainsi que les prelats et les autres assistants; et il leur distribua
_ "des biscuits. Nous montämes ensuite au refectoire au-dessus du salon ; * fol. 23 1”.
᾿ς ἢ a plusieurs fenetres qui donnent sur Ja mer et d’autres vues agreables,
Chaque patriarche etait assis sur un tröne et les metropolitains ἃ droite et
ἃ gauche. Nous nous levämes ensuite et nous allämes nous coucher.
Lorsque la pendule placse dans le palais patriarcal sonna dix heures de
nuit, le patriarche de Constantinople vint lui-meme appeler monseigneur le
120 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [120]
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41. L add. : 2. — 2. L habet: luilbe, erreur du copiste.
patriarche et tous deux descendirent dans l’eglise. Les chantres du patriarche
et leurs compagnons presents chanterent du commencement jusqu’ä la fin
du service, longuement et d'une voix agröable. Apres la septieme [ode], les
deux patriarches descendirent et baiserent l’övangeliaire et donnerent la
benediction au peuple comme nous l’avons dit anterieurement. Et l’archi-
diacre du patriarche de Constantinople encensa pendant la neuvieme [ode].
insuite le deuxieme diacre ainsi que le troisieme entrerent, regurent la bene-
diction des deux patriarches en faisant des genuflexions. Ensuite j’entrai,
moi, l’archidiacre du patriarche d’Antioche, avec le deuxi&me diacre, et nous
fines de m&me. Puis apres nous, entrerent les grands ö&conomes des patriar-
ches d’Antioche et de Constantinople, apres eux deux protosyncelles,
ensuite trois autres pretres pour completer le nombre des sept prötres.
Nous 6&tions eing ou six diacres. Les intendants de l’eglise placerent sur
l'autel dans ce jour une autre paire de chandeliers d’argent plus grands de
deux pies et demi que les premiers que nous avons mentionn6s, et une autre
paire de chandeliers avec des supports, une grande croix et une paire d’öven-
tails (ripidions).
Et ainsi on plaga une ὁ grande table devant la porte de l’eglise sous l’en-
droit οὖ sont les corps des saintes. Ils y exposerent differents calices, patenes,
encensoirs et chandeliers d'argent precieux, c’estun plaisir pour les spectateurs;
parce qu’iei ont l’habitude de se tenir les secretaires du patriarche pour
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[121] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 121
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1. Note marginale. — 2. L habet: als, erreur du copiste. — 3. Lom. a.
inserire les revenus de l’öglise. Apres « Tout ce qui respire », les patriarches
΄ . .
descendirent, baiserent les saintes icones et apres eux les metropolitains, les
pretres et les fideles firent de möme.
ΧΙ]. — MessE DES PATRIARCHES DE (CONSTANTINOPLE ET D’ÄNTIOCHE.
A la premiere heure, l’ecelesiarque vint et &tendit des tapis avec du drap
rouge dans le sanctuaire et sur le tröne patriarcal, depuis la porte imperiale du
sanctuaire jusqu’au milieu de l’eglise, c’est-A-dire entre les trönes des deux
patriarches et d’un tröne patriarcal ἃ l’autre. On placa au-dessus deux trönes
oceidentaux (europeens) en velours rouge avec des clous argentes. Ensuite
nous sortimes du sanctuaire, c’est-A-dire les archidiacres des patriarches de
Constantinople et d’Antioche, tenant les chandeliers ἃ trois branches dans
nos mains et nos orarions enroulees sur nos epaules gauches; puis deux diacres
sortirent, chacun avec une croix, et les patriarches descendirent ensemble
de leurs trönes. [15 firent longuement leurs prieres devant les icones avec
des genuflexions jusqu’ä terre, puis 115 benirent le peuple et vinrent s’asseoir
sur leurs trönes. Et la troisieme rang6e de diacres sortit portant les mitres
des deux patriarches sur des plateaux couverts de serviettes [lam6es] d’or.
fol. 23v°.
* fol.23v°.
122 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [122]
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1. L habet : |, =", erreur du copiste.
La mitre' du patriarche de Constantinople est un ouvrage neuf * avec
vingt-quatre ornements brodes et entoures de perles et de pierres pr£-
cieuses. Elle est troite du bas et large du haut. Deux prötres sortirent chacun
avec un paquet d’ornements, puis trois diacres et un prötre d’un cöt6
et trois de l’autre. Ensuite les metropolitains presents vinrent suivant leurs
rangs et firent ἃ chaque patriarche une genullexion et leur baiserent la main
droite, tandis que les patriarches se soulevaient lögerement de leurs trönes.
D’abord deux metropolitains entrerent ensemble : le premier Kyr Ignace
mötropolitain d’Ephese et Kyr Möthode mötropolitain d’Heraelse*, puis ils
partirent. Vinrent ensuite Kyr Anthime m&tropolitain de Cyzique* et Cyrille '
metropolitain de Nicomedie, puis Kyr Gabriel metropolitain de Chalee-
doine et Kyr Neophyte® mötropolitain d’Andrinople, ensuite Kyr Parthene
mötropolitain de Mitylene et Kyr Gabriel metropolitain de Philippopolis ®,
ensuite Kyr Philotee mötropolitain d’Agathopoulos’ et Kyr Pancrace metro-
politain de Marone *, jusqu’ä ce qu'ils eussent parfait le nombre de dix metro-
politains ou eing rangees.
1. La mitre ou couronne # μίτρα est une coilfure en forme de bonnet spherique,
ornde de broderies et de pierres pröcieuses et surmontee d’une petite croix. A. Coutu-
rier, Cours de liturgie, vol. I, p. 88, Paris, 1912. — 2. Le Quien, Oriens Christianus,
I, 00]. 1118. — 3. Op. cit., 1, col. 766. -— A. Op. eit., I, col. 598. — 5. Op. eit., 1,
00]. 1179. — 6. Op. eit., 1, col. 1161. — 7. L’eglise d’Andrinople avait l’&vöch& d’Aga-
thopolis, op. eit., I, 60]. 1171. — 8. Probablement Μαρώνεια, une ville de la Thrace
pres de la mer de l’Archipel. Op. eit., I, col, 1195. Les noms autres des mötropolitains
sont diflieiles ἃ identifier.
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[123] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 123
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an An ὁ "gan = lg, L>| iin, a IK br En
1. L habet:: δ} 1l;, erreur du copiste.
Ils entrerent dans le sanctuaire avec leurs diaeres et revetirent leurs orne-
_ ments sacerdotaux. Les diacres commenc£rent ensuite ἃ revötir les patriar-
ches deux par deux et se revetirent A leur tour. Chaque diacre de la deuxieme
range prösentait les ornements un A un; chaque diacre de la troisieme rangee
tenait ἃ la main les chandeliers ἃ trois branches, la eroix et l’encensoir et
encensait chaque ornement de loin en disant les stiques sur les aubes et les
autres ornements jusqu’ä la fin. Nous revetimes le patriarche d’Antioche en
silence selon l’usage. [15 revötirent le patriarche de Constantinople de l’aube
par-dessus le veston en fourrure de zibeline. Ils furent longs ἃ se revetir.
Les patriarches benissaient chaque ornement en levant la main haute.
Les manchettes' du patriarche de Constantinople ont, avec des anneaux
d’argent, des bandes de soie pour les attacher au vetement. Ils benirent
le « saccos » plie et ses boutons-grelots avec des bandes pour les boutonner
ensemble des deux cötes. Et on met un mince mouchoir sous les chaines
des icones pectorales. Dans le pli de l’omophorion sur la poitrine, on met
un mouchoir d’or visible des deux cöt6es. Lorsqu’on mit la mitre du patriarche
de Constantinople, on lui enleva le kallous et on s’y attarda.
Apres avoir beni le peuple, ils s’assirent sur leurs trönes en silence. Puis
nous, les archidiacres, tenant les chandeliers ἃ trois branchesäla main, avec nos
compagnons, nous nous inclinämes de loin dans la direction des patriarches.
1. A. Couturier, op. eit., p. 81.
* fol. 24 Tr.
* fol. δὲν
124 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [124]
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1. L habet: eb], erreur. Lire: al]. —2.L: UN, erreur du copiste.
Nous allämes ἃ la porte du sanctuaire et nous nous inclinämes aussi devant
les prelats. Deux d’entre eux sortirent ensemble et, les pr&cedant, nous
nous approchämes des patriarches et nous fimes une inclination de töte avec
eux. Ils baiserent la main droite des patriarches et s’arr&terent chacun d’un
cöte; puis nous nous inclinämes encore ‘et allämes en chercher deux autres
et ainsi de suite, jusqu’au dernier. Chaque groupe de eing s’arreta ἃ la
main droite du patriarche de Constantinople et ἃ gauche du patriarche
d’Antioche et tous &taient revötus de chasuble sans icone pectorale. Ensuite
les sept prötres sortirent et s’arreterent plus haut d’un cöt& et de l’autre. Ils
ne se rangerent pas en cercle, mais en long jusqu’aupr&s des chandeliers et
nous nous arr&tämes au-dessus d’eux, pres des portes du sanctuaire, tenant
les chandeliers ἃ trois branches, et nos compagnons portaient les croix,
jusqu’ä ce que les chantres eussent achev& leurs chants.
Les patriarches benirent pour la deuxieme fois. Nous regümes aussi leur
benedietion. L’archidiacre du patriarche de Constantinople dit Ja grande
litanie. Ce fut lui aussi qui dit l’Evangile et porta le saint corps.
C'est l’habitude* dans tous ces pays et les pays de l’interieur, avant que
le diacre reeite les litanies jusqu’ä la fin de la messe, qu'il reste tete nue
en tenantle chandelier Atrois branches dans la main gauche, l’orarion dans la
main droite et la face tournee vers le nord. Il mentionna le nom de l’empe-
reur de Moscou, Alexis, et de l’imp6ratrice Marie, de Basile prince de
a ne Er
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ee ni
[125] PREMIERE PARTIE. --- LIVRE Il. 125
"Erı δεόμεθα ὑπὲρ τοῦ πατρὸς πα RR] ‚3 ΘΕῚΣ SEN 363 el el, er
χαὶ ἀρχιεπισχύπου ἡμῶν [Παϊσίου".
Ἔτι δεόμεθα ὑπὲρ τοῦ πατοὺς χαὶ πατριάρχου ἡμῶν Μακαρίου Ἀντιοχείας" As ᾿
I get slrsl og) οἰ la sl IN ὦξ59 Am ὦ»
4, Ws a3 σε 9 ei Meer Sl, gu IN Pen BER)
«σῦν! oe IS En ὁ glei Sa oa Stel ii, ala
ὁ ὅλ νὼ pe gas οἰ 3} τῶ as ἘΣ ige Us
sl u τ. 0} el Te 0.25.5. Ay a le
Jı> pe ee) Sl a) «6.}..} N il αὐ} μὴ Je LS, ζῳ 5
ine ὧν» καθ ἘΝ EBEN Alessi u le)
ze) sul & a Je Δ 41.4.}}9 sl], σις ur IS οὐ ΠΕ ye ls
1. L om. Ἔτι δεόμεθα... --- 2. L om. τι δεόμεθα...
Moldavie et de Matthieu prince de Valachie. Quand il mentionnait le nom du
“ patriarche.de Constantinople, il disait ainsi : « Nous prions encore pour notre
p£re et notre archevöque Paisios. » Ensuite en mentionnant le nom du patriarche
d’Antioche il dit : « Nous prions encore pour notre pere et notre patriarche
Macaire d’Antioche. » Il inclina la tete, avant et apres la litanie, vers les deux
patriarches; puis nous recümes la benediction de loin. Nous enträmes dans
le sanctuaire avec les pretres. Nous sortimes pour « l’entree » : deux archi-
diacres avec deux evangeliaires suivis de deux seconds diacres avec deux
encensoirs et pr&cddes des diacres portant les chandeliers ἃ trois branches et
les quatre chandeliers d’argent. Chaque archidiacre et son compagnon
passerent pres de son patriarche, et nous nous arr&tämes de loin vis-A-vis d’eux.
Ils baiserent les evangeliaires et nous dimes : « Avec sagesse, debout! » Nos
compagnons leur presenterent les chandeliers ἃ trois branches. Ce ne fut
pas par les patriarches mais par les mötropolitains et les prötres que fut dit
le « sauvez-nous ». A leur entree, les deux patriarches baiserent les icones
du Seigneur et de la sainte Vierge selon l’usage ; nous et les pretres, nous les
preeedions, puis venaient les patriarches et apres eux les metropolitains. Le
patriarche de Constantinople encensa deux fois l’autel tout autour, precede
de l’archidiacre avec le chandelier ἃ trois branches; le patriarche d’Antioche
et son archidiacre tournaient avec lui. Et il n’encensa pas devant la porte
du sanctuaire selon notre usage. Les metropolitains et les prötres dirent les
120: - VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [126]
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AUS, sale) ὦ» Alay MW Js ars, m ὧδ al Ay Ip le
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Ὁ εἴ SA U > ΦυΞῪΝ ee ἘΣ Iayles
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el οἴϑν κ᾽ ἕν Sl ls se ὑκαὶ "ἐπάκουσον ἡμῶν LU ὁ δια, ,yl
σοῦ al ρας 35 8 als 12: is; den u -Ξ SIR TE) τον οἷ Ju
τ STE τ Aa ἜΝ U All la οἷς als ud Pe
Παϊσίου τοῦ" ἁγιωτάτου χαὶ οἰχομενιχοῦ πατριάρχου Js FR «ἡ ee
al as, bl Js οἷς en Re) ae Eee οἷ ῳ αὶ
AK ae As le οπειαι ὍΝ
. L habet : 9. -- 2. ἢ habet : 02 >}, erreur du copiste. — 3. L habet :
ἘΠῚ 31. - 4.L om. \ay&. — 5. L om. χαὶ... — 6. habet 5 δευτερεύων. --- 7. L habet:
maleyiinrzou. 8. Ii,habet: BE
tropaires et les kondakions, mais non pas dehors. Pendant le « Dieu saint »,
au trisagion, il fit sur l’evangeliaire le signe de la eroix avec le chandelier ἃ
trois branches et vers la fin il fl&chit le genou gauche jusqu’ä terre et baisa
l’autel et fit de möme une seconde fois. Au premier « Dieu saint », on &tei-
gnit un eierge du chandelier ἃ trois branches, et au deuxicme « Dieu saint »,
on l’alluma, et au dernier « Dieu saint », les deux patriarches sortirent par la
porte pour benir le peuple. Les chantres röpondirent de dehors d’abord au
diacre aux paroles : « Seigneur, sauvez tous les hommes pieux »; puis ä
Varchidiacre : « et exaucez-nous » ; troisiemement, au troisieme diacre. Puis le
patriarche de Constantinople partit et monta ἃ son tröne &leve et s’y tint
debout. Le patriarche d’Antioche se tint debout ἃ sa gauche. Et on lui mit
aussi un tröne et 115 s’assirent en möme temps. Les me6tropolitains se tinrent
debout, eing d’un cöt6 et cing de l’autre, autour de la deuxiöme marche, et les
prötres autour de la troisieme marche. Les chandeliers A trois brauches
&taient tenus par les patriarches. L’archidiaere du patriarche de Constanti-
nople s’arröta ἃ la porte imperiale et dit: « De Sa Saintete Paisios patriarche
«@cum6nique [pour beaucoup d’anndes) »; puis l’archevöque, c’est-ä-dire le
metropolitain d’Ephese, qui se tenait debout A la gauche du patriarche de
Constantinople, le dit aussi. Apres avoir fini, le patriarche de Constantinople se
souleva lögörement de son tröne et le bönit avec le chandelier A trois branches.
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+
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[127] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 127
Μακαρίου τοῦ μαχαριοτάτου ᾿ πατριάρχου τῆς μεγάλης Sy! Stat! Js sn 9
Θεουπόλεως Ἀντιοχείας χαὶ πάσης Ἀνατολῆς "
ale ls Jos ls ss σον! Se ὧς el δ,» ᾽ ὁλ Δεν μὸν
Je Sr el ee US οὐ
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AUS) SEN τὸ οὐ Sl en AUS US de hs Jay
ΝΙῸΣ sale) u Re οἷς Ar Aulaz)| 9 J ΟΝ \Jasl e rs
“ lie e Al, ur us gu Je ls Js KL la,o ur dp
hl S5 Kol ul 85 Kal οὐ. sl ὦ» air 58 Οἱ Kerl!
Jän sl πολλὰ τὰ ἔτη τοῦ πατριάρχου ἢ" αὐ 1}. la! Ὁ Y, Wssle u
Jay ΑΞ en οἱ «5 Be er “Ὁ las N Bee, 56 öl ku!
= GL. SR 18 El U u gs se Jul oder able τος
Wal Is Lil by ll 5 LS geil Ib LE any ΟἿ
1. L om. Μακαρίου... --- 2. L habet : JS. — 3. L om. πολλὰ... — 4. L habet : Sen
Apres [αἱ l’archidiacre du patriarche d’Antioche dit : « De Macaire le
'bienheureux ἢ patriarche de la grande ville de Dieu, Antioche, et de tout
l’Orient. » Puis le mötropolitain d’Heraclee, qui se tenait deboutä la droite
du patriarche d’Antioche, le dit aussi. Quand il eut fini, le patriarche se leva
legerement et le benit aussi avec le chandelier ἃ trois branches, de möme
les autres metropolitains et pretres qui etaient ἃ gauche du patriarche de
Constantinople. Il se souleva lögerement de son tröne et les benit, puis les
- autres me6tropolitains et pretres qui etaient ἃ la droite du patriarche d’An-
tioche. Et il fit de meme. Hs donnerent les omophorions aux archidiacres qui
ΟΠ les mirent sur leurs epaules selon l’usage. Et ils dirent « soyons attentils »,
«avec sagesse », « soyons attentils » avant que le lecteur dise la pericope
de l’Epitre, puis « avec sagesse », apr&s « soyons attentifs », ils les disent
toujours ainsi dans le pays des Moscovites. Et le patriarche de Gonstantinople
ne mentionna pas les noms des empereurs suivant notre habitude et les metro-
politains ainsi que les pretres ne dirent pas : « beaucoup d’anndes pour le
patriarche ». Celui qui lit l’Evangile, s’il est archidiacre ou diacre, encense
r la porte imperiale et prend l’evangeliaire des mains du prötre. Apres la
= _ bönediction du patriarche, il sort par la porte du nord comme nous l’avons
ἔν mentionne, vers la chaire, et apres avoir fini, les chantres s’attardent
beaucoup ἃ dire : « pour beaucoup d’annees, Seigneur! » en attendant que
_ le diacre soit descendu et ait donne l’&vangcliaire au prötre. Le deuxieme
* fol. 24 y°
* fol. 24 νος
128 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [128]
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1. L habet:: BEZ erreur du copiste.
diacre dit : « Disons tous », et l’archidiacre du patriarche d’Antioche dit:
« Catöchum£nes, priez le Seigneur ». Le troisieme sortit ensuite et s’arrdta
dehors. L’archidiacre du patriarche de Constantinople dit de l’interieur, avec
le chandelier A trois branches ἃ la main suivant l’habitude, du commencement
jusqu’ä la fin de la messe : « Vous qui &tes catöchumenes, sortez. » Et l’archi-
diacre dit pour la deuxieme fois : « Vous, cat&chume£nes, sortez » dtant
tourne vers le dehors. Le troisieme lui r&epondit du dehors : « O catechu-
menes, sortez. » Et celui du dehors dit : « Qu'il ne reste pas de cat&chumenes
ici. » Et celui de l’interieur dit : « Mais vous tous les fideles ». Et celui du
dehors dit : « Encore et encore prions en paix le Seigneur », puis le reste
de la litanie, la mention des noms des patriarches et des empereurs et
« secourez-nous », et « avec sagesse ». Puis un autre entra et sortit en disant:
« Encore et encore », ensuite « pour cette Eglise, pour la salubrite de l’air et
pour ceux qui voyagent et pour notre delivrance », et « secourez-nous », et
«avec sagesse ». C'est l’habitude que les diacres ne sortent pas tous, mais
chaque fois que l’un dit la litanie, un autre entre et un autre sort, jusqu’au
dernier. Et le patriarche tient le chandelier ἃ trois branches et la croix et
ses mains bönissent comme d’habitude. Le patriarche de Constantinople
encensa ἃ l’extörieur de la porte, puis tous ceux qui sont dans le sanctuajre.
Il se lava les mains dans un bassin en se servant d'une aiguiere d’argent,
mit l’omophorion et alla ἃ la prothöse; il fit beaucoup de genullexions et les
prolongea jusqu’au moment de lever le voile qu’il donna ἃ l’archidiacre. On
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[129] PREMIERE PARTIE. — LIVRE li. 129
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1. L habet : 12,83, erreur du copiste.
mentionna premierement notre patriarche et les mötropolitains ainsi que les
pretres presents, les empereurs [chrötiens] et le reste du peuple. Et moi, je
sortis devant le saint corps avec le chandelier ἃ trois branches, accompagne
d’un deuxieme diacre avec un chandelier pareil et deux diacres en troisieme
ligne avec des croix. Les prötres sortirent chacun avec un evangseliaire ou le
voile d’un calice, une cuillere ou autre chose. Des que sortit l’archidiacre
du patriarche de Constantinople, il mentionna le nom de son patriarche et
“ moi je mentionnai le nom du nötre, puis chacun des pretres mentionna le * fol. 25 τοὶ
patriarche ou le peuple. Les fideles s’inclinerent jusqu’ä terre pendant le
passage du Corpus Domini devant eux et [cela est ἃ remarquer] surtout en
Valachie, chez les Cosaques et ἃ Moscou.
Lorsque le patriarche de Constantinöple arriva ἃ la derniere marche
de la porte du sanctuaire, il recut le saint corps et nous mentionnämes les noms
des deux patriarches. Le patriarche d’Antioche prit le calice. On n’&venta pas,
avec le voile port& par le diacre, les tetes des patriarches selon l’usage.
Apres l’encensement du patriarche, ils firent beaucoup de signes de croix
sur leurs visages. Apres leur priere, la benedietion sur le peuple et sur nous,
je sortis, le chandelier ἃ trois branches ἃ la main, selon l’habitude, et je dis :
« Gompletons notre priere au Seigneur. » Lorsqu’il benit les pains, il n’enleva
pas sa mitre (couronne). I] mit l’omophorion, enleva la mitre (couronne) et
la posa sur l’autel, en disant les paroles sacramentelles : « prenez, mangez
ceei... », puisil fit un signe de la main sur le saint pain et le benit'. Apres
1. Litt. : « tandis qu’elle est benie, debout non benie ». C’est un lexte douteux.
PATR. OR. — T. XXII. — F. 1, 9
130 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [150]
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1. Note marginale.
avoir dit: « Surtout », il s’attarda beaucoup dans la mention des chretiens et
des serviteurs, l’encensoir ἃ la main, etc.
XIII. — ELEVATION DE LA PANAGIA A ÜONSTANTINOPLE.
Les metropolitains, les prötres et les fideles et tous ceux qui le desiraient,
presenterent beaucoup de panagia pour quil les benit, au-dessus du calice
en forme de eroix, comme nous l’avons mentionn6 au commencement, jusqu’ä
ce que le diacre eüt fini de mentionner les diptyques des patriarches. Et
l’archidiacre dit : « Et de ce que chacun [a en esprit], et de tous et de toutes »,
en entier. Les chantres lui repondirent de l’exterieur. Le calme extröme et
la piete qu’on observe dans ces pays grecs, en Valachie, chez les Cosaques
et ἃ Moscou, sont indeseriptibles. Tous s’inclinent jusqu’ä terre, depuis le
commencement jusqu’ä la fin de la messe, au point que si une aiguille tom-
bait on l’entendrait. Alors le patriarche de Constantinople dit : « Souvenez-
vous, Seigneur, de tous les prelats loyaux et justes, qui s’attachent ἃ votre
parole de verite. » Puis le premier de ces mötropolitains, celui d’Ephöse Asa
droite, dit : « Souvenez-vous, Seigneur, en premier lieu, du patriarche de
Constantinople », en entier. On ordonna apres au grand &conome du patriarche
d’Antioche de mentionner le nom de notre patriarche. Chaque metropolitain
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[131] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 131
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1. L om. Neistou...
de droite mentionna le nom du patriarche de Constantinople, et les ecing de
gäuche, celui d’Heraclee etses compagnons, mentionnerent lenom du patriarche
d’Antioche, jusqu’au dernier, et de m&me les pretres !’un apr&s l’autre. Puis
Varchidiacre dit les diptyques des patriarches : « [Souvenez-vous] de Sa
Saintete Paisios, patriarche oecumenique, beaucoup d’annees. De Joannice
d’Alexandrie, de Macaire d’Antioche, de Paisios de Jerusalem », — puis
il mentionna les prötres et les metropolitains ofliciants.
Aprös la fin [des diptyques] et la benediction des patriarches sur le peuple,
le diaere sortit pour reciter les litanies, sans fermer les rideaux des portes du
sanctuaire. — Ces portes sont sculptees et dordes. — Puis le diacre entra
et le patriarche de Constantinople retira sa mitre (couronne) et la posa sur
Vautel. Il fit beaucoup de genuflexions et il dit : « Aux saints, les choses
saintes! » Alors nos freres grecs se decouvrent la tete et descendent de leurs
stalles. Avant de communier avec le [saint] corps et avec les saints mysteres,
il fit beaucoup de genuflexions et s’humilia longuement, puis flechit le genou
pendant longtemps et il demanda le pardon pour communier. Ensuite il dit la
priere sur la töte de l’archidiacre et du protosyncelle, parce que depuis qu’il
fut [eleve au rang de patriarche) jusqu’a pr6sent, "il n’avait pas encore cel6- * fol. 25 ν΄,
bre la messe, ni prie sur eux. Puis il donna la communion aux mötropolitains,
132 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [132]
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1. L habet : SSL.
aux pretres et aux diacres. Le patriarche d’Antioche communia avec le saint
corps et les saints mysteres et les donna ἃ ceux du cöt& gauche. Ainsi tous
s’humilierent et flechirent les genoux jusqu’ä terre, faisant beaucoup de
genuflexions; ils demanderent pardon longuement.
Puis le patriarche de Constantinople se lava d’abord les mains et on lui mit
sa mitre (couronne); il donna la communion des saints mysteres ἃ trois per-
sonnes hors de la porte imp6riale, etc.
Le patriarche d’Antioche se lava encore les mains et donna la communion ἃ
trois personnes ἃ la porte du nord.
Enfin ils sortirent et se placerent sur leurs trönes, les archidiacres devant
eux avec les chandeliers ἃ trois branches, puis chaque patriarche distribua
du pain bönit [au peuple]. Lorsqu’ils eurent termine le service, ils entr&rent,
pr&cedes par nous, dans le sanctuaire et se devetirent de leurs ornements. On
emporta la mitre (couronne) du patriarche de Constantinople, sur un plateau
d’argent recouvert d'un mouchoir [brod&]) d’or, au palais patriarcal. Ils
monterent au röfeetoire prepared pour la reception des mötropolitains et de
tous les notables. Ils y restörent jusqu’au soir, puis descendirent pour les
vöpres, c’est-äA-dire samedi soir.
La veille du dimanche apres Noöl nous dormimes chez lui et le matin
assistämes aux matines, ensuite ἃ la messe, puis nous allämes ἃ table. Nous
avons dormi aussi chez lui la nuit du dimanche au lundi. Le lundi matin,
[133] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 133
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4. L habet : >12.
monseigneur le patriarche lui fit ses adieux et retourna avec le patriarche de
Constantinople ἃ l’eglise et dit adieu ἃ l’öglise. Celui-ci ’accompagna hors
du palais et envoya devant lui ses metropolitains, tandis que ses diacres et ses
pretres soutenaient sa traine. Les capidjis marchaient devant lui avec leurs
bätons, jusqu’ä ce qu’ils l’eussent fait descendre dans une barque.
Ils lui firent des adieux une seconde fois et s’en retournerent. Ensuite
nous partimes pour Yenky Keuy. Nous y restämes jusqu’au vendredi matin,
dernier jour de d&cembre. Nous allämes vers Therapia, rejoindre notre bateau,
et le vendredi soir nous assistämes aux vepres. Samedi matin qui correspond ἃ
la föte de la Circoneision, le 1” janvier, la messe fut celebree dans l’eglise
de l’endroit; nous celebrämes ensuite l’oflice des vepres le soir, c’est-a-dire
la veille du dimanche avant l’Epiphanie. La veille au soir, le protosyncelle
et les prelats du patriarche de Constantinople vinrent chez monseigneur
le patriarche dans une barque avec une permission flatteuse en disant que
Dieu l’avait emp&ch& de leur faire visite pour la troisieme fois et assister au
synode. Kyr David le metropolitain de Gatitsa &tait parmi nous; il tait devenu
metropolitain le jour meme οὐ nous enträmes pour la premiere fois ἃ Gonstan-
tinople, tandis qu’il se rendait par mer ἃ son si@ge, mais comme nous il avait
ἐϊό emp£che par l’absence totale de vent.
* fol. 26 r°.
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134 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [134]
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1. Note marginale. — 2. L habet : rd.
XIV. — LE syNoDE DE CONSTANTINOPLE QUI EUT LIEU PENDANT NOTRE SEJOUR.
Le dimanche matin nous vinmes au palais patriarcal, nous vimes tous les
membres du clerg& nous attendant et ayant A cause de nous retarde la messe.
Ils se porterent ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche et le firent entrer
dans l’öglise suivant l’'habitude avec le mandyas, la crosse et les cierges. Il
se tint debout sur son tröne. Le patriarche de Gonstantinople etait la. A la
fin du service, le didascalos Sirigue, hegoumene de l’6glise Chrysopigi de
Galata, le savant de son &poque, le plus capable de ses contemporains et
de son temps, le defenseur de la foi orthodoxe, monta en chaire.
Il exhorta beaucoup et, en pleurant, il dit: « Qu’est-ce que cette agitation,
ce trouble, ce d&sordre dans l’Eglise de Dieu? Lorsque saint Jean Chrysostome
revint d’exil, il fit un sermon οἱ il compara l’Eglise du Christ ἃ un navire au
milieu de la mer que les ennemis attaquent de tous cötes et que nous, ses
enfants, ἃ l’interieur nous allons encore faire sombrer. » Il insista beaucoup
sur ces paroles et ce sujet, puis il descendit. Le patriarche de Constantinople
se leva alors et se tenant debout devant son tröne pr&öcha ainsi : « Aprös
l’assassinat du patriarche Parthene, Kyr Joannice lui succ&da* et resta un
certain temps [en cette dignite]. Alors vint Gyrille Spanos ou Kousa, mötro-
[135] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 135
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1. L habet : 215}, un mot qui a provoque des confusions jusqu’aujourd’hui dans
toutes les traductions.
politain de Tärnova, et on le deposa. Lorsquil vint au palais patriarcal, per-
sonne ne se presenta devant lui, ni des prelats, ni des pretres, ni des
laiques, parce que tous le haissaient. Il y resta trois jours et parce qu’il
n’avait rien ἃ donner au vizir et aux autres [dignitaires] de ce qu'il leur avait
promis, on le deposa d’une facon tres humiliante et on installa Athanase connu
sous le nom de Patallaron, ancien metropolitain de Thessalonique. Ensuite
il devint patriarche apres la döposition de Cyrille d’Alexandrie au temps
du Sultan Mourad, puis il [αὐ depose. Il alla aupres de Basile prince de
Moldavie, qui lui donna une eglise et un couvent ἃ Galatz' et tous leurs legs
pieux, ensuite les sujets des villes de Bräila et Ismail et leurs dimes, estim6s
asixmille maisons;ily resta tout ce temps. Puis il partit pour Constantinople
sans la permission du prince et redevint patriarche, comme nous l’avons dit,
contre Cyrille-Kousa. Lorsqu’il n’eut plus de quoi contenter les gouverneurs,
il resta seulement quinze jours et fut depose. Il se refugia encore en Molda-
vie. Les prelats et tout le clerge &leverent au patriarcat Kyr Paisios”,
metropolitain de Larissa, avec leur libre consentement, apres lui avoir fait
rötrocöder son siege de Larissa et ses dimes pour douze mille [piastres] en
faveur de celui qui l’occupa apres lui. » Il est notre ami et nous sommes venus
1. Οὐ. B. Radu, Voyage du patriarche Macaire d’Antioche, etude preliminaire, p. 13,
Paris, 1927. — 2. Paisios alla en 1650 en Russie en passant par la Moldavie. Il fut
d’abord mötropolitain de Larissa, puis patriarche de Constantinople en 1652, apres neuf
mois. Apres son abdication il s’6tablit ἃ Lesbos. Le Quien, Oriens Christianus, ΠῚ,
col. 195 et I, col. 339-340.
136 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [136]
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dans son temps. C'est un homme vön6rable et humble. Il est ami des grands et
des petits, modeste, son äme n’est pas orgueilleuse. Il resta dans cette situa-
tion jusqu’a maintenant. Monseigneur Cyrille Spanos habitait dans la maison
d'un homme äg& qui travaillait contre lui et le patriarche depos& Joannice lui
aussi habitait une autre maison ἃ Galata. Et moi, humble historiographe,
jaallai chez lui la oü il habitait cach& et coifl& d’un turban blanc. Les prelats
et le clerg& tinrent un synode et prononcerent sur lui l’anatheme et la
malediction parce qu'il avait commis des actes abominables qu’on enregistra
dans les archives du patriarcat de Constantinople.
Le protonotaire ou le premier des secretaires alors en donna lecture
publique dans la chaire sur la tete des notables. Apres, le patriarche de Cons-
tantinople fit un sermon A ce sujet, et dit en substance : « Ce Cyrille' appele
anterieurement...” contre le meötropolitain de Corinthe et l’a tu pour lui
ravir : 1° son siege; 2° pour occuper aussi le siöge de Philippopolis quand le
prelat etait encore en vie, sans la permission du patriarche de cette &poque,
mais avec la puissance des gouverneurs; 3° il occupa aussi le siege de
Chaleedoine par la puissance des gouverneurs; 4° il devint aussi mötropolitain
1. Il est connu sous le nom de Cyrille III : Ioannieio subrogatur Cyrillus Ill, quem
catalogus cognominalum Spanum fert fuisseque Tarnobi metropolitam, Κύριλλος ὃ Tapvo-
Bou ἐνχλὴῆν Σπανός, ac viginti dies sedisse, ἥμερας εἴκοσι, Dositheus vero hune Corinthi quon-
dam metropolim gessise. Qum vero episcopi translationem ejus probarent, ejectus fuit et
in exilium missus. — Ce patriarche n’est pas mentionne par Le Quien ἃ Philippopolis, ni
ἃ Chaleedoine, mais seulement ἃ Tärnova. Le Quien, op. cit., Il, col. 339 et 1236. —
2. Mot douteux dans les deux manuscrits.
[37] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 137
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de Tärnova; 5°il devint patriarche. » Le fait qu'il fut la cause du meurtre de
Cyrille d’Alexandrie ' du temps du sultan Mourad, obligea ἃ prononcer l’ana-
thöme et l’excommunication contre lui, parce que le saint synode ne lavait
pas approuve.
L’usage parmi les prelats de Constantinople est que si l’un d’entre
eux devient d’abord mötropolitain dans une ville, puis est elu pour un autre
siege et si dans ce temps-lä il arrive qu’il prenne un troisieme siege, 51] est
depose, il tombe au rang d’arkhiereus et il n’a pas le droit d’occuper un autre
siege conformement aux nouvelles lois — et c’est comme pour le mariage
dans leurs idees. Et s’il devient patriarche et occupe un quatrieme siege, il
devient comme celui qui Epouserait une quatricme femme; il est alors ana-
thematise et excommunie.
Apres que le lecteur fut descendu de la chaire, le patriarche de Constan-
1. On trouve Cyrille Lucar en 1594 comme syncelle dans la Russie polonaise pour
appuyer Basile Ostrog contre les uniates. Il fut en relation avec les orthodoxes de
Lemberg qui se grouperent autour de l’eglise de la Dormition, fondation d’Alexandre
Läpusneanu, rebätie par Pierre le Boiteux et les boiars Stroici, continue par Jer&mie
Movila.
Pour la deuxieme fois nous le trouvons comme exarque en 1599. En 1620 il etait en
Valachie attaquant les catholiques sur les deux points : la procession du Saint-Esprit et
le Purgatoire. Pour son entretien, le Prince lui donna le grand village de Segarcea du
distriet Dolj. En 1622 il etait patriarche de Constantinople, chef de l’orthodoxie quiil a
troublee plus tard par ses opinions calvinistes r&sultant de ses relations avec son protec-
teur diplomatique. N. lorga, /storia Bisericii Romäne, vol. 1, p. 254-257. 2
| Sur sa profession de foi, sur les protecteurs de Cyrille Lucar, ef. N. lorga, Geschichte des
osmanischen Reiches, vol. IV, p. 23-29. A la suite de l’intervention de Bairam Pacha qui
voulait mettre fin ἃ cette crise, en profitant de l’absence du guerrier sultan Mourad qui se
trouvait en Asie, le fit deposer le 7 juillet 1638, le fit ex&cuter et fit jeter son corps dans la
mer. Enfin un synode condamna sa profession de foi. N. lorga, ibid., p. 29.
* fol. 2δ v‘
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138 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [138]
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GM SL 5 IS Ad al IN La 659 ide Sell ann ὸ
1. Lire : „pl.
tinople prononca l’anathöme contre lui (Cyrille) conform&ment ἃ une feuille de
papier qu’il lut en disant : « Moi, je ne suis pas devenu patriarche par la
richesse et la puissance des gouverneurs, mais par votre consentement ἃ
«. tous.” Ce miserable travaille ἃ notre ruine οἵ ἃ notre perte; quiconque l’aidera,
sera anathömatise. » Ensuite on demanda ἃ monseigneur le patriarche d’An-
tioche de l’anath&matiser aussi. Il prononga un sermon en arabe, qu’un inter-
prete expliqua, cela pendant une heure. Il l’anathematisa, [αἱ et tous ceux qui
[αἱ preteraient leur aide, tandis qu’il portait l’&tole et ’omophorion. On donna
ensuite le papier aux metropolitains presents qui le lurent et anath&matiserent
Cyrille ’un apres l’autre, v&tus de leurs 6toles et omophorions, au nombre
de douze, ainsi que les dix que nous avons 46]ὰ eites. Il manquait le metro-
politain d’Agathopoulos. Ils ne cesserent pas d’habiter chez le patriarche.
Le patriarche ne celebra pas la messe toute l’annde si ce n'est eing ou Six
fois; lorsque a lieu une ordination de prelat ou d’hegoumene ou de pretre, il
donne la permission ἃ plusieurs prelats d’ordonner d’apres leurs usages.
Il y avait encore trois autres prelats, ἃ savoir : David meötropolitain de
Gatitsa', Christophore metropolitain de Salona*, Gabriel eveque de Dimitria-
dos°. Apres avoir fini, ils inserivirent ce deuxieme synode dans le registre du
patriarcat, signed aussi par monseigneur le patriarche et ensuite par tous
1. Je ne peux pas liidentifier. — 2. Probablement Solona, autrefois Amphissa,
dependant de la mötropolie d’Athenes. Le Quien, op. cit., 11, 226-227. — 3. Probablement
Dimitrias mentionne par Le Quien, op. eit., Il, 111.
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[139] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 139
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1. L habet:: Bar. erreur du copiste.
les prelats mentionnes. [15 se leverent pour aller ἃ table. Nous restämes
dans le palais patriarcal jusqu’au mereredi matin, paramonie' de I Epiphanie.
Les deux patriarches descendirent dans l’eglise de bon matin et les chantres
commencerent l’oflice des heures qu’ils firent suivant l’ordre de la para-
monie de Noöl et aussi le polychronion pour les deux patriarches. Apres la
messe, le patriarche fit de l’eau benite en se servant selon l’habitude d’un
vase de porcelaine et il aspergea l’eglise et le sanctuaire. Ensuite il vint pres
du patriarche de Constantinople et ils s’aspergerent r&eiproquement.
Monseigneur le patriarche, debout ἃ son tröne, aspergea tous les grands
prelats et le reste du peuple. — Tous 6taient dans le caime le plus grand. —
Ils allerent ensuite au diwan (salon) et firent un service d’apres l’ordre de la
veille de Noöl en buvant des coupes de vin et en faisant des vaux. Quand
eut sonne la dixieme heure de la nuit, les patriarches descendirent dans
V’eglise et commencerent le service de l’eau benite, apr&s que le prelat eut fini
la premiere heure et lesmatines. Avant « Dieu saint », quatre diacres sortirent
avec quatre prötres, deux par deux. Ils regurent la benediction des deux pa-
triarches, puis ils entrörent et se rev6tirent de leurs ornements. Ensuite
l’ecelösiarque mit pres des trönes des patriarches une table couverte d’une
nappe brodee d’or et dessus un vase de porcelaine contenant de l’eau, comme
115. avaient fait la veille.
1. Le jour de jeüne qui pr&cede les f&tes de No&l et de l’Epiphanie est appel& « para-
monie » ἣ παραμονή. A. Couturier, op. cit., vol. I, p. 119.
* fol. 3775.
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140 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [140]
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1. Note marginale. — 2. La 259, apres πρωτοψάλτης.
XV. — Rırte pe L’ErırHANIE ET OFFICE DE 1, Ὁ. Ἶ BENITE A CONSTANTINOPLE.
On plaga devant la table trois chandeliers d’argent avec des cierges de
cire blanche. Les quatre diacres sortirent du sanetuaire, les premiers tenant
des ογοὶχ ἃ la main et le troisicme l’encensoir. Ils se rangerent ἃ droite du
tröne du patriarche de Constantinople, le deuxieme diacre tenant dans sa
main droite l’omophorion et l’&tole deploy&s. Le quatrieme se tenait ἃ
gauche, avec l’euchologe et un bouquet de, basilic. Les trois prötres se
tenaient devant l’eau, laissant trainer leurs chasubles. Ils commene£rent
ensuite l’offiee de l’eau benite. Ils revötirent le patriarche de Constan-
tinople de l’&tole et de l’omophorion; lui il mit aussi son latieh '. Le cano-
narque ou chef des chantres commenga ἃ chanter. Le premier chantre,
c’est-A-dire le « protopsalte », chanta d’abord les morceaux connus sur une
melodie douce et ils les röpeterent. C’est lui qui dit les propheties. L’archi-
diacre encensa au moment de la premiere « Gloire » les portes du sanetuaire
suivant l'usage et vint pour encenser l’eau de tous les cötes trois fois, ensuite
les deux patriarches * selon l’habitude, neuf fois chacun d’eux, puis les
metropolitains et le clerg6 seulement qui se tenait debout depuis un bout
du ch&ur jusqu’a l’autre. Il se tourna vers le peuple, l’encensa ἃ droite et
1. Le latieh est un voile noir tres löger qui couvre le kallous et descend sur le dos,
οἱ il se partage en trois bandes. Abel Couturier, Cours de liturgie, vol. I, p. 73.
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[141] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 141
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ἃ gauche de loin ainsi χα ἃ la fin [de la lecture de la pericope] de l’epistolier.
L’archidiacre encensa de nouveau l’eau une deuxieme fois ἃ l’alleluia. Le
patriarche descendit de son tröne et se tint debout devant l’eau, lut l’Evan-
gile tete nue et benit ensuite le peuple. Il ne le benissait pas ordinairement
si monseigneur le patriarche ne levait pas la main droite avec lui, et ils benis-
saient ensemble. Pendant que l’archidiacre reeitait la litanie : « pour qu'on
benisse cette eau, ete. », le patriarche faisait le signe de la croix au-dessus
de l’eau du bout des doigts trois fois et il benissait le peuple trois fois. Il dit
ensuite la grande priere οἱ ἃ : « Vous &tes grand, Seigneur, et Vos @uvres
sont merveilleuses », trois fois, il benit encore trois fois le peuple. Et ἃ :
« Preserve tes serviteurs nos empereurs croyants », il les benit encore trois
fois. Puis, apr&s la conclusion, il prit la croix, en plongea d’abord le sommet
dans l’eau, ensuite le reste, et la fit sortir une premiere foıs et les chantres
chanterent : « Dans le Jourdain », en psalmodiant jusqu’ä la fin. Ensuite, ıl la
plongea une deuxieme fois et ils psalmodierent une deuxieme fois, puis il la
plongea une troisieme fois et ils chanterent une troisieme fois. Pendant ce
temps, l’archidiacre tenait ἃ la main un vase d’argent pour recueillir l’eau
qui tombait de la croix, lorsqu’il la sortait de l’eau. Il aspergea en forme de
eroix avec le basilic. d’abord dans la direction de l’orient vers le sanetuaire,
puis vers l’oceident, puis vers le sud et vers le nord. Il entra ensuite, aspergea
le sanetuaire, l’acathiste et le d6pöt des corps saints; il sortit en se dirigeint
142 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [142]
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1. L habet : BIS — 2. Note marginale. Lgrd 1700 habet : ‚= jen ao.
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us >}. — 3. Le manuscrit de Leningrad de 1700 commence ici.
vers le patriarche d’Antioche, l’aspergea et l’autre aussi. Puis il monta ἃ
son tröne et s’assit, tandis que l’archidiacre tenait le vase avec de l’eau. Il
commenga ἃ asperger les prelats, les pretres, le elerg& et le reste du peuple
avec le plus grand calme, avec de l’eau de ce vase. Ensuite les deux patriarches
vinrent, bais@rent les icones et sortirent par la porte du cheur du nord.
Pendant la messe et avant la fin de la procession du saint corps, il envoya un
pretre avec ce vase pour asperger les femmes. Ils sortirent ensuite de la
messe et monterent au r6fectoire vers midi. Ils se firent des adieux mutuels
pour la troisieme fois. Le patriarche de Constantinople envoya ses capidjis
devant lui, les diacres et les prelats, au bord de la mer. Ils nous firent leurs
adieux et s’en retournerent. Nous partimes dans la barque et nous passämes
par Yenky Keuy et arrrıyames A Therapia, en nous hätant parce que le vent du
sud 6tait tres favorable. Nous assistämes ἃ la messe le deuxieme vendredi
de l’Epiphanie.
XVI. — EMPLACEMENT DU DETROIT ET CELUI ΟἹ FUT CREUSE
PAR ÄLEXANDRE.
Le navire leva l’ancre apres midi et nous arrivämes avec les autres navires
qui jeterent l’anere pres du Phanar, — c'est un endroit connu. C’est iei
[143] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 143
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1. Lgrd 1700. a la note marginale : δὰ» ὑφ. — 2. Lgrd 1700 om. - 85».
qu’Alexandre a creus& le detroit pour faire communiquer la mer Noire
avec la Mediterrande. Il tailla une montagne, travail qui &tonne l’esprit
humain. Nous debarquämes et nous montämes sur le sommet d’une montagne
ou il y a une colonne splendide, en marbre blanc, dress&e par Alexandre,
sur laquelle il y a une inscription &erite en grec ancien que personne ne peut
lire. Le chemin pour y monter est tres diflicile. Nous descendimes et mon-
tämes au village du Phanar situe pres de la. Nous y contemplämes l’ancienne
et grandiose tour qui date de l’&poque d’Alexandre. Sur le sommet, il y a
trois phares, plus grands que les torches qu’on allume la nuit, avec du gou-
dron, de la poix, de l’huile, ete. pour y conduire les navires, car la mer —
Dieu nous garde! — y est tres dangereuse, son nom en est une preuve. Cet
endroit et le village portent le nom de * cette tour, Phanar. Les chretiens ont
ici une öglise dediee ἃ saint Georges. Nous y lümes la neuvieme heure et y
chantämes les v£epres.
XVII. — Dosroudsa.
Puis nous mimes A la voile le vendredi soir; nous naviguions par le vent
pP
favorable du sud. Mais il augmenta tellement que nous faillimes faire naufrage
- ga ge,
_ mais avec l’aide de Dieu, nous arrivämes le dimanche ἃ midi apres l’Epi-
phanie au port appele en grec Costanza et en ture Kustendje. Nous sortimes
les bagages. [οἱ il y a un douanier. Apres avoir eu l’intention de marcher
* fol.27v*%
* fol.27 v°.
1A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [144]
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1. Lgrd 1700 om. .. 3 59. — 2. Lgrd 1700 om. ...il).
trois cents milles, d’entrer dans le Danube et d’aller en Moldavie, nous descen-
dimes iei. — La distance que nous parcourümes de Constantinople jusqu’ici,
stait de plus de trois cents milles. Nous y restämes deux jours, ayant le
vertige par suite de la frayeur caus6e par l’agitation des flots au point que la mer
embarquait et que tantöt nous descendions comme dans une vall&e, tantöt nous
remontions comme sur une montagne. On dit que letour de la mer Noire est de
huit mille milles, de sorte que depuis le moment οὐ les navires entrent dans le
Danube, ils y parcourent cinq mille milles, environ la distance de Constan-
tinople jusque-lä et m&me plus; mais la navigation est tres diflieile ἃ cause
des meandres et des detours, parfois du manque de profondeur et de la
presence des pirates. Apres tout cela, le vent nous 6tait favorable. Et
comment aurait-ce &t6 — que Dieu nous garde! — s’il nous avait &te
contraire ἢ
On nous montra dans le voisinage de ce port presque cent vingt navires
naufrag6s, avec leurs @quipages et leurs cargaisons, la nuit οὐ nous avons
essuy6 la tempete pr&s de Bouzbouroun avant la tempöte de saint Demetrius.
Voici la description de cette mer, d'un bout ἃ l’autre. Elle est dans une
vallde et ses bords sont de hautes collines. Ses flots n’ont pas de remous,
mais restent dedans de sorte que nous avons vu ses bords des deux cötes et
il s’en faut de peu qu’ils soient invisibles. Elle n’est pas vaste comme la
Mediterrande et ses bords ou se brisent les flots sont bas. A notre droite
ötait Trebizonde, Sinope, Castamouni, et le port de Mingrelie, c’est-ä-dire de
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[145] PREMIERE PARTIE. — LIVRE ΤΙ. 145
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1.1. habet : et, erreur du copiste. — 2.1: lan. — 3. Lgrd 1700 om. X.
Göorgie. Devant nous en face, la ville de Kaffa, le pays des Tatares et du Khan.
A notre gauche ötaient la Turquie d’Europe et la Silistrie, puis la Dobroudja,
c’est-A-dire le pays oü nous &tions entres. Tous ses habitants sont des Tatars
musulmans, car le sultan Mohammed, apr&s avoir conquis ce pays, en a
expulse les chretiens et l’a peupl& de Tatars, peuple haissant les chretiens.
Beaucoup d’entre eux sont de Qaramanie et de notre pays; et cela pour
defendre les bords du Danube contre leurs ennemis chretiens, parce que c'est
un pays de plaines qui se trouve ἃ la rontiöre de Turquie d’Europe en face du
Danube, de la Moldavie et de la Valachie. Tous ont leurs maisons construites
sur le bord du Danube en chaume et en bois. Nous restämes deux jours dans
le susdit port et louämes eing voitures et dix chameaux ἃ deux bosses. Les
chameaux de ce pays sont comme cela, nus, sans bäts, l’ete et Uhiver. Nous
primes en location aussi une voiture ἃ un cheval pour monseigneur le
-patriarche. La location de chaque voiture jusqu’au Danube £tait de quatre
cents osmanıi.
Nous quittämes Constantza le mereredi matin 12 janvier et nous traver-
_ sämes des terrains bas sans voir de cailloux. Le soir, nous dormimes dans les
voitures pres d'un village ou en rase campagne jusqu’au samedi matin. Nous
_ arrivämes A un village de Bulgares chretiens appel& Iylitsa au milieu du
PATR. OR. — T. XXI, — Τὶ 1. 10
πΠ0]. δὺς.
+ fol. 28 γον
146 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. 146]
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Danube; il ya un chemin de terre jusqu’ä lui. Il est sous la juridietion
turque. Nous avons vu des croix" de bois dressees sur les bords du chemin
et au-dessus de leurs tombes. Lä, il ya une @glise. Les habitants elevent des
troupeaux de pores. Nous partimes de lä et arrivämes dans une ville appelee
Mäein sur le bord du Danube, ville de quatre cent vingt maisons de Bul-
gares chretiens. Elle est la derniere localite de la juridietion turque dans le
pachalik de Silistrie. Il y a des douaniers et un juge. Nous nous y arrd-
tämes le dimanche de la Chananeenne. Le lundi matın nous louämes un
bateau. Nous y montämes, et nous remontämes ἃ force de rames le courant
du fleuve. Dans cette m&me semaine la glace avait fondu apres qu’on y
avait fait passer des voitures et courir des chevaux.
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1. Lgrd 1700 a le titre : οὐ καῖ." > Las aiz.
DEUXIEME PARTIE
LIVRE PREMIER
VOYAGE EN MOLDAVIER
Il. — Extese ex MorvaviıEr. Garanz.
Dans l’apr&s-midi nous arrıvämes A Galantz, e’est-a-dire Galatz, οὐ com-
mence la juridiction de la Moldavie. Le Danube y est trös grand, trös pro-
fond et si large qu’ä certains endroits on ne peut voir d’une rive ἃ l’autre et
qu’une fleche ne le traverserait pas : on ne peut bien entendre d’une rive ἃ
l’autre. Entre Mäcin et Galatz sur la rive gauche, il y a une ville et une for-
teresse musulmanes appelees Bräila, qui auparavant faisaient partie de la
juridietion de Valachie et qui ont &ie retrocedees ἃ l’empire turc. Elles
etaient sur la frontiere du pachalik de Silistrie. Nous nous dirigeämes
ensuite vers Galatz dans l’apres-midi du m&me lundi 17 janvier. Des notre
arrivee, on envoya informer le gouverneur avec un cäläras ou courrier. Les
autorites, les prötres et les autres habitants de la ville vinrent ἃ la reneontre
148 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [148]
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1. Lgrd 1700: 2. — 2. Lgrd 1700 : ἐν. — 3. Lgrd 1700 : ἰο.λ.5..
de monseigneur le patriarche. Ils l’emmenörent ἃ l’eglise de Saint-Demetrius
construite röcemment par Basile le grand prince, lequel la legua ἃ Athanase
Patallaron', patriarche de Constantinople, dont nous avons parl& plus haut.
Lorsqu’il partit pour Constantinople pour la deuxieme fois et qu'il devint
patriarche, le prince se fächa contre [αἱ et en fit don aux moines du Mont
Athos’. Ce Patallaron, des notre arrivee en Moldavie, partit pour Moscou
parce que le prince &tait tres irrit® contre lui’. Il y resta un an et demi,
vint au pays des CGosaques et mourut le troisieme jour de Päques. On fit
sonner les eloches, c’est-A-dire les cloches d’airain : e’&taient les premieres
que nous entendions chez eux — que Dieu ne nous prive pas de leur joli
ἃ l’entree de monseigneur le patriarche dans l’eglise et A sa sortie,
son!
selon l’usage.
Nous chantämes pour lui « l’Axion ». Ensuite les pretres le recurent
rev6tus de leurs ornements sacerdotaux, avec des cierges et des encensoirs,
et 115. dirent : « soyez miserieordieux pour nous, ὃ Dieu », etc. Ils mention-
1. Il resta en Moldavie de 1642 ἃ 1654, ayant pour residence le couvent de Saint-
Nicolas, qui possedait des donations faites par l’empereur de Russie, Alexis. N. lorga.
Istoria Bis. Romäne, vol. I, p. 206, 314-315. Cf. Le Quien, Oriens Christianus, I, col.
333-330, Convorbiri Literare, an. XXIII, p. 1015 et XXIV, p. 30. — 2. Apres la mort de
Patellarios. — 3. Il partit pour la Russie avec des recommandations de Basile Παρὰ, done
l’afirmation de Paul d’Alep n’est pas exacte. Pour de plus amples renseignements
concernant l’epoque de Basile Lupu, voir la chronique de Miron Costin : Mironi Costini
Chronicon terrae Moldaviae ab Aarone Principe, edidit 1)" Eugenius Barwinski, Bucu-
restiis, 1912, avee une table des matieres,
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[149] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE 1er. 149
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Bere] en Wels al zu u alkell 3 "τυ οἷο ὥϑρξω. Ule -9
τ» SE δ nr me 050} Des ne κυρ ale ἰρλτὴ a Em
1. Lgrd 1709 BAT Il semble que dans le manuscrit de Paris ce mot a Ele Ecrit sur
un autre, car si nous retirons le Y et le ᾿ final, nous ayons la lecon correete. — 2. I;
habet : bl. — 3. L habet : 78:2):
nörent son nom, ensuite celui du prince et de sa femme. Ils finirent le ser-
vice et reciterent le polychronion pour le prince, sa femme et son fils,
selon l’habitude constante ἃ la fin de chaque ollice. Puis monseigneur le
patriarche sortit, avant tout le monde, preced& des cierges. Il s'arreta ἃ la
porte de l’Eglise et benit les hommes et les femmes], tandis qu'ils sortaient
un apres l’autre, selon leur habitude. Nous restämes quelque temps dans le
presbytere de cette 6glise, puis nous y retournämes le soir, apres qu’on eut
sonn& toutes les cloches en comme&moration de la fete des saints Athanase et
Cyrille, patriarches d’Alexandrie. Nous assistämes aux vepres et le len-
demain aux matines; nous sortimes et revinmes pour la messe. Nous sor-
limes aprös quatre heures et demie.
Dans cette ville de Galatz il y a huit ὀρ} 565, la plupart en pierre :
deux dedieesä la sainte Vierge, deux ἃ saint Nicolas, deux A saint Demetrius,
une ἃ saint Michel, la huitieme ἃ sainte Parasceve et ἃ saint Georges. La plus
grande d’entre elles est dediee " ἃ la sainte Vierge. Elle est toute en pierre + fol. 28“.
τς polie avec trois coupoles hautes, elanedes, sur les sommets desquelles il y a de
grandes croix dorees. A linterieur, ily aun tres grand clocher, avec des
meurtrieres de guerre. Elle a &t6 construite A neuf par un boiar chretien grec
de la forteresse de Bräila'. Le mercredi, nous partimes de Galatz dans des
1. Cette eglise fut bätie par deux Roumains en 1617. Ef. Melchisedee, Notite istorice
si archeologice, p. 311-316.
150 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [150]
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voitures A chevaux qu’on nous avait donndes. On plaga nos bagages dans
des chars ἃ b&ufs qu’on avait envoy6s devant nous. Le pärcalab de Galatz,
en valaque, ou soubachy, ou gouverneur, sortit avec les autorites et les
boiars de la ville pour nous accompagner assez loin, puis ils s’en retour-
nerent. Nous marchämes pendant quatre heures en compagnie des cava-
liers ou guides qui avaient dte designes pour nous et nous descendimes dans
un petit village.
Nous nous levämes le lendemain au point du jour qui etait le jeudi de la
[ete de saint Buthyme le Grand, et le soir nous arrivämes dans un grand
bourg, c’est-ä-dire une ville nomme&e Ivesti-Teeuciu', sur une grande riviere.
On y trouve trois öglises avec des cloches A leurs portes. Le pärcalab de cette
ville nous procura des voitures et des chevaux de la part du prince; il nous
donna aussi un guide. Celui qui 6tait venu avec nous retourna avec la voiture
et les chevaux, car telle est leur habitude: dans toute ville il ya un relais de
voitures et de chevaux. Nous sortimes de Ἰὰ et, assez tard le soir, nous arrivä-
mes dans une autre grande ville appelde Bärlad. Il y a trois eglises : l’eglise
de la Sainte-Vierge, construite en pierre nouvellement par le prince, l’eglise
de Saint-Demetrius et celle de Sainte-Cyriaque.
1. En realite il ya deux villes. C'est une confusion de Paul d’Alep, quw'il laut attribuer
ἃ ses notes qui ont servi ἃ la redaction definitive. Cl. B. Radu, Voyage du patriarche
Macaire, etude preliminaire, Paris, 1927, p. 77.
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[451] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 151
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1. Note marginale. — 2. Lgrd 1700 habet : XS. — 3. Lgrd 1700 habet : 28,
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erreur du copiste, — A. Lgrd : 1700 om. ... Ei
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II. — Les MAISoXS ET L’HABILLEMENT EN MOLDAVIE ET EN VALACHIE.
Les maisons de ce pays, depuis Mäcin jusqu’en Moldavie, Valachie, le
pays des Cosaques jusqu’a Moscou, sont construites en poulreset en planches.
Le toit est en double appentis et haut pour que la neige n’y reste pas. A
l’interieur des maisons il y a des chaises tout autour et une table, comme
dans les maisons des Europ6ens, dressee sur un pied central. Le mobilier se
compose exelusivement de tapis et de carpettes deployes contre les murs.
Dans chaque maison il y a un four — et en dehors de ce four une espece de
mur carre d’argile verte ou rouge, de faience chez les riches, pour empecher
la fumee, s’appuyant sur deux colonnes et au- -dessus il y a une poutre en fer
— nommee dans leur langue couptor. Il y a de nombreux fours. Pendant
P’hiver les maisons sont plus chaudes que les bains.
Les femmes. de Moldavie et de Valachie sont vetues d'un costume
comme celui des Europ6ennes.. Elles portent les cheveux tress6s, roules sur
leur tete en forme de gimblette, et recouverts d’une coiffe blanche, et chez
les riches d’une coiffe rose et par-dessus d'un voile egalement blanc. Toutes
portent des manteaux-voiles bleus d’Alep et les riches des manteaux- voiles
ΘΟ} θοῦ
* fol. 59:75;
152 3 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE, [152]
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1. Lgrd 1700 om. a: 2. Lgrd 1700 add. er. — 3.1, habet : ἦτ 52).
de Brousse en soie noire, ete, Leurs filles portent ὀρα]οπιθηΐ les cheveux en
tresses, roules sur la töte, mais sans coiffes, et cela pour faire une distinetion
entre les filles et les femmes. Les enfants sont nus, on ne les habille pas du
tout, ils sont laves matin et soir ἃ l’eau chaude; les jours de neige on les
frotte souvent avec de la neige. Toutes les femmes ont le visage decouvert,
möme la princesse. : ;
Les veuves, ἃ Constantinople et ses environs, portent sur leurs tetes un
bonnet jaune-orange. Les veuves de Moldavie, de Valachie et des Cosaques
ont leurs bonnets et leurs vetements noirs comme des religieuses. A Moscou
elles portent des vetements de laine noire tres amples et longs, avee des
manches tres larges.
Revenons ἃ notre sujet. La juridietion* du prince de Moldavie comprend
vingt-quatre distriets et chaque chef-lieu de ceux que nous avons mentionn6s
est la ville du district.
ΠῚ. — Vasiun.
Nous quittämes Bärlad, apres avoir regu de nouveau des voitures et des
chevaux, le samedi matin vingt-deux janvier. Nous arrivämes le soir ἃ une
. autre grande ville appelee Vaslui ou la residence du prince', parce que e’etait
I. Le prince de Moldavie avait encore d’autres rösidences ; ἃ Husi, a Roman et ἃ
IHärläu. Melchisedee, Cronica Husilor, p. 17.
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[158] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 153
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1. Lgrd 1700 habet : 5...
iei, il y a cent soixante ans pass6s, premierement la capitale de Moldavie
au temps du Voivode Etienne. C’etait un heros connu dans la guerre et
redoute de tous. Il fit quarante-quatre expeditions ou campagnes contre les
Turcs, les Tatars, les Polonais et les Hongrois. Il les battit un grand nombre
de fois, de sorte qu’il devint celebre et fut eraint de tout le monde et cela
gräce ἃ sa finesse et ἃ sa belle intelligence. Parmi les constructions qu'on lui
' couvents et eglises de
doit et ses bonnes @uvres on compte quarante-quatre
pierre. A Vaslui il y a ses palais, son bain, ses promenades, puis la grande et
haute eglise elevee avec ses coupoles @lanc6es et tres hautes®.
Tout autour de cette eglise, il ya des arcades et des ares eintres ἃ l’'inte-
rieur desquels sont des peintures et des icones de tous les saints. Sur la porte,
au-dessus du mur inferieur, est peinte la scene du jugement dernier en or et en
lapis-lazuli, puis le portrait de Moise conduisant Anne et Caiphe et les autres
Juifs au Seigneur. Ce sont des peintures laides. Apres elles, ilyena d'un
autre genre; ce sont des peintures de Tures eoilles de turbans et de mous-
selines blanches, vetus de grands cafetans de diverses couleurs, avec
de longues manches derriere eux, avec leurs couvertures de laine jaune,
ensuite leurs derviches et derriere eux et parmi eux des demons qui les
chassent et se moquent d’eux. Satan est devant coifle d’un bonnet long.
L’un des demons se moque de Jui et fait tomber le bonnet de sa tete.
1. N. Dobrescu, /storia Bisericii Romäne in sec. XV, Bucuresti. A lafin, il &numere
- les eglises d’Etienne. — 2. L’eglise de Vaslui fut bätie en 1490 selon son inseription.
Melchisedec, Notite istorice si archeologice, p. 133.
154 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [154]
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1. L habet: ll, — . Lgrd 1700 om. ... a. — 3. Lgrd 1700 om. =
—!aN!. — 4. Lgrd 1700 om. τὶ ἣ
L'interieur de l’eglise est rempli de peintures. La construction en est belle.
Sur le plafond de la coupole il y a la peinture de Notre-Seigneur Jesus-
Christ. On y voit aussi la place du tröne du prince. A Tinterieur de la
porte il ya une grande eloche.
Les eglises de ce pays se composent de trois parties : la premiere partie
est hors des portes, reserv6e aux femmes; la deuxieme partie est partagee par
un mur et une porte pour les fideles, et la troisieme partie aussi avec un mur
et une porte est reservee au prince et ἃ sa suite. Le chour est dans les absides
du nord et du sud de l’öglise avec des stalles. Ily a encore d’autres eglises.
Les Armeöniens en ont une. Nous y sejournämes le dimanche de Zachee On
nous donna des voitures el des chevaux de poste. Nous sortimes de lä le
lundi matin.
IV. — SCANTER:
Nous arrivämes le soir dans un autre petit village appel& Scänteia. Notre
marche avait &te plus rapide que celle des oiseaux. Nous avions traverse sur
notre chemin avec nos voitures une riviere gelde qui a un grand pont en
pierre'. LA, il y a une grande öglise neuve — construite par le susdit prince,
I. Ce pont est identique'ä celui oü s’est livr&e la bataille entre les Tures et Etienne le
Grand, il est appel& « podul inalt ». Il a &t& reconstruit au temps de Basile Lupu par le
hatman Gabriel, le frere du prince, en 1636. Emilia Cioran, Calätorüle Patriarhului
Macarie, p. 7
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[155] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ier, 155
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1. Lgrd 1700 om. ... Er»: — 2. Lgrd 1700 om. ... 3. — 3. L om. ne
ami des bonnes @uvres, qui aime la construction des &glises dans le monde
entier — dediee ἃ sainte Paraseeve' avec deux coupoles hautes Glanc6es, et
deux croix dordes. A liinterieur, l’iconostase et le erucilix sont grands.
Nous sortimes de lä le mardi matin; et, cette nuit-la, il s’etait leve un vent
violent avec un froid intense qui gela la terre et la boue et toute la glaise ou
nous nous enfoncions. Le sol devint dur et il tomba sur nous une neige
abondante.
C’est une &tape rude et bien connue, parce qu'il εἶν a qu'une seule route
“A travers une for&t immense et dangereuse. L’apres-midi, apres nous ötre
enfonees dans la neige, la chaleur commenga et la neige fondit. Nous nous
enfoncions dans la boue jusqu’au poitrail des chevaux dans un terrain salin
jaune. C’etait la derniere etape et la plus diflieile. Les chevaux s’arreterent
apres un immense eflort. Nous arrivämes dans l’apres-midi pres d’un grand
vivier appel& dans leur langue helesteu®. Il a et construit par la main des
hommes, par les voivodes et les princes, pour 6lever du poisson. Il a öte alleete
comme un legs pieux au couvent de la Sainte-Vierge, connu sous le nom de
Barnowski.
Les boiars avec des chevaux vinrent chez monseigneur le patriarche et
chez nous. Nous montämes [ἃ cheval,| et ils nous conduisirent pres d’un moulin
1. C'est l’eglise des Saints-Archanges de Seänteia. — 2. Le Voivode Barnowski a fait
faire un lang qui porte son nom jusqu'aujourd’hui. Michail Kogälniceanu, C'ronicele
Homäniei seit Letopisetele Moldaviei si Valahiei, Bucuresci, 1872. I, p. 25%.
fol. 29.v®.
+ fol.29 γος
156 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [166]
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1. Lgrd 1700 om. -. -- 2. L habet: bl. —3. Lgrd 1700 habet: 2, pro e>
qui est aussi un legs fait au susdit couvent. De la, ils firent monter monsei-
gneur le patriarche dans une voiture prineiere ἃ six chevaux blanes, et
moi, humble historiographe, j’etais assis ἃ la portiere tenant la crosse
d’argent. Le representant du prince, Jean le Sloudjer, c’est-A-dire dans leur
langue cassab-bachi du prince, vint ἃ notre rencontre, car il nous avalt
accompagnes depuis Jerusalem οὐ nous nous 6&tions rencontres, lorsqu’il
[αὐ envoy& par le prince pour caleuler les dettes du Saint-Sepulere et
celles du couvent de Saint-Michel. Enfin il passa chez nous ἃ Alep avec la
somme mentionnde. Sa Grandeur le metropolitain connu [du pays] avec les
autres boiars et l’armee allerent ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche.
Le prince n’ötait pas ἃ la rösidence. Il s’etait rendu ἃ Suceava pour faire
la paix entre Hmilnitzki et les Cosaques avec la Pologne'. Lorsqu'il regut de
Galatz la nouvelle de notre arrivee, il envoya des ordres pour nous recevoir
en grande pompe et tous les hegoumenes sorlirent A sa rencontre avec des
voitures, De tres loin, rejouissant les spectateurs, on peut apercevoir les
coupoles des eglises et les ceroix @tincelantes des couvents. Lorsque nous
arrivames au eelebre couvent de Galata qui est tres loin de la ville, on
sonna les eloches petites et grosses jusqu’ä ce que nous nous &loignassions
1. Le 7 janvier 1653, Basile Lupu s’etait rencontre avec Timothee Ilmilnitzki pour
[aire la paix entre les Polonais et les Cosaques. Hurmuzaki, Documente privitoare la
Istoria Romänilor, Bucuresti, 1885 et 1897, vol., IX', p. 18, et vol. V!. p. 14.
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[157] DEUXIEME PARTIE. — EIVRE I. 157
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1. L habet : LL*, erreur du copiste. — 2. Lire: ἀκ. 3. Lgrd 1700 om. 53 IR
d’elles, de m&me devant le couvent de Saint-Georges, qui est en la posses-
sion des moines du Mont Sinai, on fit la m&me chose et les troupes se ran-
ξ gerent sur notre passage.
Va eRosse
Nous enträmes dans la ville de Jassy, capitale de la Moldavie, le mardi soir
- 25 janvier. Tous les couvents et toutes les öglises sonnerent leurs eloches,
ce qui produisit un grand vacarme. On nous conduisit devant la porte de
ἢ _ Veglise du couvent de Saint-Sabas et de Saint-Michel. On aida monseigneur
z le patriarche ἃ descendre de la voiture. Nous le rev× du mandyas, les
_ prötres sortirent avec l’evangkliaire, et le diacre, avec l’encensoir et des
B ΟΠ eierges, marchait devant eux. Monseigneur le patriarche baisa l’evangeliaire,
le diacre l’encensa, les chantres chanterent « l’Axion » jusqu’ä ce qu'il füt
& arrive au milieu de l’eglise sous le lustre, ou il fit le signe de la eroix.
᾿ Ensuite il baisa les portes du sanctuaire, les icones du Seigneur et de la
sainte Vierge, les autres saintes icones sur les portes du sanctuaire, puis
_ Ticone de saint Gregoire le Theologien dont nous avons ceelehre la fete;
elle etait place sur un proseynötaire elev6, couvert d’un tapis, comme nous
Pavons dit, dans toutes les eglises des pays grees. Il monta ἃ son tröne et le
2 Ὁ τ
ἀἴδοιο dit : « Ayez pitie de nous, ὃ Dieu, etc... » et mentionna le nom de
ΤΟΙ ΒΟΟΣ
* fol. 30r°,
158 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [158]
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1. Το νὰ 1700 habet : gehasl]. Ὲ
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monseigneur le patriarche, celui du grand prince, le Voivode' Basile, la
princesse Catherine et son fils, le Voivode Etienne. Ensuite on dit le poly-
chronion pour le prince, puis « Seigneur, |gardez pour beaucoup d’anndes] »,
et il benit les fideles. Nous sortimes de l’eglise,* [αἱ en mandyas avee la
erosse. On le fit descendre dans la cellule de l’hegoumene et tous les boiars
vinrent le saluer. Ensuite, on sonna les eloches la veille de jeudi ἃ cause
de la fete du transfert des reliques de saint Jean CGhrysostome. Nous
assistämes aux vepres sans vigiles. Apres avoir sonne dix heures de nuit,
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on sonna encore les eloches; nous enträmes dans l’eglise et nous termi-
nämes le matin l’oflice des matines.
Remargue. Dans tout le pays de Moldavie, de Valachie, des Cosaques
jusqu’ä Moseou, ‚on reste dans l’eglise du commencement ἃ la fin du service,
le soir et le matin, dans toutes les saisons, la töte nue, surtout devant le
patriarche, le prelat, les högoumenes, le pretre, parce que dans ces pays
on porte des calpacs de drap avec de la fourrure; de m&me leurs princes et
leurs boiars. Les femmes des boiars portent aussi en Moldavie des calpacs
de velours rouge avec de la zibeline. En Valachie et chez les Cosaques
elles n’en portent pas, mais une coiffe blanche; les plus riehes en ont une
couverte de perles.
1. Basile Lupu avant d'&tre prince &tait « vornie ». Nous le trouvons avec ce nom
dans la delögation qui se rendit ἃ Constantinople pour demander Barnowski comme
prince de Moldavie. Kog, Let., I, p. 296-297.
[159 DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 159
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«1. ib) ὁ! λα ἀκ ὁ a ge von “7 N es a IS (9.9 mi
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. I, habet : 7}. — 2. Lgrd 1700 habet : ge
Le pretre, avant d’encenser le patriarche, encense le tröne du prince.
Toutes les veilles et les lendemains de fötes, pendant toute la messe, on tient
allum& devant le tröne de monseigneur le patriarche un cierge dans un
chandelier elegant en bois dore, du commencement ἃ la fin de la messe, des
qu’on descend aux matines. Apres « Tout ce qui respire », si e’etait un
jour de föte ou un dimanche, il baisait l'icone du patron de la fete ou les
icones saintes que l’archidiacre portait devant lui, de möme apres le ser-
vice, on la portait devant lui, jusqu’ä la sortie de l’eglise, jusqu’ä ce que le
peuple sortit ainsi que les femmes; chaque fois qu’un fidele sortait, il la bai-
sait, ensuite il la donnait ἃ l’ecelesiarque.
Apres le coup de la troisicme heure, on revenait ἃ la messe et on n’en
sortait que vers la sixieme heure, que ce füt la fete d’un saint, ou sa
mort ou la fete de Päques. Avant de sonner les cloches pour la messe, on les
sonne pour la proth&se, c’est-ä-dire que quiconque a un don ἃ faire A
l’eglise, c’est le moment convenable.
100 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100]
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1. Note marginale. Lgrd 1700 habet : „las! 4 νῶν ΡΣ aus dar,
:
VI. — DescriPTIoXn DE L'EGLISE DE SAINT-SABAS.
Voiei la description de ladite eglise' :
Elle est toute en pierre interieurement et exterieurement. Elle n’a qu’une
porte du cöte du sud sur laquelle il y a l’image de saint Sabas suivant le
style de toutes les eglises de ce pays.
Elle est longue et « catholique », ses murs et sa base sont solides avec
deux grandes coupoles turques, c’est-a-dire semblables ἃ celles de chez nous,
extrömement grandes. Elles sont uniques dans tout ce pays, car le defunt
qui les a bäties, du nom de lenachi, &tait originaire de Constantinople et
postelnie des princes de Moldavie. Dans la eirconlerenee de chaque coupole,
il ya treize fenötres ἃ lucarnes rondes. Elles sont tres grandes. Le revete-
1. En 1625 des Grees d’origine [ont reconstruire, par l’architeete Gregoire de Cons-
tantinople. l’eglise de Saint-Sabas sur des principes absolument differents des principes
moldaves. Elle rappelle plutöt certaines &glises de Constantinople, mais avec une lour-
deur de formes surprenante surlout en ce qui concerne les tambours bas des tours.
l’ornementation est melang6e et presente certains details orientaux. N. lorga et Georges
Bals, Art Roumain, Paris, 1922, p. 363-364. L’architeete du couvent de Saint-Sabas de
Jassy eut un domaine en Valachie pres de Slobozia lenachi (aujourd’hui Ja ville de
Slobozia), autrefois centre commercial sur le Bärägan. Dans cette ville 16 prince Matthien
avalt bäti une eglise. N. lorga, /storia Biseriei Romäne, vol. |, p. 285.
Sur l’eglise de Saint-Sabas, voir les inseriptions publiees par N. lorga dans : Ins-
eriptü din Biserieile Romäniei, Bucuresti, 1908, p. 137-141. ;
1161] | DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 161
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1. Lgrd 1700 habet : „UL. — 2. Lgrd 1700 habet : rel οἱ au. — 3. Lire : IL),
au singulier.
ment de fer-blane qui les recouvre ötincelle de lom au soleil. Sur leur
sommet il y adeux grandes et. immenses croix dor6es. Le toit de l’öglise est
egalement couvert entierement de fer-blane. L’une des coupoles est au-dessus
du chour et la deuxieme au-dessus du narthex avec deux pilastres seulement;
devant eux, du cöt& de l’entree est l’iconostase sur laquelle il y a les icones
du Seigneur et de la sainte Vierge. Ge modele est reproduit dans toutes les
eglises du pays. En arriere du pilastre droit, est le tröne &elev&e du prince,
avec une coupole et des colonnettes de bois. Il est tourn& vers l’est. En face
sur le second pilastre est un autre tröne plus bas, soit pour son fils, soit pour
la princesse. A droite est le tröne &piscopal contre le mur, parmi les
autres stalles, car tout autour du mur "il y a des stalles. A droite du tröne
episcopal, se tiennent debout les deux hegoumenes et les pretres, ensuite le
clerge pres des portes du sanctuaire et de l’autre cöte.
Le lustre, appel&e par eux « choros », est tres grand. Il est suspendu ἃ la
coupole au-dessus du chaur. Il se compose de vingt-quatre pieces dorees;
al’interieur, il yen a un autre petit en forme de coupole. L’iconostase dans
toutes les &glises de ce pays est divisce en trois parties : celle au-dessus
des portes du sanctuaire contient toutes les fötes de Notre-Seigneur; celle
au-dessus de la premiere contient l’image du Seigneur votu du sacos ct
PATR. OR. — T. XXII. — F. 1. 11
* fol. 80 v°
+ fol. 30 v°.
102 VOYAGE DU PATRIARCHE MACATRE D’ANTIOCHE. [162]
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1. Lom. δε].
coiffe de la couronne, assis sur un tröne, ayant ἃ sa droite et ἃ sa gauche
les apötres debout, mais toujours l’image de saint Paul ἃ sa gauche et celle
de saint Pierre ἃ sa droite; la sainte Vierge et saint Jean sont autour de
lui. Au-dessus de cette partie, il y a au milieu la peinture de la Trinite
avec des prophetes de chaque cöte et le crucifix au-dessus.
Le sanctuaire est tr&s spacieux. Il a trois fenötres avec des lucarnes rondes
et de hauts barreaux de fer. Au nord du sanctuaire on va par des marches
dans le mur vers la chaire qui est tres haute, toute construite en pierre
sculptee. La coupole a &galement sa croix. Au-dessous d’elle sont des
colonnes de pierre cylindriques. Il y a de nombreuses cachettes pour les
ustensiles de l’eglise et les autres objets du culte pour le cas ou il survien-
drait une terreur.
Dans le mur m£ridional de l’eglise, il y a trois grandes fenetres avec des
barreaux de fer et des lucarnes rondes. Pre&s de la porte ou est le tombean de
Ienachi qui la construisit avec art, est une fenätre bouchee par des ieones et
un cierge consacre qui brüle.
Dans le mur du nord il γ ἃ cing fenötres avec des lucarnes rondes. Le sol
est pave avec des carreaux de briques, car depuis Brousse jusqu’a Moscou,
la plupart des eglises sont pavdes en briques. Les icones sont sur les portes
du sanctuaire. C'est une habitude dans tous ces pays de reprösenter Notre-
Seigneur au milieu ‚et, sur un vaste tableau, toute la Passion, ou bien les
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[163] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 163
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4. ἘΓ habet:
_ apötres autour de lui et autour de l’image de la sainte Vierge, vingt-quatre
strophes de l’acathiste, ou les prophetes, et toujours l’icone de saint Nicolas et
de ses miracles, celles de saint Sabas et saint Michel patrons de l’eglise,
ἃ sa gauche l’icone de Notre-Dame et aussi l’icone des Trois Hierarques.
La place oü se tiennent les femmes — car elle est dans la partie la plus haute
du fond de l’eglise et est garnie de treillis en bois — a aussi une iconostase.
Leur sortie se fait par une porte de l’&glise dans le mur.
Le clocher est contigu ἃ la porte de l’eglise. Il a deux portes : la premiere
qui mene ἃ l’exterieur de l’öglise et l’autre au couvent. C’est une grande
tour carröe, tr&s haute, tres solide, toute en pierre. Au milieu, il y a de petites
ouvertures ou chambres, des cachettes pour les provisions dans les temps de
- detresse; il y a beaucoup de marches; tout en haut de grandes arcades en
surplomb. Les cloches au nombre de eing sont suspendues ἃ son plafond.
La plus grande a ἐξέ fondue ἃ Dantzig; toutes ont leurs battants en fer.
- Toutes les cellules du couvent et de ce qui l’entoure sont construites en bois
comme dans tous les couvents de ce pays.
La veille du dimanche du Pharisien et du Publicain — qui coincide avee
la föte des Trois Hierarques, reservee pour la fete onomastique du prince
qui fit bätir le couvent ἃ leur nom; le jour de leur föte, on offre un repas
princier aux riches et aux pauvres r&eunis ensemble — nous clıantämes les
_ vepres dans l’öglise du couvent. Nous assistämes egalement aux matines.
ΓΟ το:
* fol. 31 r0.
164 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [164]
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1. Lgrd 1700 om. ey ΠῺΣ
“On retarde le baisement de l’evangsliaire jusqu’a la septiöme ode et aussi
la leeture du synaxaire. Ensuite nous sortimes des matines, selon l’usage,
aprös avoir bais6 toutes les icones. Nous retournämes ἃ la messe. Pour la
lecture de l’Evangile que le diacre fait avec elögance, on place sous le lustre
un triskelion, au-dessus duquel on met un tapis brod& ἀν. [Le diacre]
met son &tole, au-dessus du tapis, sous l’evangsliaire, et fait trois fois le
signe de la eroix. C’est lui qui encense la porte imperiale pendant le
« cheroubicon ». En Moldavie et en Valachie, les pauvres retournent dans
l’eglise le soir des dimanches et fetes, lorsqu’ils entendent la grande cloche.
Remargue,. Quand on chante les « B&atitudes », on sonne la grande eloche
ainsi qu’ä laneuvi&me ode, ἃ « l’Axion », ἃ la messe toujours, puis aux matines
et ala messe. La princesse, femme du prince, envoya ce jour des plateaux de
« colybes » princiers ἃ chaque couvent, des offrandes, des cierges et du vin
pour la föte en l’'honneur du prince. Aprös que monseigneur le patriarche
eut distribu& du pain bönit, le pretre et le diacre descendirent, encenserent
les olfrandes contenues dans les plats et les vases de vin, les « colybes »
avec du miel, puis les plateaux du prince, enfin monseigneur le patriarche et
les assistants Monseigneur le patriarche r&eita la priere du « colybe » sui-
vant l’usage, et mentionna le nom du prince, de la princesse et de leur fils,
qui avalent ollerl ces Jdons.
[105] DEUXIEME .PARTIE. — LIVRE Ir. 165
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1. Lgrd 1700 habet : 312. — 2. Lgrd 1700 om. ... 22,392. — 3; Note mar-
ginale qui manque dans le man. de Londres et celui de Leningrad. — 4. Lgrd 1700 om.
Tal
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Quant ἃ la föte des « Trois Btoiles », on la c#lebre dans le couvent de
Saint-Sabas ἃ l’adresse d’un homme qu’on appelle Basile et qui portait
auparavant le nom de Moustala, turc de pere et de grand-pere'. Il etait
originaire de Geumuch Khan&*. Nous vimes chez lui un veritable sentiment
religieux et un zele ardent pour la foi, une hostilit@ manifeste pour ceux
d’une autre religion. Il accorda la preference au nom de son patron Basile,
saint de la fete, sur ceux de Grögoire et Chrysostome, parce qu'il s’appelle
«le Grand » et qu’il y en a des milliers dans les pays de Moldavie et de
Valachie. L’apres-midi, nous vimes arriver Son Altesse le Prince et on sonna
en son honneur toutes les cloches de la ville, et le soir il fit prövenir monsei-
gneur le patriarche qu’il le recevrait chez lui le lendemain.
VIJ. — ENTREVUE DU PATRIARCHE AVEC LE PRINCE DE MOLDAVIE.
Ce lundi matin qui tombait ἃ la fin de janvier, le boiar Jean le Sloudjer,
lieutenant du prince, qui &tait venu au-devant de nous avec une escorte
de cinquante soldats ou Janissaires en habits rouges, &tait arrive dans une
Er 1. Basile Lupu, lui-m&me fils d’une Roumaine, Irene, mais aussi de l’aga Nicolas,
peut &tre un Roumain venu avec Radu Mihnea d’au delä du Danube, mais aucun d’eux
ne voulait pas passer pour Grec. N. lorga, Histoire des Etats Balcaniques ἃ ᾿όροφιιο
_ moderne, Bucarest, 1914, p, 56. — 2. Localite au sud de Trebizonde.
ΜΠῸ] ΘΙ νος
* fol. 31 v°.
166 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100]
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1. Lgrd 1700 om. ..._ua. — 2. Lgrd habet : 209],
voiture princiere trainde par six chevaux gris. Il y fit monter monseigneur
le patriarche apres que nous l’eümes rev&tu du-mandyas selon l’usage. Bt
moi, j etais toujours assis ἃ la portiere tenant la erosse debout. Les soldats,
deux par deux, nous precedaient jusqu’a ce que nous fussions entres au
palais — « courte » dans leur langue; les troupes 6taient aligndes aupres de
Vescalier du diwan. On aida alors ἃ descendre de voiture monseigneur le
patriarche, puis il monta ἃ l’etage tandis qu’on lui tenait les pans de son
vetement et moi je le pr&cedais, suivant usage. Tous les notables sortirent
au-devant de lui pour le recevoir dans le salon extörieur, ensuite dans un
autre. Le prince' sortit de son salon partieulier situ& ἃ l’interieur et ui
baisa la main; ἃ son tour monseigneur le patriarche, suivant l’usage, le
baisa sur la tete, lui donna la benediction et ils s’assirent. La joie quil
eprouvait de le voir et l’afleetion qu’il.avait pour lui, lui arrach&rent des
larmes par deux fois.
Tous nous lui fimes des gönuflexions* jusqu’ä terre, nous lui baisämes
la main droite, puis l’autre, et de möme quand nous sortimes. Il resta assez
longtemps ἃ causer avec lui et ἃ lui tömoigner son alleetion, sa gratitude et
ses sentiments devouds, puis [le patriarche] le benit, lui fit ses adieux et
sortit. On le fit monter de nouveau dans une voiture pour le ramener au cou-
vent.
1. Apres Moise Vodä, il oecupa le tröne sous le regne du sultan Mourad, avec l’appui
d’Abaza Pacha de Silistrie. Kug., Zet., I, p. 300.
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[167] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ier. 167
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1. Notes marginales qui manquent dans le man. de Londres et de Leningrad. —
2. Lgrd 1700 om. ...s323. — 3. Lgrd 1700 habet : LE}.
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Le mardi matin 1° fevrier, nous allämes lui remettre les cadeaux de
monseigneur le patriarche. Tous &taient sur des plateaux recouverts de ser-
viettes brodees selon l’habitude de tous ces pays, möme pour le cadeau
consistant en pain. Lorsque nous enträmes dans le grand diwan, le Sloudjer,
representant du prince, vint assiste d’un secretaire. I] &crivit le nom de tous
ces cadeaux, les uns apres les autres.
VIII. — CapeAux FAITS AU PRINCE DE MOLDAVIE, [A SA FEMME] ET A SON FILS.
Voici la liste des cadeaux faits ἃ Son Altesse le Prince : une paire d’oreillers
brodes A carreaux roses, deux boites de sucre candı, une boite de savons
musques, deux boites de savons de toilette, des savons ronds d’Alep, un pot
de confitures de gingembre, un pot de confitures de myrobolan, une boite de
fruits europdens confits, des parfums, des amandes, de la quassia, des raisins
secs, des boutargues, des dattes, des abricots, des pistaches sal&es et non
saldes, etc...
Il entra en les presentant au grand logothete ou secr6taire, ensuite on
nous fit entrer chez lui. |Le prince] se leva de son tröne par respect pour
_ monseigneur le patriarche, nous lui fimes de profonds saluts, tant ἃ notre
108 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [165]
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1. Lgrd 1700 om. ...ass. — 2. Lgrd 1700 om. ‚le. — 3. Lgrd 1700 om. SS,
τσ, — 4. Lgrd 1700 om. ...sE,,.
arrivde qu’ä notre sortie. Ils lui presenterent les cadeaux dans leurs plats,
tandis que le secr6taire disait : « Le patriarche d’Antioche presente ἃ Votre
Altesse telle ou telle chose » jusqu’ä la fin et il le remereia beaucoup. Nous
repartimes et emportämes pour son fils le Voivode Etienne, qui habitait seul,
des cadeaux semblables : une paire d’oreillers brodes ἃ carreaux roses, etc...
ensuite nous presentämes des cadeaux ἃ la princesse sa femme. Nous lui
fimes aussi de petits saluts au commencement et ἃ la fin et nous lui baisämes
la main droite, tandis qu’elle etait assise sur un tröne, portant un calpac en
velours rouge garni de zibeline; son « kehaia » entra d’abord et la consulta,
puis nous enträmes. Elle nous remercia aussi et se leva de son tröne au
moment de notre arrivde. Voici les cadeaux oflerts ἃ la princesse : un voile
brode d’or, de l’encens de styrax, de la cr&me de jasmin, ete... Nous fimes
parvenir ἃ tous les boiars des presents semblables, mais ce fut en pure perte.
Helas! combien je regrette notre fatigue. Les cadeaux consistaient en toile
A carreaux roses, de l’etolle ἃ ceintures et ἃ turbans, des tapis extra, des
serviettes persanes, indiennes, de Gaza, avec des mouchoirs brodes d’or, du
sucre, du savon de ladanum, des amandes, des pistaches de plusieurs sortes,
ete. et A la fin tout fut perdu, lorsque Basile fut vaineu et qu’ils furent mis
en deroute. Dans la journde du jeudi 3 fövrier, Guzel Efendi ou le papas
[109] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Tr. 169
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4. Notes marginales qui manquent dans les man. de Londres et de Leningrad. —
2. Lgrd 1700 habet : ...üo. — 3.Lom. 2. — ἅ. Lgrd om. ...iio δ...
Theodosi, hegoumene du couvent de Golia', vint inviter monseigneur le
patriarche.
IX. — Rartıons ALLOUEES EN MOLDAVIE A MONSEIGNEUR LE PATRIARCHE.
LE CoUvENT DE GoLIA.
Voici le detail des rations que nous alloua Son Altesse le Prince, ce qui
dans leur langue s’appelle mertie : quatre pains blancs pour monseigneur le
patriarche et deux pour sa famille, six oqgqas de vin fin, et quatre oqqas
- pour sa famille, une oqga de beurre fondu, une oqya de pain, six oqqas de
viande pour sa famille, une ogiy& de cierges de cire jaune, une de graisse de
viande, deux voitures de bois par semaine, puis de l’argent pour les d&penses
journalieres, et si nous avions eu des chevaux, ils nous auraient allou& de
l’orge et du foin.
1. Il nous faut encore citer l’eglise de Golia, une de plus importantes de Jassy.
Reconstruite ἃ l’emplacement d’une ancienne &glise par Basile Lupu, elle [αὐ terminee
seulement en 1660; elle possede quatre tours d’inegale grandeur qui trahissent l'influence
russe. Il faut remarquer le prineipe de couyrir chaque voüte individuellement, prineipe
_ ignore jusqu’ä present en Moldavie.
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L’ornementation de ce qu’on voit encore des parlies superieures de l’edifice est de
_ m&me d’une influence orientale ou russe et est gauchement ex&cutee. On ne peut plus
Be des facades, car l’eglise a et completement enveloppee d’une nouvelle construc-
_ tion de style italien dans le courant du xvırı® sieele. N. lorga et ἃ. Bals, Art Roumain,
Br is, 1922, p. 371. Cf. N. lorga, /nser iptüi, vol. II, p. 161 seq., Bucuresti, 1908,
*-fol.32T°.
+ {01.32 2°, 1
170 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ ANTIOCHE. [170]
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1. L habet : pl. — 2. Lgrd 1700 om. ...“el=?,. - 9. L habet : 5,2. — 4. Lgrd
1700 habet : _55Cas)l. — 5. Lire : B,le.
Le couvent de la Sainte-Vierge appartient ἃ la princesse, la femme du
prince, qui l’a fait construire r&cemment sur le mod&le du couvent du prince.
Nous nous y rendimes en voiture et nous nous y prosternämes. De loin
il a un aspect de grande beaute. Les coupoles* qui en sont tr&s hautes sont
d’un fer-blane qui brille comme de l’argent et surtout au soleil. Les croix
qui les surmontent sont enormes et trös belles, elles brillent d’un grand
selat par l’or dont elles sont rev£tues. Elles sont plus hautes que deux tailles
d’homme.
Voici la deseription de l’erlise : l’exterieur et l’intsrieur sont en pierres
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de taille tr&s hautes, la voüte aussi, car nous avons vu beaucoup de couvents _
en Moldavie et en Valachie et de vastes eglises jusqu’ä Moscou, toutes en
pierres non tailldes, petites et enduites de chaux A l’exterieur et ἃ l’interieur.
A la longue la pluie et la neige les ont degrad6es. Quant au style, c’est une
construction en pierre de taille. Personne au monde’ n’a excell& dans l’art de
construire des &glises et des couvents en pierres tailldes et sculptöes comme
le Voivode Basile, car il fit venir ἃ cet &gard des maitres de Pologne. Toute
la corniche de cette öglise est sculptde avec art et sous l’auvent tout autour
sont sculptees de grandes etoiles de pierre. Elle ressemble par sa cons-
truction aux 6glises de Hanak avec des sculptures ἃ l’extsrieur. Elle a
[174] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 171
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deux portes, une au nord et une au sud. On entre par une porte oceidentale.
Elle est longue, « catholique », composee d’un seul compartiment, partagee en
deux parties par un mur et une seconde porte. La partie röservee aux femmes
est au-dessus de la voüte du susdit p6ristyle; elle aun escalier de l’exterieur
trös elegant et bien &claire par plusieurs fenetres ἃ lucarnes rondes. Au-
3 dessus du cheur, il y a une haute et vaste coupole au-dessus de laquelle en est
g - une autre d’une hauteur extröme. Au-dessus du narthex, ıl y en a une sem-
= blable. Elles sont octogonales. Le sanctuaire est tres haut avec trois fenetres
Ὁ tres longues, 6troites, surmontees de lucarnes rondes. Au-dessus du sanc-
& tuaire, il y a une tres jolie . coupole et entre la coupole du ch&ur et la
f eoupole du narthex il y a un comble merveilleux en forme de navire ren-
verse. Toute la toiture est en fer-blane brillant. On monte par des marches
en spirale pour aller dans une quatri&me coupole au-dessus du lieu οὐ se
tiennent les femmes; c’est la place des horloges. II y a cing croix grandes
et majestueuses auxquelles on ne saurait comparer les croix des autres
- pays et que l'or fait &tinceler plus que le soleil.
"Au-dessus de la coupole du narthex est la premiere et au-dessus de celle
du cheur est la deuxieme. Entre elles et le faitage sont placees deux croix
et au-dessus de la coupole du sanctuaire est la einquieme. Le ch@ur est en
deux absides, !’une au sud et l’autre au nord. Les trönes sont des merveilles
de l’art, en eypres tourne et seulpte ἃ jour. [La princesse] les fit venir de Gons-
ol ϑ9ν9
Ἐ{0]. 32 v°
.incomparable d’un habile peintre;
172 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [172]
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tantinople ainsi que le tröne &piscopal qui se trouve ἃ l’extremite de V’abside
du ch®ur du sud. Le tröne du prince n’est pas acheve, les dalles en marbre
blane ne sont pas terminees. On les a fait venir de Marmara pres de Cons-
tantinople. La grande nef est entierement en marbre blanc; ce qui sur-
prend le spectateur c'est que chaque morceau est deux ou trois fois plus
grand que les tombes des Europeens d’Alep, les dalles sont plus minces;
quant aux colonnettes et aux montants des portes, on 6tait en train de les
tailler et de les polir. Combien je regrette de ne les avoir pas vues finies. Et
quelle peine et quelle difieulte n’a-t-on pas eues ἃ vaincre, pour les faire
venir de Galatz dans des charrettes traindes par des boeufs, sur des che-
mins 6troits et diffieiles. L’iconostase et le symbole sont des travaux mer-
veilleux et rares. Nous n’avons jamais vu chose pareille. C’est l’ouvrage
“ nous n’avons pas encore vu un talent
egal au sien, au point que ses @uvres surpassent celles de la Crete. Il a
quatre s6ries avec des arceaux : celle qui est au-dessus de la porte du sanc-
tuaire reprösente toutes les fötes de Notre-Seigneur; la deuxieme, les miracles
(le Notre-Seigneur; la troisieme, les apötres et Notre-Seigneur au milieu; la
quatriöme, la plus haute, les prophetes et l’image de la Trinite au milieu et
au-dessus de tout le erucifix. Quant ἃ l’icone de Notre-Seigneur, il est assis
sur un tröne, vetu d'un « saco » vert, merveilleux. Autour de lui sur la cor-
niche sont les fetes de Notre-Seigneur. L’icone de la sainte Vierge est tr&s
[173 DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 173
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1. Lgrd 1700 om. ...5.».
aneienne, c'est une @uvre d’art; autour d’elle il y a vingt-quatre strophes
de l’acathiste; les mains et les bras sont en or pur. La princesse depensa
beaucoup en son honneur, car son fils le Voivode Etienne', etant tombe
gravement malade, fut pr&sent& ἃ cette icone et ἃ l’instant il fut gueri.
Devant ces icones brüle continuellement une lampe d’argent dore. Devant
les portes du sanctuaire ıl y a quatre chandeliers de euivre jaune plus bril-
lant et plus beau que l’or, travail de Dantzig — on raconte qu’ils ont coüte
leur poids d’argent — couverts de drap rouge; parmi eux il y a deux autres
grands chandeliers en argent. Le sanctuaire du haut en bas a de magni-
fiques peintures en feuilles d’or. Depuis le narthex exterieur de l’eglise
jusqu’a linterieur et ἃ la place des femmes, il y a des repr6sentations de ce
genre en feuilles d’or, les ch&urs des anges, tous les saints et les miracles.
On dit que le peintre a touch& trois mille eing cents piastres. Dans le haut
de la coupole du cho&ur, il y a une grande image dorde de Notre-Seigneur,
et dans le haut de la coupole du narthex celle de la sainte Vierge; le lapis-
lazuli tient lieu de chaux, tant il est abondant. Derriere le tröne du
prince, dans un angle, il y a le portrait en pied du Voivode Basile. Il porte
1. Le Voivode Basile eut deux femmes. La premiere fut la fille du vornie Bucioe, la
princesse T'heodosie, avec laquelle il se maria en 1618. An. Ac. Rom., sec. ist. ser.
Il, XI, p. 133. Apres la mort de la premiere en 1639, il envoya le postelnic Ienachi
Catargi au pays des Cosaques, qui lui trouva la princesse Catherine avec laquelle il se
maria. Hurmuzaki, IV?, p. 505; IV', p. 673; Kog, Zet., 1, p. 309-310.
174 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [174]
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un manteau avec de la fourrure de zibeline et tient dans sa main la susdite
eglise; il la presente ἃ Notre- Seigneur qui le benit, ayant les anges autour de
lui. Derriere lui est sa femme, une princesse circassienne, vötue d’un man-
teau de brocart d’or et de zibeline avec ses bijoux d’or, portant un calpac de
Ρ Ρ
zibeline. Derriere elle se trouvent ses filles, l’une qui est en Pologne, l’autre
qui a 6te maride au fils de Hmilnitzki' le Cosaque depuis peu de temps.
Plus bas qu’elles se trouve le Voivode Etienne? et ses trois fröres qui
moururent en Russie, tous richement habilles; on dirait que ce sont eux en
personne. Ensuite nous sortimes de l’eglise pour aller ἃ table. Puis nous
nous levämes οἱ montämes dans le majestueux et vieux clocher, tel qu'il
n’yen.a pas, en Moldavie ni ailleurs, de plus haut, de plus large, ni de plus
vaste. Il est tres elev& et etroit. Nous retournämes au couvent et nous assis-
tämes aux vepres. Le dimanche de l’Enfant Prodigue nous entendimes la
messe dans notre couvent.
1. Le rapport de l’ambassadeur Dell Hayc sur le mariage de la fille du οἴνοιο
Basile avec le fils du hatman des Cosaques en date de 1% oct. 1652, se trouve dans
Hurmuzaki, V?, p. 2. 1,6 mariage eut lieu le 1” septembre 1652. Sa Gräce le Ilospodar
donnaa sa fille une dot. de vingt mille thalers sans compter le trousseau et en outre deux
mille ducats, un carrosse et beaucoup de chariots et d’autres objets. Hurmuzaki, vol. III,
suppl. Il, p. 33 564.
En fevrier 1645, Movila, selon les invitations failes au 1° novembre 1644, arriva et
avec les pr@lats moldaves ainsi qu’avec Etienne, metropolitain de Valachie, benit le
mariage de Marie, fille du Voivode Basile, avec lanus Radziwill, le prince lithuanien
calviniste, mariage que les boiars pieux, comme les [r&eres Cantacuzenes, eslimaient
dangereux pour l’äme de l’&pouse et indigne pour le prestige orthodoxe du pays.
N. lorga, /storia Bisericii Romäne, |, p. 313.
%. Le Voivode Rtienne 6tait le seul fils de Catherine avec Basile. L’autre fils, Jean,
mourut ἃ Constantinople en 1639. Il etait tres aim& de ses parents. Voir l’inseription
slave sur la chässe de la sainte Parasceve reproduile par BEER NEL dans : Notite
istorice si archeologice, p. 171-173.
Pour la mort de Jean, cl. Kog, Letopisete, I, p. 309.
enges.
[175] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 175
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. Note Το ΓΡΊΡΒΙΕ qui manque dans le manuscrit de Leningrad. — 2. Lgrd 1700
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X. — RENCONTRE DU PATRIARCHE D’ÄNTIOCHE AVEC BASILE, PRINCE DE MOLDAVIE.
Le mardi matin 8. fevrier, fete de saint Theodore Stratelate, Son Altesse
_ le Prince envoya faire dire ἃ monseigneur le patriarche de se preparer ἃ
_ venir le voir. Vers midi le Sloudjer vint chez lui avec une voiture sans
roues, appelde dans leur langue « sanie », c’est-A-dire traineau, car il
etait tombe beaucoup de neige et il avait gele. Tandis que les voitures
A roues ne pouvaient circuler, celle-ci nous trainait rapidement et sans
secousses. Les gardes marchaient devant nous. Nous enträmes au palais et
_ arrivämes chez [le prince], qui etait seul dans l’appartement. [Le patriarche]
lui donna des lettres de recommandation de Paisios patriarche de Constanti-
nople, de Joannice le patriarche depose et du patriarche de Jerusalem.
Chaque fois * que le grand logothete avait fini la lecture d’une lettre, [le prince]
se levait de son siege et ötait son calpac. Et monseigneur le patriarche
αὶ donna un cadeau de prix, ἃ savoir : la mächoire inferieure de saint Basile
le Grand, jaune, dure et lourde, brillante comme de l'or et dont l’odeur est
plus parfumee que l’ambre; ses dents et ses molaires y &taient restees fixdes
ans s’ebranler. Nous avions acquis avec peine cette relique ἃ Constanti-
_ nople des parents de Kyr Grögoire, ancien mötropolitain de Gesaree. Nous
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* fol. 33 1°.
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176 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [176]
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l’avons achetde pour une somme d’argent et d’or ainsi que les autres ἃ difle-
rents endroits: dans le nombre des choses vön6rables, des reliques de Nolre-
Seigneur Jesus-Christ, des reliques des saints et illustres apötres, car on peut
tout trouver dans la reine des villes.
Voieci la liste des reliques que nous avons acquises A Constantinople contre
de l’or : un peu d’huile suintee par le corps de saint Demetrius, un peu de
sang de saint Georges, un fragment du front du saint apötre Philippe, des
vertebres de la martyre Anastasie qui delivra les hommes de la magie, une
molaire du martyr Hermolaüs, le doigt de saint Auxence l'un des οἴη com-
pagnons, la mächoire de saint Basile le Grand, une partie d’huile suintee
par le corps de saint Antoine le Grand, du sang de saint Anastase le
Persan, du front de saint Cyprien et de la martyre Parasceve, une des cötes
des quarante martyrs, des reliques de saint Severianus de Seidjar de notre
pays, un doigt de l’archidiacre Rtienne, un doigt de saint Theodore Stra-
telate, du saug de saint Blaise eveque de Sebaste et de saint Busthate le
martyr, un doigt du martyr Mama, quelques morceaux de pierre du saint
Calvaire, teints du sang de Jösus-Christ, quelques debris du bois de la vraie-
Croix, de couleur noire comme l’öbene lourd. 4
Nous les avons essay6des au feu, et elles devinrent comme elles sont;
nous les en avons sorties : elles se refroidirent et revinrent A leur ötat. Nous
[177] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 177
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1. Lgrd 1700 om. ...ä> sA2, \p, de la page precedente.
les avons essaydes dans l’eau : elles descendirent au fond. Elles &taient
enferm&es dans une boite ronde, travail de l’Inde, artistement sculptee,
ouvrage tres fin, envelopp&e de coton, et par-dessus une 6tofle de brocart d’or
couvrait la surface de la boite plac6e dans une bourse rouge rose, avec des
ficelles solides en soie bleue. Lorsque le prince la vit, il fut tres surpris, puis il
eprouva une joie extreme quand monseigneur le patriarche lui dit :« Ceei
est ἃ Votre nom et qu’il Vous garde. » Il lui donna aussi une fiole de saint
chreme. [Le prince] prit en affeetion monseigneur le patriarche, il lui parla
d’autres patriarches grecs d’avant lui, et il lui r&vela la peine que son c@ur
ayait ressentie de leurs proc&des. Ensuite ils sortirent ensemble pour se
rendre au salon exterieur, οὐ &tait dressde une table princiere avec des plats
d’argent et d’or, des cuilleres et des fourchettes. Il s’assit ἃ la place d’hon-
neur sur une chaise en velours rouge aux clous d’argent, puis on placa ἃ sa
_ droite pour monseigneur le patriarche une autre chaise. [Le patriarche]
benit la table et le prince, puis prit un morceau de pain, le trempa dans les
_ mets et se leva. Tous les boiars presents se leverent, il fit le souhait de
däi’man' selon usage et tout le monde s’assit?. Tous les plats 6taient
; recouverts d’assiettes pareilles qu’on n’enlevait qu’au moment de manger,
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ΕἸ 1. C’est-a-dire : « puisse le ciel vous permettre de toujours offrir un pnreil repas ἃ
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vos hötes ». — 2. Sur les banquets des princes, cf. D. Cantemir, Deserierea Moldovei,
pP. 114 seq.
PATR. OR. — T. XXII. — F. 1, 12
* fol. 33 v°.
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178 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. ee
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parce qu’on a chez eux l’habitude, en apportant des plats ἃ table, de les
tenir couverts. L’« ächdji » ou megas kellarios, c’est-a-dire le cuisinier en
chef, lorsqu'il apportait un plat accompagne des garcons, le presentait au
prince et en ötait le couverele. Si le plat plaisait au prince, il le placait
devant lui en silence, prenait une fourchette et en remuait le contenu- de
l’assiette, en mangeait, ensuite il lui en presentait un autre. Si le prince
nen voulait pas et levait les yeux', alors le cuisinier allait le mettre sous la
table. A sa gauche se tenait un gargon debout, bien habille, qui prenait les
assiettes * et les mettait devant Son Altesse; un autre garcon prenait les
assiettes d’argent, puis en mettait une autre devant lui, l’essuyait et la
remettait. Le « silihdar », c’est-A-dire le grand spätar, avec la couronne
incrustöe de pierreries, se tenait, ceint d’une öp6e et le sceptre prineier ἃ la
main, debout toujours ἃ sa droite. L’&echanson et son garcon se tenaient
debout toujours pres du prince. Devant celui-ei il y avait un vase en bois ἃ
trois pieds, haut, contenant de l’eau. On y mettait des bouteilles en eristal
avec diverses sorles de vin, de l’eau-de-vie et de la biere. Pres de lui il y avait
une table couverte d’une nappe blanche sur laquelle &taient des verres en
cristal, des tasses en argent et en porcelaine. On versait ἃ boire au prince
dans un verre et A monseigneur le patriarche dans un autre. Chaque lois
qu’ils avaient bu un verre, tous les convives se levaient; les autres buvaient
1. En signe d’ahnuitio, geste encore en usage dans les Etats barbaresques.
[179] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 179
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4. L a deux fois ces deux mots. — 2. Lgrd 1700 habet: Br
dans d’autres verres et d’autre vin. Lorsque l’&chanson lui donnait un verre
ille goütait d’abord, puis le lui donnait. Les autres dignitaires appointes se
tenaient debout et les « postelnics » ἃ οὐϊό de lui avec des bätons d’argent.
Chaque fois qu’il avait bu plusieurs verres de vin, il buvait un bol de biere, car
elle etait froide; et apres avoir bu on mettait le verre dans l’eau ou on lui en
donnait un autre. A la place oü le prince est assis, ou son fils, ou la princesse
et tous les boiars, les grands dignitaires appointes de Moldavie, de Valachie
et du pays des Cosaques, il y a toujours une icone au-dessus de la tete avec
un rideau, et un cierge qui brüle continuellement devant l'icone.
Moi, je tenais la crosse et je restais devant eux avec mes compagnons et
les prötres et les diacres peu nombreux du palais. Son Altesse le Prince fit
signe au « postelnie », qui nous conduisit ἃ la salle οὐ nous avions dejeung ;
un des garcons de la maison du prince tint la crosse, ensuite je revins et la
lui repris. On ne cessa d’apporter des assiettes pour remplacer celles qui
6taient mises et cela jusqu’au soir. Il se leva et l’on fit la priere pour la table et
monseigneur le patriarche benit le prince et la table et lui fit ses adieux.
Nous partimes en voiture pour le couvent.
Quant A la modestie du prince, ses connaissances, sa perfection, sa belle .
intelligence, ses etudes dans les ouvrages anciens, modernes et turcs, son
habilets dans la discussion, nulle intelligence humaine ne saurait les reunir.
En verite, il &tait comparable aux premiers rois de la Gr&ce, m&me il les sur-
180 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [180]
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passait ', parce que sa parole faisait autorit@ dans le monde entier ἃ cause de
sa gen6rosite et de sa bienfaisance, non seulement envers les patriarches, les
mötropolitains, les prötres, les moines, les laiques, les eglises, les couvents,
au point que les « agas », les negociants, les Tures, les derviches et les
marchands ne juraient que par lui. Mais il etait detest6 par eux le plus
souvent; il ne m’est pas possible de -r&unir cela ni tout ce que l’on disait ἃ ce
sujet. Il etait connu dans tout le monde. Les empereurs et les seigneurs de
Moscovie recevaient ses lettres avec respect et traitaient avec tous les hon-
neurs celui qui en &tait porteur, et cela parce qu’ils avaient appris avec quel
zele il faisait construire des Eglises et des couvents et faisait du bien A tout
le monde. Le τοὶ et les seigneurs de Pologne " faisaient de m&me, Hmilnitzki
1. Sur la personnalite de Basile Lupu et son influence en Orient, M.N. lorga dit :
« On trouve du temps de Matthieu et de Basile vers la moiti& du xvıı® siecle des
prelats qui mentionnent ces princes a la place des Cesars, Basile juge entre les moines
du mont Sinai, rempli egalement de donations roumaines, et le patriarche d’Alexandrie.
Ilnomme ἃ Jerusalem des chefs du patriarcat choisis parmi les moines qui l’entourent
(tel apr&s Theophane, Paisios qui passa des longues annees en Moldavie et en Valachie).
« Les patriarches d’Alexandrie eux-m&mes vivent par la gräce de Basile qui payait aussi
le tribut du Mont Athos. La grande eglise de Constantinople, dont il couvreles dettes, se
soumet ἃ l’administration du prince magnanime et en recoit une nouvelle constitulion,
Les metropolitains grees sont contraints ἃ se rendre dans leur diocese, cessant leurs
intrigues habituelles aupres de la Porte, ils se declarent pr&ts ἃ accepter la punition du
prince pour leur inobedience eventuelle. Les patriarches s’elevent et tombent par sa
volont& et l’un d’entre les Grecs les plus lettres, Athanase Patellarios, longtemps ahrite
dans un couvent de Galatz, 6erit en vers heroiques les louanges de ce « nouvel Achille »,
qu'il döclare considerer comme successeur des empereurs et chels de la chretiente
orientale.
« Les princes roumains et surtout Basile faisaient et defaisaient les patriarches, don-
nant par exemple ἃ Jerusalem des chels religieux pris dans les monasteres dedies des
environs de Jassy ». N. lorga, Histoire des Etats Balcaniques ἃ l'eEpoque moderne,
Bucuresti, 1914, p. 57 et 72. ΟἿ. N. lorga, Vasile Lupu ca urmältor-al impäratilor de
räsärit, Bucuresti, 1913, pag. 21-27.
2. Le Tzar de Russie le nommait le riche et poli prince de la Moldavie. Papadopol
[181] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 181
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1. L habet : alas. — 2. L habet „avant 2.
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et les Cosaques prirent sa fille, le Khan des Tatares encore plus, l’empereur
d’Autriche, le τοὶ de Hongrie et les Venitiens.
Il fit imprimer dans son temps beaucoup de livres ecclesiastiques,
d’ouvrages laiques et de commentaires, en Moldavie, chez lui, dans la langue
valaque, parce qu’autrefois les sujets lisaient le serbe, c’est-äA-dire le russe,
car depuis la Bulgarie et la Serbie jusqu’en Valachie et en Moldavie et jusqu’aux
pays des Cosaques et jusqu’en Moscovie, * tout le monde lisait le serbe; tous
leurs livres sont &cerits ainsi. La langue du peuple de Moldavie et de Valachie
est le valaque. Ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent, c’est pourquoi il bätit
pour eux pres de son couvent un grand college‘ en pierre et fit imprimer
pour eux des livres dans leur langue. Les Serbes, les Bulgares, les Cosaques
ainsi que les Moscovites ont une seule et m&me langue avec des differences
suivant les &poques, mais la langue de leurs livres est Ja m&me pour tous.
-.- τ. ΄,
Calimach, Gheorghe Stefan, p. 74. En 1650 Basile regut l'indigenat polonais. Engel,
Geschichte der Moldau, p. 269. L’eveque de Gnesen Matthieu Liubenski le remereie
pour ses services. Cf. E. Cioran, Calätorüle patriarhului Macaire, p.17.
1. Le college fonde par Basile ἃ Jassy avec son premier recteur Sophronios Pociatcki,
recteur de Kiev, avait comme objets d’enseignement : Ja grammaire, la rhötorique, la
dialectique, l’arithmetique, la musique, la geometrie, l’astronomie et la theologie. N.
lorga, /storia Bisericii Romäne, vol. 1, p. 308-309.
+ fol. 3£ 1°.
* fol. 3er”.
182 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [182]
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1. Note marginale. Lgrd 1700 habet: (1... er! 2? Se. —2.Lom. 2.
XI. — DesckiPTIoN DE L’EGLISE DES Troıs HırrARQuUES.
Le mercredi matin Ὁ fevrier, le prince lui envoya par son Sloudjer,
parce qu'il s’interessait ἃ tous ses actes, un mantelet de drap noir double de
zibeline et un cafetan de satin, avec de l’argent pour ses depenses, et lui
promit de payer sa dette entiere. Du palais jusqu’au couvent on apporta ces
cadeaux sur les bras. La veille au soir du samedi du carnaval, il n’y eut pas
pour le memento des morts de solennite dans les öglises selon l’usage. Dans
la journse du samedi, l’'hegoumene du couvent qui a pour patrons les Trois
Hisrarques, invita monseigneur le patriarche : nous y allämes en caleche.
Ce eouvent est unique et magnifique', il a l’aspect d’une eitadelle et est
entour& d’un rempart de pierre. Au-dessus de la porte est le clocher?, et
l’horloge de la ville entierement en fer avec de grandes roues. Les cloches
sont suspendues par en haut sur un &chafaudage en bois; il y a une cellule
au milieu. Une corde en fer p@netre par le plafond au-dessus jusqu’'au bord.
de la grande cloche; ἃ ce ΠῚ de fer est attach@ un lourd marteau de fer.
Lorsque vient le temps de sonner, une longue piece de bois sort par la
I. Le couvent des Trois Ilierarques fut bäti en 1639 et d&die au Mont Athos. Sur les
inscriptions des Trois Hierarques, ef. N. lorga, /nscriptüt, vol. II, Bucuresti, 1908, p. 149.
— 2. Le celocher du couvent des Trois Hiörarques fut demoli, mais on conserve l’ins-
eription qui nous apprend 'qu’il fut bäti en 7146 (1638, le 6 avril). N. lorga, /nseriptii,
vol. II, Bucuresti, Ρ. 150.
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[153] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 183
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fenetre de la tour et le plus löger mouvement sullit ἃ mouvoir la petite cloche
suspendue par son sommet au dehors — on l’appelle « avertisseur » — ou
pour avertir les gens et: qu'ils &coutent, puis elle s’arröte. La corde de fer est
tirde en bas par les roues, le marteau s’eleve et descend sur le bord de la
eloche; elle se met A sonner et est entendue de toute la ville.
L’eglise est au milieu du couvent'; elle est toute en pierres de taille et
1. Voiei l’etat actuel de l’eglise :
« L’eglise des « Trois Hierarques » peut &tre consideree comme le chel-d’oeuvre le plus
remarquable par la richesse et par ses ornementations. Neanmoins, elle ne peut rivaliser
avec la sombre Elegance des eglises de la belle epoque, la maniere exuberante dont ses
murailles sont couvertes d’ornements indique une decadence du goüt. Les proportions
cependant sont harmonieuses et plus r&ussies que celles des &glises des cinquante annees
qui l’ont precedee.
« Les dispositions exterieures de l’Eglise ne different guere de celles que nous connais-
sons des la belle epoque de notre architecture, si ce n'est l’adjonction d’une deuxieme
tour sur le pronaos, de m&me hauteur que celle du naos et a socles pareils, c’est-a-dire
une etoile a douze pointes reposant sur un soubassement carre.
« Autrement, m&mes fenetres, petites au naos, plus grandes au pronaos et surtout ἃ
l’exonarthex, möme corniche en cäble qu’ä Dragomirna. Ce qui lait l’originalite de la
bätisse, c’est la decoration sculptee qui la revet en entier avec une telle profusion qu’il
n’ya pas une pierre qui ne soit travaillde. Les motils les plus divers s’y rencontrent et
s’y ceoudoient : Motifs geometriques, motils floraux, rinceaux d'allure occidentale,
motils renaissance, ornements arabes, byzantins, persans et surtout caucasiens. Les
ereux sont colores en azur οἱ les reliefs sont dores. Plus de vingt bandes decoratives
a sujets tous differents se superposent du socle ἃ la corniche superieure et couvre comme
une passementerie continue toute la facade. Sous la corniche, deux rangees de petites
niches ἃ arcades trilobees et en accolades couronnent ce parement; le rang inferieur est
supporte par de pelites colonnettes renflees, pareilles aux colonnettes russes du
xvıı° siecle. Le champ des niches est orn& de vascs persans garnis de lleurs.
« Deux larges bandes de marbre noir ἃ rinceaux graves en creux et dor&es accom-
pagnent ἃ la hauteur de la naissance des voütes le cable tors de la corniche m&diane.
« A l’interieur la paroi de l’exonarthex est pareillement couverte d’ornements sculptes.
« L’eglise possede les trois compartiments, exonarthex, pronaos et naos, ces deux
derniers söpares par une paroi ἃ trois arcades supportdes par deux piliers ἃ section
_ octogonale.
184 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [184]
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tout son extsrieur sculpt& avec art, qui stupefait l’esprit du visiteur. In’ya
pas l’espace d’un doigt qui ne porte de seulpture et les corniches au-dessous
de l’auvent avec deux bandes de pierre noire sont aussi sculptdes. Elle a
deux coupoles tres hautes. On entre dans l’Cglise par deux portes suivant
l’habitude du pays, une au sud et une au nord. Au-dessus de chaque porte,
il ya une fenetre haute et etroite avec des lucarnes rondes. Dans le mur de
l’ouest, ilya deux autres fenetres avec des lucarnes semblables; cet endroit
est une voüte en croix. Dans le haut, il y a l’image de la Trinite. Au-dessus de
la porte de l’ouest, il y a la peinture du Jugement dernier plus belle que celle
« Les absides sont &clairees chacune par trois fen&tres. I,'ornementation interieure est
egalement des plus riches. Dans le pronaos, quatre niches ἃ baldaquin places sur
les eötes sud et nord abritent les pierres tombales de la famille prineiere et a l’entrde du
naos, abrit6e par une construction d’une grande richesse, se trouve la chässe de sainte
Parasceve.
« L’eglise a et& entierement restauree sous le regne du roi Carol I par l’architeete
francais Leconte de Νοῦν qui a aussi restaure l’eglise Episcopale d’Arges de Valachie,
dont l’eglise des Trois Hierarques est le digne pendant en Moldavie.
« Tandis que les grandes lignes d’architecture et des parties constructives respectent
la tradition moldave, l’ornementation par contre nous montre des influences toutes
nouvelles et oü nous ne pourrons meconnaitre ni linfluence orientale venue du sud,
ni l’influence russe qui se traduit surtout par les colonnettes des petites arcades qui se
trouvent sous la corniche.
« L’architecte de ce bel &difice est connu, il se nommait Ienache (ou Ionasco) Etisi de
Constantinople. On se trouvait done devant un probleme du m&me ordre que pour Dima,
l’architeete de Dragomirna. Un maitre meridional connaissant l’ornementation de
l'Orient musulman ainsi que celle du Caucase et l’ornementation russe se servait pour-
tant encore de maitres macons ou tailleurs de pierre au courant de la technique gothique.
Les nombreux signes lapidaires qu’on trouve aux Trois Saints en sont une preuve.
« L’influence russe s’est traduite surtout dans la d&coration peinte. Basile Lupu avait
demand& au grand prince de Russie de lui envoyer des decorateurs et ce sont des
peintres du corps imperial de peinture qui vinrent dans ce but ἃ Jassy. On connait les
noms, ils appartiennent aux premiers de cette elite. Cette peinture primitive a malheu-
reusement disparu. » N. lorga et G. Bals, !’Art Roumain, Paris, 1922, p. 364-367,
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[185] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 185
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que nous avons vue ἃ Vaslui, et des Turcs avec leurs vetements de differentes
couleurs, coifles de leurs turbans et de leurs hauts bonnets.
Sur les autres murs, il ya des peinturesde « Tout ce qui respire » et toutes
les er&atures du monde entier, depuis ’homme jusqu’aux animaux domes-
tiques, bötes sauvages, des oiseaux, des arbres et toutes les plantes, de
quoi emerveiller les visiteurs. Ensuite « glorifiez Dieu dans ses saints, avec
les cymbales et les fifres, les jeunes hommes et les jeunes filles et tout le
genre humain et les musiciens », d’apres leur rang, et « de toi se rejouit »,
« les jeunes filles et les rois et les juges » selon leur rang; tout est en or et
en lapis-lazuli.
Al’entree, au-dessus de la porte de l’ouest de l’eglise sont representes les
Trois Hierarques — elle est bardöe de fer, couverte de sculptures et de travaux
d’art. Par elle on acc@de au narthex. Dans ses murs, il y a des niches οὐ sont
les tombeaux des fils du prince et de sa premiere femme,’ la princesse, recou-
verts de rideaux d’etoffe de soie brodee et de brocart d’or; au-dessus ily a des
lampes en argent consacr6es qui brülent jour et nuit ainsi que des chandeliers et
des cierges. Il y a quatre fenetres avee des lucarnes rondes, deux dans chaque
mur. [On y trouve aussi] le portrait du prince et de la princesse defunte
qui a te peinte de son vivant, puis ceux de trois fils morts successivement en
Russie, v&tus richement et coifles de leurs calpaes orn6s de zibeline et d’ai-
grettes. A gauche de celui qui sort par la porte dans le mur, est peinte
* fol. 31 v®.
* fol. 34 v°.
180 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [186]
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l’eglise tenue dans la main du prince sur laquelle sont reprösentes les Trois
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Hierarques qui l’offrent A Jesus-Christ, qui, entour& de ses anges οἱ de ses
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apötres, le benit. Dans la haute coupole du narthex est suspendu un lustre
en euivre, tr&es grand, artistique. Dans cet endroit il y a aussi des images
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rares, surprenantes, telles qu’il m’a et& impossible de le retenir en depit de
mes ellorts. On entre vers le ch&ur entre deux colonnes, deux pilastres
octogonaux sculptes et peints en vert pistache, qui ne different pas de la
pierre verte; entre elles, ily a des rameaux (?) d’or de haut en bas'.
1. Nous eitons iei l’opinion du voyageur Anatole Demidov, pour donner une id6e de
ce que pensaient les etrangers de ce monument.
« Jassy n'est point comme Bukharest, riche en 6glises; soit que les boyars moldaves
des temps passes eussent moins de melaits a expier que ceux de la Valachie, soit que la
foi ait manque, la capitale de la Moldavie ne compte pas un grand nombre d’edilices
religieux, mais encore, parmi ceux qui existent, faut-il remarquer une elögante üglise,
monument trop curieux pour qu’un voyageur puisse oublier d’en faire mention. Elle est
entouree, selon l’usage du pays, d'un monastere spacieux autrefois fortifi6 et consacre ἃ
trois saints : saint Basile, saint Jean Chrysostome, Bossuet oriental, et saint Gregoire le
Theosophe, y sont ἃ la fois reveres. L’6glise est construite en belles pierres, deux tours
@lancees la surmontent. La surface entiere de l’öllifice est recouverte d'arabesques d’une
admirable varidte, sculptees en relief, sur chaque assise de pierres; ses fenölres &troites
ne laissent penetrer ἃ l’interieur qu’une faible lumiöre qui lutte ἃ peine avec celles des
lampes religieuses, allumdes nuit et jour sous ses trois nels. Des fresques d'une naivete
remarquable recouvrent les sombres murs du sanctuaire. Fondee par le Vosvode Basile
vers l’an 1622, cette riche chapelle fut d’abord toute doree A l’interieur, mais trois fois
l'incendie et Je pillage vinrent la ravager au temps des incursions des Tatares; sans
compter qu'en 1802 un tremblement de terre faillit la ruiner entierement. L’6glise des
trois saints, Tresphetitili, tel est le nom qu’on lui donne ἃ Jassy, a possöd& autrefois un
tresor pr&cieux dont quelques debris subsistent encore. L’un des plus eurieux debris est,
sans contredit, la collection de tableaux brod6s par la princesse Theodocde, femme de
Basile, le pieux fondateur. Les ouvrages d'une rare perfection representent en grandeur
[18] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 187
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Le tröne du prince est derriere un pilastre tourne vers l’orient, comme
d’habitude, avec de hautes marches, et une coupole. Tout est en feuilles d’or
d’un tres beau travail, l’intsrieur est en velours rouge, les marches et le sol
sont couverts en drap rouge. Au sommet de la coupole est une croix et au-
dessus deux aigles merveilleux, qu’on prendrait pour un ouvrage d’orfevre.
A la droite du tröne dans le mur du sud, il ya une grande arcade, dont les
colonnettes sont en marbre blanc, recouvertes de sculptures d’art ; on y
monte &galement par des marches de marbre. Au milieu est la chässe dont
interieur et l’extörieur sont en velours rouge, orne de clous d’argent, avec
naturelle la princesse elle-möme, habile artiste, qui a su donner un air de vie a ses por-
traits d’or, de soie et de velours; vient ensuite son fils, l’aine de sa race et de ses vingt-
sept enfants. Le costume de boyard qu’on retrouve dans cette naive representation, tient
beaucoup plus du vetement hongrois que de l’habit oriental. On conservait aussi dans
cette riche basilique le portrait du Voevode lui-m&me; mais cette image, derobee par
une main inconnue, fut enlevee du sanctuaire il ya vingt ans. Tout d’abord, le clerge qui
avait la garde du trösor, fut aceuse de cette fraude que justifiait en quelque sorte la grande
quantite de perles dont la royale brodeuse avait parsem& la robe et le bonnet de son noble
ἃ ὄροιιχ. Mais si le portrait de Basile ἃ expie un larcin infäme, la richesse de son vetement,
" ilest heureusement demeure intact sur une [resque qui permet de contempler les traits
ΟΠ du Vocvode dans le plus pieux de ses triomphes, ἃ l'instant m&me oü l’eglise etant
ΕΞ acheve, il la porte toute entiere dans sa main, pour la consacrer ἃ ses trois patrons qui
le benissent du haut du ciel. Ce n’est pas tout; une fois ce temple erige, Basile dans son
ardeur chrötienne r&solut de le sanctifier encore. Depuis longtemps, les reliques de
_sainte Venerande, profanees, etaient au pouvoir des Turcs : Basile sut les racheter des
᾿ mains des infideles; les restes vendrables furent apportes en triomphe sur la terre
_ chrötienne et le Sultan lui-m&me ne dedaigna pas de les accompagner jusqu’aux confins
de son empire. Telle est du moins la sainte lögende expliquee par deux compartiments
_ de peintures qui surmontent la chässe d’une richesse remarquable oü sont exposees les
ΠΟ reliques, objet de la veneration des fideles. » N. lorga, Tapiterüile Doamnei Tudosca,
Βυ!]. Com. Mon. Ist.. An. VIII, fasc. 32, Bucuresti, 1915.
I. .« A la suite de la restauration recente, il ne reste presque rien de ce que le pieux
fondateur a fait en depensant tant d’argent avec les meilleurs artistes de Russie pour '
glorifier en Moldavie son nom, comme le Voevode Neagoe l’a fait en Valachie. Son
Epouse, artiste, s’est appliquee ἃ faire des tapis et des rideaux d’un aspect merveilleux
comme aujourd’hui on n'en fait presque plus. » N. lorga, ἐδ.
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188 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [188]
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1. Lgrd 1700 om. 5,45 IS.
une serrure merveilleuse qu’on ouvrit devant nous. Nous nous prosternämes
et baisämes le corps de sainte Parasceve' la Bulgare, la Nouvelle, qui a te
transportee de Constantinople de l’Eglise du patriarcat, du d&pöt des corps
des saintes, dont nous avons baise les reliques, comme nous l’avons dejä dit.
On a pay@ du patriarcat plus de deux ou trois cent mille [piastres] pour
les remettre en bon 6tat et cela fut impossible. Elle est, comme pendant sa
vie, couverte de voiles en tissu brod& et d’autres choses. Au-dessus d’elle sont
suspendues des lampes d’or et d’argent qui brülent jour et nuit. Sur le mur
de l’arcade sont representes son supplice, le lieu ou elle fut enterree, et le
detail de son transport par les Tures jusque-la. C’est une @uvre artistique,
Lorsque les prelats apporterent son corps, le prince designa ses capidjis
pour l’accompagner par surcroit d’honneur et pour se rendre par ce'a plus
glorieux.
Le chour, comme celui de l’öglise du couvent de la princesse, forme
deux absides rondes au nord et au sud; les trönes ajoures, en ceypres et en
sbene, sont artistiques, travail de Constantinople; le tröne Episcopal est
le premier. Dans chaque chour est un lutrin ineruste d’os et d’ebene
1. Ch. N. lorga, Inseriptii, vol. Il, p. 150-153, Bucuresti, 1908. Les reliques de la
sainte Paraseeve, qui a soulfert le martyre en Serbie, furent apportces de Constanti-
nople avec la benedietion du patriarche Parthene. La chässe fut accompagn6e par trois
metropolitains : Joannice de Heraclde, Parthene d’Andrinople et Theophane de Palaio-
patrai. Le prince lui-m&me et parmi les prelats du pays Euloge de Roman et Georges de
Husi sorlirent ἃ la rencontre des reliques ἃ Galatz et ἃ Ismail, Basile lui-m&me allait
derriere elles, N. lorga, /storia Biserieii Romäne, vol. I, p. 307-308,
[189] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 189
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1. Lire : \Sg)!, au singulier.
seulement, un vrai plaisir pour la vue, et recouvert en drap rouge. La
coupole du chaur est tres haute et au plafond est peint le Christ qui b£nit.
Les coupoles de cette &glise sont 6lancdes et hautes. On y voit suspendu le
grand lustre compos& de seize pieces toutes en argent dor& et cisele, d’un
art surprenant. Dans l’intsrieur il yaen un autre en forme de coupole avec
des arcs.
Dans les murs de chaque chour il y a deux fenetres avec des lucarnes
rondes. Devant les portes du sanctuaire il y a quatre chandeliers de cuivre
jaune sans pareils dans leur dessin et leur fabrieation, puis deux autres
grands en argent. De m&me le symbole a quatre series merveilleuses ἢ sans * fol. 35 17.
pareilles, Ticone de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge, l’icone des
Trois Hierarques et celle de saint Nicolas. Elles ont &te faites ἃ Moscou en
argent et en or'.
1. Jusqu’aujourd’hui on ne connaissait pas exactement l’auteur des images de l’eglise,
M. Sylviu Dragomir a decouvert ἃ Moscou une serie de documents publiss dans les
Annales de l’Academie de Bucarest.
Nous donnons ici quelques details : on a acheve l’eglise, les murs, les cellules, la
trapeza et le clocher en ayril 1638, et la consecration cut lieu un an apres, en mai 1639.
A cette &poque, l’eglise n’avait ni icones, ni peintures murales.
_ _Pareille chose est arrivde ἃ l’eglise du Voivode Neagoe : Curtea de Arges, qui fut
eonsacree en 1517, neuf ans avant l’ex&cution de la peinture. D’une lettre du 13 septem-
bre 1638 adressee a Feodor Feodorovitch Lihacev, nous savons qu'il avait fini l’Eglise et
60} avait en Russie ses peintres pour faire l’iconostase et le crucifiement aan notre
ἶ eoutume cecclesiastique. Il envoya la lettre par l’intermediaire de Isaie Eustatievitch
* Cämärasul, laissant ἃ son appreciation le soin de diriger son messager et, en change,
son nom sera mentionne aux services dans l’archeveche nouvellement bäti.
“ La peinture des icones fut vite terminee, car le 12 juillet 1639 le prince &Ecrivait
par son messager au Tzar: « Nos hommes qui ex&cutent ce travail, apres l’avoir fini, qu’ils
κάκ γιὰ:
190 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [190]
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1. Lgrd 1700 habet: le, - 2. Lgrd 1700 habet : Urn.
Le sanctuaire est tres beau et &legant. Autour de son abside ıl ya difle-
rents arcs entreme@les pour l’orner, tous dores en feuilles d’or. Dans la pre-
miere place il ya trois fenetres avec des lucarnes rondes et les colonnettes qui
les entourent sont aussi en feuilles d’or. Au sommet de la voüte il y a l'icone
de la sainte Vierge. Les peintures et les images ἃ l’'interieur du sanetuaire et
A l’exterieur sur les murs sont en feuilles d’or et en lapis-lazuli, d’une beaute
incomparable. Devant la porte du sanctuaire il y a une tres grande lampe
d’argent. Tout le monde est d’accord pour dire que ni en Moldavie ni en
Valachie, ni chez les Cosaques, il n’y a une &glise qui egale celle-ci, ni par
l’ornementation, ni par la beaute, car elle &merveille le visiteur. Dieu la con-
serve jusqu’a la consummation des siecles! Ses chandeliers d’argent, ses
retournent chez nous, car par la gräce de Dieu, l’eglise est achevde et nous altendons seu-
lement pour l’orner, les ornementations qu’on execute dans ton empire orthodoxe tres
grand. » Le 29 decembre 1639 les icones &taient ἃ Jassy, ou tout au moins une partie.
La peinture de l’eglise fut ex&cutee par des peintres de Moscou. En 1648 le prince
s’adressa pour la deuxieme fois au Tzar par l’intermediaire des messagers : Eustrathie
Mitnin, le moine Silvestre et deux boiars moldaves, avec le peintre Micolai, afın de
demander des peintres pour ex&cuter la peinture de l’eglise des Trois Hierarques. A la
suite de la lettre du mois de mai que Basile avait envoy6e au Tzar, sa demande fut
satisfaite et l’empereur lui envoya deux peintres : Sidor Prospeev et Jacob Gavrilov. Au
commencement de juillet les peintres se trouvaient ἃ Jassy, comme nous le savons par
la lettre du 19 juillet. Le travail commenca Τ᾿ 616 de 1641.
Le premier peintre est connu comme un des meilleurs de l’&poque, le deuxieme
l’est moins. Le deuxiöme peintre mourut et Basile demanda en decembre qu’on lui en
envoyät un autre. Le Tzar lui en envoya encore deux. [15 commencerent le travail en ᾿
fevrier 1642 et retournerent avec son messager, Michel Ivanov; le 17 aoüt 115 se trouvaient r
ala frontiere moscovile.
Pour les details οἵ. Annales de l!’Academie Roumaine, t. XXXIV, Mem. See. Ist.
« leonografi rusi,pentru bisericile moldovene », p. 1081-1092 et Buletinul, An. V, Bueu-
resti, p. 110- 114.
[191] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 191
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1. Το ρα 1700 habet : δρῤίοι.
voiles brodes d’or avec des pierres pre6cieuses, ses chasubles, ses aubes, ses
calices, ses lampes, tous ses vases sont inappreciables. Le dallage tant ἃ
lV’interieur qu’ä l’exterieur est de marbre blanc et noir ainsi que toute la
eonstruetion de ce couvent, les cellules et les chambres. Le refectoire a
la voüte en pierre. Un peu plus loin, pres des bains, est le grand college
eonstruit par le prince sur le bord du grand etang — helesteu — ou vivier.
La veille du dimanche du carnaval, nous assistämes aux vepres dans notre
ξ couvent et le lendemain aux matines. L’hegoumene du celebre couvent de
ο΄ Galata', dedie ἃ l’Ascension, bäti par le Voivode Pierre, vint y inviter mon-
seigneur le patriarche. Monseigneur le patriarche partit en « sanıe » trainde
par quatre chevaux noirs, parce qu’il etait tombe beaucoup de neige et qulil
faisait grand froid, au point que nos ongles semblaient s’envoler. C'est ἃ une
heure et demie loin de la ville. Lorsque nous approchämes, on fit sonner
toutes les cloches jusqu’ä notre entröe dans l’eglise. Nous assistämes ἃ la
messe et apr&s nous montämes au relectoire.
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ΕἾ 1. Les documents nous apprennent que c’est une construction due aux architectes
transylvains. Dans une lettre du 24 juin 1577 le Voivode Pierre annonca aux habitants de
& Bistrista qu'il voulait bätir un couvent pour la gloire de Dieu. Il demanda ἃ cette
occasion quinze ou seize homınes. Ge sont peut-&tre les premiers architectes qui cons-
truisirent le couvent de Galata, aujourd’hui en ruines, dans la vallce.
Le Voivode Pierre bätit dans le troisieme regne l’autre couvent de Galata, qui existe
aujourd’hui. Kog, Zet., I, p. 236: N. lorga, coll. Hurmuzaki, XV, p. 669, cf. le document
en date de 24 juin, 1577; Buletinul, An. V, Bucuresti 1912, p. 28-29. Ä
E Pour les autres details du couvent de Galata, cf. N. lorga, /nseriptü, vol. 1,
Ἂ p- 299 seq.; vol. I, p. 15-16.
192 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [192]
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1. Note marginale. Lgrd 1700 habet : ...ato.
XII. — CouvEnt [ET EGLISE) DE GaLara.
Voici la description du couvent et de l’Eglise :
Il est tres grand et entour& d’une clöture en bois, ainsi que les cellules et
les chambres : il fait plaisir ἃ voir et il est gai. De la ona vue sur le palais et
l’etang [appele dans leur langue] helesteu; tous les couvents ainsi que la
ville sont devant nous.
L’eglise est construite en pierres et en briques et a deux coupoles elanc6es.
Elle a deux portes, l’une au sud et l’autre au nord; au-dessus de chaque porte
est une [enetre haute. Dans le mur de l’ouest ily en a deux autres &levees.
En entrant par la porte occidentale vers l'ouest, dans la deuxi@me [partie de
l’eglise], il y a quatre grandes fenötres; c’est le narthex, qui a une seule
coupole. En entrant entre les quatre colonnettes octogonales, le bätiment est
en pierre jusqu'au chour. Au-dessus de la deuxi&me coupole est suspendu le
lustre. Devant le pilastre de la colonne de droite est le tröne dore du defunt
prince, avec une coupole surmontee d'une croix et tout autour deux aigles.
Au-dessus de leurs t&tes il y adeux couronnes toutes dor6es en feuilles d’or.
Le tröne öpiscopal est A sa droite. Vis-A-vis, sur le mur est le portrait
du Voivode Pierre, de la princesse, sa femme, et de sa fille, tous coifles de
diademes. Ils portent l’öglise en l’offrant au Christ qui, entoure de la lögion
[198] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Te. 193
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1. Lire : κυ), le singulier.
fol. 35 ν᾽
des anges et de la sainte Vierge, les benit. Le ch&ur est en forme de deux
absides, au nord et au sud. Le sanctuaire est grand * avec trois fenötres + τοὶ. 85 ν".
surmontees de lucarnes rondes coloriees. Les deux choeurs ont six lucarnes
rondes. Au-dessus de l’autel est un baldaquin en bois avec des colonnettes,
ἃ l’interieur et A l’exterieur il y a des ornementations de Pologne avec des
fleurs et des lis, tout en feuilles d’or, d’un aspect magnifique. Une lampe
6galement en bois dor y est suspendue; on ne peut la distinguer d’un travail
d’orfevrerie veritable tant elle est bien faite. Le symbole a deux series [d’icones]
seulement : la premiere comprend les apötres avec le Seigneur au milieu d’eux,
la deuxieme, les fötes de Notre-Seigneur surmonte6es de crucifix et au-dessus
des nimbes : l’un en argent, l’autre en or. Devant les portes du sanc-
tuaire il y a quatre chandeliers en bois dore d’un merveilleux travail'. Dans
le chour il y a deux lutrins ajoures, sculptes, dores. Entre les colonnettes,
derriere letröne du prince, il y a deux grandes icones moscovites magnifiques.
La premiere est celle de saint Demetrius et sa jument foulant aux pieds le
‚cheval de Lios, le sang sort de ses narines comme du feu, la lance du saint
est brisee en morceaux; il tient un glaive dans sa main. Le verso est
entierement peint avec l’inscription : « Ὁ Verbe de Dieu, fils unique,
eternel, immortel », choses trop subtiles pour que l’intelligence les puisse
1. Notre mobilier religieux dans ses exemplaires simples a des formes populaires et
originales, tandis que les frontons et les trönes charges d’ornementations et de dorures
sont d’origine orientale byzantine. Duletinul C- κι. Mon. Ist., An. 1915, p. 55-68 et 69.
PATR. OR. — T. XXII. — F. 1. 13
΄
194 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. : [194]
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1. Note marginale. Lgrd 17
embrasser. L’autre icone qui est en face est celle de saint Georges et
derriere elle est celle de la Nativite. Dans le haut il y a les che&urs des
anges, les saints, et la sainte Vierge tient sur ses genoux un vase blanc
et long au milieu duquel est le Seigneur entour& de beaucoup de rayons de
soleil. Ensuite nous c&l&brämes les vöpres.
Nous retournämes ἃ notre couvent et les cloches ne cessörent de sonner
jusqu’ä ce que nous nous &Eloignassions d’elles. Le clocher est au-dessus de
la porte du couvent.
XIII. — Covvent DE BaRrnowsKkı.
Le jeudi de la semaine de l’abstinence du fromage, l’hegoumene du
couvent de la Dormition de la Vierge, connu sous le nom du Voivode Bar-
nowski', vint inviter monseigneur le patriarche. Nous partimes chez lui en
« sani& » avec des chevaux ἃ lui. Μοὶ, jaccompagnais toujours monseigneur
1. Le prince Barnowski construisit ἃ Jassy en 1627 l’eglise de la Dormition de la
Vierge qui differe aussi totalement du type moldave. L'eglise est large et relativement
trapue; elle a deux tours basses dont l’une est plac&e au-dessus de l’entree. Les votes
sont en calottes spheriques. L’exonarthex support& par des piliers est ouvert. Les petites
niches ornementales ont perdu leur caractere moldave, de m&me les fenetres qui ont
encore des moulures gothiques, mais leur forme gen6rale ne l’est plus ni celle des petits
motifs ornementaux qui s’y sont ajoutes. N. lorga et G. Bals, Art Roumain, Paris,
1922, p. 364. On conserve ἃ Barnowski le portrait du fondateur et de sa femme. N. lorga,
Inseriptü, p. 129, Bucuresti, 1908,
[195] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE 155. 195
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ls ul Ὁ,} > so «οἷς Δ 99 rl la,.e „u> pl ya 99
1. L om. WS. — 2. L habet : ya}, erreur du copiste.
le patriarche quand il voyageait, dans la voiture et dans la sani& : la erosse
devant lui et les hegoumenes des couvents se tenant ἃ sa droite et A
sa gauche. Il benissait de ses mains le peuple dans les marches et dans les
rues, tandis que les Turcs nous regardaient. Nous enträmes au couvent.
L’eglise a deux hautes coupoles octogonales, rondes. Voici la description
des coupoles du couvent de la princesse : il a une toiture en dos d’äne &levee
comme celui-la. Au-dessus du sanctuairel il y a une coupole haute, elegante.
Toutes les coupeles sont surmontees de cing grandes croix dordes. Les
coupoles, la toiture et le faitage sont recouverts de fer-blane qui brille
aussi. Ce travail remonte au temps du prince Basile, parce qu’au commence-
ment la toiture 6tait en bois et fut incendiee; on la changea au temps des
Tatares pour qu’elle ne brülät pas, ni ne füt volee.
A Jassy il y a des bains construits par le Voivode Basile sur le modele
des bains tures avec des coupoles, beaucoup de marbre et des chambres tres
jolies'. Nous avons pris des bains plusieurs fois. Il fit construire encore dans
1. Sur les bains en general voir l’artiele du Buletinul Com. Mon. Ist. oü on deerit
minutieusement les bains de l’&poque de Matthieu Bassarab et de Basile Lupu. Les bains
mentionnes par Paul d’Alep et qu'il a vus ἃ Jassy, n’existent plus, ayant ete demolis en
1894. Par les relations succinetes que le voyageur donne, il est presque impossible de
nous faire une idee de ce qu’staient les bains d’autrefois. Il donne plus d’informations
£ sur les bains de Valachie pendant le regne de Matthieu Bassarab, mais ses renseigne-
} ments sont insuffisants. Heureusement un document de Matthieu Basarab en date du
z 20 avril 7150 (1642) du registre du couvent de Cälädrusani, qu’on conserve a l’Aca-
63 demie Roumaine de Bucarest sous le n° 2077, nous donne une idee complete de ce
% qu’staient les bains ἃ cette &poque. Quand Paul d’Alep a vu les bains, ils etaient
3 repares et en l’etat deerit par le doeument. Buletinul Com. Mon. Ist., An. 1910, p. 89-92.
Ci. N. Iorga, Inseriptii, vol. II, p. 149.
* fol. 361°.
* fol. 36 γο,
196 VOYAGE-DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [196]
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1. L. Js&x!, erreur du copiste. — 2. Lgrd 1700 om. gb ὅδ er — 3. L
habet : 5,2». ᾿
son palais, pres de la maison de la princesse, un bain en carreaux de faience,
et un autre bain tres öl&gant pour son usage personnel et le sien avec beaucoup
de marbre et aussi des bassins. L’eau y &tait apportee de l’etang par des
voitures. Quand il fut vaincu par ses ennemis, la troisiöme fois, alors que le
palais stait vide, on chaufla ce bain pour l’aga du Tresor. Nous y avons pris
des bains plusieurs fois. De Constantinople et en degä on chauffe le bain
avec du bois.
* L’eglise a une porte ἃ l’ouest.
Elle a trois parties. Elle est toute en pierre blanchie ἃ la chaux ἃ l’interieur
et A l’exterieur. La premiere partie est pour les tombes. Le narthex a une
autre porte. LA, sont les tombes des princes et des boiars. Un lustre elegant
y est suspendu ainsi que des lampes, des chandeliers, des cierges et des
icones. Au-dessus est la place ou se tiennent les femmes. On entre ensuite
dans le ch&ur. Au-dessus est le portrait du Voivode Barnowski, fonda-
teur de ce couvent. Il est reprösent& mont& sur un cheval blanc. Lorsque le
Sultan Mourad le fit tuer, le portrait &clata. Au-dessous de ce portrait est son
tröne, οὐ il se tenait debout, entierement dore. Un lustre artistique est
suspendu ἃ la voüte du chaur et renferme un petit lustre de prix en cuivre. Le
chour de möme a des absides eireulaires. L’iconostase est trös grande et les
ρον
[197] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 197
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1. Note marginale. — 2. L habet : 1...3}}.
icones sont entierement moscovites, d’une grande valeur. Les elegantes colon-
nettes des portes du sanctuaire ressemblent ἃ des ceps de vigne sceulptes, dont
les branches sont d’or et les grappes vertes. Le dallage est rouge comme
la brique. La porte du sanctuaire est entierement ajouree, dorde comme
dans les autres eglises. Le baldaquin de l’autel est comme celui du couvent
de Galata. Le pave de l’eglise est en dalles noires. Le elocher, extreme-
ment solide, est tr&s haut.
XJIV. — ÖRDRE DE LA PRIERE QU’ON DIT POUR LE PRINCE A CHAQUE REPAS.
Nous montämes ensuite au refectoire. Les invites, ἃ chaque table, com-
mencaient toujours par boire Ala sant& du prince. Monseigneur le patriarche
se levait, tenant la coupe ä la main, et disait : « par lintercession de Notre-
Dame la Vierge, toujours Vierge Marie », et tous r&pondaient : « par leur
intercession, ayez pitie et sauvez-nous, Seigneur », puis « par la puissance
de la croix » et ils repondaient de m&me. Et : « par les prieres des anges
et les legions des saints et des martyrs » comme il est speeifi& dans le
missel, ἃ l’office de la prothese. Lorsqu’il en disait une, ils r&pondaient :
« par leur intercession » jusqu’ä la fin. Ensuite il dit : « Que Dieu accorde au
souverain qui aime le Christ, le Voivode Basile, la sante et la gräce ainsi
qu’ä sa femme et ἃ son fils! » Il pria beaucoup pour lui, puis il but la coupe,
* fol. 36 v°.
* fol. 36 ν᾿.
198 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [198]
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1. Lgrd 1700 om. „Wlbn.
tandis qu’il se tenait debout, et apr&s s’assit, et nous restions debout. Chaque
fois qu’il buvait, il s’asseyait, et ainsi jusqu’ä la fin. Ces couvents, c’est-A-dire
le couvent de Saint-Sabas, celui de Galata, celui de Barnowski, sont des legs
pieux appartenant au patriarche de Jerusalem. Ils burent ἃ sa sante, de la
maniere dont nous avons parl&, tandis que monseigneur le patriarche restait
debout jusqu’ä ce qu’il eüt fini de prier pour lui et apres il s’assit. A la
fin, ils dirent pour lui le polychronion : « Que le Seigneur accorde de nom-
breuses anndes ἃ notre tres saint et bienheureux pere, le pasteur des pas-
teurs, et :«[Seigneur] » ; gardez-le pour beaucoup d’ann6es. Seigneur, [gardez
pour beaucoup d’annöes notre] Maitre et Pontife », puis « pour Kyr Macaire
d’Antioche et de tout l’Orient », comme le polychronion pour le prince. Nous
buvions ἃ sa sante, debout. Le soir, nous descendimes celebrer les v&pres
avec de grandes genuflexions. Nous retournämes ἃ notre eouvent en voiture,
parce que le patriarche n’a pas l’habitude de sortir sans mandyas et sans
voiture,
Le vendredi matin, nous vimes Son Altesse le Prince lorsqu’il sortait en
procession et allait faire visite au me&tropolitain du pays appel& Barlaam,
qui stait malade.
Remarque. Son Altesse le Prince Basile tenait * un divan chaque jour,
mais celui du samedi etait sp&cial pour juger les brigands; il mettait ἃ
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[199] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 199
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mort les uns et mettait en liberte les autres, car Dieu le Tres-Haut n’a pas
cre& sur la surface de la terre un peuple plus möchant que celui de Moldavie:
tous les habitants sont des voleurs et des assassins. Pendant le temps que
Basile fut prince, presque vingt-trois ans, on compte qu’ila mis ἃ mort plus
de quatorze mille voleurs, cela d’apres les registres. Il ne faisait pas ex&cuter
un coupable des son premier crime : d’abord, il le faisait fouetter et marquer
au fer rouge, il faisait publier son crime, puis le mettait en liberte. En cas de
recidive, il lui faisait couper une oreille; la troisieme fois l’autre, la quatrieme
fois il le faisait ex&cuter. — Nous avons vu chez eux une chose, dont Dieu
nous pr&serve! — leurs prötres 6taient chefs des bandes. — Malgr& tout cela
il n’en venait pas ἃ bout. Quant ἃ leurs femmes et leurs filles, elles n’ont ni
pudeur ni honneur. Il [le prince] &tait fatigu& de leur couper le nez, de publier
leurs erimes et de les noyer par milliers; il demeura impuissant.
TABLE DES MATIERES
INVANT-DROPOSEN era τ Στ ες Re Bee ee FEEEEEZZEEZEZEEZZZESEZZEEZZZEE ET
NTRODUCTION
1.2 MohlsYdu@voyager ne Velen ee ee BER EEE E EERN Re
II. — Transfert du patriarcal d’Antioche ἃ Damas............... νος δ τος.
{{Π|ΞΞ »Histoire des patriarches d/Antjocher= were ee ee FE ee
EVA —:Mäcaire’eluhmetropalitain ΠΑΤΡῚ. ee ee σου
V.—"Arrivee du/sultan Mouradra2Alep, ens 4049. re ren A WE RE Sa TREE
VI. — kei pelerinagelanTerusaleme. Zee een πο erh nte aisleiegete EL ee EEE ee
VII?’— Election, auypattiancatn ar ee πρὸ ee ee EIER NEE
VI. —Nisite de (son dioceserar, rer ee REG
IX; Ἐξ Pfeparatifstde Voyagasa ee RR ee ee
PREMIERE PARTIE
LIVRE PREMIER
VOYAGE EN ORIENT
1.»>=,DBpartidAlepr..aaases τ ΤΠ Στ το Tee TREE EEE
IT TCONIUmM Reese ses rana lee szene alone ne arena ee SAFE RESTE RESET LTR
IE. —=,BLOUSSe a: es ἐπι νιον Biermann -eleraarsese fie che ialerteetteteheTe Breite Eee
LIVRE DEUXIEME
VOYAGE A CONSTANTINOPLE
I. — Entree ἃ Constantinople............... ehe ech ἐρῶ τ ΕΝ EEE
U 4Q0umQapomkr ee πον ee πο SORGE EEE ORIERDRENET
IT: =: ArMeidant. 4.2.2 ee ee ee ee ra Eee
TV SELA Sr ee NE τ Ὴν ἘπῪΣ ΚΕΝ ΤΠ ΠΕ Sa BEN
V„-—=.Mosquee dei. Soleiman.n rss Se ee ee EEE
VI) Galatareise sn. e ταν, τε τ μ τ ΤΉ τ eee τ λοι ΕΣ ΚΤ ΥΣ
ΨΙΙ: —Miincendierde3Gonstantinople>2.- erctres ne nr ρέέρρέροέΕσέἔΕΨἔέΨσέσ͵σ στ π᾿
VIII. — Le yquartier d’Assamata.........-. -.----2200..- BERN RER RR eg ας τς
IX. Tess Sept LOULS Sn. 2er ee Ak ee ee re SSR ee
X. — Le Bosphore. EN IHETETRRHOHEE #3 HE EISEN GE HOT EA RE τυ δου. τς
ΧΙ: :-- Office, divin’ a Gonstäntinople.r 1er. ae Rees ee Mer τ ΚΕΝ
XII. — Messe des patriarches de Constantinople et d’Antioche..............rcrcracneeeeeenneee
XII. — Elevation de la panagia ἃ Constantinople DO Er ae nen
XIV. — Le synode de Constantinople qui eut lieu pendant notre sejour........ VER
XV. — Rite de l’Epiphanie et office de l’eau bönite ἃ Constantinople.............--ereneeeerere
XVI. — Emplacement du Detroit et celui qui fut ereus& par Alexandre........zurseeerc0o τα κεν
XVIL?— Debroudja. ee. an sertataere πιο οἷοι slalan.ersierneretele afelagayetefare/sänle τε ΡΝ
DEUXIEME PARTIE
LIVRE PREMIER
VOYAGE EN MOLDAVIE
L —Entröe en'’Moldavie. Galalze.. ar nee ein ehe ae elete Eis) win nln are ee ie aaa a Te
II. — Les maisons et l’habillement en Moldavie et en Valachie.............--ururereereeer X
III. — Vaslui........ PREV SER τ προ EDEN eg
IV. = .Seänfela a. ea une nern meta lage oje armer ekete falage tee nlele ὸρ πο τὺ πὴ δὺο ροδι. Eee
V.,— Αγ REES UT EG τ, τυ,
VI. — Description de Raise de Baint-Sabas.... Sur us men nen en steuer m area Error
VII. — Entrevue du patriarche avec le prince de Moldavie ER este Rn. Dale are Er ne etE E
VIII. — Cadeaux faits au prince de Moldavie, [ἃ sa femme] et a son 15... ννννννννννν κεν κεν ννν
IX. — Rations allouses en Moldavie ἃ monseigneur le Patriarche. Le couvent de Golia.. ....
X. — Rencontre du patriarche d’Antioche avec Basile, prince de Moldavie...... Rn nn AR
XI. — Description de l’Eglise des Trois Hi6rarques οὐ τ τς ον νιν ον τ πον 1. τ ὴρτι πὴ a
XII. — CGouvent [et 6glis6] de 'Galata. .....%. τς Mu sanieren ee ne νι τ er
XIII. — Couvent de Barnowski..ueessnensesesnessnneeneennensunnsennennee ee 07.
LES HOMILIAE GATHEDRALES
DE
SEVERE D’ANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D’EDESSE
(HOMELIES XCIX A CI)
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LES HOMILIAE GATIIEDRALES
DE
SEVERE D’ANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUB DE JACQUES D’EDESSE
(suite)
HOMELIES XCIX A (ΠῚ
EDITEES ET TRADUITES EN FRANCAIS
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PERMIS D’IMPRIMER
Paris, 47 Maii 1929
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AVERTISSEMENT
Les homelies XCIX a CIIl de Severe d’Antioche que nous publions selon
la traduction de Jacques d’Edesse sont editees d’apres le ms. Add. 12 159 du
British Museum qui seul nous les a conserv6es. Il existe une traduction latine
de l’homelie € sur sainte Drosis dans A. Mai, Scriptorum veterum nova collectio,
Rome, 1825-1838, tome IX, pp. 750 a 754. On trouve aussi dans le m&me
tome aux pages 726, 727 et 738 neuf fragments grecs de l’homelie CI et aux
pages 731 et 733 quatre fragments grecs de ’homelie CIII, que nous repro-
τ΄ duisons en note ἃ la place correspondante du texte syriaque.
Nous tenons ἃ remercier ici M. Maurice Briere qui a bien voulu mettre
la derniere main ἃ ce travail et se charger de revoir toutes les epreuves de ce
fascieule, ce qui m’etait d’ailleurs rendu impossible par suite de l’etat de
ma vue.
l. Guipı
British Museum Add. 12 159.
I
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JHolscı — μὶ ὙΠ λον Ὁ ΜΟῚ ἐὸν 809 udor βου 19 Lado : 00a.
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Non; Sr 061 τον} Haag bl sp κϑὸ Μὲ has or Μὲ on 6
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Ikas> Lu) Muhuliaso als "ol I] :yor zoo Kun] Janis Yopsi
μὲ ΔἸ» uNSag (χω o Dailo sg as Is] al Dr τ]!
1. Lin margine : wu |Dea. - 2. Lin margine : Qu: — 3. Ms. Sl.
HOMELIE XCIX
Sur L’ANNIVERSAIRE DU JOUR DANS LEQUEL, PAR LA GRACE DE τευ,
x ’
IL (SEVERE) REGUT L’ORDINATION (χειροτονίχ) ET ΤΌΤ PROMU A L’EPISCOPAT'.,
Aujourd’hui quelques-uns de ceux dont le goüt? est port& vers la chair
et qui sont eblouis par les apparences (φαντασία) des choses exterieures, s’ima-
ginent peut-Ötre 'que je deborde de bonheur et que je suis dans la joie,
parce que je suis arrive ἃ ce jour “qui acheve ma quatri&me anne d’episcopat?' *L fol. 219
Pour moi, je reconnais que je dois des actions de gräces A Dieu qui, ἃ cause er
de sa charite (φιλανθρωπία), ne m’a pas seulement appel& ἃ cette (dignite), «a
souleve le pauvre de la terre et a releve l’indigent du fumier‘, comme cehante
David, mais (qui) m’a encore donne abondamment le temps pour me pr&parer
au repentir, afın que je ne perisse pas avec mes peches et que je ne dechoie
pas de la vie heureuse. Je tremble cependant et je redoute le jour present,
1. Note marginale de L: Cinqnieme annde. Les homelies XCIX ἃ ΠῚ ont done et&e prononeees du
5 novembre 516 au 5 novembre 517. Ci. P. O., XV, 771. — 2. Litt. : « le gosier ». -— 3. Le 5 novembre
516.— 4. Ps. ΟΧΙΙ, 7; ef. I Rois, 11, 8.
208 SEVERE D’ANTIOCHE. [8]
he 55) od μὲ Jr 2» Ὁ ον har ou ae μὲ Die Yo er
„wo ταῦ.» Sull; Jamad, \asöı lass : ya» Lay Jans "μὰ
” JAs>ly οὐν Joa. x ΙΝ βου, Nas Jusoo Nuoha| μον, IJN5;
„JADsS| Da gandıı Jeso5ly Ko ΑΝ] μὲ] asy2do „Muh; „lo
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en le voyant revenir periodiquement chaque annee dans la revolution du temps,
a l’exemple de ceux qui, debiteurs d’une somme d’argent qu'ils auraient
empruntee, lorsque les intörets ont &gal6 le capital et que de la sorte leur dette
a doubl6, redoutent le jour du remboursement quand il est prösent. Je crie
les paroles de Jördmie, pleines de gemissements, dans l’&motion seeröte de
(mon) c&ur et je dis : [66 est passe et la moisson est passce; et nous, nous ne
sommes pas sauves. Je suis brise, je suis dans l’obscurite, je swis dans le doute,
je suis oppresse de douleurs comme une femme qui enfante'.
Car tandis que Dieu, comme je l’ai dit, ἃ cause de sa charite (φιλανθρωπία)
m’a soulev& de la terre, moi qui &tais pauvre, je ne me suis pas redress6
en möme temps par les pratiques de la perfetion avec celui qui m’a soulev£.
Pauvre jusqu’ä present en fait de bonnes @uvres, je suis clou& au sol, et je
reste assis en bas, n’ayant pas fait mourir ces membres’ qui sont sur la terre,
selon l’avertissement de Paul, ni rendu mon äme elevee et libre. Mais je me
suis enorgueilli de l’oncetion &piscopale, et je suis demeure dans la fange des
passions charnelles, et de ce fait j'ai perdu la finesse de mon odorat intelleetuel
et je l’ai laissce disparaitre, de sorte que je ne puis plus percevoir la suave
1. Jer. (LXX), vi, 20-21, — 2. Col., III, 5.
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[9] HOMELIE XCIX. 209
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1. L in margine : αξιωμα. --- 2. Ms, ᾿ξαϑρρα,ϑῇ,
odeur des choses celestes. Que me reste-t-il, sinon ἃ pleurer, ἃ m’agenouiller
en meme temps, ἃ me cacher et ἃ examiner A quelle fin me conduiraient ces
* 1, fol. 219
ΤΌΣ
(fonetions) honorifiques, si nous apportions une complete negligence. (Que
l’episcopat soit une manifestation d’@uvres spirituelles et non pas une dignite
dont on puisse s’elever et s’enorgueillir, comme beaucoup le pensent, nous
l’apprenons des Livres saer6s : Si quelqgu'un, dit (Paul), desire la dignite d’eveque,
il desire de bonnes @uvres'. Cette parole fait connaitre ἡ que cette (dignite)
doit &tre desir6e non pas par celui qui n’a pas encore regu cet honneur, mais
par celui qui l’a dejä recu, et qui, compte parmi les ev@ques, doit desirer et
souhaiter un &piscopat actif et ellicace. Car m&me celui qui π᾿ ἃ pas encore
obtenu cet(honneur), 51] est riche en bonhes @uvres°, est purifi6 en lui-meme,
il est 6clair6 dans ses pensees, il n’est pas enivre de la folie de la eupidite;
mais, möme si l’honneur lui vient, il le fuit, parce que personne ne le prend pour
lui-meme, mais lorsqu’il y est appele de Dieu’, comme dit le sage Paul; et, ἃ
celui qui l’appelle, il dit comme Moise : Designe un autre qui soit capable, que
tu enverras‘. Au contraire, si quelqu’un, vide des belles manifestations et des
1.1 Tim., 111, 4. — 2. ΟἿ, I Tim., vı, 18. — 3. αἵ. Hebr., v, 4. — 4. Ex. (LXX), τν, 13.
*],fol. 219
"Ὁ.
210 SEVERE D’ANTIOCHE. [10]
ΙΕ Ἐν > LosMum, Ira |dydaa > „oh, Jasııo 13. «Ὁ
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travaux de la perfection, desire la dignite d’evöque, ilest certain que celui-lA
veut revötir la pelisse episcopale comme une peau de lion et ne desire pas les
bonnes @uvres. Car, s’il desirait celles-ei, il les aurait d’abord pratiquees
en partie; et, les ayant d’abord pratiquees et &tant ἃ son tour saisi par ces
ceuvres m&mes, il serait purifie; et, une fois purifi6, il ne desirerait pas un
simple honneur sans action.
Car moi, jaflirme que la dignite öpiscopale ressemble ἃ une maison que
l’on bätit, qui s’eleve en hauteur, qui est bientöt pres d’ötre achevöe et qui
va &tre couverte de solives et de planches. De m&me done que celui qui
bätit une maison, qui arrive A la partie sup6rieure et qui monte peu ἃ peu,
ne deraeine pas et ne brise pas ses fondations, mais prend grand soin et
pour celles-ei et pour la construction qui (avance) peu A peu et la rend bien
forte et solide, pour qu’elle puisse soutenir le poids qui va reposer sur elle;
de m&me celui qui arrive ἃ la dignite d’&v@que doit prendre soin des premiers
degrös, comme des fondations et de la construction, (et cela) par les oeuvres
elles-m&mes et non par la parole seulement, de sorte qu’il chante avec les
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[11] HOMELIE XCIX. 211
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chantres, qu’il veille avec ceux qui veillent, qu’il lise avec les lecteurs, qu'il
serve avec ceux qui servent, "qu'il prie avec ceux qui prient, qu'il offre
le sacrifice raisonnable avec ceux qui l’offrent, qu'il s’applique ἃ toute
espece d’@uvres ascetiques avec ceux qui s’y appliquent, quil coure avec
ceux qui courent la bonne course et que de cette maniere il fortifie ceux
qui ne courent pas d’une facon incertaine', qu'il combatte avec ceux qui
combattent dans les luttes, et que de toutes parts il rende plus solides et
qu’il affermisse ἃ tout instant et les fondations et la construction, afın
qu'elles puissent soutenir le poids de l’episcopat qui leur est impos6, de
crainte que — comme pour la maison de celui qui dans les Evangiles
(Εὐαγγέλια) est nomme insense, [αἱ qui l’avait bätie sur le sable — la pluie ne
descende sur (cette maison spirituelle), les torrents ne viennent et les vents
ne soufflent — cela indique les luttes necessaires des tentations — et quils
ne battent cette maison, et que celle-ci ne tombe et que sa ruine ne soit bien.
grande’.
Pour pouvoir porter les vertus de l’&piscopat, l’&veque doit done soutenir sa
maison par tous ces degres, ainsi que par des cödres et des cypr&s de haute
taille (εὐσταθής) qui s’elevent en hauteur et qui repandent une odeur suave,
1. C£. I Cor. ΙΧ, 26. — 2. Matth., vıı, 26-27.
ἘΤ, fol. 219
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* L fol. 219
ν᾽ ἃ.
ἘΠῚ fol. 219
v°b.
* 1 fol. 219
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22 SEVERE D’ANTIOCHE. _ [12]
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So Οὐ] μὲ Laos [55 rer „DS Jam waala „do 3 |
Naar ad Lisamı hun oe ol a war Fo ‚Ju ἢ κϑο
parce que (ces degr6s) reposent sur Jui ἃ l’exemple de solives. C'est ἃ propos de
telles solives que, dans le Cantique des Cantiques, l’&poux, qui est le Christ,
dit A sa propre 6pouse, l’Eglise : Les solives de notre maison sont des cedres, les
planches de notre toit sont des eypres'!.
Comprenez-vous comment l’&poux a appel& « notre maison » cette maison
placde sous les solives dont il a &t€ question? Par consöquent avez-vous
en möme temps recherche necessairement quelle est sa grandeur, et quelle
doit ötre cette maison dans laquelle le Christ vient habiter? N’est-elle pas
construite et alfermie en tout temps par tous ces (degres)? Paul n’envoyait-il
pas ἃ Tite de tels (avis) en indiquant et en prescrivant quel doit etre
l’&vöque, se donnant lui-möme en tout pour modele de bonnes auvres®? Et
n’serivait-il pas les mömes choses aux Corinthiens, en disant : J’ai ete tout ἃ
tous, afın de sauver entierement les hommes’ ? Et que personne, en entendant ces
(paroles), ne pense de moi que j’affirme quelque chose de grand et de grave,
et qui döpasse *les forces. Car il est facile d’apprendre que les choses dites
par l’Apötre sont confirmdes par la nature m&me des faits; ἃ savoir que celui
1. Cant., 1, 16. — 2. Tite, 11, 7. — 3. I Cor., ΙΧ, 22.
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[13] HOMELIE XCIX. 213
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qui devient chef doit faire la fonction de ceux qui lui sont subordonnes, en
sorte qu’il leur serve de mod£le, pour qu’ils sachent ötre subordonnes au chef.
51] vous plait, en eflet, laissons un peu de cöte l’eveque, et arrivons aussi
au gönsral dans notre discours. Pourra-t-il convaincre les soldats en leur
donnant seulement par la parole et par le commandement l’ordre de s’armer,
ou plutöt (ne les convaincra-t-il pas mieux) s’il s’arme en m&me temps qu’eux
et fait ce qui est propre au soldat, decochant les fleches, tantöt courant
(A leur tete), tantöt courant avec eux, et entrant simultansment dans le com-
bat contre les ennemis, et, pour le dire simplement, &tant leur compagnon
dans les rangs et partageant galement leurs dangers (κίνδυνοι) en grande
partie? Car, s’il ne fait pas cela, mais 51] donne ses ordres avec un esprit
superbe et dominateur, se servant de sa langue, parlant peut-ötre elegamment
(ἀττικῶς), faisantretentir ses paroles, mais cachant ses mains sous sa chlamyde
(λαμύῷ, ses subordonnes se moqueront bien de son ordre, 115 porteront
envie ἃ son salut qui est sans danger (κίνδυνος) et meprisable, 115 s’cloigneront
et ils s’enfuiront. Et s’ils le voyaient menacer et ajouter quelqu’une de toutes
Ah SEVERE D’ANTIOCHE. [14]
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les manieres qui sont ("apanage) de l’autorite, c’est peut-ötre contre lui, au
lieu des barbares, qu’ils tireraient leur &p&e, ne consentant pas A se soumettre
ἃ un orgueil vain et non militaire et ἃ une audace qui ne prend pas les armes.
Et comment serait-il supporte par les ναύτης ou matelots ou par le pilote
qui conduit le navire, ce ναύχληρος OU proprietaire du navire qui reste
assis sur la πρῴρα ou extrömite du navire, et commence (ἃ donner) ses
ordres ἃ haute voix sans toucher avec eux aux cordages ou au gouvernail,
ni soulever avec eux le bois du mät (ἄρμενον), ni aller et venir partout sur le
navire, ni (faire) tout ce que doivent faire ses subordonn6s ? Il est done certain
*1,101.220 pour tous que, s’il ne prend pas * exactement tous ses soins, son navire
sombrera dans la mer; et ces matelots, l’ayant laisse sur le pont dans
l’embarras et sans aucun moyen de salut, confieront aux flots leur propre
salut. Et de deux choses l’une : ou bien il p&rira lui-möme avec son navire,
ne pouvant pas supporter cette perte et s’attachant au profit du com-
merce; ou, enfin, lui aussi, il sera un de ceux qui naviguent sur l’eau, qui
jugent agreable de vivre (cette) vie sans espoir et qui endurent de fr&quentes
angoisses sur la mer.
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[15] HOMELIE XCIX. 215
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οἷν. gp-N> JLauasasıoı dcr has ab aD )aro,0, οἱ Jy20'0y3 Kr
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Ιου Loy οὖ kando I aso NR.) Aalp asia Sy οὐἱ Lupo
Bay) An las do Jlaaynuo asus ‚vor κοι τσοὶ En
Apres avoir entendu ces (paroles), ne reconnaissez-vous pas clairement
que le chef doit faire et accomplir les (oflices) propres ἃ ceux qui sont ranges
sous lui, sans dedaigner ni möpriser les degres de ceux qui 1] sont soumis,
et sans se tenir loin de leur travail comme d’une chose partiellement extraor-
dinaire et ötrangere. Tel est done notre etat, quand on le compare et qu’on
l’examine avee la condition (du general et du propriestaire d’un navire).
Lorsque je dis « notre (6tat) », je veux parler de (l’etat) de chacun, plutöt
que de celui d’un grand nombre, dont je suis le premier.
Celui qui, du groupe des chantres, a &t@ inserit parmi les lecteurs,
fuyant comme un piege les hymnes et l’oflice de la nuit, ne croit-il pas avoir
trouv& la libert6, parce qu’il est sur son lit toute la nuit et qulil dit : « Je
vais me lever maintenant », tandis qu'il laisse &chapper le ronflement de sa
gorge? Et cet autre qui, des lecteurs ou des chantres, est passe aux
diacres, fait-il quelque cas du chant ou de la lecture? Ne recherche-t-il pas
hypocritement les fonctions du diaconat, pour le (seul) fait qu’il soit revetu
:
ἀπὸ tunique splendide et 41} soit orne et resplendissant d’un vetement
de lin somptueux et remarquable que (le diacre) porte sur l’&paule ? Il oublie
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216 SEVERE D’ANTIOCHE. [16]
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1.101,20 Möpm, Ja 0 yo JNasaal, οἱ gr) or Juasäddo
,A23a} aa Jam a5 μὰ lad; 1a) Ιβαορο ΙΝϑαλυμδο
ala, μα wo m 0 won m] use at
Da hass „ac lud nn ıa2loNar aD Aus or 001
)aars;o Jans no aa .zsofsaa Νωὶ JLslo .aanaiao Ja; KabLso
15. «κοϑαρο σον ui δὲ, Lusaaso „ mam>Am [5 )a-)>
μμωὶ Jeao aaa pls ls Jaja Joaoo [τοι JNasasl aD.
Jor2o), οὐι har o 00 usoofise oo Hascrs „Ay dm us r2!
1. L in margine :\Lps wa0 & & (sic) aD „Doiay „Don \DBowmat.s | köks.
que cela est le symbole des ailes qui denotent lagilite, la rapidite et la
mobilit& des arme6es (angeliques) qui servent' et qui sont incorporelles. Je
connais aussi beaucoup de sous-diacres (brodızzovo;) qui rougissent de ce
degr&; et si ce n’&tait pas pour leur nourriture qui leur vient des distributions
journalieres°, ils fuiraient, comme un deshonneur, la charge d’allumer les
lampes de la maison sainte. Ils ne songent pas ἃ ce que, si ceux qui servent
* 1101. 220 les rois sur la terre et portent les lampes (λαμπάς) en leurs mains " ou accom-
"» plissent un service quelconque, (pris) parmi ceux qui ne sont pas en vue et
qui sont vulgaires — et combien de fois n’a-t-il pour but que de satisfaire
le ventre! — sont r&eputes heureux, et, pour ceux qui sont au dehors, sont
resplendissants et tr&s beaux, parce qu’ils ont part ἃ ’honneur qui est attach6
ala maison royale, ceux qui servent le Cr6ateur de l’univers et le Roi des
rois jouissent d’un honneur beaucoup plus grand — on ne peut m&me pas
dire ἃ quel intervalle et ἃ quelle distance — et ils jouiront d'une gloire plus
grande, lorsque, en 6change de ce service et de la place (occupee) ici-bas
dans l’Eglise, ils recevront une autre place devant le juge de toute la erda-
tion, dans ce temple spirituel, qui est saint (et) admirable par la justice®,
1. Gl. Hebr., 1, 14. — 2. Nolte marginale de L : Les diaria sont les dons que les cleres (»Anpıxot)
recoivent de la communaule (κοινόν) de l’6glise. — 3. Of. Ps. Lx1v, 5-6.
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[17] HOMELIE XCIX. 217
„mas on «οομαϑα δ «δὶ 13. τοῦ „oo ον ΝΛ λον οὐν ‚Saas,
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‚Jon ads JNuo Wmjly 01 :001 „jo τ: δαλὸν woraus] οι :a20,0
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JaS (rs Sso „(iso μι..." N ΞΦνϑ Marsa Joa „2,90
— πὰ Nil play „Al ..las jollo “ol DS ..,55| „> βμαϑο
μιϑοι Kon It Islas oo Jlrımo, 202 Nasa τᾶς.
οὐδ. > | ass! Jrımy 2059 Nasalı ZN u «ϑϑοι
»kaasas Lo „a2; Lu]
Jeaams|o Jasıc [KERN og Aa. . jeaäm,sllo (iso a oo
fa <! μοι „woratan.) oda Sn . )Nasaalı =! feaal 9. wo
ass; as Da οἱ τσ Joana Jr Jöran 0, δι or ac
au sujet duquel David chaute en disant : Heureuw cewe qui habitent dans ta
maison, ils te glorifieront eternellement',; et : Heureux celui que tu as choisi et
que tu as conduit; il habitera dans tes portiques “.
Et que (la charge) d’allumer les lampes du temple de Dieu n’appartienne
‚nullement A ceux qui sont petits non plus qu’ä ceux qui sont meprisables,
je le montrerai celairement ἃ l’aide des Livres sacres. Car c'est le grand
prötre qui a &t6 oint le premier, le frere de Moise, Aaron, qui etait revetu
de la robe (στολή) sacerdotale resplendissante d’or et de pierres precieuses,
qui recevait l’ordre de faire ce service lui-m&me de ses propres mains.
Dans les Nombres, en eflet, il est derit ainsi : Et le Seigneur parla ἃ Moise
en disant : Parle a Aaron et tu {εἰ diras : Lorsque tu placeras les lampes de
cöle, dest sur le devant (πρόσωπον) du chandelier que les sept (lampes) devront
eelairer. Et Aaron fit ainsi; c'est d’un seul cöte, sur le devant (πρόσωπον) du chan-
delier, qu’il en alluma les lampes, comme le Seigneur lavait ordonne ἃ Moise®.
Mais ἃ nous, pretres et &v&ques, le nom de pretre et d’&v&que suflit ainsi
ue le tröne, et nous avons totalement oubli& de vaquer ἃ (notre) service.
τ;
(δὲ exemple, ἃ savoir d’ötre connu par les noms sans l’action, a passe
1.. Ps. Lxxxu, 5. — 2. Ps. ıxıv, 5. — 3. Nombres, ΝΠ], 1-3,
PATR. OR. — T. XXIL. — F. 2. 15
* 1, fol. 220
v°a.
ἘῚ, [Ὁ]. 390
γ᾽ 8.
218 SEVERE D’ANTIOCHE. [18]
a Aojlann . Na, an Nası ID Ἷ yar2 “οἱ lo as Sr]
Jo ” ο ΟΝ Ἄλλο θυ ἈΝ ὸ [No Nino ..omollas (us) Aus οἱ
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las δαὶ Ju Am 2 oo sl ! hal „aalu..o Ja. ru Moral
1. Lin margine : σχολαστης.
aussi ἃ ceux qui sont laiques; et si par hasard quelqu’un * entre frö&quemment
a l’eglise, il se nomme σχολάστης ou perseverant, et il s’enfle et se prevaut
de cette appellation, tandis que nous ne le voyons meme pas la nuit et qu'il
ne va jamais avec nous aux oratoires des martyrs, des qu'il a seulement
fait avec nous les prieres du soir.
Mais tu diras en tout cas que tu chantes en ton particulier. Sors done de
la ville, fais preuve de force parfaitement et conformöment ἃ la loi, et appli-
que-toi au d&part philosophique. Pourquoi melanges-tu ensemble les deux
genres de vie, celui qui est propre au monastere et celui qui est propre ἃ la
ville, qu’on ne peut pas confondre dans les oeuvres? Gar tant que tu es dans
la ville, tu es tenu de venir ἃ l’öglise pour ne pas renier la composition et
la coordination des membres, pour rendre complet en tout temps le corps du
Christ ', lequel est l’assemblöe des fideles, pour ne pas rompre le lien gräce
auquel subsiste !’union du Saint-Esprit, comme dit Paul. Ou bien ne l’entends-
tu pas dire : Un seul corps (et) un seul esprit, comme aussi vous avez ὁϊό appeles
a une seule esperance de votre vocation”? Pourquoi, en te montrant, ne nous
es-tu pas aussi prolitable par ton exemple? Ne penses-tu pas ἃ mon dgard
1.Cf. Eph., 1y,.16. —% Eph,, ıv, 4.
or
[19] HOMELIE XCIX. 919
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Joor DAS» sa 5 Jönaa Vs ab sam Sn u Joor 5: Τ, fol. 220
que, plus que toi, je me r6öjouirais dans le service et la priere particuliere
et separee qui se fait dans la tranquillit6? Mais je ne trouble pas l’ordre,
mais je sais distinguer les lieux et les temps, et je n’ignore ni ce que
veulent la philosophie et la solitude, ni ce que promet la vie que les chre-
tiens menent dans le monde ainsi que la föte et l’assemblee dans l’eglise qui
sont communes ἃ tous les äges. Je passe sous silence ceux qui ont choisi pour
eux-memes la vie monastique, tant hommes que femmes, qui disent et qui
eerivent dans leurs lettres et dans leurs manuserits : « un tel qui est revetu du
sac », « une telle qui porte (des chaines) de fer », « un tel qui est reclus »,
et qui oublient que le Legislateur dit : Que ta main gauche ne sache pas ce
que fait ta main droite'.
Telles sont l’attention et la sollieitude que nous portons sur les noms, et
non sur les actions. Tous les hommes, pour ainsi dire, cherchent ἃ passer
pour ötre tels, et non ἃ l’etre. La cause de tout cela remonte A la tete, ἃ
l’eveque, a cause duquel les autres membres aussi ont &t& corrompus. Car si
γ Ὁ.
moi je me pr&oceupais “465 actions et non desnoms seulement, les autres eux- +7, fol. 950
memes s’en pr&occuperaient. Or maintenant si quelqu’un m’appelle « eveque »,
τ. Matth., v1, 3.
v°b.
220 SEVERE D’ANTIOCHE. [20]
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et non « archeveque (ἀρχιεπίσχοπος) » ou « patriarche (πατριάρχης) >, sl
retranche de moi ces deux syllabes (συλλαδάς) ', j en souffre comme quelqu’un
dont on couperait les extremites des membres prineipaux et necessaires de
son corps. Mais si je savais que, lorsqu’on desire la dignite d’eveque, on desire
de belles oeuvres, et que l’augmentation d’honneur est une augmentation
de travaux et non une renonciation aux degres anterieurs de la hierarchie,
necessairement le diacre aussi saurait que, lorsqu’on desire le diaconat, on
desire une belle @uvre, et il en irait de la m&me maniere pour le pretre
‘galement, en sorte que les fonctions honorifiques qui viennent s’ajouter
ensuite et l’el&vation dans l’ordre sacerdotal ne depouillent pas celui qui est
honor& et ne le privent ni le vident des degr6s anterieurs.
Il faut dire, en ellet, aussi ἃ ce sujet la (parole) de Paul : Parce que nous ne
voulons pas nous depouiller, mais nous revetir par-dessus (le vetement ante-
rieur)*. Car ce n’est ni parce que nous avons revetu le ministere de la
pretrise par-dessus le degre precedent, que voici que le diacre a disparu,
ni non plus parce le ministere du diaconat a &t& ajoute, que le chantre
s’en est all& et que le lecteur s’est &teint. Cette seule (personne) est tout
cela, obligee d’accomplir l’auvre propre ἃ tout. Et si (cette pensde) &tait
I. Les deux syllabes : ἀρχὶ ou ἀρχῆς. — 2. II Cor., v, A
or
10
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--
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[21] HOMELIE XEIX. 221
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1. L in margine : wasıl.
(r6ellement) dans notre esprit — je veux dire les comptes ἃ rendre et le
proees terrible qui aura lieu devant le tribunal du Christ — necessairement,
lorsqu'un honneur nous est ajoute, nous ne serions pas enfles par les
noms; mais, fixant les regards sur le fardeau, nous nous trainerions sur
la terre et nous songerions avec tremblement : « Que nous arrivera-t-il donc
de la au jour du jugement? »
Que ferai-je done? Comment ne pas gemir et (ne pas) pleurer amere-
ment, pour n’avoir pas jusqu'ici touche aux choses qui sont devant les
propylees de l’&piscopat, et mis le pied sur le seuil? Car combien grande
est la puissance de la premiere parole, pour ainsi dire, que nous adressons
au peuple, lorsque nous crions : « La paix soit avec vous tous »! Et com-
bien j’en reste eloign&! Ou plutöt (μᾶλλον δέ), je ne me la suis m&me pas
representee en songe. Car, pour ce qui lui est propre, chacun doit ἡ etre
paisible, faisant preuve de mansuetude et de douceur envers son prochain,
suivant la (parole) dite par les fils de Jacob ἃ leur frere Joseph : Nous sommes
des gens paisibles et tes serviteurs ne sont pas des espions '; et suivant celte
1. Gen. (LXX), xuıı, 11.
* 1, fol. 221
Γ᾿ a.
*Lf0l.22]
τ ἃ:
222 SEVERE D’ANTIOCHE. [22]
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kusas .gauaiar Jasas κϑὸ ng bN:Do „uns Jun Joor ὡοιον οὶ
parole) qui est chantee par le prophete David : Avec ceuw qui haissent la
paix, jetais paisible'; et encore suivant ce qui est dit par Paul par maniere
de conseil ou d’avertissement : Cowrez apres la paiw avec tout le monde; et:
(Que la paix du Christ demeure dans vos caurs°.
Quant ἃ celui qui annonce la paix ἃ l’Eglise de Dieu, il est tenu d’ötre
non seulement paisible, mais encore paeifique, afın que dans les caurs de
ses auditeurs il puisse faire la paix, la tranquillit& et le calme (εὐστά-
θεια) de la mani6re (de faire). Il reprösente, en eflet, le Christ, le grand pretre
supröme°, selon la parole de l’&conomie, celui qui est mediateur entre Dieu
et les hommes‘, celui qui a pacifie par le sang de sa croie, comme dit l’Apötre,
soit ce qui est sur la terre, soit ce qui est dans le ciel’; « ce qui est sur la
terre », d’une part, parce qu’il a r&uni les autres peuples ἃ Israöl et qu'il a
fait des deux (categories) une seule Eglise, appelant egalement et avec un egal
honneur ceux qui (faisaient partie) de ces deux (categories); et « ce qui est
dans le ciel », d’autre part, parce qu'il a reconeilie le Pöre celeste avec le
genre humain tout entier, qui dtait son adversaire et qui etait justement
1. Ps. exıx, 7. — 2. Hebr., xtı, 14; Col,, u, 15, — 3. ΟὔἿὔΚΣ Höbr., iv, 14. — 4, I Tim. 1, 5,25
10
10
10
10
15
23]. HOMELIE XCIX. 223
„2 homo us) Jopaaa faisa> usa [53] Ὅλο .-JoD/) (morsas
Joa μοὶ ram | Ds Jan) κα rs «ϑομδν ὗν sin Ὁ γα ϑὸ
ao ud „30/y 061 χοὶ 00 Ν JoN; Kiss Jura ädD sa
μον, 25 La gas] bpels har] bl AS] Jans, za Nscı har]
INN 20) za 0 od Jaya oluıo μ9] „Mus, J τοὺς οὖς
<> [SW < βωμοῦ „Jo; Nasa ς"» <> Ιμωω,5 - an 20 001
"9... 4.5; Kos hal 08 μον, « " 9 κοῦ, Alsaas
Ir Dar rl Jän Alle .oaaı JAsıı labo HN "okuon
Je) ὁμ.5}5 Jeaämss| a; «“" karl „mars [5 μμ 19 soo] Ja]
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Jr μιῖδνϑ» Μοὶ οδι :kama „alıy has 0 unarıs bası οἱ op
N JAss; Niso δῶν Jo ER > Iso zug ριον. ἡ
odieux, et qu'il ἃ tire du ciel les anges qui (le) glorifient : Gloire a Dieu dans
les hauteurs et paiw sur la terre, bonne volonte (εὐδοκία) parmi les hommes '. C'est
pourquoi, en faisant connaitre que ceux qui sont pacifiques tiennent sa propre
place, il disait : Heureusx les pacifiques, parce qu'ils seront appeles fils de Dieu®,
comme s’il avait dit : « Parce qu’ils me ressembleront. »
Comment done suis-je pacilique? Comment ferai-je la paix chez les
autres, lorsque je n’ai pas procure cette paix ἃ moi-möme, et que je η΄ αἱ
pas encore obtenu que l’homme exterieur soit en paix avec l’'homme interieur,
la chair convoitant contre l’esprit, et l’esprit &tant en opposition contre la
chair® sans pouvoir la vainere, de sorte qu'il est submerge par le debor-
dement des plaisirs ἡ et qu’il se laisse aller ἃ la colere et qu’il incline
vers les passions, leurs seurs? Οὐ est le patriarche en cela? Oü est
l’archeveque? Que son caractere de chef se montre en son temps! Que son
caractere de chef domine les passions honteuses, et qu'il ne soit pas domind
par elles servilement! Qu’il se soigne lui-m&me tout comme un serviteur, lui
qui soigne les autres!
"Vous voyez combien nous sommes loin de la designation de pacifique;
cette (designation) est tres vaste et pleine de beaucoup de sens divins et elle
exige beaucoup de sueurs et de grands combats pour &tre expliqu6e correc-
1. Luc, 11, 14. — 2. Matth., v, 9. — 3. Cf. Gal., v, 17.
*L1ol, 221
Tab,
*Lfol.221
ΤΟ b.
924 SEVERE D’ANTIOCHE. 124]
an Πα ον δοὺς, Kr μαδοο: PIE δι Ja asım (3505 μᾶς ἰο
Ὁ Βαβι 5 οἱ Jans οἱ Ἴγβοιβ ϑὲ II gas Nssa> ab u his,
no] Joan; are.) Lilo Irre os hama οοι [μ᾽ }ν oa, rs οὶ
„Mfuss οἱ yaum Joou udn Lady wär my DD un; Laoor μὲ}
οὐἱ σοὺ. a il ‚Da δ 5 Jo Jar] <> ‚Js ads N] [οι
D
«" pm μι Jo Alias ano ἢ ar) J ἱἱ}»
“3 ὦ FOR “räsDao so Βα ac anno [300110 is
fan, mal om Io I>r>203 001 .! J>a.ad,> ul] Js
Se aan κοὐ υϑὶ ΡΣ μΊόλβϑβοαδο 5 ως on OD Jala.0o
a5 N by Loarso zo Ns JlauyoNasedo : as, oo Los; Jusäsems
1. L in margine : \5a82, | om> -Jauy umansaw arm [005 ara wmurpo :;tsol» om Isa, ΔΘ
> οἷν μὲ wel Im Nele, od αν aslo -lbamy Mus Anı „wel am 00 δον
mas >as arın μα. WO eo :ϑοῶο δ N ws on Na0aly μῳς ωοι „cDrams lau gel
dl us a’ay a8 ja
tement et elle est un peu ardue ἃ comprendre. Car le pacifique qui l’est non
seulement dans la parole, mais (encore) et dans la conduite et dans le
regard et dans l'attitude (σχῆμα), et en ce qu'il distingue quelle est la paix
vöritable et quelle est celle qui ne l’est pas, prend soin de donner la paix
aux autres. En ellet, avoir des sentiments paisibles envers tout le monde,
ce n'est pas le propre du pacifique. Comment’ Mais nullement. Gar le fait de ne
pas nous dmouvoir et de ne pas nous &lever d'une maniere vive et brusque
contre celui qui vit dans la debauche, si cela arrive, mais de fermer et de
detourner les yeux et de tolerer les amours pernicieux de la passion ', ce
n'est pas le propre du pacifique, mais, au contraire, de celui qui augmente
et multiplie le combat de la passion, et livre ce malheureux ἃ une corruption
complete et ἃ la perte. Mais le fait de reprendre celui qui est tombe, de
le piquer äl’aide de remedes qui l’instruisent, de le conduire Ala connaissance,
d’avoir pitie (de lui) de cette facon, d’eteindre l’incendie de la concupiscence,
1. Note marginale deL : La phrase qui dit: «et de tolerer les amours pernicieux de la coneupiscence »
suit, pour Ja force du sens, la negalion # qui est devant wıL& (nous &mouvoir); et pour que tu
saches ce qui est dit, je te le mets selon la force de son sens : « car le fait de ne pas nous &mouvoir
et de ne pas nous elever contre celui qui vil dans la debauche et de lolerer les amours perniceieux
de la coneupiscence n'est pas le propre du paeifique ». 2
10
10
Neon
[25] HOMELIE XCIX. 225
Jana > yo :)lasın „0 vorano;a,o | γϑιο: "ΝΣ ὀεβοίδαονς ya no
ὅμκα γον Span χοὶ wor Ja> {γι ran
Jar;> harry wur -.Joor jojo ρον Joor Su JMussl [τοὶ Ἰὰς „>
Ba; ul] μας ha Da ud ars I oder wi fs ‚“umao
5 biorasdo „as wamslo “μι AMjlsaan " fi. Sansa, us Junao "1,101. 201
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Sa ot ΩΣ ass oaeDIo [2..} «-ϑὸ 2) Ieu> Ip ad;
Joors A1>o woNwsolo soll, ds x od Sl hs Wilaso ωϑαϑ
10 09 Lila, οἷν Ja) aD. ‚lo . Jaxıms us Jlaslanso zorol;lo ra wol
No: D os NL μου, <= wor ‚kasasy wor Saas .-Luuuo
Sul] βαθὺ fur, as] sl βιό > 00 Jans] :wolal oma
wor kojas Hy, δι ‚None Kara, hol onul, or JoDjl sr Jr os
1. Lin margine : 1558).
de le delivrer et le sauver de la folie, et de mettre le calme dans son äme,
cela est bien veritablement l’euvre du pacifique.
Ayant en vue cette pensee, David chantait : Que le juste me reprenne et
me reprimande avec misericorde, mais que Uhuile des pecheurs n’oigne pas ma
> tete‘. Car la mis6ricorde et la paix consistent en ce que tu viennes "en adver- " ne 251
saire contre les passions pour les retrancher ; que tu soulllettes l’arrogant et
l’orgueilleux par des procedes qui humilient et que par des moyens et par des
artifices remplis d’instruction et de sagesse, doucement et non tout ἃ coup,
tu lui fasses courber son haut front; que tu ne reprennes pas lavare, d’un
10 coup, en une seulefois, pour lui enseigner le renoncement, mais que d’abord
tu lui parles sur les procedes et les profits justes et qu’ensuite tu en tires
et en extraies la matiere (ir) de sa passion, et que tu l’exhortes ἃ partager
avee les indigents, et que tu lui fasses entrevoir le profit spirituel,
‚le royaume des cieux. Mais donner le pouvoir aux passions et les passer
τὸ toutes sous silence, pour les cacher en soi, c’est le propre d’une paix negative
qui ne connait pas Dieu, de la (paix) qui est la mere de la guerre et de la
SSRSSOXL, 5;
“
220 SEVERE D’ANTIOCHE. [26]
Pas, J ol a Sl or μμ5 Dolls or> oo BIN N Is a
Jura μοι SSasalı 13 JoSs «Ὁ "νος, οἷον AU] Jr ΙΒ οι ."ωοιοδὶ
‚Novo JE λον Kira 10 .amäses, 115 Nuids -.Joor 26] a Joot er
na sol; Ni» sv war. 280 ‚ag oäse | ‚Jos
„00 bon (un, ab aaS μὲ vor ds fra aan μ᾽ aa
ESS ad os Au] Joy haaml; ϑἱ -.μ..αὶ aD or ON Wr)
h>+03 JE Jaan!; „later 220 Nas οἱ Kol> am οοι a 0 aan
ENG νλοὶ NSsol a Do ‚Jans Lusolo hm} wa JNasi> ϑο
Ἰὼ, Lopaaas In: Jean! As! Jaime Isäso| <> has :βοι δὶ
Νὰ 9 Isle Al Sr τοῦ ya :Aul Aal 199) ao
» :Asl Ἂς] «Ὁ Npsasd τοδὶ Ir δι SHorasan As] slim »
sl, wi ss) 151}. ce N don aa Lab Ja mus]
μαι μὴ} Jan 5 ὼς Aufın, ip N! :) Nu 35
discorde, qui ne peut pas ne pas ötre divisee et ne pas chanceler elle-m&me d’une
certaine maniere; car rien encore n’est bien ferme qui n’a pas de fondements
en Dieu. C'est contre une pareille paix que David se premunissait en disant :
Je portais envie ausw ‚mechants, voyant la paise des pecheurs'. C'est ἃ cela que
nous conduisent aussi les paroles de notre Dieu et de notre Sauveur Jesus-
Christ qui a dit : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paiw; non comme le
monde la donne, je vous la donne*®.
Le pacifique doit avoir egalement une tenue (σχῆμα) conlorme aux @uvres.
Car l’acception des personnes ou hypocrisie suflit ἃ implanter dans les
ämes des speetateurs un faux air (σχῆμα) de combat, ἃ les faire tomber
sur l’obstacle et ἃ les mener dans la fosse. Car, ὁ un tel, lorsque tu montres
par des vetements noirs une fausse apparence (σχῆμα) de piete (εὐσέδεια) et que
tu laisses pousser ta barbe et que tu baisses les paupieres et que tu regardes
vers la terre, en prenant une apparence de tristesse qui n’existe pas, tandis
que tu convoites les biens d’autrui et que tu es plus prompt ἃ les ravir
que les loups de l’Arabie', comme le dit la parole du prophete, et tandis que
1. Ps. LXX1l, 3. — 2. Jean, xIv, 27. — 3. Hab. (LXX), r, 8.
10
10
[27] HOMELIE XCIX. 927
co» δὶ μὸΣ ΒΝ Jar «" μι} ‚kass5 vos yNlı on SA ru ton.
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μοὶ Ja>o :Laxo Jax ul ng Sohs 55) »εὶ Jr, Jbä>
ale „9 "Don dor öl αὐ Nas Lusaa ἐμὴ Nausaon JNun no
Mjesa, Jay war 0010 «hans κοι. wo as ‚aA ,I0 ass 0001
1. Ms. vorDo.
tu es avide d’amasser de l’argent, quelle paix donneras-tu A ceux dont tu es
le chef? Au contraire quelle ἢ guerre ne jetteras-tu pas parmi eux?
C’est le propre du pacifique non seulement de s’ingönier ἃ enseigner E
integralement et convenablement ce qui a-trait ἃ l’enseignement de la predica-
5 tion en ce qui concerne la maniere de se conduire, mais encore de resoudre
savamment et convenablement les (questions) qui, dans les Livres sacr6s
sont cens6es pr6senter ἃ tout moment des contradietions, d’accorder les
(doetrines) de l’Ancien Testament (Διαθήκη) avec celles du Nouveau, comme
les cordes differentes d’une seule cithare qui produisent une seule belle
10 symphonie, et qui montrent que le Dieu des deux Testaments (Διαθήχας)
est un et ferment la bouche athee de Marcion et (celle) de Mans, le miserable
p“re des Manicheens. Mais tirer par les paroles de la verite, comme par
les mains, les heresies (αἴρεσεις) opposees qui se dressent en adversaires les
unes contre les autres et qui se .detachent de chaque cöte et surgissent les
1» unes des autres par des opinions qui se heurtent, par exemple celle de Sabellius
et celle d’Arius, celle d’Eutychös et celle de Nestorius, les trainer de-ci de-lä
et lesmener ἃ la voie intermediaire de la foi orthodoxe dont, aveugles, ils sont
dechus et tombes, c’est encore l’auyre du pacifique et de celui qui sait r&unir
ε
228 SEVERE D’ANTIOCHE. 128]
NDS μωροὶ In ” wa. sl a τὸ Ἰομϑ Ar LS
och! Sr 05 Jod; kam. [ano ΔΝ, Alasımo Nas
per μὸν Do - Jaio INS Ja fajas m war; or βου
bashdueD as οὐκ} Ραζοὶ „adas Jay J ..umols wor „> ware
ον umols Jais Jans zaniaso; [νι ϑο Jo; Linn „u rolle: Jin „a
JausA> she Jo ΟΝ αύοοινδοο Aus Jin fası> als,
|e3äns 091 ϑὲ Jo το —! ΘΒΟΝ ‚an As <> μι
Joan ancı ko v2 u Jod) In > ‚uuao Duo wasadlass Sen
Joala „do (μα... J οοι » 09 aso han «οὶ ἴων ΘΝ
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ΤΙΝ [01.292 Jo NJLD», J yaıa ' ya 0 ON] μαι “an
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N-horlo :35 wior> δυο Ἴνα LKmssoljolo :)larssaso Jlaau,
Ju Vo 5. Lu] asön Juojaaso δαλὸν unse; mu 0 χοὶ
#öu N] hina ua ad rl rn Il
a Bay ae eh a ee
1. Ms. )-
sagement ceux qui sont divises. Que Sabellius, en effet, solt couvert de
confusion devant la seule essence (οὐσία) de la Sainte Trinite, et qu'il pretexte
et apporte en vain la division de la divinite qui n’existe pas! Qu’Arius rougisse
de la belle distinetion des trois hypostases et, parce qu’il y a une seule et
meme essence (οὐσίχ), qu'il n’apporte pas la confusion! Qu’Eutyches rejelte
l’imagination (φαντασία), en voyant qu’on confesse une seule nature de Dieu le
Verbe qui s’est incarne (en prenant) la chair laquelle est de la m&me essence
(οὐσία) que la nötre et est animde par une Ame raisonnable et intellectuelle et qui
n’est pas divise par la dualit6 des natures aprös l’union ! Qu'il s’approche aussi
et qu'il se röunisse Al’Eglise celui qui tremble et deraisonne dans les raison-
nements horribles de Nestorius, en voyant que Dieu a souflert dans ce qui etait
capable de souflrir — il est clair que c’est dans la chair — et que le meme
est rest& impassible! Ce sont (la) les marques des paciliques. Car anathe-
"1,f01.222 matiser * seulement d’une maniere non raisonnable par ignorance et par
manque d’instruction, cerier en orthodoxes, s’exalter avec de grands mols,
parler en maitre comme des remparts d’une ville et nögliger le salut des
autres sans tendre la main ἃ ceux qui sont dans l’erreur, cela n’est pas propre
aux pacifiques.
Parce que moi je suis d6pourvu de toutes ces belles qualites qui ont ete
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[29] HOMELIE XCIX. 229
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1. L in margine : aly-
enumerdes (et) qui doivent se trouver en ceux qui se tiennent devant les
propylees de la dignit& &piscopale, je vous prie tous et je vous supplie de me
preter des larmes (et) des prieres, afın qu'’on ne me demande pas de rendre un
compte defieitaire de chacun, et alin que, ἃ quelque moment que ce soit et
(m&me) en retard, j’aie mes regards (tournes) vers le repentir et vers une
insigne conversion. Car c'est pour cette raison que je me suis servi differem-
ment envers vous tous des choses qui ont &t& dites, parce que c’est sur moi
que repose le risque (κίνδυνος) des choses qui vous concernent tous. En faisant
cela, en eflet, vous recevrez la recompense d’en haut et le royaume des cieux;
puissions-nous tous l’obtenir par la gräce et par la charite (φιλανθρωπία)
du Dieu grand et notre Sauveur J&sus-Christ, ἃ qui sied la louange, la gloire
et la puissance ainsi qu’au Pere et ἃ l’Esprit saint et bon et vivilicateur,
maintenant et toujours et dans les sieeles des siecles. Ainsi soit-il!
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1. Lin margine : Aposız. | |
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HOMELIE €
SUR LA MARTYRE SAINTE Drosıs'. A LA FIN DE L'HOMELIE EST UN APPEL
(D’APRES LEQUEL) IL FAUT QUE CHACUN OFFRE CE ΟἿ, PEUT POUR ACHEVER
LA COUVERTURE (LE Ciborium) DU SAINT AUTEL.
A ceux qui posent la question : « Quelle est la puissance de la parole
divine qui dit : Repentez-vous, le royaume des cieux s’est approche *? » il est bon
de leur montrer la tres vaillante vierge Drosis et de s’abstenir de parler;
car ce que tu peux voir devant tes yeux, il est superllu de le montrer par
la langue. En eflet, lorsque tu vois une jeune fille, tres jeune — et que
1. II ya lieu de remarquer que, landis que sainle Drosis elait földe chez les Grecs le 22 septembre
(Acta Sanctorum, \. XLVI, pp. 300-302), elle &lait Γ 60 ἃ Antlioche le 14 döcembre, cf. P. O, 1.X, p. 140,
La prösente homelie est done bien ἃ sa place entre la pr&cödente prononcee le 5 novembre 516 et la
suivanle consacrde ἃ la Nalivile. Sur sainle Drosis, voir sa vie dans Selec! narraltives of holy women
edided by A. Smith Lewis, syriac text 1 - Ss] and translation pp. 70-76 (Studia sinaitica, IX-X,
London, 1900) et son pandgyrique par saint Jean Chrysostome dans P. @G., t. L, col. 683-694.
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[31] HOMELIE C. 931
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dis-je jeune? — sortie ἃ l’instant de l’äge de l’enfance, nde sur la
pourpre royale — car elle stait la fille de Trajan qui r&gnait alors sur les
Romains — * elevee dans le palais royal, deja maitresse des σχήπτρα
ou sceptres paternels en qualite d’heritiere, ornee de toutes les fleurs de
ce monde, comblee de tous (les biens), inond&e m&me de toute espece (γένος) de
delices qui seduisent et troublent les sens avides — (lorsque tu vois une
telle jeune fille) courir au delä de tout cela (ὑπερτρέχω) comme si c’&tait pous-
siere et songe, voler au-dessus (ὑπερίπταμαι) des choses d’ici-bas, aller tout
d’un coup jusqu’ä la vocation du Christ et s’attacher entierement aux esp£-
rances celestes et A la demeure bienheureuse; comment ne dirais-tu pas, non
pas que le royaume des cieux s’est approche, mais plutöt (μᾶλλον δέ) que le
voiei proche et present?
Car de möme que, au sujet de ceux qui sont les esclaves des plaisirs
honteux, il est dit qu'ils sont sous l’empire du peche, selon ce qui a ete Eerit
par Paul aux Romains : Que le peche ne regne done pas dans votre corps mortel,
de sorte que vous lui obeissiez dans ses convoilises', de la meme maniere ceux
qui dans leur intelligence sont saisis par les pensees divines et celestes,
- 1. Rom., vı, 12.
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Ι, fol. 222
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* 1,501.222
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232 SEVERE D’ANTIOCHE. - [32]
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1. Lin margine : Delis&s. — 2. Ms. Ἰϑομ
(qui), selon la parole du m&me Paul, ont offert ἃ Dieu, comme des armes de
justice, leurs membres' et non moins encore les operations de l’äme et (qui)
sont assimiles, pour l’accomplissement des ordres royaux, aux armöes
celestes au sujet desquelles le prophete David chante : Benissez le Seigneur,
vous toutes ses armees, vous ses ministres, qui faites sa volonte*, lors meme
qu'ils vivent encore cette vie terrestre, font que le royaume des cieux leur
soit proche, ils sont sous son empire, en montrant une conduite qui convient
aux esprits celestes et intellectuels, deja 115. y sont partis et pass6s, ils le
portent au dedans d’eux-memes et ils l’entourent; c'est ce que notre
Sauveur dit ἃ ses disciples : Car voiei, le regne de Dieu est au dedans de
vous”.
En ellet, que le regne de Dieu et (le royaume) des cieux consiste en ceci,
que nous voulions et fassions les choses cdlestes et tout ce que Dieu veut, et
que nous m&lions nos pensees avec la volont& divine, c'est ce qu’a aussi atteste
le modele (τύπος) de la priere, grande et digne de Dieu (θεοπρεπής), que notre
“1, fol. 292 Sauveur nous ἃ laissde. Car apres avoir dit :" Que ton regne arrive, nous disons :
Weg,
1. αἴ, Rom., vı, 13. — 2. Ps. cı1, 91. — 3. Luc, xvIs, 21.
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[38] HOMELIE C. 233
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‚ )aslass aa, Asoo «Ὁ paso (> χυδδαϑὸν οόι [οἶδα may τὸ }Παϑ]α 5
(Que ta volonte soit faite egalement sur la terre comme au ciel', faisant connaitre
que le r&gne de Dieu consiste en ceci que, ἃ P’exemple d’une ville bien regie
par les lois (νόμος), l’äme soit &prise et dominse par les choses qui plaisent
ἃ Dieu et comme si elle &tait tout entiere sujette A [αἱ seul et soumise A sa
seigneurie, ne songeant ἃ rien qui soit etranger, en sorte que la volont6
divine soit accomplie &galement sur la terre par nous comme elle l’est au
ciel par les armees qui y sont, et en sorte que, encore ἃ cet egard, il n’y ait
1
o
15
qu’un seul regne qui vienne depuis le haut jusqu’ä ce qui est en bas et qui
depuis ce qui est en bas jusqu’a ce qui est en haut presente de la conti-
nuite et de l’union dans la doecilit6 (εὐπείθεια) et l’accord de ceux qui en font
partie. Car c’est en ceci, et en rien autre, que consiste la (parole) : Que
ton regne arrive, que ta volonte soit faite egalement sur la terre comme au ciel.
Mais nous devons bien comprendre que le regne de Dieu et le royaume
des cieux sont aussi diflerents l’un de l’autre que celui qui regoit parce
qu'il s’associe et celui qui est regu par le fait de l’association. Car c’est
ἃ cause de Dieu qui regne sur nous, habite en nous et est recu par le
fait de l’association qu’un seul et m&me objet est appel& et nomm& « le
1. Matıh., vr, 10.
PATR. Ol. — T. XXI — F. 3. 16
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224 SEVERE D’ANTIOCHE. [34]
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"1.101.222 »Loas, Jos ; DD U saadımgo Lu. lı Nil he ey u
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Na (ash; Kran ars; Joor aa in] Jocı Nu] Juso »,oudn
1. Ms. nSu20 (sic):
regne de Dieu », tandis que c'est A cause de ceux qui en font partie et sont
associes par la gräce divine et par l’illumination, ou ἃ cause des arm6es qui
sont dans le ciel, ou ἃ cause de nous qui avons des pensdes c£lestes, ‘que
(ce seul et m&me objet) est designe « le royaume des cieux ». Et Matthieu
l’atteste en disant que notre Sauveur dit aux disciples : Pröchez en disant :
Le royaume des cieux s’est approche'; et Luc (!'atteste), en &crivant que le
m&me (Sauveur) commanda aux memes (disciples) ἃ ce m&me (sujet) : Dites-
leur » Le regne de Dieu s’est approche de vous?.
Lorsque Drosis a fait partie de ce royaume et quelle a goüte sans se
rassasier toute la lumiere de la volonte divin :, quelle a öte 6clairde en elle-
meme et qu’elle a foul& aux pieds le royaume qui se traine sur la poussiere,
elle prononce une parole qu’on voit (et) qui dit par ce qu’on voit : « Repentez-
* 1,101. 223 VOUS, car vous voyez que "le royaume des cieux a pris en moi et que dejä il
“best venu parmi vous. »
En eflet, celle qui etait maitresse de la terre, de toute (la terre) pour
ainsi dire, et (qui) regnait sur elle, quelle autre chose pouvait la convaincre
de tout mepriser d’un seul coup, sinon cette demeure et ce repos des
1. Matth., x, 7. — 2. Luc, x, 9
[35] HOMELIE C. 235
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Miu or; κοῖλοι τι 1äro Dei or dor Lu jaaso :loray
1. L in margine : kyoLds.
cieux? Et tout homme, voyant cela et en 6tant &tonn& et stupefait dans son
esprit, reflechissait necessairement et se disait A lui-m&me : « Il est done vrai
ce royaume des cieux reconnu par les chrötiens. Et si möme dans la vie d’ici
ils n’avaient pas de gages de l’espoir de l’au-dela, s’ils n’staient pas eclaires
par une certaine Jumiere celeste et divine, s’ils n’&taient pas transportes dans
leur esprit, s’ils ne quittaient pas la terre, pour ötre conduits vers ce qui
est en haut et pour habiter en quelque sorte dans les demeures superieures,
ce ne seraient pas les reines qui se laisseraient aussi convaincre de prendre
en change de la pourpre royale et de la puissance royale une simple esp£-
rance sans fondement. »
Quoi done? 1] nous faut croire le Christ qui, par l’intermödiaire de ce que
l’on-voit, montre la verit& de ses paroles qui sont m&me au-dessus de la foi.
Car le fait qu’une jeune fille quitte la maison paternelle, attirde et seduite ou
par la beaute d’un jeune homme, ou par de grandes richesses, par le
bonheur, par les autres illusions (φαντασία) du monde et par lattrait de ce qui
est propre A charmer et A seduire, ce par quoi le sexe (γένος) feminin surtout est
236 SEVERE D’ANTIOCHE. | [36]
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NOMS ia δάδο JasD 2, δᾶ χοῦ ars 0 imma Naspa,ado
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ae ANA wir ia μὸν ἦοοι ul] Jain υοἴοοι Ἰκκων τον,
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μιλῶ. 5 ‚codab .Adas Ihomy Saas „2 :jjas Duo [γ9ι
facile A prendre, on peut le trouver ögalement dans les recits anciens et aussi
dans le temps qui nous a pr&cedes, et 'm&me ἃ notre (&poque) il y a neces-
sairement de nombreux mauvais exemples de ce genre. Mais que le fait que
la vaillante Drosis en arrive ἃ des travaux volonlaires, ἃ une religion inusitce,
et ἃ la foi (δόγμα) des ehretiens qui lui demande de m£priser des dieux
nombreux qui sont renommes, mais qui n’existent pas, qui enseigne la chas-
tete et la force dans le reste de la perfection et qui, ἃ cause de cela, est
poursuivie, pers&cutee, tourmentee — car laquelle de ces choses p£nibles et
insupportables n’endure pas (la foi des chretiens) de la part des lois (νόμος),
de la part des rois, de la part de ceux qui ont la charge des commandements
et des administrations, de la part de ceux qui organisent les reunions de
+1,11. 993 soldats et de la part m&me ἡ des usages des aneetres (r&pandus) partout et du
"a oulte des d&mons qui, pour ainsi dire, tenait l’univers? — (que Drosis ait fait
cela), e’etait l’euvre de ce feu dont le Christ disait dans les Evangiles
(Εὐαγγέλια) : Je suis venu jeter un feu sur la terre, et combien je voudrais qu'ül
füt deja αἰ υπό" !
Ce feu, tomb& dans l’äme de la martyre, brüla et consuma done toutes les
pens6es terrestres et mondaines comme de la paille; et apres qu'il eut enve-
1. Luc, ΧΙ, 49.
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[37] HOMELIE C. 237
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Sa, ΝΟΣ faaso 0 upuhlz ον Kaum kasg,> :Naado Maas Jiraus
‚Jo ΝΠ). ὩΣ Adass! Nun Jap :Jocı al Jo Jost
ua „00 ‚ou Jasaa Lobo : AS ssa5] 5)L> JNuorS Jasıı>
1 Js] lady Dorn . Jajino ἰοο Kun od Nor jeans
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ia. za has : Je κϑὸ Ναυῆ „oh Jad5 ul; hal er
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Se WE TE) FENG χοὶ Jlası.> > INN. I 2522 00 > JN35 ‘Jo
EN Jo, > Loc bam>Amo τόδ N kun oh ul νοὶ "ον ωο
Del ars > Alias :La2, οϑι Nas Jho μδΝϑοῤο
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1, Ms, |j9aa>.
lopp& et saisi tout son esprit en l’entourant, ἃ l’exemple du buisson que Moise
voyait etre en feu et ne pas brüler ', apres qu’il eut fait monter en haut
une flamme brillante et qu’il fut monte en haut, il fit monter la jeune fille
comme un oiseau dans les airs et l’eleva jusqu’au ciel. Desormais tout
ὃ oceupee et attachee aux beautes d’en haut, elle &tait insensible ἃ ce qui
Vattirait vers la terre.
En observant soigneusement ces faits, on admire certes combien le Christ
a fortifis et renforc& notre nature. Eve, en effet, fut la premiere formee’, ou
plutöt (μᾶλλον δέ), pour parler comme le Livre, construite par Dieu; car le
10 nom de « construction » montre que la er&ature 6tait quelque chose de ferme
et de solide, et que celui qui la ογόᾶ ne la fit ni delieate, ni faible, ni enervce,
mais forte de la möme maniere que l’homme; elle avait, pour ainsi dire,
les pr&mices et la nouveaut6 de la nature; elle se plaisait dans la demeure
du Paradis divine et heureuse et exempte d’angoisse; et elle se nourrissait
ἢ» librement de tous les arbres; mais elle avait la defense de goüter du fruit
41. Ex., 11,2. — 2. Gen., II, 22.
238 SEVERE D’ANTIOCHE, [38]
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d’un seul arbre, pour examiner si la libert de son esprit acceptait l’obeis-
sance. (Dans cet 6tat) le Calomniateur la trompa et lui persuada de manger
malgr& la loi (νόμος) ; et lorsqu’elle fut tomb6e par suite de la pente glissante
de la volupte, il l’entraina vers la terre; et, apres qu’elle se fut tourn6e vers
la chair, il la fit esclave du peche. Pour cette cause, avec Adam qui s’6tait
associe ἃ elle dans la transgression de la loi (νόμος), elle entendait (dire):
Tu es poussiere et tu relourneras en poussiere ".
Mais Drosis, vraiment admirable, a &t& de la m&äme nature que nous,
laquelle a vieilli dans les pech6s, a &t& foulee aux pieds par les demons
ΚΕἼ, ΤΟ]. 993 ennemis, comme dit David — J’ai vieilli parmi tous mes ennemis? — * etait
rb. affaiblie et fut languissante ἃ l’ögard des travaux de la perlection; elle vivait
somptueusement et mollement, ainsi que dans le Paradis, dans les delices ct
les fastes de ce monde mensongers, passagers et semblables ἃ un songe,
lorsqu’elle demeurait dans le palais royal de son pere et qu’elle ne voyait
aucune plante plantde la qui l’&levät vers Dieu ou qui renfermät un plaisir
conforme ἃ la loi. (Dans cet &tat) le d&mon tortueux ne la trompa pas et ne
l’entortilla pas, lui qui, pour ainsi dire, vole adroitement tous les hommes,
möme ceux qui dans leur caur se vantent d'ötre invincibles.
1. Gen., Ir, 19. — 2. Ps. v1, 8,
10
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[39] HOMELIE C. 239
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> Βακο bl τς I ὧδ τ ass so samaıs abo δυο»
is, J}saao Jlas5 :faa.ad; Jlaxsıso Ja ya>o j>ra> ar loc
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Bil 0 ya So oo :)Nwsor) JNSola> or Jjohe zo] „LS
Jaam>0 or JLojomsy2oo Jia D so 2000 nano yw >
Car quen'y avait-il pas qui füt capable d’entrer en lutte avec un esprit bien
affermi? D’un cöte la splendeur et l’abondance de l’or ne (le) combattaient-ils
pas, tandis que d'un autre cöt& combattaient et attiraient A eux l’eclat et le
prix des pierres pr&cieuses et aux couleurs varises, capables de corrompre et
de seduire m&eme des yeux qui regardent chastement et non (seulement) selon
leur propre loi (νόμος) ἢ D’un autre cöt& ne s’elevaient-ils pas en guerre contre
(Vesprit) le luxe royal des vötements, la grandeur et la beaute des edifices,
(beaute) qui du sol arrivait jusqu’au toit et qui rivalisait avec l’aspect fleuri
(εὐανθία) des champs? Nabuchodonosor, roi des Babyloniens, enorgueilli dans
son esprit par de telles choses, dit aussi une fois: N’est-ce pas Babylone la
grande, que j’ai bätie comme residence royale par la puissance de ma force (et) pour
la gloire de ma majeste'? Et aussitöt ἃ l’instant möme, pour l’orgueil et pour
larrogance de ses paroles, il fut condamn& ἃ la stupidite et ἃ la folie de ses
pensees; tellement cela est capable de faire d&choir du bien möme une pensce
affermie! Parlerai-je de la table sur laquelle abondaient des mets princiers
recueillis de partout, de la terre (et) de la mer,-qui, par leur raret& et leur
1. Dan., ἵν, 27.
ἘΠ, [0]. 223
γ 8.
ἘΠι fol. 223
va,
240 SEVERE D’ANTIOCHE: [40]
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4. L in margine : \Lawmsaso,
penurie et la difficulte de les trouver, augmentent l’appetit et caressent souvent
möme un ventre austere et temperant, ἃ plus forte raison (un ventre) gour-
mand? Enumererai-je le grand nombre des satellites (δορυφόροι), l’elite et la
gloire qui vient de toute nation et de (toute) race (γένος), tout le service de
l’appartement des femmes et tout ce qui *& l’exterieur remplit l’imagination
(gavrasiz) d’etonnement et de frayeur, les habitudes des servantes du meme
äge, la parure, les ornements, choses que les femmes aiment et recherchent
ἃ ce point qu’il leur serait plus facile d’oublier quelquefois de respirer l’air.
ou de boire et de manger, plutöt que de les (oublier)? C'est ce qu’atteste
aussi le prophete Jeremie, en &crivant ainsi : L’epouse oubliera-t-elle ses
ornements et la vierge sa ceinture? Mais mon peuple m’a oublie pendant des jours
sans nombre'.
Mais Drosis n’oublia pas, ou plutöt (μᾶλλον δέ) par la m&me quelle avait
connu Dieu, elle ne se souvint plus et oublia m&me ἃ son propre sujet qu’elle
etait femme, ayant ferm& les yeux ἃ toutes les choses sensibles, ayant fixe
sur le οἷο] les yeux de son esprit, &tant partie tout entiere vers les choses
1. Jer., 11, 32.
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[41] HOMELIE C. 241
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1. L in margine : 32) > „aNaoy οἵου bo. τυμπανον,
d’en haut, ne s’appliquant qu’aux choses d’en haut, cherchant les choses d’en
haut, οὐ le Christ est assis A la droite de Dieu'. Pour cette cause, elle ne
l’entendait pas, comme Eve, (dire): Tu es terre et iu retourneras a la terre*,
— mais: «Tu es ciel et tu monteras au ciel ». Pour cette cause encore elle
monta, s’elevant comme une colombe sur des ailes spirituelles. Lorsqu’elle
setrouva en dehors des demeures royales, elle fit peu de cas d’elle-me&me et
se cacha secretement avec les vierges qui menaient la vie humble et ascetique
du monachisme et professaient le christianisme alors plein de dangers
(κίνδυνος). Etant leur compagne dans la vie s&vere du monachisme, dans la
conduite pure, dans l’espoir en Dieu, et, ἃ la fin, dans la course du martyre,
course quelle accomplit pour son äme, elle a dit avec Paul : Jai acheve ma
course, j’ai garde ma foi, 7 αἱ obtenu la couronne de justice’, tandis quelle a
confi6 iei son corps venerable, cet instrument (ὄργανον) de l’esprit des athletes
fort et courageux et point paresseux, ou plutöt (μᾶλλον δέ) prompt et vif et
pröt. Mais, par son esprit, elle s’est jointe pour vivre en societe avec ces
ämes, lesquelles, d’une maniere semblable ἃ la sienne, combattirent vaillam-
1. Ci. Col., Π|, 1. — 2. Gen., ıı, 19. — 3. II Tim., Iv, 7-8.
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ΡΙ, [0]. 228
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*L fol. 223
v°b.
242 SEVERE D’ANTIOCHE. | [42]
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ment et valeureusement, et par les travaux de la perfection * Jaisserent leur
corps se dessöcher comme une peau de tambour, ou le firent mourir dans les
tourments (endur&s) pour la religion (εὐσέδεια); c'est avee ces (Ames), une fois
qu’elles sont joyeusement delivröes du lien de la chair — car elles pr&me-
ditaient (et) attendaient cette delivrance — que des chefs spirituels et des 5
arm6es angeligues montent en möme temps (au ciel) et chantent en meme
temps et, comme avec celles qui imposent d’une certaine maniere des
couronnes, ils chantent cet hymne de victoire, designe deja en peu de mots
par le prophete David, qui dit ainsi: Les chefs avancerent en tete, apres ceuw
qui chantent, au milieu des jeunes filles battant des tambourins'. 10
Pourquoi done nous-memes, en entendant cela, ne desirons-nous pas, m&me
en retard, ἃ quelque moment que ce soit, les avantages du ciel, vers lesquels
se dirige la course des ämes raisonnables et leur marche naturelle vers le
haut? Et, au contraire, comme si une Ame de pore ou d’un animal queleonque
nous 6tait 6chue, regarderons-nous vers le ventre et vers ce qui est au- 15
dessous de lui? Et d’une maniere deraisonnable oublierons-nous notre res-
semblance avec Dieu? Ne nous appliquerons-nous pas ἃ la patience ni ἃ
une eonduite pure, et n’aurons-nous pas un peu d’estime aussi pour la
virginit6, pour la pr¶tion aux demeures celestes, ἃ cette vie de cohabitation
1. Ps. LXVII, 26.
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10
10
15
[43] HOMELIE C. 243
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1. Ms. MeDel. — 2, L in margine : saw Iyo,
avec les anges, et ἃ la grandeur des delices qui sont pr&parees ἃ ceux qui vivent
dans la piet6 (εὐσέδεια) ; ce qu’il ne nous est pas facile, en verite, non plus de
comprendre par l’intelligence : Ce n'est pas monte, en effet, dit le Livre divin,
dans le ceeur de Uhomme!'.
Ce n’est pas ainsi que nous celebrerons la commemoraison de la martyre.
Car la veritable comm6moraison des martyrs consiste dans l’imitation de leur
perfeetion. C’est pour cette raison aussi que nous faisons cette (commemo-
raison) et que, comm6morant les (martyrs), nous eelebrons leurs fetes, c'est
afın que par la commemoraison et par limitation de la patience, de la vaıl-
lance, de l’espoir ἃ cause duquel les souffrances du temps present ne comptent
pas en comparaison de la gloire qui doit etre revelee en nous”, nous devenions
parfaits, nous secouions loin de nous le sommeil des pr&occupations mon-
daines, nous apprenions quelle fin visent les choses des chretiens, et que
nous ne soyons pas inopinement emportes nus, indigents, laids, n’ayant
aucune provision pour le salut.
Tu loues, dis-moi, ὁ femme, la virginite *de Drosis; aie röellement de
l’&mulation pour ce que tu loues, afın que tu obtiennes le Christ en qualite
d’epoux; car tu as entendu pour toi Paul qui dit : Je vous ai fiances a un mari
1. I Cor., 11, 9. — 2. Rom., ὙΠῚ, 18.
ἘΠ, fol. 224
ra.
* 1 fol. 224
Ta.
24h SEVERE D’ANTIOCHE. [44]
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us οἱ Maiasal 01 „po 00 ον. voran Jans . Nam.s|
1. L in margine : waasjaßv. — 2. L in margine : Dh
unique, pour vous presenter au Christ comme une vierge pure‘; et : Gelle qui
n’est pas mariee songe aux choses de Notre-Seigneur, afın d’etre sainte et de
corps et d’esprit?. Mais tu dis que cela est grand, et que ce n'est pas facile ἃ
faire correctement; en parliculier ce n'est pas trop grand pour les ämes qui
sont frappees de l’amour de Dieu. Du moins charge-toi du joug dü mariage,
mais conserve-le honorablement en le gardant chastement; et, si ton mari est
parti de ce monde, ne t’arr&te pas A un second (mari). Que si tu (regardes) A un
second (mari) — car il est permis pour la n&cessit& de la chair — ne te laisse
pas aller vers un troisime, surtout si tu as döpasse dans les anndes l’äge de
la jeunesse, et si la vieillesse ou la mort approche de toi. Car si le second
(mari) est permis, pour le troisieme je ne peux rien dire sinon qu’il n'est
pas permis, parce que möme la permission est renfermee et comprise dans
certaines limites et n’admet pas une cohabitation sans frein.
Tu loues, un tel, la martyre qui meprisa la gloire royale et les biens.
Montre röellement ta louange (κλέος); donne de tes biens aux pauvres, ou
— ce qui est different et d’un m&rite moindre — ne convoite pas les
1. I Cör., xt, 2. — 2.1 Cor., VII, 3.
10
10
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[45] HOMELIE C. 245
οἱ All ae οἱ Μ] Apadı il I .biesyp Lil
2 Il. us »ε9 βοὰν Han ua! Sy I oansll „nänl|
Il μὴ ! » lo χεᾶϑϑυο y> ER im ΣΝ «οὐδ
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δὶ Al alla :L nano alas μοι μᾶς |5; lauımsan sch
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)aussoı 1.5 Jr? Jolo „JMD, Lopmaa Ad, κου δι a ano]
10 Ko Bay (wuöd 5 wbislo „Lay yas hal Jo „sad
Ἰοοι (δ A sa Juan, δι Js Jonas κοἡ ao), ask] Zu
Ja [a5] gas ‚Jon Ja; ὡδνλοὶ Jo .-L55'05 yas Jaiioiino
IND μι BONN) 0 «9.839 ST Ni Nas οἱ Jogua0 - JLo5Aun0r
1. Ms. vlaumsatusoN. — 2. L in margine : w58> Wal.
choses d’autrui; mais egalement tiens-toi loin de ce qui a &t& derobe ou pris
injustement; ne va pas avec de telles choses, de peur que tu ne paraisses
devant le juge alors qu’elles sont en ta possession, car elles te seront
attribuces et t’entoureront, m&me si tu ne veux pas; et tu desireras alors
les cacher ou les eloigner de toi, et tu ne le pourras pas. Car les images
=
(εἰκών) de nos actions s’attacheront ἃ nous, sans se separer de nous, comme les
ombres s’attachent aux- corps.
Tu loues, ö excellent, la patience de la servante du Christ dans les
luttes sacrdes; que ce que tu loues t'apprenne et tenseigne done, quand
1
o
τὺ looccasion l’exige, ἃ supporter les igaominies pour la religion (εὐσέθεια), ἃ
| confesser devant les hommes la saine foi, ἃ ne pas changer avec les circons-
ο΄ tances, ἃ louer d’une part ceux qui ont lutt& jusqu’au sang', et ἃ suivre
| _ d’autre part” la religion (εὐσέδεία) qui n’etait celebree que par la langue et Ernie
ο΄ 48] etait louee avec emphase, et cela quand c’etait permis. C’est par ces belles I
‚ 15 formes de la perfection et par ces ἀνάθεμα ou voaux de notre homme interieur
1. ὉΓ Hebr., χιι, 4.
N“
246 SEVERE D’ANTIOCHE. [46]
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μοι Jan : «“οἴθο ray u a god ‚os ἈΝ. fl on
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Jı-m>D&i Do Jlaxo]lo I gamaam->A0 ΠῚ "οι οἷο )ausamsaso
Ma dd, Mus dor τον mu, Da; JAalian |Asötasco
“0 JNa.o Lauras, Jkasso J5ohs Jalı ! sul Jo N JAas;
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Ye κϑὸ haiasy .yaam| Jo 'aaso JADE 005 > "So;
μοι Nass)! Mfjduas Nu} Io, χοὶ Jyäas Aus οἱ Is
bus Jab οἱ Il 5 θὰ ὼς δ. Aus us „Aumsl] } <
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35 Da 3 9. Dan Jason; oo han! ‚Nass JESD ul ana
„> so ὁ Dis Ss Αϑομο ID won an el
que la vaillante Drosis veut qu’on lui tresse des couronnes de louanges
(κλέος). Pourquoi done parl&-je des choses interieures, attendu que personne
de ceux qui possedent πὰ bien voulu lui faire don des biens exterieurs et
superflus? Car tous les hommes et toutes les femmes accourent frequemment
ἃ ce temple saint; ils font leurs prieres et presentent leurs demandes, et, se
röjouissant de l'’aide et de l’intercession de la martyre, ils obtiennent des
gu6risons et de la sant& et des faveurs diverses de toute espece (γένος), que
chacun demande d’obtenir. Mais personne ne fait altention ἃ la table venerable
du saint ministere sacerdotal, ni aux colonnes d’argent placees aupres d’elle
qui soutiennent la coupole (ἡμισφαῖρα) δ᾽ ὑπό au-dessus de leurs tetes, qui est
nue, laide et informe, qui a &t@ simplement figurde par des χανόνες ou barres
de fer comme dans une representation symbolique, mais qui n’a pas &t@ recou-
verte d’argent. En v£erite, ce n’est pas seulement au point de vue de la beaute,
mais aussi au point de vue du 06x; ou de la gloire adorable, ἃ ce qu’il me
semble, que (cette coupole) a &t6 jugee et imaginde par ceux qui ont construit
les saintes öglises. Elle reprösente la forme (σχῆμα) du ciel, s’6levant gräce
aux ares ainsi que gräce ἃ la couronne pour former la calotte eirculaire d’en
haut, se trouvant suspendue en l’air et se terminant en son centre semblable
10
10
15
[47] HOMELIE C. 247
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bu I wa μά... Jaso.> glamaus μοι ag le κι ο λλο
μον Re u Ιεθ sslo ‚Jasä,.ad ‚oo ie german M.Jsy);o
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ΔΑΝ ο Jun! add 2 Ὁ >> οδι .Joor worAinoy [39 001 Nasa, 520 Joa
al; N LI oh ἢ go has, zo Issams Joor Isola ..Jooı
ΙΝ δοῦ |Näs) Nuss wars RS ."Jooı Kaas oa, Joor aa'o ὠοιονα δ. 5 yo
ὅς ἌΡ ΝΟ -“ὐδλο JE [NN <> Je, Jaizaso ar un
„DSDS N er ga go „ku SA οἱ μοὶ] oı Lu»
Ns οἱ Samjas Nuso „as io Aus Isla, μι3α9
‚oo Jh Ja] .-\ zoo wol, Jaolas 2 "nA ρας ay> Nasa
Ja>3: [}Ὲ5 <>» aN „As ‚Jlasäs Img Hol Lo —> mm
wo, Wo „0 .,looı Jam Jlaslasn Ἰωὰς Jojo ujlo „NupeN 12]
1. Lin margine : L>3a2. — 2. Ms. hssam>.
au nombril, afın de montrer que nous qui accomplissons les fonctions sacer-
dotales sous (cette coupole) nous nous tenons ἃ l’interieur du ciel ἃ l’exemple
des armöes incorporelles et que nous c&lebrons mysterieusement les saints
ölfices. Et personne cependant n’a condescendu ἃ apporter pour une telle
@uvre pieuse l’offrande ’une livre (λίτρα) d’argent; et pourtant si chacun de
ceux qui möme possedent peu avait donn& une (livre) seulement, le donateur
ne se serait pas apercu de ce qu’il donnait, tandis que ce qui serait recueilli
ensemble de la part de chacun arriverait en röalite ἃ parfaire, et amplement,
la (somme) suffisante. * J’omets, en effet, de dire que meme un seul (fidele)
pourrait oflrir le tout, un de ceux qui sont couches sur des lits eleves et
qui prennent leurs repas dans des plats d’argent portes par de nombreux
serviteurs.
Que dirai-je encore des femmes qui toutes, se rendant au bain, sont
conduites avec des objets d’argent (du poids) de beaucoup de livres (Arge),
et sont portees au milieu des places sur des θρόνος ou sieges ögalement
resplendissants d’argent, ἃ tel point que m&me les mors des mules n’en sont
- pas depourvus ? Et puis si une fille de roi venait dans notre ville, et si elle
stait ici fiancde A quelqu’un en vue d’un mariage, chacune de vous necessai-
* L fol. 224
ν9 8.
*L fol. 224
γ ἃ.
248 SEVERE D’ANTIOCHE. [48]
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wir or Ihr Jar Nuss Jussas Joo LAUD „Li ua, LS
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Jar; vooiu! ao a2 «ϑὸ „Ay . Juseba, und, Lu SU
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blass ara οἱ Jusaba, Lomas yar "NA, “pad Hr Sn
καλοὶ god ἙΝ οι <> )aaulo Ns5as βάλον, NusS ‚Li
Joh Ds Jooll; om ‚usa; Jlaasıo ‚Jaja 20 Juan Ν5. so
una was, „50,20 [55 Jo; ollası) Amn.,>0 . „orasaunso las >
μοι Nas SD μος as brwolo ),a-lo Maas) Is [>] omas;
10
wa] κα Χο κ 3) Daso 15
rement, s’empressänt de se mettre soi-m&me plus en vue aupres de celle qui
va se marier, apporterait comme cadeau ἃ la chambre nuptiale ce qui serait
le plus precieux de tous les bijoux d’or ou des objets de grand prix. Mais
pour la martyre qui renonga au royaume terrestre et devint la fille du Roi et
Pere celeste et devint l’eEpouse du Christ, tu es paresseuse, tu es negligente,
et tu hesites ἃ donner quelqu’un de tes objets. Mais etends (la main)
et donne joyeusement et ne te retiens pas. Tu obtiendras de riches r&com-
penses — car son &poux n’est ni ingrat ni indigent — ἃ tes enfants il
donnera la sante, bien plus precieuse que de nombreux talents, la finesse de
l’esprit pour les etudes, et les autres choses par lesquelles les parents se
rejouissent de leurs enfants. A ton mari, il donnera egalement, avec une bonne
sante, l’abondance des gains-honnetes, ἃ (ta) maison (et) ἃ (tes) biens la
benedietion et la gräce d’en haut, et, apres tout cela, apres le d&part d’iei-bas,
le royaume des cieux. Puissions-nous tous l’obtenir, par la gräce et par la
misericorde et par la charit& du Dieu grand et notre Sauveur J&sus-Christ,
A qui sied la louange, la gloire et la puissance avec le Pere et l’Esprit tres
saint, maintenant et toujours et dans les sieeles des sieeles. Ainsi soit-il!
ὃ
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Ασα ον» ‚Las Aus Mus οἱ | Aus Us
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Ju, Aus olulkao Πλο Jod; ὠὰ, usa 0, Nun SUN!
58 Jan are Jun, zaisly υδι any wöl :$s5] Nas alas. As0o
hr Kin! :lasym „ol kariıs χὰ ysärklo upu lo IL! :lamols
δου 9]. 9. ayu. NN ax Ir 0:0 ον 0,0 Juäsaaıco
I kur] omas ansöllo woraasaisy |ascı Joel. ἽΝ
kn] 2 Na) Las; Nana =! el I aamı Jam iasy
* HOMELIE CI *L, fol. 924
vb.
Sur za Narıvirk ou L’ErIPHANIE, ΟἹ EST LA CINQUIEME (SUR CE SUJET).
Voulant eelebrer l’objet de la presente fete, qui est la descente du ciel vers
nous de Dieu le Verbe, sa venue resplendissante et sa manifestation sur la
5 terre — en vertu de laquelle, parce qu’il s’est incarne (en prenant) une chair
veritable et de la m&öme essence (οὐσίχ) que la nötre, il s’est manifeste, il est
apparu et il a v&ecu avec les hommes en tant qu’homme, de sorte que les
disciples qui l’ont servi et ont νόοιι avec lui, sont appeles les t&moins
oculaires et les ministres mömes du Verbe', lequel ne pouvait pas apparaitre
10 ni tomber sous le sens de la vue — comment aurai-je la force suflisante
_ pour le louer? Quelle gloire convenable trouverai-je, et quelle langue fera
connaitre (tout) cela? Je ne trouve qu’une parole &crite dans les Evangiles
1 πιο τ᾿ 2,
PATR. OR. — T. XXI. — F. 2,
950 SEVERE D’ANTIOCHE. [50]
LS göl> J2.N53 μὶ aan Jo 1.5 Ir ὦ. don N)
'o wlo ..Lysam> > J}35lo :yasslL [βοοῦδν Lu Ans > Joo;Namo
Ds; μπὰς μα» ka As > Muss ϑαϑὸ “μας .)
Ss loc Jeöls wsohalo Hass Nun)! 58.3.9 hap ἘΠ ΨΕΨΕΥ ΥἹ
Ιβοοῦβαβ Nass Zu Pen " ΙΔ. zaas Joel, οἱ οκααν )"ο
χοὶ :} ϑοῦϑο Jalay ᾿λο lojaxynz [τοι Lo Kun Js ον m
JNaJlaıs y.lo :bl JE» INssasyyo αν un ana I SD Al
koo os μὲ IE har yuly - polen Iaw'lo pl ΝΑ Ξο Jr
DS ΝΣ [Ns öph> rl 00 -,gaddr0, asdı [5}.}89
«ΞΡ κεν JNSoN5 = Dully oo Ja; [οὗ ΜΘ Nasa 45
Nas, 5] Day dor JÄN .. Jod mine uuaisıy κα
ars or aDSh20 .Laiaz wor mo karisyo od ur Iamuo
1. Ms. ον.
[Εὐχγγέλια) qui se häte et s’eflorce de s’elever vers le haut et de rivaliser
avec le fait lui-m&me, et qui cependant avoue ouvertement avoir &t& sur-
passee par le prodige lui-möme; en eflet, une multitude de la milice
celeste et une troupe d’anges apparurent aux bergers, et on entendit qu’elles
disaient au sujet de la merveille de l’&tonnante naissance selon la chair du
Verbe inere& : Gloire ἃ Dieu dans les hauteurs'.
Examinant la puissance de cette parole, condensöe dans la brievete de
l’expression, autant que j’ai la force de l’imaginer, moi qui suis petit et
qui vois peu, et comme dans une goutte et dans les ombres je me repre-
senterai et j’essaierai de dire comment je vois l’esprit des anges qui pro-
noncerent (cette parole) et ce qu’ils me semblent dire par elle d'une maniere
developp6e. En voyant cette gloire digne de Dieu (θεοπρεπής), dont l’enfant ne
de la Vierge est l'objet, et en voulant nous-m&mes la cölebrer et la louer, nous
voyons que les gloires de la terre sont pauvres et döfectueuses et que toute
parole humaine et qui se prösente sur la terre reste bien en arriere de ce
qui convient, ou plutöt {μᾶλλον δέ) qu’elle tombe bien loin. Par suite nous
1. Luc, 11, 14.
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[51] HOMELIE CI. 251
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pensons que cette gloire qui est chantee dans les hauteurs par les esprits
immateriels et intellectuels d’en haut est ἃ peine tres conforme et tr&s
convenable ἃ ce mystere qui maintenant s’accomplit et se passe sur * la
terre, non pas celle qu’oflrent les ordres (τάξις) des anges, ni encore ceux
des archanges, ni des trönes, ni des dominations, ni des prineipautes, ni
des puissances, ni des arm6es (celestes)', mais celle des cherubins eux-
memes qui sont au-dessus de tout ordre (τάξις), et de ceux qui en appro-
chent.
Pour cette raison, en eflet, (les anges) ne dirent pas: « Gloire dans la
hauteur » au singulier, ou « dans le ciel », mais (ils ont dit) au pluriel :
« Gloire ἃ Dieu dans les hauteurs qui sont plus hautes que tout? », mon-
trant par le superlatif que cette gloire qui est 6nonc6e est plus haute que
1. Gol., 1, 16. — 2. Traduetion du superlatif. Note marginale de L : II faut savoir que celte
expression « dans les hauteurs » qui figure dans eette phrase que nous disons : « Gloire ἃ Dieu dans les
hauteurs » ne figure pas seulement au pluriel dans la langue grecque, mais aussi avec un certain
superlatif de l’expression qui ne peut pas &tre rendu dans cetle langue syriaque, Voici cependant la
portee du mot qui figure dans le texte gree (ἐν ὑψίστοις) : « Gloire ἃ Dieu dans les hauleurs qui sont
Plus hautes que tout ». C’est de cela que le docteur a parl& quand il a mis le superlatif; car dans la
langue greeque tous les mots sont dits de {rois manieres. On les nomme ainsi
(πρωτότυπος), par comparaison (comparatil), extension (superlatif); par exemple
haut par-dessus tout,
: premiere forme
: haut, plus haut, et
* 1 fol. 225
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252 SEVERE D’ANTIOCHE. [52]
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Il. Mai, Seriptorum welterum nova collectio, t. IX, 738 : Ἀπὸ λόγου ps. Τόπον δὲ Κυρίου νοητέον ἐπὶ
τοῦ προχειμένου, τὰς ἐγγιζούσας ἀύλους οὐσίας, παρὰ τὰς ἄλλας δυνάμεις αὐτῷ, χαὶ πλέον τῆς θείας μετουσίας
χαὶ θεωρίας ἀπολανούσας, καὶ τοῦ ἐχεῖθεν νοεροῦ χαὶ ἀποῤῥήτου φωτός" τούτου γὰρ ἕνεχα χαὶ θρόνος αὐτοῦ χαὶ
χάθεδρα χαλεῖται τὰ Χερουδίμ. ὡς διὰ τῆς μείζονος χαὶ τελει τέρας ἐλλάμψεως χατὰ τὸ δυνατὸν, οἵονεῖ ἐγχαθεζο-
μένον χαὶ ἐνανχπαυομένου καὶ ἐμφιλογωροῦντος αὐτοῖς.
toutes (les autres). C’est la gloire qu’Ezechiel aussi &couta en lui-möme,
lorsqu’elle ötait chantce par les cherubins, et cela lorsqu'il &tait initie
comme dans une vision. Il dit, en eflet, les avoir entendus dire : Benie soit
la gloire du Seigneur de son lieu'. Par « lieu du Seigneur » il faut entendre,
ἃ cause de ce qui a 6tE mis prec&demment, les ötres (οὐσίας) immateriels qui
sont plus rapproch6s de lui que les autres armees (c6lestes), et jouissent bien
davantage de la socidt& et de la contemplation (θεωρία) divines et de la lumiere
intellectuelle et ineflable qui (vient) de la. Car c'est ἃ cause de cela m&me
que les chörubins sont encore appelös son tröne et son siege, comme, si
or
10
5
du fait d’une illumination plus grande et plus parlaite, autant qu'il est 10
possible, (Dieu) &tait assis et se reposait sur eux et demeurait toujours
aupres d’eux.
Cette (expression) : Benie soit la gloire du Seigneur de son lieu, est done
absolument la m&me que celle-ei : Gloire a Dieu dans les hauteurs. « Toute
nature erde, dit-il, en ellet, est (trop) införieure pour glorifier ou benir Dieu.
Mais ils le beniront, s’ils ont quelque chose de plus convenable, de preference
1. Ezech., ııı, 12,
15
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10
15
[53] HOMELIE Cl. 253
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"op hl ass (oda «Ὁ SS Sol ol 220 ‚on Jbor> Πᾶς.
1. Ms. #»l-
a tous les autres, ceux qui ont obtenu une place qui est dans la hauteur et
qui est plus &levee, ἃ tel point qu'ils seront appeles « le lieu du Seigneur ».
Et par le fait qu'ils sont associ6s * ἃ la gloire divine et en sont illu-
mines, ils pourront donner en retour et rendre en @change de cela gloire,
benedietion et louange (κλέος) ἃ celui qui leur a donne la lumiere intel-
lectuelle, tout comme des eaux qui, recevant la lumiere du soleil, &elairent
egalement en reflechissant la lumiere; car, de cette maniere, 1] arrive que
Dieu lui-m&me est glorifie en quelque sorte par sa propre gloire. » C’est
quelque chose d’analogue que le sage Paul «erit aussi aux Romains, au
sujet de ceux qui avaient regu la partieipation et le don du Saint-Esprit
et priaient, lorsqu’il dit : L’Esprit lui-meme demande et prie par des soupirs
ineseprimables '
Et les anges qui apparurent aux bergers, ayant en vue la gloire inexpri-
mable de ’Emmanuel, jugeant mesquin et blämant, pour ainsi dire, toute
louange (κλέος) et (toute) gloire et (toute) parole qui (se rencontrent) parmi
8 8 jur ἃ
les hommes, tourn£rent leurs regards vers les armöes qui sont dans la hauteur,
et la encore ayant tourn& leurs regarıs au-dessus de tous les autres, 115
1. Rom., vıII, 26.
* Lfol. 225
γ ὩΣ
*T fol. 225
Th:
95h SEVERE D’ANTIOCHE. [54]
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4 .1}5] Yor2o NL] Ir2 Kilos Jess ar age] DER.)
1. Ms. aunDaly. — 2. Lin margine : \QX%2. — 3. Mai, op. εἶ, t. IX, 726 : Ἀπὸ λόγου ρά. Καὶ
χαινὸν μὲν τόμον μάλα εἰχότως τὸ Εὐαγγέλιο, προσηγόρευσεν, ὑπὺ τῶν προφητῶν ἐναργῶς προγραφὲν χαὶ προα-
ναφωνηθὲν, τὸ ἀεὶ νεάζον χαὶ μηδέποτε γηράσχον, κατὰ τὸ ἐν πλαξὶ νομιχὸν γράμμα παλαιωθέν: μέγαν δὲ ἔφη
τὸν τόμον᾽ πῶς γὰρ οὐ μέγα, πρᾶγμα τοσοῦτον εὐαγγελιζόμιενον ; χαὶ μέγα χαὶ ἀξιάγαστον' ἐπείπερ χατὰ Παῦλον
ὁμολογουμένως μέγα ἔστι τὸ τῆς εὐσεδείας μυστήριον᾽ χαὶ ἄλλως δὲ μέγας ὁ τὰ τέλεια χομίζων, οὐχ ὡς ἔτι
παισὶν, ἀλλ᾽ ὡς μεγάλοις τὴν νοητὴν ἡλικίαν μαθήματα.
monterent en courant vers ce qui est, pourrait-on dire, le sommet et la tete
des ordres (τάξις) qui servent et qui sont bienheureux, ils jugerent que la
glorification (δοξολογία) la plus grande de toutes etait quelque chose de petit et,
comme s’ils eussent et& dans le besoin apres que tout eut &te Epuise et fini
pour eux, ils crierent ce qu’ils avaient Lrouv& : Gloire a Dieu dans les hauteurs.
C’est par des (voies) oppos6es qu’il vient celui qui est haut et charitable
par nature; il descend au-dessous de son "essence dans la mesure oü il
savait que nous en avions besoin, nous qui avions besoin d’ötre sauvös; et
ayant charg& le prophete Isaie de predire le mystere de l’incarnation qui est
au-dessus de toute intelligence et de toute parole, il lui dit : Prends-toi un
grand tomos' neuf et ecris dedans avec une Eeriture humaine : « Qu’on se häte de
*1,f01.225 faire le partage du butin, car c'est proche* ».* C'est bien convenablement qu’il a
| donne le nom de « tomos neuf » ἃ l’Evangile [1 ὐαγγέλιον) qui fut clairement
6erit et pr&öch& d’avance par les Prophetes, qui est toujours jeune et ne vieillit
1. Severe base les deiluctions qu'on va lire sur le mol τόμος de la version des Septanle el sur
son sens &lymologique, qui est « seclion »; on a done prefere garder le mot « lomos » plutöt que
traduire par « livre ». — 2. Isaie, ΠῚ, 1.
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155] HOMELIE Cl.
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Nase! οἷο Du, lopuası Jy); soo] [59 MlusolAe .„umabası
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Ἐ29}}}9 gas ἝΝ ς μοι 3) of «ἹΝαοοιΝϑο JAmaas ra]
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οἷν. Jos „as Jasly Iahas ..La5 won] [βϑοιν oc ἱμαϑοα φῶς κῃ "Pl
«ho δὲ Auoll, Jr Ir Joa „sl old; „ul > woraus Kan Lais
1. Mai, op. eit., t. IX, 726 : Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Ἀλλ᾽ ὁ μὲν τὸν οὕτω μέγαν τόμον γραφίδι ἀνθρώπου
γράφειν τῷ προφήτῃ προσέταττεν, μονονουχὶ λέγων, μηδὲν δείσης. ὦ οὗτος, μηδὲ πρὸς τὸ θεῖον χαὶ ἄφραστον τοῦ
μυστηρίου βλέπων χαι σπεύδων ἐφιχέσθαι τῆς ἀξίας τοῦ πράγματος" χαὶ ὡς περὶ Θεοῦ μέλλων ἀπαγγέλλειν, χαὶ
ἐπιζητῶν θεῖα τινὰ ῥήματα χαὶ νεήματα χαὶ μὴ εὑρίσχων, ἀναγχαίως ὀκνήσας γράψαι" γράμμασιν χαὶ ῥήμασιν
ἀνθρωπίνοις σοὶ γράφειν παραχελεύεται" λίαν ἀχολούθως: καὶ φιλανθρώπως χαὶ τοῦτο οἰχονομῶν" εἰ γὰρ ὁ τοῦ Θεοῦ
Λόγος χαταθέδηχεν εἰς τὸ γενέσθαι ἄνθρωπος, μὴ ἀποδάλλων τὸ εἶναι Θεὸς, πῶς ἀνθρωπίνοις γράμμασιν ἀπη-
ξιωσεν τὰ περὶ ἑαυτοῦ γράφεσθαι τὲ καὶ διαγγέλλεσθα: ; ὃν γὰρ ἡ ἐνανθρώπησις οὐχ ἔτρεψεν οὔτε ἠλλοίωσεν οὔτε
ἐμείωσεν, πῶς ἔμελλεν ἐλαττοῦν φωνῆς ἀνθρώπου γραφή τε χαὶ προφορὰ, τὸ σωτήριον ἡμῖν τοῦ Εὐαγγελίου φέρουσα
χήρυγμα: --- 2. L in margine : Dil.
jamais, comme la lettre de la Loi &erite sur les tables laquelle est tombee en
desu6tude. « Le tomos, dit-il, est grand »; en effet, comment ne serait-il pas
grand cet(Evangile) qui annonce une telle rdalit@? grand et digne d’admiration;
car, en verite, selon la parole de Paul : Sans contredit, le mysiere de la piete
(εὐσέδεια) est grand‘. Et il est encore autrement grand, celui qui apporte
des enseignements parfaits, non pas comme (ἃ des enfants’, mais) comme
A ceux qui sont grands par l’äge intellectuel, celui par qui nous avons
entendu clairement : Il a et dit aux anciens : « Tu ne tueras point »,; mais
moi je dis : Ne te mets pas en colere contre ton prochain en vain (εἰκῆ). Il a ete
dit encore : « Tu ne commettras pas d’adullere »,; mais moi je dis : Ne regarde
meme pas celle que tu comwoites. Soyez parfaits comme votre Pere celeste est parfait'.
Mais ce iomos qui est si grand, il ordonnait cependant au propheöte de
l’eerire avec une 6criture humaine; il disait, pour ainsi parler : « N’aie pas
1. I Tim., π|, 16. — 2. Le tradueteur omet ici des mots, ce qui rend le texte obscur, tandis qu’il
est clair dans l’original grec- — 3. Cf. Matth,, v, 21-22, 27-28, 48,
ἘΠΕῚῚΟΙ: 225
Verb:
#101. 225
v°b.
256 SEVERE D’ANTIOCHE. [56]
Kl Jaaso ΟΝ 5a I) αν ϑο, Jo alascı\ Lal „> Hol
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As! NS Jod SA ku] y.lo „sam, hai yelı “on Δ55}}.
„As zasn Jo Joräso INS Kr > Asl Io „assıNiaman
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SNSSEN EN [bl Dr ha οἱ ἡ Asasio Νά ng »
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Jo lu Jo za... ἢ Jar ἘΝ a SO ‚old
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han Jr Aus SA ἡ ταὶ HI πὶ ae Don has Sn
1. Ms. |Laas;20003 (sic). — 2. Mai, op. cit., t. IX, p. 726 : Καὶ per’ ὀλίγα. Διὰ τί δὲ μὴ βίδλον εἶπεν,
ἀλλὰ νόμον (sic); ἐπείπερ οὔτε προφητῶν χορὸς οὔτε εὐαγγελιστῶν ἢ ἀποστόλων χατάλογος ἤρκησε τὸ πᾶν τῆς
θεοπρεπεστάτης ὑπεροχΐς, A τοὺς τῆς ἐνανθρωπήσεως λόγους ἐννοήσεσθαι χαὶ εἰπεῖν, ἀλλὰ τὸ πολλοστὸν, χαὶ ὅσην
ἄχροις ἐπιψαῦσαι δαχτύλοις χαὶ βραχεῖ τόμῳ περιλαδεῖν.
peur, ὃ un tel, pas m&me en considerant la divinite et l’incorruptibilite ' du
mystere et en t'appliquant ἃ atteindre ce qui est adequat ἃ la realite; en
tant que tu dois parler de Dieu, tu cherches des paroles et des expressions
divines sans les trouver, (et) c'est necessairement ἃ contre-caur que tu vas
serire; je t’ordonne d’6erire avec des lettres et avec des paroles humaines,
dirigeant m&me cela d’une maniere tres convenable et (tr&s) charitable
(φιλανθρώπως). En eflet, si le Verbe de Dieu est descendu pour se faire
homme sans cesser d’etre Dieu, comment dedaignerait-il qu’on &erivit et
qu’on annongät ce qui le concerne avec des lettres humaines? Car celui que
Vincarnation n’a ni change, ni modifie, ni amoindri, comment devait-il etre
amoindri par l’6eriture ou par la prononciation de la parole humaine, qui
nous apporte la predication salutaire de l’Evangile (Εὐαγγέλιον) ἢ» C'est ce
qu’attestent les anges eux-mömes qui, comme je l'ai dit plus haut, voyaient
“ un enfant couch& dans une cröche et lui adressaient la gloire qui est dans les
hauteurs.
Et pourquoi ne dit-il pas « livre », mais tomos ? — Parce que ni le ch&ur des
1. Le gree porle ἄφραστος. Il est possible que le tradueleur ait conlondu ce mol avec ἄφθαρτος
qui ne donne pas un bon sens,
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10
10
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[57] HOMELIE CI. 257
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κὸ Joa ὁὀμδνν Kaas ον Ὁ }]ο Ὁ] μλὰς μοι oma
Prophetes, ni la foule des Evangelistes oudes Apötres, n’est capable de com-
prendre et de dire toute la ralit6 de cette sublimite digne de Dieu (θεοπρεπής)
ou les paroles de l’incarnation, sinon en pelite partie et dans la mesure ot
quelqu’un toucherait seulement du bout des doigts et ne prendrait qu’un
tout petit fragment (τόμος). C'est pour cette cause que Jean, le fils du tonnerre,
qui plus que tout autre fit de la theologie et fut claire dans son intelligence,
et qui, d’une maniere tres sublime, a &erit ce qui se rapporte ἃ l'incarnation,
enterminant la rödaction de (son) Ev angile, disait aussi : I! y a encore beaucoup
d’autres choses (parmi) tout ce qu’a fait Jesus; si on les eerivait en detail, je ne
pense pas que le monde meme püt contenir les livres qu'on eerirait‘. 11 a dit cela,
non seulement lorsqu’il montrait la quantit6 de ce qu’a fait Jesus, attendu
qu’il &tait le Verbe qui (existait) avant les siecles et la puissance qui regissait
tout ce qui est venu A l’existence — c'est pour cela qu’il disait : Mon Pere
agit jusgu’a present, (et) moi aussi j’agis” — mais encore lorsqu'il en fait con-
naitre la grandeur que l’ouie de ceux qui vivent dans le monde n’etait pas
capable de percevoir.
Car tout cela n’a &t6 revele et &erit qu’autant que c’6tait comprehensible
pour nous. Et on dirait — et bien justement — que m&me tous les Livres
1. Jean, xxı, 25. — 2. Jean, v, 17.
258 SEVERE D’ANTIOCHE. [58]
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oma, Jan; JAumoo Zone fasal; aa - No Aa od Jaalı;
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IN-ı05 Js KDa2, us; ΙΝ δὰ. [ea Jän any Judo
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μοὶ μὰ Autol Jen er μὰ NA ho Jahoz δος ΠΗ DET Im
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ser [EINE onman 13 ‚Ja.n.'S 130 a5 Nun οἱ ‚ojlas gr wa
inspires de Dieu, en comparaison de toute la science divine, ne tiennent que
la place (τάξις) d’un tomos quelconque et d'une petite partie du livre entier.
Il semble en verite que notre Sauveur meme predisait cela par le prophöte
des Psaumes, et qu'il faisait connaitre d’avance sa venuedansla chair ainsi que
la röpudiation du service ancien et figuratif ä l’aide d’holocaustes, et son
remplacement par l’exereice du sacerdoce spirituel et veritable de (son) corps
saint; et il disait ἃ son Pere : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu
m’as forme un corps; tu n’as agree ni holocaustes, ni (sacrifices) pour le peche.
Alors 7 αἱ dit : γοϊοὶ, je viens,; c'est ἃ mon sujet qu'il est eerit en tete du livre''.
* 1101.26 Ces (mots) : Tu in’as forme un corps, signifient ceci : « " Les sacrifices et les
"® _ holocaustes, dit-il, qui etaient accomplis selon la Loi (νόμος), tu les as abolis,
ὁ Pere, A cause de leur caractere figuratif et de leur imperfection et, ἃ leur
place, tu as inaugurd la venue de mon incarnation qui est plus mysterieuse
que tout et l’exereice du sacerdoce de mon corps qui est parfait et ne manque
de rien, parce qu’il possöde la remission des p&chös et une purification com-
plöte, ce que la Loi (νόμος) ne pouvait pas operer. Ges choses, des le com-
mencement, sont 6crites et pr&dites ἃ mon sujet en t&te du livre, c’est-A-dire
1. Hebr., x, 5-7; Ps. xxxıx, 7-8.
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[59] HOMELIE CI. 259
gar NO) sl, SA eo Δ 55) (as; ro ΘΕ rel 000
aus τ" Do many δι οἱ πος, op «δὶ 000
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dans un χεφάλαιον ou chapitre et dans une section, » appelant « une tete du
livre » tous les Livres qui predisaient ἃ son sujet, parce que tous @galement,
et non seulement un seul, predisaient sa venue dans la chair.
C’est pourquoi done Luc aussi a derit que, lorsqu’il apparut apres la
resurrection d’entre les morts ἃ des hommes qui marchaient sur la route,
ayani commence par Moise et par tous les Prophetes, il leur ewpliquait dans
tous les Livres ce qui le concernait'. Gependant par « tous les Livres » il
designa une petite section du livre et un chapitre, en comparaison de tout le
livre de la science divine, lequel en vörit& n'est connu que du Christ seul,
en qui se trouwent tous les Irsors caches de la sagesse et de la science”, comme
Paul l’a eerit aux Colossiens. Car de ces tresors il n’en est descendu jusqu’ä
nous qu’une parcelle qui peut @tre comparde ἃ un chapitre (κεφάλαιον) et ἃ
un tomos, et cette (parcelle) n’est pas saisie par tout le monde, mals
plus par les uns, moins par les autres, selon qu’il appartient ἃ chacun par
suite de sa preparation et de sa purification ἃ l’egard de la contemplation
(θεωρία). Jean l’Evangeliste [Εὐαγγελιστής) aussi a vu dans l’Apocalypse que ce
livre de la science parfaite 6tait &erit au dedans et au dehors, et qu'il etait
scell& de sept sceaux qui signifient la perfection du secret; il dit ἃ son sujet :
= 1. Luc, xxıv, 27.)— 2. Col., 11,13.
400 SEVERE D’ANTIOCHE. [60]
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ΕἸ personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait louvrir, -
esccepte celui qui a remporle sur la mort la vietoire a notre place, le lion de la tribu
de Juda, le rejeton de David‘. Et celui-lä est le Christ, au sujet duquel le
*L fol. 226 patriarche Jacob disait en prophetisant : "Juda est un jeune lion; lorsque tu as
ἐκ: ploye tes genowx, tu as dormi comme un lion?. C’est ἃ cause de (sa) royaute qu'il
lui donne le nom de lion; et lui-m&me, en verite, apres avoir completement
ploy6 ses genoux, s’etre couch6, s’etre endormi du sommeil (qu’il a dormi)
pour nous et ötre mort, il a montre que par sa resurreetion il a regne et
prövalu sur la mort qui avait regne sur lunivers. De son cöte Paul &erivait
aux Hebreux en ces termes : Car il est notoire que Notre-Seigneur s’est leve 10
de Juda®
C'est celui-lä qui nous a ouvert le livre de la science qui &tait complete-
ment ferme, dont un seul fomos est descendu vers les hommes. En οἰ, nous
n’admettons que celui-lä, ainsi que ceux qui, comme Isaie, etaient charges,
en plus d’6erire et de dire, de montrer aussi aux autres ce qu'il y avait dans 15
ce (tomos). C’est pour cela qu’il entendait encore : Prends-toi un grand tomos
neuf. Quelques exemplaires ont : Prends-toi un tomos du grand (ouvrage) neuf'.
Par la il est clairement montre qu’il parle du grand (ouvrage) neuf, du
1. Apoc.,v, 1,3, 5. — 2. Gen., XLIx, 9. — 3. Hebr., ὙΠ, 14. — ἃ, C'est, en effet, l’ancienne legon de
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[61] HOMELIE Cl. 361
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1. L in margine : Ἰφϑαϑ. — 2. Mai, op. eit., τ. IX, 726 : Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγον. Τὴν αἰτίαν ἐν προοιμίοις
ἀποναλύπτει τῆς θείας ἐνανθρωπήσεως.
mystere qui devait &tre eerit dans ce fomos, ἃ cause duquel il a egalement
appel& le tomos neuf et grand ». Car il est notoire que tout fomos dans lequel on
doit &crire est gäneralement neuf et non £erit; (il suit) de la que, si quelqu’'un
des Propheötes recoit aussi l’ordre d’ecrire sur un livre, c'est d'une part un livre
par rapport ἃ nous qui ne savons rien et qui n’avons pas du tout part aux
choses divines, et c’est d’autre part un iomos par rapport au livre sup£rieur.
Mais voyons pourquoi Isaie recoit l’ordre d’ecrire dans le tomos avec une
eeriture humaine. (Qu'on se häte, dit-il, de faire le partage du butin, car c’est
proche'‘. C’est la cause de l’incarnation divine qu'il met en &vidence dans les
commencements mömes. Car parce que par le pech& d’Adam la mort est entree
en s’insinuant et a prevalu sur le genre (γένος) humain tout entier, et que le
Calomniateur, emportant (son) butin commeä la suite d’une victoire (remport6e)
en guerre, nous poss6dait d&sormais, alors que nous faisions les euvres du
peche et que nous portions ainsi un malheureux tribut au tyran (τύραννος), celui
quia dit au sujet des enfants d’Israöl qui fahriquaient des briques en Egypte
1. Isaie, yııı, 1.
* L fol. 226
d.
ἘΠῚ [0]. 226 ἢ
va.
262 SEVERE D’ANTIOCHE. [62]
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1. Mai, op. eit., 1. IX, 727 : Ἀπὸ λόγου px. Προνομὴν ποιῆσαι τοὐτέστι διανομήν λαθὼν γὰρ ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ
διαθόλον χαὶ τῶν δαιμόνων, τοῖς ἀποστόλοις διένειμεν, εἰς πᾶσαν τὴν οἰχουμένην χαταμερίσας αὐτοὺς, Kal χαταδιελὼν"
ὥσπερ χληρωτοὺς γὰρ χαὶ ἀγγέλου: ταῖς ἐχχλησίαις ἐπιστήσας χαὶ ἑχάστῳ τῶν πιστῶν, καὶ ἀφορίσας πρὸς
φυλαχὴν, χατὰ τὸ εἰρήμενον, ὁρᾶτε μὴ χαταφρονήσητε ἑνὸς τῶν μιχρῶν τούτων᾽ λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι οἱ ἄγγελοι
αὐτῶν ἐν οὐρανοῖς διαπαντὸς βλέπουσι τὸ πρόσωπον τοῦ πατρός μὸν τοῦ ἐν οὐρανοῖς" ταῦτα χατήπειγε τὸν
Ἡσαΐαν γράφειν μετὰ τάχους πολλοῦ λέγων, πάρεστι γὰρ, τοὐτέστιν αὐτὸ τὸ ἔργον ἐφέστηχε χαὶ ἐπὶ θύραις ἐστίν.
et qui &taient les esclaves de Pharaon : «αἱ bien vu P’humiliation de mon peuple
qui est en Egypte, et j’ai entendu le eri que hui font pousser ceux qui le perse-
eutent par le travail, car je connais sa douleur et je suis descendu pour le delivrer‘,
lui-m&me s’est pench6 aussi vers toute notre race (γένος), persecutde par les
d&ömons qui la pers6cutaient par un dur travail, et par la prophetie il montre
qu’il se häte lui-m&me promptement et rapidement pour enlever le Malin et
le depouiller du butin que nous &tions nous-memes, Ö’est pourquoi il disait
aussi dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) qu’il est venu pour lier le fort et lui
prendre ses armes*, nous faisant encore connaitre qu'il se hätait, dit-il, non
seulement pour enlever le butin, mais aussi pour en faire la captivite, c’est-
a-dire le partage; car, apres nous avoir pris au Calomniateur et aux d&mons,
il nous a partages entre les Apötres en les repartissant sur toute la terre
habitee; il leur a partage la terre comme en tirant au sort, il a &tabli les
anges sur les Eglises et en a attribug ἃ chaque fidele pour le garder
comme il a &t& dit : Voyez a ne pas mepriser un seul de ces petits, car je vous
1. Ex., 11, 7-8. — 2. Malth., xı1, 29.
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[08] HOMELIE ΕἹ. 963
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- dis que leurs anges dans les cieus voient continuellement la face (πρόσωπον) de mon
Pere qui est dans les cieux'.
Il pressait Isaie d’&crire ces choses avec beaucoup de rapidite, en disant :
Car c’est proche, c’est-A-dire : « Voici, le fait est imminent; voiei, il est aux
portes. » Et si quelqu’un dit : « Pourquoi a-t-il done tromp& le prophete en
disant : Car c’est proche? C'est non pas immediatement, mais apr&s un espace
de eing cents ans et davantage, que (le Verbe) s’est fait homme et qu'il a
accompli la prophetie » ; que celui-lä rell&chisse bien dans quel temps Isaie
recevait ainsi cet ordre; ce n’etait pas dans celui oü il 6tait Jui-m&me, mais
or
10 e’&tait dans l’espace de temps qui devait suivre, οὐ allait se realiser ce qui
&tait dit dans la prophetie. Car telle est la prophetie, que l’esprit soit ravi et
qu’il demeure avec les choses futures comme avec celles qui sont presentes et
actuelles. II apparait done qu’Isaie, etant en presence de ces @v@nements
qui devaient avoir lieu comme de ceux qui &taient deja presents, entendait
5 justement et veritablement cette (parole) : Car c’est proche.
Mais : Constitue-moi aussi, dit-il, en qualite de temoins, * des hommes dignes ἢ 1 δ! “50
de foi, le prötre Urie et Zacharie, fils de Barachias*. Comme une pensee simple
1. Matth., xvııı, 10. — 2. Isaie, ὙΠῚ, 2.
ἃ
964 SEVERE D’ANTIOCHE. [64]
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hysamı ‚oo ‚oolana.n . Joräa old. «Ὁ Va lo .Jooı
Jsotas es ACT) Nas ὡοιον. οἱ JoaN » Joras <> μοὶ ug τ [οἷοι
haus -.Lfässo βμωοοαρᾶυ NS 9διαν. oe ΟΝ μον ΝΟ Jo;
[κ5 μιμο) sooN.]! hear x! go md) N) os Jr Lo
1. Mai, op. eit., t. IN, 727 : ᾿Απὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Δεῖξαι προείρηται τὸ Εὐαγγέλιον, τὸ Ev τῷ χαινῷ τόμῳ
γραφόμενον, ὑπὸ νόμου Kal προφητῶν μαρτυρούμενον. Οὐρίας μὲν γὰρ τὴν χατὰ νόμον ἱερώμενος, τὸν τοῦ νόμου
τύπον ἐπλήρου. Ζαχαρίας δὲ προφήτης ὑπάρχων τί ἄλλο ἢ τοὺς προφήτας ὑπέγραφε; χαὶ τῶν πραγμάτων αὐτῶν ἔνδειξις
γίνεται" εἰ γὰρ Οὐρίας μὲν φωτισμὸς Θεοῦ. Ζαχαρίας δὲ win Θεοῦ, φαίνεται σαφῶς ὡς ἐκ τῶν ἀπομνημονευμάτων
“κα
τῶν προφητιχῶν χαὶ νομιχῶν τὸ φῶς τὸ θεῖον τῆς χατὰ Εὐχγγέλιον ἀληθείας ἐξέλαμψεν. --- 2. Mai, op. cit., t. IN,
7
727 : Arno τοῦ αὐτοῦ λόγου. Βαραχίου δὲ υἱὸς ὧν Zayaplas τοῦ ἐπωνύμου τῆς εὐλογίας τῆς τοῦ Θεοῦ, δηλοῖ πλῆρες
εὐλογίας εἶναι τὸ χήρυγμα τὸ εὐαγγελιχὸν τοῖς πιστεύουσιν.
et qui est sous la main, il veut qu’Isaie, en 6erivant cela, prenne avec lui Urie
qui exercait le sacerdoce en ce temps-läa et Zacharie qui tenait la place (τάξις)
d’un prophete', afin d’honorer d’une maniere grande et veneree les choses
predites et de les faire croire et de les confirmer. Et dans un sens qui est plus
rempli de myst£ere, plus vrai et partieulierement plus digne de l’esprit, il
voulait designer l’Evangile [Εὐχγγέλιον) qui etait eerit dans le tomos .neuf,
auquel rendaient t&moignage la Loi [νόμος] et les Prophetes. Car Urie, en ac-
complissant l’exereice du sacerdoce legal, tenait la place” de la Loi (νόμος),
et Zacharie, qui &tait prophete, quelle autre chose symbolisait-il sinon les
Prophetes? Et la signification des noms eux-memes° est aussi une dö&mons-
tration des faits; car si Urie dquivaut en hebreuw ἃ « lumiere de Dieu » et
Zacharie ἃ « m&moire de Dieu‘ », il apparait clairement que c'est par ces
mentions de la Loi et des Prophetes qu'a brill& la lumiere divine de la vörite qui
1. On sail que le Zacharie qui est menlionne dans le versel d’Isaie, el au sujet duquel on ne
eonnait rien de preeis, est qualifi@ de prophete par les Peres grees. — 2. Le gree a τύπος que le
tradueteur a dü confondre avec τόμος. — 3. Les mols « significalion » el « m&mes », nöcessaires pour
intelligence du passage, manquent dans le gree de Mai, — 4. Proprement : « dont Dieu se rappelle »
ou θεόμνηστος, mais l’interprelalion tradilionnelle est bien memoria Domini ou μνήμη Θεοῦ.
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[65] HOMELIE CI. 265
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est dans l’Evangile (Εὐαγγέλιον) ; d’autre part, Zacharie, &tant fils de Barachias
qui est le synonyme de « bönedietion qui vient de Dieu », indique que la
predication de l’Evangile est pleine de benedietion pour les croyants.
Ce symbole (τύπος) et (cet) arrangement (τάξις) du t6moignage dont nous
parlons, Notre-Seigneur aussi les a accomplis lui-m&me dans les Evangiles
(Εὐαγγέλια). Ayant conduit Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, il fut
transfigur® et ilresplendit plus que le soleil, voulant leur montrer un peu de
sa gloire divine, comme une petite &tincelle. Il apparut parlant avee Moise et
avee Elie, montrant par la que son incarnation et l’Evangile (Εὐαγγέλιον) qui
l’annonce, ont pour temoins la Loi (νόμος) et les Prophetes; car Moise appa-
raissait personnifiant la Loi (νόμος), et Elie (personnifiant) les Prophötes. Luc
dit aussi ἃ leur sujet que, lorsqu’ils apparurent sur la montagne avec Jesus,
is parlaient de son depart qwil allait accomplir a Jerusalem‘; * et qu’stait
son depart, sinon la consommation de l’&conomie, qui 6tait la croix et la
resurrection d’entre les morts qui la suivit? Ainsi donc Isaie, lorsqu’il &tait
sur le point d’eerire le tomos du nouveau et grand mystere, entendait aussi :
Constitue-moi, en qualite de temoins, des hommes dignes de foi, le pretre Urie
Το τὰ, 831.
PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ, — F. 2. 18
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266 SEVERE D’ANTIOCHE. [66]
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1. Mai, op. cit., t. IX, 727 : ’Ano τοῦ λόγου ρά. ΙΙροφῆτιν μὴν τὴν θεοτόχον παρθένον χαλεῖ, ἐν τῷ
ἀσπάζεσθαι τὴν Ἐλισάδετ προφητεύσασαν ἐξ ἐπιπνοίας θείας, τὸ ἰδοὺ γὰρ ἀπὸ τοῦ νῦν μαχαριοῦσί με πᾶσαι αἱ
γενεαὶ, χαὶ τὰ τούτοις ἐπόμενα. --- 2. MS. «0. — 3. L in margine : wa:!3N0 » :haasat >> ho Pas
;>0|d80 > Je:a9 „JujamN ua ©.
et Zacharie, qui signifient et attestent la Loi (νόμος) et le chaeur des Prophetes.
Mais voyons ce que dit Isaie apr&es ces (mots). Et je m’approchai de la
prophetesse, et elle congut et enfanta un fils'. Il appelle « prophötesse » la Mere
de Dieu, la Vierge, qui prophetisa en vertu d’un dessein divin en saluant
Elisabeth : Car, voici que desormais toutes les generations me diront bienheu-
reuse”, et ce qui suit.
Il m’arrive de m’ötonner beaucoup comment le prophete, ayant entendu :
Prends-toi un grand tomos neuf, n’ait pas dit : « Et je pris le tomos », mais : Je
m’approchai de la prophetesse, nous faisant monter jusqu’ä une grande pens6e,
et (nous apprenant) que le nouveau iomos est la prophötesse, la Möre de Dieu,
la Vierge. Et comment? C’est moi qui le dis. Dieu forma Adam de la terre;
puis, apres avoir coup& une de ses cötes, la lui avoir ötde et l’avoir remplacce
par de la chair’, comme ilest &erit, il erda Eve; la femme done est une section
de ’homme, c’est-A-dire un ltomos‘. Par consequent, puisque Eve, le premier
tomos, a vieilli ἃ cause du pöche, une fois qu’elle fut condamnde ἃ enfanter les
1. Isaie, ὙΠ, 3. — 2. Luc, 1, 48. — 3. Of. Gen., 11, 21. — 4. Note marginale de L : Traduit du grec
en syriaque, le mot que nous disons τόμος se dit Jema9 (section).
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[67] ı HOMELIE CI. 267
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— 2. Ms. #2. — 3. Lin margine : sopy won eu oda, wo oral Many [Aunus [wars Las
Vo wl Br ἀμ» "50 son wo Ads „Jay [Naa woldy un Iyonpe.
enfants dans les angoisses, c’est au point de vue de la guerison que la Mere
de Dieu, le nouveau tomos, a &t& envisag6e, apres quelle eut &t& purifiee par le
Saint-Esprit et qu’il ne se trouvait en elle rien de ce qui est vieux et qui est la
peine du peche. Elle servit ἃ l’enfantement divin d’une maniere admirable,
° nouvelle et digne de Dieu (θεοπρεπῶς), elle est un tomos ἃ la fois nouveau' et
admirable, et doublement nouveau. D’une part, Dieu le Verbe ἃ pris d’elle une
chair qui possede une äme intellectuelle, et il s’est uni cette (chair) hyposta-
tiquement, attendu que la (chair) a subsiste ἃ l’instant m&me oü elle a &te
unie; car elle ne subsistait pas avant l’union, en sorte que c'est celui qui s’est
1% incarne sans changement et sans division qui passe ainsi pour avoir &t& congu
et avoir &t& enfante, et que ce n'est pas un autre homme en dehors de lui. Et
d’autre part, (il a recu cette chair) non pas *d’une semence virile, mais du
Saint-Esprit qui, en dehors de toute concupiscence, op6rait cette conception
d’une maniere cr&atrice et divine, tandis que cette (conception) &tait &erite
!5 dans le tomos avec une &criture humaine, selon la r&velation prophetique, c’est-
ä-dire tandis que cette conception divine est d&peinte *, representee et figurde
‚ d’une maniere humaine, et qu’elle attend qu’elle ait grandi peu ἃ peu et qu’elle
1. Note marginale de L : De möme le mot que nous disons IL (nouveau) se dit encore en grec
par deux expressions (λέξις) : νέος et χαινός. — 2. Note marginale de L : Chez les Grecs, dans l’usage
de la langue, « &crire » est mis pour « peindre ». C'est pourquoi, on peut done prendre, si on veut,
«e€crire avec une &crilure humaine » au lieu de « peindre avee une peinture humaine ».
1019227
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* L fol. 227
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568 SEVERE D’ANTIOCHE. [68]
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1. Ms. sel».
se soit developp&e, de sorte que les jours ou elle devait enfanter furent accom-
plis', comme dit le Livre sacr&, pour celle qui concut d’une maniere digne de
Dieu (θεοπρεπῶς) et qui enfanta d’une maniere plus digne de Dieu, parce qu'elle
est ä ce point et mere et vierge.
C’est par tous ces etats qui nous sent propres, et sans en omettre (un seul), ;
en eflet, qu’est venu le medeein et le sauveur, ayant participe de la meme
maniere que nous, comme il est &erit, au sang et a la chair’, et ayant evite
seulement la ressemblance dans le pech&, afın que, dans toutes les (conditions)
ol nous sommes, il nous m£&nageät le salut et la guerison.
Dans certains livres done il ya: Et jem’approchai de la prophetesse,; et dans jo
d’autres : Et il sapprocha de la prophetesse*. Ge (mot) : Je m’approchai,
indique que c'est Isaie qui s’approche de la contemplation (θεωρία) et de la
rövelation du prodige, tandis que l’autre (mot) : Il s’approcha, montre que
c’est celui qui lui a dit: Prends-toi un grand tomos neuf. Et celui-ci etait le
Paraclet [Παράκλητος), le Saint-Esprit, qui parle par les Prophötes, qui s’est 5
approch& de la Vierge, selon cette parole qui dit dans les Evangiles (Εὐαγ-
γέλια) : Le "Saint-Esprit viendra sur toi‘; c'est pourquoi (Isaie) aussi ajoute
ensuite : Et elle congut et enfanta un fils, pour montrer que c'est du Saint-
Esprit m&me que (venait) la conception.
7
1. Luc, 11, 6. — 2. Cf. Heöbr., ı1, 14. — 3. Isaie, ΥἹΙΙ, 3. — 4. Luc, 1, 35.
10
[69] .HOMELIE CI. 269
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C'est tres veritablement et proprement et bien ἃ propos qu’il est Eerit : Elle
enfanta un fils, car c'est ἃ cela que visait tout le but de l’economie. En effet
Eve, l’ancien tomos, apres avoir enfante Cain, dit : J’ai acquis un homme',
et non « un fils ». De la (il suit) que nous naissions desormais en qualite
d’hommes et non de fils, parce que le peche &tait maitre et puissant, et qu'il
nous &Eloignait de (toute) parente avec Dieu. Mais le nouveau tomos, c’est-ä-
dire Ja Mere de Dieu, enfanta un fils. C’etait n&cessaire pour nous, en eflet,
2110102027
va.
et nous avions besoin du Fils qui est Dieu par nature, qui nous fait cadeau Ὁ
de la gräce de l’adoption * dont nous 6tions depouilles.
Comment ne rougissent-ils pas, en entendant cela, les petits des corbeaux
de Nestorius, car ses dogmes (δόγματα) sont des corbeaux qui sont impurs,
et qui, en ce qui les concerne, obscureissent la lumiere de la science de
Dieu? En effet, celui qui, par nature, est Dieu de Dieu, et le m&me qui,
selon la chair, est n& en qualit& de Fils, ils affirment que celui-la acquit
par gräce la plenitude de l’adoption du fait du bapteme dans le Jourdain,
Comment donc me ferait-il des lors cadeau de ce dont il (ne) s’est enrichi
lui-m&me (que) par gräce? Par consequent il sera range d’abord avec ceux
1. Gen., Ivy, 1.
ἘΠ, fol. 227
va.
270 SEVERE D’ANTIOCHE. [70]
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qui sont bien traites (εὐπαθέω) et non avec ceux qui sont bienfaisants (εὐεργετέω) :
notre Sauveur sera sauvd avec nous; et quelle confirmation recevront les
paroles divines qui disent : Aujourd’hui il vous est ne un Sauwweur qui sauvera
son peuple de ses peches'? Gar celui qui est n& en qualite de Fils et de Sau-
veur, n’a pas besoin d’une autre addition pour ötre parfait; et, de plus, le
(fait) de sauver n’est pas pour lui une qualite qui est acquise ou ajout6e, mais
qui est en lui par essence (οὐσία).
Pourquoi (ne rougissent-ils pas) ceux qui professent l’imagination (9xv-
τασία) d’Eutych&s qui est ἃ elle-m&me sa loi (αὐτονόμος) et qui regardent comme
loi (νόμος) ce qui leur parait? D’une part la negation de la verite leur est
commune, et d’autre part i!s (se) divisent en une quantit6 de sectes de
croyance fausse, comme chacun peut le montrer. Et, bien qu'ils soient des
gens qui sont dans l’erreur, m&me dans cette erreur ils se vantent encore de
n’avoir pas de chef” et de n’obeir ἃ aucun des maitres de la theologie et des
interprötes des mystöres de l’Eglise. Ils sont beaucoup moins raisonnables
que les sauterelles qui n’ont pas de roi’, selon le proverbe; si en verite celles-
ci partent en bon ordre ἃ un seul commandement, eux, au eontraire, 115
expliquent leur imagination les uns d'une fagon et les autres d’une autre
1. Matth., 1, 21; Luc, ı1, 11. — 2. Les ᾿Αχέφαλοι. --- 3. Prov., XXX, 27.
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[71] HOMELIE CI. 271
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facon, comme cela leur vient ἃ l’esprit et comme des ὀνειροχρίτης OU interpretes
de songes qui nagent.
Est-ce qu’ils ne rougiront pas du nouveau omos, je dis de la Mere de Dieu,
la Vierge, qui a &t& separee de notre race (γένος) et choisie pour ainsi dire en
qualit& de temple saint, pour le ministere et l’accomplissement de l’&conomie
qui a lieu pour nous, (cette Vierge) de qui germa l’Emmanuel?
Ne montent-ils pas en courant vers Adam et Eve, les premiers parents,
ἃ cause de qui nous sommes restes dans le besoin de la gu6erison, "qui astra
eu lieu par lincarnation et ’humanation? Et reconnaissent-ils manifestement
que ce qui devait etre gueri, cela a &t& pris? Car si (le Christ) ne voulait pas
vsritablement passer par les limites de notre nature, et cela lorsqu/il est
venu möme dans ces (limites) en restant au-dessus de la nature, de sorte
que, selon la parole de Paul, comme par un seul homme le peche est entre
dans le monde ;et: par la desobeissance d'un seul homme beaucoup ont ete pecheurs,
de meme aussi par l’obeissance d’un seul beaucoup seront rendus justes'; et:
Puisque la mort est venue par un homme, c’est par un homme aussi quest venue
la resurreetion des morts?, pourquoi fallait-il tout ce eycle de l’incarnation ?
iR Rom., y, 12, 19, — 2 I Cor., xv, 21.
272 SEVERE D’ANTIOCHE. [72]
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(Pourquoi fallait-il) qu'il monträt avec fourberie cette imagination diffieile et
prolong&e? (Pourquoi fallait-il) qu’il passät par la conception et la naissance
et les autres (ὁ α 5), lesquels en verite devaient &tre montres comme dans
des hallucinations, par le moyen de choses qui sont inceroyables, ou plutöt
(μᾶλλον δέ) par le moyen de choses qui ne peuvent pas £tre; car lusage de
la nature prösente une demonstration de la verit& et non de l’imagination
(φαντασία) ἢ
Connaissant done ces choses, sachez clairement que vous regimbez
contre les aiguillons ', comme il est &crit, et soyez une portion excellente
ou plutöt (μᾶλλον δέ) (soyez la portion) möme de Dieu. En effet, il est bien
qu’on dise aussi de vous : La portion du Seigneur est le peuple de Jacob, (et)
la part de son höritage est Israel’; car vos dieum-ne sont pas comme notre
Dieu’. Je vous tisse‘ eneore ceci du me&me livre; car les ennemis de la
verite sont sans intelligence et la vigne de leur doctrine vient de la vigne
de Sodome, sur laquelle les nuages du Seigneur ne repandirent pas de pluie,
mais du feu et du soufre, lorsqu’ils descendirent sur elle’; et les reproches
qui sont emprunt6s au Livre inspire de Dieu, ils les rendent sans fils et meres
de fruits non parfaits et qui ne viennent pas en leur temps.
1. Act., 1x, 5. — 2. Deut., xxxıı, 9. — 3. Cf. Deut., xxxır, 31. — 4. Ce mot indique que la suite
est formed de diverses citations. — 5. Ci. Deut., xxxt1, 32; Ezech., xxXVvIil, 22; Gen., XIX, 24.
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[73] HOMELIE CI. 273
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1. L in margine : ;e|d |o“029 „Jusos μὰ 9 Jana 9 ὥβοο οὶ unsa9Ns. — 2. L, in margine :
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Par combien de bouches, ö mes freres, pourrions-nous done glorifier
comme il convient le Christ qui nous a donne la confession orthodoxe de la
foi et nous a delivres de toutes les tenebres höretiques? Quelle offrande
porterons-nous au nouveau Zomos du grand mystere? Quoi? Ceci : que, nous-
memes aussi, nous soyons de nouveaux fomos, separes' de tout amour et de
toute societe mauvaise, et, autant quil est possible, completement unis ἃ
Dieu, ayant ses saintes ἡ lois (νόμος) &erites en tout temps dans nos caurs
et scellees "par les bonnes &uvres, avec toute (notre) force et (notre) appli-
cation, parce que nous d6esirons aller jusqu’ä la hauteur d’ou le Christ est
descendu. Car c’est lä que nous entraine et que nous fait monter egalement
cette parole : Gloire a Dieu dans les hauteurs et pais sur la terre, bonne volonte
(εὐδοκία) parmi les hommes’. A lui soit la louange dans les siecles des
sieeles. Ainsi soit-il!
1. Note marginale de L : Il dit « coupes » parce que les τόμος en langue grecque sont dils
« sections ». —2. Note marginale de L : Sacrees. — 3. Luc, 11, 14.
ἘΠῚ fol. 228
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* 1 fol. 228
12239
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HOMELIE CI
SUR LE GRAND DOCTEUR DE LA VERITE BasıLe, ET GREGOIRE
LE THEOLOGIEN (θεολόγος).
Moise, le ministre de Dieu, qui a recu le t&moignage qu’il etait fidele dans
toute sa maison! et qu'il pouvait conduire selon la justice les paroles” qui lui
avaient &t& confides, ayant recu la Loi (νόμος) (serite) sur les tables (et) limitee
aux dix commandements qui renfermaient ce qu'il ne faut pas faire et ce
qu’il faut faire, de sorte qu’aucune des actions qui (se prösentent) dans le
monde ne tombe en dehors de leur legislation (νομοθεσία), mais de sorte que
tout soit renferm& dans la teneur du petit nombre de ces paroles divines;
— (Moise), &tant descendu du sommet de la montagne du Sinai, exposa cette
(Loi) devant Israöl et la lui promulgua. Et, apr&s la marche (dans le desert)
pendant quarante ans avec ses instructions et ses enseignements, comme il
se trouvait d6sormais quelque part (ro) sur les bords du Jourdain, il pensa
1. Hebr., ıı1, 2; Nombres, ΧΙ, 7. — 2. ΟἹ, Prov., ὙΠ], 8.
10
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[75] HOMELIE CN. 275
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Ja/No: 051 βροῦν Jilan oe DVDs Jo τόμ Imwasaıy voraszoaad,
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Joor ὁ uam marc Joa oo je ..Joot wor‘) KERR Joan wor’
«ον Joa ;35| [οον 3 walas οὶ la τ “ Jarl ausoo
ὅωοιοδ. ,ἱ uunc; Lwasasy un
Da, = Maas Juuasso οὐ. LAS [ario Nusc μοὶ.
mon DD kaso.> > 2 od ‚oasıı us, [>NaS omas . Jaaso
od [ai Mlul;an .an,so Νέαν, ] pa» Ἰωοαϑω; μᾶς Νο Js
ὑὸν οἱ 8.5... «οομδοὐν so > ad or om, Jarumoo ‚aaa
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IN > I>Na> μοι Loascı «οἷν οἷ. volle .‚olauı.; Ws ΟΝ.
„woraiu |Asoä, ‚von or> Jo Joorso .oras Joorso - Lab assı Lörs
Kosyo -.oasoas ‚ood5 Aad ‚Too Lieb δ ρος Ομ. Lu]
1. Ms. N.
qu’il convenait — ou plutöt (μᾶλλον δέ) disons ce qui est plus vrai — il recut.
de Dieu l’impulsion de developper les commandements de la Loi, de mani-
‚fester une parcelle de la richesse de l’Esprit cach& dans la lettre ' et de faire
sortir, ainsi que d’un noble sein, un enfant parfait et (venu) en son temps.
Il fallait, en effet, il convenait que ce füt apres que la Loi s’etait approch6e
du Jourdain qu’elle füt expliquse et qu’elle apparüt spirituelle. Paul, ayant
cela en vue, disait aussi : Car nous savons que la Loi est spirituelle®.
Apres avoir donc achev& cet expose developp& et &tendu et cet enseigne-
ment de la Loi, Moise appela le livre « r&petition de la Loi » (Δευτερονόμιον) ;
brisant en petits morceaux et reduisant en miettes ces dix maximes de la Loi,
comme s’il s’agit de pain, il en nourrit copieusement l’auditeur, et il montre
que la leeture de ce (livre) n’est pas moins profitable ἃ ceux qui sont chels
qu’ä ceux qui sont sous un chef, disant ainsi : Et ἡ quand il sera assis sur (le
tröne de) son commandement, il eerira pour [πὶ dans un livre cette repetition de la
Loi aupres des pretres (de la tribu) de Levi, et quelle soit avec lu, et quily lise
tous les jours de sa vie, afın qu'il apprenne ἃ craindre le Seigneur son Dieu, ἃ
1. C£. II Cor., ıı1, 6. — 2. Rom., ΥἹΙ, 14.
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*L fol. 228
Lab:
*L fol. 228
r° b.
276 SEVERE D’ANTIOCHE. [76]
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«οὐ οι...» Nas olauıs; Sn ol „A| Jeaamıs] τα No τοι
ΙΝ δα, ‚coD> μι, > [ρ Joonyo -.omas ον ΐ Joous μοὶ
l. L in margine : δα:
observer tous ses commandements et a mettre ces preceptes en pratique, afın que
son ceur ne s’eleve pas au-dessus de ses freres, de sorte qu’il ne s’ecarte des com-
mandements ni a droite ni a gauche'.
Voilä ce que Moise dit d’une facon generale lorsqu’il commande ἃ tous les
chefs. Mais, pour les @v&ques, la Loi, d’une part, est le commandement de Paul
lequel est limitö brievement ἃ peu de mots qui indiquent des sens nombreux
et importants, et dit: I! faut done que l’eveque soit irreprochable, mari d’une
seule femme, vigilant, pur, modeste, hospitalier, capable d’instruire ἡ, et (le reste)
qui va de pair avec cela.
Il y a, d’autre part, une röpetition de la Loi dans la conduite et la
parole de Basile et de Grögoire, (parole) qui a beaucoup dtendu et d&velopp&
par les faits mömes, autant qu’il est possible, le sens de la Loi sacrde, et
qui est mise pour leur instruction et leur direction devant tous ceux qui
veulent s’instruire.
Il fallait donc, selon l’avertissement du grand Moise, que tout &vöque,
lorsqu’il est assis sur (le tröne de) son commandement, &crive pour lui cette
röp6tition de la Loi episcopale, pour qu’elle soit avec lui et qu’il y lise pour
lui-m&me tous les jours de sa vie, afın qu’il apprenne ἃ craindre le Seigneur
1. Deut. (LXX), xvıs, 18-20. — 2. I Tim,, ıı1, 2,
σι
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10
[77] HOMELIE CN. 277
„a saD od „Je „on sa upon dh, ua] ‚oärnus
[ERRTRN μέραϑ > as I, ka! ons! > aD ya 5 Luna]
μὶ Ins :koasıı ul horn use; mann mo bl Su zo Μὲ Bl
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ha. οἱ; von .bl hr Nun . Luop ‚as μα, Ana „m
„hass any wo an Isoasns ."yo,20 μας .565:9 ,οὶ yanıs
ΒΕΓ Ιν- τον Nas <> ro „aaliNo were was Ja
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Νά JI5Aum = Ja, oäsD 5 ms, :\aröıy oöl |>as
IN Do01 go |Nssı> NSfso Saul „als Laos «“" Ια
D> τοῦ ΩΣ dor w000 „una go ob Jo aan „Ayo
“Ds döy Nr lo u "ΝΟΣ wi IJA2,NaS soo Ai wär
son Dieu (et) ä observer tous ses commandements, afın que son c&ur ne
s’eleve pas au-dessus de ses freres, de sorte qu’il ne s’&carte des commande-
ments ni A droite ni ἃ gauche.
Mais moi, redoutant la copie de cette r&petition de la Loi (plac&e) devant
moi, et voyant que ma conduite combat et lutte contre cette legislation
(vouohesiz), je detourne mes yeux de l’exemplaire de ces enseignements sacres,
et je trouve agr&able aujourd’hui encore de me polir et de m’aiguiser seule-
ment, ainsi qu’avec une pierre ἃ aiguiser, avec la venerable commemoraison
de ces hommes saints, et d’eflacer et de rejeter loin de moi une partie de la
rouille du pech& qui est vieille, qui ronge et qui consume peu ἃ peu et d’une
facon cachee.
*Car si je marchais par de semblables (chemins) et si je possedais cette
᾿ &p6e ἃ deux tranchants qui leur 6tait propre, qui coupe les passions de la
chair, gräce aux vertus actives, et qui, par la parole de l’esprit, passe dans
l’enseignement et penetre dans les ämes materielles et bien grossieres,
sans leur causer de douleur, ma (conduite) se trouvant en contact avec leur
(conduite) pourrait accomplir la lettre des Proverbes, et, ἃ la fin, me pro-
\
* 1, fol. 228
Nele
ἘΠῚ [0]. 228
γ᾽ ἃ.
278 SEVERE D’ANTIOCHE. [78]
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Ἐπ δ insonaon hoaas INN, opuaaz
Kal oa Dan Πα κέκον, (0 Jana (omiep 30 Joe
mM] „ar oö > Jarüıs μὰς 3% sold „Jo; Kurıo Joous
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»öl W'po > βλαὶ ol τοι „orashaso ἢ Jay Kudo Jon U Pl
eurer un avantage; car il est Ecrit : Le fer aiguise le fer‘. Au contraire
tandis que je cours le risque (κίνδυνος), comme je l’ai dit, d’ötre consum& et
detruit par la rouille du pöche, ces Peres dont nous celebrons la comme&-
moraison, feront l’oflice de la pierre ἃ aiguiser, (ces Peres) vers lesquels
je tire, pour ainsi dire, ainsi qu’au moyen de cordes, mon äme oppressee et
malheureuse, qui ne consent m&me pas ἃ faire leur comm&moraison ἃ cause
du reproche (qu'elle m£rite), mais qui rampe sur la terre, se cache, tremble
comme si elle fuyait loin des travaux de la perfection, et a peur de faire
quelque bien par hasard [πού] et m&me en rougissant. Et je lui dis ceci:
« Pourquoi t’en vas-tu et fuis-tu ces bons exemples, ὁ toi, craintive et
malheureuse ? Viens, allons vers ces statues (ἀνδριάντα) de la religion (εὐσέδεια),
au jour de leur comm&moraison, comme en une föte vönöree et splendide,
soyons remplis de z&le pour quelqu’une de leurs belles actions, et d&sirons
leurs semblables richesses, en sorte que nous soyons la possession de
Dieu; car tous les hommes sont la er&ation de celui qui les fait, mais il
n’yen ἃ qu’un petit nombre qui soient sa possession et ce sont ceux qui en
fait et en parole ne connaissent rien autre chose que Dieu et ne sont pas
1. Prov., xXv11, 17,
[79] HOMELIE CII. 279
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asservis aux passions d&öshonorantes. C'est ce qu’Isaie disait aussi dans sa
priere : Seigneur, notre Dieu, possede-nous,; Seigneur, en dehors de toi nous ne
connaissons aucun autre (dieu) ; nous celebrons ton nom‘.
« Diffieiles, d’une part, en effet, sont les euvres et les fatigues de la per-
5 fection, surtout celles qui sont tout ensemble determindes et ordonndes par
le sacerdoce et la charge pastorale des brebis raisonnables et celles (encore)
qu'il est impossible d’enumerer; mais d’autre part, gräce ἃ ces personnages
zeles et illustres qui les ont mises au point, (ces rögles de perfection) pous-
sent ἃ les imiter ceux qui sont nögligents * et paresseux.
10 «1] faut donc que par notre esprit nous courions vers eux, et que nous
nous mettions avec zele ἃ la suite de ceux qui avec science ont fait paitre le
troupeau du Seigneur, ces vaillants combattants des luttes sacrdes, qui aspi-
raient ἃ souffrir pour le Christ, qui apprenaient, par ceux qui avaient com-
battu, ce que signifie : Je parlais dans tes martyres en presence des rois, et je
15 ne rougissais pas?, et qu’il faut que celui qui porte dans sa bouche les paroles
divines ait l’energie des martyrs et quil soit tout pret A souflrir. Car c'est
pour cette raison que le prophete a donn& le nom de « martyres » aux
paroles divines, et non pas pour que nous proclamions et exaltions avec
1. Isaie (LXX), xxv1, 13. — 2. Ps. ὌΧΥΠΙ, 46,
* 1, fol. 228
vb.
* L fol. 228
vob.
280 SEVERE D’ANTIOCHE. [80]
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1. L in margine : vannhevoat.
la langue seulement une orthodoxie (ὀρθοδοξία) depourvue de (tout) risque
(κίνδυνος), et que nous soyons revetus bien modestement d'un faux masque
d’acception de personne {προσωποληψία) et d’hypocrisie, que nous trafiquions
de la parole de la verite, et que nous disions ceci et gardions cela sous les
dents, que nous soyons asservis aux Occasions, que nous vivions une vie de
lievre, et que nous craignions et tremblions, de peur que, par hasard (πού),
quelqu’un de nos voisins ne s’apergoive de notre orthodoxie (ὀρθοδοξία), que
nous courions des risques (xivduvo;) et que, pour cette raison, nous observions
de quel cöte vont pencher les aflaires.
« Toi, ὃ mon äme, malade de ces (maladies), häte-toi vers les medeeins,
(vers) les images (εἰκών) de Basile et de Grögoire qui, par oubli et negligence,
sont eflacdes en toi; aujourd’hui encore represente-les de nouveau en toi-
meme ; ne t’eloigne pas de leurs ligures divines; ressemble-leur de toute ta
force autant qu’on peut atteindre ἃ leur ressemblance. Car si maintenant tu
ne les fixes pas dans ton esprit volontairement, (de fagon qu'elles soient)
immuables et inebranlables, tu les verras, contre ta volont6, dans la tristesse
et dans la douleur du c@ur, dressdes devant toi, non pour £tre imitdes, mais
pour accuser, au jour du jugement, et tu soullriras de leur part des condam-
nations.
« Car, en v6rit, celui qui a menace terriblement par le prophöte Kzechiel,
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[81] HOMELIE Cl. 281
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1. L in margine : ᾿ς) Sb.
disant : Je jugerai entre brebis et brebis et entre belier et belier', t’examinera et
te demandera en presence de ces böliers puissants quel (profit) tu as retird A
_&tre devenue le chef d’un tel troupeau, et ἃ t’enorgueillir du tröne patriarcal;
et il te dira comment Gregoire, qui etait ἃ la t@te de la petite bourgade
s 46 Nazianze, alors qu’il etait tout courb& sous le poids d’une extröme *L fol. 229
ra.
_ vieillesse et des cheveux blancs, et qu’il avait desormais besoin d’un bäton,
6tait pourtant afllige et abattu par les soucis de toutes les Eglises; (comment),
_ de lui-meme, il se rendit ἃ la ville imperiale; (comment) volontairement il
se melait aux adversaires, renversant, pendant une periode de dix ans, les
0 .desseins pleins de ruses et de querelles des heretiques (ziperizof), et montrant
dans sa purete la noble beaute de la verite ; (comment) ἃ cause de cela il
stait traine (devant les tribunaux), tandis qu’on le frappait et qu’on langait
des pierres contre lui, et tandis qu’il pensait et disait et Eerivait avec Paul
cette (parole) : Tous les jours je meurs’.
᾿ς « Mais toi, tu dormais tout le temps de ta vie, te repandant dans les
h mneurs et te complaisant dans le tröne (θρόνος) ; tu as fait peu de cas des
injures (lancdes) contre moi, et tu n’as pas οϑό remuer les pieds en dehors
du seuil, comme on dit, et si peut-etre tu as remu& le pied, du moins tu
a. Ezech., xxxıv, 17. — 2. I Cor., xv, 31.
j PATR- OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 2. 19
98 SEVERE D’ANTIOCHE. [82]
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[867
l. L in margine : »as=.
n’as pas (remu6) la langue qui est restee äAl’intörieur des dents sans oser et
sans se mouvoir dans des circonstauces qui demandaient la franchise (παῤῥησία)
(du langage); ou bien, si elle s’est remuede, ce n’eiait pas (pour dire) des
choses profitables, mais (des choses) telles qu'il eüt &t& plus utile qu’elle ne se
remuät pas.
« En entendant ces choses, ὃ mon äme, lorsque le jugement aura lieu
— et elles seront dites par le juge et Dieu en presence de toute la creation
raisonnable — qu'arrivera-t-il de toi? Oü te traineras-tu et te cacheras-tu?
Comment supporteras-tu d’entendre ces (paroles), toi qui ne supportes pas
qu’on te compare et qu’on dresse devant toi la figure et la force vaillante et
gigantesque du grand Basile, avec laquelle il parlait ἃ Valens enrag& pour
les choses d’Arius, οὐ ἃ Modeste son gouverneur (ürapyas)? Avec la parole, il
offrait son cou ἃ l’Ep6e; et, ayant recu l’ordre de demeurer en exil (ἐξορία),
il se mettait ögalement en route promptement de lui-m&me, ne faisant pas
attention ἃ celui qui menagait et qui terrifiait par des terreurs quotidiennes,
mais (bien) ἃ celui qui a donn& la loi (νόμος) que voici : Quand on vous persecu-
tera dans cette ville, fuyez dans cette autre'.
1. Matth., x, 23,
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[83] HOMELIE CI.
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« *Et que dirai-je de la conduite pure de cette vie? Comment supporterons-
nous d’etre examinds et compares ἃ ce (saint), lorsque, selon la parole du
prophete Malachie : Le Juge entrera comme le feu du ereuset et comme l’herbe de
ceux qui lavent, et s'assiera, fondant et purifiant comme de l’argent et comme de
lor' 2 N’est-ce pas comme du plomb que la scorie de nos actions sera enlevee,
ou, comme du petit bois et de I’'herbe, ne deviendra-t-elle pas comme de la
poussiere et de la cendre? Prends et lis !’homelie prononcee par le Maitre sur
la (parole) : Fais attention a toi-m&me?, et tu verras un esprit de philosophie qui
est assis sur la forteresse m&me de la chastete, pour ainsi dire, comme un roi;
et non seulement il commande et preside avec sagesse et avec ordre aux sens
et aux operations de chaque membre, comme ἃ des serviteurs qui portent la
lance (δορυφόρος), mais il guette et observe d'un regard penetrant et fatigue par
l’attention les mouvements mömes des pense£es, et il examine et il regarde d’un
cöte et de l’autre, de peur que par hasard (πού) quelque mouvement violent d’une
‚pensee inconvenante ne s’elance et ne sorte de la (pensee) principale, et, pour
ne l’avoir pas retenu et reprime, il ne commette intörieurement, par suite de
1. Mal. (LXX), πὶ, 2,3, — 2. Homelie sur Je texte du Deutöronome, xy, 9 : Πρόσεχε σεαυτῷ, P. G.,
t. XXXI, 60]. 198-218,
* 1, fol. 229
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98% SEVERE D’ANTIOCHE. [84]
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la violenee du mouvement, « un p&ch& qui n’a pas de t&moin et qui n'est pas
τόνό]ό et qui (reste) inconnu ἃ tous les hommes, jusqu’ä ce que vienne ER
qui connait les secrets des tönebres et qui manifeste les pensdes des caurs' ».
Car il me eonvient de me servir des paroles m&ömes de Basile, puisqu'il
n’est pas possible en verit6 que nous montrions οἱ exprimions ses propres
(pensdes) sinon par ses propres (paroles).
De Ἰὰ (ἐντεῦθεν) il Gtait Egalement revere de tous ceux qui faisaient partie
de son troupeau et de tous ceux qui pratiquaient la philosophie et qui s'adon-
naient ἃ la vie monacale, non seulement des hommes, mais aussi des femmes,
leur röpondant comme un medecin, comme un serivain, comme un docteur,
comme un pere, ἃ tel point que ses propres r&pouses, 6tant comme des
röv6lations et des pröceptes de Dieu, ne laissent absolument rien sans
u6rison, mais qu’elles sont tout un code de salut; et le fait de s "en ecarter
et de s’en detourner un tout petit peu, m&me pour ce qui semble juste,
constitue un danger (κίνδυνος) manifeste et une pente glissante qui mene ἃ la
fosse.
‚Quant ἃ ceux * qui vivaient dans le monde et qui &taient aux prises avec
νι. Ch P.G..t. XXXI, col. 199-200 : "Audortu;ov ἔσω τὴν ἁμαρτίαν εἰργάσατο, ἄγνωστον πᾶσιν, ἕως ἂν ἔλθῃ ὁ
ἀποχαλύπτων τὰ χρυπτὰ τοῦ σχότους, χαὶ φανερῶν τὰς βουλὰς τῶν χαρδιῶν,
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5
10
15
[85] HOMELIE CI. 285
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les affaıres, en leur adressant frequemment la parole, il les avertissait et ıl
leur apprenait ἃ ne pas se laisser surprendre par le flot de la matiere (ὕλη),
mais de depasser en courant ce qui passe en courant et de s’appliquer aux
choses futures et durables. Le fait accompagnait la parole : ceux qui 6taient
5 riches se dechargeaient du poids de leur fardeau, et, bien congedies, 115
quittaient le monde en toute s&curit&; et ceux qui avaient faim 6taient nourris.
Ainsi, ἃ une epoque οὐ la famine atteignit une fois le pays de Cappadoce et
οὰ tous les (habitants), et en particulier les pauvres, souflraient de la faim et
‚ perissaient, il ouvrit sa bouche' pour (prononcer) la parole de Dieu, selon le
τὸ pr&cepte qui est dans les Proverbes, et aussitöt les greniers de ceux qui
faisaient le commerce du bl& s’ouvraient, (greniers) sur lesquels 6tait la
serrure qu’on ne peut fracturer, ἃ savoir celle de l’avarice (φιλαργυρία), qui ne
s’ouvrait et n’obeissait {π᾿ ἃ la main pleine d'or, et qui ne r&pondait pas 51]
n’y avait pas de monnaie; et alors le ble, repandu abondamment dans tout le
15 pays, coulait comme des sources et personne ne manquait de nourriture.
Mais voila pour (Basile). »
1. Οἵ, Prov., xXXt, 8-9,
‚fol. 229
veb,
L fol. 229
ν᾽ Ὁ.
286 SEVERE D’ANTIOCHE.
sol [393 : ySo20 05 „Aus οι ee οἱ JaDJ, ad go οδι
ara Joor wood! sans dus ἸῺΝ ,5 Ju οἷς . Jon yol
τοι, ῦϑοο Jooı «θοῦ Jlosorms Kaöho) SuAso Aue Iso; Id. }]}
|} 35.26.39 on “οἱ νοὶ Νὰ (δι JNune las ! NOS ET
.} koasaso - οἷν. woor (zo; dor Ἴοοι ΘΝ 5 ER 3 2,0000) μων
ar Jars, EN NINO ‚oöts “Sa nas o001 om] Junyaspe,
[86]
ΤᾺ N ΣΕΥ
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HaD4pDo μα, Jooı Juaasoy βοΐ SDor Jar, ΠΝ ϑοιαϑὸ
“οἱ am Jusoy ut :)Ni.o "» το Jun Jans Jjoha, Las) gas
‚lamasS Nuas] |. arxo „uud „Ay οἱ :Jocı or) um ul Als
Habe „any Ile amdis JNssbo ange ss ‚ai Μὲ ‚man
as > Jar wa, Jar, yr )Nsotasa> 1a ‚ana limlas
5. 0 .,0001 uS0Hr 0001 epaaıo Jo] μας AN Mobs mo Ds
Quant ἃ Ignace revetu de Dieu (θεοφόύρος), qui marchait sur des hauteurs
plus grandes et cela en tant que martyr, il instruisait non seulement son
propre troupeau; mais, lorsqu'il allait en toute häte vers la ville de Rome, et
(cela) pour les luttes du martyre, ou plutöt (μᾶλλον δέ) vers la ville sup6rieure de
Jerusalem, il 6crivait encore par lettres ἃ ceux qui l’avaient vu A son passage
ce qui .lui semblait (convenable), et ses commandements &taient une loi (νόμος)
immuable; car les paroles des saints agissent et font agir.
Et moi, parce que je n'ai pas exerc& mon äme par les travaux actifs, je ne
convaincs pas mes auditeurs. C’est pourquoi, lorsque je vous avais parle
pr&cedemment d’un petit don d’un peu d’argent qui püt seulement suflire ἃ
couvrir le denüment et la nudit@ de la table vensrable dans une des saintes
eglises' — et quel (but) imaginerait-on qui füt plus convenable que celui-ei
“ou plus revöre et venerable? — je n’ai pas pu vous bien convaincre. Mais
les uns &couterent et louerent ma parole, en agitant la main et en faisant
cadeau d'une langue elogieuse; d’autres, par quelque petit don, montrerent
hypocritement de l’amour pour mon amitie; car s’ils avaient songe qu’ils
1. Ch. pp. 46-48 la fin de l’homelie sur Drosis,
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[87] HOMELIE CI. 287
Ι κω OD 0001 nn — Jay -.JA55 > Mas won οἱ Aus wmors
Jassl wir 00r> I ge Jo ον. häsas il, asiy [59:55
τοί 80 arnas, slosasyıs ET) ‚Also Sunıo οἷο Jigwo Loc
ΝΑ oA δι JA]; Mus <>
Jay οομἱ „LAU "μικω Nam δο,ο | asoıy, al μ5.᾽)ο
I son Joan ala Luis, χοὶ „> „Jos Ns; J.j5aas x
μων. ‚so Jooı „as asyay Jans olopuaıs nor udaiam
Joa 1.5 JG Ἰαϑορθο ." \0oWooL> 0001 alle 50 807 κα όμθο .Lyr>
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arasse Lies χαῖθ Da Ja
1 Lin margine : amasL|.
donnaient ἃ Dieu, necessairement 115 auraient estime petit ce qui (leur) parait
grand. Un plus grand nombre s’est pr&valu aussitöt de l’exemple de la veuve
qui fut approuvee et louee pour l’offrande des deux quarts d’as seulement ',
sans savoir que par eux elle avait donne toute sa fortune puisqu’elle vivait
dans la mendieit6; et ceux-lä, imitant (cette) petite quantite (prise) sur le
grand superflu qu’ils ont, ignorent combien ils restent en arriere et se
tiennent eloignes de l’intention de cette femme digne d’eloge.
‚Et comment cela ne releve-t-il pas de la misere et ne donne-t-il pas lieu a
une grande accusation (κατηγορία), vu que Moise, dans les debuts de la
connaissance de Dieu, alors que, comme en figure, il s’oceupait de ce qui
n’etait pas encore achev6, donnait le commandement de faire des offrandes
pour la construction du tabernacle ἃ des gens diflieiles en quelque sorte .
parmi ceux qui avaient rapport6 de ’Egypte un esprit grossier; et l’abondance
des offrandes coulait comme un torrent, soit de la part de ceux qui donnaient
seulement, soit de la part de ceux qui aussi ex&cutaient avec eux les travaux,
ἃ tel point que m&me ceux qui recevaient (les oflrandes) disaient ce qui est
eerit : Le peuple apporte beaucoup plus quwil ne faut pour les travauc que le
Seigneur a commande de faire*.
1. Mare, ΧΙ, 42. — 2. Ex. (LXX), xxxvI, 5.
288 SEVERE D’ANTIOCHE. [88]
‚alas » ΠΕ: „ol Jr wii [WA BOT aa): μαϑαλϑο κ΄ τὸν
—> lo wär “ΟΝ ΟΝ. Αἱ μκκ5. Ἰακοαλον ww dar add
kuasaxı 59] las ads wa na] Lusam ! ol wis .JoN;
As TER 2. ΤΌΣ KOMM as, lab ἢ] Nil rn
μοι od ΝΣ dor Lido, Jo μνϑὰἃ Ko ass So
yaaıy. | ao r Holy οὐι pl: ES Ni] Joow u: so Dass
"1,fol 290 JS > δ᾽ Mina ΠΝ ϑοιαϑὸ ar won ja) ar soul ἢ
mr, io san ui dur si, Janus — δὶ Jlaumucı,
omas ‚als Am I wc as N] er) 209 - sis
ga us ϑοϑοδ» may wül sl Ῥω ! ..Η] NT RT
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JS; Jam] Asaios lands ὁμδο Jahr wi ὅδ. AN {μα
μμοῖο [5] χὰ τ᾿ Βρμοο JNuaaal {μ|99 oo ‚Lunam San „00,80 ς 9)
Φκαϑοὶ „ara χϑδο «Ξῆλϑϑο μοι ano
Mais nous, qui sommes les ministres de la gräce et du Testament (Διαθήχη)
qui ne vieillit jamais, en nous adressant ἃ vous-m&mes qui avez regu l’adop-
tion, qui tes les heritiers de Dieu et les coh6ritiers du Christ ', qui n’etes
pas en route vers la Terre promise, mais qui vous hätez vers le ciel m&me,
parce que la r&surrection et la vie future, heureuse et immaterielle, sont pr6-
sentes au bout de peu de temps, serons-nous si Pann > et, moins encore,
*Lfol. 230 nous conduirons-nous comme 5.1] n’y avait aucun espoir "que quelque chose
"* 46. bon füt rendu ἃ ceux qui donnent genereusement? Ὁ manque de foi!
O pauvret@ de mes paroles! C’est l’oeuvre de la comm&moraison de (ces) saints
de venir au secours (de ce manque de foi) et de parfaire ce qui manque, et
je ne rougis pas de rendre solennel mon bläme ἃ cause d’eux. Car ötre bläme
dans la vie presente procure un avantage, tandis que l’ötre dans la vie future
cause un dommage et un malheur inconsolable. Puissions-nous en ötre delivres
par la gräce et par la charite (φιλανθρωπία) de notre Dieu grand et notre Sauveur
Jesus-Christ, ἃ qui sied la louange et la puissance, ainsi qu'au Pere et au
Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siöcles des sieeles. Ainsisoit-il!
1. Cf. Rom., vııt, 17.
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HOMELIE CIN
Sur L ErıpHAnIE QUI EST LA CINQUIEME (SUR CE SUJET).
Bas
Apres vous avoir bien des fois parl& sur cette fete et, selon les faibles
moyens qui sont en moi, vous avoir fait les rellexions philosophiques (ἐφιλο-
σόφησα) qui me sont venues (ἃ l’esprit) et avoir epuise, pour ainsi dire, toute
᾿ὑπόστασις ou ressources de ma pauvret6 — si en vörit& l’on peut parler des
ressources de la pauvret@ — je voulais me taire sans faire aucun reproche
au lien d’indigence qui est sur mes levres, et je ne sais comment la voix de
celui qui crie dans le desert meut en ce moment ma langue; le heraut et le
precurseur de Dieu le Verbe fait que la parole court en avant de l’intelli-
gence qui s’attarde; de nouveau Jean lui-möme fraye deja un chemin meme
aux intelligences, lui qui est envoy& comme un ange devant la face (πρόσωπον)
du Seigneur' pour etablir d’avance et preparer la voie de notre salut.
1. Cf. Matth., xı, 10; Mal., ıı, 1,
Ἵ, fol. 230
Tb:
290 SEVERE D’ANTIOCHE. 190]
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Je vois que le Jourdain lui-m&me roule des flots de lumiere plutöt que
(νᾶλλον ἢ) d’eau et qu’il s’eleve en vagues de science, sans que je sache
comment supporter (cette) lumiere; et c'est ἃ propos que je crie les paroles du
centenier: Je ne suis pas digne que lu entres sous mon toit',
Car, si je m’etais &largi moi-m&me par la rectitude du precepte divin
— en eflet, comme il est &erit, son precepte est bien large” — si je pouvais
ouvrir toute grande la bouche de mon intelligence et attirer l’Esprit’, et si
*L fol. 980 1 6tais la ville situee sur une montagne ‘, "c'est necessairement que les cou-
r° ἢ
rants du fleuve que je recevrais en moi rejouiraient la ville de Dieu‘, comme
le dit quelque part (ποῦ) en chantant le prophete David.
Comment un fleuve d'une telle lumiere, en entrant dans une petite
maison tres 6troite et malpropre et sans clarte, n’obscureira-t-il pas et
n’eteindra-t-il pas, par son grand &clat, les yeux remplis de beaucoup de
boue? Ou m&me n’inondera-t-il pas, n’arrachera-t-il pas et ne deracinera-
t-il pas tout? Par consöquent la prösence de la seule humidite et d’une
1. Matth., ὙΠ], ἃ. — 2. Ps. cxvıu, 96. — 3. Οἵ. Ps. exvım, 131. — 4. Cf, Matth., v, 14. — 5. Ps.
XLV, ὅ.
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191] HOMELIE ΟΠ. 291
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1. Ms. οἷ.
seule petite goutte suflira ἃ &clairer ma petite maison tout entiere, ἃ tel
point qu’elle semblera faite de lumiere, l’enduit de boue &tant desormais
cach6, parce qu’elle sera Eclairde de toutes parts.
Mais, tandıs que je d&tourne mon esprit et que je m’en vais, ne me trouvant
pas en force en face de la hauteur des flots du Jourdain qui montent en
vagues, je vois que Jesus lui-m&me y est baptise, lui qui baptise dans le
Saint-Esprit et dans le feu'; je m'eleve avec la flamme divine par une ascen-
sion qui s’eleve en haut, je suis tout entier comme un oiseau, et c'est en bas
que je vois la lumiere meme qui ἃ l’instant me semblait haute, apres que je
suis moni6& vers celui qui a &t& pour moi la cause de (cette) @l&vation, qui
donne l’esprit, qui est au-dessus de toute prineipaute et puissance et vertu et domi-
nation, et de tout nom qu'on peut nommer, non seulement dans le siecle present,
mars aussi dans le siecle a venir*.
Car c'est le propre de l’esprit et du feu de se porter en haut, et (celui)
de l’eau de couler en bas vers les endroits profonds et de jaillir dans un lieu
profond et (situ&) en bas. Mais, parce qu’il appartient ἃ (l’element) superieur
de vaincre, (l’eau) aussi a monte, une fois qu’elle se fut melee avec le feu
1. Οἱ Matth., ıı, 11. — 2. Eph,, 1, 21.
292 SEVERE D’ANTIOCHE. [92]
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et l’esprit; tandis qu’elle coule en bas, elle enfante en haut; et, de ceux qui
sont enfantes, elle fait des fils du Tres-Haut, ἃ cause de celui qui est venu
d’en haut et du ciel, est descendu vers elle, (y) a et& baptise et lui a donne
toutes ces (qualit6s) divines et sublimes.
Mais je ne sais pas de quelle maniere, moi-meme aussi, apres m’etre
*1,101.930 envole en haut jusqu’a (cette) hauteur par la parole, "et m’ötre &leve avec
‚@ Ja sublimite de la divinite autant qu'il est possible, tout A coup je suis parti
pour la profondeur de l’&conomie, et j’ai vu celui qui est au delä de tout
descendre vers l’eau et (y) &tre baptise. Mais, parce que c'est le möme qui,
d’une part, eternellement et sans commencement, c’est-A-dire ind&pendam-
ment du temps, a &t6 engendr6 par Dieu le Pre, en tant qu'il est la splendeur
de la gloire et l’image de la substance' de celui qui l’a engendre, (et) qui,
d’autre part, a aussi participe ἃ notre essence (οὐσία) ἃ la fin des temps
par la naissance, et a participe de la meme maniere que nous au sang et ἃ
la chair?, comme Paul l’a dit, et A une chair qui n’est pas d&pourvue d’une
ame intellectuelle, en sorte qu'ıl recoive completement la ressemblance avec
nous, ne manquant absolument que du pöche, tandis qu’il tient du Saint-
1. Hebr., ı, 3. — 2. Höbr., τι, 14.
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10
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[93] HOMELIE CI. 293
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ἘΝ ϑο Jo SA; χοΐο τῴο! [βοῦν „lo Jäde Sol Dod
Naa.ui, Lamas Ja ΟΜ] Se ! „20 ΝΌΟΝ, ho wuyahl, NS]
Josua, |Aulsas ἊΣ lo JbasoA> oollo - Jar) Nlms Jlasıl
„Nus 009 Joa EN aD Jpol. ! Jamar N > Ἰωὰς ..ysoor> 138:
χοὶ pas haus; ‚assı haso.> ΤΆ θοῦ κοῦ lab ΚΝ Ja) ον ϑσοα,
> on οἷν .οἷὖς As ναοὶ μυμϑ5 „0 ΝᾺ] SS (iso Joel. a
“IH lu, al] )Naxas gas | JAN as) 00,9 N
Joa ha .Aı, 5 Aus SA Νὰ Don > > alaso .uasl,
«λοι ΟἹ ΟΝ, μοιον., ἡ]: OLD «τοι — [RS Halo x? μδϑοδϑὸ Js
το 51» ον ‚Jısa5N%, J )la,asAs ro “οἱ yon Joa vor ἡ»
Esprit et de la Vierge ce qui convient ἃ Dieu et ce qui est excellent; pour cette
raison, puisque l’Emmanuel est un de deux natures, sans confusion, ἃ savoir
la seule hypostase et la (seule) nature incarnde de Dieu le Verbe, (il s’ensuit)
necessairement que la parole qui se rapporte ἃ [πὶ et la signification sont
aussi unes et indivisibles, et que ce qui esten bas se r&unit avec ce qui est en
haut. Et, m&me si tu cours vers le haut, et (cela) afın que tu parles de Dieu
le Verbe, tu comprendras que celui-ci s’est fait homme, et, sans le savoir,
tu descendras, d’une facgon inapercue, aux profondeurs dela charite (φιλανθρωπία)
et tu t'etonneras du prodige. Et m&me si tu descends dans ton esprit avec les
mesures de l’andantissement, d’une part tu n’arriveras pas jusqu’au fond, car
tu ne parviendras pas ἃ comprendre combien il est descendu; et, d’autre part,
tu seras soulev6& vers le haut, ἃ l’instar de ceux qui se baignent dans la mer,
comme par la poussede de l’eau, et en prenant l’'homme tu trouveras ndces-
sairement que le möme est Dieu. Möme si volontairement il s’est fait pauvre
dans.une condition inferieure, tu trouveras qu’il est superieur; il est capable
de prendre (pour lui) les choses humaines, parce qu’en verite il s’est fait
homme sans changement, et il n’est pas susceptible d’ötre domin& par une
seule d’entre elles, parce qu’il est Dieu qui leur &tait inaccessible meme avant
ἘΤ᾽ [ο]. 280
γο ἢ.
* L fol. 230
velh?
29% SEVERE D’ANTIOCHE. [94]
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ro OD Soras JASS Mfis) od 00 wir cin la μέγαν,
l’incarnation. Car, par le fait qu’il s’est incarne, par la möme il a accepte * de
souflrir toutes les (choses) humaines, sans rien öter ou diminuer de tout
ce qui etait en {π| par essence (οὐσία). Pourquoi, en effet, s’eloignerait-il aussi
de ce qu'il est Dieu? Qu’ils soient done dechires et ansantis, ceux qui divisent
ce m&me (Christ) par la dualite des natures apres l’union, ainsi que ceux qui
en apparence (σχῆμα) ont eu des opinions orthodoxes et ceux qui ont dit
(ces choses) par acception de personne [προσωποληψία) et hypocrisie! Car de
tels individus seront coup6s en deux morceaux au jour terrible du jugement,
comme le veut la parole certaine (ἀψευδής) de notre Sauveur laquelle dit : Son
maitre viendra et le mettra en pieces, et placera sa part avec ceuxw qui ont egard
aux personnes et (avec) les hypocrites'.
Comment donc serions-nous charitables envers ces hypocrites? Ou
comment n’excommunierions-nous pas et n’expulserions-nous pas ceux qui,
en ce qui les concerne, ont coup6 en deux cet un, notre Seigneur et notre
Dieu J&ösus-Christ? Ou, tandis que nous ne supportons pas l’insulte qui nous
est faite ἃ nous-m@emes, pour quel motif pardonnerions-nous ἃ ces insulteurs
de la divinit@? Ils ont pris pretexte du manque de dignit& (μικροπρέπεια)
accepts, alın de nous venir en aide, par celui qui volontairement s’est
1, Cl. Matlh., xxıv, 50-51.
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[95] HOMELIE ΘΠ]. 295
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Jam'oSo μοοϑνδο, Jo och! JusNam, » ei OÖ „0001 KuOhsrDy
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Js » „fa wanna, wir μίϑιδοο (ον, Νὴ JE] Aslo ax] yo hl
mM] aspspo ED Ijalsz wir 0 „do Jena ui so SD
> IN) load; las, : wöl
4. Le sens demande uAxo.
andanti lui-m&me', pour detruire le grand et insoluble mystere de l’incar-
nation; ils ont assign& et attribu& en propre ἃ la nature humaine ce qui se
rapporte ἃ la guerison et ἃ la condescendance charitable; ils ont fait un
etranger du medeein, qui, A cause de sa pitie, s’est pench@ de la hauteur
sur ceux qui &taient malades; qui, alors qu’il n’est pas susceptible de solution
et de coupure et qu’il n’est nullement sujet ἃ la coupure blasphematoire de
ceux-la, est aussi venu au bord du Jourdain; (qui), apr&es avoir accepte pour
lui-m&me, comme homme, le bapteme de Jean par l’eau, a place dans ce
(bapteme) möme, comme Dieu, notre propre purification qui (a lieu) par le
feu et le Saint-Esprit; qui se mele ἃ l’eau sensible de la source intellec-
tuelle de la vie, dans la lumiere de laquelle nous avons vu la lumiere?, lorsque
nous avons vu en elle, comme dans un miroir, l'unique essence (οὐσία) et
divinit@ du Pöre et du Saint-Esprit; (qui) penche, comme homme, la tete
vers le Baptiste, et le m&me entend, comme Dieu, la (parole) : C’est moi qui
ai besoin d’eire baptise par toi ei c'est toi qui viens ἃ moi, et (qui) repond cette
(parole) : Laisse faire maintenant” — empe6chant ce qui est tr&s lointain et
* 1, fol. 231
ra
en dehors ἡ de ce qui convient aux paroles de l’&conomie, ἃ savoir que la * En 231
grandeur de sa divinite füt manifestee (alors) parmi nous.
1. Cf. Philipp., τι, 7.— 2. Cf. Ps. xxxv, 10.-— 3. Matth., πὶ, 14-15,
296 SEVERE D’ANTIOCHE. [96]
NJon Ir DI Apiu200 anpD0 ua! Jasoy asos Susoı aus
Jas,20o JEAN Joor ori oc1 » om Kos SA „Melys,200 "ν-ϑὶ
δὶ II δ, Jo Mjsse μὰ δ καὶ (a was ne
Jilas DA ‚Las; Jam; AseS, ums Jawası δὶ ass
JaD 000 hly word ua sone yo Do mo lau) Νλο δὲ
mad; Lang Hoppe Lady as οἰ κοοὶνι Jooı Jo Kal ID) Nyasasıo
san.so 4 lau, Jun las οοοι gras 09 „0 τοις ΝΑ] 20
lady os .Joor JE] se ὼς κε λϑι > me yl Id Sn Js οδι
a. ol .. Joa > Joa She IN. Kuss μα I 2 0
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ER Js) Js); oa; RN “ἢ Jay Ss Luis); (omas 10
Ilias :kauys ol) naaly oa Je Do] :Laro users Lu;
mul el zoroie μὰ} bb ai οἷν orlaul My asäı
od N] Sem hair ac mu] omas hu du 19 Dun
Jaısız II, Ια 2.5 aus χοὶ pp kai umas ao
1. L in margine : \}209.
Les choses qui sont ainsi composdes ensemble et unies les unes aux
autres d’une maniere conforme ἃ la fois ἃ la divinite et ἃ l’&conomie, puisque
le m&me etait Dieu et homme veritable, qui done oserait les diviser entre
les deux natures d’une facon blasphematoire et ignorante? Mais — ὃ mer-
veille! ὃ profondeur de l’&conomie qui est incomprehensible et qui &elaire
de toutes parts du fait de l’abondance de la charite (φιλανθρωπία)! — Jean
appelait‘ enfanis de viperes' ceux qui venaient au bapteme, |parce qu'ils
6taient tombes jusque dans l’amertume des reptiles venimeux et quiils en
ötaient deja venus ἃ la nature des betes sauvages. Et Jesus, qui ne connait
pas le peche, venait au bord de l’eau comme l’un de ceux-lä, (lui) ἃ qui
David disait en le regardant des le commencement avec des yeux de pro-
phete : C'est toi qui as brise les Ietes des dragons sur leau, c'est toi qui as
eerase les tetes du dragon*. En eflet, le dragon, lancien chef et le serpent, le
Calomniateur’ qui fit sortir Adam du Paradis, et les dömons places au-dessous
de lui qui, eux aussi, sont justement appel&s dragons, en tant qu’ils ont avec
lui une seule et m@me volonte, qui ont beaucoup de tetes, qui sont en
nombre &gal aux passions, et qui ont exere& leur empire sur l’humidite de
1. Matth., 111, 7. — 2. Ps. Lxxıı, 13-14. — 3. ΟἿ. Apoc., ΧΧ, 2.
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[97] HOMELIE ΟΠ]. 297
‚Ja voaal__s ar > KDn asus Jabo :)lauı; Or. |
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2 00 ὶ en wg ol, Jua.] -. „>| > a0, öl
la vie des hommes, ainsi que sur la mer, et, en quelque sorte, ont change
la nature (humaine) en leur propre mechancete, nous montrörent serpents
et enfants de viperes, et non hommes que nous sommes, mais ce que nous
sommes devenus lorsque nous sommes tombes malades du p6che.
C’est pour cela que Jesus vient dans le monde, tandis qu'il le remplit
comme Dieu, et qu’il y entre comme homme; c’est pour cela qu'il est venu
au bord du fleuve du Jourdain, pour qu’il tuät les ttes diverses (πολυσχιδής)
de la mechancet6, et pour que nous ne soyons plus leurs enfants; mais lui-
m&me, puisqu’il est la seule t&te et le seul principe de l’Eglise, il nous mon-
trera enfants d’une seule töte par le bain divin de la regeneration', n’etant
plus varies comme enfants de plusieurs (t&tes), mais 6tant simples et veri-
tables comme (enfants) d’une seule (tete). En montrant cela, Paul &erivait aux
Galates en ces termes : Car vous tous qui avez ete baptıses dans le Christ, vous
avez revetu le Christ. Il n’y a plus ni Juif ni paien, iln’y a plus ni esclave ni
ἘΠῚ fol. 231
Tab:
libre, il n’y a plus ni homme ni femme; tous, en effet, vous @tes * un dans le Christ * Lfol. 231
Jesus’. Et dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) notre Sauveur dit lui aussi ἃ (son)
Pere au sujet de ceux qui croient en lui : Afin qu’euw aussi soient un en nous.
1. Οἵ, Tite, ΠΙ, 5. — 2. Gal., ıI1, 27-28. — 3. Jean, xvı1, 21.
PATR. OR. — T. XXII. — F. 2. 20
298 SEVERE D’ANTIOCHE. [98]
ΝΟ :)NS ro Ja 0,20 γι ϑὸ Jocı Pro νῷ or ea |
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1. Mai, Seriplorum velerum nova collectio, t. IX, 733 : Ἀπὸ λόγου py'. Πᾶν μὲν γὰρ εἴ τι μετέωρον
χαὶ ὑπέροφρυ, χαὶ βουνῷ χαὶ ὄρει παρεικαζόμενον φρόνημα, τὸ εὐαγγελιχὸν ἐξωμάλισε, μέτρια παιδεῦσαν φρονεῖν"
πᾶν δὲ χοῖλον χαὶ εἰς βάθος τυγχάνον ἀγνοίας Θεοῦ, χαὶ φάραγγι προσεοιχὸς, ἄνω πεπλήρωται διὰ τῆς ἐπὶ πάντα
ἴσης χλήσεως: χαὶ διδασκαλίας χαὶ ἐπιγνώσεως. — 2. Ms. ομδωΐ. — 3, Mai, op., eit. t. IX, 733: Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ
γόγου. ᾿Αλλὰ μὴν καὶ τὰ σχολιὰ ἐγένετο εἰς εὐθεῖχν, πάντων τῶν προσχεχλημένων ἀνθελομένων τῆς σχολιότητος τὸ
τῆς ἀληθείας εὐθύ.
Jean, prechant ἃ l’avance et &tant pr&curseur du Verbe et eriant les paroles
dites auparavant par Isaie, faisait &galement connaitre ἃ l’avance que par
le bapteme Jesus appelle ἃ un seul et möme honneur et il disait : Toute vallee
sera remplie, toute montagne et (toute) colline seroni abaissees, ce qui est tor-
tueua sera vedresse, ce qui est raboteuse (sera change) en chemins aplanis, et
toule chair verra le salut de Dieu'‘.
in οἴου, tout ce qui etait d’esprit superbe et hautain, et qui 6tait sem-
blable ἃ une colline et ἃ une montagne, l’Evangile (Πὐαγγέλιον) l’a aplani,
en apprenant et en enseignant A penser avec mod6ration; et toute d&pression
et ce qui est dans la profondeur de l’ignorance de Dieu, et ressemble ἃ
une vallde, a &t6 combl& par la vocation egale en tout point, par l’ensei-
gnement et par la connaissance, selon la prophetie de Jer&mie laquelle dit: Et
personne n’enseignera a son prochain, ni personne a son frere, disant : Connais
le Seigneur,; car tous me connaitront, du petit jusqu'au grand?.
Mais, en verite, les choses tortueuses ont &t& egalement redressces,
1. Isaie, xL, 4-5; Luc, ı11, 5-6. — 2, JEr., XXXI, 34.
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[99] HOMELIE CI. 299
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1. Mai, op. eit., t. IX, 731 : ᾿Ἀπὸ λόγου ργ΄. Τὸν ταῖς χεφαλαΐς πολὺν, τὸν πρῶτον νοήσαντα τὸ ποικίλον
τῆς πονηρίας καὶ πατέρα πάσης σχολιότητος" μάχαιραν δὲ φησὶ τὴν τοῦ ἁγίου Πνεύματο: δύναμιν, ἣν χατήγαγεν
᾿Ιησοῦς ἐπὶ τὸ ὕδωρ, τὰς τοῦ δράχοντος συντρίθουσαν χεφαλὰς, ἧς ἔτι χαὶ νῦν οἱ ἱερεῖς τὴν ἐνέργειαν τῇ αὐτοῦ
φιλανθρωπίᾳ χατάγουσι, διὰ λόγου Θεοῦ καὶ ἐντεύξεως᾽ χαὶ μαρτυρεῖ τούτῳ Παῦλος λέγων" χαὶ τὴν μάχαιραν τοῦ ΠΙνεύ-
ματος, ὅ ἐστι ῥῆμα Θεοῦ" ταύτην δὲ καὶ δεδειὼς ὁ δράχων οὐχ ὑπομένει τὴν τομὴν, ἀλλὰ καὶ δραπέτης γίνεται καὶ φυγάς.
— 2. Mai, op. eit., t. IX, 733 : ᾿Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Τὰς γὰρ ἀδάτου: τῶν ἐθνῶν ψυχὰς, καὶ τραχυνθείσας
ἐκ τῆς δεισιδαιμονίας, ὁ ἀποστολικὸς διώδευσε λόγος, χαὶ λείας εἰργάσατο" καὶ τοῦτο οὐχ ἐχ τῆς οἰχείας δυνάμεως,
ἀλλ᾽ ἐπειδὴ πᾶσα σὰρξ εἴδεν τὸ σωτήριον τοῦ Θεοῦ, τοὐτέστι Θεὸν ἐμφανῶς ἐλθόντα, χαὶ δείξαντα δι᾿ αὐτῶν τῶν
ἔργων ὡς ἔστι σωτήρ.
parce que tous ceux qui ont 6&t& appeles ont choisi pour eux-me&mes, au S
lieu de la tortuosite, la droiture de la verite. Et ceci n’aurait pas lieu, si,
comme l’a predit Isaie, le Seigneur n’avait pas porte l’Epee sur le serpent
tortueux, qui fuit, qui a beaucoup de tötes, qui le premier a &t& malade ' d’une
mechancete variee et (qui) est le pere de la tortuosite*. Il appelle « &pee »
la puissance du Saint-Esprit, que Jesus fit descendre sur l’eau, qui brisa
les tötes du dragon*, dont, m&me maintenant, les prötres font encore descen-
dre l’efficacit& par sa charit&e (φιλανθρωπία) au moyen de la parole de Dieu
et de la priere. C'est ce dont t&moigne l’Apötre Paul, en disant : Et l’epee
de V’Esprit qui est la parole de Dieu‘. Le dragon, eraignant done cette (&p6e),
ne souflre pas d’etre coupe, mais il change de lieu et devient fuyard.
De la (il suit) que ce qui est * raboteux a ὀδό egalement change en chemins + Liol. 331
aplanis. Car ce sont les ämes des nations, lesquelles ne pouvaient &tre foulees
aux pieds et atteintes, et qui s’&taient endurcies par la religion des demons,
1. Le grec a νοῆσαι; Jacques a dü lire : νοσῆσαι. — 2. Isaie, ΧΧΥΠ, 1. — 3. Ps. xx, 13-14, —
4, Eph,, vi, 17.
800 SEVERE D’ANTIOCHE. [100]
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1. Lin margine : el.
que la parole apostolique a recherchees et qu’elle les a aplanies; et cela
non par (sa) propre puissance, mais parce que toute chair a vu le salut de
Dieu', c’est-A-dire Dieu qui est clairement venu sauver et a montr& par les
faits mömes qu’il est le Sauveur.
Comment donc, ayant obtenu cela, sommes-nous les uns ἃ l’ögard des 5
autres des gens en quelque sorte tortueux, amers, durs, fourbes dans la
maniere de faire, envieux, inventant des injustices les uns contre les autres,
trainant devant le tribunal parfois m&me ceux qui ne doivent rien, les
livrant aux fers et les d&pouillant de ce qu’ils ont au point de les laisser
nus? Je garde le silence sur les langues qui accusent en vain le prochain,
je passe en courant sur l’ouie qui se plait ἃ boire, comme du lait, les
calomnies et les injures, et qui ne sait pas qu’elle remplit les oreilles de
charbons ardents. Que dirai-je de ceux qui, pour ainsi dire, ne s’accordent
pas avec eux-mömes? 115 sont tantöt paisibles et tantöt durs, hier flatteurs
et aujourd’hui superbes; un jour ils sourient et un autre ils sont diflieiles
ἃ aborder et durs; ils se rejouissent et s’attristent sans motif; ils font
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[101] HOMELIE ΟΠ]. 901
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1. L in margine : wre). — 2. Ms. |Nasjo. L in margine : \DIa%.
hypocritement parade de pauvret& volontaire et poursuivent l’avarice (φιλαρ-
yuelx); ils feignent d’une maniere trompeuse la purete et ils sont impurs
dans leur esprit; ils courent apres la vaine gloire et louent par la parole ce
qui est modere; ils ont grand soin de leur habillement et de leur barbe, de
baisser le front et, pour le dire en general, de temperer les choses futiles
par un mouvement doux et de rögler les pas de leur demarche, mais 115 n’ap-
portent pas m&me une lögere attention aux mouvements et aux ardeurs
desordonn&s de l’äme et de ses lambeaux honteux et meprisables. Y ajoute-
rai-je ceux qui sont maintenant ἃ l’eglise, et qui vont ensuite ἃ la folie
des (courses de) chevaux et aux theätres (θέατρον) de la mollesse comme (ἃ
ceux) de la durete et de la cruaute des bötes sauvages; toutes choses qui
se partagent en passions contraires, et qui tirent d’un cöte et de l’autre et
mettent en pieces l’äme malheureuse ἡ de ’homme? Citerai-je les psaumes et "1.10. 29}
les chansons de debauche, la priere et le blasph@me, les gemissements et
les rires sans retenue qui s’echappent en bouillonnant comme d’une mar-
mite (plac&e) sur le feu?
Ces malices variees et differentes appartiennent ἃ ce serpent sinueux et
802 SEVERE D’ANTIOCHE. [102]
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1. Ms. hm».
tortueux; ce sont les enfants de ses nombreuses tetes que Jesus, le Dieu
grand, a brisees et ὀογαβόθβ sur l’eau. Fuyons done ces (t£tes), fixons
les yeux sur la noblesse (εὐγένεια) de cette tete unique de laquelle nous
sommes nes spirituellement, et poursuivons l’unite et la simplicite de la verite.
Vous voyez comment une seule petite goutte des flots du Jourdain a
inonde, arros& et &clair& ma petite maison seche, sans humidite et sans
clarte, pour que, dans la mesure Οὐ nous comprenons, nous puissions dresser
encore cette table devant vous; en &largissant reellement ἃ votre tour
cette (table) parmi vous, vous ferez demeurer dans vos ämes une lumiere
abondante et vous obtiendrez le royaume des cieux; puissions-nous tous
l’obtenir par la gräce et par la charit6 (φιλανθρωπία) du Dieu grand et notre
Sauveur Jesus-Christ, ἃ qui sied la louange, avec le Pöre et l’Esprit
saint et bon et vivificateur, maintenant et toujours et dans les siecles des
siecles, Ainsi soit-il!
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TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES
(Cette table et les suivantes renvoient a la paginalion placöe entre crochets.)
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TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS
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306 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [106]
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Fo, τομάς οο 70,
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rm Jearsamasıs δή, 89,
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— mus], asaso 20, 36, 38, 46,
— Jlamayo 86,5
— Jumuas 13 86,
— μροαϑϑο 86,
— sl, ausıhse 3, 70,
— μοαϑ pr 72,
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ΙΝχϑαθ 19, 77,
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— Uran 83,
kenn; 37,, 38, My,
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— Iojala ©, ,
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— μρολοϑο 86,
— Jlaısehaso 48.
— mllol], soo Aüj, 87,
— ᾿Ινααρῦονδο 87,
as 16 n. 1
(δ)
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— won 18.
—p> Haaso,ıns 78, 80,
Ναρο 27,
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hoaus 28, 73, 92, 9;
“0;0, Jesjas 12, 14, 18, 20, 21,
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[107] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 307
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pauzo 46, — kun να» 70... 59 lopas 39,
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— Hau] Mai 7,8, 9, 48; 88, ee τς
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— Na] Man; 56, Ian ΑἸ ΣΙ 9
967° > mu Ὅλο]! 57,
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Jams Na; 3, 101, J 1 IrölL 101,
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Ππδεϑὶ κυ 60, war 69,270, μιοαϑοῦ ul 7, 10 7, 1, 77,
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Hau wu; 13, Haba, lopuas Ad, μμϑολ Lil 27,4
Π
TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS.
Α χαπηλεῦσαι son. 1. Σ
A χανῶν 46,
ἀνάθεμα cl. 45. , ὃ 4
eü : Ὁ = κεφάλαιον 58, σέθας cl. 46,
ὠμὰ 9η. 1. σχῆπτρα 31,
ἀρχιεπίσχοπος 20, Ν σχολάστης 18 η. 1.
Δ ’
vauxAnpog 14, T
Δροσίς son. 1. ναύται 14,
Θ γέος 67 N. 3. τόμος 66 ἢ. 8; an. 1.
᾿ τύμπανον 4: η. 1.
θρόνος οἷ. 47, Π
K E
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πατριαρχὴς 20,
καινός 67 ἢ. 3. πρῴρα 14, ὑπόστασις 89,
IV
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE
ANCIEN TESTAMENT
GENESE
To rel RE ΚΕΝ ὁ ας 66
DD Re eke af ap eier mie ala oefet nun 37
ΠΙ, 19 38, 41
To RR ADD 69
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SESSER Dossier 87
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310 TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE. [110]
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CITATION DES
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δή
Saint Basile le Grand. . .
TABLE DES MATIERES
Pages
Homelie XCIX. — Sur l’anniversaire de la cons&cration de Severe. ........ - 2
Horaelie.G- —Sur:la/martyre sainteDrosis-2. 2 eu 0 σἘΕΠῆπ -- 30
Homölie Ci. — Surla Nativits ou Epiphanie. 0.2. a ee 49
Homelie CII. — Sur Basile le Grand et Gregoire le Theologien. ......... 74
Homsölie CHI. —: Sur l’Eipiphanie.... 2.2 esse ee 89
TABLES
τ ΞΘ Rablerdesanoms/propres7syriaquessuer ne ΠῚ 108
II. — Table des mots syriaques etrangers ou remarquables. ............ 105
III. — Table des mots grees eites dans les manuscrits. .... 2... 222.20. 108
Ιν-: Ξ-Ξ- TablerdesteitationsideslaBibleze.e. ara See 109
V. — Citation des. Pöres de PEgliser ..: 2 cr a ee 111
THE ARABIC LIFE OF 5. PISENTIUS
PATR. OR. — T. XXI. — F 3 21
THE ARABIG LIFB OF δ. PISENTIUS
ACCORDING TO THE TEXT OF THE TWO MANUSCRIPTS
PARIS BIB. NAT. ARABE 4785, AND ARABE 4794
EDITED WITH ENGEISH TRANSLATION
BY
DE LACY O’LEARY
D.D., LECTURER In BRISTOL UNIVERSITY
INTRODUCTION
The life of St. Pisentius exists in five recensions :
(A.) — An Arabic version in Paris Bib. Nat., Arabe 4785 which was
copied for Am&lineau from a source unknown. As being the fullest narra-
tive it is the text given below, according to folios 97 to 215 of Amelineau’s
manuscript.
((.) — An Arabic version in Paris Bib. Nat., Arabe A794, earlier and
briefer than the preceding. This, numbered in folios 122 b. to 163 b. is given
below in its variants from the preceding.
(B.) — A Bohairie text published by Amelineau (Un eveque de Keft au
VIII siecle, in Mem. pres. et lus a Ulnstitut egypt., 11. (1889), introd. 261-332,
text and trans. 333-423). This has two numberings, ff. 124-159, and also
pp- 1-71, where p. 1=to124a,p. 2 = fo 124-b, etc. The page numerals
are cited below in noting parallel passages.
(S.) — A Sa'idie version published by E. A. Wallis Budge (Coptic Apo-
crypha in the Dialect of Upper Egypt, Lond. (1913), — text 75-127, trans. 258-
391), from the manuscript Brit. Mus., or. 7024 of date A. ἢ. 985.
(D.) — An Arabie version in Paris Bib. Nat., Arabe 478 b, but as this
appears to be only a second copy of (A) above it does not need further
attention.
The four first named contain a considerable amount of common material,
most of which appears in its fullest form in A., though S. interpolates a
number of scriptural illustrations and other matter of a homiletic character.
In A., after the introduction (97°-104°), the incidents are arranged in 55
« Wonders » numbered 2 to 56 (there is no number 26). In all the versions
the matter is set forth in the form of a homily to be read on the saint’s
festival, 13 Abib (— 7 July).
The following table shows the relative contents and arrangement of the
four versions A., C., B., and 8,
INTRODUCTION.
—_ τὸ
REICH ὦ Ὁ ὧδ
-.Ὁ ὦν ς J
a
᾿Ξ
Introduction.
Vision of a pillar of fire.
Devil cast out of a boy.
Woman helped in child-birth.
Brother and friend visit the saint.
Elias comforts him in sickness
Fish procured for sick monk
Water rises in well
The Saint's fingersburn
is ascetieism.
His reeitations.
Two women at the well.
Visitor sees Pisentius reeiting
Seorpion stings him
Angels call Pisentius.
He is made bishop.
His epistle to the diocese
Water given in the desert
The harsh overseer.
Pisentius’ ecstasy at mass.
Shepherd and the cheeses.
Hyaenas attack John
The marriageable youth
Calf marked with a cross.
Demoniae boy
The jealous husband
(none bears this number)
Soldier tempts Pisentius
A eriminal priest
Another eriminal priest
Priest who spits in church
Serpent in the mountain
Converse with the dead.
Sinful man and sick son
Man brings wife with quinsy
Ihe boastful man
The repudiated wife
Water given to Theodore
The saint saved from demons
Serpent in the mountain
He forgets to eat food
Thief detected
His trials as a bishop
Barren woman bears son
Woman unable to feed baby
Epiphanius visits Pisentius
The partners
Pisentius’ trials as bishop
Sign that prayer is heard
Vision on St. Vietor's day.
Pisentius’ asceticism.
Ile fills a bucket at the well
Disciple fills a bucket
Warned of death : his death
Miracle of his shroud
Portion sent to anotlıer
Vision at his tomb.
Conelusion.
97.a-
104.a-
105. b-
106.a-
107.b-
110.a-
114.b-
116.a-
117.b-
118.b-
123.b-
124.a-
127.b-
129.2-
129.b-
131.a-
134.a-
136. b-
140. b-
141.b-
142.a-
145.b-
147.b-
148.b-
149.b-
151.b-
155. b-
158.a-
159. b-
161.a-
166.a-
167.b-
174.b-
178.a-
179. a-
150.a-
185. b-
156. b-
187. b-
188.a-
188. b-
189. b-
190.a-
191.a-
192.a-
194.a-
196.a-
197. ἃ-
100.,}-
201.a-
201.b-
202.2
205.3-
2ll.b-
212.b-
213.b-
214.a-2]5.a.
20.b-22.a
32.b-33.a
22.2-24.b
4.b-28.b
33.b-34.2
39.b-36.b
39.a-39.b
129.b-133.a
129.a-129.b
123.a-127.b
142.a-144.b
127.b-129.a
129.2.
148.a-149.a.
149.a-151.a.
133.2-135.b
152.a-153.b
151.b-152.a
135. b-
136.a-l4l.a.
62-64
145.b-146.a.
141.a-142.a
146.a-148. 78.a-79.a
[79.a-81.a.]
ἃ.
151.a-161.b.
162.a-162.b,
78 a-Sl.b.
163.a-163.b.
ee ΨΎΨΎ
EEE a ....
[7] INTRODUCTION. 319
The introductory portion in A. giving information about Anba Pisentius’
home, parentage, ete. contains some material not found elsewhere : especially
we are told that he was for seven years in the monastery of Anba Magqär
south of mount Shama (= Jeme, cf. fo. 102 b), W. E. Crum (in Z. d. Deutsch.
Morg. Gesell. 1914, 176) suggests that Maqär (‚l) is an error for οἷά» and thus
the reference is to the Phoebammon monastery, and so in fo. 97 b. and in 106
the place is named Psamer-Pshamer (Sys) fo. 10 b). The greater part of
his monastie life was spent in mount el-Asäs, i. e. Tsenti near the Der el-
Bahri. « From the life of Andreas, we gather that the Gebel el Asäs em-
braced the series of monasteries Iying between Danfik and Nakädah. Thus
it would lie mainly, as the Synawarium tells us, in the diocese of Keft. At
the present day the name El Asäs seems however to designate generally
the mountain between the Theban neeropolis and the Tombs of the Kings
and thus to have usurped that of « the Hill of J&me ». » (W. E. Crum in
Winlock-Crum : Monastery of Epiphanius at Thebes, Part I, N. Y. 1926. 108).
Pisentius was born about A. D. 568 and was admitted a monk by Elias
the head of the Phoebammon monastery at Jöme, probably NE. of Medinet
Habu. After dwelling some time in a « cave » or deserted tomb in the λαύρα
of this monastery he moved to another which lay to the south of the monas-
tery (cf. 103. a), and later again to a community on mount El-Asas (106. a).
Elected bishop of Qift he was consecrated by the patriarch Damianus at
Alexandria, probably in 598. He retired into the desert during the Persian
invasion of 616-627.
Of the ὅθ « Wonders » in the A. text, 21 are peculiar to it(i.e. 2,3, 18,
19, 28, 29, 34, 36, 37, 40, 41, 42, 49, 45, 46, 47, 50, 51, 52, 55, 56). Of
these, however, 2 may be only a variant of 33 which occurs also in B : pos-
sibly ὁ and 43 are variants of the same incident : 28 and 29 are closely
related : 37, 5l, and 52 may be variant accounts of 7 which occurs also in
B. and $.:42 and 47 seem to be portions of one narrative : whilst 31 (also
in-B. and S.) may be a variant of 39 (also in C.).
For the most part the C. text gives a briefer account of the wonders rela-
ted in A., only fo. 158.a-160.b. contain any passage of considerable length
which is without parallel in A. The arrangement, however, is quite dif-
ferent. Of the 56 wonders recounted in A. only 18 are given in C. but the
repetitions and variants which serve to increase the A. text do not appear.
The incidents, according to the numbering used in A., occur in the following
Brder 1, 9,.128, 5,17, 32,39, 11,7, 38, 48,14, 15, 23, 20,53, δά. Pro-
bably the A. text has been arranged with an attempt at a roughly chrono-
logical order, 1-14 giving incidents for the period before Pisentius’ episco-
pate, 15-53 those after his ordination as bishop, with some (e. g. 31, 32)
which had been overtooked in the previous group. The omission 9-26
320 INTRODUCTION. [8]
suggests that the classification and numbering in A. was the work of the
copyist.
The material in C. ıs as follows :
122 b- Introduetory (later hand)
122.b- Vision of pillar of fire. (A. 103.b-105.b.)
123.a- Asceticism of Pisentius. (A. 118.b-123.b.)
127.b- A visitor 5665 Pisentius reciting. (A. 127.b-129.a.)
129.a- Pisentius’ fingers burn like candles (A. 118.a-118.b.)
129.b- Elias visits Pisentius when ill (A. 110.a-114.a.)
133.a- Water given in the desert (A. 136.b-140.b.)
136.a- Pisentius converses with amummy (A. 167.b-173.b.)
14l.b- Serpent on the mountain (A. 187.b-188.a.)
142.a- Two women meet him coming from the well (A. 124.b-126.b.)
144.b- Water rises in the well (A. 116.a-117.a. and 201.b-202.a.)
145.b- ‘Water given miraculously (A.186.a-186.b.)
146.a- Sign that prayer is heard. (A.197.b-199.a.)
148.a- Angels call Pisentius. (A. 129.b-134.a.)
151.b- Calf marked with a eross. (A. 148.b-149.b)
152.a- The shepherd and the cheeses (A.142 b-145.a.)
15A4.a- Pisentius warned of his death. (A.205.b-210.a.)
158.b- He gives advice to his disciples (unique)
160.b- His death and burial. (A. 210.a-212.a.)
162.b-163.b. Concelusion. (A. 214.a-215.a.)
The orthography of C. differs from that of the modern hand of A., > is
very seldom with the diaeritical point, the dots below . are generally written,
and similarly the points over 5». This orthography is reproduced below :
where A. gives WE and C. WE this is not treated as a variant, but when
u, _2 ete. are eited in variants they are written as in C.
The Bohairie Text is nearer to A. but much briefer. It contains 27 out
of the 56 wonders related in A. and these are for the most part in the same
order, thus 1,.2,/9, 10,44, 12, 43,.5,:6,778, 44715. 5099. 16700799. 7983
24,27, 31, 17, 32, 35, 48, 53. It contains nothing not also found in A. but
has several items not found in C., viz. 2, 10, 13, 6,30, 33, 16, 22, 24, 27,
31, 35, and of these 6, 16, 22, 24, 27, 31 oceur also in the Sa‘idie.
The Sa'idie Text is nearest to A. both in its material and in the order of
its arrangement, thus 4, 5, 1, 6, 7,8, 14, 15, 16, 17, 20, 21, 22, 23, 24, 25,
27, 31, 48, 49, 51. Of these A, 21, 25, 49, 51 do not oceur in C. or®.:
6, 16, 22, 24, 27, 31 are also in B, but not in C. Im no case does matter
not in B. oceur in both C. and S. The Sa'idie is interpolated with a great
deal of homiletical matter, e.g. 29).a-31.b. story of Jacob, 37.a-38.b com-
parison to Moses, etc.
EEE nn ..
[9] INTRODUCTION. 321
As for the form in which the narrative is expressed, it is of course easy
to say that it is barbarous and bad Arabic. That may be admitted and is
very much as might be expected. Unfortunately it is not a true reproduc-
tion of Egyptian dialect as those who wrote Arabie did not write the lan-
guage as they spoke it, but tried to write an artificial literary language
according to the rules of grammar devised by the ancient grammarians of
Kufa and Basra and totally inapplicable to the living dialeet. This text is
written by one who tried to imitate the literary language with which he
obviously was unfamiliar and the result is full of solecisms and errors.
Oceasionally, e.g. in the confusion of persons, it betrays its Coptie original,
but most often the errors are those likeiy to be made by an imperfectly edu-
cated denizen of Lower Egypt (for this is indicated) attempting to imitate
the literary language with which he was unfamiliar.
*fol. 97 a.
* fol. 97}.
* fol.97 Ὁ.
* fol. 98 a.
sg U On gr al N al N I"
YES a N A a 10} A δ
WEN ὟΝ ἀρ All ae IK LM LEN! ὁ» Eu 55.
wi) an le u I ΟΝ sy ale In il ὁ Al lin
10 al an 5 9a ας Ai weis, Io τό, lllel) Li u 7 Je
El al > lm al νον zalb een SE an Je all s.>\ U
wie «νὼ Ὁ S pad Kl il de alien Fl αν 5.85. »Ν
ss Iplas als N ΩΣ etz LAN a5 a led AL
1.C. 122,b. (later hand). — 2.C. »» Sal. — 3. C. yo (sic). — A. Ὁ. EN.
omit.— 6-6. C. omit. — 7-7. C. 1. —8.C. 45} les), N a a als.
3. «εἰ ai. — 9-9. C. om. — 10. C. then passes to... 8.9} ωϑ (103. b. below)
B.S. have briefer introductions, cf. 98.b. below. 2
“In the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit One
God. We begin by the help of God Most High and with his excellent assis-
tance the life of our holy spiritual father, the good, faithful, blessed one,
eminent amongst the saints, the bright star who was honoured amongst
the elect in all senses with God and men, our father Anba Pisentius, who
was a hermit in mount Shama and in mount el-Asas, and according to his
merit was found worthy of the office of bishop over the eity of Qift and
its distriets. May the blessing of his prayers and intercession acceptable
before God * be with us. Amen.
At his hands God performed mighty deeds and excellent wonders and
marvellous works and miracles, so that he raised the dead and heard divine
things and reached the ranks of the kingdom of heaven by his intelligence.
And after his death in this ascetic career and in these pious, pure, and
angelic devotions and lofty spiritual virtues, his blessed disciples and spiri-
tual sons began to follow his virtuous and pure life, their hearts and minds
3
Ar pr ee nn
[11] PROEMIUM 323
Ops SSH) Ne mt „u zitel, öl) Vu Ge) ἜΡΩΣ Grab gell
Ah οἱ a ale St a ὁπ Öl u ΟἹ ου ναι N .»
al al ar So ale ho li aus Yeyl auell zei ac u δ ὦν
Nr all Οὐ ὧδ aa μον SU a Δ γα
aeg lan Mi αἱ 55 EA a N VI an il τον" κὰν
oral >) ae I sa | a in lin a ΓΞ τοὶ
u JS Hola JH Lay Ul σὼ» ΟἹ ΣΌΝ kn u lieh δ
Sell ὁ» el ee el ee |
2 glei b ul ch N EN IS Sr sl A a οι
wi N a Οἱ el cl de U ui Sir" toren.
1. B. « the Christ-bearing Anba Pisentius ». B. then passes to 104. a. below.
vied in light with lanterns and the eyes of their intellect were enlightened
by his exhortation and teaching.
The noble father Anba Theodore, Ihe: perfect monk from the desert of
Scetis in the Wadi Hubaib came out from the desert going towards the upper
land and went to the neighbourhood of mount Shama and dwelt in the
monastery of Abu Abfam (= Phoebammon) Djoj, with the vigilant Abba Elias
until “our holy father Pisentius came at the time of his youth to the monas- * fol. 98 a.
tery already mentioned and asked for the clothing of the monastiec habit.
And the father Anba Elias received him by a revelation from the Lord, and
celothed him with the holy habit in the presence of Anba Theodore who was
to him a director and teacher and companion until his death and his
partner in the character of this life full of all the glory of the great fathers
‘who became his disciples in mount el-Asas, and they are Anba Yusas (—
Musas) and Auba John who did not leave him until the completion of his
life. And his death took place on the thirteenth day of the month Abib, in
the peace of the Lord. Amen.
The subject of this feast full of all spiritual gladness and heavenly joy,
O my beloved, is the commemoration of the holy anointed Elias indeed, our
father Anba Pisentius, the chief amongst "bishops. And it is full of the
* fol. 98 Ὁ.
ἜΤΟΙ. 99. ἃ:
* fol. 99 ἃ.
324 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [12]
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light of splendour and heavenly glory above all the days of the year. And
we find mankind in general exult and rejoice, and the beasts of the field
pasture and disport themselves, and the birds of the sky sing and give glory
on the feast day. His blessing enfolds them and the grace of his prayers
and intercessions possessed of saving excellencee and glorious memory
spread to every place, and the lofty spiritual virtues extended to the ends
of the earth provide them the lamp which shines with the oil of unders-
tanding and heavenly wisdom. In truth our hearts are merry to-day,
O thou who didst strive in the teaching of the sound faith which confesses
and preaches the doctrine of the Lord Christ, thy prayers directed us
and were to us a fortress and stronghold against the enemies * opposed
to us as they were full of the saving perfumes of paradise. So let us
take to ourselves the words of the noble prophet learned in the serip-
tures, the blessed king David, the father of Christ in the body, who 5814:
« Thou didst guide thy people like sheep by Moses and Aaron, and thou
didst direct them to thy holy mountain, the mountain which thou didst
obtain for thyself by thy own right hand »'. That is the holy mountain of
el-Asas to which came thy prayers and which thy abundant teaching illumi-
nated, for the sun’s rays and brightness are during the day time only, and
in the evening and night they pass away, but light and brightness was on
mount el-Asas when God favoured it with the presence of this pure saint
1. Ps. 77. 52-54.
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[13] , PROEMIUM. 325
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our father Anba Pisentius, and brightness and illumination were perpetually
upon us both by day and by night. May he intercede for us that the Lord
may heal our sicknesses and cure our infirmities and pardon us our oflences.
“Now, O my beloved, our hearts are glad and our souls cheerful at hea-
ring the voice of the apostles warning us and exhorting us at all times
and awakening our minds by urging us to the commemoration of this father
the perfect and blessed one whom we commemorate to-day, our holy father
Anba Pisentius, because he was to us a father and teacher and director
and bishop and shepherd and peace maker, and united us with the bond
of love by his love to us and by his acceptable devout prayers whereby we
have been enriched and the way has been opened before us to the ascetic
life and angelie service. And so we know that he is amongst us glad and
happy to-day, with all of us at our assembly in his holy church and in
our great hope without disappointment for his holy intercession. And
here now in this * glorious feast come the ranks of the saints whom God
invited to gladness. And, on account of their coming, came the holy king
David, the excellent reciter and collector of admirable melodies, in whose
hand is the spiritual harp of divine praise, who trills and recites within the
ranks of the fathers and saints, as befits his glory; and so it is said : « The
company of the righteous shall be in remembrance for ever and ever, and
their horn shall be exalted with glory'. » And elsewhere it is said : « The
1 ΡΕΞ111:9,
* fol. 99 Ὁ.
* fol. 100 ἃ.
* fol. 99 b.
* fol. 1008.
* fol. 100.
* fol. 101 ἃ.
* fol. 100b.
* fol. 101a.
326 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [14]
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righteous shall be exalted like the palm tree and spread abroad like the
cedar of Libanus, they who are planted in the courts of the house of our
God'.» And others reeite saying : « Rejoice, O ye righteous, in the Lord,
and be uplifted, all ye upright in heart’. » « For the righteous rejoice
in spirit and melody befits the upright in heart. God is glorified * in the
presence of his eleet?. » And elsewhere it is said : « Praise and salvation
are in the dwellings of the righteous, wonderful is the Lord in his saints
and elect and pious ones‘. » Elsewhere it is said also : « Rejoice, O ye
righteous in the Lord, and make confession of his holy remembrance ®. »
And also it is said : « Praise the Lord with a new song, for his praise is in
the congregation ofthe saints°.» And: « Know that the Lord hath chosen
his eleet with glory to-day, let all the saints rejoice, for they are praising with
glory and exulting upon their seats : and let them magnify God with their
throats. » Verily I have been glad at thy sweet melodies and spiritual
hymns, O thou singer David the prophet, to-day in the commemoration of
this holy saint the blessed Anba Pisentius, and we and all the faithful who
are assembled with us in this holy church * keep festival to our holy father
Anba Pisentius, and glorify God in his beloved and admirable commemora-
tion, especially the children of this church and his disciples and all the
1. Ps. 91.12. — 2. Ps: 32.11. — 3. Ps. 33.1. — 4. Ps. 117.15. — 5. Ps. 96.12. —
OPEL 149777 ᾿
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[15] ‚PROEMIUM. 327
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monks of his holy monastery who perform service to him to-day with great
joy, all elothed in bright garments and in the habit of angels, who share in
the orthodox faith and adhere to purity and virginity, adorned with wisdom
and meekness and lofty spiritual virtues. And their church is like the
heavenly paradise with the odours of choice incense going up to the Lord
of Lords, and pure fragrant perfumes, and its lamps and candles glow like
bright shining heavenly stars. And, in fine, it is the likeness of the church
of the first-born, which is the heavenly Jerusalem of those who mingle the
sound of their cantieles and the sweet * melody of their hymns with the
ranks of the apostles and prophets to cause sweetness with them in their
holy.company. And especially is there the Lord of heaven and the Spiri-
tual God, our God and Saviour Jesus-Christ, who says in his holy gospel :
« Where two or three are gathered in my name, I am with them and in
their midst'. » Truly he is so, and great indeed is the glory of our
monastery, and noble its repute, so that all the monasteries of the world
have not so great an honour. It deserves such respect as this, for it is
written : « The memory of the righteous is an excellent recollection?. »
And when they commend the just, the nations exult and increase their joy.
Verily the commemoration of our holy father Anba Pisentius is a plea-
sing commemoration and joyful recollection : it is like perfume diffused and
4, Matth. 18.20, — 2. Prov. 10.7.
Ὁ fol. 101b,
* fol. 101}.
ἘΠῸΙ. 102 ἃ.
* fol.102h.
* f0ol.102a.
* fol. 102.
328 THE LIEE OF 5. PISENTIUS. [16]
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fragrant ambergris, and whenever the day and his name occurs * it causes
sweetness in the mouths of all the faithful and those who hear it : they invoke
his excellent prayers in the time of trouble, and invoke his blessed name
asthey sow seed in their fields and gardens, as it is the grace of interces-
sion in the rest ofthe Christian race. He was the most excellent of monks
in the communities and the joy of the ascetes in the deserts and solitary
places, the chief elder and pattern of leaders, by his deeds a benefactor,
and the teacher of all men as concerning the kingdom of heaven. There-
fore assemble with us to-day all of you, Ὁ sons of spiritual philosophy who
have indeed put on erowns of generosity and purity and virginity, so that
we, the three disciples, may disclose to you the life of this holy father the
blessed chosen one, the main part of his life from one mouth, as the Lord
“says in his holy gospel that from the mouth oftwo or three witnesses every
speech shall be established and every statement verilied; and you have
obviously reliable witnesses in heaven as we were with him, in the beginning
οἱ his monastie life and until his burial we did not leave him but, were devot-
ed to his service, for we were his sons and disciples, I the poor Theodore
the monk by name, from the desert of Scetis in the Wadi Hubaib. The
Lord, — glory be to him, — willed my going up to the Upper Land and I
was led to the regions of mount Shama and dwelt in the monastery south
ol that mountain, which is known as the monastery of the holy Abu Bifam
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[17] PROEMIUM. 329
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1. C.to 122. b. — Δ νὰν sb, “τι Lu! ὑπ Yo» all 5.ΕΞῚ 23, IS! 53 IE ἜΣ
(123. a) “5 al! 5,65 ω. BEN all es ya FOREN) ἘΠῚ ΠῚ ἐν ER
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5 lb Rn] C. then passes to au) L au (cf. 105. b. or
(Ephraem) Djoj (= erowoose?) with a father perfeet, elect, and virtuous,
whose name was known as Anba Elias, and tarried with him a few days so
that I might hear his discourses full of the fragrance of understanding and
wisdom, and whilst * I was there he brought to us a young man who asked + το. 103a.
to become a monk, his name was Pisentius, and the elder received him with
great joy without examination or scrutiny. And so I said to him : « O my
holy father Anba Elias, when I was in the desert of Scetis I saw that the
fathers tbere used to examine the men who came to them in search of the
monastic life before they received them into their company. » And he
answered me saying : « The case is so, Ὁ beloved brother, were it not that
God, — blessed be he, — had revealed to me the virtues of this chosen youth
and declared his coming to me six years ago, and disclosed to me what
would be his devotion to God, and this youth is Pisentius whom thou dost
now behold with thy eyes. He will be a blessed bishop and deserve from
the Lord * — blessed be he, — a high rank and exalted habitation, and will *to1.103».
be conversant with mystic laws and learn by heart the ordinances and con-
vince by words of truth in wisdom, as the canons of our fathers the apostles
have commanded. » Thus this holy elder informed me of the great prophe-
PATR. OR. — T. XXII. — F. 3, 22
* fol. 104 a.
* fol. 1048.
330 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [18]
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an υἱῷ ὠκο ων Le αν Gray ἀκα. Alb ἀξι ὀξυ αι J
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αἽ οἱ Lu is Jul οἱ οἱ au „es Be) οἱ 2 aa Br % LA
ὠσὶ la 3°
cies before he put on him the holy habit of monastieism, and after he had put
on him that pure habit, he conversed with me about.their meaning, saying :
« This youth’s father is of a village kuown as Shubra (Pshemira?) of the nome
of Erment and when he was seven years old he learned with great readiness
all knowledge of the seriptures, and learned by heart twelve books, and
continued reeiting them without breaking his fast. And his father had a
few sheep and they appointed him their shepherd : and when they gave him
food every day they sent him out to act as shepherd until the time * of
evening. And he took all his food and gave it in alms to the poor. And
he continued every day fasting and praying and assiduous in meditation.
He learned by heart from early morning until evening, then he went home
and ate bread with his father. And when he had finished eating bread he
went out alone to a secluded place and spread out his hands and kept vigil
as he prayed, and humbling himself before God Most High he praised and
glorified him from nightfall until morning. And he continued this asce-
ticism assiduously without breaking his fast from when he was fourteen
years old until he had completed twenty years. May his prayers be with
us. Amen».
Ὅν
Re
Δὸν
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[19] f THE FIRST WONDER. 331
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1. S. 32. b. (continued from 114. b. below). B. 1-2. ““ Let us continue. We must tell you
the wonders which God has done at tlıe hands of our holy father Anba Pisentius from his
infancy”. — 2. From this B 2. closely like above text. — ὃ. B. ‘a little boy” (and so
* fol, 104h.
singular throughout) “like himself”. — 4. B. ‘to the little boy who was with him”. ἢ
S. ‘‘to the other young’ meu who were feeding sheep with him”. — 5. 5. 33. a.
— 6-6. B. “No”. — 7-7. 5. ““and he cried to heaven”. — 8. B. ‘“Anba Pisentius. —
9-9. B. omit. — 10-10. B. « my brother ». — 11. S. « the pillar of fire » — S. then relers
to the fire Moses saw in the bush, to Samuel called in his childhood, and cites Psalm
99. — then (f. 33 b.)!passes to Wonder VI. (cl. 114. b. below) B. « and were greatly
astonished » — then B. passes to Pisentius learning the Psalter (cf. 118. b. below).
— 12. Peculiar to this text.
The first Wonder of the holy Anba Pisentius.
May his intercession be with us to our last breath.
It is said of this saint that once he was keeping the sheep of his father,
and God opened the eyes of his heart and the perception of his mind and
“he saw a pillar illuminated before him. And there were with him other
‚boys who kept their sheep, and he said to them : « Do you see the pillar of
fire which is before us? » — and they said to him; « We do not see
anything. » And that saint made humble prayer to God Most High saying :
« Ὁ Lord, open the eyes of these boys that they may also perceive the pillar
of fire as I perceive it. » And at once God answered his prayer and opened
the eyes of the boys and they perceived it as he also perceived it.
And when I was conversing with him one day I said to him : « Why
didst thou become a monk? » He said : « When I reached these days the
enemy ofall good instilled into my heart unclean ideas and laboured for my
destruction as with other ruined men, so I prayed to the Lord, — blessed
* fol. 104b.
* [0]. 105 ἃ. 9:
* fol. 105 b.
* fol.105a.
* 01.1055.
332 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [20]
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1. Ὁ, 123. a... a) b a. — 2. C. 9 8} 00]. —3.C. „N. — ἃ, ala, --
ἘΝ δ πε το Se C. Sl ΞΕ τος 3.5 wolale ἘΞ ΠΕΣ — C.then passes to...
15] 35 (cf. 118. Ὁ. ἘΣ
be he, — with petitions and humbled myself * saying : « Ο Lord God, do not
deliver me to this envious foe the destroyer, for I am the work of thy
hands. » And I went to the holy church and prayed to the Lord, — blessed
be he, — saying : « O God if it be thy will that I should be a monk, them
delight my heart with hearing chapters from the books, let them be appro-
priate to the holy life which I am contemplating. » And when I read it
happened that the way was made smooth and acceptable to its seekers.
And I heard in the epistles of the-blessed Paul who said : « I have
learned that those who love God he helps in every saving work'» And in the
holy gospel also it is said : « He who desires to save his life shall lose it?. »
And there are other sayings recited. And with that I departed secretly
without informing my parents and brothers. »* And that day was the holy
Sunday when the holy Anba Elias put on him the monastic habit and I receiv-
ed him according to the custom of the brothers. And he continued serving
God unceasingly. And when I saw his virtues I was greatly benefited by
his society with great spiritual yearnings and did not leave him until the end.
And to our Lord be glory always.
1. James. 1.10(?) — 2. Matth. 10.39.
2929
[21] THE THIRD WONDER. 333
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el aa HA ee re li LER „Le '
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MU IE LM 5 am IE Sn να ai) Dre EM a re d οἷ
The second Wonder of the holy Anba Pisentius,
may his prayer be with us.
One day I was sitting with the holy Anba Elias and they brought to him
a youth whom a devil afllieted. And he called on the holy Anba Pisentius
and said to him : « Pray for him and sign him with the sign ofthe cross, and
he will be cleansed and relieved. » And with that the holy Anba Pisentius
signed him and at once the devil which was in that stripling eried out with
a loud voice * saying : « O little Pisentius, thou dost banish me from my
dwelling which was assigned me. » And the devil went out of him in haste.
And another day the holy Anba Pisentius was gracious to me and con-
versed with me saying : « Let us remove to mount Shama. » And we arose
in haste and went to that mountain and therefore he stayed sixteen years in
the mount of Abu Magaram (= Phoebammon) Djoj (= erorwooore) which is
mount Shama, and continued serving God with all his might.
The third Wonder of the holy Anba Pisentius.
May his intercession be with us for ever. Amen.
And he had as friend one of the philosophers in the city of Erment whom
he had known since he had been with him in the school, and this man had an
* [01.106 a.
* fol. 106a
* fol.106b.
* fol.107 a.
* fol. 106.
* fol.107a.
884 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [22]
N As u el ET el dl N οί I, U ung al Jo!
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τὰ ὁ u Val cl ὦ ae gu ὍΛΩΝ Ge 185 el ln Οἱ
σ᾽ el ME al a Sa a aa Val de U m Jay
only daughter. And when the hour came for her to bear child she remain-
ed" three days labouring to give birth and was unable to give birth, and
her parents despaired of her as being at the point of death. Forthwith the
young woman’s father arose and went down to mount Shama, he was in
great sorrow and grief and he fell prostrate at the feet of the holy Anba
Pisentius, and he weeping said : « O holy man, be mereiful to me and take
pity on my only daughter, for I have but one daughter, and death is near and
within a little while she will leave this world. » Then our father Anba
Pisentius entered into his (cell?) and prayed to God speaking with great
carnestness and humility, and weeping with grieved heart : and he took a
small quantity of water and prayed over it and signed it with the sign of
the cross and gave it to the young woman'’s father saying : « Go and give
her this water in faith and it will be that when she drinks it God will relieve
her * and give her rest.» And at once he started out from the saint's pre-
sence in firm faith, and went to his daughter. And at his arrival he asked
saying : « Is she still alive?» And they said to him : « Yes. » Then he
went in to her with that water and gave it to her, and she drank it in faith.
And at once she gave birth to a male child, and they called him by the name
ofthe holy Anba Pisentius. And the report spread abroad greatly in the
city and all its environs. And when he saw that there was no benelit to
him therein because of the empty glory of men, and he feared that his labour
would be in vain, he conversed with me again saying : « Let us go to the
[23] THE FOURTH WONDER. 335
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u Werl) U mia Sul ον Pad WI AS, Hy llzel δ,
1.8.22 ἃ. — 2. 5.22 b. — 3. 5. « Had it not been for Ihe cares of the world.
which have occupied us for several days past, we would have passed this way before ».
mount of el-Asas, and there we shall find a new desert of Scetis, as its monks
are pious, serving God with the service of angels for their purity; and
one cannot describe their piety and devotion and good works, they had no
limit nor any equal, for they are holy elders * and angels in bodily form. »
So we arose and set out by the will of God for the holy mount el-Asas, and
this saint served in the excellent way of their mode of life and imitated them
in all their righteous works and devotions. And he remained three years
dwelling in mount el-Asas, and served God in the excellence of their manner
of life and according to the rute. n
The fourth Wonder of the holy Pisentius, may his prayer be with us.
One day when he was a monk, before he was called to the office of a
bishop, he was alone in a cell on mount el-Asas and there came to him that
day his brother according to the flesh to visit and get news of him, and
in his company was another man, a sound believer in the Lord. And they
met with him early in that place, * and he asked them : « Have you any busi-
ness in this country? » And when they had received blessing from his pure
hands they answered : « We have come for a visit to thee, and to enquire
about thy state, and that we may enjoy thy blessing, O holy father. Now
the cares and the business of this world have not let us devote ourselves
* fol.107b.
*fol. 108 a.
* fol.107b.
*fol.108 a.
᾿[0].108}.
* {01.109 ἃ.
* 10].108 Ὁ.
* fol. 109 ἃ.
336 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [24]
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1,5.23a. — 2. 9. omit.— 3. 5. 23. b. — A. 5. Jeremiah.
to visit thee, but for many days we have been longing to see thee, and
also we have a little business in this country. But pray for us, Ὁ father,
that God may direct us and make smooth our way until we have finished
our business and then we will return to thy holiness if God so wills for ᾿
us therein, and to receive blessing from thy pure paternity before we
return to our dwelling. » The saint answered and said : « Set out in the
peace of the Lord. But take care of your souls, Ὁ beloved excellent sons, for
this world “which we are in is only vain deceit, and our stay in it is brief,
they will not let us remain in it permanently. So guard your souls in the
villages, that ye have no intercourse with a bad woman, nor take usury from
the poor, and if at any time ye have a debt against anyone, do not trouble
him nor deal harshly with him, until God grant him some subsistence so that
he may repay you. But keep watch over your souls and guard your hearts,
so that God may have mercy on you according to his great merey.» And
they answered him saying : « Pray for us, our holy father Anba Pisentius. »
And forthwith they went out from his presence and went on their way and
glorified God for the words of advice and wholesome instruction they had
heard from our holy father Anba Pisentius. And when they went away
the ascetie father arose standing on his feet and began to recite* the book
οἵ the prophet Isaiah from its beginning. And his brother and the other
[25] THE FOURTH WONDER. 337
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1. S. contrition. — 2. 5, 24a.
man who was with him went on and executed their business according to
the advice of the saint who had asked the Lord to prosper their way for
them, and they returned to him with haste at the first (hour) of the day, and
he was standing in his cell and reeiting in quiet and peace and great watchful-
ness. When they heard him they sat down outside his cell and they said :
« It is unsuitable that he should lack completing on our account, as will
be the case if we call to this saint. » And he stood reading until he ceased
from his recitation, and finished his prayer. And when he finished the
book of Jeremiah they stood up to knock at the door, and he began also
the reeitation of Ezekiel the prophet and they sat down again and observed
politeness and did not call him until he finished the book of the prophet and
completed it and was silent, for it was the time of evening. And with
that“ they knocked at the door and he answered them, he being inside,
saying : « Bless me. » And he examined them from a small window and
said to them : « How long have you been here? » And they said to him :
« We came about dawn and we did not presume to call to thee until thou
didst finish thy reeiting. » Then at once did he weep and beat upon his
breast and said to them : « Believe me, I have suffered great loss to-day, and
all my labour in which I have laboured is void and in vain. » Indeed our
father Anba Pisentius said this because he loathed empty glory and did not
wish that anyone at all should know that he recited or prayed. Now you
* fol. 109.
* fol 109b
* fol.110a.
* fol.110b.
“fol. 110 ἃ.
338 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [26]
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1. 5. 24. b. — 2. 8. 25.a. — 3-3. 5. «he became a bishop». — A. Β. 15 (contin.
from 118. b.) « once he had a pain... » €. 129. b.... C. 129. b. 15]: > 32 5
a. — 5. Ὁ. om. — 6. C. „IS. — 7. C. om. —8.C. om. —9.B. 16. —10. C.
Wt. — 11-11. C. 1a} BS. « the breihren ». — 12-12. C. 3» N : I B. « so that
the brethren should not know », ὃ. « because he did not wish anyone to know ». —
13-13. EC omit. — 14.5. omıt.
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know, beloved, that the saints seek only the glory of God at every time,
as said that blessed one amongst the prophets, David : « I have loved thy
commandments, do thou look upon me ἢ and have mercy on me'. »
The fifth Wonder of the holy Anba Pisentius,
may his prayer be with us. Amen.
Hear also this wonder which took place at his hands when he was a
monk, before the Lord had raised him to the office of the episcopate, that
God may be glorified. Whilst he was in seclusion alone by himself in his
cell, it happened to him to suffer an injury in his spleen on the (third) day
after the feast of the holy Easter, and none of the brother monks knew that
he was ill, but he had said to them : « Pray for me, that I may go to the
monastery of our father Ephraim to enquire after the state of our fathers
there, and if the Lord grant me a journey I will return to you.» And thus
1. Ps. 118. 131-132.
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[27] THE FIFTH WONDER. 339
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1.0.42. — 22. C. ae p gell. — 3.8. 25. ». — A (Ὁ. bh. —5.C.
130a. — %. C. 1553 S. « the brethren made no enquiry because they supposed ». —
TC: BE Ὁ ΒΞ 1010. €: Gl τ- οι πῇ ες --
8-12. B. « saying ». — 13-13. B. om. — 14-14. C. 3} 21. sl, B. om. — 15-15. C.
en ey — 16. B. om. — 17. S. + « the priest ». — 18. C. Sl —
19. C. ΔῈ... 20-21. B. « But when he had left the brethren the Lord sent
the saints to visit and console him ». — 22. C. ἐν — C. omit to Ll5 5. « Now
observe the wonderful acts of God, allthe days he had passed lying on his bed sick,
during which the holy men did not minister to him, until the very day when ». —
23. B. « when the brother monk came to him ». S. « Now when the brother went to
him he found the door of the little cell where he lived open”.
he spoke for this reason, that they might not know at all that he was ill.
And if anyone asks and says : « Why " was this one ill?» then let him read in * [0]. 110}.
the book of the righteous Job and find that the Lord says to him
« | have not done this thing to thee for any other reason than that thou
mightest appear chosen or righteous and appear just before me'. » And
when the saint had been illa whole week and the brethren supposed that he
was not in his cell, they conversed one with another saying : « Lo, Pisenda
delays and is retarded, let us visit him lest it be that has been taken ill on
the road and sickness is heavy upon him, and trouble and pain, and he is
unable to get up.» So with that they sent a brother to his cell to make
enquiry. And when he came, by the providence of God, — observe, O 'bre-
thren, this divine miracle, — all the days he had been lying sick confined to
his bed, the saints were ministering to his service until * that day when the " ΤΟ]. 111.
brother came to him and when he reached his (place) the brother found the
door of the little cell wherein he was open, and by ihe providence of God
1. Job. 40.8 (?).
* fol.111b.
* fol. 111}.
340 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [28]
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S. « by the opportunity afforded by God as soon as he had pulled the cord of the door
he cried out to the dweller inside according to the rule ». B. « by the providence
of God the prophet Elias was beside him ». — 3. B. « when the brother began to
knock to enter and said to announce himself, « Bless me », Elias the Tishbite having
seen the brother who knocked wished to retire but the holy Anba Pisentius took
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hold of him ». fo. 17. —4.C + „Wu ὦ; Ze 55.0.8 I, u
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6: Be «and said, Bless me». — 11.C. el —12.C. ie a: 9.
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181826288,
found opportunity and drew the latch, and called with his voice according to
the rule ofthe monastie brethren, saying : « Bless me, O my father.» And it
happened at that time that there was present with our father Anba Pisentius
the great one amongst the prophets, the holy Anba Elias the Tishbite who
was of mount Carmel, and he was with him to console him and enquire after
his condition, for God, blessed be his name, had sent him on purpose to
procure him relief from his suflerings. And the brother stood outside the
door a long time and called out before entering, and that great one amongst
the prophets, Elias, stood up ready to depart from him : then the holy Anba
Pisentius took hold of him and entreated him * saying : « I do not sufler thee
to leave me without consoling me a little more. » When that brother who
was standing at the door and observed, did not see or hear any reply at all
[29] THE FIFTH WONDER. 341
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— 17. B. 18. — 18, C. 531. — 19. C. a — 20. GC. om. 2] C. δ!
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from anyone, he opened the door without any permission and found the
two saints sitting together, that is the holy Anba Pisentius was lying down
and the holy Anba Elias was sitting beside him to confort him and enquire
after his state. He was lying down and the holy Anba Elias sat beside him
to comfort him and converse with him and relieve him in his suflerings. And
when the brother entered he asked a blessing from both of them, and he
drew back and was unable to look directly upon the face of Elias because of
the rays of light radiating from his countenance, for he shone like the
lightning, as it is written, « The righteous shall shine like the sun in the
kingdom of their father'. »" T'hen the holy father Pisentius was angry with
the brother saying : « This is not the good manners of monastieism and the
ways of the brethren, to enter without permission. If to-day there had
been any great man here thou wouldest not have been able to enter to him
without permission. » And the brother answered saying : « Forgive me,
Ο holy father, for I have waited. I was standing at the door and calling
1. Matth. 13.43,
* fol. 112a.
* fol.112a.
* fol.112b.
*[ol.112b.
342 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [30]
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. +88. —-.2. C. om. — 34. C. LS «οἱ οἱ ὦ»). - ἃ, 6. lange. --
τ (δ; es — 6-6. C. ua EL. — 7-7. C. we μοί undl) «5...
Ba ἂς — Β. « Elias the Tishbite ». — 8. C. 181. ".. .&B. —9.C. ed — 10. C. om. =.
—11. 0. ge. — 12. C. 4. —13. 8. 27.a. — 14-14. C. om. eu C.
δ: IE ον rel. -- 17. 17:0: a JB N! ne ὦ gest => το vn
eb el. — 18-18. 0.20, a 701. — 19. C. Seel. — 20. €. om. — 21. C.
sa]. — 22. C. om. — 23-23. C. ΤῊΣ ah Ian δῶν, — 24. 0. 25 op ὅς. — 3. 6.
LS. — 26. C. om. — 27-27. C. om. — 28. Ὁ 132. a. «5.90. — 20. B. «like one
who comes from a banquet » B. 19. — 30-30. — C. .» oh e.. — 31. C.
ἘΣ 23.-— 32-32. 0. 5-
and was there a long time : so I thought to myself saying, Perhaps thou
art in pain and not able to get up, and so I ventured to enter to see after
thee.» And Anba Rlias the prophet answered and said : « This is the decree
of God and his will. Perhaps this brother deserves our salutation because
of his correct conduct, or the Lerd would not permit him to see
this favour. » When the holy prophet Elias had said this at once he arose
and departed, and when” he had gone out the brother said to our holy
father Anba Pisentius : « Whence is this man? — he in whom is great grace
and upon whom is flowing hair? — indeed, OÖ my father, I have never seen
anyone who resembled him, he is so cheerful and full of glory : and I say to
thee, Ὁ my father, when I took his hand and raised it to my face and kissed
it, there came into my soul and body great strength and heavenly grace,
indeed my happiness was increased and the joy of my heart 'multiplied so
that I was like one exeited with wine. And I say, That holy man is
a Sen
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[31] THE FIFTH WONDER. 343
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1-2. C. om. — 3. C.om. — A. Br as, — 5.C. 26 la. — 6. C. om. —
77. 0. Bar. — 88. 0. la 8 bay N Io yeıIy al a
9.8.27.6.— 9. C. 5. — 10-11. C. N eb, Il. =: lasst. ENWICHE
öl * (01.113 a.
— 13.C. 0m. — 14. C. is. — 15.0. +U!. Be 17. C. JB. — 17. C. 132. ᾿ =
17-18. B. C. omit. — 19-19. B. C. omit. — 1-20. CB. —21.C.+ εἰο. — 33. (.
: τ
om. — . 23-23, C ale! Sea] > Β. 5. also «Abraham ».
‚not of this mountain, indeed I have never seen him before in this country,
nor have I ever seen anyone hairy like him. » And the blessed father Anba
Pisentius answered saying : « Assure me that thou wilt keep this speech a
secret and conceal it without ” revealing it to anyone, and I will make known
to thee who is that one about whom you ask. » The brother said : « I assure
thee, O my father, unless necessity urge me after a long time, I will not
reveal this secret to anyone. O my father, wilt thou not listen to the arch-
angel Raphael when he spoke to the righteous Tobit and said; As for the
king's secret, be careful to conceal it, but as regards the works of God be
careful to declare them to his glory as is their due'. But I know that thou
hatest the glory of men because it is vain. So tell me now the truth of the
matter about that one of noble countenance, who was the man illuminated
with great glory, and I will not disobey thee, O my father. » Then answer-
ed the thirteenth apostle, our holy father Anba Pisentius, and said to the
brother : « When I departed from you to go to the brother who is in the
1. Tobit. 12.7-8.
*fol. 113.
* fol.113 b.
* fol.11ra.
*fol.113b.
* fol. 114
3h4 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [32]
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1.6. O.— 2. C. «υ}}. — 3. C. 5a. — 4. ας ἐσ. — 5. C. om. —
6.B. «1 said, I will not go there lest... » fo. 20. — 7-7. C. ωὲ a ee Br
Js) 2 u > a) ὁ Ws! or a αν un ω zer se sus) οϑ ls
Isal „8 > sa. — 8-8. C. a u de Een U, serd E32
— 9. C. Sau. — 10-10. C. ee Ἑ. macnann. so 5. — 12-12. C.
«σ᾽ 95.995 ἘΠ — 13. B. « ἀπά 85 for (this...) ». — 14, C. ΟἿ]. — 15. C. om.
- 16-17. C. 8! — B. om. — 17-18. C. Ὁ} .». — 19. B. om. C. add. |! before
JS. — 20. C. 133. a. — 20-21. C. 0m. — 23. C. + gut (3,5 ee EEE...
— 24. C. „65 — 5.. 28. a. — 25-25. C. om. — 26. 8. 28. b. — 27. B. « from the
elder ».
monastery of the holy Anba Ephraem * I found my body extremely weak and
I feared lest as I went an aceident might befall me and I be taken ill on the
road. Now my intestines suffered violent pain and caused me great anguish.
From your departure until now I saw no-one, until thou camest to me at
this present hour. And when my pain became severe by the urgency of the
disease of my intestines I asked the Lord to grant me healing. And when
the Lord took note of my weakness and considered my loneliness, he sent
one of his eleet, and I tell thee, my brother, that this man from whom thou
ılidst seek a blessing and whose hand thou didst grasp to-day, he is Elias
the Tishbite, the master of mount Carmel, he who went up to heaven in a
chariot of fire. But I ask thee, Ὁ my brother who lovest God, that thou
a. wilt not disclose this secret to any man in my life* that my heart may not
be distressed. » When the brother heard this from him he was very glad
and his heart was consoled, and he did not disclose this secret to any man
en
[33] THE SIXTII WONDER. 345
te US Puls TUT ai
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ΝΕ & 2 κι] Lie) A Ns all 8 Jon DAR By > a dam ai
sr Pol abi a le Pl μὲ SE ul 101, arlası
el ἘΝ Ἰωο ὧι e Gall a οὐδ! λα - --- 14 ala. > * fol. 114b.
„ol angel ἡ au le IS
> ὦ SS weis gi Οἱ al ol ὦ πον!
el AN I soul
oe u besslg Ia> ἀ νὴ Ilby any el 5 ΣΙ A Pal, τ 15
1-1. C. om. — 2.B. « the day when the Lord took the saint. » — B. then passes
to 114. b. below. — 3. C. 5» ὦ Wall. — 4-4. C. τ ἀπο — 5-5. C. om. —
6. (. 531. — 7.0. wel 2 I. 8-8. |. ...9..ὄ ἀπὸ δὸς ἐσ, -- 9.9. C.
δ» 759 sure]. — 10. Ὁ: + „er. —ure EI = ΠΣ ΟΕ lee sn — 18. @.
Aal N, al, pa N JG is AST UN, sl
[ef. 136.b. below.] C. now pässes to Wonder ΧΥΪ. — 14. 5.29. a — 32.b. Inserted
matter giving Seriptire instances of men seeing God and of how all things are possible
to him who believes. S. then passes to Wonder I. —Cf. 104. a. above — 15. B. 20. —
S. 33.b. continued from 104. b. above. — 16. B. «in the mountain ofthe town of Tsenti».
until the day when the clergy of the eity of Qift came and took the one found
worthy ofall honour and raised him who was truly deserving to the rank of
bishop, so as to take him to the father patriarch the holy Anba Damianus to
ordain him bishop for the see of their city.
You learn then, O beloved, as to him who knows the rules of the monas-
tic life and observes them perlectly and without negligence, Christ, who
tries the hearts and reins, loves hım and sends to him his saints and elect to
console him in pain and distress. And not the saints only, but he saw God
face to face, in so far as it is possible to see him, according to his deserts.
May the blessing of this saint and of all the saints* who have pleased the.» go. 112;
Lord by their deeds be with us and with all the sons of baptism. Amen.
The siscth Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession
be with all Christians for ever. Amen.
There was a brother monk in mount el-Asas who was very ill and his
PATR. OR. — T. XXI. — Ε. 3. 23
* fol. 115.
*fol.115a.
346 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [34]
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1-1. 5. «to the holy man ». — 2-3. B. om. — 3. S. « he had not yet become a bishop».
— 3-4. S. om. — 5-5. B. S. omit. — 6. B. k&axwa. — 7. B. « about noon ». 5. 34. a.
« for it was the time for filling te water pots with water ». — ὃ. S. « let not
his heart be grieved » (rep.). — 9. S. « leaping out of the water and throwing itself
about ». — 10. 5. «at the very place where the blessed A. P. went to the river to fill
his water pot the fish came to the bank, — now it was the current of the water flood
body wasted away by the length of his disease. And one day he longed for a
littie bit of fish and said to our holy father Anba Pisentius who was a monk
at thetime : « Ο my father, indeed I long for a little bit offish, but there is
none. » Andthe holy Anba Pisentius said to him : « Perhaps God will give
ihee thy request to-day as thou hast asked. For the prophet said: Cast
thy care upon the Lord and he will provide for thee and sustain ihee as
thou dost need, for he does not ever suller the righteous to perish. »" And
the holy Anba Pisentius went to fill his jug with water, it was in the
days of the increase of the Nile, and the saint was walking along and besce-
ching God Most ΠΡ, saying: « O God, do not permit the heart of this
brother to be grieved, but if it bethy will, grant him his heart’s desire. »
And when he went upon the bank, all the earth was covered with water and
llooded, because it was a year of a great Nile. And our holy father Pisentius
observed and saw a great fish swimming on the surface of the water, — Ὁ
what a great divine miracle, — and just where the saint was he intended to
xo down to the waterand draw the fish to land, but the stream seized it and
cast it on the bank without trouble or diflieulty, at the very spot where the
[35] TH SIXTIH WONDER. 347
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and the force thereof which thrust it aiong and stranded it at ihat place. And whilst
A. P. ...». — 1. 5. 34.b. — 2. B. passes to 116.a. below. — 3-3. S. om. — 4A. The
Sceripture reference much enlarged in S. 34. b — 35. b.
΄
saint was filling his jug, as he has declared to us by his own trustworthy
mouth, "and forthwith he took it and went with it to the brother and gave
it to him saying : « Take this fish and rejoice at the favour and healing,
verily God has given thee the desire of thy heart as thou didst ask, just
as he sent food to Daniel the prophet when he did not expect it, so it is
he who gives thee this fish and does not permit thy sadness of heart on
account of what you asked truly and by grace, as said that blessed one
amongst the prophets, Mar David; « The Lord is near all those who call
on him, he is pleased with their supplications and delivers them out of
alladversity' ». And when the children of Israel asked for flesh at the hand
of Moses, he prayed God for them and he gave them their desire, because
the prayer of the righteous is very powerful; and does miracles, as it is
written. Verily Moses the law-giver οἵ {Π old covenant asked God on behali
of’his people and he poured forth to them according to their desire, and the
law-giver of the new covenant * also, our father Anba Pisentius, prayed to
God for the brother monk, and he answered him and accepted his prayer,
nn
and gave to him according to his desire and request, and did not distress
_ him. As it is written : The Lord shall grant thee all thy petitions and accept
‚thy prayers and perfect thy joy’. May the Lord have merey on us. Amen.
1. Ps. 144.18. — 2. Ps. 20,5,
* fol. 115 ἢ.
* fol.116a.
*fol. 115 b.
*fol. 110 ἃ.
*fol. 116}.
*fol,116b.
348 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [36]
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2:6, ss! SL il. z 3-105,0m — 35. 0.85 «Ὁ — 6. C. from here reads- δ
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ΠΣ ω 1» 5}, In wer)! δ] Isa 1,35, C. then continues 13! 385
185. b. below. — 7. B. « because the place was remote ».
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The seventh Wonder of the holy Anba Pisentius.
| Hear again, my brothers and beloved, this great wonder of those repor-
ted of the holy Anba Pisentius in the days of his monastic life before his
episcopate. It happened one day that he went to the well from which the
brethren drew water in order to fill his jar, and when he reached the well with
his jar to fill it, as we have said, he found that he had forgotten to take with
him the bucket and rope' * and he stood and prayed to the Lord, — blessed be
he, — the Most High, according to the custom of the monastie brotherhood,
he said in his heart : « O Lord, thou knowest that 1 cannot go back on my
1. (C. text) He had forgotten to take it and he did not know how to fill his jar, and
the water was far away from his cell, and it was the time of evening. And he stood in
prayer and spread out his hands saying, « Ὁ Lord, consider me in the distance of the
road, and see that the night draws near, so direct me by the excellence of thy will.»
Andas he prayed thus, behold the well fell and the water overflowed until it reached
Ihe top and he proceeded to fill his jar. And he went to his cell and rejoiced greatly
and praised God. And when the brethren heard about this event which had happened
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they went to Ihe mountain and began to tell te brethren who were in solitude about 3 }
what they had seen And when Ihey ceased from their speech...
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[37] THE SEVENTH WONDER. 349
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1. B. the shepherd saw that Pisentius’ «appearance was like that of an angel ». _
B. then passes to Wonder VIII. (118. a. below). — S. 37. a. Inserts homiletic matter.
footseps again, because of the weakness of (my) body, because ofthe weakness
of (my) body (sic) to bring the bucket and the rope. Ὁ God, Lord Almighty,
command the water to rise from the bottom of the well to the top until it
reaches the brim, so that I may fill my jar with it and I can devote myself
to thee the rest of the days of my life. For thou didst command the great
one, thy apostle Peter, saying, « Come to me walking upon the water ». And
when he had finished his prayer he said, Amen. The water rose from the
bottom of the well until it reached the brim, and so the saint filled his jar
from that water. Then the saint said to it :« The Lord, — blessed be he, —
it is he who commands thee, O water, to sink to the bottom until * thou art *tol. 117.
at thy resting place. » Then the water began sinking to the bottom, des-
cending froın the brim of the well. Behold, there was a shepherd who pas-
tured his sheep in the thieket and he approached the mouth of the well and
saw the water descend, going down to the bottom ofthe well until it returned
once more to its former level. To whom shall I liken thee, Ὁ thou truly
blessed saint, our father Anba Pisentius ἢ — Thou art like Moses the law-
giver who divided the sea and led the children of Israel across in the midst
‚so that they walked on dry ground. So thou, our father the holy Anba
Pisentius didst raise thy fame to the heights of heaven. In thee truly was
* fol.117 b,
350 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [38]
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1. S. «by the hand of ». — 2-2. S. «a holy man ».
fulfilled the saying of the book which states that, « The righteous shall
have an everlasting remembrance'. » Who is able to honour thee as is thy due,
O holy one * great champion amongst the saints, who knew things hidden
before their existing, and understood abstruse things by songs and parables,
and (understood) monasticism by spiritual and divinely learned interpreta-
tions and lofty visions and useful holy allegories and explained them accor-
ding to their inner secret meaning? And he spoke the truth to everyone
without partiality, as it is written « I will declare thy testimonies before
kings and not be ashamed »* etc. And to our Lord be glory for ever. Amen.
The eighth Wonder of the holy Anba Pisentius.
Now also by the grace of God we will relate to you, Ὁ brothers and
beloved, another wonder we have heard from those who are established in
truth and righteousness. There was a man from our country who told us
concerning our father * Pisentius saying : One day I went and obtained his
blessing, and as I went out from him I met Anba Ephraem and he said to
me : « Hast thou been blessed by the young Pisentius? » I said to him : « yes,
O my father. But thou art the chief father and great saint. » He answered
anıl said to me: « Verily thou hast obtained great blessing and enjoyed
1. Ps. 111.6. — 2. Ps. 118. 46.
[89] THE NINTH WONDER. 351
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“[0]. 113 Ὁ.
1. B. 22. (continued from 117.a). — 2. 5. « one day ». — 3. S.om. — 4. 5. ὁπ.
— 5. B. 15. « It is said also of our holy father A. P. that when he spread out
his hands to pray ». — 6. B. 22. passes to Wonder XIV (129. b. below). B 15. +
« Who could imitate him in the constant exereises to which he gave himself? »
— B. 15. then N to 110. a. above. S. now. passes to 132. b. below — 7. B. 2
— 8..C. 123. a. [οἷν ἢ} Τ᾽ „6, and then continues here. — 9-9, (, om. — 10. C.
pl. — 11C. ἜΣ er, Cart,
perfect grace because thou hast been in contact with him. It was at the
beginning that whilst he prayed the water rose from the well to Ihe top. »
Then he said to me also.: « It happened one night that we saw a fire
burning in his cell, and we wondered and said one to another : « Let us
see what cause has happened to the little Pisentius that he has lighted a
fire at this late hour. » And one ofus climbed on a high wall to observe
his abode, and saw him standing at prayer-with his hands spread out to
heaven ἡ and his ten fingers were blazing like ten lamps brightly shining
with light. May the blessings of this saint be with us to our last breath.
Amen.
The nınth Wonder of our holy father Anba Pisentius.
- May the Lord have mercy on us by his prayers for ever. Amen.
In the beginning of his monastie life the father monks reported piety of
him from the perfeet ascetes who dwelt with him. He learned by heart the
book of psalms perfectly and used to go out in the hot season in the days
* (ol. 118.
* fol. 119 a.
*fo]l.119 a.
THE LIFE OF S. PISENTIUS. [40]
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1.C. yo. — 2. 0. + )51. —3.C.om. — 4. C. δυο". — 5-5. C. aa! er N. —
6.C. bp δ] EN C. om. — 8. C. lgbis. — 9. C. 1. — 10-10. Ὁ. „131 „1. —
14. C,,.12.C. oe Lena tet εἰ 5: Ὁ
εὐος UNS τος ΞΞ 15: (U E ἘΠΕ C. 228). — 19-20. C. 285 3 albs,
— 2.0. JWb. — 2. Ὁ: 123.b. — 22. ΠΡΟΣ 3. — 23. B.' "and saw him in
'
©)
such a state”. — 24. C. na. — 25. C. 425. — 26-27. C. 3.0 „el TEE
ER ἘΠ τ EEE oe ars „Ws. — 30. B. « when the
brother approached about an arrows’ cast he heard him reeite the psalm ». — 31. C.
31. — 32. C. 23%. — 33-33. C. om. — 34. C. ale) an a
— -
of the inundation of the Nile when the mountains would become bigger
because of the burning heat, and stand in one place and keep vigil where
there was no man and no-one observed him. And he used to hang upon his
neck a great stone, and remained standing until he had recited all the
psalms he had learned by heart before he laid down that ἡ stone upon the
ground, so that ‘the soles of his feet were scorched by the severity of that
burning heat, to such a degree that all those who saw him said that he
stood on burning stones.
And one day it happened that a monk came to visit him and converse
with him, and he sought him in his cell and did not find him : and he followed
his traces until he found where he had gone down into the valley where
he stood and prayed according to his custom, until his eyes were dim with
blood from the weight of that stone and (the blood) fell from his face. But
the saint did not cease reciting the hundred and fifty psalms until he said
«I glorify thee, O Lord, in merey and judgement and will sing and teach
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41] THE NINTH WONDER. 353
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1. Ὁ. ).3ὲ:.-- 2-4. B. om. — 3, (. 98} ς 0.9}. -- 5.0. Zul. — 6. εν. — 7-7..C.
om. — 8. B. “and sat upon it”. — 9. C. sa. — 10. C. ae ll „N sl, Lila
&
las —_®. bis In! se 53». — 11..C. gie as a3 a B. om.
— 13. B. + «and of Ben courage ». — 14. C. . 15. C. om. — 16-16. C. om. Ὁ
17. C. places !aa after δεῖς... — 18. C. 124. a. - 19. C. x) 0.53}. — 20-20. C. Lo] ya
il ne „us. — 93. τ 0m = 2.0. EN οος
er 3. — ea
29-29. een 2234. 6.0m:325,70.0m2- 3326: ualesen.. — 34.C.
‚sei Ὁ. ILS
in the way of the saints'. » And when he came to «Ὁ Lord as » he looked
about, he turned and saw the brother monk and at once hastily dropped the
stone from his neck upon the ground and hastened to meet him. And the
brother said to him : « Believe me, * O my brother, I wonder much at this + ol. 119 b.
great service which thou doest and my mind is amazed at the thought how
thou art capable of the patience and endurance of the hardship of this stone;
‚and thou art in great heat, and standing barefoot without a shoe on thy feet.
Verily, O my brother, there is my shoe on my foot, but my sole is scor-
- ched as though one were standing on coals of burning fire. See, Ὁ my brother
Pisentius, what thoughts occeured in thy heart that thou dost attain the
patience for this fire and for this great service which no man is capable of
enduring, not the like of this painful standing and the patience which is
therein. » And the holy Anba Pisentius answered saying to. him : « If man
is not patient of all sufferings in the days of his youth, then how * will he do “ΠΟΙ. 120 a.
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1. Ps. 100. 1.
*fol. 120 Ὁ.
* [01.130 b.
854 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [42]
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1-1. B. « for the sloth which is in the heart of man does not let him remem-
ber God ». — 2. C. om... — 3.0. &o. — A. C. Js. — 5. B. erarpioc. — 6. Ὁ
ΤΥ 0m... 7. Ο. ἀρῶν — 8. C. en, Ce 0: or a ΤΝ
8. ΕΠ — 12-12. B. « does not let him feel or think God exists ». Be: 135
I Se, eb. — 15-15. C. om. — 16. C. Us. — 17. C. le. — 18-18. Ὁ.
om. — 10. C. 0m. 20.6, ar — 91:91 τ on. ν᾽, Ὁ στ ae
— 24. 6. «Οὐῦο. -- 25. C. om. — 26. C. + LS. — 27. C. e> A
29.B 5. — 30. C. 29. — 31. C. 125. a. + 5 JLel. — 32. C. om.
toil in the days of his old age and advanced life when his body fails and his
strength declines? And let this be known to thee, that the heart happens
to be forgetful and unable to remember what sins it has done. As said the
holy Anba Evagrius the hermit, there are three devils co-operating
one with another, and the three do not disagree. The first of them is the
devil which inflames the fire of lust in the body of a man at all times, and
leads him to deeds of sin and fornication. And the second devil is he who
misleads the heart and veils it with a covering and it is not able to recover
from its woes and does not remember God as existing at all, until it has“
committed in action the sin it had purposed. And the third is the devil of
disrespeet which hardens the face of man so that he is not able to see * what
olfences and sins he does. And now thou didst suppose that I did a great
service, but this does not amount to anything in compar ison with the services
ol our holy fathers of former times. It is said concerning the holy Colluthus,
the man truly sound in monastieism and perfeet in all virtues and conduct,
that for a long time and for all the days of life, you would find that he
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[43] THE NINTI WONDER. 355
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Bol BIS YA ἃς Καὶ Dar cl Aal soll a Je ZEN:
1. C. sly. — 22. C. om. —3.C.+ 8.— 4. B.« Of Abba C. ». — 5.
Bene n, 70.2l2 € om. — 9.,C. B.z0m.. 10.
(
τ
‚u. ἘΞ πο: — 12. C. (ef. — 13-14. C. Us. — 14. C. 125. b. — 15. C.
2. — 16. ἃ, la — 17. C. om. — 18. C. el. — 19. Β. 6. — 30. C. ες --
al 9, Clara... 3. C. 2. ον os —
fasted for two days at a time, and he sitting at peace spun hair eloth and
his face was turned towards the sun all day as it shifted until it set, he did
not alter the direction of his face towards it, and he did the work of his
hands. And they testify of him that he fasted a whole week at a time up
to the sabbath day in the month Baunch before he took food and broke his
fast: And again it is said concerning a brother in «the Garden of Monks »
(which is) the desert of Scetis, “one ofthe elders of former times, that he
stood forty days erect upon his feet in the sun, he did not retire to the shade
at all, and when the sun set each day he spent the night upon a bramb’e
with thorns and prayed until the dawn broke. He continued standing in the
sun without ceasing, so let there now be no surprise about Pisentius, nor
let it be said that he did any act of great fortitude, but may we deserve to
see one another in the world to come and in the life which endures for
ever, and see that I pass over Ihe fiery river which flows before the just
Judge and approach to make obeisance before the Lord with submissive
face and goodly report, — that is indeed the acceptable excellent service
and the great righteousness which not everyone secures. The heat of the
*fol. 191 ἃ.
91:8:
900 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [44]
“oa. ol οι ὅς 5] U" ὅλ I ee Ὁ» Ὁ
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1a: Pa —9.0=0m. 3. ges! B. « it would not be like a single day
passed in torments ». — 4. C. + Sy "Ja. —. 5-5. C. om. — 6. Ὁ. Δ}. _
7°C. 2198. a8 Oo ge le ie er
11-11. C. om. — 1213. C. om. — 18. 6. & — 14. 6. τ Le
15-16. B. « rather than that he be cast into toments at the moment when he goes
from this world ». — 16. C. le» ὁ9.. — 17-17. C. om. — 18, C, Vo all. —
19.0. + „Se. — 2%. C. SS. — A-. C. er -- 32. ἃ. μος ἐδ. —
23. C. Gy. --- 24. B. 7. — C. ἰρ κι,
Το]. 151. sun is nothing compared with the fire of hell : believe me, * O my brother,
if aman were his whole life standing in the sun and the sun never set at
allon a single day, it would not be as his standing in the torments of the
fire of hell, that whole life of his standing upon earth would not be its equi-
valent. If a man were to stand the length ofthe days of his life so as to
endure standing and patience in diffieulties and hardships, and all the
pains of hunger and thirst and fasting and prayer and vigils and, in fine,
were he to bear all sufferings until his blood poured forth for the sake of
the Lord, he would not find merey before him in the day of his judgement;
better for him to be exempt from falling into the sins of this world than
to be eonducted to the eternal punishments until the oblivion which has
no remembrance and is not consoled for ever. » And the brother answered
saying : « Thou indeed art singular. I do not suppose there is a monk of
the monks of this land who is like thee in thy prayers and reeitations and
*f01.192 a. all the services which thou doest. I do not * know any who is aware
of any such service as I saw thee now perform, and I suppose that
thy heart is grieved because I observed thee when thou wast doing it : but
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[45] THE ΝΙΝΤΗ WONDER. 357
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1. C. 126.b. — 22. C. om. — 33. .haY „N ΘΓ Sb all
a — 4. B. + « Indced I will not disclose it to anyone lest I grieve thy heart ».
— 5.B. « When thou doest any other work lo purify thy body, that will suflice to
crown thee ». — 6-6. C. ss _® en Ein.. — 7.C. om. — 8-8. C. ΠΣ]
LE LEN. 9.C. + 22. — 10-10. B. om. — 11. C. om. — 12. C. + ol. —
13. C. a) bi — 14.0. JE. — 15. C. om. — 16. C. ‚g,laal. — 17. Ὁ, \e,5 ω.
— 18. C. om. — 19. C. 127. a. --- 20. C. om. — 21. C. om. --- 22. C. om. --- 28. C. „=.
— 24. Ὁ. om.
pardon me, for I know that thou dost not desire anyone to know what is
thy conduct, but Iwill keep this secret to the day of my death. And if thou
didst no service save thy chastity and virginity, it would suflice for these
crowns to adorn thee on that account. » And he, the one perfect in all virtues
answered and said : « Verily, I have observed these tasks in vain : when ἃ
man worships God a little it is repugnant to him for anyone to observe
him, because the service he performs becomes worthless * : forthe monk who
does it before his name is made known is he who is benefited by it. But thou
hast shown regard to me above my deserving and didst say to me that vir-
ginity saves. Hear what the Lord says in the holy gospel, may he who
reads understand; hear also the dread rebukes full of distress which he said
to the foolish virgins who knocked at the door and said : « Lord, Lord, open
to us » : and he answered them saying;; « Verily, verily, I say to you, I know
you not. Watch therefore, as ye know not that day nor that hour' ». Man
1. Luke 13.25,
* fol. 122b.
*fol. 122b.
ΚΟ] 19 915.
Έ[0].129}.
570]. 1.29. a.
*fol.123 Ὁ.
358 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [46|
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— 6.C.
which men call right but they lead to the pit of hell ». — 8-10. C. bis. — 11.C. u. —
12.0.1, 1, 40}. — 13-13. C. le Wer. — 14. C. om. — 15. C. om. — 16-16. C.
es) 17.0.8 1b. — 18, 6. 3.8. — 19-19. C. om. —20.C.+ es.
7
St}. -so B. — 7. C. οἰ — 8-9. B. « for it is written, There are roads
— 21-21. C. om. — 22. C.0om. — 23.C.—+ walten C. then passes to wonder X. below).
— 2. B. «heard from therighteous one, our holy father » A. P.
may not boast of any of the righteous acts he does in this world until his
standing before God without shame when his account comes up, for the
judgement of men is one thing, the judgement of God is another. " For
man does a work and supposes in himself alone that he is satisfactory and
that his work is salutary, but the Lord, — blessed be he, — reckons it as
void before him : and another man works and supposes that it is useless
according to men, but God sees him favourably and reekons it a salutary
work. And who is he who knows the secret of the Lord so long as he con-
ceals it?» And the monk said to him : « Believe me that to-day I have
been filled with great blessing, and have been as though I saw Christ the
Lord in the eity of David. » And so he went out from him and he glorilied
God for the salutary speech and divine teaching he had heard from this saint.
\Vho now is like this great pious ascetic saint and upright master whom the
Lord raised up for us in our holy mountain? " As the book said with reference
to him by the mouth of David the king and chosen prophet, the father of
our Lord Jesus Christ according to the body, saying : « Blessed is the man
[47] THE TENTH WONDER. 359
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El Ἐν AYI EN 5 yäcl dl ya) ὩΣ Slsly Sue ob ἐν
1. B.fo. 8. «and it happenel alter he had learned the psalter by heart (9.) C. (127. a.).
12.0. del» „al. — 3. C. om. — A. C. SL C, N} Ei 197. b.—5. Ὁ.
rl. — 66, Chin 5 — 7. CM —8C Zi. — 9. C. ar". =
8-10. B. om. — 11: C. om. — 12-12.C. Ὁ 32. —13.C.-+ τς. — 1414.02.
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— 15.C. 3 γέ — C. then passes to 127. b. below.
5: ΄ P
who fears the Lord, who is careful in his commandments and his ways'. »
May the Lord have mercy on us allby his prayers. Amen.
The tenth Wonder of. the great saint amongst the saints, Anba Pisentius.
May the blessing of his prayers be with us. Amen.
When this saint had learned by heart the book of the psalms perfeetly
in his breast, he began to learn the twelve lesser prophets, and by favour
of the Holy Spirit which was within him, he finished learning at the end of
twelve days; he used to learn a book of a prophet every day. And when he
began the message of the gospel of John he completed it in the same time.
He was “then dwelling in the northern distriet in mount el-Asas, that which "fol. 124 a.
is over against the road. And at that time there was great ease and tran-
quility upon the earth becanse of the sweetness of his savour and the prayers
of the brethren assembled in the holy mountain in those days, and especially
of our holy father Anba Pisentius, by whom our poor land was resplendent
1. Ps. 111.1.
*fol. 124 b.
* fol. 124 b.
360 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [48]
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1. B. passes to ls). — 2-2. B. « from his cave save when ». — 3. B. 10: C.
(42. a) N για οἱ δ al Bl dal 5 Ὑ ET a el N οὐδ
ee dy ὦ τὸ .ω} δ abi. — 3-4. B. « they prayed, they drew water, they
walked together again meditating until each had entered his abode ». — 5-6. C. — καὶ
I, nl, 5! er BI aa sh Sl 7. C. 142. — ala. — 8. 6.
Li 5,8 N 8.— 9.0. 5,85. — 10. Ὁ. lo. — 11.0.0 „ELIA. — 12. C.
τ ον τς en — ABC. U Ab. EU rc ge: Γῇ σῶς.
and shining, and so much the more was his help to our province without
exception. May the Lord have mercy on us by hisprayers. Amen.
The eleventh Wonder of the great saint our father Anba Pisentius.
May his prayer be with us. Amen.
And when these noble benefits and divine favours were complete he
devoted himself to fasting, and prayer, and meditation, and acts of merey.
He did not go out * from the gate of his enclosure save when he filled his jar
with water, and’then he went with the brethren sharing with them in prayer
and reeitation until each of them reached his cell. And one day when he went
out and had filled his jar and was returning to his cell he chanced to meet
{wo women sitting and when they saw him they hastened running to him
to meet him and to receive blessing from his pure hands. And one of them
had a headache and distortion in her head and face, so that her eyes pro-
truded and started out from her face, and the other had the disease of the
dropsy and was all discoloured. And when they saw the saint they praised
[49] THE ELEVENTH WONDER. 361
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Speer. SIEGE 8, 00m. 9.C Ren 10m 22 = 14.0 0m. —
12.C.+ =. Ξ Ὁ ἴτε 44. B. ὦ Τοφρτη C. + er ἘΣ : ee —
15. C. .». — 16. C. es). — 17-17. C. I» ες — 143. a. -- 18. Ο. AU lol.
— 19. 6. 31.2.0. & >. - 21.0. 09. — 22. Ὁ. 3.0. a τ
24. + wel — B. « But what power is there in my littleness? ». — 25. C. +
rl. — 26-27. (ὦ. amit. — 27. B. 11. — 28, Ὁ. 1. — 29-30. Ὁ. lo SI
ο΄. -- 81. (. υὐ. -- 82. Ο. zul „us 2 — 33. C. om. 5. — 34. C. 8 _
Beeren 1, 36. Ὁ. οἷν. — 37-37. Ὁ. om.
with pleading and importuned him very much. And he covered his head
with his cowl and cast away his jar from off his shoulder and fled from
. them. Then that dropsical woman * dragged herself after him and she fainted
and fell down on the carth and was not able to run after him. But that
one who had a distortion did not cease running after him until he cried to
her with a loud voice saying: « What have I to do with thee, O cursed
one? — and why dost thou come to me to-day, O thou cursed one ὃ « And she
answered saying: « I am ill, O my father, with severe pain : stop a while
and lay thy pure hand on my head, I believe it would heal me from disease. »
And he said to her: « What power have I? — I am the most contemptible
one in the world. Go to the brethren that they may pray over thee that
thou mayest recover and be healed of thy pain, for I am a poor one, mise-
rable and wretched in sins. » And he did not cease running from her, and
*fol.125 a.
*fol.125b,
* fol.125 a.
he came to the entry of his cell and shut the door. “Then that woman who “Ὧι. 125 b.
was ill with the headache said: « Indeed I am not worthy to touch thy
PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — Ε. 3. 24
*fol.126 a.
*fol. 126 a.
362 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. 150]
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1.@. om. —.2,C. = — 3. B. + « holy ». C. om. — A. B. « and ] know ». —
5. B. « him ». — 6. JA τ de ee u!
Be lan 3, N 3 ul δ». Ss 5 6 es or La) & Me; I)
Do. — 10. Ὁ. oe τ 43.2, ea τ δ-
el Sadlee,. — 14. C. a. — 15. C. ὧδ. -- 16. Ὁ. ll, — 1707,08
ge Be grant me u 3 —.49, (δς τὴς 20,1% „rel. _
21-4. C. om. — 22.0. Sol, — 23. C. all age, — 24. C. om. — 25. Β. 12.
-Ξ 26. C. 2b. — 27. Ὁ. ΟΝ}: — 28..C. om. — 29. B, 42. — 30. C. ieh
-ο Ὁ, SW — 39-33...C. 0. — 33-35..B. «Land it. 2.8. Ce
80: τ a es, a7 „5: — 38. C. om. — 39. C. om.
hands, O father, and I swear that | am not fit to approach thy hands because
of the many sins which I have committed, » but she took a little ofthe sand
where his feet had trodden And she collected some of the sand which was
in his path in her veil and sprinkled her face and her forehead with that
sand, and said: « In the name ofthe Father and of the Son, and of the Holy
Spirit, One God, and by the prayers of our holy father Anba Pisentius the
man of God, may the Lord grant me the grace of healing. » And at that very
hour the woman recovered from her headache and from the scourge which
was in her head and face and became whole, and she gave glory to God and
the holy Anba Pisentius. And when she returned to the place where she had
been *,the woman with the dropsy who had fallen down said to her : « Didst
thou overtake the saint and get a blessing from his hands? — if so, and if
thy hand touched his hand, then lay it on my face, I also believe in God
that I shall recover by the touch from my evil fortune and be healed of
[51] THE ELEVENTH WONDER. 363
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"fol.126b.
Ὁ: Εν — ἃ. C: om. —1-3.B. « Ἰ also ». — 3. C. a). — 5-6. C. om. —
7. Β «. I did not cease. » — 8. C. bl». — 9. C. «και. — 10-12. B. « and as 1 had
not been able to touch him ». — 1-12. ΟΞ νέο Ra BE AR VA or
Brb: — 15. C. en! as). — 16. C. 35, — 17. B. « and I thank God I am
relieved from ». — 18. ὦ. «ας — 19, (. Kae: — 20: €. UsLt. — 21-21. (ΟΣ om.
— 2. C. u, All eh Ὁ. θ᾽ eo RE es εν ἡ (δ.
τ} 5 — + bp N u. — 27. C. up: — 28-28. (Ὁ.
le 5. — 29. C. a — 30-31. C. se Ξε re. — 32. C. om. — 33-33. C.
aan. — 34-35. δ βοῦς Σ U Lars. — 35-36. Ἢ Ja, ᾿ Ἐπ]: ἰὼ 55. ἍΜ} et ΝΣ
ΕΝ
the sickness which has befallen me. » Then she said to her: « He did not
cease from flight until he entered his cell and shut the door, and when I saw
that I was not able to overtake him I gathered some of the sand on which
his feet had trodden and sprinkled it on my head and face, and I thank the
Lord for his grace which he has given me, for my head is healed and the
scourge is relieved from it and its pain is removed and I am made well by
his prayers. » And that other woman in the greatness of her faith in God
and his saint said to her : « Give me also a little * of that sand. » And she
took some of it and swallowed it. And when it entered her entrails her navel
was contracted and all the filthiness that was in her stomach went away,
and at once her pain was healed and she was purged by his prayers, and
the rest of her body was clean and she was whole from her sickness. And
both of them arose, praising and glorifying God, and went away to their
houses, and took with them a generous blessing. And after this event it
happened to that woman who was healed from the headache that she had a
*fol. 126}.
*fol. 127a.
ἘΠ]. 127 8.
364 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [52]
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lo ἃς, — Wall Ὁ] ὥϊο Is I) „lo Solo sub Al Il II sy
1. Ὁ. ἰῷ οὔ ..9Ὁ} EN ὑφ». 2 (. Ὁ kb. ae
—4.C. 9. — 5. Ὁ. + Lo! -- B. 13. « when she put this saint's sand in her house,
— Ο wonder. OÖ God who exalts and makes manifest his elect,... » —6-6. C. 9. —
7. C. om. — 8-8. C. a a. — 99. 0.1.43. — 40. C. om. = 1, CS,
— 12. C. „,LS]] 1.» Ἐπ9 «οὖ κ᾿ ar wel ωὅ aus nl, δ... bl,
ale MI > as. — C. then passes to [3 Js; — 116. a. above :— B. to next
wonder 127. b.
little son, and for a long time past he had not walked, and he was emaciated
and could not speak. Then his mother took some of that sand which she
had brought with her from under the foot-steps of the saint, she threw it
into water and warmed it and with it bathed her little son, and he also was
cured by that water; and his parents declared to us that before a single week
had passed * his legs were made straight and he walked properly on his
feet, and the tie of his tongue was loosed and he spake quite plainly.
And all these things which the great holy father our father Anba Pisentius
did are equal to the mighty deeds of the pure apostles Peter and John and
the rest, as they used to take rags and bandages and put them on Paul’s
body and apply them to the diseased, so they were healed and their sicknes-
ses were cured and pains ceased'. It has reached us also that Peter used
to give healing, and thus also these two women, when they took the sand
with righteous faith, had a safeguard wherein was the healing of their
diseases. By the blessing of his prayers and intercessions may the Lord
cure our diseases and heal our infirmities. Amen. Kyrie eleison.
1. Acts 19.12.
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[53] THE TWELFTH WONDER. 365
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4-92, 127Ab, line 3.. „Es 1,5 j re ni — B. continues fo. 13. — 2-2.C.
LS. — 3-3. ul es Lal ash sa Nun 3 eo! εὖ Sl, τὰ
Da κεἰ ὺ τὸ 8ce- 9. B.
MOrTWINs NTE πρὸ SITE mega. — 10. @ ao. — 11.0. + - 21.12. C.
— 13. C. s,W) SL. — 14. C. „BJ. — 15. C. Is. — 1. GER LEITE c.
9 e) . Pepe) Saal NS W, λυ 5329 δϑ 249 Sc lass. = 18. Β.
« the prophet embraced him ». — 19-20. C. Sao. — 21. B. 14. — 22-22. C. om.
— 23. C. om. — 24.C.W. — 25. C. 128. a. om. — 26.C. +5. Jljs. — 27. C. om.
— 28. C. Js. — 29. B. « Amos, Micah, Joel... » — 30. C. Lite, — 31. C. =®,.
“ The twelfth Wonder of the great saint Anba Pisentius.
It happened one day that this saint was reciting the twelve lesser pro-
phets, namely our father the holy Anba Pisentius. There happened to be
present one of the brethren who was a wayfaring stranger: and the saint
began the reeitation of the first prophet Hosea, and the brother heard that
he recited carefully and so he sat down outside the door of his little cell
and listened to him. There was a small grating in that door and light came
out through it. And that one looked through to the inside of the cell to
see how his task proceeded, and he was there reeiting and the prophet Hosea
was standing beside him : and when he finished the reeitation of the pro-
phecy the prophet kissed him on his head and ascended up to Jesus
Christ the God, and his head was shining like “the rays ofthe sun. Then he
began the recitation of the prophecy of the prophet Joel, and Amos, and
Micah, and Abdaius, and Jonah, and Nahum, and Habacue, and Sophoniah,
*f01. 127b.
*fol.128 a.
* fol. 127},
*fol.128 a.
*fol. 128 b
*fol.128 Ὁ.
366 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [54]
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15.C. Kam. — 16. €... 5 540. — 17-17. C. om. — 18. C. om. — 19-19. C. om. — 20-20. C.
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and Haggai, and Zacharia, and Malachi. And the brother bore witness
about the twelve prophets, that each prophet whose prophecy he recited
was present, that prophet was present and continued so until the saint
finished his prophecy, and then the prophrt kissed his head and ascended
up on high. And when that brother saw it he began to beat upon his breast
and say : « Woe is me, for lam monk only in name, not as this man who is a
ınonk indeed, perfect in the monastic rule and in the sound purpose which
the saints adopt, because of the greatness of his purity and the humility
of his heart, and excellent is his life and disposition. » And the brother did
not address him at all that day because he said in his heart : « Behold, if
*
he knows * that I have seen this revelation and this wonder his grief will
be the more increased and he will say: Since you know this little matter
which was disclosed to you, then there is no profit therein to me and I have
lost (the reward) of my work. » And when the brother went up country he
told the brethren this story and they said to him: « This great service does
[55] THE THIRTEENTH WONDER. 367
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— 6. C. om. — 7. Ἐπ --ὄὦ ὦ a. — 9 Be ee
11. C. om. — 12. B. « when he ΠΈΣ his hands in prayer » ... B. then. passes
to 118.b. above. — 13. C. sl) ρου Des ess Ans ale 215. (δ. ἈΞ:
ΠΕ Com. - 172€ 97a. — 18. C: 129. a line 3 continues pe. ΞΕ ΟΠ:
contin. from 118. 6. — 19. C. om. — 20-41. B. om. :— 22. C. sA.)}. — 23. B. om.
— 4.0. v2 lb ua pe — 235.0 EN. — 8.0. 2. — 27. Ὁ.
le SL ὁ. — 28. C. νοῦ, — 29. B. om.
not amount to anything in comparison with the great services he has per-
formed. If thou hadst had a little patience until he stood to pray thou
wouldest indeed have seen the great wonder which is reported about this
blessed one, our father Pisentius, that at every prayer his ten fingers are
kindled with fire like ten lamps. » Who now resembles him in the numerous
services which he per'ormed continually with great courage. “May the Lord
have mercy on us by his prayers to our latest breath. Amen.
The thirteenth Wonder of the great pure saint our father Anba Pisentius,
may his intercession preserve us from the enemy. Amen.
Hear, O my brethren and beloved, this great wonder which happened
to that greatest of saints our father Anba Pisentius. One day as he was
standing to prayer, behold, a scorpion stung him. But he did not cease
from his reeitation until the pain spread to his bowels from all the poison
of that scorpion, for the scorpion was large and deadly, but he stood and
*fol. 129a.
*fol.129 a.
Ἔ [01.129 b.
*fol.130a.
*fol.129 Ὁ.
*fol.130a,
368 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [56]
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10. C. om. then passes to τς a. above. 1]. Β. 21.— C. 148... 203, ... πὶ
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-24.C.+ 15.155 sa εἰ ne 155} 8). — B. 23.
-
endured with patience and endurance in that suffering with much fortitude.
And when the Lord observed his patience and endurance at that bitter
mishap * he favoured him with healing and health from that inflammation
and made all his pains to cease. And he began to magnify God and to praise
him for his mercy to his creatures and his oversight over them at every
time and every hour. May the Lord have mercy on us by his prayers and
forgive us our sins. Amen.
The fourteenth Wonder of the great saint our father Anba Pisentius.
May the blessing of the Lord save us from the enemy. Amen.
And after this he rose in the middle of the night and spread out his
hands to heaven. And as he stood at prayer he beheld a wonderful vision
of angels of light. Behold, three angels appeared to him in the likeness of
monks elothed in holy white garments of light and they were goodly in
aspect and in their hands were keys, and they called him three times,
« Pisentius, “Pisentius, Pisentius. » And he answered them saying: « Bless
ον».
[57] ς THE FOURTEENTH WONDER. 369
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ΒΕ C. 0m. ΘΙ. C. No». — 32. ς om. — 88. (. mW). — 34. C. 2
35-35. C. Jes!. — 36. C. „).
me. » And then he observed them and said to them : « I swear by your
coming to me that I deserve not your arrival, for Iam your unworthy servant
who soon will be rolled in the grave. » And they said to him : « Know that
the Lord hath sent us to thee with this message, and he commits to thee the
keys of the orthodox church, so now receive them in thy hands, for it is
God, hallowed be his name, who entrusts thee with feeding his rational
lambs and watching over his church which he has purchased as his heri-
tage by his pure blood poured out for it. So now do not be disobedient to
the command which is given thee, for he who commands thee therewith
isthe Lord most holy, in order’that thou mayest be a shepherd to his con-
gregation, so do not hold back from it. Behold, “the elergy of the church will *toı. 130}.
come to morrow in search of thee, for the Lord has appointed thee a shepherd
to pasture the flock of his rational lambs, for he who has given thee charge
- over them is the Good Shepherd who left the ninety-nine on the mountain
and went in search of the lost sheep. » Then he said: « Whence is this
office to me’— I am a wretched miserable sinner unfit for this heavy bur-
* fol.131 a.
*fol.131 a.
370 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [58]
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11. C. om. — 12-12. C. Jän. — 13. C. om. — 14. B. 24. — 15-45. C. Ps: 2.
— 16 C. om. B. contınues « it is said... not » treating wonder VI. as separate. —
17. C. + 3 B. mınapazeıcoc ne win. — 18. C. om. — 19. C a τ 20. C. om.
= 21. C. τ γοῦν — 22. B. « and ordained him.. ». — 33. C.+ «515. — 2%. C.
νι.
den, for I am in distress and unable to give answer for my miserable soul,
how can I answer for the souls of others? Do you suppose, O brethren, that
the command ye bring me is a slight responsibility ? But I pray and ask you,
O fathers and beloved, when you approach the Lord, ask for me who am
a miserable wretch so that they may prepare the way for me that 1 may per-
fect the promise “of my monasticism. But as for the task of the episcopate,
it is not suited for my lowliness. » May the Lord have mercy on us by his
prayers and forgive us our sins. Amen.
The fifteenth Wonder of the great saint Anba Pisentius.
May the Lord have mercey on us by his prayers and forgive us our sins. Amen.
For it is said in « the Garden of Monks » which is the desert of Scetis,
concerning a brother whose name was Theodore, that the brethren urged
him that they might ordain him deacon. They pleaded with him and then
they said, « Thou art to serve in the sacred rites and bear the chalice only,
and communicate us as the deacon. » And he said : « Unless the Lord ap-
[59] THE FIFTEENTH WONDER. 371
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Πρ no ον = 3.6719. 6. ποτοῦ του Ὁ. -
GT. „al are 5. — 7. C. 5.5. 8. C. om. — 9. 6... — 10. Ὁ. WB. —
11-11. Ὁ... a sl aaa. — 12-12. C. om. — 13. C. wa — 14. Ὁ.
+ es ]- -- 16. 0. 8. — 16. Ὁ. 59}. τ 17: € gel. — 18. C. yes.
49. C.N „Wal. — 20..B. 25. - “Ὁ. I} δ]. — 22-22. C. om. — 23. C.
BER ας, N alas. — 24. C. om. — 25. B. eßon pa mas ZAnons smaspı]
se FraSıc epamkon. — 20. GC. gen: — 27. C. τ δδς τ — 38. C.
239. °C. om. — 30. C. sel: — 31. C. om. — 32. C. ‚sl. — 33. (
Be 3,0, 150. 2. 588 Ὁ om. — 37. C. „N. — 38. ,C.. „ye. — 39. C.
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u a:
prove me and is good to my soul I will not do that spontaneously and of
my own accord. » Then he prayed to the Lord saying : « Ὁ Lord, show me
the truth of this matter, should 1 hold aloof from this service, or dost thou
approve ἡ my service? » Then God opened his eyes at once and he saw *fol.131b.
a pillar of fire standing ereet from earth to the height of heaven, and a
voice cried to him from above saying: « If thou, © Theodore, art able to
support the like ofthis pillar offire then go and be ordained. » And when
the holy Theodore saw this wonderful sight he took heed to himself not
to serve in the holy rites to the day of his death. And now, beloved, if
this perfect man adorned with all lofty spiritual virtues, refrained from this
office and did not of himself consent to this promotion which was assi-
gned him, though he was worthy of it, how much the more I, the mise-
rable sinner who am indeed unworthy to unloose the sandal of his feet.
Verily a brother in the desert of Scetis has told us concerning this same holy
Theodore, that there was not found in his time a man like him in the "fol. 1324.
ἘΠῸ]. 132}.
*fol.132b.
372 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [60]
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een al Ba lee! ee
a ee ER = =) — 5. B. « abstai-
ned from functions similar to the holy priesthood of which he was not worthy ».
— 6.C. om. — 7. C. „ia. — 8. C. om. — 9. C. e.2 τῷ. Come ἢ
Bgm g. — 12. C. Sal. — 13, + Iso. — 14. C. om. 5. — 15-16. C. ἃ „ba
IT ee N ε" si, er os m συ 65 we Nöyol LE, EN
3, 2 [5]... — 17. 8. 40.2. C. 85. — 18. οἴου — 19. C. τὺ as
— 20. C. I a) on Eos ep lb Lö nm — 2. C. en
al 2} Δ ON ul (δ᾽ -- 2. C. 150. b. 3305, 23.08
ud. — 2454. C. WE. — 25. C. al. — 26-26. C. Lö λυ» BIRBRrET
δ.» Δ» 6 Wall WJ..
purity of his life and the excellence of his service. And this great servant
was fit, but he abstained from serving in this minor oflice. And who am
I, the unworthy and faulty in the world, that they take note of me at
all for the like of this great responsible and lofty ofice? « But when
the Lord, blessed be he, willed to advance him to this lofty rank
and apostolie oflice according to his deserving, because he loved solitude
greatly, he went and hid himself. When the God-loving elergy sought
him in the desire to take him and seat him on the episcopal throne and
at the head of the elergy as he deserved, they found him hidden in the tombs
on mount Shama. And when they laid hold of him he eried with a * loud
voice and said the words of the great one, John the patriarch of the eity
of Constantinople; « How have I desired thee, Ὁ solitude, were it not that
they called upon me I would have been satisfied with thee. » Then they
brought the saint and sented him upon the episcopal throne, without his
[61] THE FIFTEENTH WONDER. 373
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WE. — 7. C. LAY. — 8-8. C. 1,8 RS) — 9-9, (cf. 133. a. below) C. omit. S.eites
Ps. 45.10., then continues as here. — 10. 85. 41. b. (after account of discourse
between the clergy and Apa Collutus in 40. a.) « And the holy Apa Colluthus questioned
him saying..... — 11-11. S. « which is that ol the chief of the apostols. » — 12. 42.a.
— 13. S. « my. abode ». — 14. S. « nothing can happen without God. » 5. then expands,
eiting. Ps. 109, 4 : 2.7.
seeking it; he had not desired the honour, but it was the honour which
sought for him. And they who went after him bore witness to us that he
said; « Were it not that I feared to be disobedient to him who comman-
ded me, I would not listen to you in this matter, even if you had taken my
head from my body. » And the clergy said : « Let us ask the holy Anba
Colluthus about this wonderful matter, and say to him : Whom do you
think has given command? » And the holy Anba Colluthus spoke with our
father the holy Anba Pisentius, and he said to him : « A little while before
the clergy came in to me, about nightfall, “a voice called to me and said to
me in a vision three times, « Pisentius, Pisentius, Pisentius, behold the clergy
ofthe church eome in search ofthee, so do not decline the oflice which God
and Peter the head of the angels have conferred on thee. Do not disobey
them, but rise up, follow them, and let not the church be a widow. And
when I heard this from him, behold the elergy were already coming to me
and calling me. So 1 arose and went in their company and cast all my anxiety
upon my Lord Jesus Christ and in my knowledge that there is nothing good
*fol.133 a.
* fol. 133 a.
*fol. 133 Ὁ.
*fol. 133 Ὁ.
374 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [62]
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οὐ ὅν βου ὦ (ὁ ὁ 4 ΟὟ, ὁ. Αἱ ὅριον 56... Ὁ ὁ». PL:
1. C. continues from 132. b. above. — 2. (. „ae! I. — 3. C. Ib. — 4-4. C.
om. — 5.0.3. — 6.5. @A.B. took his seat». — 7. ὦ om2 — SS
8. C. om. — 9. 5. « with perfect heart ». — 10. C. om. — 11-12. .S. om. — 12-12. B.
28. « In his countenance God showed great grace ». — 13. C. a a ai. —
14. 5. « God ». — 15. C. om. — S. « like Joseph ». 42. b. — 16-17. C. nl.
— 48, C. yB. — 19. C. om. — 20. C. #2. — 24. C. all ΘΝ all). — 22.5,
om. — 23. C. 151. a. — 24. C. ale. — 25. B. contin. 29. « so that he might by them
give alms to the poor ». B. then passes to wonder XXX. 61. a. below. — 26-27. C.
22 gast jab ». — 27. C. omit 9. — 28. C. ze ee En Er — 29. (.
ἐπι N. — 80. C. + 9. — 81. C. om. — 32-32. CS. — 33. C. οἰ. — 84, C.
a — 35-36. C. - [5...2}}. — 37. C. 256 IE. — 38-38. C. bay& „pr. — 39. 5. « accor-
ding to the canons of the apostles ».
save what he commands. As the wise one, Paul, the tongue of sweet
savour, says : « Let no man seek to assume honour for himself, but let it
come to him from the Lord'. » And so they seated him upon the episcopal
throne of the eity of Quft and its environs "meritoriously and perfectly as he
deserved, and the Lord Jesus Christ gave him abundant grace of presence,
so that no man was able to gaze upon his face for fear and dread of his
countenance, and the grace of God appeared in his face. Who could relate
the miracles of this saint, or count his many acts ofbenevolence and charity
which he did for the populace and those oppressed by poverty? — and this
not only in the land of Quft, but he spread happiness amongst all who had
recourse to him from every country, he received and helped them in the
matters for which they had recourse to him. And all they brought him every
year from the monasteries, according to what was obligatory by the usages
1. Heb. 5. 4.
[608] THE SINTEENTH WONDER. 375
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10. gs ὦ ) B. inserts matter as in 133. b. alove. — 11. C. b la 1516. 913
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— 9 LT — 18. C. ul. — 19. C. + ΕΝ Ὁ . then ek
to 149. a. le — 20. „er — 21. ya — 22.5 « with exceeding great care ».
of the episcopate, he sent privately to godly men who feared the Lord
that they might spend it allon the needs * of the poor, and you know also
the amount of the abundance which they brought to him before those days,
that he colleeted in large quantity and began to distribute charity from it,
and .sent it to all towns and villages for those in poverty until it came to the
city of Aswan. And in the time of drought also when the poor lacked bread
and did not find food, he was not indifferent to any one of them and did
not forget them at all, as ye know. May his blessing be with us. Amen.
The siscteenth Wonder ofour holy father Anba Pisentius.
- Incourse of time as our holy father Anba Pisentius was pasturing. the
flock οἵ sheep which was his charge in the power and fear of the Lord,
his anxiety and the height of his zeal increased : he sent a letter to all the
people “ who were in the Jdiocese of Qift, in which he rebuked and upbraided
them saying thus : Cease from committing great sins, asit is said that God
*fol.134 a.
* fol. 134 b.
* fol. 134 a.
*iol.134b.
*fol.135 a.
*fol.135 a.
376 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [64]
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1% nee 3. — 2. B. « and make us suffer together, for he will not blush (nyn-
awımı) before an old man. » The letter given in B. is the same substance as above.
but more briefly worded. That in S. is to the same effeet but different in its details
and in its scriptural illustrations » S.43. b. continues as in 13 b. a. below.
is angry with him who commits sins, and he will bring on you the barbarians,
and will affliet you, and will cause a pitiless nation of ‘conquerors to oppress
you, men in whom is no mercy, who will not spare an old man nor have
pity on a young man. Also he will bring on you drought and famine, thirst
and distress. Grievous were the misfortunes which he brought on Pharaoh
in times past, so that he overthrew him and his wise men in the sea and
destroyed their memory, and made them perish utterly and caused them to
die, not wthout curse, as it is written, The death of the sinners is miserable '.
And yet you are addieted to sins and offences and are in discord like the
people of Sodom and Gomorrha, those upon whom the Lord rained from
heaven fire and brimstone and overwhelmed them. And I warn you that
unless he had done righteously according to the greatness of his merey,
that there should not be a second flood upon the earth, you would have
found all the world destroyed by a flood, as he did with the sons of the
giants who rose up and rebelled, and he condemmed them to everlasting
punishmentand cast them into the depth of the pit in the abyss of darkness.
And as for you, your offences and sins are very much more than theirs.
1. ῬῸ 56,.38. 1)
165] THE SIXTEENTH WONDER. 377
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Behold, you covet, and fornicate, and act wrongly, and the fathers amongst
you know of the fornication of their sons and condone them, and do not
instruct and exhort them and make them marry with reputable women
according to the usage of people who are obedient and chaste. And so it is
that they become partners with them and take pleasure in them and approve
them in their rebellious deeds and offences and commit sin. As the apostle
wrote saying, « Do not abstain from deeds of sin only‘. » But they are glad
and take pleasure in those who do them, and thus fathers also with those
who do so and mothers also know that their daughters commit fornica-
tion and consent with them in deeds of foulness and acts of wickedness
destructive of the soul. And because of these very sins God has forsaken
and forgotten them, and will deliver them to the ferocity of the barbarians,
and bring on them all trials and sufferings. And I say to you, as God said
by the tongue of the prophet, that for all these things if they (ye) do not
accept correction, then he will bring on you severe plagues of diverse
kinds without any remedy. Further also I bear witness to you, not as a
prophet or apostle but as a fellow man not worthy of the priesthood which I
exercise, I do ποὺ commend you in this if ye do not change and turn away
*fol.135 b
*fol.136a.
*fol. 135 b.
from your sins. * So repent of what ye have done in the past and each one of +to1. 136 a.
you bring forth fruits meet for repentance, and bewail often, and let fasts
1. I Thes. 5. 22 (ἢ
PATR. OR. — T. XXI. — F. 3. 25
*fol.136b.
*fol. 186.
378 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [66]
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1. S. continues 43. b. — 2. 5. AA. a. much expands this commendation to mercy and
vites the parable οἵ Lazarus and Dives. — 3. 5. then gives general eneomium upon Anba
Pisentius (45. b. — 46. a.) and proceeds to next wonder. — B. 37. passes to the encycli-
>
cal letter of Damianus (142. a. below.) — 3. C. continues here irom BE (144. a):
133. b. ... „55. B. 51. from 167. a. below. — S. 46. a. — 4. C. om. — 5. C. + 22.
— 6-7. C. \yag. — 7. B. « to Egypt » — 8. B. « the Persians. » 5. « esnoc. that is
to say, the Persians. » — 9-9. C. a ‚ge — 10-10. C. (pri ι9 Bee] Us! ων»
er 33. — 11-11. C. u er N. — 12. B. « my father put the bisho-
prie in order, all the goods found there he gave to the poor, and we went away.
increase in your mouths always and do mercy, for mercy is better than
wisdom. Now the third angel present in the fire with God was the angel of
mercy, and mercy is that which proteets men from death and does not permit
them to draw near the darkness. » And also he said about merey : « Have
recourse to mercy. » And he said also : « Seek mercy rather than gold, and
as far as it is in thy power give alms and do acts of mercy, and remember
the conflagration ofthe Ninivites because of the scantiness of their mercy. »
And this is the text of what he wrote to the people who were in his diocese.
May his blessing save us from the accursed enemy. Amen.
“ The seventeenth Wonder of our father the holy Anba Pisentius.
. Again it was in the time when God sent on us the people of the bar-
barians because of our oflfences and sins that our holy father Anba Pisentius
hid himself in mount Shama from the Persians who at that time did not
hold Qift. Then I, the humble John, was his servant and companion in his
rn
[67] THE SEVENTEENTH WONDER. 379
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He said to me : John, my son, do not be sad because we abandon our home, the Lord
our God will not abandon us, he will take care of us and bring us back to our abode,
and all the goods we have given to the poor, Christ the God (52) will return to us with
increase. » When we reached mount Gimi we hid ourselves there. Night and day
my father prayed God to save us as well as the people from servitude to those eruel
gentiles. It was at the beginning of their coming to Egypt and. ... »
1.C. lo bsab J Sala N a] yS\ εὖ. — 2. B. « and when we
had waited a long time in that place. » — 3. S. Now that was what happened in that
case also. And when he had departed to his hiding place I myself went with him
and we remained in that place where we had hidden ourselves. . — 4. C. om. — 5-6. C.
L Il. — 7-8. B. om. — 8. S. «I said » : S. makes no ref to the other priest present.
= 9. B. S.. om. — 6. C. W! er eb Gb nl 65 er »ὦ Je ὁ la,
“Ὁ „lo ss) ὁ » belle le οὐ, 43} — 10. C. + m. —
11-11. C. om. — 12. C. wel. — 13. Ὁ. + salb. — 14-15. C. om. — 16. C. om.
U. — 17. C. sub.
needs. And we filled our vessels with water and put them by the dwell-
ing place where we were concealed so that we might find them at our need
in all our concealments. Now take note and attend to what I say and wonder
and glorify God who doeth wonders and signs in his saints, as he did to
the children of Israel in times past by the hand of Moses the chief prophet
when he said to him, Lift up the rod which is in thy hand, strike therewith
“the rock and the waters flowed out for the people to drink. And there τοι. 137a.
was a priest who came to my father the saint at that time. The little water
that was with us was exhausted and there was none left and we said to
my father : « O father, we have no water left. » And my father answered
and said to me : « God has not forgotten us and will help us, O my son. I
trust in God that he will supply all that is needful for us, for he has told
us, Do not be anxious about the morrow, for every day has its sufficient
“fol 137}.
*137b.
380 THE LIEE OF S. PISENTIUS. [68]
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Sr EL τρῶν Tl (δ ὦ. Ὁ Iglu ὦ © Je
ENTE 8. ΤΌΣ της 32 ann ἢ τς ἴσο, — 6. This priest
only mentioned in A. text. — 7-7. S. om. — 8. 5. 5passmuen B. om. — 9. B. om.
— 40-10. 8. om. — 11-12. B. om. — 12. C. sl. — 13. €. WI „Lt ls 3
N] δ"! Is} (124. a.) ὑϑ.» Ὁ 32. — 14-14. S. « God visits us if we observe his
dispensations. » — 15. C. 43. — 16-16. C. ὦ so or — 17. 5. baannunoc.
18. C. all. —.49. C. 282. 130. Cal DIE a
23. C. om. 9. — 24. C. om. — 25-25. S. « for God ». — 26. C. om. — 27. C. —y!
ln. — 28. €. om.
evil'. » And in the case of the prophet Elias the Tishbite also in the desert
ravens brought him bread at dawn and brought him meat at evening, and
again when he rested under the tree known as harthman and slept he awoke
and found unleavened bread placed by his head and a vessel full of water
‘and the angel said to him: « Rise, eat, and drink the water ». So Elias
arose and ate the bread and drank the water and went in the strength of
that food forty days and forty nights without again eating bread or drinking
water*. It was he who sustained Elias the prophet with supernatural food
because he followed him with all his heart. So we also when God visits our
weakness and concealment and 'sees our hearts directed in his love he takes
care of us, as said the prophet David : « Cast thy burden on the Lord and he
will sustain thee and care for thee. » And our Lord Jesus Christ to whom
be glory, says in his holy gospel that your heavenly Father knows what ye
need before ye ask of him. And when ‚my father had said this to me he _
1. Math. ὁ. 34. — 2. III. Reg. 19. 8.
[09] THE SEVENTEENTH WONDER. 381
6 Je Dil Al, ol Je ul U Farish ΟΣ ? Je eb U TU
12, I EI ἰδ. Mau, el ὃ γκο ὧ9 > el 5 7 21 " +tol.138 a.
MS To ie a κὰο ᾿ Bl Mo) ον se lan δ»
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SER EN SL RE τς JS oJ δὶ a IE il El) Lg L τῶ. 1880.
4. C. om. „. — 1-2. B. « and left me alone ». — 3-6. B. om. - 4-6. C. om.
— 56. 5. « stretched myself ». —6.C. a! ss op en ἘΠ ΞΟ 58:5
om. — 9-10. Β om. — 11. C. om. — 12. C. 23 — B. « a full hour and ... »
— 13. C. 38 #2. — 14.0.4939» \3l, se. — 45. C. om. — 16. C. om. 5.
Bere lic. Je. — 18. C. SE. 20.0. ap. — 2. Ce.
— 2.0.4 3. — 28. C. Zus). —24. C. gl — B. + « holy ». — 24-25. B. S.
« three days ». — C: + BD πο 29700, 350-4235 0 -
29. C. 134. b. Li. — 30. C. 31, Jul au)! εἶ LU > τυ. — 91. C. om. —
32. B. S.om. — B. + « the elder ». 89. C. om. — 34. C. a2). — 35. C.
Ben
departed from me. As for me I cast myself upon the earth and spread the
cool sand upon my stomach and threw myself upon “the ground, scorched *fol. 1388.
‚greatly by thirst and by the severity of the heat. Then my father was a
long time absent at a distance from me by himself, and he returned and
came to me, and his eyes full of light shone like stars of heaven, and he was
cheerful with a cheerfulness like one enlivened by wine, and said to me:
« O John, I perceive that thou art faint with thirst. Go to the place where
the vessels of water are and drink. » And I answered him saying : « Ὁ
father, the vessels have been empty since the third hour- yesterday, there
is no water in them and we have nothing in our abode at all. » And my
father used to fast three days in succession, and frequently when his body
was free from sickness he fasted the whole week, he did not break his fast
on the sabbath day. Then he said to me again: « Ὁ John, why art thou of
so little understanding? — go to the water and drink and quench thy
thirst, for I perceive that thou art faint from thirst and * this pain of thirst *fol. 188}
* fol. 139 a.
ἘΠῸ]. 139 a.
382 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [70]
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Jill nl 3 » ae) sa BES οὐ! ar 6. Ξ τὸ Sal.
— 8. C.0m— ὃ: Ci. 10: Ὁ. om? An CARL aD Ace
— 13. C. sh aus. — στ in one of them which we have forgotten ». —
14-14. Ὁ 3, τον Ὁ τὺ — 46. C. om. ἢ ὦ ΞΡ 5
19. C. «-(ὺ «οὐ ὦ.
has come upon thee. » And I said to him : « Yes indeed, O father, I thirst
and am faint. But I tell thee in truth that when thou didst retire to the
recesses of the desert and come back to me I saw thy face filled with light
like the face of Moses the prophet, and my courage was restored and thirst for
water departed from me. » And he answered and said to me : « Is the thirst
of the deserts thus difficult to thee, just for a day or two whilst we did not
find water to drink? how much more severe is it to those who are in the
torments of hell and the fire of Gehenna, and the worm which does not
sleep, where is the dense darkness and the fiery river which flows before _
the true Judge, the one before whom each one of us will tremble indeed ἢ
O my son, falling into the hands of the living God is very dreadful and
terrible ; * I suppose the water is in the vessels and thou hast forgotten it, and
a remnant remains in them. » Now I the wretched John who am unworthy
to relate this miracle which 1 saw with my eyes and myself perceived, —];
wretehed and despicable because of my sins, when I went where the vessels
were, I declare to you, O beloved, with the fear that would seize any of
[71] THE SEVENTEENTH WONDER. 383
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Bi, ı MI Bots lol ia el 1 ae N ae bo οἱ
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I, Ξ sb) DL a U," (αὶ! » la) ἢ Ns Yy 18 "lan Y 2. *fol.130b.
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Se ea ee (σις ed Je
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ar L > BEI 8 treu. 7° G.om,— 8, C. SE 392 (
Ber ΠΝ ποὺ συ το δ lub,
ΓΕ Ἢ ἄγε αι: τ 2 x "N
— 44. C. om. — 15.C.+ ! —B. «my son ». — 'S. om. — 16. C. om. —
17. C. 1.5..». — 18. C. oe. — 19. C. ie. — C.+ Js] „»- — 2-21. C.
aJ! — B. then passes to wonder XXXI. (167.6. En S. gives rd paraphrase
(49. b. — 50. a.) of following passage (cl. 140. a. below). — 22.C. PER, er)
al. — 24. C. 135. b. omit .. — 25. C. continues 166. a. below.
us, that I found the vessels full of water to the brim, and that water which
was in them was white like snow and very good like the river Gehon which
llows. And I asked him saying : « Ὁ sir, father, see whence is the abun-
dance of this water? » And he said to me : « O John, silence is necessary.
For he who feeds the young ravens sustains them without their sowing or
reaping or gathering into barns,
nance, and all who cast their burdens on the Lord Jesus Christ, on them he
*
he has given us this water as suste- *fol.139b.
bestows grace by his command and considers their needs as is required.
As it is written in the prophet Jeremiah who says : « Blessed is the man
who trusts in the Lord and the Lord is his confidence, he shall be like the
tree planted beside the waters, his root shall not fail but holds fast in the
earth and grows'. »
Indeed what shall I take and what shall I leave of all the blessed and
exalted virtues of our father the perfectand holy bishop of great glory, to whom
KERsı 1. 3,
ΚΟ]. 1410 ἃ.
* fol. 140}.
*fol. 140 a.
* fol. 140b,
384 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [72]
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the generous Lord gave signal favours, and God conferred on him great
gifts and bestowed them right up to the end? To whom shall I compare
this great blessed one amongst the saints Anba Pisentius? — 1," compare
him to Abel who was the first high priest and was approved and oflered
up his oblations and sacrifices acceptable to God, and God accepted his
oblations. This father was like him accepted, he was a father to the fatherless
and the mouths of the widows blessed him; he was a leader to travellers,
a host to strangers, a giver of food to the hungry, of water to the thirsty,
and of elothes to the naked, — may a blessing be on the womb that bare
him and on the two breasts which suckled him. And if I wished to do justice
completely to his proofs and his wonders and virtues I would need a seribe
like Moses the prophet so as to make known his story and explain the
greatness of his miraculous wonders which no one could relate completely.
But the deeds which we have seen with our eyes and heard with our ears
we describe "to you, Ὁ lovers of Christ and lovers of instruction. May the
Lord have mercy on us by his prayers. Amen.
The eighteenth Wonder of the great saint Anba Pisentius.
May his blessing be with us for ever. Amen.
And one of his miracles and wonders is this which I wish to relate and
snall describe to you. There was a man, an overseer and surveyor, whose
[73] THE EIGHTEENTH WONDER. 385
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name was Damianus. He laid many charges upon the helpless peasants
and took away land marks from the grass fields when he measured them
by the pole and measuring rope. And the holy Anba Pisentius many times
reproved him that he might seek forgiveness, and he did not listen but
persisted in deeds of iniquity by unjust violence, and was very insolent,
and made no amendment of his sin, but measured the earth with unjust
measure by omitting * and elipping, and in the hardness of his heart
did not take heed at all to what God said by the tongue of Isaiah, that one
of great sweetness amongst the prophets, when he said: « Woe to him
who joins house to house and unites field to field so as to seize those which
are near'. » And one day there came to the presence of our father the
bishop all the chief men from the country distriets and the cities, and that
overseer surveyor entered, and two slaves accompanied him. And when
the saint saw him he said to him with indignation and threatening: « Ὁ
thou ravenous wolf, believe me, all the ravenous wolves eat their prey of
the cattle, whilst thou dost ravage the souls of men. But I protest by the
Son of the living God who shed his divine blood for us, he will not pardon
thee but will destroy in the measure of life, because thou dost take pleasure
in the afflietion of the poor whom thou hast treated with severity. » And
he sobbed and trembled at the judgement which the saint pronounced upon
1. Isai 5. 8.
* fol. 141a.
* fol. 1418.
*fol.141 b.
*fol. 142 a.
*fol.141 b.
"fol. 142a.
386 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [74]
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NN ee Fall 1509. ya
a LA be! nel 3 el sl | «ὡς & > Ge)
1. mpockbapın. — 2. ἱερατεῖον.
him ἡ and at once his slaves took him away to his house in fear and terror,
and that merciless hard land-agent died before the month had completed
its days, as the pure prophet, the holy Anba Pisentius, had pronounced
Judgement upon him. May his prayers be with us. Amen.
The nineteenth Wonder of the holy Anba Pisentius.
May his prayer be with us.
I should like to inform you of this miracle which God displayed at the
hands of his saint the holy Anba Pisentius. Once it happened that he oflered
the holy sacrifice in the church and celebrated the great liturgy for the
congregation. And when he had finished mass and all the people drew
near with great awe, he stood there at the door of the sanctuary and
read prayer and laid hands upon the people. And when he turned his face
towards the entrance to the sanctuary to show the paten, he looked and
observed truly the veil spread over * the altar, which is the corporal, and
behold power from above raised him and put him upon the altar, and the
holy bishop Anba Pisentius fell terrified with fear in the midst of the
sanctuary, and for a long time lay prostrate upon the earth in fear, until
the Son of God took from him the fear which overpowered him. And with
much humility he laid an oatlı upon the elergy who served with him that
re
%
[75] THE TWENTIETH WONDER. 387
sub, alle 8, &l> Al N I U Nas! In Y Οἱ am On
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1.0152. 2. ὅδε ΝῚ 10] 3, an 3
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δσο yon Lo; Sry n) ll te or γχϑ . 5. unmacya. —
2
— 3. S.+« ofthe eity of Qift. » — 4. C. “ Leu, — 5. C. om. — 6. C. om.
they would not tell anyone this secret in the days οἱ his life. May the
blessing of his prayers and petitions preserve us from the wicked enemy.
Amen.
The twentieth Wonder of the holy Anba Pisentius.
May his intercession be with us. Amen.
By your love for God, O brethren, we relate to you that when the days
of the holy fast drew near the patriarch sent “a festal letter to all Upper
Egypt to warn the bishops and clergy and all the orthodox, saying to them :
« Be prepared, because the days of the fast draw nigh, and know when it
will be the fast of the forty days and when the feast of Easter. » And the
patriarch Anba Damianus, archbishop of the eity of Alexandria, sent clergy
to Upper Egypt with a festal letter and they delivered it in every eity. The
blessed Anba Damianus was he who had ordained our father Anba Pisentius
bishop. And when the God-loving clergy of the patriarch were present
with our father Anba Pisentius and had received blessing at his hand and
were seated, that same day it happened by the providence of God that other
dignitaries were sitting with him. And behold a man from the northern
Ep) >] or) _ ωὅ a! tag),
*fol.142b.
*fol. 142 Ὁ.
* [0]. 1.1.8 ἃ.
*fol.id3b.
* fol. 143 a.
* fol.113 b.
388 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [76]
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4-4.,S. + Damianus: = €. 152. a. continues. 5 Qi ax δ} ὦ
71. C. la]. — 88. C. om. — 9. (ὦ az). — 10. C. A lay bl. —
it. 0.45 AG, Sale ἘΠ ἐπὶ τι ee ern
country who was a shepherd * in the neighbourhood came that day to Ihe
cell to obtain a blessing from him. Then came the opportunity by the
providence of God. The door was open and so he threw himself down
bowing beneath the feet of our father Anba Pisentius in the assembly of
the patriarch, and after he was before the feet of the pure saint he raised
his head and drew near to take his hand and to kiss it. And the saint
looked in his face and drew away his hand from his embrace, and cried
with a loud voice saying : « Who has permitted this rebellious trangressor
to enter here? Go out hence, thou wretched one condemned before God;
deserving of stripes is thy person. Go back, O John, and send him away. »
Then I took him by the hand to turn him out, and when I had thrust him
out of the door I asked him saying : « What hast thou done to-day the elder is
thus greatly angry with thee? "I say to thee to thee that the whole day
has been cheerful and conversing pleasantly until thou didst enter to him.
If thou hadst not done an evil deed to-day, explain why his anger is kindled
against thee like fire whilst the clergy of the patriarch are sitting with
him. Now confess what thou hast done, as it is written : « CGonfess your
[77] THE TWENTIETH WONDER. 389
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sins one to another and pray one for another that they may be forgiven!. »
And the shepherd answered and said: « Would that I had died before I
rose from my bed to-day. I was pasturing my sheep in this thicket and
a woman of my acquaintance came by and I held her and laid with her, and
I supposed that the elder would not know it, but the Lord has laid bare
my soul so that as soon as he looked attentively inmy face my secret was
diselosed and it warned me that he knew what I had done, and violent
sorrow seized * me and fear was inmy bowels and I was ready to fall upon
my face from terror at the door, ready to fall to the earth prostrate. »
And he had a little cheese with him in a basket and he said to me: « Task
thee to thee to take this little cheese and put it for food before the men who
are with thee : Since I brought it here do not reject it, lest it be a grief to
my heart. » And I said to him : « I cannot take this thing from thee
unless the elder command me, lest he rebuke me. » He answered me
saying: « I adjure thee by God, take them all that thou mayest present those
1. James 5. 16.
fol. 144 a.
* fol. 144 a.
*fol.144 b. 3
* fol. 1158.
*fol. 144 b.
*fol. 145 a.
390 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [18]
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— 9. C. om. — 10-40. C. Je &! PN! ul Sr Gt ar ul
BL: ca! ω ‚| er) al, sa!, a" u. b) Er als 2 we
Ss = be. — 11. C. continues with JE N
cheeses and give them in alms to the poor for me. » When he swore
to me, 1 feared for the oath of the Lord, and took from him the cheeses
and mingled them with other cheeses which we had and which had been
brought to us that day, and said in my heart, ° « I will not let the elder
know it at all.» And when the evening came and the place was free from
men, he rose to present food to the elergy and said: « If any-one brought
any cheese to-day bring it to me set before the elergy. » And I.put before
him the cheeses with which 1 had mingled the cheeses of the shepherd.
And when he looked at them he said to me: « Bring me a dish. » Then
he reproved me by this parable saying : « Behold, to-day there was a man
whose eyes were open and his sight good, in him was no darkness, but he
veiled his eyes by night and day walked like the blind though he had sight
and the use of his eyes. Would not every one of those who saw him
reprove him saying : As God has given thee light, why dost thou love
the manner of the blind and ofthose who walk always in darkness? » And
I assure you, when *his speech to me had been with this parable, then he
picked out all the cheeses which the shepherd had given me and set them
apart in the dish. And he said to me : « These cheeses, I say, belong
[79] THE TWENTIETH WONDER. 391
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3. 5. -+ « thou find him ἘΠῚ "ἢ 5. «to A. .».— 5.8. « do not attempt to
anoint my head with the sinner's oil ». — 6. 5. + « in his epislle ». —
7. S. « again, lest there be a filty fornicator like Esau » (Heb. 13.16).
to the shepherd whom I told thee to drive away to-day, and when thou
didst drive him away thou didst take these cheeses from him. See how
thou dost resemble Gehazi who was servant to Elisha the prophet when
the leprous man went away and he brought him back and took from him
two talents of silver and two changes of garments. Observe how Elisha
cursed him and laid the disease of Naaman the Syrian on his body. So
now arise and take this cheese and return it to its owner wherever you may
find him. Ifit be not until midnight thou hast orders not to return to this
place until thou give it back to him. » And I said to him : « I ask pardon,
O father * but when I turned him away he swore by an oath to me and *fol. 145b.
caused my heart to fear. So I was alraid because of the oath by the Lord
and took from him. » And he answered me saying : « Let not the sinner’s
oil anoint my head, for the wise man Paul of sweet tongue said thus to
the Corinthians : I wrote you this epistle that ye do not keep company with
fornicators, avoid them‘. Again : Fornicators and foul persons and
adulterers shall the Lord judge and punish'. And : No fornicator shall
inherit the kingdom of God. Go quickly and give back to him his cheese,
perhaps we may be able to save his soul from the devil because be is ignorant
1, I. Cor. 5.9-11. — 2. Heb. 13.4.
BT
s
*fol. 116 ἃ.
ἘΟΙ. 146}.
* fol. 146 a.
*fol. 146b.
392 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [80]
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1. S. « the evening of the same day. » — 2. 5. « Ye must know that our righteous
father A. P. was inspired by the Holy Spirit and was a righteous man : and if [ye
suppose] that he was not.....
and unfortunate. » So | went away and gave them back to him that night,
and returned to my place as my holy father directed me. So ye know
that he was guided by the Spirit.
The twenty first Wonder of our holy father Anba Pisentius,
may his prayer ἡ be with us all. Amen.
Hear also this other narrative and wonder and glorify God. One day
it happened that my father sent me on urgent business to the distriet of
mount Shama, and it was very late before I returned and the evening was
far advanced, and as I went up the road two hyenas distressed me,
and I was riding a beast, and they drew near me until they were
springing at the beast, and they also scattered dung. And 1 said in my
heart : « After a little while they will come near my foot. » And thereupon
I cried out saying: « Have mercy on me, Ὁ Lord, by the prayers of my
holy father and rescue me from the mouths of these wicked hyenas. » As
soon as ] finished my prayer they ran away without doing me any harm
at all, and were as though some one had driven them off after disappointing
them greatly “ when they were very fierce, as soon as they heard of the
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[81] THE TWENTY FIRST WONDER. 393
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* fol.147 a.
1. 5. « a number of wolves ». — 2. 5. « 1 was obliged to abandon the beast on
which I was riding ». — 3, S. « (l found) her (the beast), and the holy man was... —
4. 5. « a certain prophet ».
elder. And as I proceeded thence a little way wolves drew near and
scattered dust in the air above my head as I rode upon the beast, and fear
and terror seized on me and I called unto God saying : « O God, the God
of my holy father Anba Pisentius, as thou didst save me from the hyenas
so save me from the mouth of these wolves. » And the speech was not out
of my mouth when one of the wolves screamed with aloud voice, and they
both broke away, by the prayers of my holy father Anba Pisentius. Then
‚at once I reached mount el-Asas and glorified God for what had happened
to me, because he had saved me from the mouths of these abominable
ravenous beasts. And when I entered the monastery I found my holy father
standing and reeiting * the twelve minor prophets. Then I brought in the
beast to the stable to tie it up, and my father was high above me on the
tower and said to me: « O John », and I answered him saying, « Bless
me, my father. » And he said to me :« Did I not tell thee, if night reached
thee thou shouldest not go until the early morning of the next day. The
wild beasts very nearly slew thee, were it not that God had merey on thee. »
Observe, my beloved, this saint knew everything before it happened
but he concealed the excellenee of his devotion and did not seek to get
PATR. OR. —-T. XXI. — Ἐς 3. 26
* fol. 147.
* fol. 147.b.
"fol. 148 a,
"fol. 147 h.
* fol. 118 ἃ.
394 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [82]
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1. 5. adds citation 1. Thess. 2. 6. — 2. S. « of. the town ol Qilt ».
honour from men, from you or from any others. Now I would like to tell
youallthe deeds of this blessed and fortunate elder, but the explanation
would be too long and the narrative verbose : but as the holy book tells
us : « The works of God are excellent, display them to give him glory'. »
Therefore I relate to you a little * of the many, because of the virtues of this
honcured man, and then our discourse will be finished.
The twenty second Wonder of our holy father Anba Pisentius,
may his intercession be with us. Amen.
One day there was present with him a man from the distriet of Qilt and
his son who was travelling with him.
The youth had reached the age for marriage. They both entered and
threw themselves at his feet, and the saint said to the youth’s father « Why
hast thou not found a woman as wife for thy son? » Now that man was
ofthe people of the eastern land. The man answered and said : « O father,
up to now he is but a child, he has not reached knowledge, although he
is polite and well bred. » Our holy father Anba Pisentius, the aceurate one,
said : « Thy son is a fornicator, and there is fruit therefrom, if he will
but say the truth. » The man said to him : *« If he has committed fornication
I will deliver him into thy hands to deal with him as thou seest fit. » And
Δ ΟΠ 9 7.
“ [83] THE TWENTY SECOND WONDER. 395
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1. 5. adds citation Deut. 22. 29 (LXX).
the righteous prophet answered and said to me (sic) « When thou dost
enter thy village, the first woman thou meetest on the road as thou goest,
the daughter of such a one, in her womb is that which will bear witness
against thy son that it is he who has taken away her virginity. Do not
suppose that I have said this to thee altogether on my own account, but
pious men reliable of speech have informed me ofit. So now, if you hear
my advice, marry him with her since he has had intercourse with her. 1
am unwilling for him to draw near until he marry he because of what is
in the law of the Lord, and let him not do wrong lest God punish thee for
the loss of his soul : for if thou join him in marriage and he fall into sin
‚again his sin will be on himself alone, so do not permit any delay, lest
before Christ’s tribunal he say; I had not committed fornication were it
not that my father did not marry me toa woman : and on thee will lie the
whole blame of his fornication and sin because thou art remiss in training
and educating him, as we are told ofthe priest Eli that he was negligent
and careless in training and instructing his son. » That man answered and
said : « Every word thou hast said to me I will observe and remember and
do, because he who is disobedient to thee is disobedient to the Lord Christ,
as the word of life is abundant from thy lips. » And ihe holy father Anba
_Pisentius said to him : « Go, in peace. May the Lord God be with the two
9
“fol. 1.80,
+ fol. 145 b.
"fol. 1198.
*fol.149 b.
* fol. 1498.
*fol. 1419 Ὁ,
396 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [84]
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3 (ν = G- — 23-97 sahen ΜΟΎΘΟΡῚ sorwußy. — 10-10. C. uns O2 Los! ΠΝ
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Ba RE αθαρς Ὑ ον τον κοῖτον
of you in every saving deed. » And at that they departed from him and did
as he directed them, and their hearts found rest by the prayers of this saint,
(may they) he with us. Amen.
The twenty third Wonder of our father * the holy Anba Pisentius.
May his intercession and blessing be wilh us. Amen.
One day our father the holy Anba Pisentius went to the village to visit
its church, and after he had communicated the congregation he returned to
the monastery. And as he was going in the way beside the canal, one of
the peasants brought to him a cow which belonged to him that he might
sign it with the sign of the eross. Now observe the power of God and.
you will marvel. The eross which the saint signed with his finger on the
womb of the cow outside penetrated into her as far as her child, and a
proof is that when she brought forth they found the eross which the saint“
had signed upon her from outside plainly marked on the little calf to which
she gave birth, white as wool or as the snow in whiteness. And everyone
on whom the saint laid his hand and made the sign of the cross he * received
[85] THE TWENTY FOURTIH WONDER. 397
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7
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1. C. au} (152. a.) al „ sl U
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Are.
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a. Bis ὡϑϑ Gb ws 6, a! 5.0} 33 es a >) 5 . then
passes to 142. b. (above). — 2. B. « in the fire ».
relief from all sieknesses and infirmities and diverse pains. Come now,
all ye upright in heart, to the Lord and his saint Anba Pisentius and ask
him with repentance and tears to pray to the true king Jesus Christ, to
whom be praise, as he said. You, Ὁ beloved, do all that I have enjoined
you so that he may have merey on us in the day of judgement, for it is
fearful and dreadful to fall into the hands of God. May the prayers of this
saint avail us for ever and ever. Amen.
The twenty fourth Wonder of our father the holy Anba Pisentius.
May his intercession be with us. Amen.
One day they brought to him a boy aged twelve years in whom was
a devil, as his father told us. And the boy’s father asked him * saying : *tol. 1308.
« O father, sign him with the sign of the cross, for the jinn which is in
him is a eruel jinn. » And the saint asked the father saying : « How
long has this jinn come to him? » And the father said : « Since he was
seven years old. I swear by thy acceptable prayers, O father, that it
often casts him to the earth and he staggers like the camels, and his eyes
are filled with blood from the severity of what tukes hold of him, and very
ΕἾ
* [01.150 b.
*fol.151a.
+ fol. 150 b.
210.
15la.
808 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [86]
Us dam) um) aa ὧν! et ale gr 4] «92. As or tl), 239
SE ag ἢ ρει dla ll N el I I le. Kl ges AUS
οἱ Ὁ wen „Le ls ale le ae u) >
il ea A οἱ ἐνὶ ὑθ καὶ
ὦν οὐ mt il el Ale a U al II a zul
a Ale a Ja οὐδ μ᾽ al A ΑΝ π 90}
all N ah ee ae οὐ ae απ
N ade de al ara ll il ee
al Οἱ ὁ ὁρῶν ΟΥ̓ Ma ce SE li gUl Iyuis an, Hill zus m
aa de ee ee el
ee ae EU Tel ll κα τ
a WERE Zn ol ᾿ ΟΣ Js ol ae, WI Us
1. B. « the font of ablution in ». — 2. S. « and I made Anba Elisha the presbyter
and overseer ol the place go to thıe sanctuary ».
olten every one despairs of him and our hope of his eure is checked. But
we say that thou wilt master him. So now act righteously, lovingly,
and mereifully.» At once he called for me, John, and said to me : « Go
into the church and bring me a little of the water from the font of the
congregation that] may make the sign with it on the child, for I perceive
that the devil tries him greatly. » So I went into the church, as my holy
father ordered me, and filled for him *a little measure of water from the
font which was near the altar and brought it to my father the holy Anba
Pisentius, and he made the sign of the holy eross upon it in the name of
the Father and of the Son and of the Holy Spirit, One God. Then he
said to the man : « Take thy son home and atthy arrival give him some
of this holy water which I give thee from the church font, and believe in
the Lord with strong faith.. He will be healed from the evil afflietion
which vexes him. » My holy father advised this man to give him to
drink from the water which was in his hand, and so the devil would go
away in haste. And men wondered at that father and related that the holy
Anba Pisentius had cast out the devil from the son of such a one. And
when that man took his son to bring him home, as he informed us when
“ he returned to us and said « When I went from you I gave him to drink of
that water and then the devil cast him to the ground and threw him down
[or a while and eried out in him saying : « O Pisentius, dost thou mark
i
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[87] THE TWENTY FIFTH WONDER. 399
Bl a με] ὁπ! ver ur Be DE) SG sl ee ὧς sr wel
ὁ ων el gli E58 ὁδοὶ ir a a A in U
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ae ee ss αἱ us se IS a AM Aa Hl ὁ!
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ka oe ya EI Ων" a ee > οὔ U LE ale
„gel Li lit all Wl ἴα δ all au gay ve ὦν Jo,
ls ul Ὅν BER la] N
- οὐ a el ὧν (μαι Ins Ἐς «es;
πο ττὶῖτν- de τὺ en δι οὅ
Je οἰκο As ke 8 cc» oa Be ως 05 ιϑ ΠῚ > lo „oJ
*fol. 151 b.
ze a! eu or E37 say) EU ai σε as Be) 5 «>34, Je! or
1. B, then passes to wonder ΝΧΥ͂ΤΙ, — 155, b. below. — 3, 5. « and tlıe man acceused
me with thy finger and expel me from my dwelling? » And at once he
departed from the youth who was purilied from his disease caused by the
jinn. » And as for my holy father Anba Pisentius when he heard from this
man (he said), « Everything is obedient to the believer, and especially the
water from the tank at the altar cures every one who has eonvietion in true
faith. Do not suppose, Ὁ man, that the gift of God is given to everyone like
his warning, but the power of God is actually present in his holy church,
and in those churches which heal all those who visit them with upright
faith and righteous hearts. But 1 am too humble for such functions as
these. » And when he had said * these words, this man went away from
him and glorified God and his saint Anba Pisentius. May his intercession
protect us. Amen.
The iwenty fifth Wonder of our father Anba Pisentius.
May his intercession be with us and protect us from the wicked enemy. Amen.
One day it happened that jealousy entered the heart ofa man towards
his wife, for the devil who hates all that is good and ever has a grudge
towards the human race, seeking its destruction, had instilled into the
heart of that man doubt concerning his wife, that some strange man had
*fol.151 b
400 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [88]
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*fol.152 a οἱ ὁ. es lung % ε- als «οἱ 5 41... ὧς >> . 413... Je, As
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was innocent of the impurity charged against him about tliis woman ».— 1-1.5.om. —
2.S. «in». — 3-3. S. « cast thy dispute upon me, I. will avenge thee, saith the Lord ».
lain with her. But that woman was innocent ofall the suspieion wherewith
the man suspected her, as the story will inform us when we proceed to the
"(01.1522 end. Then that man *cast out his wife from his house because of the evil
in his heart concerning her. And his father and mother both took great
pains as far as they could imagine to reconcile the mind of the husband
and make him live with her, even according to that which Salomon spoke,
« The heart of the husband is full of jealousy'. » Finally the matter came
to the ears of the celergy of his village who had made him an assistant
in the administration of the holy mysteries, and the clergy informed our
father Anba Pisentius concerning the matter. Then the saint sent a message
saying : « Trouble thyself, I will find for thee the reconeiliation which is
necessary. » And the husband spread abroad rumours throughout the
village and went about from place to place threatening and saying : I will
never again go to Pisentius, what hath Pisentius to do with my affair ?
Now the man was a native of the town of Qift. And during the time he
*fol. 152b. was uttering these words he became * more and more angry. And when the
sun was about to depart to its place of sunset that day, he laid down at
night, — and he laid down in the night and God who spake by the tongue
of the prophet saying : If thou dost not make elear thy request 1 will make
it elear to thee, saith the Lord : verily I say to you, find judgement is mine
1. Prov. 6. 34 (2)
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[89] THE TWENTY FIFTH WONDER. 101
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59:
% (ol. 153.
1-1. 5. « and he began to suffer great torments ». — 2. 5. om. — 3. S. « my
falher ». — 4. 5. « for I tell thee that ». — 5. S. « and help me ». — ὃ. 85. om. —
7. S. « thou dost not take me. — 8. 5. om. — 9. « S. since he saith, take me to -
A. P. the bishop, if he is to live let us persuade ourselves to do as he saith. »
and I am the rewarder. Ile brought a severe disease and sore pain upon
the man in the night and his torments became grievous from the severity
ofthe pain which came to him in his abdomen, and he began to ery with
aloud voice saying : « Take me to our holy father Anba Pisentius, for all
these pains have come upon me on his account. O my father, do an act of
kindness to me, for I am brought to the straits of death and its pangs. And
if ye do not take me to him I shall not find any reliefat all.» And his father
and mother despaired of him, and their hearts were certain that he would
die.. Andthey said that ifhe * die or live it is necessary that we content
his heart and comfort his soul in that for which he hath appealed to us,
perhaps if we bring him to him he will sign him with the sign of the cross
and he will be relieved of his torments. And that was at the beginning
of his episcopate, and they brought him to my father who at that time was
stilla solitary in the mountain, andthey knocked at the door and I went
out to them. And his father said to me : «John, do an act of kindness
and ask a favour ofthe elder for us, for my son is sick and near deäth. I
believe by God that if he signed him with the sign of the eross he would
be delivered from his suflerings. » And he asked me himself and said to
me : « Bring me to my lather the bishop Anba Pisentius and he will heal me
irom my suffering, for I am in this severe pain on his account. » Indeed
*fol. 153 a.
* [0]. 103 Ὁ.
* fol. 154a.
*fol. 153 Ὁ.
* lol. 1518,
402 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [90]
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the son eried to me with a loud voice and said tome:« Ὁ John, *doan act
of charity and love, and carry information about me to the elder, because
death is near and is overtaking me, behold, you see it is evident that if
you do not admit me I shall die outside your door. » And when I heard
this man and his son I went to my holy father and told him and he said
to me : « Leave him until he shows good manners, he is ignorant of eulture. »
And 1 answered him saying : «If I leave him a little he will be dead,
for there is but a little breath in him. As I perceive, O my holy father,
he has learned his manners suffieiently and more. » And he said to me:
« Let him come in. » And when he entered, he and his father, he fell down
prostrate at the feet ofour father a long time, and my father said to him :
« Arise, O ignorant of culture. » And the man answered and said: .« As
God liveth, IF I have to lie three days prostrate at thy feet, * I will not raise
up my head nor ever rise until thou hast put thy hands on me. » Then my
father grasped the top of his head and raised him up and said to him : « Rise,
O defieient in manners. Behold the Lord bestows healing on thee if thou
wilt obey me.» And he said to him :« I swear by the difieulty which
befel'me and your prayers which set me free from it, that if I remain in
this world a year or two, all the days of my life I will never disobey thee. »
And my father said to him : « This which has happened to thee is because
ofthy wife whom thou didst treat unjustly and acting rashly didst suspeet
and abandon her without cause, for she is innocent of the matter of which
[91] THE TWENTY FIFTI WONDER. 403
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1. 5. πποῦτε. — 2-2. 5. « God shallmake her acceptable to thee and if she ineline
to lhee and conceive and bring forth a male child to thee, the report spread about
* (01.154 bh.
* fol.150.a.
her is not true, and believe me, she is a free woman.‘ If however she shall bear thee
a daughter ». — 3. 5. + «but hath defiled her marriage ». — 4. S. inserts Nu. 5. 12. 544.
— 5.5. « [rom the saint ».
thou didst suspeet her. And I say unto thee also, in order that thy heart
may be set at rest and at peace concerning thy wife, — for men, my son,
consider the outward appearance only, and the Lord, blessed be he,
looks on the heart, — when *thou dost return to thy house, take back
thy wife and be reconciled to her, and do thou forgive, and cast all thy
care on the Lord Jesus Christ. They have informed me, Ὁ my son, that
she hath conceived by thee. Now if thou restore her to tlıy house and
she give birth in due course and bear a daughter, then I say to thee do
not remain with her, but cast her forth from the house, for she is not free
from the suspicion wherewith thou hast suspect her : but if she bear a son,
she is guiltless and free and blameless. And if these words do not satisiy
your heart and please your soul and thou wouldest make her take an oath,
then, O my son, let her take oath, I do not forbidthee. Indeed, Ὁ my son,
| know that she is innocent. » And the man said to him: « O my father,
my soul is satisfied with her since * thou hast spoken to me about her, and
I shall be disobedient to thee no longer. Then he received a blessing and
departed from him, he and his son, and went home and glorified God and
his saint our father Anba Pisentius. And when he returned home he was
* fol.15&b.
*fol.155 a.
*fol. 155 b.
* 70]. 156 a.
"fol.155 b.
10h THE LIFE OF 5. PISENTIUS. 192]
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1.S.« and ». — 2.8. -+ « who was like an apostle ». — « more wonderful than the
other, ond the setting free of the body of the (74. a.)husband of a woman on whose
navel a spell had been cast by the power of Satan ». — 3-3. 5. « thıy wonderful life,
O thou angel of the Lord of might ». — A. 5. « the Lord ». — 5. B. commences
here.
reconeiled to his wife and she bare him a male child according to the word
of our holy father Anba Pisentius, and the child was named after the saint
Pisenda. And they dwelt with one another reconciled to the day of their
death. The saint did three very wonderful miracles, he saved this woman
from unjust suspicion, he healed the man from disease, and the heart of
her husband whom he made pleased and satisfied and reseued them from
the power of satan, and restored the married to union one with another.
“Great isthy commemoration and life full of all perfeetion in the kingdom of
Almighty God. If I desired to relate all the mighty deeds and wonders
- which God did at thy hands from thy childhood until thy monastie life, and
*fol,156a.
the cures which God bestowed upon the sick by thy prayers during tlıy
episcopate, which thou didst not desire any man to know, there is no one
who could reckon them or describe them easily, or reach their end completely.
May the Lord have merey on us all by his prayers. Amen.
The tiwenty seventh Wonder of our holy father Anba Pisentius,
may his intercession be with us all. Amen.
"Hear also this great wonder and glorify God. One day a man came to
[98] THE TWENTY SEVENTIL WONDER. 105
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1-1. B.S. omit. — 2-3. B. om. — 3-4 B.S. om. —5.B.S. « thirty » so this text below.
—_6.B. om. — 7-7. B.S. om. — 8-8.B. om. — 9. B. « our father A.P.».—S. « thy-
father-hood ». — 10. S. « if there was anyone whom thou couldest cause to give me
{his small sum, I would give it to the man ». — B. « and give something for him ».-
— 11-1. 5. πὶ γατεκιρα fi Roane B. « foreign ». S.B. « who dwelt ou mount Teilaj
(Β. faox — >, Nilopolis). — 12. S.B. om. — 13. 5.8. om. — 14-14. 5, « in which
he brouglıt her ». — 15-15. S.B. om. — 16. S. om. « to my father ». — 17. 5.8.
«him ». — 18-18. B. « when the man arrived near the holy A.P. he found him in the
monastery οἱ ».— S. « And the day when he came to the holy A.P. was that in which
the bishop had gone into the holy eongregation of ». — 19. B. « the holy Synaxis ». ——
S. « the Catholic Synaxis ».
his presence and asked him saying : « Do an act of charity to me and help
me.» And that man was tempting him: and he said to him : « lowe a debt
to a certain man, its total is sixty six dinars, and he presses me greatly,
asking for it, but I have nothing to discharge his debt. And I have an
only son whom he has taken and put in custody and cast into prison, and
he intends to make him his slave. And I beseech thee, O father, to have
pity on me and give something in order that I may ranson my son therewith. »
And that man was a soldier of foreign stock from a distant village. And
wben it was told him of our father that he gave alms freely, he arose, he
and his wife, and planned to test him * whether he gave alms or not. So "fol.156 .
lie put his wife in a boat and sent her towards the 8814, and left with her
thirty six dinars wrapped in a napkin in the ship, and went up alone to test
the’ saint and find out the truth of what was told him about him, whether
it was correct or not. And when he asked for the saint he found that he
was in the holy church in mount el-Asas and was celebrating mass, as it
was the feast of the father patriarch Anba Severus, archbishop of the city
*101.1572.
406 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [94]
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1.B. « he remained there until he ‘came out of the monastery ». — 2.5. « he sat
down until A.P. came out from the congregation when he cast himself at his feet ». —
2-3. B. «he remained in the bishop’s house ». — τά, S. « whereof I have already spoken ».
ἦν 3-4. B. The man entered, saluted our father and said to him the words we have
*fol.157 a.
already related. — 5-5. S. «the place of Pisentius is not a place for jesting ». B. « This
is not the place for jesting, my son ». — 6-6. S. « at the place of the ferry ». B. om. —
6-8. B. om. — 7. S. + « in her hand ». — 9. + tlıou hast brought me to (tempt) ». —
9-10. B. « they do not belong to thee ». — 9-11. S. om. — 12. B. « innocent ». S. om.
— 13-15. B. om..— 14-15. S. om. — 16. B.S. om. — 17-17. B. « rest ». 5. « there
would be no mercy for thee ».
of Antioch, on that day. So thereupon he sat down outside the church
until our holy father finished the mass, and at his coming out of the church
he joined him and asked him according to what was in his heart. And
when our father had heard the soldier he said to him by the interpreter :
« This is not a suitable place for jesting and sophistry. Go away "and take
the thirty six dinars from thy wife who is in the ship at the port of Dama-
min. Behold, they are with her tied up in a napkin, it is they wherewith
thou wouldest tempt me, and dost not disclose the fact, that thou didst
obtain them by shedding the blood of that man whom thou didst kill, and
didst take them from him, and didst bring them to give in alms for thy
soul. And I say unto thee, verily, if one gave all the wealth of the world
in alms for thee, it would not avail thee anything, nor obtain mercy from
God at all, unless thy blood is shed as thou didst shed thy neighbour's
blood, for it is written that he who sheds man’s blood, his blood shall
also be shed in return, for man is created according to the likeness of
God.' And that soldier supposed that the matter would be hidden [rom
1. Gen. ıx. 6.
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Pe
[95] THE TWENTY EIGHTH WONDER. 4107
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Slyla Le, οὐἹ Pauls ag a οἱ ΟἽ ὁ» sol τ Paste SH
ol τοῖς Sul (αὶ LE 0 καρ ee ὦ δδὴ
1-3. S. «and when the man heard these words he marvelled exceedingly, for he
thought the matter would be hidden from tlıe new Rlisha, he did not know that the spirit
which spake by the apostles was the same as that which spake in the saints ». — 2. B.
om. 8. B. «all the saints ». — A. 5. « Anba P. ». — 5. S. « his house ». — 6-6. B.
«the words of the saint ». — 7. B. « giving glory to God». — 8. B. contin. 166. b. below
— 9-9, 5. « ye know that at the beginning of this encomium 1 did not fail to say that
the blessed ». — 10-10. S. « was endowed with the gift of the spirit ». — 11. 5. +
« of men ». — 12-12. S. « so that no man can get full knowledge there of ».
our father the new "Elisha, aud did not know that one spirit speaks in all.
And when the soldier heard this from him, he went out from the man of
God and was weeping in grief, and he went to his wife in great sorrow
of heart and told her all that had happened to him with the blessed holy
father- Anba Pisentius, and what he had heard from him. So know, Ὁ
my beloved, that our father the great saint Anba Pisentius was a great
prophet, as the narrative presents him in the disclosure of this book, and
that we do not err commemorating him. For every man who had recourse
to him, he knew why he came to him by reason of looking on his face.
Nevertheless he hated vain glory and concealed his devotion, and no man
is able to deseribe the extent of his virtues. May the Lord have merey on
us by his prayers * and forgive us our sins by his interceedings. Amen.
The twenty eighth Wonder of our father Anba Pisentius.
One it happened to me that I was sitting with him and there was a
priest of the Eastern people whose custonı it was to go to him frequently
*f01.157b.
*
*fol.158 a.
*fol.157 ἢ.
*[ol. 158 a,
ΚΟ]. 158 b.
*fol.159 a.
*fol.158 I.
*fol,159 a.
408 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [96]
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and visit him. And the saint conversed with me about him (saying): « I
heard a voice one day which said to me concerning him that if such a one
comes to you to-day do not receive him with thee, because he is a eriminal
and is in great uneleannes. » And as he was saying this to me, behold,.
that man, the priest, came and knocked at the door calling, but the saint
did not permit anyone to open the door to him for a long time and was
obdurate in that. As for me, I saw him incline his head and sign to me
as to who was outside the door. And I stood before my father and asked
him "saying : « O my father, dost thou bid me open to him?» Ile said to
me : « Go and say to him, Confess first the uncleanness in which thou
dost live, and afterwards I will converse with thee. » And great was
his fear and grief when he heard that speech. Then he stiffened his neck
and hardened his heart and swore a great oath which caused fear to those
who heard it, and said : « lam not in any uncleanness as thou dost assert. »
Then the holy Anba Pisentius said to him : « He, by whose name thou hast
sworn, will put thee to shame and reveal thy affair to all men that they
may perceive and consider. » And a few daysafter the people of his eity
suspected that he met with a woman and went to her, as usual, to sleep with
her. But God, — blessed be he, — desired to put him to shame and make
his alfair known to allmen. *So he took off his elothes and slept with her
that night. And therewith God bestowed sluggish sleep on him and he
slumbered and slept until the darkness before the dawn broke, and that
[97] THE TWENTY NINTH WONDER. 409
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woman with whom he lay roused him with great anxiety and said to him :
« Awake from thy sleep and get up quickly, for the dawn has already broken
and appeared. » And he was agitated and put on the silvery garment of
the woman as God moved his heart, and went to the church and entered
the sancetuary. And when the clergy saw that silvery garment ofthe woman
upon him they seized him and cast him out of the church and beat him
many blows, and they went to that woman’s house and found there his
elothes with the woman, and that caused great scandal and the matter
became notorious to everyone, and they all thanked God Most High that he
had diselosed the sins of that *wretched man at the hand of our father the
holy Anba Pisentius. May the Lord have mercy on us by his prayers.
Amen.
The twenty ninth Wonder of our father Anba Pisentius,
may his intercession be with us. Amen.
One day I was sitting with him again, because I was his servant all
the time. And behold another priest of the people of a certain village
_ near was accustomed often to resort to the saint and to converse with
him. And he severely censured that other priest of whom we have already
told you. And God revealed to our holy father about him saying : « Take
heed to thyself about this other and keep far from him, because he is in
PATR. OR. — Tr XXI. — F. 3. 27
*fol.159 Ὁ.
* 01.159 b.
*f01.160.a.
* 01.160 b.
*fol.160a.
* fol. 100}.
410 THE LIFE OF S. PISENTIUS. 198]
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a state of wickedness and obscenity like the former one. And when
that priest “came to the door of the cell where we were, believe me,
O my brethren and beloved, we perceived the odour of a very loathesome
stench. And our father the blessed elder said to me: « Have you ever
perceived that a smell issues from him like that from dead hodies, and for
along time past it has diflused its odour from this man?» And he reproached
as he stood at the entrance of the door and said to him : « Go to thy house
and remove thy smell and cleanse thyself, and repent sincerely of thy
wickedness with weeping and sorrow and many tears. » Then that priest
swore solemnly so as to cause fear to those who heard and said: « From
the day my wife died I have never defiled my body at all with fornication. »
And the saint said : « I believe that the eye of God which * never sleeps
condemns thee and decrees thy condemnation, that thou mayest confess
what thou hast done unwillingly. » Believe me, my breihren, that before
men slept that night God sent the very dread rulers to that disobedient
priest and great fear struck him so that he was tortured in every part and.
he was in sore torments as they pricked him with spears and pikes. And
he was distressed in mind and arose came and fell prostrate at the feet
of our father Anba Pisentius and confessed to him saying : « Behold, to-day
it is three years that I have been in uneleanness and venture on the service _
of holy rites and the other offices of the sancluary. » And when he had
[99] THE THIRTIETH WONDER. 411
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1. B. + « from his mouth ». — 2. B. « during the celebration of the sacred
mysteries ». — 3. B. om. — A. B. « he caused him to be brought to the place where he
was silling and the holy A. P. said to this priest ». — 5-5. B. om.
_ eonfessed his sin before all the congregation there did not remain to him
more than twenty five days, as the saint had deereed to him, until he
_ " perished and was cast into the torments of hell as he deserved, where *fol. 101 ἃ.
ΟΠ heisnot relieved for ever. And we, brethren, let us ask the Lord by the
R prayers of this great saint amongst the saints, our father Anba Pisentius,
that he forgive us our sins and save us from the temptations of the erafty
2 Ze ar his prayers and pleadings and intercession. Amen.
& The thirtieth Wonder of our father the holy Anba Pisentius,
ἊΣ may his intercession be with us all to our last breath. Amen.
a
Hear, OÖ my brothers and beloved, this miracle which he did and
eoncealed, and give glory to our Lord Jesus Christ. And that. was that
e day that saint looked and perceived one of the priests expectorate and
before the altar. And the saint stood up and commanded them to call
‚him that priest “at the entrance of the court ofthe sanctuary. And when *fol.161 D.
‚came before him he said to him : « What is this great boldness that
ı didst venture to spit before the altar of. the great Göd, the Dread One?
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*fol.162a.
"01.162 a.
442 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [100]
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1. Β. « spat like thee in the sanctuary ». — 2. B. « he went away and died ». —
3-3. B. « upon the bread and the chalice. » — 4-4. B. « and died ». — 5. B. JernaSäic.
— 6-6. B. « that his life might be restored to him ».
not say that thou art he between whose hands stand the angels and
archangels thousands and thousands and countless hosts, the cherubim and
seraphim whoall cry with one voice saying : Holy, holy, holy, is the Lord of
Sabaoth, the Lord God of hosts, heaven and earth are full of thy great
glory? — and didst thou not know who are they who stand between thy
hands ? Believe me, another priest like thee who spat once perished forthwith.
And once it happened that a priest who wasa monk came and was present
with us on the evening of the sabbath and the morning“ ofthe Sunday, and
when the mass began for us we requested that priest to offer the oblations
and consecrate and when he reached in the mass the place where he invoked
the Holy Spirit secretly to come down upon the oblations set forth and
the divine mysteries, he was inattentive in his heart as will happen to men
at times, and had phlegm and expectorated and at once he became dumb
and deaf and was not able to move at all and leaned his head backwards
and remained lifeless and did not speak. And so I called for the priest
Elishato come and go up and finish the mass. And when we had finished
mass the brethren asked me to pray for the brother priest that he might
be made well and his afllietion removed and his mind and heart restored
to him. So at once I prayed saying thus : « O Lord, Ὁ Almighty, thou
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[101] THE THIRTIETH WONDER. 413
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1-1. B. « Lord God, Creator of all, Father of our Lord Jesus Christ ». — 2-2. B.
« the life ». — 3. B. om. — A-A. B. om.
knowest *the weakness and imperfeetion of (human) nature and its errors;
restore, O Lord, the heart and mind ofthis brother to him so that he may
inform us about his misfortune, that we also may take care of ourselves all the
rest of the days of our life. » Then there came to me a voice from heaven
and said tome : «Bythy pleadings and prayers his mouth is opened that
he may inform thee what has happened to him, and why it came, and what
- is his offence. But hasten with thy questions to him, for judgement has
been passed on him by the Lord, and indeed the angels are already near
to take away his soul; so be prompt now in thy questions to him and do
not delay the angels who are ready to carry him away.» And when I
heard this indeed great fear and dread took hold of me and great grief of
heart seized me, and I was like a man in the midst "of the deep of the sea,
with the waves dashing him to remote depths. Therewith I began to
converse with him saying to him:
what is the erime which thou hast commited that this has befallen thee ? —
confess thy fault, for our God is merciful and just. » And that priest
answered, all his body shuddering with fear, saying : « Ὁ sir, father, pray
that the mercy of our God may reach me. Verilyby the fear which I have
and the penalty which has come I do not know of any evil which I have
done save this only, that forgetfulness came on my heart, as is the way
[01.162 b.
* fol. 163 a.
* 01.162 b»
*[ol. 163 a.
*fol. 163 b.
* fol. 1018
*f01.163 b.
"fol. 164 a.
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Alk THE LIPR OF 5. PISENTIUS. 2 [102]
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1-1. Bom. — 2. B « in church and especially... »
with men, and I spat and did not know upon whom it fell, and at once
my mind failed and and my tongue speech and my head turned backward
so that Ino longer knew any man atall. And when thou didst pray ἡ for
me my senses became calm and allowed me to talk with thee. » And I
said to him: « Truly many men in the world are men by nature but like
{πὸ beasts in ignorance and scanty understanding, they do not heed
where they are, and thy reason is responsible when there is a going forth
from thy mouth. Dispose thy life as is fitting and remember the word οὐ
the word ofthe Lord when he spake by the mouth of David the prophet,
that « man who is in honour doth not know and is like the beasts without
reason and has imitated them' ». Thou wast standing at the altar and thow
didst spit and expectorate and didst not know ‘that when thou didst
eject spittle from thy mouth thou didst hit the wing of the cherubim (sie)
and he struck thee with his wing, and I suppose thy judgement went forth
from God, and so, thou hast inceurred * condemnation. » And at ouce he
sent for his family anıl friends to bring a beast of burden and remove him
to his house and in the space of three days he left the body and died. And
our father great saint Shenute said in one of his sermons that it is not,
permitted that any of the elergy spit before the altar, nor may they blo vu
the nose to purge the uncleanness of their heads, nor may any of the clergy
1 Ps. 48. 20.
[108] THE THIRTIETH WONDER. 415
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1. B. then passes to wonder xxxııı. cf. 175. a. below.
wear shoes on their feet in the sancetuary or in the church, nor may they
converse at all in the church atthe time of prayers or of the sacred oflices
because of the angels present there. So now, brethren, consider what
some ofus have done, and let us beware lest there overtake us what has
overtaken others, and let men observe their conduct ἢ and recognise what
is defeetive and his need and raise up his soul and his condition and improve
his conduct and know his will and right conduct before the apostles come
from God to seek for him those diffieult divine paths which he did not
know and which we have never travelled. For there are people who commit
sins and after their fall and humilation they submit their souls to death.
And they who die fear and are cast away in the grave where the worm
and creeping things eat them, and especially that sore disgrace which
will happen to every one of us when we leave this world, because we are
full of sins and offencees.. Now he who is without confession of his sins
‚to the clergy is ready to perish and who is he in this dreadful desert
* wherein we are who is found safe from sins and offences? And our father
the prophet the blessed Anba Pisentius has taught us that a priest departed
from his body because he ejected spittle before the altar through carelessness
and ignorancee. And so whensoever we speak or spit, because οὐ the
greatness of the sins and offences which burden every one ofus, and every
"fol. 1645.
*rol. 1658.
*fol. 164 b.
* fol. 105 ἃ.
*fol. 165 b.
* fol. 166 a.
*fol.’65 ἢ.
* fol. 156 a.
416 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [104]
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woman also, they approach with lack of reverence and with lack of the
fear of God and without life to the holy living mysteries, and receive them
unworthily and without the permission required of Christ in every place.
And they are defiled with various kinds of erimes, for there are people who
commit fornication with those who are not theirs, and others who oppress one
another, and detain what does not belong to them, and others who swear
perjured oaths for shameful profi, and others are astrologers and
sorcerers, and others are quarrelsome, and others have intercourse with
males, and others hate one another without cause, and others * bring false
charges against one another before powerful and unserupulous judges so
as to cause their goods to be wasted, and they laugh at and deride one
another and ridieule the creatures of God who made them in his own
image and likeness, and liken them to dogs and pigs. And he says
that they who commit these erimes are called Christians and yet are not at
all worthy of the oblation. But all these faults bring down on us the
wrath of God and infliet on us all these troubles and miseries. But I have
desired to cast a little offering into the treasury enriched by the mighty
deeds and wonders which this- great one amongst the bishops, Anba
Pisentius, did so "that all men gathered in this holy church may contemplate
the favours ofhis glory and dignity, and that his blessing may eneircle us
andaccompany usuntil we grow old. I aflirm, O beloved, that he did not
love the glory ofour empty reputation, but the glory and excellent service
a νον.
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[105] THE [THIRTY] FIRST WONDER. 417
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1-2. B. « and afterwards ». S. « another time ». — 2-3. B. « he spent many days
concealed on mt Aue. S. « he led a peaceful life of meditation on mt. Aue. —
3-4. B. om. 8. « fleeing from before the Persians, and he departed in the mountain not a
little way to pray ». — 5. C. 135. b. continued from 139. b. above. N 3 δ 1.»
οὔ U. — 6.C. + 20». — 7-7. B. « he prayed by the way ». C. 13 δ ,δλε
4... > N sul al)l5 ba ᾿ N οἱ. — 8. €. LS. — 9. C. 43}. — 10. Ὁ.
‚aus. — 11-12. C. om. — 41-17. B. om. — 12-13. 5. om. — 14-15. S. om. — 16. @
Ss — 17.C. Lo ul). C. then passes to 167 b. — 18-21. B. om. — 18-19. 5. om.
— 20-21. 8. om. — 21. C. „#21, — 22-23. B. «I have faith that Christ the God will
not leave it in this neighbourhood. » S. « But I have faith in God that he will not...
— 23-24. S. « when the morning was come I looked the space of an arrow's flight ».
which is in heaven with the Lord who loved him. May his blessing and
prayers be with us all and deliver us from the enemy. Amen.
The [thirty] first Wonder of Ihe great saint Anba Pisentius,
may his intercession be with us. Amen.
At the time when our holy father was concealed in mount Shama for
fear of the Persians he went from us a little distance in order to pray
alone. And when he stood three or four hours he went in the mountain
“and prayed everywhere, and no one knew how many were the prayers
which he made by day and night, but God alone. He made four hundred
prayers by day and three hundred by night. And he observed me and
said : « O John, take care of thyself and be watchful for I found to-day
a large serpent in the mountain, and it cannot be far from us at all. But
verily God will not suffer it to draw nigh. » And when it was early next
* fol. 166 b.
*fol. 166 b.
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*fol. 167 a.
* fol. 167 a.
418 “ΤΗΝ LIFE OF 5. PISENTIUS. [106]
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1..B. « we looked before us the distance of an arrow ». — 2. B. « upon arock». —
3.8. « upon a rock ». — A-A. B.S. om. — 5-7. S. om. — 6-6. B. om. — 8. B. om. 1-13. —
9. B. « why didst thou not think of the words of »... — 9-10. B. « whose eflicacy thou
knowest. Hast thou not heard ». — 11. S. « the wise ». — 12. B then passesto Wonder _
XVI. ΟἿ 136 b. above. — 13. 5, then passes to 197. ἃ, below.
day, and it was elear at dawn as far as one could shoot an arrow, I saw that
Ihere were many birds aud vultures on the side of that mountain. And at‘
that the saint called me and said : «1 suppose, O John, that 'God has destroyed :
the serpent. Go and see why those birds are colleceted there. » And when |
I went I found * that serpent Aung aside dead. And I went and told my
father about it saying: « Be glad, O father, for God has destroyed the
serpent. » And he replied and said to me: « OÖ my son, consider the
seriptures and see what is therein, and understand how David the prophet
says : Thou hast made the Most High a refuge for thee, and no evil shall
draw nigh thee nor any plague come near thy dwelling, for he shall give
his angels charge over thee and thou shalt trample on the asp anıl the
basilisk, and tread upon the lion and the serpent : beeause he has relied on
meandI shall deliver him‘. » May the merciful Lord God protect us and save
us from the evil one, and by his prayers may he pardon us our sins. Amen.
1 ΡῈ. 9059-14
[107] THE THIRTY SECOND WONDER. 419
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(μὰν 17 yo) and) TAI nie blel 160 BOY ade Manz ὦ ms
4-1. B. « One day it happened that my father was still with me in mount Jimi » —
this following after Wonder XVII. B. then omits to. 1. nest page. — 2. C. 135. b. Las
7. C. yep. — 8. C. SS. —9. Co. — 10. Cost. = 41: C. » bs —
12. C. b,. — 13-13. Com. — 14. C. au. —15.C. 36.—16. 0.43. — 17-17. C
EN US Js le.
* The thirty second Wonder of our holy father Anba Pisentius,
may his prayers and blessiny be with us. Amen.
Hear, Ὁ my brethren and beloved, that I may relate to you some few
of the many miracles, as I cannot describe them all, but only as I see you
desirons to hear and understand the word of God Most High, I tell yon a few
easy things. One day our father was hiding in mount Shama because of
the Persians, and it was the first day ofthe holy Lent. He said to me: «Ὁ
John, our father the great prophet David has said that this is the time
wherein devotion for God should be :' and Paul the apostle said. In the time
acceptable to thee and in the time of salvation I help thee, and this is the
acceptable time, this is “ the day ‘of salvation®. O my son, it behoves
all men who have sense to understand to have a space of life to do what is
"necessary for salvation, and now God has given us these days as the time for
the salvation for our souls. So rise now and follow me that I may show thee
1, Ps. 68.13 (1.2. Cos. 6. 2.
* [01.167 Ὁ.
*[ol. 168 a.
* 01.167 b.
*fol. 168 a.
* fol. 168 b.
*fol. 168 Ὁ.
420 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [108]
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1. B. « my father arose and went before me meditating on the scriptures
inspired by God ». — 2. B. « My father said to me; John, my son, arise... » —
Ce... 5.7 13. were a πνς 521 öl. — 7. C.
BES —,6% G: 15. -—Z09295 (62 (5.59 Je 3 “ὦ Zum BZ = el: ru]!
ζ = N
©) aus)! 9 τὰ! - opt; > Zus ven en 5 N EN μ᾿ gr
= Lil, 5» ΠΝ >. — 10. Ὁ. (4): — 1. (Ὁ ss. — 12. C. only. — 13. C. 9. —
14-14. C. om. — 14-17. B. « when we had walked about three miles we came 2 an entıy
like a door wide open » (50). — 15-16. C. omit. — 18. C. om. — 19. C. ἰξ ἡ — 20. C.
bs. ΞΞ- 5.21 0(: a. — 9205 „> ar Br (ΟΝ ars! 40} δν = 5, en ei
24-24. B. om. — 25. C. pas. — 30. τς om. — 27-28. C. a8 ἐν — 38. Ο. 48).
— 29. (, + δο1.», — 80, (ὐ, om.
my resting place and that thou mayest return mourning with me and come
to visit me every sabbath day with a little food and water for the sustenance
of the body. » And then this courageous man endowed with all virtues
in his conduet arose and went out on the mountain to a place conceated
beneath the ground, and I did not know where he intended to conduct me
and when we had gone along that subterranean passage, it might be about
three miles so far as I could reckon, we proceeded in the darkness and
the rocks along "the passages deep in the earth. My father went ahead a
little and came before me to a great door and a place which was very light,
and when we entered that place we found there six pillars eut out of the rock
and these bore up the stone ceiling. Its width was fifty two ells, and it
was four square, in length, and breadth, and height, and many mummies
cast about. And in the lower part, if you face those ways, you smell the
Aa. ἣν
[109] THE THIRTY SECOND WONDER. 4241
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odour of those mummies from a distance of three miles. And we took
those mummies and cast them one on another and made more room,
And we found the earth which was on the mummies to be soft like
*
potter's clay, and the first mummy which was * inside the door was
wrapped in a royal shroud, and so I suppose he had been a great man;
and I noticed that his hands and feet were wrapped up separately one
by one. And our father said to me : « Gonsider how many years have
these been dead, and from how many countries they came. » And I said
to him : « Yes, sir, thou knowest that better than I. » And he said to
me: « Go out now and stay in thy own place, with watchful eye consider
thy soul and meditate within thyself, my son, how this world is nothing
at all, but is illusory with all its inhabitants and soon shall we abandon
it. Be careful and sollieitous about thy frail soul, keep fast continually
and recite thy prayers, doing so in the way I have taught thee, and do not
cease therefrom until the sabbath day. » When he spoke thus to me I knew
* fol. 169 a.
* fol. 169 a.
ἘἜΠ0]. 109 Ὁ.
* fol. 170.
* 01.169 Ὁ
*f01. 170 ἃ.
422 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [110]
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holy father Α.Ρ. Ὅ, δὴ Zus], au
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that he was going away, and so I gave careful attention and perceived a
‚roll of parchment unrolled, and my father spread it out and read and * found
there the names of those dead were written in that roll, and forthwith be
rolled it up and gave it back to me and I restored it to its former place. Then
Il bowed before him’ and took leave of hım and went away. And he had
warned me saying: « O my son, be careful with thy soul; pray to God that
he have merey on thy frail’soul. Thou hast seen, Ὁ my son, all these dead
cast aside to warn us that we shall be like them. ‚Some of them are those
who are gnashing ‚their teeth, others are * in the outer darkness, others are
in torment and in the pit full ol fire and brimstone, their abode in the lowest
hell, and some of. them are in the river of fire and have never been able to
get out to this present time, and some ol them are in places ol repose beeause
of their works, for when man leaves the world what is past is finished.»
And when he had said this to me 1 said to him : « Ὁ father, pray for me and
remember me until I return to thee. » And] went to where we had entered κε.
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[111] THE THIRTY SECOND WONDER. 423
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3-3. B- «he commanded two measures». — A-h. B. «and he Me it and said: W hen
thou comest ». — 5-5. B. om. — 6-8. B. om. — 7.C. Zap. — 8.0. Lau. — 9.0. 9.
Fo. Kor, €. 2). = 12-19..G. om. B. «O,sir, father ». — 95 es er
E14. C. N — 15. C. ale. — 16-16. Ὁ. om. --- 17. C. us 3 N. 18.0.
Er — 12. 20. B. « talking with my a as the place was dark ». — 20. C. Bir
Foren 2 Ne 2 ot ΞΞ 28:29: B. om.
— 24. C. Br - 35.0.4. — 2360. ll ll as LSNL „as
JB. — br. ®. + « my latlıer ». — 28. Β. -Ἐ «It Haid to him : I am of the town
2 Erment ».
_ the place where we were. And when it was the first sabbath I filled the
4 jar- with water and took what would suflice of moistened wbeat, for he had
τ:
ordered me that he might have half a measure of wheat according to the
allowance for the holy Lent and its provision by night; and he had told me
saying : « Come to me every sabbath and supply me with moistened wheat
_ and water only without any baked bread. » And I took the jar of water
and the moistened wheat and went to the place where my father was, and
when I drew near the door of his resting place I heard one who was weeping
with great grief of heart and asked my father saying : « Do an act " of kindness
tome, Ὁ blessed elder, and pray to the Lord for me that they may release
me from the torments in which 1 am and not cast me into them again, for
|: EL: am greatly exhausted. » And I supposed it was a man who had come
to him to make confession. 850 I sat down in the dark silently whilst my
father conversed with the mummy, the one I mentioned as being near the
‚door, he it was who was conversing with him. And he asked him many
words and said to the müummy : « From what land art thou? » And
οἷς *lol. 170 Ὁ.
+f01.170 b.
*fol.171a.
*fol.171a.
42h THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [112]
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om. — 7-7. C. art 8γ5). — 8. C. us)! so Β. — 9-9. C. N. B. «No ».
— 10. C. ka. — 11. C. Zu. — 12.°C. nm — 13. B.C. om. —1A. C. om.
— 15-15. C. ὦ I> bl. — 16. C. ass. — 17. C. τῶ». — 18. C. om. — 19. C
lin — 20. C. las}. — 21. C. om. — 22-22. C. 5. — 19-23. B. om. — 23. C.
+ «9. — 24-25. C. ll as. — 26. C. om. — 27. C. om. — 38, C. N. =
29-29. Bom. — 30. C. 2) gue. — 31. C. sw. — 32. C. om. — 33-33. C. 5.
he said : « I am from the town known as Erment. » And my father
said : « Who was thy father?» And he answered him saying : « His name
was Agrikolos, the name of my mother was Eustathia. » And my father
said to him : « What gods did they serve? » The dead man said to
him : « They served an idol in the water whose name was Poseidon. »
And my father said to him : « Didst thou not hear * before thy death
that the Saviour had come into the world? » And he said to him :
« O father, my parents were pagans, and I also was of their belief and
followed their customs. \Woe is me, O father, would that they had not
brought me into the world, or that my mother’s womb had been my tomb,
and that my mother's bowels had been burst for ever. This is what happened
to me, Ὁ my holy blessed father, I tell thee O father, that when I reached
the compulsion of death there first appeared before me the governors of this
dark world to accuse me, and they said to me : « Where are the faults thou
didst commit, and the evil deeds which thou hast done?-may there come to
thee Abu Sidan whose servant thou wast, in whom thou didst trust, and
on whom thou didst rely and say to him, Thou art a god : let him come to
[115] THE THIRTY SECOND WONDER. 425
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Bst, , 23. — 17. €. Löl... — 18. C. om. — 19. C. om. — 19-20: B. « who has been ».
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— 20. C. om. 5. — 21. C. ao. — 22. C. om. — 23-24. C. om. — 25. 0. sy.
— 2%. C xl. — 27-28. C. Ja” 90)». — 29-30. C. b; aa, 3 u. — 31-32. B.
« each of a different form ». — 33. C. + Sl. — 34-34. C. om. B. « how many
powers which chastised ». — 35-35. C. Os) 2 οὐ yet pl
Sl Nö. — 86. C. ir. — 37. B. « hundred ».
save thee from the torments which will befall thee and happen to thee. »
Thus they spoke to me " and in their hands were hooks of iron sharpened *tol. 171".
like the points of javelins, and they thrust them in my inner parts and stuck
. them in my ribs and gnashed their teeth at me. And after a little they
granted me to perceive with the eyes of my body and Isaw death suspended
in the air in many forms and varied species. Then they extracted my soul
from my body, they, the angels of wrath who had that office, they who are
without pity, attached me to the tail of a ghostly black horse and drove
him towards the west. \Woe to every sinner like me! How hard are their
punishments, how severe their chastisements! Ὁ would that they had not
sinned or had never been brought into the world. O sir, father, they
delivered me to the pitiless and harsh tormentors, in whom is no mercy,
who made torments of various kinds, every one his own kind. And there
_ were many wild beasts * in the way, and how many were the spectres there. *io1. 172 a.
‚And when they cast me into the outer darkness I saw there a deep hole
"whose depth was four thousand eubits, and it was full of poisonous ereeping
; PATR. OR. — Τ᾿ XXIL, — F. 3. 28
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426 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [114]
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6. C. sl. — 7-7. Ὁ. 0m. --- 8. C. as. — 9-9. C. om. — 10-10. B. om. — 11. C. a),.
— 40, Sc. sl}. —42.C. + 5 95; — 1343.34 3 KIM. Con 5
N 16.-0. + El. = 17. 0. alas — 48. .C. om. — 19, 88,590 20.88 ἊΣ
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— 18-21.B om. — 21. C ul. — 22-22. Com. — 323-28. ( 65. -- 24, ( - ὦ,
ΝΣ Νὰ να ) ei
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things some of tlıem had seven heads, and all their bodies had projecting
stings like the stings of scorpions, and some of them had teeth like the
teeth of gnashing pigs going out of their mouths; their length was half a
cubit each tooth, and they hurt with those teeth; and I saw there vipers
hiding with double faces, each of them with a face like the face of a weasel
and their teeth piereing like the teeth of a lioness, and 1 saw there a great
worm of very dreadful form, its length was a hundred eubits, its thickness
fifty eubits, and its mouth like the mouth οἱ ἃ crocodile; and it had teeth * like
the teeth of a sharp saw. Aud they took me and cast me before the dreadful
beast which never rests but eats us for ever, and all the mouths of the
when he fills his mouth, then all the beasts
Ross x
*fol. 172b.
beasts are round about him :
fill their moutlıs at the same time, and the pain of the sting of the scorpion
is nothing at all compared with the teeth of that one, for the pain of the
scorpion makes its torment last a day or two days, but the pain of that one
does not abate or diminish or cease for ever.» And my father answered πε
said to him : « From the day of death until now do they give thee no rest nor
velax this torment a single hour?» And the mummy said : « Yes indeed,
RER:
[115] THE THIRTY SECOND WONDER. 427
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2 es N 5! 21 A; ἘΝ 2! 21 A| als N la! a Ina 19,9
Baal Fey N SS NT al a Wis Dan, Au ae Ha
1.C. + 2. — B. « every Saturday and Sunday. When Sunday is over we
are thrown back into the torments we deserve so that we may forget the yea we
have been in the world. When we have forgotten the pain of that torment we
are thrown into another more painful ». — 2-2. C.»3.. — 3. C. om. — 4. 3.
5. Ὁ. -Ἡ Bet: Genre, eu. —%.C, 0m. = .8, C. Wull. = 9. C. om. —
ζ΄ το
10.°C. + τῷ er). — 11-11. C. ya. —12.C. 0). — 13-13. B. « and I came
to thee». — 14-14. C. 5 LI U, oa sl οὐ]. — 15-15. C. gen N soll
tb 2. B. om. — 16. C. + SS. — 17-17. B. om. — 18. C.+ 8. —
19-19. C. N το ΞΡ ΞΟ ΟΣ 2» οἷ RI &33. — 21-21. B. «my father said ».
z
— 23.0. vis Lot. — 23. C. 25). — 24. Ὁ. + 29. — 25. Ὁ. om. — 26-26. B.
om. — 27.C. al. IB. SR
O father, they have pity on all those who are in torment and give them relief
on the night of Sunday, because it is the resurrection of Christ, and they
give them relief from * hell from the ninth hour ofthe sabbath until the end *to1.173a.
of Sunday, then they return to torment asthey were. And when I had spent
many years in this torment they took me again and cast me back into the
forgotten torment so that it never ceases. And when thou didst pray for
me, the Lord commanded those who were charged with my torment and they
ceased from me and unfastened the fiery bit from my mouth so that I was
able to speak to thee with my mouth and in the grief of my heart. And
_ πον, O father, behold, I have related tothee what torment I have endured :
for God’s sake pray for me that they may have pity on me, for I am greatly
᾿ς exhausted and fear lest they cast me again into that torment. » My father
ES answered him-saying: « The Lord who is mereiful and compassionate will
i deal mercifully with thee according to the greatness of his merey, so sleep
*fol. 173 Ὡς
(01.174 a.
*fol. 173b.
+ fol. 171 a.
128 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [116]
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BL — (rep.). — 5. 0.4. — 6. Ὁ. ee ἘΠῚ —7.C.om. --- 8.6. + gr). — 9.6.
οἱ b..— 10-10..C. 33, 83. — 11-11..C. le, — 2. CH 3. 43. Sa.
—14.0.+ 9. — 15.0. οἱ b. — 16-16. C. om. — 17-17. C. LI ὀπὶ: 585 5
gs N, anf, ὦ es). — 18. C then passes to wonder XXXIX, cf. 187 b. below.
now as thou art until the day of the general * resurrection when the dead
arise and thou wilt arise with the rest. » And God is the witness of my
statement, that with my eyes I beheld that dead man lie down in his place
where he had been before, and when I saw this miracle I glorified the Lord
Christ. And I called out before entering, according to the rule of the
brethren, saying:: « Bless me. » And I entered and kissed the hands of
my master and father. And he said to me : « O John, how long hast thou
been here ?- hast thou heard anyone talking with me? I said to him : « No,
my father. » He said to me : « How is it that thou hast lied as Gehazi
lied, he who lied to Elisha when he said to him, Thy servant did not go
anywhere'. Butassurediy thou didst see something or hear a speech. Conceal
it. Ifthou relate it to anyone in the time of my life I will exelud& thee from
participation in the life-giving mysteries. » So for this reason I concealed
this“ saying and hid this secret, and did not reveal it to anyone to this day.
Verily, thou art like the prophet Elisha, O my father Anba Pisentius, for when
thou didst touch the bones of the dead man he lived and stood upright once
more. And who eould deseribe the wonders he did everywhere and eoncealed
[rom men? (but the Lord always revealed them), save he who is weighty
1. IV Reg. 5.25.
[117] THE THIRTY THIRD WONDER. ‚429
IS eis AS ia us ὧν passe σον US N 52 läll
ll IV 38 Joy li za Οἱ al al Ὑ ya ale a a ul
IN a et dc ee an Je ln
ul) ya) ia" SS, Il, DR ες or > so lu! nn SAal5 τ]. 174}.
Ol we Sage sl PB Rx il, ii, Gl ul Se τοδὶ
Je al Re “2 air «Ὁ alylo BES ex u! sa Ka N
Ad a ig al ya ey a Leis μα, μοι wann SUR wenn SoYı)
| ey le le a m ὁ ὁ
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sl ul “Ὁ Bl ων ; Orc u se)! * fol. 175 ἃ.
„Oel Ins ὧν“; so
Ne! ee a ae Ὁ» is ΟἹ SS ὦ}
in knowledge, excellent in wisdom, like Basil and Gregory. I have only
stated this speech brielly as men need, from a great varied mass, it is
not at all possible to make it complete because of the many successive series
one after another, since I am a feeble one who have not much understanding.
But I bear witness to you all about the blessed one, and you are present
from all parts and receive the benediction of this “ blessed holy saint, our *fol.174b.
father Anba Pisentius, and take it with you to your homes. I strive with
desire to relate to you this slight selection, that his pure potent prayers
may protect your steps, and bless your children and all your going about,
and all your cattle, and deliver you from the plague this year : and that
this saint may intercede for all who are present in his church, and that the
Lord may give you the wholesome desires of your hearts, and that your
Lord may preserve you from all temptations of the crafty foe, and from all
troubles which oceur upon earth, at this time and for ages and-ages, and
for ever. Amen.
The thirty third Wonder * of our father the great saint Anba Pisentius, *fol. 175 a.
ς may his prayers be with us. Amen.
I tell you that when we were talking one day with John his disciple and
saying : « Didst thou not see anything else of the things related of this
480 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [118]
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N el in al il A lyze Ya ΟἿ᾽ ars νῷ P-
1. Β « it happened one day that I was with our holy father A. P. as one entered to
receive his blessing. I asked him saying : « my father, who is this man seeking thy
blessing? » — 2-2. B. « Behold ». — 3. B. + « and fourteen nights ». — 4-4. B. om. —
5. B. om. — 6-6. B. om. — 7-7. B. om. £
7
saint which thou didst not write in this book? —tell us what he said to
ihee when concealed with him in mount Shama. » And John answered
saying: « Who is able to relate what services he performed? » So I asked :
him saying : « Relate what thou didst see only, for we know that thou A
wast brought up with him from thy childhood, and there was not any of
his deeds concealed from thy holiness.» And he said : It happened one ἦ
day that I, the despicable John, went and asked him saying : « Ὁ my Η
* fol. 175}. father, so-and-so is standing at the door “and with him he has brought a
child carried upon a beast of burden. And he said to me; 1 wish to
5 . ᾽ , ᾿ rd
bring this child to the elder, the blessed saint Anba Pisentius, that he may
sign him with the sign of the holy cross, for now it is fourteen days that Ψ,
he has been suflering great pain, and he cries day and night continually,
but there is no disease in him, nor fever, nor chill, nor is there any sore
visible in the body, nor is he possessed of spirits, and we do not know
at all what ails him. » And our father the great saint Anba Pisentius
sighing answered saying: « In the world are many men who have no 2
discernment and. they do not perceive why the distress of this poor
[119] THE THIRTY THIRD WONDER. 431
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1-1. B. om. — 2. B. cıkorton. — 3. B. mantsorc.
wretched one comes, and what sins he has committed so that he has passed
these fourteen days in sore pain, “and as his father has committed sins,
God has brought his sins upon his son so that God might cause his heart
to sufler for it, and has distressed his bowels and members with burning
pain. » And I answered saying : «O father, I have heard that his father
was a well favoured man in whom was mercy and who gave alms. » And
the saint said: « Verily ye have read and do not understand what ye
read. Hear what the holy gospel says: Ye see men outwardly righteous,
εἰ.»
but their inner parts are full of filth' : the servants of this man inform me
concerning his state that he slandered a poor man before one of the mighty
princes; it is now fourteen days since he did this sin and slandered this
poor man. Let him know now that the day he did this the plague came
upon his son. „And this child ate and drank *atthe time of his supper with
his parents and slept at night; and at midnight he awoke from sleep and
said : « I am thirsty », and there was a jug of water at his head, and it
was observed to lack a cover, and there went into the mouth of that jug
a little lizard, and when the boy took the jug of water to drink, then
that lizard went down into his stomach and entered his entrails : » Then
“laaid to him : « Do an act of righteousness and kindness and bid me admit
1. S, Matth. 23. 28 564.
* fol. 176 a.
*fol. 176 b.
*fol. 176a.
*f01.176 b.
ἘΠ0]. 177 ἃ:
ἘΤ0].177}.
*[01.177 a.
*(01. 177 b.
132 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [120]
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1-1. B. om. — 2. B. BIKArKERION.
him to thee, I believe if thou wilt sign him with the holy cross God most
high will heal him by thy pure prayers. » Therewith he gave command
saying: « Bring him hither. » And when that man entered, bearing his
son upon his shoulders, he was suffering great pain and cried out witl
aloud voice, and when the child saw * the father he said to him, (and he
was erying), « Ὁ sir, father, Anba Pisentius, have pity on me because I.
suffer greatly. » Believe me, Ὁ my brethren and beloved, I saw that his
tears reached down his cheek bones until they came to the boy, because
of the greatness of the pain displayed whilst that ravenous beast gnawed
his entrails. And the father’s heart was grieved with grief greater than
that of his mother and he said : « O sir, holy father. I have sinned. Do
thou plead to the Lord for my son, as he is near death and thou knowest
that he is my only son. » The boy was just at the poin® of death, and
was very handsome. And the father said to the man, the boy’s parent :
« Art thou able to guard thyself and be prudent from to-day instead of
acting ignorantly ever again?» * The man, the boy’s father, said to him:
« Yes indeed, O my holy father. » And thereupon my father commanded
them to open the door of the church and bring in the child and lay him
down outside the veil of the door of the altar. And our father went in to
the altarfor a long while and prayed to the Lord earnestly and interceded
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[121] THE THIRTY FOURTH WONDER. 133
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1.B. « the font of purification » eıps 154 umsepareson. — 2. B. then passes to
the pastoral letter 134 a above.
for the boy. Then he took a little from the tank of water of the congrega-
tion and drew it out and with his hand gave it to the boy to drink. And
God is my witness, brethren, that the boy did not move from his place
nor walk a single step forward or backward, but as he drank that water
+f01.178 a.
it happened that when it reached his stomach he opened his mouth and ᾿
he vomited out that lizard, and it was alive, and instantly he was healed
of his afflietion and was delivered from his pain. And when the father
saw it he was amazed and praised God tiıe Father of our Lord Jesus Christ
“that he did the like of these brilliant miracles at the hands of his saints and
chosen elect law-givers. Then he fell prostrate hefore our holy father
and was blessed by him and glorified him and took his son and went to his
house, and he glorified God and our hoy father Anba Pisentius. And this
is a little from what I lay before you, I the poor John his disciple, in
order that you might credit me, as I saw it with my own eyes when I was
serving him. May his blessing be with usto our last breath. Amen.
The thirty fourth Wonder of our father Anba Pisentius,
may his intercession be with us for ever. Amen.
One day there came to him a man who said : « My wife has a sickness
ἘΠῸ]. 178 a.
ἘΠῸ]. 178 Ὁ.
*fol. 179 8.
*fol.178 b.
*f01.179 a.
134 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [122]
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in her neck and I am distressed in heart lest it be a quinsy * in her throat
and it choke her and she die. But if that happen to her, it is better for
her me to die before her, for she is a blessed woman, Ὁ my father, and
has provided for me very well.» And our holy father did not answer him
nor speak a single word until the man had said all that was in his heart,
and he bore patiently with him. Then he closed his eyes as he sat and
dozed a little while. And there were people sitting with hin. And when
he opened his eyes he said : « I suppose I have been asleep a little
while.» Then he turned towards the man who has asked him about his
wife and said to him : « Do not be anxious about thy wife, for she will
recover from all the sickness which has befallen in her neck. But if
thou ask to die before her, the matter will be so, God will do to thee
as thou hast asked, and thou wilt be favoured. » And God is my witness
that the woman recovered of her sickness before the end of the month.
And her husband went away on a journey "
a viper bit him suddenly, and at once he fell dead, as the saint had
forctold him. May the Lord forgive us our sins by his prayers. Amen.
The thirty fifth Wonder of our holy father Anba Pisentius,
may his intercession be with us. Amen, Amen, Amen.
Ilear also this wonder which took place according to what was told
us, and as the people of our country heard it. I remember that I,
on the road, and as he went
!
[123] THE THIRTY FIFTH WONDER. 435
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ἘΠῸ]. 170 Ὁ,
ἘΤῸ]. 180 a,
1. Β. «and stayed a full hour ». — 1-1. B. om. — 2. B. « to day ». — 3-3. B. om.
— 4-4. B. om. — 5. B. om. — 6-6. B. om. — 7-7. B. om. — 8-8. B. « when that man
perceived his meaning he said : As God liveth ». — 9. B. « the water ». — 10-10. B.
om. — 11. Β. + narason.
the unworthy John, may tell you ofit. A man was present with our holy
father the great Anba Pisentius,in the month of Mesre, and he received
a blessing at his hands and sat a long while. And he was silent, neither
didmy father speak a word. And when the man perceived that my father
did not speak, he said to him: « My father, great sorrow " comes upon
this world and enduring grief. » My father saidto him: « Why?» The
man said to him : « Because the river Nile has not increased and has not
flooded this year. God has not prospered us with his help and mercy
by making the Nile flood this year, so we shall die, we and our children,
and our cattle.» And the pure prophet, the new Moses, answered and
said :« Art thou also one of those who need water? thou hast much corn
and as much grain as thou requirest. » And that man denied and said :
« The Lord knows that if the Nile does not come I shall be the first of all
men to die. » The saint, full of all grace and discretion and discernment
indeed said : « I found a holy elder in the mountain, his name was
Colluthus, and he at all times prayed and said; O Lord, thy will be done.
And we, when we do the will (of God), even though the Nile does not
* f01.179 b.
flood, *God will notlet us lackanything. » And as for that man, his speech *fol. 180.
was with great pride. My father said to him: « May you live to eat
*fol.180 Ὁ.
"fol. 180}.
436 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [124]
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1. B. om. — 2-2. B. « with great pride ». — 3. B. then passes to wonder
XLVIII cf. 197. a. below.
what in your house this year.» And that man said to him : « There yet
remain fifty years my life. » And he went out from us and great and
wonderful pride uplifted him. And God is my witness, OÖ my brethren
that before six months had passed he died, according to what my father,
the truly great prophet, had foretold to him. May the Lord have mercy
on us by his prayers and forgive us our sins. Amen.
The thirty sieth Wonder of the great saint our father Anba Pisentius,
may his intercession be with us for ever. Amen.
Hear also, my brethren, and beloved this great narrative. There was
a woman, dissolute and * viecious of life, married to a man, and she hated
him. And after some time, as she was in infidelity and wickedness, she went
out of her house one day very late at night before the sun rose, and went
to the monastery ofthe holy and glorious Cross, which a woman may
not enter or pass through. \V’hen that woman reached it she began to
shout, and the wanton made much elamour saying : « O father, do me an
act of charity and give heed ‚to hear the statement of my wrong. » And
atthe time when our father went out from the tower and walked upon the
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[125] THE THIRTY SINTH WONDER. 437
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stairway to go down to the lower part of the monastery we heard her eries
and declaration : and at {πᾶν my father called to me saying : « Come, John,
go down and see what is the matter with that angry woman, and also hear
what she says. » So I went out, and with me was an elder a priest, who
was walking * with us, and we said to her : « What conduct of thine is this, *fol. 181a.
that thou makest all this outery? » She said : « My husband has repudiated
me, I have by him five children and he has cast me out of his house and
deprived me οἵ food and support, me and my children, and I desire of your
pity that you present my case to the father bishop that he may summon
him to his presence and he divorce me or be reconciled to me and I to
him. » Then we went in to our father and told him about her complaint.
Then he said : « This is a dissolute woman, but send and bring her
husband here so that I may know from him and hear his excuse.» So
we sent and summoned him, and when her husband was present my
father said to him : « Why hast thou repudiated thy wife? » And he said
to him: « I suspect- that she is unfaithful and has had intercourse in
‚ adultery with a man other than myself. If thou wilt summon this man
before thee and make him swear and reassure me, then I will be reconeiled
to her and take her back *to my house. » And at once he sent and *fol.ısıb.
summoned to his presence that suspected man, and when he came before
him he fell prostrate at his feet and stood (and) stretched his hand to take
the hand of our father the bishop to kiss it. But the saint kept his hand
at his side and did not let him touch it, but said to him : « Depart from
*fol.182 a.
* 01.182 b.
* fol. 182a.
"fol. 182 b.
438 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [126]
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me thou unclean and adulterous one. The Lord God who destroyed by
the javelin which was in the hand of Phineas the priest, he who therewith
slew the fornicator, will soon destroy thee. But tell me the truth and
thou wilt be saved, — what hast thou done with this man’s wife? — lest
anger come upon thee and God make the earth to open its mouth and
swallow thee, like Dathan and Abiram and all their people. And this is
not for thee only, but for all whose state is like thine.» And his eyes
glowed upon him like a blazing fire when he looked at him and he knew
what he had done ἡ sinfully with the unfaithful and dissolute woman. Now
his face was pale and like the colour of saffron from fear ofwhat he saw
in the countenance of the saint and righteous one, so that he urinated
along his legs. And my father answered and said : « Cast him out of the
door without enquiring further about his state, for that wicked one has
disclosed all that he did with that dissolute woman. » And he said to
him :« Ὁ thou rebellious and unelean hypocrite, tell us truly without
Iying, only what thou didst to her yesterday before coming to us, lest I
say, Let fire come down from heaven and consume thee forthwith. » Then
that man said : « Ο father sir, I will tell thee all that I have done and
make know what I have committed. Judgement is thine, and in thy hand
is power to punish me for the sins which I have done. » My father said
to him : « Say the truth “and confess before us the oflence thou hast committed
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[127] THE THIRTY SIXTH WONDER. 439
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Ar al la Jul za) El il ans 359. Ὁ Οὐδῇ 25 —
now in this world that we may punish thee canonically as is laid down
for the man who has had intercourse with a married woman, according
to what is decreed in the holy canons, Let it be so that thou conceal
thy sin here and diselose it in the day of judgement, that great and dread-
ful day when the rulers of darkness shall attack thee and the avenging
angels of hell disturb thee. » Then that man answered and said : « I will
spcak to thee, O my father, as though I stood before God and his angels. »
Then that man confessed the whole truth that Satan, the enemy of all
good, deceived my heart with the wicked thought that I should commit
fornication with this woman, so I sent for her with this purpose, and
talked with her, and she said to me; « My husband has made me swear
that I should not be unfaithful to him nor defile his bed, nor dishonour my
body with a strange man. * And so I am not able to do this deed lest ne *tol. 183a
discover me after the oath he forced me to swear.» And when she had said
this I went away from her and thanked God Most High and was content
and glad of heart because God had saved me from committing this sin,
and I acted honestly with her. Again accidentally I met her passing in
the path and she said to me: « I have considered and another plan (came
to me), and I know ways whereby I shall be safe. » And I said to her:
« What is that?» And she said to me «I have found a way to swear to
my husband and he will not detect me at all. I will say to him, ‘In truth,
before this holy altar, no one has ever lain with me save thou’, then I will
* [01.183 b.
* fol. 184 a.
*fol.183b.
*fol. 184 a.
440 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [128]
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il a ee See μοὶ δ»
bow down upon my face and say secretly in my heart, I have had carnal
intercourse with such a one’, and I shall be justified.‘. Then it happened
to us what I confessed to thee, and God has disclosed * it. » Our father
said to him: « Hast thou done this sin by nightor by day? » The man
said to him: « By night and by day. I do not conceal anything from
thee, by God, whatever I have done to-day or yesterday in the new Israel
up to the present moment, and what I did yesterday thou didst know
before sending for me at all.» My father said to the husband : « Indeed
thou hast heard with thy ears all her deeds, keep quiet untilthe man go
in to her and plead with her. And my father arose and went out and
I went with him outside to the place of the Cross, and the clergy of Qift
went with us, and the man who had lain with the woman, and her husband;
so that we were all assembled inside the monastery. And we all stood
still, and my father said to the woman : « Behold, the soul of thy husband
was glad when this man said that he was innocent concerning thee and
did not draw near ἡ andart thou able also to set his heart at rest and drink
the holy oil and swear to him that thou art free from this suspicion? —
if so, then I will undertake that he be reconeiled with thee. » And the
woman spake to him angrily like Jezebel, who was not ashamed at Elias
the prophet when he came to her at a certain time, but said to him : Thou
art Elias and I am Jezebel; « I have said to this one whom God destroy
before the sun set to-day, that I swear to thee in whatever place you
ὡς a
[129] THE THIRTY SIXTH WONDER. AA
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choose and I will drink the holy oil. » And my father said to her :
« When I send and present to thee the holy oil, art thou willing to drink
it?» She said : « Yes verily, O father. » And he sent to the blessed
priest Elisha saying to him:« Bring the holy oil and come. » And
therewith came the priest “and he had with him the oil. And our father
took it from his hand and said to the woman : « Perhaps thou art not able
to drink for this oil has caused many to perish, and 1 suspect that thou
art not clear from this charge, nor unblameable, nor able to take the oath. »
And that woman advanced boldiy and took in her hand the vessel wherein
was the oil and came near to breaking it because of her insistence in taking
the oil. Then my father turned to the man who had been with her and
said to him : « Come hither and tell us the truth before this assembly as
to the word which thou didst say tous when thou didst enter the church
and go before the altar, — what hast thou done with this impudent
adulteress ?» — And the man drew near and disclosed all that he had done
to the woman in impurity and foulness, and her husband stood by and
heard. And thereupon * he commanded the woman to be beaten and driven
from before him, and that they should take her to the governor who
would disgrace her and make her infamous and cause her to be a warning to
others. Thus he expelled her from the country so that she did not return.
And he said to her husband : « Art thou desirous to marry another woman so
that thou hast no peace? » The man said to him : « Jam repentant by the
power of God and by the blessing of thy prayers. I will nol marry another
PATR. OR. — T. XXI. — κα, 3. 29
* fol.184 b.
*fol. 185 a.
*fol. 184 b.
*fol. 185 8.
*fol.185 b.
* [01.186 a.
*fol.185 b.
*Tol. 186.
442 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [180]
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Ὁ 55 Dan N:
1. (. 145. ἃ, oJ N lheh sl
Ss
woman to the day of my death.» And he was steadfast and was not
joined in marriage to a woman until the day ofhis death in fact. Great is
thy glory, OÖ Anba Pisentius, great holy father amongst the fathers,
faithful shepherd who didst rule the flock of Christ. Thou wast a father
to the orphans, judge to the widows and distressed, one who cared for the
poor and wretched, who directed them * and received them when they had
recourse to him. And who at this time.is like thee in the excellence of
thy service and thy care, in the purity of thy pastorate and abundance of
thy pity to the poor, Ὁ thou chaste virgin and law-giver whom God
appointed shepherd of his congregation? May the Lord have mercy on us
by his prayers, and forgive us our sins. Amen.
The thirtıy seventh Wonder of our father the great saınt Anba Pisentius,
may his intercession be with us for ever. Amen.
Saint Theodore said : One day it happened that I was going with him
[rom mount Shama to the monastery of the holy Anba Moses to take
advice according to our custom, and I proceeded “that day and reached
there travelling upon the road, and as we returned the heat was very severe
[181] THE THIRTY SEVENTH WONDER. 443
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upon us that day and I was walking with him and I was consumed with
‚thirst until my spirit nearly left me. And he grieved very much and his
heart was pained with distress and sorrow, and he sighed deeply for my
sake. Then he went away from me a little distance in another direction
and stood and prayed to God with great humility and earnestness, saying :
| «Ὁ God, do not give my heart this great sorrow beyond its power, do
mot let me remain the rest of the days of my life thus afllieted with great
sorrow about that soul who are perishing on my account. Thou knowest,
Lord, that for my people I go, yet whilst his (my?) hands are outspread
do thou grant him what is asked for the service of those who obey the
commandments of the Lord and do his holy and blessed precepts for ever.
Amen. » And he turned on his right hand and saw a vessel of water
at the head of the mount “very clear and about it much grass. And then ΤΟ]. 186},
he came to me and took my hand and raised me and led me to the vessel
of water, and I drank of it and was satisfied, and greatly praised God
whose name I served, who doeth wonderous signs by his saints, and I reco-
vered my heart and was restored by that water until sunset. And we
*fol. 187 a.
*fol.187a.
Abl THE LIFE OF S. PISENTIUS. [132]
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returned to our cave in peace. Believe me, O brethren, lovers of God, that
he read the four gospels ten times, and then we left our dwelling until we
returned to it again. May his blessing be with us and enfold us all. Amen.
The thirty eighth Wonder of the great saint Anba Pisentius. May the
Lord have merey on us by his prayers and preserve us from the enemy. Amen.
My holy father said to me: * « Many times it happened that I went out
to the wadi and fasted a whole week up to the sabbath before I ceased.
And it often happened that that mountain was full of many fierce wild
beasts and hungry lions who terrified me and threatened to tear my entrails,
but I knew that they were diabolical phantoms. And used to lift up my
hands and pray to God, and at once "he sent his angel and scattered them
all before me. » Believe me, my dear children, that two hyaenas used to do
him service and often resorted to his cave, but when he knew that there
was barm in the matter and feared that he might lose the reward of his
work, he prayed to God most high not to send those wild beasts to him
[138] THE THIRTY NINTH WONDER. 145
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BC 5: 58. Gasen IS 8 N, 28 ss 5,8; &
again, and they did not return to him afterwards. May his prayers
protect us from the crafty one to our last breath. Amen.
" The thirty ninth Wonder of our father the great saint Anba Pisentius. *fo1. 187 b.
May the Lord have mercy on us by his prayers. Amen.
It happened to me one day that he was in the inner desert praying and
serving God most high with all heart according to his custom, and I looked
round and saw a very dreadful great serpent, never was seen one resembling
it or like it, and when I saw it I was frightened, whilst he continued
standing in prayer and making petition to God most high and supplication
on account of the fear of the serpent. And at once the Lord answered him,
he who had answered the prophet Daniel, and when I returned to him to
enquire about his welfare three days later I found the serpent cast aside
| dead, and I went forth in order to see it. Believe me, brethren, its length
was six cubits and a span, and its face was like the face of acat, and it " [Ὁ]. 1888,
ἘΠῸ]. 188 ".
Ah6 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [134]
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had thick skin on its body and its appearance was very dreadful even to
the flies. And I said in my heart : Is there any other serpent like it save
the one which was in Babylon in ancient times? And there was in truth
fulfilled concerning this saint what is written : « Thou shalt tread upon the
‚viper and the basilisk, and trample on the lion and serpent!. » May the
*fol. 188 ἢ.
Lord forgive us all our sins by the intercession of thissaint. Amen.
The fortieth Wonder of our holy father Anba Pisentius.
May the Lord have mercy on us and pardon us our sins. Amen.
He conversed with me saying: « I tell thee, Ὁ my son, that I have
moistened bread with water six times before eating it. » And I said to
him: « Why, O my father? » He said to me : « Thou knowest that we
pray before eating as the percept is laid down for us in the canons, and
therefore I pray before eating bread. And my mind has been snatched
up above the heavens ἡ as I have leaned standing to pray in the time of
the morning, and so it has happened to me at the end of the week that the
bread becomes dry as no one eats it. » May his blessing be with us.
Amen.
1:P 8.00.4132
[135] THE FORTY FIRST WONDER. 447
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The forty first Wonder of our father Anba Pisentius. May the Lord
deliver us by his prayers from the crafty one to our latest breath. Amen.
One day also a man stole a cup of silver from the church aud took it
away. But God revealed to our father the saint about that cup and made
clear to him its secret. And the saint sent and called the thief secretly
and asked him saying : « OÖ thou man, restore the cup thou hast taken
away that it may be put back, and I will pray to God for thee to "the most *fol. 189 a.
high that he may pardon thee thy sin, for it is a great scandal.» Then
he denied anıl said: « Never have I stolen in all my life. » And thereupon
my father the holy Anba Pisentius delivered sentence saying thus to him :
« The Lord God against whom thou art bold and hast stolen property of
his house and injured it, he will take vengeance on thee without mercy and
break thy neck and destroy all thy body. » Believe me, my brethren, that
in the day when he thus gave judgement, God sent down on him severe
punishment and great chastisement, and there was no cessation from those
severe torments until he brought the cup to him and was prostrate at
his feet and confessed his fault and his sin. Then he was set free by the
prayers ofthis saint. May the Lord pardon us all our sins.
*fol.189b.
*fol. 190 ἃ.
* fol. 189 b.
* fol. 1908.
448 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [136]
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"ΤΊ forty second Wonder of our father Anba Pisentius.
May his intercession be with us for ever. Amen.
I was conversing with him one day andI said to him: « O father, give
thy self rest and relax a little, because thou art in great exhaustion by the
excessive crowding of men about thee every day from morning to evening,
and they do not let thee lie down for a single hour, and in the night also
there is no rest ever allowed thee, as we see by the pallor of thy face
and the weakness of thy body. Dost thou think thyself a sinner more
than any who dwell on the earth? » And he answered saying : « Know that
the work of a bishop is a great responsibility, [or a man enters one day
and he is informed that a man has committed fornication, or it is reported
concerning a woman that she has forsaken her husband and commits
“ adultery with another, or there is complaint about the elergy, or about the
monks that they are irregular in their life, or act for the glory of their
order. Is it not compulsory that I act strictly towards them in justice
and do to them what the holy canons command, — lest God ask me about
them and tax me with sins because I have neglected them? » May the
Lord God have merey on us by his prayers and petitions to our last breath.
Amen.
[137] THE FORTY THIRD WONDER. 449
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The forty third Wonder of our father Anba Pisentius.
One day there was present with him a great noble and he was very sad
of heart anıl prayed him saying : « Ὁ sir, father, I do not know what to
do with my wealth and the abundance of my substance, for every year |
give many alms. But God has not granted me a son. If thou wilt pray
for me that my wife may bear a son * I will give many favours to the poor *fol.ı90b.
and benefits to strangers, and will do well to all men to the day of my
death.» Andthe saint entered into his cell and prayed over a little water
and gave it to him, then gave him two dates, and said to him : « Give
them tothy wife, let her eat, and let her drink this water, and thou also do
not be neglectful in thy house but repel doubt, and the Lord God will give
thee the desire of thy heart. » And I swear to you, my brethren and
beloved, that at that time next year God most high blessed him with {wo
male children, and he bore them in his bosom and brought them to my
father the saint and said to him : « Take this wealth and bestow it in alms. »
And our father the saint answered and was angry because he would not
accept a fee for the gilt of God and his grace, and he said to him : « Take
this wealth ofthine and give alms of it as thou hast vowed to God most high
“in thy soul and in the Lord’s presence : andit will be better for thee in “ol. 191 ἃ.
thy dwelling if thou pay the tax on thy house and do not invent excuses
*fol. 191}. (pr
ἘΠῸ]. 191 ἢ.
450 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [138]
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and negleet what is enjoined thee, lest your grief grow greater before all
who observe thee. » May his blessing embrace us all forever. Amen.
The forty fourth Wonder of our father Anba Pisentius.
Hear also this wonder which this holy father Anba Pisentius displayed
before his death, and give praise to the Lord our God Jesus Christ. There
was a woman who bare a child and the milk dried in her breasts and they
became black and hard greatly until both her breasts were like great bosses
of brick, and their tops were chapped. Then her father and her husband
despaired of her, they expected * her death, and brought her before our
holy father and sought blessing at his hands and said to him : « Ο father,
do an act of kindness and charity for us and pray over a little oil and give
it to us that we may anoint this young woman with it, as her breasts have
swollen and also she is near death; look on her with the eye of pity.
Now we have been with her many days and we take her child round to
women who give suck that they may give it milk lest it die.» And at
once he sent the priest to the entrance ofthe altar and he took a portion
ofrag and pierced it and moistened it with the oil of the lamp and the
wick at the altar and brought it to her and touched her and made the
sign of the eross on her saying : « In the name of the Father, and of the
Son, and of the Holy Spirit, one God. May he bestow remedy for all
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[139] THE FORTY FIFTH WONDER. 451
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*(01. 192 a.
*fol. 192}.
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the disease of those who are anointed with this oil in perfect faith and
repentance. » And they brought the pierced rag ἢ moistened with the
holy oil which our father had blessed and anointed her, and that sick
woman at once had her breasts healed from disease, and at once the teats
gave forth milk so that it flowed down to the ground from her breasts,
and the child sucked from her without injury and’ was not hindered or
checked. And all who saw her wondered and praised God and magnilied
him. May the Lord by the intereession of this saint give us grace by
the pardon of our sins and guard us from the accursed devil for ever and
ever. Amen.
The forty fifth Wonder of the holy Anba Pisentius.
May his intercession be with us. Amen.
The holy Theodore said: One day, I was sitting in the company ol my
father the holy and great Anba Pisentius in mount Shama and there was there
a great. devotee, " aleading saint whose name was Epiphanius, who served God
without ceasing with all his heart and was celebrated everywhere. And
it happened to him one day that he was on a visit to observe his condition
and that we might enjoy blessing from him. And it befell when we reached
his abode that my father began to call to him, whilst yet outside the door,
according to the eanons of the church and the brotherhood, « Bless me. »
*fol.192 a.
*fol.192b.
*fol. 1988.
*fol.193 Ὁ.
fol. 198 ἃ.
ἘΓ0]. 193 Ὁ.
152 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [140]
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Then we entered and the holy father Anba Pisentius was reciting from the
book of Jeremiah, the great prophet; and Anba Epiphanius also was
reciting from the epistles of Paul the apostle, and my father came forward
to the door of the cell within which Epiphanius was standing and reeiting,
and my father looked into the inner part ofthatcave and he saw two men
sitting upon the stone bench, and then he * paused reeiting at the entry of
the door, as the canon observed does not permit them to approach one
another until they have finished reciting. And when the holy Epiphanius
had finished reeiting the epistles of the Apostle Paul, my father the holy
Anba Pisentius went in to him and they saluted one another and that man
who was sitting before them both : then they prayed and sat down and that
man who was sitting there went away from them. And I entered to them
and asked a blessing from them. And they were sitting by one another
talking about the great things of God and the joyful gifts which he bestows
upon his chosen friends because of the sufferings which they endure for his
holy name. And when they had spoken about the great things of God for
a long time they talked about the holy seriptures which God has inspired,
then they rose up and saluted one another ἡ and Epiphanius departed to
another place. And when we entered into his cell my heart was reflecting
anxiously and I threw myself at the feet of our father Anba Pisentius and
said in much anxiey : « I will not cease to lie prostrate at tlıy feet until
thou fulfil for me my request. » And he informed me saying : «| will not
|
[141] THE FORTY SIXTH WONDER. 153
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conceal from thee what thou dost ask me about. » And 1 said to him :
« My holy father, who is this so very bald man who has been this while
with thee and did kiss thee on the mouth, both thee and Epiphanius, and
did disappear from us? » And after a while he said to me : « Didst thou deserve
to see him? » And I said to him: « Yes indeed, my father. » (He said) :
« Verily thou hast obtained great favour and hast received signal blessing,
for this was the great one among the apostles, Paul; he was sitting beside
Epiphanius until he finished reeiting all his epistle, then he kissed him and
ascended up on higb. ‚First do thou know, O my son, "that this is the
custom of the saints, and when a righteous man is reverent in his heart
and mind and takes part in intercourse with the saints, then each one of
the saints is present with him whilst he reeites their words, that saint is
present with him until he has finished his recitation and then he kisses his
mouth and departs from him. And if he who reeites is a man deserving
to see the saint, that saint will look at him with his eyefaceto face. And so
with the chapters which are read in church, they stand by and hear them
and give praise and glorily. » May his prayers be withus. Amen.
The forty sieth Wonder of Anba Pisentius.
One day as we were in mount al-Asas there came a multitude to get
his blessing, and they talked with him about the pains of their hearts and
* fol. 194 a.
*fol. 194 a.
*fol.194 b.
*fol. 195 a.
“fol. 194 b.
fol. 195 a.
höh THE LIFE OF S. PISENTIUS. [142]
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1. 2 = ku = wonte.
when he had blessed them he perceived that they were distressed in their
minds greatly, “and he knew by the spirit that they wanted to ask him
about a matter, but he made as though to rise and depart. And they took
hold of him and entreated him. Now at that time there was a monk with
him, and there was also the priest Musas, head of the monastery of Anba
Samuel which was known as the monastery of as-Sunad, and they said
to him : « O holy father Anba Pisentius, we have come to thee that thou
mayest do us good and sign us with the sign, do not be annoyed thereby, as
the Spirit of God inspires thee. » He said to them : « From what distriet
are you?» They said to him : « These two are from the neighbourhood of
Aswan, and the two others are of the people of Safat Rashin. We are all
in partnership with one another and work together, we all share in goods
and carry them by ship and journey to a remote country, and no one of us
enjoys any preference over his companion; "and we went on our journey
a year and eight months, and God made an opening for us and prospered us
with great profit in return of increase. And we are going back to our
homes in peace and bear two thousand dinars and have tied them up in a
purse and have entrusted them to a man selected from amongst us who is
our eldest : and he took them and denies them to us and says, «Some time
you took from the purse five hundred dinars. » And the elder, the
blessed holy Anba Pisentius, answered and said : « This is the truth.
In my heart I said, if it were a strauger who was the thief then he would
[148] ᾿ς THE FORTY SIXTH WONDER. 155
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have taken all.» And this has troubled my father. His face became sad
and he continued to go to and fro in the place. And our holy father Anba
Pisentius went to another place by himself alone to pray, and then he
returned and said to them : « Indeed the bundles of the men have been
plundered altogether. » “Then he took that man by the hand and led him
apart by himself alone and said to him : « There is no profit to thee in
treachery to thy brethren, and the curse of God will fall upon thee. »
Then he increased his noise and shouting saying : « Ὁ father, whilst
this money was in my hands I could not do anything of this. » And when
the saint saw that the man had determined in his heart not to disclose
anything he turned to three of the erew and called them to his side and said
to them: « Take the three rolled up bundles of celothes which are in the
pots which are in the church and untie them and take from them a roll
and you will find in it the gold of this head man and his elothes. » And
they untied it in faith and found the gold in the place of which our holy
father the Anba Pisentius had toldthem. And one day “they went to him
in mount Shama and informed him ofit, but he secluded himself and stayed
many days eoncealed from the people, as he did not desire to make any
of these things known, because he hated the empty praise of men and
loved the approval of God alone. May his blessings and prayers embrace
us alland the children of baptism. Amen.
*fol. 195 b.
*fol. 196 a.
*tol. 196 b.
*fol.197 a.
* fol. 196}.
*fol. 197 a.
456 THE LIFE ΟΕ 5. PISENTIUS. [144]
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The forty seventh Wonder of our father Anba Pisentnus.
May his prayer be with us. Amen.
One day again he conversed with me, the unworthy John, and said to
me : « Believe me, my son, | endured many troubles at the beginning of
my entering into this office of the episcopate. For I found many who had
married a sister's daughter, and some who had married two sisters, and
some who considered lawful the intercourse with a mother and with her
daughter, “and found that many men were ignorant and did not know about
God, and do not believe in the day of resurrection, and do not take heed,
nor act carefully. They are like the beasts and agree with them in
wickedness and ignorance : even the clergy and the chief of the people.
And men did not call me a man at all, but called me the muddled lunatie
who does not know what he says : and if I forbade them, the clergy bring
them nearer (to me), and I bade the clergy also that they go away and
check the people whom I forbade. They call me « Pisentiun » and
« Pisenda » who is one of the interfering busy-bodies who does not know
what he says. They call me six names and speak in strange speech so
as tovex my heart. But I refer all my anxieties to the Lord in whom I
rely and hope and "say :« O Lord, thy will be done. » Then also I said that
Pisentius is not injured by the conduct of these foolish ones, nor does he
[148 THE FORTY EIGHTH WONDER. 457
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ἘΞ τ ΠῚ B.om: — 42. Ὁ. 15, 48. ΤΣ ἴδ Sal
15.0. & 4.29. τς 16. B. « far from his abode ». — 17. C. As U. 87
19. Β « ἘΠῚ cold ». C. ὁ," (146 b) SM! ἘΠῚ ἢ] Sol | υ ἔπε . Ib, N 9 9 sin.
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at all heed their speech. May the will of Christ and the law of the Lord
prevail and the canons of his church be accepted, and let them do against
me whatsoever they will : Iam ready to be patient and to endure in all
they say against me until the Lord turn their hearts to him and finish their
lives. » May the Lord have merey on us by his prayers and forgive us
oursinsand be gracious to us. Amen.
The forty eighth Wonder of Anba Pisentius.
It is said of our father the holy Anba Pisentius that he conversed one
Jay freely with the brethren saying : « We carry out our customs and
services according to our power, and pray and fast strietly that God may
have mercy on us and accept us, but I will not cease from prayers “and +fo1.197 b.
humble supplications to the greatness of his generosity until I know that
he has mercy on us and our prayers are answered and our offerings
accepted. » Then he rose from his place and went a little way into the
PATR. OR. -— T. XXI. — F. 3. 30
*fol. 198 ἃ.
*f0l.198 ἃ.
458 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [140]
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3. Β΄, and-forty nights». Δ. eb) 5 an er — 6-7. B. om. — 8. C.
om. 5. — 9-9. C. ai ἢ» na — 10. B. « the fortieth ». — 11. C. IS ua 0}
ἘΠΕ: ὦ ὅ9 υρ eh) |. — 11-16. B. « his thoughts in heaven ». — 12. C.
ABLE Dr ee Ὄ us. — 15. C. om. — 16-16. B. om. — 17. C.+
33 3» !l,. — 15. ( om. on, C. ei Gere. — 20-21. Com. — 21. Ὁ.
40} lee. — 22-22. Ὁ: τ τσ B. om. — 23.°C. aulb, — 2425. CU)
3. — 26-27. C. 5 se we 5 ee ΟὟ. — 28. C. 98. — 29-29. B. om. C. «ἢ
I. — 80. Ὁ. + is 8. — 31. Ὁ. ἊΣ er
mountain and stood and prayed while the heat was severe by day and
night, and he did not cease until fourteen days and nights were complete.
He stood without ceasing and his hands were spread out, he did not draw Ὁ
them back at all (saying) : « Even though my soul leave my body I will ποῦ
break my fast nor move from here at all until he show me a sign in this i
place and in the midst of this valley, so that I know from it that God
answers our prayers and has merey on us. » And when it was the
fourteenth day, he still remained on his feet and prayed, and it was in the ®
month Bauneh. And whilst he was standing making humble prayer and
all his attention was direeted towards * the Lord, his mind was wrapped
up for an hour and he heard a voice saying to him: « O Pisentius, the
Lord has heard thy petition and answered thy prayers, and a sign is given
thee, and what thou hast asked from the Lord shall be granted, and thou
art favoured. He will show thee a spring of water in this place where thou
art standing and there shall be a clear and lasting sign always for all
[147] THE FORTY EIGHTH WONDER. 159
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BR 417C. wub, all Js. B then passes to 207. a. below. — 12. C. .„
Bu, 3205) al C. then passes to 199. a. below.
generations ofthe world, to all who take its water ın faith.» And as he
stood at prayer the earth parted beneath his feet and the water burst forth
until it reached his knees : but he continued in prayer without stopping.
So the saint was answered as David the prophet said : « The Lord is near
all those who call upon him with upright heart, and he gives joy to the
righteous and meek and answers them in prayer and delivers them from all
“their troubles, and perplexities'.» Who-is like thee who didst send up
the sweet perfume of thy prayers to God, thou mayest be counted as
resembling Elias the Tishbite whose prayers rose up to the heavens? Thou
verily art equal to the upright Abel from whom the Lord accepted sacrifices
and oblations because they were with upright heart. Who is able to
*f01.198 Ὁ:
_ reckon thy miracles and the multitude of mighty deeds which God vouchsa-
fed at thy hands and which brought glory? And as to the miracles which
thou didst in thy life, as well as those which were after thy death, no-one
- could count their number or write down their sum. But I, the poor John,
have greatly ventured and have written a few of those which my eyes
1. Ps, 144.18.
460 THE LIEE OF S. PISENTIUS. [148]
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| Bi ra»; au! C. then passes to 129. b. above.
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*fol.199a. have seen and my ears have heard from righteous God-fearing men "in
their statements, and how great and lofty were the virtues which my ζ
father practised in the days of his glorious monasticism before he was
raised to the rank of the episcopate. If I were all tongue I could not do
it for you completely and perfectliy. When he had completed thirty years
as amonk God called him to the dignity of a bishop over the eity of Qift
and its environs, and after he became bishop he exercised the episcopate
another thirty three years as bishop and guide and good shepherd,
guarding his people, and God gave him power and his fear to observe the
canons ofour fathers the holy apostles, and he observed the canons and
God did conspieuous signs and splendid miracles at his hands and so many
mighty deeds that one could not reckon their number. And he gave
*fol. 199b. evidence by displaying miracles “and diselosing hidden secrets, when he was
at alltimes in the oases. And once he was in need of water and remained
a whole week without finding it. So he stood in the oasis and prayed,
and as he reeited in the oasis it began to flow until that oasis was filled
with it, and they filled the tanks and wells with enough for the brethren
dwelling in that mountain. May his prayers and blessings be with
us. Amen
[149] THE FORTY NINTH WONDER. 461
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The forty ninth Wonder of Anba Pisentius.
May his blessing be with us. Amen.
As he was hiding himself in the desert he prayed, and was upon a steep
rock until the day break came. And he heard loud voices until all the
mountain was shaken by those voices with singing and praise, and all the
mountain was filled with lightnings and mighty * thunderings and a pure *fol. 200 a.
and extremely sweet perfume was diffused. Then I stood still and turned
my attention and perceived in all the air angels in lofty spiritual ranks and
in companies who praised and sang, wearing the garments of glory and
dienity with splendour indeseribable, and there was light and heavenly
glory. Amongst them were the fathers and apostles, and patriarchs, and
saints, and hermits, and ascetes, and athletes, and soldiers of the Lord
of heaven, and the Son of God was present amongst them with his mother
the pure Virgin. And when he beheld this he fell prostrate on his face
from fear, so that his spirit was near departing, and he continued to make
humble prayer and petition to God Most High with all supplication that
he would show him what this thing was. And a voice cried to him from
above and said “to him : « Pisentius, Pisentius, dost thou not know that ΤΟ]. 200 b.
this is the festival which commemorates the noble martyr Vietor son of
Romanus? — he has asked God and he has sent these pure ones and
* fol. 201 a.
*fol.201 a.
462 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [150]
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martyrs and righteous and saints to come to his church and visit thee, and
has made thee worthy to see them and enjoy their blessing, because thou
art the holy Anba Pisentius. » And he glorified God and his saints and
marvelled at the greatness of God Most High and his compassion and love.
And he told the brethren these great things when they were present with
him, and said to them : « Great is the glory of the martyrs who have endured
trials and poured out their blood for the name of Jesus Christ our Lord,
to whom be glory and honour and worship now and always and for all the
ages, for everand ever. Amen. »
“ The fiftieth Wonder of the great saint Anba Pisentius.
Believe me, my brethren and beloved, this saint learned by heart thirty
of the books of the church and continued to recite them up to his death.
He fled for ten years before the barbarians, those were the Persians, and
he was for a third of the year, four months, concealed and no-one knew h
where was his place except the priest Musas and Anba Elias who was of
the monastery of as-Sanad and Abu Yuhannas his disciple who was of
mount Shama : and very many times he showed himself to the priest Anba
Andreas the head of the monastery of the Holy Cross. And this is the
discourse which he wrote, and which I endeavour to write also, I the
soldier of God Most High. And indeed if I wrote all the mighty deeds and
[151] THE FIFTY FIRST WONDER. 463
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exploits * which he performed, and the miracles he displayed, the discourse *tol. 201 b.
would become too long and the oration protracted, so the desceriber would
be tired and the hearer would be wearied. But lam content with reporting
this brief discourse and have abstained from length of illustration, that if
a man worshipped God with all his heart the Lord would give him every-
thing he asked, for the Lord Jesus Christ, who is yesterday, to-day, and
for ever God of the spirits of the fathers and prophets and apostles and
saints, doing signs and wonders by their hands, he is the God of truth. To
him be glory for ever and ever. Amen.
The fifty first Wonder of the holy Anba Pisentius.
Our father conversed with me saying : « I have often gone to the well and
had with me my jar to fill it with water, but I did not find the bucket there
_ atthe well. And I lifted up my hands to God * Most High in prayer and *fol. 202 a.
supplication and entreaty. And thereupon the water rose from the bottom
of-the well and came up to the top, and I filled my jar with it and prayed
that it should be again as it had been before. Then I took up my jar and
went away in peace. » By the prayer of this great saint may he forgive
us oursinsfor ever. Amen.
ΤΟ]. 202 b.
ἘΠῚ]. 203 a.
* [0]. 202b.
*fol. 203 ἃ.
ἀθά THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [152]
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1. S. « his patience ». — 2. S. « his innoceney ». — 3-3. S. om. — 4. S. « Samuel ».
— 5.5. « and the oflice ». ἢ
The fifty second Wonder of our father Anba Pisentius
May his intercession be with us and save us from the cerafty foe. Amen.
« And it happened to me also that I went to the well on a certain day.
And it was the season of great heat, and I had not taken with me that day
arope. Andlfounda certain angel shining greatly, and in his hand a rope.
Then we prayed together, and he filled my jar with water. Then we prayed
again according to our customs * and he took the handle of the jar with me
until I put it upon my shoulder and he went away. And when I looked
behind me I perceived that it was truly an angel of the Lord, and I glorified
God for it and gave great thanks to his great holy name, and I went to my
abode in peace. » To whom shall I compare thee, Ὁ thou blessed master
our father the great Anba Pisentius? Indeed thou art like the patriarch
Jacob, he of whose suflerings God took note and remembered his generosity,
because of his purity, and gave him inheritance in the land of life. Thou
art like also to Joseph the righteous, on whom God bestowed a royal erown
Thou art like Aaron on whom God bestowed the office of the priesthood,
and Samuel the faithful overseer over the priests of the Lord, he whom
the Lord filled with the * spirit of prophecy from his childhood. And thou
art like also to the blessed sons of Jonadab who observed the commandments
[108] THE FIFTY SECOND WONDER. A165
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of their father. Thou didst enter the paradise of grace by thy lofty
spiritual understanding, and didst eat of the tree of life. And thou wast
of gracious speech by the wisdom of Christ the God, and ateacher in the
knowledge of the holy mysteries. First thou didst seek the kingdom of
God and his righteousness, and generous gifts were added to thee, and
spiritual gifts bestowed upon thee, and at thy hands were wonders and
mighty works so that thou didst put to flight the Canaanites and didst
conquer the devil and his-army of warriors and the rebellious ones. And
thou didst perservere in the truth of the wisdom of the informing and
leading upright fathers, and didst acquire all the divine sciences, and
didst understand all the evangelical parables and explain them in a living
way, until thou didst amaze with thy wisdom all the “earth and its great
ones. Truly thou art the benefactor whom God formed in our generation,
and the champion whom he honoured in our time and age. And in thy
prosperous time there were many chief men loving the poor, as with our
father Pakhom. And God sent forth blessing like the light and judgement
like the noon-day, and thou didst observe the ordinances of God and do
his will, and thou didst obtain from him great excellence so as to intercede
for all the world, and didst exhort everyone to return to God by devout
weeping and sincere repentance. Thou didst make creatures return to
God their creator, and didst rescue them from impiety, and raise the
fallen, and heal the sick by thy righteous prayers, and didst exoreise
* (01.203 Ὁ.
"fol. 203b.
*fol.20% a.
* (01.204 b.
* fol. 204 a.
* 01.204 b.
466 THE LIER OF S. PISENTIUS: [154]
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evil demons, and wast exalted to divine honour by thy lofty discourses ἡ of
spiritual things, and didst excel in the knowleilge of the seerets of his
wisdom, and the diffusion of thy perfume was like the cedar of Lebanon,
and like the perfume of the trees of paradise, and was spread abroad
to every place by the gifts of the Lord Jesus Christ. Of thy miracles
all towns and villages were proud. Thou wast a law-giver like Moses
the chief of the propheis. OÖ thou who wast exalted to the highest
degrees of wisdom, like the righteous apostles and noble prophets : O thou _
who didst spread out wings to spiritual flights like the eagles, and didst
ascend above the heavens by excellent strivings in the perfeetion of upright
life and glorious service. Thou didst obtain divine assistance and spiritual”
graces, as God enlightened the eye of thy soul and eleansed the unders-
tanding of thy mind, and thou didst observe the light of the angelie spirits
and didst enter by the doors of generosity into * the blessed paradise,
and didst love the Lord thy God, and he loved thee and magnified thy
reputation before all men, and glorified thee, because thou didst build
thy house on the solid rock which is not moved, Jesus Christ our Lord,
and didst plant there the orthodox faith for ever. In thy days the oases
prospered, all the world was made tranquil by thy supplications and
prayers, the Egyptian provinces boasted of thee, and thy excellent report
reached the land of Syria, as thou didst act perfectly in accordance with
the divine law and the apostolic canons and didst in truth achieve accep-
table works and godly instruction by the merit of thy striving in the
[155] THE FIFTY THIRD WONDER. 467
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N! 1b ab ehe]. C. continues 2. below. — 3-3. C. om. — 4. C. om. —5.C.
Peer, LI. —7.C. om. 59 sl. — 8. ἃ 05:0:
service of the poor and knowledge of the destitute, and thy greatness of
compassion to all who had recourse to thee. And thus thou didst find
perfect blessing from God ‘ Most High, and didst finish thy course and hold
fast the faith, and the crown of righteousness was placed on thy head, and
thou didst sow seed for thyself in Sion and a posterity in Jerusalem. May
the Lord have mercy on us by his prayers and forgive us our sins now and
for ever. Amen.
The fifty third Wonder of our father Anba Pisentius.
May his intercession be with us. Amen.
Hear now, O holy fathers and beloved Christian brethren, the completion
of the life of this beloved saint. When the Lord, — blessed be he, —
saw fit to remove him from this transitory world and transfer him to the
abode of those who rejoice, where is no grief or sorrow or mourning, the
᾿ς abode ofthe patriarchs, and saints, and prophets, because he was an apostle
like the apostles, a prophet like the prophets, and a priest of the Lord
like Moses the prophet and Aaron and Melchisedec the priest of the Most
* fol. 205 a.
468 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [156]
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19. C. Nas. — 18-2. C. „I selon. — 21. C. 0m. — 22. C. „yes. — 22-23. B. « shining
like the sun, standing in the court, and singing to God ». — 24. C. ua — 25. Ὁ. |
Uls. — 26-26. C. = Ds. — 27. C. = — 28. 6. de. — 2. C. om.
— 30. B. + « Simon ». — 31. B. + « the servant and apostle of Jesus Christ ». —
31-32. C. 13. — 33. Ὁ. om. — 84. C. Ja. — 35. C. om. — 36. C. „pe. — 37. C. om.
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*101.205b. High, it happened one day "my father was sitting in his cell alone at rest
and there was no one at all with him except myself, he said to me : « Ὁ John,
| suppose that my days are drawing near to migrate from this transitory
world and to go the way of all my fathers before me, and the Lord calls
for me this year. » And 1 auswered him saying : « God forbid this to be,
that God bring upon Ihe country of Egypt this grievous loss, that this
mountain and all this land be made desolate. What didst thou see,
O father, that thou dost give this news? » He said : « 1 saw this night that
all the great ones of the orthodox bishops came to this monastery, and
with them Peter and Paul, and when I saw them I threw myself prostrate
"101.206 a. at their feet “ and Peter took me by my hand and raised me up upon my feet
and said to me : Dost thou know who I am? » And I said to him : « No,
my Lord.» And he said to me: « lam Peter, and this my brother whom
thou dost see is Paul the apostle, and these others who are present are
Re
[157 THE FIFTY THIRD WONDER. 169
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1. B we have been sent to tlıee by our master Christ to lead tlıee to us, so that thou
mayest arrange thy affairs for the road which will lead thee to this life, to put thy
church in order so as to come to us, for the time is short. Know that there are the
sorrows of the end (67) and no benefit will be left in the world. Provide for the journey,
* fol. 206 b.
for it is decided that we come to thee soon, the thirteenth day of this month ». Β΄
then passes to 208 ἢ. below. — 2. C. om. — 3.C. zen. IE EG
om. — 6.0. a. — 7.C. öl. — 8. C. 83. — 9. C. om. — 10. C. „a. — 11. C.
Va. — 12. C. ep — 13. C. 91}. — 14. C. (,b). — 15. C. om. — 16. C. om. —
17. (" 09]. — 18. C. om. — 19. C. + 2. — 20.C. 3%. — 21. C. «τα. — 22-22. C.
om. — 23. C. 15} 23, „E.— 24. C. a0. — 25. C. om. — 26. C. 5. — 27. Ὁ.
om. — 28. C. 27. — 29. C. 508». — 3030. C. οἷο δ, — 3131. C. Ze. — 32. C.
Bm. 33, °C, u! ur Ser 15] 2 8. Boch
bishops come to warn thee to be ready for thy departure from this world
and to receive thee to life with us. Now thy departure is near, so observe
what I say to thee at this time, [or this is the time of the latter end, thou
wilt find rest for ever. So be careful now and strive to save thy soul and
take with thee the provision needful for the diffieult and dreadful way. »
And when he said this to me I said to him : « May this never be, Ὁ father, »
— and he said : « The decree is written and the judgement passed that 1
must go to all my fathers, but my *infirmity is prolonged, and do thou be
my attendant until I go forth from this wretched world. » And when he
came to his last sickness whereof he died, he continued in bed and suflered
much. And when it was the first of the month Abib of the fifth indietion,
his illness grew more and his pain increased and he called me and said to
me : « O John, thou knowest that I told thee not to permit anyone to take
*fol.206b.
510]. 20 7.8.
“101
207 ἃ.
470 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [158]
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4-4. C. om. — 5-5. C. om. — 6. €. 248. — 7-7. B. « the Theophorus ». — 8-8. C.om.,
— 9. €. „WI ς}} (for 4} „UN. — 10-10. B. « which spreads before Christ ». —
11.C. gel. — 12. C. om. — 13. C. om. — 14.0. 1 LI} san. — 15. C. + 2.
— 16. C. yo! san. — 17. C. om. — 18-18. Ὁ: a! all. — 19. B. + « which
thou hast done for the Saviour ν. — 20. C. „al. — 21. Ὁ. eb. — 22. C. bb, —
21-22. Β. om. — 28. (. + N. τ δά, ας 4... pm. — 2. 6. s3. — 26, Be
70. passes to 210. b. below. — 27. C. + »1. — 28-28. C. om. — 29. C. + 56}. —
30. δ. om. —31. C. om, —32.C. om. — 33. C. -F iA] 23, 34.34 Co
— 35-35. C om.
my body away to another place or remove it from the tomb which I designa-
ted. Let them bury it in this mountain and not remove it to another town,
whether the eity of Qift or any other.» Then he prayed and offered
supplication and said: « O martyr of Christ, Ignatius, Come to me and
strengthen my faith : bring the crown which does not decay, with the rest
of the athletes. Be with me until I reach the river of fire which flows
before *the just judge, where there is great and very dreadful fear. » And I
said to him : « O my father, after the penances thout hast endured in the
world, and fastings, and prayers, and fatigues, and long vigils, dost thou
fear the river of fire? » And the blessed one answered and said: « Who is
safe from erossing the fiery river? — I say to thee that if an angel came from
heaven he would not escape its erossing before coming to the earth. » And
he informed me : « I shall cross it on the evening of the thirteenth day of
the month Abib. » Then he said to me : « Be very careful of thyself,
O my son John, and do not be disturbed. » And when it was the eighth
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[159] THE FIFTY THIRD WONDER. 471
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1.C. om. B. 65. « It happened when the Lord wished to translate him from this
abode and take him to the land of the living, the abode of prophets and apostles,
he had a vision on the first day of... » — 2-2. B. om. —- 3. C. om. — A-A. B. « who is
here?» — 5. C. 32]. — 6. C. om. — 7. C.S. om. — 8: C. re: — 9. B. om. —
10. C. ss5äi] SS)... B. then passes to 205. b. above. — 11. C.S. om. — 12. C. Il.
— 13. C. οἷ». — 13-14. S. om. — 14. Β. 67. continues here from 208. a. below.
— 15. C. (ρίω»». — 15. 8. « Moses » ter. — 16. (. + 9. — 17. C. _selz. — 18. C.
es ENDE HIT or 1990, 5.00: “216 vs. > 722.6. wa. 29320:
wall. — 24. C. el — 25. Ὁ. SI instead of ..). — 26-26. C. auyäs! ap:
— 27. (. ve. — 28. το — 29. C. om. — 30-31. 5. om. — 31. B. passes to 210. a.
below. — 31. C. wel! ve). — 32. C. SE. — 33. Ὁ. . — 3.04 οἱ =
ur — 35-35. C. «το.
night of the month Abib he called me again and said to me:« Ὁ John,
hast thou anyone with thee? » And I said to him : « There is no-one with me
“except the priest Moses and the priest Elisha who are come to enquire *101.207 b.
about thy health and hear news of thee. » And my father called for Moses
and said to him :« © Moses, may thy conduct be as is approved. Thou
knowest how thou hast been brought up by me. Take care of all my
books and papers and keep them carefully for thou wilt have need of them.
Thou hast no escape from bearing this burden. » Then he turned to the
priest Elisha and said to him : « Ὁ Elisha, rule the brethren. Observe
the rules which thou hast learned and keep to the observance of the bell
αὖ the appointed times. Supervise the brethren that they may make their
prayers as direeted in the monastie rule, in order that they may refresh
their souls and strive with anxious care. » And Elisha answered and said:
« My life has approached * my fathers, and if thou dost go before me, O my *fol.208 a.
_ father, it were better that I should die with thee. Now if the pillar on
472 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [160]
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1414. C. Sl 21 LU lebt. — 15. C. om. — 16. S. om. —
17. C. 23,. — 18. C. om. — 19. C. (en. ter, so 5. --- 20. C. om. — 21. C. sb. —
22-22. C. om. — 3. 5. «tome». — 2%. C. om. — 25.C. om. — 36. C. el). —
57. Ὁ. δὲ — 28. C. sl. — 39, C. + IS Is» Je. — 30. C. om. — 31. C. om. —
Barca om area
ET ep ee
which we are established be taken away, then comes the down-fall of mount
el-Asas. Where shall we find one who will be shepherd in thy place,
O my lord and holy father, if thou dost depart? We had no fear when thou
didst guide and direct thy ship to the tranquil port and thou hast prepared
thyself and will never be disturbed, as David the prophet said. But we ᾿
shall miss thee and lack thee, we are orphans from to-day. » And the ©
elder, my holy father Anba Pisentius, answered and said : « Verily, there 14
does not remain to me more than five days in this world from the third N
hour to-day. » And I said to him : « What is it that has happened to F
thee ? — do thou tell us, O father. » And he said to me: « Beforelconversed
*fo1.208b. with thee a heavy sleep * fell on ıne and I saw a ghostly man who stood before
me and said : « Pisentius, Pisentius, prepare for thy journey, for there
do not remain to thee more than five days in this world, and thou comest
tous. » And when he had said thus he went away from me. So now,
behold, 1 go toall my fathers.» And when my holy father had said this
to us a great outery and weeping arose amongst us, for we all knew that
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[161] THE FIFTY THIRD WONDER. 473
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1. C. om. S. «good ». — 2. C. (äsä&. — 3. B. « a father ». — 4. C. om. —5.C.
Ser — 6-6. (Σ 0 Gy Δ». — 7. C. ya —8.C. 2:39 ars ul. πο
9. C. !, then passing to WW 309. b. below. B. « He continued and said to us: Why
do ye weep? — You distress me, for I ought to go to my holy fathers who finished
their life before me », — then to 207. b. above. — 10. S.+ « even to the cap upon his
head ». — 11. S. + « unto whom all praise be given ». — 12. 85. om. « to my holy
father A. Pisentius, who arrayed himself in Christ ». — 13. 8. om. — 14. 5. « devote
ourselves to the will of God ». — 15-15. S. om. — 16. S. « the valiant deeds of this
just man »,
we were to lose a merciful and compassionate father, orthodox and upright,
a comforter to all who were in any kind of grief, one who guided in the
way of repentance every sinner, and consoled all who were in need, when
they sought him, with covering for their bodies, and gave ihem food when
in hunger. Ideclare to you before God that when my father heard that the
Persians were approaching there remained to him in the house * no property, "οι. 209.
but he spent all his possessions on the needs of the poor, and the alms which
-he gave with his own hand and those which he commanded us to distribute
tothe destitute and which he sent to the upright people in every place and
caused to be distributed to those in need, of these no man could reckon
‚the amount, only God can count the sum of his generosity. And I, the
wretched John, said : « Perhaps, Ὁ my father, thou knowest that we shall
afterwards go back to our dwellings once more, for nothing remains for
us.» Andmy fatheranswered and said to me : « Yes indeed we shall go,
O my son, and for all that we give to the poor God will restore to us
double. » And what shall I relate, and what leave out, further of his
PATR. OR. — T. XXII. — Ε. 3. 3l
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“fol. 310. αὶ! Iubl an, m = ὟΝ ol Il SP ν aclı on =
1-1. C. « the consideration of the laying down the body ». — 2-3. C. WW. B. « when he
reached the 8!" of Abib his soul was in in and he spent 3 days and 3 nights ». —
3.0. yes: — A. C. inserts here ἘΝ δ δὴ )»π Ins 3 Js, τ “ δ." {95 ‚eh
Br zer.) [51 be Ὁ} er we sc) al ze 8. ER eu Isa!
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3
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8. C. 157.6. — 08. C. un a — 10-10. B om. — 10.0.3. --α͵ὶ α. τ οι. -- τ
12-12. Com. 1343. C. om. Aue. ἊΣ — 15. Β. «my holy father ».— ἢ
16-19. B. « my time is drawing near, to morrow ». --- 16-17. C. Lu 33. — 18. Οἱ Sy: 2
— 20. C. om. — 21-22. C. om. (ef. insertion above). — 21-23. B. « God will come to seek
me ». — 22-24. lau, eis Ξ δ Bl, per 28. C. Sb. ΞΟ ΠΡΟ ΟΝ
yo Fun. of), c. N Je] ὅλ πὸ τὲ SEN e> ‚sl | e
δ᾽. N. B. « he has made τς account ». 8. «my speech is taken away ». — 80. C. +
3. — 31. B. « and » said to him ».
wonderful and virtuous and generous life? But let us turn to his wonderful
*(01.209b. death and impressive decease. “When our father saw us weeping he
kept silence and remained all that night unconscious and did not speak
with any one of us at all: he remained three days gazing with his eyes 3 |
open, he did not talk, or eat bread, or drink water, nor did he change his ἷ
side, but lay prostrate in his cell like one dead. And in the twelfth night
of Abib he called me saying, « John », and I answered him saying : « Bless i
me, Ὁ father. » He said to me: « I perceive that I am leaving the body
and my death will be in the night at sun-set on the thirteenth of Abib
be careful that no-one takes away my body to another place than that
which | designated to thee, as I told you before. These three days during
which I have been Iying here and have not conversed with you I have Ἢ
*101.210a. been present with God * from the ninth hour yesterday, and Iam sure that 4
the Lord will have merey on me. » The priest Elisha answered and
[163] THE FIFTY THIRD WONDER. 175
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C. ll. -- οὐ [ΟΣ A ir C «οἰ: — 3-5. B. « strengthen thy heart with a
τὴν bread and water ἡ“ L&.—-5.C. ge — 6. B. «three». — 7. C. UL.
— ὃ. C. om. — 9. S. « this word ». — 10. B. « until I break my fast before the Lord
Jesus Christ my king ». B. then passes to 206 b. above. — 11. C. om. — 12. C. Bra
San C 158, see Appendix below. — 13-14. S «and break my fast with him ».
— 15.5. «to me: now there were ». — 16. 5. « O. John, thou knowest ». — 17-18. C.
160 b. ae b. — 13-19. C. „Ss \ss'&5. — 19. B. « he said to me also; John,; my
=son thou knowest ». — 20.C. + ,.— 21. 5. -— 22. C. om. — 23. ἢ. ie.
S. + « and town of ». — 24-26. C. N 3 alaa} Sr sl Se IB:
« I have nothing in my hand ». S. « wherewith to bury my body ». — 26. C. Li ee
ἘΠ 7. Ὁ: © eds. — 28. C. om. — 29-29. C. ὁ ge Sir. — 80. C. A
31-32. C. ..5 10. — 32. C. yo. — 33-33. C. 3,» IM su. — 84. (. κς
— 35. C. om. 9. — 36.0. Ss). — 35-37. B. om. — 37. Ὁ. 19γλβίθ, — 38. C. .}
Ss
said: « Do a favour, O father, and take a little nourishment : it is now
four days since thou hast tasted anything. » And he answered and
said : « I will not taste anything henceforth : I say unto you that I shall
not break my fast until I depart to the Lord Christ, to whom be glory. »
And when the dawn broke on the morning of the thirteenth of the month
Abib he said to the priest Elisha and the other elders who were sitting
with him : « O my brethren, you know all my affairs, that there does not
remain to me any of the property of the bishoprie of Qift, I do not retain
any of it at all. Ihave nothing save a single dinar which I have gained
by the work of my hands in the days of my monastieism and have kept
to "this day in order that my coflin may be of the work of my hands that I may *tol. 210».
not be put to shame by those who come after me, that they may not say
οὗ my, He did that which is unseemly. Do you, O brethren, bury my
*fol. 211 a.
*fol.211 a.
476 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [164]
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1.0.4 u. — 2. C. om. — 3-3. C. 3] 9}. a5. — 3-5. B. «and mantle ©
and liturgical vestment ». — 4. C. «5,729. — 6. B. « inter me in the place of which
I inform thee, and do not let anyone ke my body from its resting place to the
town of Quft » (ef. 206 b.). — 6-8. C. — 7. 5. « where they will bury me ». —
GIG Se al so. — 10.5.«w Au work at it according to his good pleasure ».
— 11.5. « ae This wall must be thrown round (the grave) ». — 12.0. (Jesiiums.
ge ee 59} - Au. — 13. B. passes to 209. b.
above. — 13-14..B. 70. (contin. from. 207. a.) « He "dia not speak any more to anyone.
When morning came the place was full of people inside and out. He passed this ε
day like one who had received extreme unction ». — 15. B. «ΤΠιᾶνθ finished the Lord’s
command and am ready ». — 16.C. + ie — 17-18. B. om. — 19. C. om.
— 20-4. C. WB. — 12-21. S. « Anba P. the holy bishop (had said) these things he
cried out to us and spake words to each of us ». — 21. Β om. — 22. C. 1, — 232@ E
sh. =:22:. Ὁ: δ᾽ Bon et Ξν — 36. C. ἴω» (ὃ. — 27. 5. - «in the fillh
year (of the indietion) ». --- 28. c. „U. — 29. C. om. — 30. B. om.
body with this dinar for a coflin, do not put on me anything save a shroud,
and the cowl wherewith I was clothed for my monastie life, and put on
me my cap, and girdle and tunic, no more, and shroud me and bury me.
And I say that there is an enclosure which is ploughed up, the place
is full of ravenous wolves because the fence is neglected, each one knows
the evil desire of his own heart but there is none to rebuke him.» And
when the father had said thus he was still for an hour and did not speak
atall. Then he spoke again : « I come, Ὁ Lord, as thou dost command
me. » And when he had said this he made the sign of the holy cross three
times and said * :« In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy
Spirit, One God.» And he opened his mouth and gave up his spirit into
the hand of God at evening of the thirteenth day of the month Abib. And
we took up his holy body and carried it to the altar in the holy church
[165] THE FIFTY FOURTH WONDER. 477
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1. C. ἀκ] 3. — 2-3. B. om. — 4. 5. 4 « and we made it ready for burial ». —
5. C. [9]. — 67. C. φ»ϑ». — 7. C. Si. — 8. C. μ᾽ alas. — 9. B. «to the
glory of God in relation to his death. When morning came we celebrated the holy
sacrifice, and when we had received tlıe Body and Blood, and had received the
pax, as he had told us, we buried... » — 10-11. S. « and afterwards we (82 b.)
partook of the holy offering over him ». — 11-12. C. ya». — 13-14. C. a8. —
15. C. >33. — 16. 5. ends here. — 16-17. C. om. - 18. B. 70-71. different ending. —
47-19. C om. — 19. C + WJ),. — 20. C.om. — 21. C. bay.
which is in mount el-Asas and put it in a coflin as he had commanded us,
and remained there all night reading and dinging hymns with canticles
and songs of praise as was befitting, and after that they consecrated over
him. Then they brought him to the mountain and buried him in the place
of which he had toldus that we should dig his grave there that he might
remain watching (over us), and we buried it there early on the fourteenth
day of the month Abib. May the Lord have merey on us by his prayers
and forgive us our sinus by his petitions and save us from all the attacks
of the crafty foe by his intercessions and * his holiness, and may he unite
us with him at length and make us share the paradise of those who have
received grace, hencefortli for ever and for all eternity and for ever and
ever. Amen.
_ The fifty fourth Wonder of Anba Pisentius.
Hear, O my brethren and beloved, that I may relate to you this wonder
which is due to him, and which we cannot omit. They were shrouding
IR U τς,
his holy body and I drew near, I the least of his disciples, and I took a
*fol.211 b.
*fol.211b.
*fol. 212a.
* 01.212.
478 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [166]
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9-9. C. om. — 10-10. C. ZB. — 11.C. 2. — 1212. Ὁ. 258 a! 5 Je al Lb.
ee om. — 15. C, om... — 16. Com. 17. εἰς. —
1848. C. gl. — 19. C. 4 »», — 20. Cm) a.
portion ofthe purple rolled up under his feet that I might procure a blessing
for myself. And when I rose up next day to go by night to the church a
scorpion stung me on the foot, and its poison spread through all my body
and caused pain in all“ my body until its venom spread to my heart and my
stomach opened and 1 was near death. And I said : « Perhaps the hour
of death has come to me, so let them bury me with my father the great
Anba Pisentius, for he said to me that when I find the Lord pleased with
me 1 will not be negligent in sending forth prayer that I may take thee
with me. » Then Ithought of the torn off piece and the strip of purple
stuff which Itook from his shroud, and I sent for it and brought it immediately
and tied it in the place where the scorpion had stung: and God is my
witness that I was healed instantly so that I sullered no pain from the
scorpion and had no hurt. May the Lord have merey on us by his holy
prayers and forgive usallour sins. Amen.
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[167] THE FIFTY FIFTH WONDER. 479
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*fol.212 b.
* fol.213a.
141. C. om. --- 2. (. gl. —3.C. is Ye N ob. — 44. C. yet -
u] gap. — 5.0. ἃ 8 ES. —6.C4+ RE N RER
— 9-9. C. om. — 10-10. BLSEE re στὸ NR (162. b) οἷ or
12. C.’om. ».— 13. C. πὴ}. — 14. C. om. — 15. Se om. 9. — 16-16. Ὁ we
— 47-17. C. as, 233 Ss! 1} EIS 33 LEE) τί τος ὥτλοςς Ξ πὸ SHE bl.
“The fifty fifth Wonder of our holy father Anba Pisentius. May the Lord have
merey on us and forgive us our sins by his powerful prayers. Amen.
When it was the seventh day after the death of the master and the
mourning for the blessed one, there came to me as I was at the burial a
man who had the dropsy and a very bad swelling and said : « O John, I
hear that thou didst cut off a piece of the cloak and of the purple from the
shroud of the blessed elder and holy bishop at the time of his burial, I
implore thee by his holy prayers bring them to me and wipe them all over
my body : perhaps God will have mercy by his prayers and heal me from
my disease and the swelling in my body.» Then I said to him : « Do
thou lie down and rest a little until the crowds depart and disperse. »
*fol.212 b,
"And as the crowds did not cease thronging I dissuaded the man. And τι. 213 ἃ.
his pain became very acute and he said to me :« O John, whether I die or
live, for the sake of God Most High bring them to me and wipe them on
my body and let me get up and go away home. » Then I brought them
before him and wiped his body with that cloak and purple strip and said
*fol. 218 Ὁ.
[9]. 218 b.
480 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [168]
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81. — 9. C. a — 10. Ἢ ya — 1. eb once ng
ἘΞ ER] or 85) νυ eK then passes to 214. b (below) N], a Berc)
wi ΟἹ DE (163. 8). — 14. C. ἘΠῚ
« In the name of the Father, and ofthe Son, and οἵ the Holy Spirit, by
the prayers of our holy father Anba Pisentius may healing come to thee. »
And at orice the man arose completely healed from his disease and proceeded
to walk to his abode. And when he had walked as far as one could shoot
an arrow he sat down and discharged all his defilements and diseased
matter upon the earth, and went on to his house completely healed,
praising God Most High and his saint our father Anba ἢ Pisentius. May
the Lord have merey on us and heal our infirmities by his prayers and
forgive us our sins. Amen.
The fifty sieth Wonder of our father Anba Pisentius.
Hear also this wonderful narrative. There was a man who fell into
unbelief. And some trustworthy faith ful and upright people related
and said : « We have seen the cross at the end of the month, its shaft
standing at the door of the tomb. It diflused sweet perfume like incense
spread abroad. » And that man oflittle faith answered and said: « Unless
| see it with my eye and touch it with my hand I shall not believe. » And
a 220 NE Er
[169] THE FIFTY SIXTH WONDER. 481
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ἘΠῚ]. 214 a.
*fol. 214b.
ma a 28, ὦ pl Lals Οἱ In Sy Ley dl >
when it was inthe second month after the death ofthe saint a great multitude
assembled to be blessed, and the same day that man of little faith was
present and standing by "the cross and it appeared to him and he endeavoured
to see the truth of the matter, and at that hour behold the place where the
name of the saint was written under the cross was split and there issued
forth sweetly perfumed balm, very excellent, like milk flowing from the
breasts of a woman suckling a child. And the man cried with a loud
voice and said: « Great is the Lord and marvellous in his elect. Come and
see.the cross and how holy myrrh flows from it.» Meanwhile the crowds
thrust forward and took of that balm and bore it away in their garments
and turbans, and gave glory to God and to his saint Anba Pisentius.
And these wonders and πρὶν deeds, Ὁ my beloved brethren, 1, the
poor unworthy John his disciple, have selected out of many and do not
relate the rest which he did after his death. May the merciful Lord God
have pity“ on all the race of those whom he has created, and have merey
upon us by his prayers, and forgive us our sins by his pleadings and
intercessions, for we believe that he is near God, and may he never forget
us whom his right hand has planted. O thou blessed one amongst the
saints, who dwellest in the mansions above whither thou hast been exalted,
may thy prayers cause the mercy of God to descend upon us all, and may
*fol. 2148.
*fol. 214 Ὁ.
Ἅ0].215.8.
APPENDIX
*(0.f01.158.
a(ef.210.a.
above).
*fol. 215 a.
"Ο. 1.168 8.
482 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [170]
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Gel) ὁ Blu Jäell 35 al a do El sale lalas >, |
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1. Ὁ. 168. ἃ... αὶ 98. — 2-2 C. „a! „a εὐ 39} δ Je I. —3. C. Sul
— 4. C. öl. — 5-5. C. ey — 6. C. om. — 7. C JeW BR Ne! ἘΠ --
9.6. 2.10. C.+ 381 ἀν 11-11. 0.8 ST a as N, we ΟΣ
US (Be EB el, 0} So 2 δ. 9} ἰόν} ES jelası ER ἘΣ 33 =)
Sb (163 b) ἃ a3 as AT. ΤῊΣ N as; 1 1] er ST Be
ΤΩ Ξ- (ΟΥ̓, ΟὟ], SUN N SAN, TE τ 5 LEN ver
ee 9} Δ} rl, a τον el, Ya),
BR N yet, UL, τ}, 3}. EN, 6.9. bl, σον ὁς Ὁ
el — 12-12. C. om. — 13. c. pm en rien — 15. Ὁ. ὮΝ
er en NT I Spy won, lud pl. end of C. text. — 16. Cf. A. 210. a. Ab
thy prayers prevail. O beloved Christian brethren who are assembled here to
receive of the blessings of this saint, great amongst the saints, Anba
Pisentius, may he stretch forth his hand upon you all and bless you all,
both great and small, who celebrate his feast here, for many years and for
long peaceful times. And may you be safe, healthy in your bodies and
in“ your souls, pardoned of sins and offences by his intercession. And
may the prayers of our Lord and Saviour Jesus Christ keep you by his
divine power to the last and forgive us our sins now and always and for
ever and ever. Amen.
Complete and finished is the Be οὔ {πὸ great saint the perfect bishop
amongst bishops, Auba Pisentius. May the Lord have merey on us and
deliver us from the eralty foe by the prayers of this great powerful saint.
In the peace ofthe Lord. Amen.
“And now, Ὁ children, refleet and do not permit any to divert you from
the pure orthodox upright faith. Let us not follow evil vanities lest satan
[174] THE FIFTY SIXTH WONDER. 183
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gr ul I by a Al EL ΟὟ} ροῦν ΒΩ» LK Inis
ia δ es y ΟἹ sol & 1,551 CH al le I LEN Yon A ya
u la ao 8 N un Ds iger st δ Any μοὶ
gu JE N Ian ΟἹ LeVl goYıl L αἰῶνα», ze) > Ὁ mad gi ale
nal > = US οὐδ eis an ul AV εν KUN.
1-1. repeated sic, by error.
prevail over us, do not let that short time be prolonged for us upon the earth,
lest he bring us to eternal torments and we fall by the snares of the wicked
and mischievous devil who from ali eternity hates our species, and is at
alltimes eagerly desiring to divert us from the commands of God, that we
may fulfil the evil lusts of our hearts. So let us shun evil deeds, let us
shun evil deeds (bis), which estrange man from God and his angels, and (ὁ ποὺ
let the devil sow his evil worldly desires in your hearts, those are the
great sins and unclean defiling evils, perjury, hatred, stubbornness, slander,
mischief, fornication, selfishness, vice, and the blasphemy which is lack
*of faith and the desire of unlawful gain. These estrange those who do *C.f.158b.
them and remove them from God. I have instructed and enjoined you to
avoid pride and self-exaltation which lead men to destruction and estrange
them from God. So woe to every man who dies and is involved in those
sins which God and his angels hate. Consider, Ὁ brethren, that we do
not remäin in this world, but after all we die and our final lot is that we
go to God, who rewards each one according to his past deeds, whether
they are good or evil. And, O my beloved sons, this swiftly passing world
deserves all weeping and lamentation because it deceives all who follow it
and deludes men in many ways until they pass away.
INDEX OF PROPER NAMES
(A) ENGLISH.
Aaron, brother of Moses — 12, 152, 155. »
Abdiyüs (, „>==)),the prophet Obadiah —53.
Abel, 78, 147.
Abib, month — 11, 157, 158, 159, 162, 163,
164, 165.
Abiram, 126.
Abraham, monastery of Anba Abraham —
26, 31,38. A «monastery ofthe holy Abra-
lıam the anchorite » was restored by the
sons οἱ Zacharias in A.D. 698, site un-
known (Crum : Monastery of Epiphanius,
111). « throughout the J&me documents
the μοναστήριον of Saint Phoebammon is
eonstantly mentioned, the same word
being employed where it is called the
monastery of Apa Abraham » (id. 127).
« Sinee bishop Abraham, who governed
the monastery of Saint Phoebammon,
was Pesenthius’ contemporary, it may be
asked whether the two monasteries were
not one and the same ». (76. 111).
Agricolaos, name of mummy restored to
life — 112.
El-Asas, mount — Tsenti, north of the hill
of Jeme which lay behind the town of
J&me near the modern Medinet Habu —
10, 11, 12,23, 33, 47, 81.93, 144, 160, 165.
Alexandria, 75.
Amos, the prophet — 53.
Andreas, Anba, head of the monastery ol
the Holy Cross’ (ef. Salib below) — 150.
Antioch, 93.
Aswän, 63, 142.
Babel, Babylon — 13".
Basil, St. — 117.
Bauneh, month — 48, 146.
Bifam τες Phoebammon — 16, in the temple
ruins of Deir el-Bahri, cf. Djoj.
Canaanites, 153.
Caramel, 28, 32.
Colluthus, Anba — 42, 61, 123. b. —
hermit, contemporary οἵ A. Pisentius.
Constantinople, 60.
Corinthians, 7A.
Damianus, (1) an official employed.in le-
vying laud tax — 73. /
— (b) Patriarch of Alexandria who ordai-
ned Pisentius — 33, 75.
Damamin, 94.
Daniel, the prophet — 35.
Dathan, 126.
David, the psalmist — 12, 13, 14, 26, 35,
46, 68, 102, 106, 107, 147, 160.
Djoj (7.>?), epithet applied to the monas-
tery οἱ Bifam or Phoebammon (cf. above)
— 11, 16, 21.
Easter, 75.
Eli, 83.
Elias, (i) the prophet Elijah — 11, 28, 29,
30, 32, 68, 128, 147.
— (ii) Abba Elias, head of tlıe monastery
of St. Phoebammon at Jäme — 11, 16,
17, 20, 21.
(iii) monk — 150.
Elisha, (i) the prophet — 79, 95, 116.
— (ii) a priest, friend of Pisentius and prior
of his monastery — 100, 129, 159, 163.
Ephraem, 26, 31, 38.
Epiphanius, hermit — 139, 140, 141.
Erment, nome of — 18, 21. ;
Evagrius, hermit — 42. r
Eustathia, 112.
Ezekiel, the prophet — 25.
Gehazi, servant of Elisha — 79, 116.
Gehon, river — 71.
Gomorrha, 64.
Gregory, St. — 117.
Habacuce, the prophet — 52.
͵
[178]
INDEX OF PROPER NAMES 485
Habib, Wadi, in the desert of Scetis, ef. H.E. | Persians invade Egypt — 66 105, 107, 150,
White :
New Texts from Ihe Monastery
161.
of St. Macarius, N. Y. 1926, 273 — 11,16. | Peter, the A postle — 37, 52, 61, 154.
Haggai, the prophet — 53.
Hosea, 53.
Ignatius the martyr, invoked — 158.
Isaiah, the prophet — 73.
Israel, children ol — 35, 67, 123.
Jacob, the patriarch — 152.
Jeremiah, the prophet — 25, 71, 140.
Jerusalem, 155.
Jezebel, 128.
Job, 127.
Joel, the prophet — 53.
John, (i) the evangelist — 42, 52.
— (ii) the diseiple of Pisentius and nar-
rotor ol his life — 67, 69, 70, 71, 76,
81, 66, 89, 90, 105, 106, 107, 116, 117,
118, 121, 123,125, 144, 156, 157, 158, 159,
161, 162, 165, 167.
— (iii) patriarch of Gonstantinople — 60.
— (iv) Abba John — 11.
Jonadab, 152.
Jonah, the prophet — 53.
Joseph, 152.
Lebanon, 1A, 154.
Lent, 167.b.
Malachai, the prophet — 54.
Magar — Macarius — 21. b (for Bilam =
Epiphanius).
Melchisedek, 156.
Mesre, 123.
Micah, the prophet — 53.
Moses, (i) the law-giver — 35, 37, 67, 70,
72, 123, 154, 155.
— (ii) a priest who attended Pisentius —
142, 150, 159.
— (iii) Abba Moses, monastery of — 130.
Naaman, 79.
Nahum, the prophet — 53.
Nile, — 39, 40, 123.
Nineveh, 66.
Obadiah, the prophet — 53.
Pakhom (= Pacomius) — 153.
Pharaoh, 6A.
Phineas, 126.
Pisenda, 38, 43, 88, 92, 144.
Pisentiün, 144.
Pisentius, 10 and passim.
Psamer, Psham£r, native village οἵ Pisen-
tius — 103. b.
Qift, Quft (= Coptos) — 10, 33, 62, 63,
66, 83, 88, 128, 148, 150, 163.
Raphael, 31.
Romanus, 149.
Sabbath, 100, 108, 109, 111, 115, 132.
Said, (Upper Egypt) — 10, 16, 75, 93.
Saft Rashin, on W. bank, opposite Birsh
— 12.
Salib (Cross), monastery of — 124,128, 150.
Samuel, (1) monastery of Abba Samuel,
also called as-Sind — 142, 150.
— (ii) the prophet, 152.
Severus, his festival celebrated — 93.
Shama, mount — mount J&me behind Me-
dinet Habu — 10, 11, 16, 21, 22, 66, 80,
107, 118, 130, 134, 143, 150. ὁ
Shenute, 102.
Shubra, 18.
Sind, monastery of as-Sind (cf. Samuel
above) — 142, 150.
Sion, 155.
Sketis, Scetis. Shihät — 11, 16, 17, 23, A3,
58, 59.
Sodom. 64.
Solomon, 88.
Sophonias, the prophet Zephaniah — 53.
Syria, 154.
Syrian, Naaman the — 79.
Tadrus (Theodore), the monk — 16, 139.
Theodore, Anba — 11, 16, 58, 59, 130, 139.
Tishbite, Elias the — 28, 32, 68, 147.
Tobit eited — 31.
Victor, 149.
Yuhannas, 152.
Paul, the Apostle — 20, 52, 79, 107, 140, | Zachariah, the prophet — 54.
141, 154.
486
INDEX OF PROPER NAMES. 74]
(B) ARABIC.
59.
Ἐ'
11, 157, 158, 159, 162, 163, 16%,
165.
126.
139, 140, 141.
485 ἍΜ:
25, 71, 140.
128.
10, 11, 12, 23, 33, 47, 81, 93,
141, 160, 165.
1412.
35,:67, 123.
78.
63, 142.
(‚Irel 9} = Poseidon) 112.
117.
112.
158.
2631,98:
73.
Ali
14, 154.
(error for Be) 129.
100, (129), 159, 163.
79, 116.
150.
93.
155.
28, 128, 147.
11, 16, 17, 20, 24, 28, 29, 30,
32, 68, 128, 150.
DT
134,
1.1.7:
158.
144.
38, 43, 88, 92, 144.
37, 52, 61, 154.
16.
149.
112.
20, 52, 79, 107, 140, 141, 15%:
48, 146.
passim.
58, 59.
11.
16, 139.
11, 130.
28, 32.
68.
147.
79.
116.
115, 127,
71.
70.
53.
Wadi. 11, 16.
53.
25.
12,13, 14, 26, 35, 46, 68, 102,
106, 107, 147, 160.
hab
11, 16, 21.
IA.
33473, 70.
35.
31. δ
149. ᾿
δή.
64.
100.
93, fr
100, 108, 109, A11, 115, 132.
142. ὅΐ
.
INDEX ΟΕ PROPER NAMES.
10, 11, 16, 21, 22, 66, 80, 107,
118, 130, 134, 143, 150.
78, 154.
18.
102.
11, 16, 17, 23, 43, 58, 59.
100.
10, 16, 75, 93.
53.
(_Lo)} 12) 124, 128, 150.
442, 150, 152.
155.
31.
83.
64.
53.
153, 154, 165.
66, 105, 107, 150, 161.
60.
10, 33, 62, 63, 66, 82, 88, 128,
148, 158, 163.
42, 61, 123.
102.
28, 32.
153.
123.
passim.
154, 156.
21.
54.
156.
130, 142, 150, 159.
12, 35, 37, 67, 70, 72, 123,
155.
79.
39, 40, 123.
66.
78, 147.
12, 152, 155.
passim.
152.
487
11, 67, 69, 70, 71, 76, 81, 86.
89, 90, 105, 106, 107, 116,
117, 118, 121, 123, 125, 144,
156, 157, 158, 159, 161, 162,
165, 167.
11:
152.
INDEX
Intraduchone een
The-lite ὍΝ Θ᾽ Pisentuae. 2. 2.
᾿Ξ Index οἱ proper names (A) English. . .
— (B) Arabic... . .
Al Sl
ie
᾿ “
Ἶ
> \
Ὁ]
δος
De
8 >
er ἵ
ἢ Ἶ =
τ -
͵ “τ: ᾿
, 5 >
“
ἀν"
x
: Ey
NIHBIL OBSTAT
Die 24° iulii 4930.
R. GRAFFIN
PERMIS D’IMPRIMER
Paris, le 25 juillet 1930.
= 7. GASTON
"
Vic. gen.
M
CANDELABRE DES SANCTUAIRES
DE
GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS
EDITE ET TRADUIT EN FRANCAIS
JAN BAKOS
--------.-....0.....-.-ο---------
C'est pour moi un agr6able devoir d’exprimer toute ma reconnaissance
au savant orientaliste M. Bedrich Hrozny, professeur ἃ l’Universite teheque
de Prague, pour l’interet qu'il a bien voulu me tömoigner et l’appui moral
qu’il m’a toujours pröt& au cours de ce travail.
Le Ministere tehecoslovaque de l’Instruction publique a aussi droit ἃ
mes remerciements, car sans l’aide mat6rielle qu'il m’a accordee, il m’eut
te impossible de sejourner ἃ Paris et ἃ Rome pour y consulter les manu-
‚serits syriaques du texte de cet ouvrage.
Je ne saurais enfin passer sous silence le concours precieux que le profes-
_ seur M. Leon Chollet, charge de cours ἃ l’Universit6 de Bratislava, m’a
apporte dans la rödaction du texte frangais
Jän Baros.
AVANT-PROPOS
Toute publication nouvelle d’un des nombreux ouvrages de l’ecrivain
syriaque Gregoire Aboulfaradj, dit Barhebraeus, fait apparaitre davantage
la haute valeur de cet homme, dont l’activite litteraire fut vraiment extraor-
dinaire. La periode mongole, agitee, dans laquelle il a vecu (1225 — 30 sep-
tembre 1286)', n’etait vraiment pas favorable au travail de l’esprit; elle est
d’ailleurs marquee par une decadence generale de la culture en Orient.
Neanmoins Barhebraeus, membre &minent de la nation syriaque et de l’Eglise
jacobite, reussit, malgre ses oceupations ecel6siastiques et politiques, ἃ
acqu6rir une place marquante dans la litterature syriaque et s’y presente
comme le dernier esprit eneyelopedique, dont l’auvre constitue un monument
precieux.
Barhebraeus n’est pas un &erivain original, mais il possede en retour une
erudition rare. Preeis et clair, tres au courant en ce qui concerne le choix des
sources, il a travaill& avec fruit dans tous les domaines*®. Il s’est eflorc&
notamment de donner une reprösentation du monde conforme, dans les points
fondamentaux, ἃ l’enseignement de l’Eglise jacobite et «laboree, dans
l’ensemble, suivant les id6es greceques et arabes. Cette methode synthötique
est celle qui presida ἃ sa redaction du Candelabre des Sanctuaires, vaste expos&
scientifique de tout le syst&me de la th6ologie jacobite; une part considerable
y est accord&e aux connaissances et aux opinions grecques, paiennes et
chretiennes, en m@me temps que s’y manifeste l’influence du rationalisme
islamique. La presente publication renferme les deux premieres des douze
bases qui composent l’ouvrage. La premiere traite du savoir en general; la
deuxicme de la nature de l’univers, en forme d’hexaemeron. L’une et l’autre
sont — ainsi que les suivantes — divisces en chapitres, subdivises en
parties, elles-m&ömes partagees en sections.
On ne saurait fixer la date exacte ἃ laquelle Barhebraeus 6&erivit le Gande-
labre des Sanetuaires. Sans doute parle-t-il par deux fois d'une certaine annde
τ Pour la biographie detaillee de Barhebraeus, son activite lilteraire, avec la liste complete des
manuserils et öditions, et une bibliographie complete, voir A. Baumstark : Geschichte der syrischen
Literatur, Bonn, 1922, pp. 312-320. — 2. La liste de ses ouvrages a 616 dress6e par son frere Barsauma;
voir la fin du Chronicon eccelesiastieum, 1872-1877, edition J.-B. Abbeloos-Th. J. Lamy.
[7] AVANT-PROPOS. 495
comme de l’annde en cours, mais il s’agit ieci de l’&re des Seleucides, lä de
notre &re et le caleul chronologique ne fournit pas un resultat concordant.
L’annee indiquee au folio A8r du manuscrit de Paris est l’annse greeque 1978,
soit pour nous 1267 environ, tandis que celle de notre &re, mentionnde au
folio 119v du meme manuserit, serait 1274. Or il est peu probable que
l’auteur ait eu besoin d’un aussi long espace de temps.
Des quatre manuserits existant en Europe, nous en avons etudie trois pour
notre edition' : le manusecrit de Paris, Bibliotheque Nationale n’ 210 (aneien
fonds 1231)", dont nous adoptons d’orllinaire la leeture;; le manuserit de Berlin,
Preussische Staatsbibliothek n® 190 (Sachau 81)’; le manuserit du Vatican,
n° 168. Le quatrieme, de l’Universite de Cambridge, Add. 2008, πὰ pas
et6 consult&‘. Le manuscrit de Paris compte 392 folios : il a et& ex&cute en
l’annce 1404; P’ecriture est grosse et distinete; le texte est rarement vocalise;
les caracteres rouges des titres sont souvent illisibles; les οἴη derniers
folios (388-392), d’une &criture petite, ont 6te ajoutes en l’annde 1687. Le
manuscrit de Berlin a 217 folios; sa partie la plus anceienne, anterieure ἃ
l’annee 1403 (voir dans le manuserit la note fol. 21°), est d'une &eriture plus
fine, non vocalisse, mais lisible, sauf sur la marge de quelques pages; sa ἡ
partie la plus röcente, anterieure ἃ l’annde 1693 (voir la note fol. 3°), offre de
nombreuses vocalisations. Le manuscrit du Vatican, &crit par un seul scribe,
probablement au xıv° siecle, se rapproche beaucoup de celui de Berlin. Le
texte des manuscrits de Berlin et du Vatican est, en general, plus correct
que celui du manuserit de Paris, οἱ l’on releve des fautes aux passages
diffieiles et dans les termes grees. Une confrontation minutieuse nous a
fourni des variantes qu’accompagnent, suivant l’origine, les. abreviations
Pfaris], Blerlin], Vlatican]. Les variantes « Gottheil » proviennent de l’edi-
tion : A list of plants and their properties (for private eirculation), Berlin, 1886.
L’indication des folios dans la marge correspond soit au manuserit de Paris,
soit au manuserit de Berlin. En plusieurs endroits rendus incomprehensibles
par des erreurs manifestes, des corrections ont &t& apportees par nous d’apres
Aristote, Basile, Moise bar Kepha et d’autres, lorsqu’il &tait evident que le
texte derivait de ces auteurs.
Dans l’introduction ἃ l’euvre totale Barhebraeus depeint son &poque
comme contemptrice de la vraie foi et de la vraie science. Cette eirconstance
l’oblige ἃ recueillir et ἃ examiner philosophiquement dans un ouvrage ency-
clopedique les doctrines relatives ἃ la theologie et aux sciences naturelles.
1. La liste des manuserits du texte syriaque et de la traduetion arabe est donnee par A. Baum-
stark, op. eit., p. 315, note 1. — 2. Zotenberg : Catalogue des manuscrils syriaques el sabeens (man-
daites) de la Bibliotheque Nationale, pp. 161-163. — 3. Die Handschriften-Verzeichnisse der königlichen
Bibliothek zu Berlin : Verzeichniss der syrischen Handschriften von Eduard Sachau, Berlin, 1899.
— 4. A Catalogueof Ihe syriac Manuscripts preserved in the library of Ihe University of Cambridge
by William Wright, vol. I, Add. 2008.
496 AVANT-PROPOS. [8]
La necessite d’öclairer les espritsä la saine lJumiere du Gandelabre des Sanctuaires
ainsi dömontree, il expose son programme et e&tablit la division des matieres.
Le but de la premiere base est de montrer que le summum de la perfec-
tion chez ’homme, &tre raisonnable, est le savoir, qui peut s’acquerir
au moyen des sens et au moyen de la raison. De nombreuses citations,
empruntdes ἃ la Bible et ala Patrologie greceque et syriaque, prouvant que
les Peres de l’Eglise eux-memes partieiperent aux sciences profanes et
userent de proc6des rhötoriques, sont donnees ἃ l’appui. Mais la theorie
ne suflit pas ἃ l’homme. Il hi faut se parfaire dans la vie de chaque jour.
Apres une description emphatique de l’homme ideal, Barhebraeus relate Ἢ
les objecetions, fondees sur des extraits de la Bible et de la Patrologie greec-
que, de ceux qui contestent la veracite des perceptions par les sens et par
la raison ou se declarent ennemis de la sagesse. Suivent r&ponses et refuta-
tions. Le manuscrit de Berlin comporte un second chapitre sur la logique,
auquelnousn'avons pas cru devoir nous attacher, parce qu’il etait ἀ6]ὰ publie'.
Il ne nous a pas &t& possible de determiner les sources litteraires de
la premiere base, ce qui s’explique par l’absence de caractere special de
son contenu. ?
La diversit6 de la deuxiöme base, qui deerit l’univers selon l’ordre
de la ereation en six jours, le permet au contraire, du moins partiellement.
Cependant les sources directes auxquelles a puise Barhebraeus, &chappent.
On ne peut gu£re fixer que la provenance initiale du sujet trait@ dans telle.
ou telle partie; car, ἃ cöt& d’extraits litteraux, le texte syriaque offre des
emprunts remani6s ou s’approprie seulement le sens.
Les sources originelles, dont quelques-unes n’&taient connues de Bar-
hebraeus que par traduction ou sous une forme modifide, se rangent en trois
groupes : un groupe syriaque, pour la matiere theologique, laquelle procede
en grande partie de l’Hexaemeron de Moise bar K&pha, avee recours frequent
a la Patrologie greeque; un groupe grec, pour la matiere philosophique et
scientifique, emande surtout d’Aristote; et un groupe arabe, peu abondant
dans la deuxieme base, quoiqu’il soit possible de nommer avec certitude
l’India d’Albsrouni (edition E. Sachau, London, 1887). Dans les notes nous %
transerivons, A titre de contröle et de confirmation, des passages identiques
de la Cosmographie de Qazwini, contemporain de Barhebraeus. Les noms &
g6ographiques ont &t& preeises gräce ἃ Magoudi (Les prairies d’or, edition ᾿
C. Barbier de Meynard) et ἃ Aboulfeda (Geographie, edition Reinaud et Mac
Guckin de Slane). 1
L’introduction ἃ la deuxiöme base önum£re les principes cosmogeniques
önonees par les philosophes grecs; en dehors d’eux, Bardesane et Mani
ne 202
1. Voir la note 1 de la page [58]. τ
ee
[9] AVANT-PROPOS. 497
sont cit6sä la fin. Sauf quelques menus &carts et erreurs de detail, ’auteur
fait preuve d’exactitude. Les prineipes mentionnes figurent dans les doxo-
graphies suivantes : Thalös, Anaximene, Heraclite, Hippasos dans Plutarque,
Epitome, I, 3; X&nophane dans Hippolyte, Philosophumenon, 14, ; Parmenide,
Melissos dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v; Anaxagore dans Aristote,
ib., lib. I, cap. πὶ et ıv; Leucippe dans Hippolyte, Philosophumenon, 12 et dans
Theophraste, Physicorum opiniones, fr. 8 (Simplieius in Physica, f. 7) 6 — 26);
Democrite, Epieure dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. ıv, et Physica,
lib. IV, cap. νι, et dans Plutarque, Epitome, I, 3; Emp&docle dans Plutarque,
ib., I, 3et 1,30; Aristote dans Plutarque, ib., I, 3; les Stoiciens dans Diogene
de Laörte 7, 134 (Stoicorum veterum fragmenta collegit Joannes ab Arnim,
vol. II, πὸ 300) et dans Theophraste, Physicorum opiniones, fr. 3; Pythagore
dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v et νι. Pour Platon, nous n’avons pu
decouvrir la source.
Les eitations faites dans les notes le sont, pour la plupart, d’apres
l’ouvrage de H. Diels, Doxwographi Graeci, Berlin, 1879, qui oflre l’avantage
d’une etude comparee. Il est en outre intöressant de mettre en parallele les
six premiers chapitres du I" livre de la Metaphysique d’Aristote.
Barhebraeus divise la deuxieme base sur l’univers en trois chapitres.
Dans le premier il traite de la temporalit et de l’&ternit& de ce monde.
Fidele ἃ son programme, il defend d’abord le point de vue ecclesiastique
de la temporalite, et cela au moyen de trois preuves rationnelles. L’immobilite
ou le mouvement, la place propre et la corporeit@ möme des corps n’etant
pas eternels, il en conclut que leur ensemble, c’est-A-dire l’univers, ne
Vest egalement pas. Ensuite il enumöre six objeetions des philosophes paiens,
grecs et arabes, ‘qui, semblables aux antitheses de Proclos mentionnees
par Asch-Schahrastäni, derivent vraisemblablement d’Avicenne', ainsi que
leur refutation.
Le deuxieme chapitre est consacr& A la disparition de l’univers. Dieu le
detruira-t-il completement ou n’en supprimera-t-il que la forme? La r&ponse
ne saurait &tre trouvde que.dans les Livres saints et les 6crits des Peres.
Barhebraeus y recourt done pour justifier sa croyance en un monde perdu-
rable; apres quoi, il s’eleve contre l'idee de l’annihilation totale, que sem-
blent appuyer quelques paroles sacrdes, mal interpretces.
Le troisiöme chapitre, le plus dtendu, comprend les trois quarts du texte
edite et constitue par son abondance variee l’une des productions les plus
precieuses de la litterature syriaque. La description des &tres suivant l’ordre
de creation de la Genese compose une remarquable mosaique des connais-
1. Haarbrücker : Asch-Schahrastänü's Religionspartheien und Philosophenschulen, Halle, 1851,
II. Theil, p. 202, ͵
498 AVANT-PROPOS. [10]
sances dues aux Grecs les plus &minents et souvent parvenues ἃ l’auteur
par l'intermödiaire de ses compatriotes et des Arabes. La se manifestent
au mieux la methode et le talent d’harmonisation de Barhebraeus : concilier
les rösultats scientifiques de l’esprit createur grec et l’enseignement de
l’Eglise chretienne, puis donner au tout la couleur orientale.
L’introduction expose l’avis des Peres grecs et syriaques touchant la
dilferenciation des cieux et du firmament. Barhebraeus ajoute sa propre
maniere de voir, generale ἃ l’epoque. Il indique la facon dont les Peres
entendent l’expression « au commencement » et la creation de l’univers
«en six Jours».
La premiere section de la premiere partie du troisieme chapitre precise
la substance intime des cieux sup6rieurs et du firmament. L’Eglise est
unanime ἃ professer que leur nature ne dilfere point de celle des quatre
elements; les divergences portent sur le point de l’elöment constituant.
La m&me chose est dite par Moise bar Kepha, chez qui se retrouve aussi
la matiere de l’introduction au chapitre. Suit pour m&moire, car l’auteur
la regarde comme deja &cartee, la conception des peripatöticiens, basce
sur Aristote, suivant laquelle spheres celestes et &toiles, formees par l’ether,
sont, de ce fait, douses d’autres qualites. Nous ignorons l’origine de cet
alinea.
La deuxieme section examine ensuite la terre en tant qu'element. Ses
propriötes caracteristiques sont donnees d’apres Aristote, les preuves de sa
spherieite d’apres la Μαθηματικὴ Σύνταξις de Ptolemee; cependant des ressem-
blances intimes autorisent ἃ admettre l’intermediaire de cosmographies
arabes.
Pour ce qui est de la couleur de la terre, notre texte apporte plusieurs
theories. La thöorie greeque qui, d’ailleurs, ne concorde pas avec celle de
l'ouvrage peripateticien (pseudo-aristotölique) intitul& Hzpi χρωμάτων, est
declarde erronde. Söcheresse et froid communiquent ἃ la terre une couleur
noire naturelle, que la presence de parties a6riennes rend moins sombre ἃ
l’oeil. Les nuances sont attribuses, comme dans l’Hexwaemeron de Moise bar
Kepha, aux qualites des quatre el&ments.
La formation des montagnes et du sable est expliquce de semblable
facon, entre autres auteurs, par Moise bar Köpha et surtout par Qazwini. La
connaissance des vertus curatives accordees ἃ quelques pierres remonte au
Περὶ ὕλης ἰατρικῆς de Dioscoride, mais mention en stait faite dans les ouvrages
syriaques et arabes. Les alindas relatifs aux mötaux et aux mincraux et ἃ leur
origine sont de source arabe; la Cosmographie de Qazwini ollre ἃ peu pres
le möme texte. Le passage sur la petrification est vraisemblablement gree.
L’immobilite, la division, la longitude et la latitude de la terre, sujets
introduits sgalement dans l’Ascension de Vesprit, reposent, ici et lä, sur la
[11 AVANT-PROPOS. 499
Ναθηματικὴ Σύνταξις de Ptolömee, dont l’astronomie arabe avait adopte
l’enseignement. Les noms hindous cites le sont d’apres I’India d’Alberouni.
Si Barhebraeus se refere ἃ Ptol&mee dans l’alinda des sept climats, οἱ
l’on releve ἃ nouveau une similitude partielle avec l’Ascension de lesprit,
il en conteste cependant l’opinion sur le peuplement de la terre au sud de
l’öquateur. La description des climats particuliers offre des traces greco-
syrlaques, notamment de l’He.caemeron de Moise bar Κόρα, et des traces
arabes. La toponymie de l’Asie est corroboree par des eitations d’Alberouni,
de Macoudi, de Qazwini et d’Aboulfeda.
La division de la terre chez les divers peuples concorde dans l’ensemble
avec celle que donne l’Ascension de lesprit. Les appellations hindoues sont
tirces de l’India. La division grecque se trouve dans plusieurs 6erits syriaques.
L’el&ment eau, cr&& &galement le premier jour, fait l!’objet de la troisieme
section; ses proprietes sont formuldes d’apres Aristote. A l’opinion, soutenue
par deux raisons, que la terre est plus froide que l’eau, Barhebraeus oppose
l’opinion inverse, avec des arguments opposes. Nous ne pouvons preeiser
la source de cet alinea et des suivants; ceux sur la forme et sur la position _
naturelle de l’eau sont ἃ la fois ptol&meens et aristoteliques.
La discussion, de caractere ecelösiastique, relative ἃ l’esprit qui se tenait
sur les eaux, drive seulement en partie de l’Hesraemeron de Moise bar Kepha,
lequel est moins exact pour ce qui touche Basile. Des &claireissements sont
fournis par les notes.
La quatrieme section traite de l’el&ment air, dont les proprietes sont
6nume6rdes de nouveau d’apres Aristote; les objeetions niant sa chaleur sont
demontrees sans fondement. [οἱ encore la source nous Echappe.
Suit la description etendue des preeipitations atmospheriques et des
phönomönes möt6oriques, causes par l’action mutuelle de deux vapeurs tellu-
riques. Tiree dans l’ensemble de la Meteorologie d’Aristote, done basce sur la
theorie de 1 ἀτμίς et 461 ἀναθυμίασις, elle est aussi influenede par le traite intitule
De Mundo et, de-ei de-lä, par d’autres ouvrages grees postaristoteliques.
Ce qui est dit des nuages, de la pluie, de la neige, de la rosee, du givre,
du halo, puis de l’arc-en-ciel, hors les deux dernieres phrases, provient de la
Meteorologie. De m&me, l’explication des parhelions κατ᾽ ἔμφασιν, l’alinea des
lances; cependant l’explication des parhelions καθ᾿ ὑπόστασιν et les raisons
pour lesquelles les lances paraissent etre droites n'y figurent point, ni dans
le De Mundo.
Derive d’Aristote, l’alinea du tonnerre et de l’eclair reproduit le De Mundo
pour la difference de rapidit6 entre les perceptions par la vue et par l’ouie.
Nous ne pouvons 6tablir ἃ qui est due la transformation de l’exhalaison
fumeuse en matiere grasse inflammable.
L’alinea sur la foudre, le κεραυνός et le πρηστήρ, est aristotelique, Allexception
500 AVANT-PROPOS. [12]
de la plongee de la foudre dans la mer. Les termes δοκίδες et λαμπάδες ne se
trouvent que plus tard chez les naturalistes grees. Quant ἃ la cause des
phenomenes ainsi designes, elle ne procede pas d’Aristote; seule lui est
empruntee la phrase oü il est question de l’allumage d’une flamme par une
autre, puis la phrase des lumieres en forme de colonnes. Ce qui concerne
les y#spara et les βόθυνοι est tire de la Meteorologie.
Le texte relatif aux cometes est un extrait, impreeis, d’Aristote. Les philo-
sophes cites le sont aussi dans la Meteorologie, mais, sauf Democrite et
Anaxagore — encore ceux-ci parlent-ils d’un groupement de planetes, non
d’etoiles fixes — ils ne professaient pas l’opinion qui leur est attribude par
Barhebraeus.
L’alinea sur la voie lact6e est compos& d’emprunts ἃ Aristote. Celui du
vent procede de la Meteorologie et d'un ouvrage greec ulterieur, comme il
ressort des citations introduites dans les notes touchant Hippocrate et les
stoiciens.
Pour les ouragans la source n’a pas &te identifiee et l’exactitude de leurs
appellations n’a pu @tre contröl&e. Des passages de l’Hexaemeron sont donnes
en notes; car, bien que les textes ne concordent pas, Moise bar Kepha emploie
les memes noms syriaques, sans les expliquer.
La röpartition des vents est d’origine postaristotelique; la rapprochant
du De Mundo, on voit que Barhebraeus n’a pas employ& la terminologie
greceque pour les vents des quatre points cardinaux et a confondu l’eöpog avec
᾿᾿ ἀπηλιώτης.
L’alinsga sur les tremblements de terre est dü ἃ Aristote, quelque peu
egalement au De Mundo. Plusieurs phrases syriaques reproduisent presque
mot pour mot la Meteorologie, ot figure aussi l'idee essentielle, l’attribution
du phenomene ἃ ᾿᾿ ἀναθυμίασις ; il n’y est cependant pas question des crateres
de l’Etna. Aristote enonce sa propre theorie d’une terre spherique, sans
rapporter celle d’Anaxagore d'une terre plate. Anaxagore assigne la cause
du tremblement ἃ l’ether et non ἃ l’air, cause admise par les philosophes
grecs posterieurs, Acommencer par Thöophraste. Pour Anaximene, Aristote
ne mentionne pas la chute des sommets des montagnes dissoci6s par la pluie.
La einquiöme section traite du feu, le dernier dans l’ordre des el&ments,
selon la conception grecque. Nous en ignorons ndanmoins les sources exactes.
Nous ne pouvons, par exemple, preciser quels auteurs ont dit que la sphöre
ignde n’est pas chaude, d’autant que Barhebraeus a peut-ötre confondu la
sphöre ignee et l’öther. Il est ineoncevable qu'il situe le feu dans la sphere
lunaire, laquelle forme preeis&ment la limite de la sphere ignde ; chez Aristote
la sphere lunaire rentre deja dans le domaine de l’öther. Barhebraeus
adopte la eroyance greeque que la flamme est pure, lorsqu’il n’y a point dans
son substratum (τὸ ὑποκείμενον) de matiere renfermant les trois autres el&ments.
u rt TE
urn,
[18] AVANT-PROPOS. 501
Vraisemblablement d’origine grecque, l’alinea sur les feux issus de mon-
tagnes existe dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, dans le chapitre fort
interessant « des choses qui se trouvent ἃ l’iinterieur de la terre ».
Dans la sixieme section, apres avoir expose le point de vue de l’Eglise
touchant la nature de la lumiere, Barhebraeus formule son opinion, assez
proche de celle des peripateticiens. La conception ecelesiastique et la definition
peripateticienne des tenebres sont aussi chez Moise bar K&pha. Les preuves
donnees que la lumiere n’est pas un corps et que les ten&bres &quivalent ἃ sa
non-existence decoulent de leur nature respeclive; nous en ignorons la
source.
Möme ignorance de notre part pour la premiere partie de l’alinda sur les
couleurs et, specialement, le nombre des couleurs fondamentales. Les defini-
tions des couleurs par les pythagoriciens, Empedocle, Zenon, Platon, sont
un emprunt libre au De Placitis epitome de Plutarque.
L’alinea suivant explique, d’apres les Peres grecs et syriaques, ce que
furent les jours et les nuits durant les trois premiers jours ant6rieurs ἃ la
er&ation du soleil, de la lune et des e&toiles. Puis l’auteur recherche, encore
d’apres les Peres, lequel fut er&& le premier, du jour ou de la nuit. Son texte,
hors la maniere de voir personnelle &noncce A la fin, concorde avec l’Hexae-
meron de Moise bar Kepha.
La deuxieme partie du troisieme chapitre, de caractere ecclesiastique,
est consacree ἃ ce qui fut er&& le deuxicme jour. Dans l’introduction Bar-
hebraeus decrit, selon la Bible, la ereation du firmament. Il rappelle avoir
deja parl& de sa nature et de sa forme ἃ l’occasion des cieux; le nombre des
spheres £toildes sera etudi6 dans la matiere du quatrieme jour.
Le but du firmament est de separer les eaux sup£rieures des inferieures.
Comment les Peres grecs et syriaques se representent-ils les eaux supe-
rieures? Tel les tient pour des anges, tel pour des eaux veritables, tel a dit
quele firmament est de l’air condense, au-dessus duquel s6journent les eaux
generatrices des precipitations atmospheriques. L’alinsa, sauf les dernieres
phrases, est traite plus largement dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha;
les eitations de la Patrologie y sontidentiques, sauf celles de Basile, qui, chez
Barhebraeus, suivent plus exactement l’original. Les deux auteurs profes-
sent la m&me opinion.
La er&ation du troisicme jour fait lobjet de la troisieme partie. L’intro-
duetion, de caractöre ecelesiastique, relate, conformement ἃ la Genese,
l’origine des mers et de la terre seche, d’ou les plantes ont erü dejä parfaites,
a tous les degres de leur developpement. Certains passages sembleraient
_ Presque un assemblage de membres de phrases pris, de-ci de-la, dans l’Hexae-
meron; ailleurs les textes s’&cartent et de nouveau Basile est assez mal eite
par Moise bar Köpha.
Ἂ
502 AVANT-PROPOS. [14]
La premiere section de la troisieme partie s’occupe de la mer, dont Bar-
hebraeus fait avec Aristote l’universalit& des eaux. Tout en prenant la
Meteorologie pour base dans l’alinea sur les causes de la salure, Bar-
hebraeus trahit un peu le maitre; cela tient sans doute ἃ l’utilisation d’un
ouvrage doxographique postaristoteligque, auquel doit &tre empruntde
notamment l’id6e d’Anaxagore.
Bien qu’il soit parl& du d&placement de la mer dans la Meteorologie (livre I",
chapitre xıv), notre texte decoule d'une autre source greeque. Quant aux
mouvements, Barhebraeus reconnait que les vents chassent les eaux dans
les dötroits; mais, sous l'influence possible du De Mundo (chapitre ıv), il
admet une action de la lune sur le renversement des courants. La phrase
sur le reeif du detroit d’Euripe, puis celle sur la mort de Platon proviennent
d’auteurs grecs modifi6s par un intermediaire syriaque, tous les ouvrages en
cette langue comportant les variantes et inexactitudes de notre texte : par
exemple, nombre different des flux et reflux quotidiens dans l’Euripe, con-
fusion de Platon avec Aristote.
L’ensemble des mers et des golfes est deerit suivant les donndes du
De Mundo (chapitre ım), auxquelles se surajoutent manifestement d’autres
apports grecs ou syriaco-arabes, indöterminables.
L’alinca sur les lacs comporte les m&mes erreurs que dans l’Ascension de
esprit. Ce qui est dit des lacs de Palestine parait avoir son origine dans le
Bellum Judaicum de Josephe; les notes de notre traduction fournissent ἃ ce
propos des &claircissements.
L’alinea sur les eaux courantes, jusqu’au Pishon, procede en derniere
analyse de la Meteorologie. Des remaniements ont 6t6 apportes, par exemple
pour les fleuves, d’apr&s l’Hexwaemeron de Basile. Ce qui a trait aux fleuves
bibliques se repete dans l’Ascension de Vesprit. Les curiositös mentionndes
figurent dans les ouvrages syriaques design6s dans les notes.
La deuxieme section de la troisieme partie, « Des plantes », debute par les
opinions de philosophes grecs anterieurs A Aristote sur leur nature. Cette
introduction est extraite de l’ouvrage pseudo -aristotelique intitul& De
Plantis, οὐ manquent seulement des fragments de deux phrases; l’agence-
ment porte cependant ἃ croire qu’une adaptation syriaque ou arabe a dte
utilisee.
Barhebraeus donne sept divisions des plantes, &tablies de differents
points de vue. A l’exception du d&nombrement des enveloppes de l’olive, le
tout decoule du De Plantis, mais, encore plus nettement, par le canal d’une
adaptation.
L’alinga sur les changements mutuels des plantes est de m&me origine;
la facon de convertir les amandes am£res en amandes douces se trouve dans
le Geoponicon. Ges eroyances avaient sans doute cours dans la botanique
FR
[15] AVANT-PROPOS. 503
syriaque et arabe et ainsi s’expliquent les divergences de detail entre notre
texte et l’original grec.
Pour la nomenclature alphabötique des plantes mediecinales, avec appel-
lations greeques, syriaques et arabes et proprietes therapeutiques, la source
doit ötre cherchee dans le Περὶ ὕλης ἰατρικῆς de Dioscoride, quoique l’enonck
des vertus curatives s’appuie davantage sur les ouvrages arabes similaires.
La quatrieme partie du troisieme chapitre, consacree au quatri&me jour,
traite des notions fondamentales de l’astronomie.
Dans l’introduction, tirde de l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, Bar-
hebraeus expose d’apres la Gen£se (1, 14-18) le but de la ereation du soleil,
de la lune et des autres astres. Des eitations de la Patrologie greeque
s’efforcent d’aplanir le differend cause par le fait que, la lumiere existant
deja avant le soleil, il est dit que celui-ci a pour fin d’6elairer. Apres quoi
sont rapportees l’opinion de Basile que le soleil n'est point compos& d’un
des quatre el&ments et ’opinion de Mar Ephrem et de Jacques de Saroug que
la lune fut erede en son plein.
La matiere de la premiere section, sur les corps c6lestes et leurs spheres,
est presque entierement reproduite dans l’Ascension de l’esprit. Les theories
developp6es, communes ἃ chaque ouvrage astronomique syriaque et arabe,
ont leur base dans la Μαθηματικὴ Σύνταξις de Ptol&mee. La plus haute des
spheres de l’univers, depourvue d’etoiles, est animee, ainsi que les huit
autres, 6toil&es, d’un mouvement rapide de l’est ἃ l’ouest'; en outre, la sphere
des 6toiles fixes et les sept spheres des planetes se meuvent lentement en
sens inverse. Nous indiquons dans les notes les sources relatives ἃ ce
sujet.
Barhebraeus fixe par des chiffres la duree du mouvement special des
planetes et des ötoiles fixes, leur grandeur comparee ἃ la terre; les notes en
rapprochent les chiffres de ceux donnes dans l’Ascension de esprit et dans
la Cosmographie de Qazwini. Le texte relatif aux etoiles fixes, aux figures
du zodiaque, ἃ celles des constellations bore&ales et australes est base sur la
Μαθηματικὴ Σύνταξις. Les 6carts de calcul vis-ä-vis de Ptolemee, de l’Ascension
de Vesprit et de la Cosmographie de Qazwini en ce qui concerne le nombre
des etoiles des figures partieulieres sont signales dans les notes.
Barhebraeus mentionne ensuite deux preuves, generalement connues,
que la lune recoit la lumiere du soleil. Il soutient contre plusieurs &erivains
syriaques que les 6toiles luisent par nature. Les alineas sur l’augmentation
et la diminution de la lumiere de la lune et sur les &clipses se retrouvent
dans divers ouvrages syriaques et arabes. Celui sur les taches visibles
ἃ la surface de la lune, ἃ l’exception de la derniere opinion, figure de plus
1, La duree du mouvement est de 24 heures,
504 AVANT-PROPOS. [16]
dans l’Ascension de l’esprit. Pour la couleur particuliere de la lumiere des
differentes etoiles nous n’avons pu reconnaitre les sources.
La deuxieme section comporte l’etude du temps et de ses parties. Le temps
une fois defini d’apres Aristote, l’auteur aborde l’annde solaire et lunaire,
puis l’ann6e bissextile; cet alinda existe dans l’Ascension de esprit. Ensuite
sont expliqu6s le mois solaire et le mois lunaire ; le caleul de ce dernier semble
etabli d’apres Ptolemee. Dans l’alinea sur le jour, dont le texte existe partiel-
lement dans l’Ascension de l’esprit, Barhebraeus definit le jour, en note le com-
mencement chez les diflörents peuples et mentionne les diff&rences de duree
du jour et de la nuit dans la zone de l’&quateur, dans les climats particuliers
et dans le nord. Des renseignements detailles sur les sources sont fournis
dans les notes. L’alinda sur les heures &gales et inclinses se retrouve
egalement dans l’ouvrage sus-mentionne de notre auteur.
Le commencement du texte sur les signes provenant du soleil, de la lune
et des &toiles, que Barhebraeus deerit dans la troisieme section, est plus
developp@ dans l’Hexwaemeron de Moise bar Κόρα. On ne peut pr&eiser dans
quelle mesure et par quel intermediaire des emprunts sont faits ἃ l’apocryphe
de Ptol&mee intitul& καρπός. Le miraele eonte par Jacques d’Edesse provient
de l’Hexaemeron de Moise bar Köpha, qui, neanmoins, n’indique pas le nom
du narrateur. Suit la relation du phenomene observ& par Barhebraeus lui-
möme, pour nous pr&cieuse, car elle nous indique la date de redaction du
Candelabre des Sanctuaires. Enfin, A une citation de Basile contre l’astro-
logie succede un extrait de l’Hexaemeron de Moise bar Κόρα, suivant lequel
les demons connaissent par les astres les evenements futurs.
Le regne animal occupe la einquieme et la sixieme parties de la deuxieme
base, qui r&pondent au cinquieme et au sixieme jour de la ereation.
La einquieme fait connaitre les animaux vivant dans l’eau et volant dans
l’air.
Dans l’introduction Barhebraeus motive leur parente par des qualites
caractöristiques communes. Outre les poissons et les baleines, il deerit en
effet les ötres aquatiques tenus par Aristote comme denuds de sang, tels
que les mollusques, aussi bien que ceux pourvus de sang, tels que les
tortues et les grenouilles. Parmi les volatiles il deerit ceux ἃ alles membra-
neuses aussi bien que’ceux ἃ ailes empennees.
La premiere section de la cinqui&me partie traite des poissons; son con-
tenu est dü ἃ l’auvre anterieure d’Aristote intitul& Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι,
Al’Hexaemeron de Moise bar Köpha qui contient aussi une part de zoologie,
Barhebraeus ne prend ici rien de remarquable, non plus qu’aux autres
sources syriaques ou arabes.
Dans la discussion sur les poissons, il emprunte aux livres II, IV, VII
et IX dudit &erit aristotelique; mais les extraits sont fragmentaires, pris sans
δ
[17] AVANT-PROPOS. 505
methode et r&unis au hasarı, et une juste et exacte compröhension oblige ἃ se
reporter constamment ἃ l’original. Des termes grees usites dans la. zoologie
il appert que Barhebraeus n’a pas utilisö un traducteur arabe et, la valeur
littöraire de toute cette partie consiste precisöment en ce qu’elle nous trans-
met les restes d’une traduction syriaque. des ouvrages d’Aristote : Περὶ τὰ ζῷα
τορία!, Περὶ ζῴων μορίων et Περὶ ζῴων πορείας.
La deuxieme section--traite des mollusques, des crustac6s,, τ: @chino-
dermes, des coelenter6s, enfin des tortues, des grenouilles et autres animaux
aquatiques pourvus ‘de sang. Noms et division sont aristot6liques, mais la
matiöre est A nouveau recueillie sans aucun ordre, les phrases accoldes sans
liaison logique. Barhebraeus s’est plus souci& d’enseigner ἃ ses leeteurs que
d’stablir un systeme scientifique: Les extraits, textuels ou libres, provien-
nent ‘des livres II, IV, V, VIII et IX du Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι. Deux fois sont
employees des appellations greeques qui n’y figurent pas : μύαξ et πελωρίς;
peut-£tre sont-elles dues ἃ un commentateur.
La troisieme section traite des volatiles ἃ ailes membraneuses, c'’est-A-
dire des insectes et, brievement, des chauves-souris. La partie relative aux
insectes est empruntee au Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres II, IV, V et IX). Barhe-
braeus deerit plus largement les abeilles. Ce qui est dit des chauves-
souris se trouve dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, dans le mw, po,
mais non chez Aristote.
La quatrieme section ötudie les oiseaux. Elle est, quant aux sources, plus
bigarree que les trois pröc&dentes. La grande majorite est puisde soit dans le
Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres 1, II, IV, V, VI, VIll et IX), soit dans le Περὶ ζῴων
ἃ πορείας. Pour les oiseaux huppös, s’ajoute vraisemblablement un compl&ment
extrait d’un eerivain grec posterieur. Les remarques sur les palmipedes rap-
- pellent fortement I’Hexaemeron de Basile; de m&me, celles sur la vigilance
des oies et l’insatiabilit& de la σελευχίς. La section, qu’ouvrait la division des
- oiseaux d’apres l’Hexaemeron de Moise bar Köpha, finit sur une citation de
Jacques d’Edesse.
‘Dans l’introduction ἃ la sixieme partie, de caractere ecelösiastique, Bar-
hebraeus commence ἃ deerire la creation du sixieme jour d’apres les donndes
bibliques. Les noms de familles d’animaux mentionnes dans la Gen&se (1, 25)
‚sont expliqu&s par une breve caracteristique neu: exactement comme
‚chez Moise bar Ke&pha. Apres ps! Barhebraeus passe ἃ l’homme. Il explique
longuement ce que la formule « ἃ l’image de Dieu » et « ἃ sa ressemblance »
ὴ Ε θυϊμο chez les Pöres grecs et syriaques quil cite frequemment; puis
[ἢ ᾿δϑύ le tour du pluriel « pour qu’ils regnent, etc. » employ& au chapitre, ı
de la Genöse lors de la benediction de l’homme. Il est difficile de comprendre
dei texte de Barhebraeus relatif ἃ la er6ation d’Eve en raison de la nögligence
δὲ. ἀρ la prolixite du ‚style. Le sens est qu ’Eve 6tait deja ere6e lorsque Dieu
8: PATR. OR. — T. XXII. — F. 4. 33
δ06 AVANT-PROPOS. [18]
benit Adam, quoique l’esprit qui parle ἃ Moise explique le mode de er&ation
d’Eve apres la deseription du Paradis, er&& aussi auparavant, le troisieme
jour. A la fin est mentionne l’ouvrage de Gregoire de Nysse : De opificio
hominis.
La premiere section de la sixieme partie traite des reptiles. Pour leur
classification Barhebraeus s’attache partiellement aux donnees bibliques; con-
forme&ment au Levitique (xrı, 29-30), il range parmi eux la souris, la belette, οἷο.
Nous trouvons &galement cette influence du Levitique dans l’Hexaemeron de
Moise bar Kepha, que Barhebraeus a sans doute suivi, comme il ressort
de sa remarque sur les chenilles et les sauterelles. Pour quelques-uns des
reptiles, nous nous sommes contente de transcrire les noms syriaques, ne
reussissant pas ἃ les identifier avec une pr&cision absolue. Le premier groupe,
du scorpion ἃ la taupe, derive du mw 5, d’une valeur scientifigque minime
en raison des fables adoptees. Hoffmann a signal& dans ses notes ἃ la
traduction dudit ouvrage un certain nombre de sources anterieures greeques
et arabes; nous y avons ajout& quelques autres, notamment l’Hexaemeron
de Moise bar Κόρα et le Geoponicon, edite par Lagarde. Partout l’influence
d’Aristote est visible, ce qui se comprend vu sa pen6tration dans les sciences
naturelles syriaques et arabes; on peut en dire de m&öme de Galien et de
Dioscoride.
Dans l’etude des serpents Barhebraeus puise aux livres 1, II, V et VIII de
sa source fondamentale, le Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι, tout en empruntant quelques
details au mau pt, par exemple ce quiatrait au fenouil et ἃ la description de
la vipere. La matiere sur les araignees provient de l’Hexaemeron de Moise
bar Köpha et du Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres V et IX). La fin de la section,
relative aux sauterelles, dörive initialement du livre V de l’ouvrage aristo-
telique, mais se retrouve aussi dans le mu ps, Οὐ Barhebraeus l’a proba-
blement prise.
Une description etendue des animaux feroces, du betail et de l’homme
est donnee dans la deuxieme section de la sixiöme partie. A l’exception de
la remarque sur les mamelles des animaux multipares, empruntee ἃ Moise
bar Κόρα, et de la ‚mention d’Hellanicos relative ἃ un peuple de la Lybie
tiree probablement d’un commentateur d’Aristote, tout notre texte, jusqu’ä j
lexplication causale physiologique des differences de composition existant
dans le corps de ’homme, des animaux et des plantes, a son origine dans le
Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres 1 ἃ IX). Barhebraeus caractörise bien les animaux
d’apres leurs propridtes, mais au hasard, sans möthode, comme pr&cödem-
ment, Il s'interesse aux phenomenes de la gen6ration et de la parturition.
Le compl&ment physiologique sus-mentionne, qui nous montre la lutte
»utre les forces de la matiöre et de l’intelligence dans la vie organique, et
la vietoire de l’intelligence chez l’homme fait, est emprunte au livre IV de
[19] AVANT-PROPOS. 507
l’ouvrage intitule Περὶ ζῴων μορίων. Peut-etre nulle part la comprehension juste
n’exige-t-elle tant la necessit& de suivre le texte d’Aristote; car Barhe-
braeus remanie librement ce beau chapitre et le rend difficile ἃ comprendre
sous son vötement syriaque.
Vient enfin ’homme, couronnement de la er&ation. Cette troisieme section
fait aussi partie du cadre biblique, dans lequel est plac& tout l’ouvrage,
mais le contenu en est de nouveau emprunte ἃ la littörature greeque speciale.
Barhebraeus, sur la base de la gönealogie aristotelique, avait deja compte
’homme parmi les animaux les plus developpes, montrant la sagesse du
Cröateur, qui en a forme& le corps de telle facon qu’il soit le siege « de la
force raisonnable », partie divine.
La description anatomique est empruntde ἃ l’ouvrage de Galien imtitul&
Περὶ χρείας μορίων, souvent mot ἃ mot. Probablement ont &t& aussi utilises des
remaniements arabes auxquels Qazwini recourut, de son cöte, pour traiter la
m&me matiöre; quand Barhebraeus ne suit pas textuellement le Ilspi χρείας
μορίων, il concorde avec Qazwini et pourtant il est bien peu probable qu'il en
ait connu la Cosmographie, puisque l’un et l’autre &crivirent leurs ouvrages
presque dans le m&me temps'. Le seul titre de cette division et la seule
division qu’elle renferme accusent ces deux sources; les titres procedent de
Galien, et la division en membres simples et membres articules figure chez
Qazwini.
Barhebraeus n’aborde pas toute l’anatomie. Il s’occupe bri&vement des
organes les plus importants, pour donner ἃ ses lecteurs un enseignement
seientifique sur la composition du corps humain et la destination de ses
_ organes. Mais m&me dans ce court expos& il tömoigne de son Erudition en
science medicale; le choix eritique de ses sources, l’exactitude avec laquelle
_ elles sont reproduites meritent notre admiration et la reconnaissance de sa
- culture eneyelopedique.
1. Pour Qazwini, voir Brockelmann : Geschichte der arabischen Literatur, t, 1, p. 481 (annee
661/1263).
ag
Paris πὸ 210.
Berlin αὐ 190.
Vatican n’ 168.
N
w’aha aadhıan Kirn Kdhran dhaadulhn dus Ja ΡΝ.
τσλυοο Ὁ ετδιυόναν, τροδιτς, 11, τύχα later
ara il, sin ran „aan duale ua am
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κοι οοιοὶ zer [5} ΙΝ μθῶ I Isle Isa I INSal
Kool [ADS So αν ας Palaslopası Jade ‚Las Jos!
„UA ERS Es Lomnais as I οιαλοοᾶ _ kan. o LoDo
IN ä JAN i,20 „oo [βοᾶχο Ih ΟΝ ον Juan hir
1. V ia N 15-0 Jo „2,B μϑ. sol. — 3, V haunoy hu; amd) 10.0 wWaraein? hats 0
Duso, B wre ‚as αϑὶ |Ladsopy De haso a Ibaaiso Lasap SU wende μόνον [satum οὉ
aun09 μωξϑϑο waren‘ EHEN οἰωνοί ο;35». — 4, VB umamsara.
Ἄνεα L’AIDE DE LA SAINTE TrınıTE NOUS COMMENGONS A ECRIRE LE LIVRE « LE
CANDELABRE DES SANCTUAIRES D, RELATIF AUX FONDEMENTS DE L'ÄGLISE,
(L'UN) DES OUVRAGES DE NOTRE PERE, SAINT MAR GREGOIRE, VERSE DANS
LES CHOSES DIVINES, PRIMAT DE TOUT L’ORIENT. D’abord
INTRODUCTION‘.
Gloire infinie et actions de gräces perp6tuelles au Pre, de la paternite
duquel toute paternite tient son nom, et au Fils, dans la filiation duquel
la causalit6 universelle est devenue eflet, et au Saint-Esprit, par les dons
abondants duquel la beaute de la creation a et@ devolue aux £tres; ἃ la
nature divine, .comprise en trois personnes et en laquelle il est eru, avce
1. L’Introduction a &te publiee par Manna, Morceaux choisis de la litterature arameenne, Mossoul
- 1901, t. II, pp. 358-361. Voir Rubens Duval : La litterature syriaque, 3° edition, Paris, 1907, p. 245,
note 3. Cette introduction, empreinte du pessimisme qui caracterise l’Epoque de Barhebraeus, est
'en grande partie 6crite en prose rimee. Le caractere artificiel du style et la rhetorique fleurie aceusent
la decadence de la prose arabe et syriaque.
τὸ 15)
I
fol. 2
510 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [22]
"oozo „yan-o] Mofjso I; Pads Jjasy Βα, Jana, ost „aasioriso
"dis il Με μος kasäsa, μᾶς & SD No lass
Los lab Ass a wi solo ‚as ku, ku;s0 ‚ED μοῦ
Kalor ὅλοώ ιλᾶω χϑοοιϑ lausinabo Nas αὐ» οἷν, "Jod
usası καίω Jlasls as — Il Pro ΟΝ διό a0 "JlLasasy gel
ΝΞΟ or 9 .aroy JAuSam Lac) «Ὁ τ απ πον: who re
Doll Nlo; omaiso NL] ° oolohsal; air Jr oe
4% να JA) Vario Bw sam yo So ‚5 oralo
ΟΝ αἱ NSS > Lpuso IN=} "aus ze Ινωα..5
"αλλ λον ode ἃς Κι} on Dasad INN ὃ οὐ JNusslo
As > 10 Sol, "soon Dia S| “ra oBoatas 001 rs gadıı
PN] μὰ 5| sad I ol iso JA wanajor 0. Dal
roh] Ds λας Jersebo und] soo] Jh Bl wor], ὅσιο
1. P om2o. — 2. P μαϑϑϑο.: — 3. P deest- — 4. V |Sw}sasy. — 5, Ν᾽ Ip. — 6. P «Οοιξοξδιοδ 9. —
7. PB @au2y. — 8. P »5£al, in margine δὶ, Vs Nal. — 9. B uno>do. — 10. P Ὁ.
— 11. Pllosape wumtiduso, Y Ἰξο δα whm|ßs!9o. — 12. P wwl5dal, - 13. V «οοδυὶ My oo zal,
B “mod, οἷον gel. — 14, V mas Ja, B Ja Ida.
ses vertus propres. Elle a, d’une admirable facon, plac& l’homme, micro-
cosme, dans le macrocosme et par la raison, ressemblance avec Dieu, l’a
miraculeusement &leve au-dessus des esp£&ces corporelles. Elle l’a aid& des
lumieres de l’esprit et decor& d’une clart& rayonnante, Elle lui a pr&pare et
aplani la voie afın qu’il füt amen& au Createur par les er&atures et qu’il
difföreneiät ses perceptions, les pesät comme dans une balance par les con-
troverses syllogistiques. Afın qu'ıl ne se fourvoyät point hors du chemin
de la justice, elle disposa autour de lui l’enceinte de la loi et lui recommanda
d’aspirer ἃ la vie, d’avoir en aversion l’erreur mortelle. Or l’homme ἃ £te
tue par les maux mömes qu’il lui 6tait enjoint de tuer et dans les lacs
desquels il s’est empötre mis&rablement. Son honneur s’est ögare. Ha
brav son legislateur. Il a souhaite l’amour du bien fietif, dominateur du
mal, beaucoup plus que l’attachement au bien, liberateur du poison qu'est
le mal. Il a congu contre son Createur des pensöes hostiles et a legue ἃ
ses enfants apres lui ces iddes dans lesquelles lui-m&me a commenc6 et
fini. Ainsi se sont r&pandues dans le monde des herösies folles et de sottes
imaginations. Ge qui existe est ainsi trouv& comme ce qui n’existe pas.
>
[23] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 511
Jajascıo Sur0 Nsas! ko JLojaso opel] Jon Dasal Jaaauo
> Ιλὰμ Νϑα ον .[}οὐλο μοι ia ΝΙΝ, m Ἰϑροὶ μα
Ama ὀϊμλο Sr /Anolo Map In) Josh Jloryoo Jyr>
Nlorso Jimisso j5j800 Be var δι χϑορὸ ums as) Yo .1μ}1Ὁ
is ‚solis.> ri) ‚ana δ ιᾷρο ram AS “Ξε
RER ren ZT EREN 09 aan > REN era ! Ki a0
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7. VB ρίαν. — 8. B ass. — 9. P Wo. — 10-10. PV deest. — 11. Plaaday. — 12, Ν' δἰ. — 13. B
oa — 14. P deest.
A l’amer est donnde l’appellation de « doux ». Les tenebres combattent
la lumiere. La grossieret6 a dress& ses cornes' et l’ignorance a poursuivi
une route vietorieuse A travers le monde, surtout dans ce temps indigent
qu’est le nötre, ou le trösor de la seience est derobe, oü la culture demeure
cachee, secrete, dans les chambres. La servante gouverne et s’emporte
contre sa maitresse”. Les amis de la sagesse succombent impitoyablement,
souvent abreuvss d’amertume jusqu’a la d&mence. Leurs voix sont haies ;
leurs tuniques tissdes sont percees aux flancs’; leurs plaintes sont negligees.
Leur destin est mauvais, depourvu de joie. Leurs citernes* sont assechees,
comme creusees dans le roc.
Beaucoup de ceux qui avaient charge d’ensemencer l’esprit, ne (le)
connaitraient pas, füt-il l’Esprit Saint. Ils ne manquent pas de savoir, mais
pour engranger ce qui est materiel; ils ne sont pas sans habilete, c’est-a-
dire s’il s’agit de ne pas prendre @gard ἃ ce qui est brise. Ils excellent
admirablement ἃ enseigner et ἃ admonester, quoiqu’ils ne veillent point,
1. Expression souvent employ6de par les Semites, — 2. Il faut trouver lä une opposilion de la
fausse sagesse, la servante, avec la veritable sagesse, la maitresse. — 3. Notre texte est ici douteux‘
nous ignorons le sens exact de ‚oowsas&zoo, voir Payne Smith, col- 3635 « forte indusium, tunica,
A) 2». M. Nau nous propose de lire : gm=2Dao « leurs χολόδιον » (Payne Smith, 00]. 3624). Οἵ, dans
la note 4 du texte syriaque ce qui se rapporte au ms. du Vatican. — 4. Dans le ms. de Paris, a cöte
de ‚eM’nso se Lrouve en marge Δὲ, Comme on le voit par la note 6 du texte syriaque, le ms.
du Vatican porle OrIn29 (Payne Smith, col. 650, « licium »).
* PB: fol. 2
512 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. 124]
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sauf pour derober et pour receler. Parmi les theories', (celle-ei) leur est
seule accessible : « Tu n’emmuselleras pas le betail quand il foule (le
grain)* ». Parmi les actes, celui qui leur vaudra le titre de « maitre » les
enorgueillit seul. Quand, de telle et de pareille maniere, notre epoque fagonne
des fous, ilm’incombe de la comparer ἃ des animaux, de la designer poeti-
quement par leurs noms et de dire:
Epoque, tu es aveugle comme la taupe
et pleine de piquants comme le hörisson;
ton erudit ressemble ἃ l’äne
et ton architeete est une chouette.
En raison de la multiplieite de ces opinions fausses, apparues dans le
monde, les maitres sacrds y ont oppos& leurs propres doctrines. Nos contem-
porains, las et chauves, ne sont pas capables d’en saisir la largeur, ni
de mesurer l’ineommensurabilit& de leur &tendue. C’est pourquoi, n’est-ce
pas, le champ de la sagesse est en friche; ’amour pour la sagesse s’est
refroidi; le feu de la sagesse s’est 6teint et sa lumiere s’est entenebree. J’ai
juge indispensable de reunir les questions necessaires dans un ouvrage
1, Theories, sciences, disciplines theologiques. — 2. Deut., xXv, 4.
[25] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 513
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eneyelopedique, d’y traiter philosophiquement et d’y developperles disciplines
theologiques aussi bien que celles consacrees A la nature‘. Et afin que
quelqu’un d’inexperimente, abordant pour la premiere fois ce travail, ne le
jugeät pas insolite pour les saints lieux*, il lui faudrait depouiller sa rapi-
ditE impetueuse, inconsideree et tendre l’oreille ἃ celui qui, meditant sur les
choses divines, parle. Il me parait done ötre un devoir certain, non sans
valeur et non d’un petit esprit, de donner ἃ chacun en son temps part ἃ la
parole et d’examiner la verite de nos doctrines qui traitent philosophiquement
du monde ou des mondes, de la matiere et de l’äme, de la raison, des ötres
raisonnables, bons et mauvais, de la Providence qui affermit et dissout tout,
de toutes les choses que l’on pense se produire sur la base du Verbe® et,
en dehors du Verbe, de celles qui sont ici-bas, et des choses humaines ;
puis de celles qui se rapportent ἃ notre premier tat et ἃ notre recreation
derniere, de l’apparence ainsi que de la verite, des testaments, de lä premiere
comme aussi de la deuxiöme venue du Messie; de l'incarnation, de la passion
1. Avec celte phrase finit la prose rimee. — 2. Allusion au titre, le Candelabre des Sancluaires
voir la fin de l’introduction, p. [28]. — La methode du present travail th&ologique pourrait paraitre
inhabituelle du fait que l’auteur y traite abondamment des sciences naturelles et philosophiques
lesquelles n’ont, somme toute, rien ἃ faire avec la theologie. La supposition de Barhebraeus n’est
d’ailleurs pas pleinement justifice; car la litterature syriaque compte plusieurs grands ouvrages
theologiques ou sont aussi traildes les questions scienlifiques et philosophiques les plus diverses.
514 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [26]
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Rudel ie [m0o. — 6. B sely. — 7. B |Nss αῖωϑ, — 8. BV Lopaas. — 9. P oma.
et de la mort, de la resurrection, de la fin, du jugement et de la sanction,
laquelle, soit tres triste, soit tr&es glorieuse, est la chose capitale (?). I
importe que nous reflechissions ἃ tout ce qui concerne la prineipale et bien-
heureuse Trinite, un des plus grands dangers pour ceux qui sont charges
d’expliquer'. Saint Evagre y ineite et exhorte lui aussi dans son avant-
propos contre les Eunomiens et. il en fait mention, disant qu’il existe cinq
theories prineipales, dont les genres comprennent toutes les autres. La
premiere est, comme disent les Pöres, la theorie de la divine Trinite; la
deuxieme et la troisieme, des &tres incorporels et corporels ; la quatriöme et
la cinquieme, du jugement et de la Providence divine. Si un ami des paroles
vides, telle une mouche en quete d’ulceres, en ouit parler, peut-ötre recon-
naitra-t-il qu’il est tres nöcessaire pour le bereail de l’Eglise que figurent
les parties theoriques maintenant mentionndes, n’est-ce pas, et quil est
bienscant que ces questions soient tr&s urgentes et essentielles pour ceux
qui sont dans l’esprit du Messie.
Faible, venu apres les vendangeurs, comme un grappilleur dans la
I. L’auteur a en vue les disputes chrislologiques dans l’Eglise chretienne.
[27] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 515
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anszadl. — 6. P ΕΝ — ἡ. Β "9 γ». — 8-8. Β deest. — 9. P NaasSy. — 10. P sing. —
11. P I&s;gSasam, YV IAo;plasam. 15, B «ον Mol om. a0. — 13. V μό!ρος 339. — 14. B
IesmLäs
vigne, jai rempli mon pressoir, par la gräce de mon Dieu. Au moyen des
premisses par lesquelles la magnificence des &tres er&6s est @levee contre
la science de Dieu et par lesquelles sont institues les defenseurs de la science
faussement dönommee, le Verbe a conquis et vaincu leurs insolentes for-
teresses et avec l’arme de l’aide divine, a fortifi& les cimes des tours de la
ville de notre Dieu'. Ainsi l’Evangile sauveur n’est pas reste seulement
dans les regions environnantes de Jerusalem, οὐ les Juifs demandaient des
signes; il s’est &tendu et developpe au delä meme des villes d’Illyrie dont
les paiens cherchaient la sagesse°. Et comme toute parole est double, que
tantöt elle crde une (opinion) propre, tantöt refute la contraire, ayant d’abord,
dans chaque chapitre et dans chaque partie, pos& nos (opinions) conforme-
ment ἃ l’enseignement de notre divin guide, j’essaie ensuite de refuter les
contraires, le tout au moyen de preuves collectives, rationnelles et &crites.
Et comme dans le prösent 'ouvrage la lampe, c’est-ä-dire la verite des saintes
Ecritures, est posee ainsi que sur un cand£labre, il se nomme preeisement
+1. Le Verbe, IN», designe vraisemblablement l’Evangile. λόγος, qui, par l’emploi de la logique, arme
intelleetuelle grecque, a remporte la vietoire sur le monde intelleciuel antique. C’est seulement ainsi
que se fait le rattachement avec la phrase suivante. Il est invraisemblable que, suivant en de
Berlin, Barhebraeus attache une telle imporltance ἃ son propre verbe, voir le texte syria i e, note 3.
— 2, Rom.,xv, 19.et I Gor., 1,22
Drioles
510 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [28]
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1-1. P deest, B με humattu sol Junsy [Nsesaiza [Blasc. — 2. B ῥῤδαίο. — 3. P 20. —
4-4. B deest. — 5. ΡΝ deest.
« Candelabre des Sanctuaires ». Il est ödifi& avec les pierres parfaites des
opinions invincibles. Le nombre de ses bases a &t& limite ἃ douze et ses
constructions sont 6tablies (sur ce chilfre), parce que Notre-Seigneur a,
lui aussi, depuis le commencement, bäti son Rglise ' sur ce (chiffre) et en
a affermi les cordes sur [ἃ] ἡ, quand il l’eut gagnee par son sang.
Premiere base : du savoir en gen£ral.
Deuxieme base : de la nature de l’univers selon l’ordre des six jours.
Troisieme base : de la theologie.
Quatrieme base : de l’incarnation.
Cinquieme base : des anges.
Sixieme base : du sacerdoce.
Septieme base : des d&mons.
Huiti&me base : de l’äme raisonnable.
Neuvieme base : du libre arbitre de !’homme, de la providence divine et de
la prödestination.
Dixieme base : de la rösurrection.
1. L’auteur pense aux douze apötres. — 2. Cordes au moyen desquelles est tenue la tente, symbole
de l’Eglise.
[29] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 517
»Jus5aso (u, So τδιυλοολ τι τ διοοτ δισ.
Ja, Sam edit τε διοοτ δισ.
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1-1. PV deest. — 2. P sing.
Onzieme base : du jugement et de la sanction.
Douzieme base : du paradis',
PREMIERE BASE
DU SAYOIR EN GENERAL.
Elle renferme deux chapitres®.
- PREMIER CHAPITRE : (Que le savoir peut s’acquerir.
Il renferme trois parties.
PREMIERE PaRTIE : (Qu'il est necessaire d’instruire les Etres raisonnables.
Elle renferme eing sections.
PREMIERE SECTION : Des preuves rationnelles qui confirmeni cette question.
1. Dans le ms. de Paris les bases sont ainsi reparlies : 1"* base, fol. #r-I1lv; 2° base, 11 v-62v,;
3° base, 62 v-112v; 4° base, 112 v-179v; 5° base, 180 r-207r; 6° base, 207 r-223v; 7° base, 223 v-235v;
8° base, 235 v-291v; 9° base, 291 v-331v; 10° base, 331 v-343 v; 11° base, 343 v-376v; 12° base, 376 v-392r.
— 2, La division de la premiere base en chapitres n’existe pas dans les ms. de Paris et du Valican,
omission sans doute volontaire. Le deuxieme chapitre (dans le ms. de Berlin) est, en eflet, eonsacre
ἃ la logique; or celle-ei fait l’objet d’un ouvrage special de Barhebraeus (I&=>23 PD) et figure
aussi ailleurs, notamment dans le ILxyt ας ΒΕ. Suflisamment connue, elle n’eüt que surcharge le
Candelabre des Sanctuaires, dejä tres elendu, voir p. [53] note 1.
ΕΟ] A
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518 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [30]
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Judso "Li. κϑίο JLDSEN "Lo IS Jusysse \0odn; re IN
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1-1. P deest. — 2. P Jon »yı lo. — 3. B um ἴδιον — 4. P deest. — 5. V amlahsas. — 6. V
\Deus5l. — 7. P mel wl. 8, P «ς ἃς ἦδοοο. — 9, P deest. — 10. B Mio.
Premiere preuve. Nous disons que le gavoir est.la perfection de la raison et
que la perfection exige une existence propre. Done le savoir exige une
existence propre. Que la perfection exige une existence propre, on le sait
par cela que, si elle n’exigeait point une existence propre, il serait necessaire
que la non-perfection, son contraire, exigeät une existence propre. Or, comme
la non-perfection, dont le manque fait partie, se soustrait de l’existence
propre, il est necessaire que la perfection exige une existence propre. Toute
raison zel&e doit done aspirer au savoir qui en est la perfection.
Deuxieme preuve. Nous disons que les perceptions des sens sont soumises
aux sens et que les perceptions de la raison sont soumises ἃ la raison, Ainsi,
si nous entendons un son me&lodieux et une harmonie, nous souhaitons de
l’scouter; si nous apercevons un phenomene admirable et deleetable, nous
souhaitons de le regarder attentivement. De möme, si en notre pensde monte
quelque chose de perceptible par la raison, de glorieux et d’elev&, nous devons
souhaiter de le connaitre par la raison, La connaissance de tout ce qui est
perceptible par la raison est done n&cessaire pour les Ötres raisonnables,
quoique la vie mat6rielle nous detourne d’un pareil desir.
[31] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 519
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1. P olopas. — 2, P deest. — 3. P Weleo. — 4. Po. —5.B plur. — 6. P Img>eH20.
Troisieme preuve. Nous disons que l’'homme est homme par cela quiil
est raisonnable et poss@de du savoir, et non par cela qu’il mange et boit,
puisque cela se trouve aussi chez d’autres qui ne sont pas hommes. Plus
l’homme est imparfait dans sa faculte de raisonnement et dans son savoir, plus
il perd de son humanite. Le vrai homme est done celui qui est accompli en
savoir. Qui manque de savoir se rapproche plus de l’animal et est un homme
teme6raire et seulement de nom.
DevxıEne& section. Des temoignages Eerits qui confirment cette question.
Premier lemoignage. Job' : La sagesse vaut plus que les pierres precieuses;
la robe de pure (soie), bigarree, ne l’6gale pas, et elle ne s’&change ni contre
des &meraudes ni contre des amethystes (?). La sagesse, en eflet, est plus
precieuse que tout et rien ne l’Egale.
_Deuxiöme temoignage. Ecelesiaste? : J’ai vu qu’il ya plus d’avantage ἃ la
sagesse qu’ä la bötise, de m&me que la lumiere est plus que les tenebres.
Puis® : Ne sois pas insense, afın de ne pas mourir avant ton temps.
: 1. Job, ΧΧΥΤΙΙ, 18-19, — 2, Eceel., 11, 13. — 3. Ib., Ὑ11, 18.
fol. 5
520 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [32]
Ja, J2ors „oda, Asa gl Juol;s> ‚Aldhın haneam
«ολϑᾶδ so „ad L Jedi, Für] INS JNusäso ‚LLohı users ΚΞ. Jabo
Solo. ads; ins yazd nano” ar] Kb "padin; baua. wolo audi
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τα λον Ja Vo wolo „DS oo ‚arg „and | ya bi
is ol mo ass ‚Nas Jjso Jay ἰδὲ ‚Las; Jaaissn
or Las ‚Län; αν ‚| Las ‚so wa,as wolo JNasAso
a J pas ri, Sp Lamb
γα} 80 wollasarz Lad; I $> "ocbas ‚du τ διασπσλοο
μὲ ΠῚ τὸ wole "yasaniın 0 «οὶ dl audi Iaro jan
1. P bass 85. - 2. B bay. — 3. V amd. — 4. V δ υἱοί. —5.P „aa ur. — 6. P
waNa9, V waANold. - 7 P woläsub. — 8. P Imaaus volo μων. yrasanziuı
Troisieme temoignage. Sirach' : Pour rechercher la sagesse de tous les
ancötres et pour s’entretenir avec les anciens prophetes, pour-apprendre les
reeits de tous les peuples du monde et reflechir sur les choses profondes.
Puis? : Lesage du monde herite la gloire et son nom dure £ternellement.
Puis’: On pleure sur le mort parce qu'il est prive de la lumiöre, et sur
l’insens& parce qu'il est prive de la sagesse.
Quatrieme temoignage. Os6e' : Qui est sage comprend ces choses, et qui est
intelligent les reconnait, car les voies du Seigneur sont droites.
Cinquieme temoignage. Evangile® : Sondez les Eceritures en qui vous pensez
avoir la vie öternelle; elles temoignent de moi. Puis® : Tout seribe instruit
des choses du royaume celeste ressemble au maitre de maison qui tire de ses
tresors des choses neuves et des choses anciennes. Puis’ : Laisse-les; les
aveugles sont les guides des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle,
ils tomberont tous deux dans une fosse. |
Sirieme temoignage. Paul dans l’epitre ἃ Timothee*: Depuis ton enfance
tu connais les saintes Ecritures, qui peuvent te rendre sage. Puis" : Jusqu’ä
ce que je vienne, applique-toi ἃ la lecture, ἃ l’exhortation, ἃ l’enseignement.
1. Eceli., ΧΧΧΙΧ, 1. — 2. Ib., xxxvun, 29. — 3. Ib., xxır, 10. — 4. Öse, χιν, 10, — 5. Jean. v, 39. —
6. Matth., χα, 52. — 7. Matth., xv, 14. — 8. II Tim., 11, 15. — 9. Ib., ıv, 13.
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[33] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 521
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1. B deest. —2.B wol 0: — 3. Pumboha>. — 4. B jaalaso. — 5. P deest. — 6. V wurrlol.
—7.B la — 8. Ῥ Mlazas. _ 9, B wamlo. — 10. Β hie ep ὧν ΠΩ) οὐ πῶ ah.
Puis' : Allez avec la sagesse chez ceux du dehors. Que votre parole soit
rendue agr&able par la bonte comme par le sel! Puis® : Vous auriez dü &tre
des maitres; mais ἃ present vous avez besoin d’apprendre les premiers
rudiments de l’enseignement de Dieu.
Septieme temoignage. Jacques dans son (&pitre) catholique’ : Si quelqu’un
d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande ἃ Dieu, qui donne ἃ tous
simplement et sans reproche, et elle lui sera donn&e.
Huitieme temoignage. Evagre : Ladestination de toute nature raisonnable est
d’apprendre ἃ connaitre la verite. Puis : De toutes les forces de l’äme, la plus
pröcieuse est la partie raisonnable, parce qu’elle participe ἃ la sagesse de Dieu.
᾿ Neuvieme temoignage. Grögoire le Theologien dans le discours sur son frere
Cesaire‘: Parce que, aussi, ’excellence preeedait la gloire, ni petite ni graduee.
Dixsieme temoignage. Mar Ephrem : Que les livres soient ta table; rassasie-
toi par eux d’agrement; qu’ils soient ta couverture et tu t’endormiras d'un
sommeil de contentement.
1. Col., ıv, 5. — 2. Hebr., v, 12. — 3. Jacques, τ, 5. — 4. Dans le manuscrit de Berlin, le temoi-
gnage de Gregoire precede celui d’Evagre.
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522 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [34]
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— 10. PB 88%». — 11. P deest. — 12. P 8. — 13. Pw&Ası, B oduieaN,
Tro1sıEmE sEcTıon. Des temoignages eerits aflirmant que les saints (Peres)
consentaient a parliciper aux sciences paiennes'.
Premier temoignage. Saint Denys l’Arcopagite, dans la septieme &pitre ἃ
Polycarpe*, grand prötre, quand il lui dit : Demande ἃ Apollophane, le
sophiste, qui m’invective et me nomme meurtrier de ses peres, comme si
jusais injustement des (sciences) paiennes contre les paiens : « Que dis-tu
de l’öclipse qui eut lieu lors du crucifiement du Sauveur? Quand nous &tions
ensemble pres de la ville d’Heliopolis et que nous nous tenions debout de
compagnie, nous vimes que la lune recouvrait de fagon extraordinaire le
soleil, quoique ce ne [ἀξ pas le temps de leur conjonction v. Puis : Depuis la
neuvicme heure jusqu'au soir elle se tint diam&tralement opposce au soleil de
facon surnaturelle. Rappelle-lui aussi quelque chose d’autre, car il sait que
nous avons vu comment (la lune) commenga ἃ se lever de l’orient et vint jus--
qu’au bord du soleil, et ensuite retourna. Puis : Sa venue sur lui et le
1. Barhebraeus s’est senli oblige d’inlroduire cette section pour se justlilier d’avoir lui-m&me tant
emprunle ἃ la lilteralure seienlifique non-chretienne. Cf., par exemple, V’Introduclion et, dans nolre
Avant-propos, ce qui se rapporle aux sources de la deuxieme base. — 2. P. @., t. III, col. 1080-1081
ey 3.2
u. Ὥς τοῖς Ἑλλήνων ἐπὶ τοὺς “Ἕλληνας οὐχ ὁσίως χρωμένῳ... elc.
[35] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 523
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13. P μον — 14. BV ILosdunsy IDasjs. — 15. B bißuwahn,: — 16. B Hakaauo wol Juitsas. _ 17. B
μοῦαϑο. — 18,P lauSamaNnı9.
retour du soleil ἃ la lumiere ne se sont pas eflectu6s d’un 568] et möme cöte,
mais du cöte diam6tralement oppose. Tels &taient les miracles de ce temps.
Par ces choses et par de semblables on peut reconnaitre que saint Denys
s’entendait bien ἃ l’astronomie.
Deuxieme temoignage. Saint Gregoire le Theologien dans l’oraison funebre
de son frere Cesaire': Nous fümes, ἃ cette &poque, separes pour la premiere
fois quand je restai par amour de l’eloquence dans les &coles de Palestine,
alors florissantes. Mais ilse rendit dans la ville d’Alexandre, qui etait alors et
qui, encore maintenant, est, r&ellement et d’apr&s l’opinion, l’atelier de toute
erudition. Puis? : De la g&ometrie, de l’astronomie et de l’Erudition qui est
pour d’autres un danger, il a recherch6 ce dont il avait besoin. Puis® : En
arithmetique et en calcul et dans l’admirable meödeeine qui traite scientifique-
ment de la nature, des rapports et du commencement des maladies pour que,
les racines enlev6es, les rejetons soient aussi tranch6s avec elles, qui pourrait
_ tre assez peu erudit et chicaneur pour le placer au deuxieme rang, et ne serait
1.P.G., τι. XXXV, col. 761. — 2. Ib., col. 761. — 3. Ib., 601. 761 et 60]. 764.
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524 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [36]
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9, P omıh>. — 10. P waulls.
heureux d’ötre compte& aussitöt apres lui? Ges paroles t&moignent que les
maitres sacr6s etaient excellemment informes, de toutes ces sciences des
paiens.
Troisieme ieEmoignage. Saint Gregoire de Nysse dans le sermon sur la crea-
tion de l’homme': J’ai connu, moi aussi, une autre cause des signes qui
existent dans le r&ve, en soignant un de (mes) proches qui fut pris de folie.
Puis?® : Ceux qui souflrent de l’estomae ont d’autres (signes); d’autres,
ceux qui ont les meninges troubl&es; d’autres, par contre, ceux qui sont
dans la fievre; et ceux qui sont malades par la bile et les phlegmes n'ont
pas les mömes. D’autres, ensuite, ceux qui sont congestionnes et &macies.
Par lä on reconnait l’experience de saint Gregoire en l’art medical.
Quatrieme temoignage. L’histoire de l’Eglise rapporte que saint Basile, qui
fut evöque de Cesarde en Cappadoce, et saint Grögoire, sacre (&vöque)
de Nazianze, apprirent ἃ Athenes la science des paiens. LA, quand saint
ι. P. @., τ. XLIV, col. 172 : Ἔγνων δὲ χαὶ ἄλλην ἐγὼ τῶν καθ᾽ ὕπνου γενομένων αἰτίαν, θεραπεύων τινὰ
τῶν ἐπιτηδείων ἑαλωχότα φρενίτιδι. — 2. Ib., 60]. 178 : (τὰς ὄψεις)... ἄλλας μὲν τῶν στομαχούντων, ἑτέρας δὲ
τῶν χεχαχωμένων τὰς μήνιγγας, Kal τῶν ἐν πυρετοῖς πάλιν ἑτέρας, τῶν τε χατὰ χολὴν, χαὶ τῶν ἐν φλέγματι
χαχουμένων οὐ τὰς αὐτὰς, χαὶ τῶν πληθωριχῶν, καὶ τῶν ἐχτετηχότων πάλιν ἄλλας.
[37] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 525
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Greeoire vit Julien l’athee qui y 6tait aussi alle en ce temps afın de
5 ὃ Ρ
se ceultiver, il s’6eria : Malheur ἃ l’empire romain pour ce qu'il eduque'!
QUATRIEME SECTION. Des Iemoignages eerits confirmant la question que les
saints maitres usaient des disputes, des antitheses et des enigmes.
Premier temoignage. Actes (des Apötres)* : Comme Paul attendait ἃ
Athenes, il fut aigri en son äme quand il vit que toute la ville etait pleine
d’idoles. Il s’entretenait dans la synagogue avec les Juifs et les hommes
eraignant Dieu, et sur la place avec ceux qui y &taient presents chaque jour.
- Et les philosophes de l’ecole &pieurienne et d’autres qui se nomment
stoiciens, discutaient avec lui. D’aucuns disaient : Que veut ce discoureur ἢ
Puis : Il disputait avec les Juifs qui connaissaient le grec.
Deuseieme temoignage. Paul’ : Sachez comme il faut repondre ἃ chacun.
Troisieme temoignage. Saint Denys, dans les vingt-quatre objections du
1. Dans le Chronicon Syriacum de Barhebraeus, &dilion Bedjan, p. 62, cette apostrophe est attri-
buee ἃ Basile. — 2. Act., xvıı, 16-18. — 3. Col., Iv, 6.
520 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [38]
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Dad χα AN; ΟΝ λοὶ ul] u ra han
ιν solo, — 2. B wasjoloy, V wasjo|oy. — 3. BV deest. — 4. BV 8. — 5.P hs. — 6. P
plur. — 7. P Βο ῆξϑον — 8. V as lol. — 9. BV deest. — 10. V Detay. — 11.P y5nsa>s.
quatrieme chapitre du troisieme sermon, ınontre qu’il aime beaucoup les
disputes et les enigmes verbales.
(Quatrieme temoignage. Saint Gregoire le Theologien dans l’oraison funebre
de Cesaire, son frere' : Il y a en elles aussi certaines tournures logiques et
nobles, qu'il ne m’est pas desagr6able de rappeler. Puis, dans le premier
sermon sur le Fils® : Comme la loquacite et les controverses verbales ne
sont pas agr&ables aux eroyants, il suflit done d’un seul adversaire; nean-
moins (elles sont) necessaires — caril y a aussi les medicaments pour les
maladies — afın qu’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas sages en tout et ne
sont pas invineibles en ces choses inutiles, qui vident l’Evangile.
Cinquieme temoignage. Mar Ephrem : Mesuree, la discussion est le remede
de la vie; mais, non mesurde, elle est un poison mortel. Ὁ toi qui bois de
l’eau avec mesure, garde aussi la mesure dans ta discussion.
Sieieme temoignage. Mar Ivannis® : S’il t’est possible d’amener ton
1. P. @., τ. XXXV, col. 769 : Καὶ γὰρ χαὶ λογικάς τίνας ἐστιν ἃς ἔχει στροφὰς χαὶ χομψείας ὁ λόγος
ἐμοὶ γοῦν οὐχ ἀηδεῖς εἰς μνήμην. — 2. P. @., t. XXXVI, col. 101 : Ταῦτα τοῖς αἰνιγματισταῖς παρ᾽ ἡμῶν,
οὖχ ἑχόντων μὲν (οὐ γὰρ ἡδὺ τοῖς πιστοῖς; ἀδολεσχία, χαὶ λόγων ἀντίθεσις, ἀρκεῖ γὰρ χαὶ εἷς ἀντικείμενος), πλὴν
ἀναγχαίως διὰ τοὺς ἐμπίπτοντας, ἐπεὶ χαὶ διὰ τὰς νόσου: τὰ φάρμαχα, ἵν᾽ εἰδῶσι μὴ πάντα ὄντες σοφοὶ, μηδὲ
ἀήττητοι τὰ περιττὰ, χαὶ χενοῦντα τὸ Εὐαγγέλιον. --- 3. L’6erivain cite sous la denomination Mar Ivannis est
Jean Chrysoslome.
[39] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 527
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1.P μὰ οὐ SL SS IN Juan. _ 2. ΒΥ deest. — 3. V Id abo, B jede aoruns. —
1. P Paaly Sly wong. — 5. P |Lojasamso. — 6. P nes — 7. B ma9o0. — 8. Ὁ οἱ ον ο.
adversaire ἃ l’incertitude, rends-lui la solution diffieile; mais, s’il lui est facile
Alui aussi de se montrer vaincu, tu assumeras les dangers du meme discours,
ne sachant pas ἃ quelle fin (?).
CinQuikme secrion'. Qu’il est necessaire de se perfectionner aussi bien dans
la theorie que dans la pratique.
Il importe que l’homme se soucie du salut de son äme de sorte que,
en möme temps qu’il la fait passer par le savoir de la faculte ἃ l’activite,
il la forme par des actes excellents. En effet, la sentence des sages dit que,
dans l’äme eontaminee par les choses mauvaises, la sagesse ne reside pas.
Et comme la raison, priv6e du caractere de materialit6, conduit l’äme ἃ
l’action, (’homme?) lui enseigne ensuite des qualit6s qui ne se soumettent
point ἃ la passion; il la purifie des desirs secrets et, dans tous ses conllits,
la πιὸπθ ἃ la vietoire. Il lui donne le pouvoir de gouverner les forces
naturelles, comme une reine (gouverne) ses sujets et ses servantes, et l’incite
ἃ les administrer, comme une souveraine ses serviteurs et ses servantes, de
1. Cette section est crite en prose rimee. Quelques-unes des pensees se retrouvent chez Ibn Sina,
- voir Haarbrücker : Asch-Schahrastäni's Religionspartheien und Philosophenschulen, 11. Teil : System
des Ibn Sina, II- Metaphysik.
XP.
V
fol.
528 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [40]
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6.B δοαωδν. _ 7, P lo: — 8, P deest. — 9. Β 09. — 10. P oo: — 11. V ao. — 12. B ka5lso.
— 13. B soo:
sorte qu’il se serve de la nourriture, de la boisson et du vötement seulement
pour le plus necessaire, de sorte qu'il en mesure seulement ce qui ap-
partient ἃ l’entretien de la vie et non au luxe. 51] ne laisse pas sa vie
s’envoler dans des relations sexuelles constantes, il peut facilement prendre
son essor vers les hauteurs. Il möprise et deteste l’argent et la fortune,
et, si possible, il ne possedera pas möme un ἢ]: il lui suflit d’un tapis
(de poil) de chameau (?) et du chas d’une aiguille. II dompte et apaise
la colere. S’il s'irrite, il ne le fait que contre lui-meme, s’il est negligent,
sans raison et desespere. Il sait que le meilleur des mouvements corporels
est le mouvement pour la priere et que, de l’immobilit& du corps, l’im-
mobilit& dans le jeüne donne le plus de profit, et que le silence vaut mieux
que la parole — ce que la nature elle-m&me ἃ montr& quand elle a fait les
sens doubles, mais la langue unique. Souvent par le regard vers Dieu,
comme avec de l’antimoine, il donne de l’&clat aux yeux de sa pensde; il
demande avec larmes ἃ ötre illumins, m&me par des &clairs moindres que
ceux qui sont en haut. Un tel regard ne peut pas @tre nögligent; ’homme ne
peut pas non plus le meriter d’emblee, sans gradation et sans exereice, mais
sil observe attentivement les admirables er&atures celestes et terrestres,
a -
[41] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 529
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1. P gereno. - 2. Β Fon. — 3, B wnamj. — 4, B atanyo- — 5. P xy wo. — 6-6. P deest-
l’ordonnancement des mouvements spheriques, le melange et la fusion des
elements, la conservation des espöces animees, une goutte versde, la
magnificence des formations florales, le grain mort et ruine, 51] avance avec
admiration des effets vers la cause, le royaume c£leste sera ensuite en lui et
le (spectacle) admirable des ötres se manifestera ἃ lui dans son &elat. Avanttout
il se decouvre lui-mere, c’est-A-dire que sa propre äme se decouvre ἃ lui-
meme, libre, degagee des liens et des fers du corps, oiseau libere des pieges
et de la captivit& du neant. S’il regarde ce monde et ses voluptes, cette ap-
parence et ses repr&sentations fausses, il plaint ses amis et son amour pour
eux se manifeste. Il se rapproche alors des esprits incorporels; ceux-ci se
penchent pour le consoler dans des apparitions et des visions de formes
diverses. Sur [αἱ se levent les rayons de la Divinite, dont la lumiere se vainc
mutuellement et dont l’&clat se surpasse ἃ l’envi. Purifi& de ce qui souille, il
boira A la source. Uni au corps, il sera comme s’il en ötait exempt et au
milieu de son peuple il sera consider& comme s’il n’en &tait pas issu. Ceeci
est la sagesse, dont le commencement est la crainte du Seigneur' et le but,
l’amour du Createur?. Bienheureux qui s’assied pour les recits de la sagesse
1. Ps. ext, 10. — 2. La forme habituelle Loj> est remplacde par ki->, afin d’ayoir la rime avec
hei»:
= ΡΥ ΤΟΙ͂Σ 5
r°
580 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [42]
(51 Nso ‚msoöh zone ᾿ὁμυοῦδ.5 kg! Sen sorasa,) a Ὲ}5) also;
> 2 s : »
τόμ > JNasa> J6Namo «ὁμ.-ὶ >
πόδι οουέδι σι τόνον arlapı τόνυλδι τώρα 8
Adırdn „acer τέδιλπαποο ᾿τόδωλλδι Ay nduman
»rhasarım dula
JNIDL fa As] 0150
rel Ἃ ’hdasataralı aa am Im nam er
oh], oo hop μας ie «“13)}} «δὶ ΤΡ Kur
ar oö ol λον ΔΝ Anl yiro oh. Jr os ol
χοὶ 9) Nano Js oo yel [ER μι. Jaaas Ja, Ka5aaSo
ΙΝϑα δδο Jsorlier δυό χοὶ has 51 Jar hät [550 „LS wär
INop>Do ‚Luis RS yel Njaddo Ipil Nam χοὶ "15 IA,
1. B μὲϑγ. — 2, P οὐέϑοδθ, V outsoold>. — 3. P plur. — 4. P sing. — 5. PV ku)? Lady pady,
— 6, P μέᾶςωο. — 7. Play. — 8. P οἷον — 9. B dus.
et habite dans ses demeures, qui se nourrit de ses tresors et est digae de
boire ἃ sa coupe.
DEuxıkME PanrıE du premier chapitre de la premiere base‘. De l’opinion
contraire de ceuxc qui disent qu'il n’y a pas de perceptions.
Elle renferme trois sections,
Premiere section. Des objections de ceuw qui deelarent fausse la perception
par les sens’.
Premiere objection. 115 disent que le sens de la vue pergoit souvent ce qui
est comme il n’est pas : par exemple, une ombre mobile comme immobile;
l’ötoile qui ne se meut pas, comme mobile au voisinage d'un nuage qui
marche; un bateau voguant, comme s’il 6tait stable, et la terre au bord de la
mer ou d’un fleuve, comme si elle se mouvait; une goutte qui tombe dans
l’air, comme une ligne droite; un grain de raisin dans l’eau, comme une _
prune; une bague, quand elle s’approche de l’oil, comme un bracelet; une
1. Les ms. de Paris et du Vatican font, en ce lieu, mention du « premier chapitre », bien que la
division en chapitres n’existe pas au d&but de la premiere base. GI. page [39] note 2. — 2. Dans les
objeetions Barhebraeus parle d’une facon trop generale pour qu'il soil possible de determiner quelle
secte religieuse ou quelle ecole philosophique il a en vue.
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[43] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 531
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12. P μοδ αϑϑβομογο.
chose unique comme double, quand la pupille est deviee; beaucoup comme un,
par exemple des couleurs variees sur une meule, quand elle tourne; et la lune
dans l’eau, quoique la lune n'y soit pas; la neige (comme) blanche, quoique
composee de particules de glace qui ne sont pas blanches; une brisure de
verre (comme) blanche, quoiqu’elle ne soit pas blanche, non plus que l’air
inclus. Il est 6vident que toutes ces choses et (d’autres) semblables sont des
perceptions des sens, mais inexactes. Le prophete Isaie le montre, disant!:
ΠῚ πὸ jugera pas d’apr&s ce que voient ses yeux, et ne punira pas d’apres ce
qu’entendent ses oreilles. Il jugera suivant la verit@ et punira selon l’öquite.
C'est-a-dire : la vue de l’eeil et l’ouie de l’oreille ne sont ni vraies ni exactes.
Deuxieme objeetion. Ils disent que l’homme voit beaucoup d’evenements
en reve et les estime vrais. Mais quand il se reveille, il reconnait que son
jugement dans le r&öve n’ötait pas vrai. Il n’est done pas impossible quil
existe un autre &tat, dans lequel nous serait montr&e la non-verite de tous
les &venements parmi lesquels nous nous mouvons Eveilles. C'est pourquoi
toutes les perceptions des sens sont tenues pour fictives et sans fondement.
Troisieme objection. Ils disent que ceux qui souflrent de folie (φρενῖτις) ou
᾿ En: Isaie, xI, 3-t.
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532 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [44]
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1. P bis. — 2. P deest. — 3. V plur. — 4 P spe — 5. P Iymo- -- 6. Β wumonan. — 7, V
Hely 2, Pils P-
de melancolie voient des formes non existantes comme si elles existaient,
et erient et pleurent et en ont peur. Et si une telle eirconstance peut sur-
venir chez I’'homme dans le temps de maladie, il n’est pas impossible que
survienne chez lui, m&me quand il est sain, une cause par laquelle, m&me
sain, il voie des (formes) non existantes, comme si elles existaient. C'est
pourquoi il ne subsiste rien de digne de foi dans la perception par les sens.
Πευχιὴνε section. De l’objeetion de ceux qui rejettent la perception par la raison.
; ἢ" ΐ
Premiere objeetion. 115. disent que, pour la raison, rien n'est aussi neces-
sairement vrai que le fait de savoir que tout existe ou n’existe pas. On sait
que cette connaissance n'est pas vraie par cela que, si ce qui commence ἃ
ötre existe, comment serait-il de nouvean; et s’il n’existe pas, en quoi se
difföreneie-t-il de ce qui ne commence pas ἃ &tre, puisque les deux n’existent
pas. Saint Denys l’aflirme', quand il dit que Dieu n'est ni de ce qui existe,
ni de ce qui n’existe pas. Ainsi tout n’est pas ou existant ou inexistant,
comme juge laraison.
1. P. ας, t. III, col. 1048. En ce qui concerne les termes metaphysiques dans cette objeelion et
dans les suivantes, voir Haarbrücker, op. eit. : System des Ibn Sina, 11. Metaphysik.
[45] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 533
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1. P deest. — 2. P sing: — 3. P wmo&e| Jaway juohy un oe [as Ηὶ. ὠογοδεὶ umoluly om > 0,0
woodul: Jara jasaay jr wo το. a in marginel» — 4.P δα. — 5. Pbomn iron unoduly. —
6. P bone. — 7. P deest. — 8. PB Ilawyodas. — 9. PB βοῦν, 59».
Deuswieme objection. 115 disent que, pour les choses en activite, la raison
afirme necessairement qu'elles existent, quand elle aflirme par exemple
que le soleil existe. Si done la notion « soleil » &quivaut ἃ la notion « existe »,
iln’yapaslä de difference si nous disons que le soleil existe ou si nous
disons que le soleil est soleil, ce qui est inexact. Mais si la notion « soleil »
n’&quivaut pas ἃ la notion « existe », il apparait que « existe » est attribue
ἃ 66 qui n’existe pas, ce qui est encore plus inexact. La raison n’attribue done
pas A juste titre l’existence aux etres en activite.
Troisieme objection. 115. disent que si nous voyons un homme vieux, &tran-
ger, notre raison juge necessairement qu'il est ne d’un pere et d’une me£re et
s’est developp& graduellement jusqu’ä la vieillesse. Outre cette connaissance
nöcessaire, il est possible que Dieu l’ait cr&& ainsi d'un coup, puisque, d’apres
opinion des Chretiens, des Musulmans et des Juifs, rien n’est impossible
ἃ Dieu ou que, d’apres l’opinion des philosophes profanes', une constella-
tion insolite arrive, ἃ laquelle est li6e la eirconstance inhabituelle de la
ercation de cet homme, ainsi subitement vieux, sans pere ni mere. Il est
1. Par exemple les Sabe£ens.
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534 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [46]
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οἷν ‚Jolie Ju;ao yiyfino μόοι RR) rad} or ‚oo [οὐ 39 Nanno,>
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1.P Wo. — 2. Β wm Ἰδωξρο — 3. PV deest. — 4. P homo Jay] Daly. -- 5. P I5jaD οἱ μϑόραν, -
6. P Iyn Laussanlsy. — 7. Py5ydo umoluly om el as umoluly or Kup, B umoluly οἷο» Bsp
„nd ὡσιοδωὶ Ip oo zul. — 8. P ἰἸδωύδϑ. — 9. V waNol2. — 10. P μϑν οἷον Μὲ -Iyold Iiaje —
11. P Bo du μδωνγ οἵου — 12. B Ijeiay ξωιϑόμο Ns.
elair qu’une telle possibilite rejette et repousse parmi les illusions toutes les
perceptions necessaires de laraison.
Quatrieme objection. 115. disent qu’il n'est pas une seule religion, non plus
chrötienne que paienne, avec laquelle ne soit en conflit une autre religion.
Il est elair que dans toute religion sont des gens raisonnables, sages, savants
et lettrös. Si la raison sullisait pour connaitre la verite, ce conflit ne devrait
pas se produire entre ces (gens) raisonnables. Or, puisqu'il se produit, on
reconnait que ce qui existe n’est pas pergu comme il existe par la raison.
Cinquieme objeetion. 115. disent que nous voyons un homme adherer since-
rement A une religion; ensuite il labandonne et adhere ἃ une autre, comme
par exemple Paul, Denys et beaucoup d’autres. Gela- peut &tre par accroisse-
ment de l’6clairement de la raison. Or, cet accroissement n’ayant pas de
fin en tant que la perfection de laraison est ἃ la ressemblance de la (perfee-
tion) divine, on reconnait que tout ce qui est pergu par la raison et tenu
pour vrai n’est pas vrai, mais ce qui est pergu par un 6clairement aceru est
plus vrai et plus que ceci, ἃ son tour, ce qui l’est par un (6elairement) encore
plus aceru, et de la sorte jusqu’a l’infini. La raison ne s’appuie (done) pas
sur ce qui est vral.
[47] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 535
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‚Ja λον olarıyaAso; Lusölo udn; «ϑο}}} sa. '5 «ἢ
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Ja °p Jusos KAnjao; ur "wadbas „hd hans
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1. P was 0: — 2. BV eu: — 3, P plur. — 4, P ᾿δωῦϑο mlamipee — 5. V waNSso|9. —
. Pod I, B dual Io N.
Sixieme objection. 115 disent que la diversit6 dans les coutumes determine
une grande diversite dans les religions. Un tel, par exemple, a et& accoutume
toute sa vie ἃ entendre les paroles des savants profanes; s’il entend les
mysteres des Chretiens et les röcits relatifs ἃ l’incarnation du Verbe-Dieu, il
tiendra leurs paroles pour discours vides, [αἱ füt-il meme present6 beaucoup
d’arguments et de temoignages. Et la coutume troublant la raison dans
ses perceptions propres, il est possible que tout ce que la raison pergoit
nöcessairement, elle le pergoive par une commune coutume, quoiqu'il n’en
soit pas ainsi.
Troısıkme SECTION. Des tömoignages derits de ceux qui haissent la sagesse.
Premier temoignage. Eccelesiaste' : Dans beaucoup de sagesse il ya
beaucoup de colere, et qui acceroit la- science accroit la douleur. Puis* : Ne
sois pas sage Al’exces, afın de n’ötre pas inquiet.
Deuxieme temoignage. Paul dans la premiere (&pitre) aux Corinthiens® :
Dieu n’a-t-il point, n’est-ce pas, converti en betise la sagesse de ce
monde? Puis‘ : Dieu a choisi les non-raisonnables du monde pour confondre
1. Eccl., 1, 18. — 2, Ib,, vu, 17. — 3. I Cor., 1, 20. — 4, Ib., 1, 27.
* P fol. 10
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536 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [48]
οὐδὲ «Οὐἱ kai JNaau> Us}! Js505 KDsama> JJ Bolo Ja. Joa
ΙνναωνΝ"» Il Nana, Js, Jlaumsasas loc J Ms wolo „Jo;
Joa JaS wo μας, [μοι Jedi, mq ala, wolo . 99. kuoss
Ja sa wa I as nz sul Lad, Tojorjl "mdbäs,s solo
peds, woamsälo| „lo hans; "ober „| Mason Jlausfso
N Ya saryl Nasa) δὶ wo]lasar) Lady wor> wolo μοι
mel ID An JNa2Sı <xo ΙΝ 8 Νὰ3 > woj80 ΟΣ
0 χὰ Ju 0 wol ‚JJansasor 0 ‚so ax) ὁδὸν gear un
wolo ul 10 a0 Rn ID RR las ‚D/Na| Jaisı JaöNol
N/Nal od ΜΗ] rer} uL5lo «3! Inn ‚As > Hari] Ion 1
ΙΝϑοϑ za "har od un Dollas waan διδόναι har
ὁ} 3 κ΄ 00 ‚ka, Jasäl κϑὸ ΝΣ] ud! ἢ Νὰ J NOS 0
| FERY RE waaDoll was has ‚aan Khan
1.P Wlo- — 2. B um ILolld. — 3. P’sing. — 4. B jaıl- — 5. P ILaAmaNıas. — 6. P ρίαν. —
7. PB wloßsap. — 8. P IN οἱ" — 9. P Ὡς ΠΕ}. — 10. P Ἰδϑλίοο: — 11. P deest. — 12, P
wDoNas. — 13, Ὁ Neu har au:
les sages. Puis' : Je ne leur ai annonc& le t@moignage de Dieu ni avec un .
langage grandiose ni avec (une) sagesse (&minente). Puis® : Ma parole
n’stait pas dans les discours persuasifs de la sagesse, mais dans la d&mon-
stration de l’Esprit et de la puissance. Puis’ : Car la sagesse de ce monde
est folie devant Dieu. Puis, aux Colossiens' : Prenez garde que personne
ne vous depouille par la philosophie et par de vaines seductions, suivant
la doctrine des hommes et les prineipes de ce monde. Puis, ἃ Timothee ἡ :
O Timothee, garde ce quit’a öt& confie, et fuis les paroles vides et les contro-
verses de la fausse science; car ceux qui en font profession, se sont d&tourn6s
de la foi. Puis® : Garde-toi des querelles et des disputes avec les scribes, car
elles sont inutiles et vaines. Puis’ : Garde-toi de I’homme heretique apres
l’avoir averti une premiere, puis une deuxiöme fois.
Troisieme temoignage. Jacques dans son (&pitre) catholique* : Cette sagesse
ne vient pas d’en haut, mais elle est terrestre, d’esprit sensuel, et diabolique.
Quatrieme temoignage. Saint Grögoire le Thöologien dans le cinquieme
1. I Cor., 1,1. — ἃ, Ib., 1,4. — 3. Ib., 111, 19, — 4. Col., ı1, 8. — 5. I Tim,, vı, 20-21. — 6. Tite,
111, 9. — 7. Ib., 10. — 8. Jacques, ΠΙ, 15.
[49] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 537
NSsa53 δι Jans kaiss JMuso.o JAsa, ID SA 4.56.9 “" fol. 10
ΠΝ AD: ΙΝ θδιϑο ba Jasos4 >30 ‚bau
τδι οοτζδι χιὶ τό λ. ᾿ς αὐτάρ το δι. λδι τὸ βαρὺϑ
Inharına ὑτθυ τα τδιλ δι σαυλαδιοο In ‚dunın
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1. V2.—2.V ‚olany — 3, P han. — 4. BV sine 0: — 5. P ως ὅν ILamipaly. — 6. P deest.
— 7. P IlasıSus. — 8, B plur. — 9. P «Φοιξαιθόρον un: — 10. P 0,0. — 11, P «Do:
sermon sur la grele' : La premiere sagesse est que nous meprisions cette
sagesse qui est placde dans la conversation, dans les tournures de langage,
dans les antithöses fausses et inutiles.
Trossıeme PARTıE du premier chapitre de la premiere base. De la refu-
tation de l’opinion des trompeurs et destructeurs du savoir.
Elle renferme trois sections,
PremI£RE section. De la solution des objections de ceux qui declarent fausse la
perception par les sens.
Solution de la premiere objection. Nous disons que, si les sens agissent
naturellement, quand leurs organes corporels sont sains et quand les choses
perceptibles par eux sont d’un caractere convenable, il ne se produit aucune
_ erreur dans leurs perceptions. Et comme la raison est le juge des sens, elle
suflit pour (pouvoir) distinguer entre les perceptions des sens, exactes et
inexactes.
1, P. @., 1. XXXV, col. 935-936 : Σοφία πρώτη, σοφίας ὑπερορᾷν τῆς ἐν λόγῳ χειμένης, χαὶ στροφαῖς
λέξεων, καὶ ταῖς χιθδήλοις χαὶ περιτταῖς ἀντιθέσεσιν.
PATR. OR. — T. ΧΣΊΙ. — F. 4. 35
538 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [50]
Jyor aus Kol las AN url Zah τοι τ ἀν,
Jod INS: wärs: [βαϑὶ „or air ?J ΠΝιλαβονν sad Nulojen
Slasl; Anols za Jo Ahanso sa Joa Mu za ΟΝ Ἰξεῖς:-::-.
ΙΝωομααι Ja mol δ 65 „20 ‚line Jo sul! no Isao Jh;
> &D Joa; Ja ud von el di Musa won οὶ
sus Jo Jos ?Lusosso !lsaus [u] Jay ΙΝϑακο
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ars! "il N] INN] ἢ 13 un Loyas Sr κο δι
οοοι Kumsäam al Jo son οὐ ΝΟ δ] ΝΟ μεοῶὼλα,,
hasaramıla "um ion τις. In uih τόσοι
"ham dan
ΕἸ ΥΓΕΝῚ lo ‚Joosa Jzaso, !!osıy ier26| wann Kan τ ἀσ,
1. B wumpmapns. — 2. V deest- — 3. BV wumdmahns. — 4. V Paawa9. — 5. Καὶ kasoy οὐ: — 6. P
Paar. — 7. P haebar, Paanw. — 3-8. B deest. — 9. P «sony. — 10. PV 80. — 11. P oo.
Solution de la deusieme objection. Nous disons que si, ἃ l’etat de veille,
nous ne concevions pas l’6tat de sommeil, de möme qu’ä l’etat de sommeil
nous ne concevons pas celui de veille, peut-etre (l’etat de veille) serait-il
comparable avec l’autre, c’est-A-dire serait-il, comme lui, inconstant et incer-
tain. Mais, quand nous concevons ἃ l’6tat de veille tant celui de sommeil
que celui qui seraä la fin apr&s la rösurrection gen6rale, quelle comparaison
ou quelle similitude y a-t-il entre ceci et cela?
Solution de la troisieme objeetion. Nous disons que, comme la maladie est
le contraire de la sante, de m&me leurs eflets doivent aussi &tre contraires.
Done, puisque les formes visibles dans le temps de la maladie n’ont pas
de substance, il est nöcessaire que celles visibles dans le temps de la sant&
aient une substance. Autrement ce qui est contraire ne serait pas con-
traire, ce qui serait inexact.
DEUxIEME section. De la solution des objections de ceux qui rejeltent la per-
ception par la raison.
Solution de la premiere objection. Nous disons que, quoique ce qui com-
[51] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 539
ADS: wös us Μὲ ou] Dy Tor Joa Faso I oo “δ Ρ Το]. 1]
ADS; Lasoı> μι Jlamcons Lasse Jona Jrass cin hans
Mass us Sopuna Lassyso Jojor 00 ‚Jonas > Jr on Jhaais
! «θοῦ» “OLD ‚Jose Ja Jr ost ‚Joana Ja οὐι;. Jlaslai na
Sala ‚Lo [ua aid Ye Jr DS warwauas, ka-..oo ON |
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Nor Jöls wii In ol lo;5, url wäh an ir
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Mar. "Lasse ‚Lasilz Doc Ko ll Jölı wir naar gl
1-1. B deest. — 2. P deest. — 3. P sing. — 4. P wsmh09). — 5. P dw. — 6. P deest. — 7. B
ωΐϑο.
mence ἃ ötre 801} 116 ἃ ce qui ne commence pas ἃ etre par le fait qu’il n’existe
pas, pourtant l’un et l’autre different en ce que la cause active de ce qui
commence ἃ etre possede la faculte de former, au contraire de la cause active
de ce qui ne commence pas ἃ ötre. Par la est repouss6e l’absurdit& que vous
introduisez touchant la liaison de ce qui commence ἃ &tre avec ce qui ne
commence pas ä6tre, puisque les deux n’existent pas. Et saint Denys montre
dans son sermon que rien π᾿ σα] la nature divine, et non que Dieu n’existe
pas; cela est connu par le reste de ses enseignements.
Solution de la deuxieme objection. Nous disons que m&me si les deux
notions « soleil » et « existe » sont differentes, elles ne sont pas mutuellement
contraires, de sorte qu’elles ne puissent ὀΐγ attribueces l’une A l’autre. Et
puisque le soleil est un &tre propre, connu par sa propre substance du fait
41} se trouve en activite, il est afıirm& par lä qu’il existe. S’il ne se trouvait
pas en activite, il serait ἃ juste titre aflırm& qu’il n’existe pas.
Solution de la troisieme objection. Nous disons que la pr&misse posant que
tout homme est ne d'un pere et d'une mere et qu'il parvient graduellement
ala vieillesse n’est pas aussi necessaire que la premisse posant que deux est
lamoiti& de quatre et que ’homme est un animal; mais elle est possible et
ὅν)":
540 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS. [52]
Los --" Jo ‚Loc yir ku nöhn „ul "hu öl sehe ‚Nu „öl ΠῚ ‚oo
Judo; Dar Jod Και. ad, a] ram hama ir
Jade DAS 80 Jason yo wo Ipora μὲ» "samalıis Jabo ἢ]
asouiso; Jlöllo INS as So "ayr .| 5.49 οι χοῦ δο ων. βοοι
ST JNSiss0 Joon Alaıs3.so Na σον τας), 0, rem rg Jar
μηδ, Joy ‚20 NED, la.a%lo .Jlopps Pa «όσοι» hanoy uU;
ΡΝ. 11. pro )Nsols SaLs5o5 or )D )orisol, «ἙΝ» 8181}. Je
ädsad da 0 LDx ko μαι, Ja Aool has
0 ra ga mas [μα .56}} "Lö Ns hrs
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BD 200 δῶν 001 po Lo iss way wor ur Ilja Aolo .J μον
[μοι oo N Jusoöiso "ja äs ul Jeäis olISm0 ὡοια 9
1. P sine o. —2.P ki> Mwal9, B „ar hie μὲθ HBamarııd. _ 3. B fand ano, V
Jaal> ἃς Χ3..- 4. B ws 2 bon, vw 983 μ5ο. — 5. P a2y wo. — 6. P sing. — 7. P
ol"oLlo, B wLoLlo. — 8. P deest. —9. PB Ho. — 10. P Pay. — 11. Per 00 10. — 12. B hats».
(nous disons) que la raison pergoit comme possibles les choses possibles et
(n’en percoit) aucune qui m£rität un reproche.
Solution de la quatrieme objeetion. Nous disons que non seulement chez
nous, Chretiens, mais aussi chez les philosophes paiens il est vrai que la raison
est conduite A la connaissance de la verite par l’eclairement d’en haut. Done
plus nombreux sont les causes et les signes de cet @clairement, plus il faut-
se fier ala perception par la raison. Il est clair que ses causes, qui sont la
purification de la raison par la vie ascötique, par la persevörance dans les
priöres et par la mod6ration des relations sexuelles, et ses signes, c’est-ä-
dire les miracles op6r&s par les grands hommes de la religion sont surtout
nombreux dans notre religion chretienne. Done toutes les th&ories que les
saints maitres ont faites touchant les ötres sont vraies.
Solution de la cinquieme objection. Nous disons que la vraie religion n'est
pas seulement institude pour les (hommes) accomplis en raison, car ainsi les
non eultives et les simples n’auraient pas la vraie religion. Non. La vraie
religion est que nous savons que la substance divine est une, qu’elle vit et
qu’elle est raisonnable ; que sa Vie et son Verbe' sont des personnes
1. C’est-A-dire l’Esprit Saint et le Fils.
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[58] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 54
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12. V μόρος 19.
existantes et 6ternelles. Il est clair que cette pensde n'est pas si illimitee
qu’on ne puisse, comme vous le dites, parvenir ἃ la religion chretienne.
Solution de la sicieme objection. Nous disons que la coutume ne peut arreter
dans la perception de la verite que les raisons grossieres, non instruites, non
&duquses etsimples, mais non celles qui sont elev6es et &minentes par le savoir.
TRroısikmE sEcTIon. De la reponse collective, commune aux temoignages
eerits des ennemis de la sagesse.
Nous disons que le mot homonyme « sagesse » est devolu ἃ la science vraie
et reelle aussi bien qu’äla (seience) fictive et fausse, comme le nom « homme »
au vivant etä (la personne) figur&e. Done la sagesse que rejeterent les Pro-
phetes, les Apötres et les P£res est (la science) fietive et non la vraie. Et comme
nous voulons autant que possible, par pens6de et par &crit, examiner (la
seience) r6elle et rejeter ce qui (lui) est contraire, il est necessaire de (la)
_ connaitre par cet ouvrage'.
1. Suil dans le ms. de Berlin, fol. 14b : δὲ 920 :|&>3% Läa, 9. Hs |Duss,o |Nm|day Ju5l ollao
ua iso β9ο. .Iylan „ara joamı3o Islas « Deuxiöme chapitre de la premiere base :
_ Traile sur la logıque. Il venferme une introduction et sept sections. Introduction : De Dutilite de la
logigue... » Ce deuxieme chapitre continue jusqu'au fol. 22a; il a te publie comme ouvrage par-
_ lieulier de Barhebraeus sur la logique, sous le titre de I8a#5, 585: Curt Steyer, Buch der Pupillen
"pro. Ina >" « Παθροδδνθ aa] Afpas 09 od ‚udn
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1. PV οϑο. — 2. V |Na&00. — 3. B Do. — 4. Bing x. — 5. P ΞΕ... 6.B kußie. _7.B
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DEUXIEME BASE
DE LA NATURE DE L’UNIVERS '.
Elle renferme l’introduction et trois chapitres. D’abord
Istropucrıon.
Les anciens ont eu des opinions multiples et diverses sur la nature de
l’univers?. L’un d’eux a pos& l’eau comme principe mobile, tel Thales de
Milet qui a, le premier, invent6 la philosophie’, ayant vu que tout animal παῖ!
de l’humidite spermatique et s’en nourrit, que les plantes croissent en elle et
von Gregor Bar Hebraeus, Leipzig, 1908, voir p. [29] note 2. Barhebraeus traite plus longuement de
la logique dans son ouvrage {πὰ} ΠΡ μῶν, Paris, Bibl. Nat. n° 330, fol. 1v-45 r. Il est evident que
la logique faisait partie, ἃ l’origine, du Candelabre des Sanctuaires, puisqu’il manque ἰοὶ la formule-
de terminaison habituelle des autres bases. ἥ Ἵ
1. L’auteur adopte la forme des Iexaemerons. — 2. Gelte introduction a et& ρα] 66 avec traduelion
anglaise par Gottheil : A Synopsis of greek Philosophy by Bar Ebraya, dans Hebraica, III, pp. 249
254. II y est dit au sujet des sources : « It is probably based upon some such synopsis as those οἵ
Aristotle in the first book of Ihe « Metaphysies », Plutarch in Eusebius, Praeparatio evangelica,
XIV, 14, and Stobaeus, Eclogae physicae, I, 12..... though Bar Ebraya has othervise drawn largely
from Ibn Abi Oseibia, El Kifti and Said (Steinschneider, Al-Farabi, pp. VII, 152, 154, 157). » Comme
stark, Ζητήματα Bapbapınd, Philologisch-historische Beiträge. C. Wachsmuth zum 60. Geburts
überreicht, Leipzig, 1897, pp. 145-154. — 3. Plutarque, Epitome, I, 3 : Θαλῆς ὁ Μιλήσιος ἀρχὴν τῶν ὄντο
ἀπεφήνατο τὸ “ὕδωρ. [Δοχεῖ δὲ ὁ ἀνὴρ οὗτος ἄρξαι τῆς φιλοσοφίας...} ... στοχάζεται δὲ ἐχ τούτου πρῶτον, &
πάντων τῶν ζῴων ἡ γονὴ ἀρχή ἐστιν ὑγρὰ οὖσα' οὕτως εἰχὸς χαὶ τὰ πάντα ἐξ ὑγροῦ τὴν ἀρχὴν ἔχειν. δεύτερον,
ἡλίον χαὶ τῶν ἄστρων ταῖς τῶν ὑδάτων ἀναθυμιάσεσι τρέφεται χαὶ αὐτὸς ὁ χόσμος. (Diels, Dowographi Οὐαδι
Ρ. 276). Of, aussi Aristole, Metaphysica, lib. I, cap. ıı1, οἷο,
[55] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 543
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1. P @lo. — 2. Biol wlo&No, V sine Mol. — 3. PB Ir!o. — 4. P wansiumahily. — 5. Piel.
— 6. P wa9asy. - 7. P wug8ns5/o. — 8. Β Ἰδαξϑον. — 9. P Slo. — 10. B deest. — 11. P =.
- 12.P φρο ϑωδφρου, ἡ wwl9wanı. - 13. PV deest. — 14. B el. — 15. B PD. — 16. P deest.
— 17. P wasjunj®. — 18. P οἵρροί.
que dans les vapeurs chaudes se developpent le feu, le soleil et les etoiles. Le
poete Hom£re a aussi chante de la sorte quand il a denomme l’Ocean et
Tethys mer et humidite, parents des &tres'. D’autres, par contre, ont pose
l’air, comme Anaxim£ne et Diogene. Ils ont dit, en eflet, que l’äme de tout ce
qui vit se conserve dans l’air, que le vent et l’air conservent ce monde°.
D’autres, par contre, ont pose le feu, comme Hippasos, Heraclite et Theo-
phraste’; car ils disent que la chaleur produit et developpe tout. Si elle
s’eteint, le monde aussi cesse ‘. Certains, d’autre part, ont pose un principe
immobile, comme Xönophane. Il a rejet& toute naissance et toute destruction
et a dit que tout est Un, sans aucun changement°. Parmenide a parle d’un
seul prineipe immobile, mais l’Un est seulement dans la pensee et c’est pour-
quoi il l’a dit fini. Melissos a plac6 l’Un dans le nombre et dans la matiere et
1. Plutarque, Epilome, I, 3 : Διὰ τοῦτο χαὶ Ὅμηρος ταύτην τὴν γνώμην ὑποτίθεται περὶ τοῦ ὕδατος" ὠχεανὸς
ὅσπερ γένεσις πάντεσσι τέτυχται. (Diels, Doxographi Graeci, p. 277); οἵ. Iliade, XIV, 201, 246. — 2. Plu-
tarque, Epitome, I, 3: ᾿Αναξιμένης δὲ ὁ Μιλήσιος ἀρχὴν τῶν ὄντων ἀέρα ἀπεφήνατο... οἷον ἣ Ψυχή, φησί",
ἡ ἡμετέρα ἀὴρ οὖσα συγχρατεῖ ἡμᾶς, καὶ ὅλον τὸν χόσμον πνεῦμα χαὶ ἀὴρ περιέχει. (Diels, Dowographi Graeci,
p- 378). — 3. Theophraste est ici nomme& par erreur; car, disciple d’Aristote, il soulenait l’eternite de
l’univers. — 4. Plutarque, Epitome, I, 3 : Ἡράχλειτος χαὶ Ἵππασο: ὁ Μεταποντῖνος ἀρχὴν τῶν πάντων τὸ
πῦρ Ex πυρὸς γὰρ τὰ πάντα γίνεσθαι χαὶ εἰς πῦρ πάντα τελευτᾶν λέγουσι. Τούτου δὲ χατασδεννυμένου χοσμο-
ποιεῖσθαι τὰ πάντα. (Diels, Doxographi Graeci, pp. 283-284). Cf. aussi Aristote, Metaphysica, lib. I,
cap. 1τ|. — 5. Hippolyte, Philosophumenon, 14» : Λέγει δὲ [Ξενοφάνης] ὅτι οὐδὲν γίνεται οὐδὲ φθείρεται οὐδὲ
χινεῖται χαὶ ὅτι ἕν τὸ πᾶν ἐστιν ἕξω μεταδολῆς. (Diels, Doxographi Graeci, p. 565). Cl. aussi Aristole,
Metaphysica, lib. I, cap. v.
P fol. 12
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544 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [56]
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1. ΒΝ oral. — 2. P wojayamshy. — 3. B 3, P nr won ia: — ἧς P Daaiam. — 5. P
lo. — 6. P homo. — 7. V wuplinasasyo. — 8. P orl. — 9. P plur. — 10. P sing. — 11. P ww.
il !’a dit infini'. D’autres encore parlent de beaucoup de prineipes. Parmi
eux ilen est qui les disent infinis, (composes) de parties similaires, comme
Anaxagore, suivant lequel ces parties accomplissent la naissance et la
destruction par le fait qu’elles s’agregent et se separent, et qui a pos& l’intel-
ligence comme cause active de la naissance®’. Leucippe aussi a parl& de
principes infinis, mais ayant un changement et un devenir constant, et ce qui
existe n'est rien de plus que ce qui n’existe pas’. Ensuite Democrite a parl&
de prineipes infinis de forme ronde, partageables seulement dans la pensce,
mais non dans la r6alit6. Epicure, d’autre part, dit que les prineipes sont
infinis et impartageables, qu’ils se meuvent dans le vide infini; qu’ils ont une
grandeur, une forme et un poids‘. Certains, de nouveau, ont £&tabli les
1. Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v : Παρμενίδης μὲν γὰρ ἔοιχε τοῦ χατὰ τὸν λόγον ἑνὸς ἅπτεσθαι,
Μέλισσος δὲ τοῦ κατὰ τὴν ὕλην διὸ καὶ ὁ μὲν πεπεράσμενον, ὁ δ᾽ ἄπειρόν φησιν εἶναι αὐτό. --- 2. Aristole, ib.,
lib. I, cap. ΠΙ : ᾿Αναξαγόρας... ἀπείοους εἶναί. φησι τὰς ἀρχάς" σχεδὺν γὰρ ἅπαντα τὰ ὁμοιομερῆ, χαθάπερ (ὕδωρ
ἢ πῦρ), οὕτω γίγνεσθαι χαὶ ἀπόλλυσθαί φησι συγχρίσει χαὶ διαχρίσει μόνον, ἄλλως δ᾽ οὔτε γίγνεσθαι, οὔτε ἀπόλ-
λυσθαι...... Aristote, ib., lib. I, cap. IV : Ἀναξαγόρας τε γὰρ μηχανῇ χρῆται τῷ νῷ πρὸς τὴν χοσμοποιΐαν. —
3. Hippolyte, Philosophumenon, 12 : Λεύκιππος... ἀλλά φησιν ἄπειρα εἶναι χαὶ ἀεὶ χινούμενα καὶ γένεσιν χαὶ
μεταθολὴν συνεχῶς οὖσαν. Στοιχεῖα δὲ γέγει τὸ πλῆρες χαὶ τὸ χενόν. (Diels, Doxographi Graeci, p. 564);
Thöophraste, Physicorum opiniones, fr. 8 (Simplieius in Physiea 1. 7° 6-26) : Οὗτος ἄπειρα χαὶ ἀεὶ
χινούμενα ὑπέθετο στοιχεῖα τὰς ἀτόμους,... χαὶ γένεσιν χαὶ μεταδολὴν ἀδιάλειπτον ἐν τοῖς οὖσι θεωρῶν᾽ ἔτι δὲ οὐδὲν
μᾶλλον τὸ ὃν A τὸ μὴ ὃν ὑπάρχειν χαὶ αἴτια ὁμοίως εἶναι τοῖς γινομένοις ἄμφω. (Diels, Doxographi Graeci,
p- 488). Gf. aussi Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. IV :... Διὸ χαὶ οὐθὲν μᾶλλον τὸ ὃν τοῦ μὴ ὄντος εἶναί
φασι...... Plutarque, Adversus Coloten, IV, dans Demoerite, fr. 156 : Μὴ μᾶλλον τὸ δὲν A τὸ μηδὲν εἶναι.
Diels, die Fragmente der Vorsokratiker, Berlin, 1922, I. Band., p. 91). — 4. Aristote, Metaphysica
lib. I, cap. αν et Physica, lib. IV, cap. vı. Sont seuls de forme ronde les alomes composant le feu et:
l’äıne. Plutarque, Epitome, I, 3 : ᾿Επίσονρος..... χατὰ Δημόχριτον φιλοσοφήσας ἔφη τὰς ἀρχὰς τῶν ὄντων
[57] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 545
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Juas; Do „alas uäs 20 Lazio; „oly vorm So μον Jass
1. B deest. — 2. P deest. — 3. P sing. — 4. P deest. — 5. B bl. — 6. PB woja, IM. — 7. P
woojadlausn. . 8. P om wa. — 9. P βϑρωωῦδ,9, _ 10. P KAsar.a), B Bamanıa).
prineipes comme finis, tel Empedocle. Il a done pos& quatre elements pour
principes. Le melange, qui est la naissance, il l’appelle amour, et la söpara-
tion, qui est la destruction, inimitie'. Aristote a pose trois principes : la
matiere, la forme et la privation. Il a pos& la privation comme principe parce
que la destruction de toute forme cause la naissance d’une autre forme*. Les
stoiciens @enoncent comme principes Dieu et la matiere; celui-läa est actif,
celle-ci passive et r&ceptive, comme le p£re etla mere par exemple’. Quelques-
uns des stoieciens enum£rent cing principes : Dieu, l’äme, la matiere, le temps
et le vide. Pythagore, fils de Mnesarque de Samos, premier philosophe qui
denomma la philosophie ἡ, a pos& les nombres comme prineipes de l’univers,
affırmant que les composes consistent en simples et qu’il n’est rien de plus
σώματα λόγῳ θεωρητά,... ἀγένητα, ἀδιάφθαρτα, οὔτε θραυσθῆναι δυνάμενα... εἶναι δὲ αὐτὰ λόγῳ θεωρητά᾽ ταῦτα
μέντοι χινεῖσθαι ἐν τῷ χενῷ καὶ διὰ τοῦ χενοῦ᾽ εἶναι δὲ χαὶ αὐτὸ τὸ χενὸν ἄπειρον χαὶ τὰ σώματα ἄπειρα"
συμθεθηχέναι δὲ τοῖς σώμασι τρία ταῦτα, σχῆμα μέγεθος βάρος. (Diels, Dowographi Graeci, pp.285-286).
1. Plutarque, Epitome, I, 8 : ᾿Εμπεδοχλῆς..... τέτταρα μὲν λέγει στοιχεῖα,..... δύο δὲ ἀρχιχὰς δυνάμεις,
φιλίαν τε χαὶ νεῖχος. (Diels, Doxographi Graeci, p. 386-287). Plutarque, Zpitome, I, 30 : Ἀλλὰ μόνον
μῖξίς τε διάλλαξίς τε μιγέντων ἐστί. (Diels, idb,, p- 326). Dans les ms. de Paris et du Vatican on lit
Las|, traduction du grec vixas, « vietoire », au lieu’ de veixog, « haine »; l’un et l’autre mot manquent
dans le ms. de Berlin. Voir pour Empedocle : Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. ıv. — 2. Plutarque,
Epitome, I, 3 : ‘Aptororeing... ἀρχὰς μὲν ἐντελέχειαν ἔτοι εἶδος ὕλην στέρησιν. (Diels, Doxographi Graeci,
p- 288). Voir hussi Haarbrücker : Asch-Schahrastänis Religionspartheien und. Philosophenschulen,
II. Theil, p. 16$, Aristote, point 9; a propos de Themistios, p. 206. — 3. Diogene de Laörte, 7, 134, Stoi-
corum veterum fragmenta collegit Joannes ab Arnim, vol. II, πὸ 300 : Aoxei δ᾽ αὐτοῖς ἀρχὰς εἶναι τῶν
ὅλων δύο" τὸ ποιοῦν χαὶ τὸ πάσχον" τὸ μὲν οὖν πάσχον εἶναι τὴν ἄποιον οὐσίαν, τὴν ὕλην, τὸ δὲ ποιοῦν τὸν ἐν
αὐτῇ λόγον, τὸν θεόν. Ch. Theophraste, Physicorum opiniones, fr. 3. : ... Οἱ Στωιχοὶ θεὸν καὶ ὕλην οὐχ ὡς
στοιχεῖον δηλονότι τὸν θεὸν λέγοντες, ἀλλ᾽ ὡς τὸ μὲν ποιοῦν, τὸ δὲ πάσχον. (Diels, Doxographi Graeci,
Ῥ. 477). — 4. Ueberweg : Grundriss der Geschichte der Philosophie, 11. Auflage, t. I, p. 2, oü est
donn&e une biblivgraphie detaillee.,
940 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [58]
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1. BV «οῦϑθαν — 2. P ΙδΞμ 29 hs. — 3. P hume. — 4. P. Io. — 5. P deest. — ὃ. P Ἰδροῖδω.
— 7. V 29. — 8. P warab.3. — 9. ΡΥ Je}l. — 10. P a8. — 11. PV waytmplo. — 12. P plur.
— 13. PD. — 14. P ld. 15. PB «5.9. — 16. BV 00.
simple que les nombres, parce que ceux-ci sont prives de nature. Et comme
un nombre est joint ἃ toute nature, elle est compose&e et non simple. Il aflirme
en outre que le premier nombre est actif, que le deuxieme regoit la matiere.
Le nombre accompli est dix, parce qu’il ne peut croitre, sauf peut-Ötre par
lui-m&me. Le nombre quatre en est la base, parce qu’il en est complete, soit
I+2+3+4'. Atticos, dans le premier chapitre du livre de Proclos (?), dit
que Platon mentionne quatre principes : l'intelligence, qui est le ereateur,
c’est-A-dire Dieu — gloire ἃ sa bonte —; le receptacle, c'est-A-dire la matiere
qui est aussi la mere r&ceptive et qu’il appelle ἐχμαγεῖον ; l’idole, c’est-A-dire ᾿
εἶδος, 41} nomme aussi χώρα, et il dit que les natures ont &te construites A
son image; et le mouvement, c’est-A-dire l’äme qui &tait, autrefois, sans Ἵ
conscience et qui, comme principe premier, se mouvait dans la matiere "1
confussment, pas avec ordre ’. Dans le livre de ΤΊπιόο, Platon dit qu’ily en ἃ
trois : l’ötre, le röceptacle et le devenir, triple triade, avant que fussent les
I. Aristole, Metaphysica, lib. I, cap. vet γι. Asch-Schahrastäni (t. II, p. 101) dit que six est lenombre
parfail et sept le nombre complet. En ce qui concerne la caracleristique des nombres, il convient de
remarquer que, d’apres la vieille &cole pylhagoricienne, les impairs sont mäles, les pairs femelles. D’ou
dans nolre texte : le premier nombre est actif, le deuxieme recoil la matiere/ — 2. Platon, Timaeus, 47
E-56 C. Pourle mouvement confus de l’äme, iD.,69B,
[59] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 547
sol .Joors JAaoyo "Laslo Jod] Js κϑὸ ὡοιοδ οἷο ‚usäs «ϑοομ»
ud hallo JaD) = ass >| il vol, yar2o Jess Ausol ?aoyS
„alnjaıs 9. ὅ. od οὐι > σον “τῶν Βοῖο βοοΐδο „alas
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Is H>aod.> μοι βὰς, od as ko Jo mol Lr> dor
τ ε΄ τὸς ke] Base DE sohn Sr sr as
1. P ba. 5. Β hallo. — 3. Plao. — 4. P wasamud. — 5. Pdeest. — 6. B wmnga>,
VwanyaN. — 7. BV wasja2jd). — 8. BV deest ba has. — 9. Pysll.
cieux'. Il nomme &tre, Dieu et [1466 ; röceptacle, la matiere; devenir, le
mouvement, c’est-A-dire l’äme. Dans un autre passage, il parle de deux
prineipes unissant Dieu et l’idee, la matiere et le mouvement. Severe que
Plotin a suivi et Boöce auquel se rattachait Longin, maitre de Porphyre,
traitent beaucoup ce sujet : des opinions de Platon. Mais pour ne point
allonger le discours, nous les laissons. Bardesane, entre autres, a pos6
eing prineipes, c’est-A-dire ötres : le feu, le vent, l’eau, la lumiere et les
ten&bres”; Mani, d’autre part, deux seulement : le bien et le mal’. Vu que
tous ces paiens professent que ce monde est öternel et non cr&e, au contraire
de la sainte Eglise, laquelle professe qu’il n’est pas öternel, mais ογέό |, c’est-A-
1. Platon, Timaeus, 52 D : Τρία τριχῇ, οἷο. — 2. Moise bar Kepha, Hexaemeron, Paris, Bibl. Nat.
n° 241, fol. 17v, etc. Nau, Bardesane Vastrologue : Le livre des lois des pays, Paris, 1899. Pour la
bibliographie relative ἃ Bardesane, voir A. Baumstark, Geschichte der syrischen Literatur, Bonn., 1922,
pp- 12-13. — 3. Moise bar K&pha ον de Mani dans son Hexaemeron, fol. 18y-19r : a LaS 9» ‚Nas
Lil il) το δὼ ο «Ὁ ΘΠ ΕΝ πο ἰο lo, Nsaroo ki «τιν μα» το bon habıy einl)
‚ja. a0 2.003 ab om: ja. wor zo ΜΕΞῚ wo 20 Pass bielo Jjma mo: jan bielo [3 m Nil
Pass wuiollo lo ar PA ome5ly bau wo :orsan Wwllo us wD50 lan δ lo on 30
Po « Quinzi&me chapitre : Sur ceuw qui disent que ce monde ezisle et qu'il est conslilue par le
melange de deux eires contraires. Or Mani dit qu'il y a deux £tres, l’un bon, l’autre mauvais; l’un
est la lumiere, l’autre les lönebres. Une fois, le mauvais vit que le bon est clair et beau; il y
aspira, alla vers lui, en avala (une partie) el se melangea avec lui. Par le melange de ces deux £tres
ce monde existe et est constitue ». — 4. Barhebraeus traile ce sujet plus largement dans son ouvrage
᾿ς οι» 585, Berlin (Sachau), n° 85, fol. 28 : Loose ὅλο om μεμα. bon δ» ur SH Jusl Inam9
uns Ksode οἱ -benm|so Juns .bo Kaadin so 00 Fujasy bon ἴδω. aan al w35l: kai
μξλαϑου un |da5l | wm uns hujawo .Laam|s Juejaso „uns ode ol - aunm|so
‚waN00j90 wahm.sollo wahms;dollo wa hahms5ly «1 wo . Bag" xo asta:so Jutaso
wöLl bone ge al | wa5ly wobo -wosa,la9o wupinamo woja, ἰδοϑυΐο wu |ly ΘΕ. wos
«ἀκ jo \sor5l Ss muss; hol > wauSh, « Deuxieme section : Que ce monde a un
commencement et n'est pas elernel. Rayon : Quatre opinions se rapportent ἃ cet article : ce monde
548 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [60]
ahussL !Sodad wär χοὶ ‚era lanmoolsasno usjyaso olaso’o „m
Jo Ja σοῦ JA, JMD wsr> A Nljsnın Iran
Βα κου JlaısNax Jsoi > (3) „A )asas Ss ὁ a οοῦοι Ag
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1, P ‚gn>aBy. — 2, BV wuml}l. - 3. V ‚olllao. - 4. PV deest. — 5. P sing. — 6. P «woNx.
dire qu'ila un commencement et est temporaire, nous aflırmerons sa creation et
rejetterons son &ternit& de sorte que nous renverserons en une fois toutes leurs
opinions inexactes; car un discours particulier contre chacune de ces heresies
n6cessiterait de beaucoup plus grandes dimensions que n’a cet ouvrage.
PrEmIER cnaPırrE de la deuxieme base. De la ercation et de l’eternite de ce
monde.
Il renferme deux parties.
PrEMIERE PARTIE, De ce que le monde est eree et non eternel.
Elle renferme une section.
(SecTIoNn UNIQUE). Des preuves rationnelles qui confirment, celte question.
Premiere preuve. Nous disons que les parties de ce monde physique doivent
ötre des corps. Ges corps, s’ils &taient eternels, seraient done, dans leur
a un commencement en ce qui louche la nature et Ja forme; ou il est @ternel en ce qui touche la
nalure el la forme; ou il est elernel en ce qui touche la nature el a un commencement en ce qui
touche la forme; (ou) il a un commencement en ce qui touche la nature. La premiere opinion esl
celle des Juifs, des Chretiens, des Musulmans et des Mages; la deuxicme, d’Aristote, de Theo-
phraste, de Themistios et de Proclos; la troisiöme, de Thalös, d’Anaxagore, de Socrate et de Pytha-
gore; A la quatrieme n’adhere aucun des Sages. Entre ces quatre (opinions), Galien, le medeein,
a balance pour deux, »
νου
[61] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 549
or ἢ Juso,o ost .Kunsj)As δὲ ‚olaxsoolsa> οοοι μα ὁΐ .ooc
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Joaly Joa wr) Aain ἢ} > ‚Joa Jasoolso Jasäx NO Sr
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Joa «ϑομϑοῦ οι Jan Lusor ‚os ? Kusoto
Joa ὅωοιον..οἱ ana χω N url δ διλόνα τ δια αμ
rel DS ὁ Jo | alanısasa. δὲ .alansooliw wor ‚Lusoolo
Sr Ksoohacl, τὴ Jos Sc So Io .ira I Lass ao
1. P deest. — 2. P kaul .Jom hans orno - Lay o'mo. — ὃ. B 0, — ἡ, B Ἰοον. — 5. B «eheods
— 6. P deest. — 7. P 1190 (in margine sat) onDo. — 8. P Ir — 9. Β lom Mi. — 10. P Slo-
&ternit6, ou immobiles ou mobiles. La premiere (assertion) n’est pas vraie
parce que les modes öternels sont nöcessaires et que, necessaires, ils ne sont
pas susceptibles de changement. Si l’immobilite des corps 6tait &ternelle, leur
facult& de se mouvoir devrait se ranger parmi les impossibilites. Or, puisqu’ils
se meuvent, leur immobilite n’stait pas 6ternelle. La deuxi@me (assertion)
n’est egalement pas vraie, parce que tout mouvement a un commencement
et une fin. Et ce qui est ainsi, comment serait-il &ternel ? Puisque (les corps)
n’etaient ni immobiles ni mobiles, ils n’existaient absolument pas dans
l’eternite.
Deuxieme preuve. Nous disons que. si ces corps, parties du monde
physique, avaient &t& öternels, chacun d’eux devrait tre ἃ une place propre οἱ
par suite il n’aurait pas dü quitter sa place, l’&ternit6 n’admettant pas de
changement. Mais puisqu’il s’est d&place par un mouvement combing, il n'est
pas eternel. Ainsi sont-ils tous et aussice monde qui en est (compose).
Troisieme preuve. Nous disons que si un corps en general &tait dternel, son
öternite serait ou sa corporeit6 ou quelque chose d’autre. La premiere
(assertion) n’est pas vraie; sinon, quiconque connaitrait un corps connaitrait
P fol. 14
r°
550 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [62]
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lo Jan, δι sam ΜᾺ. u] ansehe Jaxsoohe Sal [usNaso
A, u or Jansoohse ad, Jlanmohso LusMaso oo Lusohso εἷς
WAaordarı Dımın ᾿ςατόα μὰ τόνδι τόμαροα
τό πϑαδισοι τόξα τόδιλιαχ, τύδυλδι Im du
ὡσαυλαδιοοσι τσ τσαλλλ ‚in
eg) kai N! ao
rlaran amuım In Indınap res
ΙΝ. Ss 00 hu oo » μοι bass, rel τ nam
| JIADS vä ποιὸ Jos no I ol has pas ΠΝ] IN arm
μάϑω ἢ „Jo ‚Jon ον} sole ὁ αϑὶ oulsn οἱ α.ϑοιλᾶν, (aa
οἱ» "ΡΝ ‚oo Kmohso || μιϑιλίοοϑο οὐι ἡ σοι „ano Linie No
1. P deest. — 2. P deest. — 3. V ‚ollaoy. — 4. V |Doodsy. — 5, B nom. subst. et adj. plur. —
6. V deest nom. subst. et adj. — 7. V N.
aussi l’eternel; or il n’en est pas ainsi, n’est-ce pas. La deuxieme ne l’est pas
davantage; car, si ce quelque chose d’autre 6tait eternel, il existerait pour
toute l’&ternite une autre eternite jusqu’ä linfini, ce qui serait inexact. Mais,
511 n’etait pas 6ternel, il existerait une &ternite qui n’est pas l’&ternite, ce qui
serait encore plus inexact.
Devxıcme Partie du premier chapitre de la deuxieme base. De l’opinion
inewacle des paiens qui disent que ce monde est eternel, οἱ de sa refutation.
Elle renferme deux sections.
PrEMIERE SECTION. De leurs objections rationnelles'.
Premiere objection. 115. disent que si ce monde a la possibilite d’exister,
il a eu besoin d’une cause, d’une existence nöcessaire, avec ou sans inter-
mediaire. Cette cause etait-elle suflisante pour ereer, l’effet deyrait £tre,
comme elle, &ternel. N’6tait-elle pas suflisante et eut-elle besoin d'un auxi-
liaire, si cet auxiliaire 6tait &ternel, il serait necessaire que son eflet aussi
Il. Proclos a formul& des « antithöses » analogues, νοὶ" Maarbrücker : Asch-Schahrastäni's
Religionsparlheien und Philosophenschulen, II. Theil, pp. 199 et ss., surlout p. 202. Le theme est tres
frequent dans les litlöratures syriaque δὲ arabe.
[63] | LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 551
„ano AD Suso 00 Loon 001 sohn ab ‚lo Joan solo un
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»Loor Jo "oo βμβϑόοονδο gr μος ‚aaa, wi omas a. [alas
δὲ .Joor Jo wood] Ἀγ 5A> 0 rad «δὶ τ διΐδιι rum
»ρο Ju » Na. „55200 ‚Joor yo ἢ! Jooı >Loon “u 5 J AN .Jooı
ΚΟΥ} Jusolso yau.any oöı ooıo "usoaol, a2, kanın κοῦ 0 DS wol
Jana, ws ‚Joa (μοι u nö Js “Asol Jocı N oohs! Ho. Joorss
IS ‚oo JNusoohno [30 „20 RL sawabSus (ro Jay com of JJooro
sl „20 ‚Jociks kr ! δ ωοιορδὰν 3 — τῷ ‚Joow oh [εἱ olı
141. PV deest. — 2. P deest. — 3. B kojo ἴοοι, P koj> σοι — 4. P Slo- — 5. P deest. —
6. P deest. — 7. B deest. — 8. P lom ἴϑον: — 9. P wanl. - 10. P lonzy ἴοον: — 11. B Del. — 12. P
μδροουν,ϑ.. 13. BV uno.
füt &ternel; mais, s’il n’6tait pas öternel, il ἃ &t6 er&6 et a eu besoin d’une
cause. Donc, ou (cette) cause a 6t& eternelle ou elle ne l’a pas £t6. Ainsi
ce discours s’enchainerait jusqu’a l’infini, ce qui est inexact. Le monde est
done eternel, ainsi que sa cause.
Deuxieme objection. Ils disent que si Dieu — gloire ἃ sa bonte — etait
dans son 6&ternite cause et createur, le monde, son eflet et sa er6ation,
devrait aussi &tre eternel. Et s’il n’en &tait pas ainsi, mais que, n’etant
pas cause et er&ateur, il le füt-devenu finalement, il arriverait qu'il ἃ subi un
changement dans sa nature, ce qui est inexact. Done le monde est Eternel
et non cr&£.
Troisieme objection. Ils disent que tout ce qui, apr&es une non-existence,
a &t& ou sera, n’aurait absolument pas existe, s’il n'avait pas eu la possibilite
d’exister. La possibilite d’exister, ötant une certaine force, a besoin d'un
substratum pour subsister en lui. Ge substratum devrait &tre öternel; autre-
ment, il aurait exist& quand il n’avait pas la possibilite d’exister, ce qui esi
inexaet. La philosophie nomme ce substratum matiöre'. Et puisqu’elle est
eternelle, il est necessaire que la forme aussi soit eternelle; car sans elle
1. Aristote, De generatione el corruplione, lib. I, cap. Iv : ”"Eorı δὲ ὕλη μάλιστα μέν καὶ χυρίως
τὸ ὑποχείμενον, γενέσεως χαὶ φθορᾶς δεχτιχόν.
*P fol. 14
ὟΣ
552 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [64]
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1. BV elsoßse. — 2. P deest. — 3. P wo. — u. P deest. — 5. V kom, P kom. — 6. P
aN .[As00- — 7. P οέομδς. - — 8. B w,00- — 9. B [Molam.aan. _ 10. P ἴδωϑον 1501. — 11. P Dao.
15, ΒΝ «ρβοοδοο. — 13. B Idaly:
elle ne peut pas exister. Quand elles sont toutes deux eternelles, ce monde
physique qui en est compos£, doit aussi ötre 6ternel. On sait par la que (le
monde) n’est pas cre£.
(Quatrieme objection. 115 disent que pour tout ce qui est devenu, la
non-existence est anterieure A l’existence. L’anterieur n’est pourtant pas la
non-existence; autrement comment la non-existence pourrait-elle ötre
limitee par lui? Mais, puisque l’ant&rieur est dou6 de l’existence, que lui aussi
est devenu et aun commencement, il a besoin d’un autre anterieur et celui-ei
d’un autre et ainsi jusqu’a l’infini. La raison nomme ces anterieurs et pos-
törieurs temps, c’est-A-dire mesure du mouvement d’un corps celeste. Done,
temps, mouvement et corps, tous ensemble sont öternels'.
Cinquieme objection. 115. disent que l’origine de ce monde est le bien;
autrement Dieu ne l’aurait jamais er&e. Et si Dieu ne l’avait pas ὁγόό dans
l’ternits, il se trouverait que Dieu aurait &t6 retenu dans le bien pendant
une tr&s longue p6riode, ce qui est inexact.
Sieieme objeetion. 115. disent que l’&ternit du monde conlirme que Dieu agit
1. Pour les termes philosophiques employ6es dans ces objections, voir Aristote, Melaphysica, aux
endroits correspondanls.
[65] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 553
> buy „ass Mus, Io a FE won olaso'sio ‚Jia Jo
ΒΝ hau nöh J "Nass ass yoao SA „ans Nius ads δι
am JjaasD od jlas N Pro 0 00 an? JusAuso >>
as μόνο um] od 5las ἢ „lo 000.0 > ID wolam
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Joa ado ρα oje Ir rslo ‚rLuada has
> ᾿ομοοιο Kam Jo vorn oA Kr Dash oo las
öl Los Iasas wo Jlasslass ol .JNrss Jlasslass us won unöl;
oa (00 a er aD ‚ba JNuno.s )opaasdS om Jusseo .}
zujaa Jh usoohs {ΠῚ ‚Luraso
sen ὑτέια ὡπ "τοῖα, Ay mid eu
NusoA» | oe οομ ἡ ier26| ΤΑ ham τσ,
Ἰοοι νον} ‚Joana Jooı I} ya > [u;amo ‚Löor abo Lohne ἾΝΑΣ
Jos ‚sony wars .Joor Jos μοι ans Jaluas 5] „JLsano [μόοι Jo,
1.B 80 — 2.P|NM»>. 3. pP bAus. — ἧς P deest. — 5. B wma-sınıs. — 6. P deest. — 7. P
am9s. — 8. Bplur. — 9. P siug. — 10. PB WA.
par nature, et sa er&ation, que (Dieu agit) librement. Mais qu’il n’agit pas
librement, on le reconnait ἃ ce que, s’il agissait librement, il agirait pour
quelque chose; car l’inclinaison n’est pas possible sans que quelque chose
influence l’Equilibre. Or si ce quelque chose apportait un profit au Or6ateur,
il se trouvait en [αἱ anterieurement comme un defaut; et, s’il ne lui dtait pas
utile, son activite se trouverait &tre vaine. Les deux choses sont inexactes'.
Refutation οἱ reponse. 115 disent : Il n’est pas &none£ par lä que ce « quelque
chose » pour lequel Dieu a er&& le monde et lui a donne l’existence, a
apporte un profit ἃ la er&ation et non au Createur, quand nous disons que
ce profit pour la creation est ou non un profit relativement au Createur.
Ainsi nous dcartons la premiere inexactitude. Done le monde n’a pas 6t6
ere& et n’a pas commenc6, mais est &ternel, sans commencement.
Devxı£ne section. De la refutation de ces objections.
Refutation de la premiere objection. Nous disons que si d’une cause eternelle
pouvait &tre seulement un eflet eternel et non (un effet) ογόό, ayant un
commencement, il serait alors necessaire qu'il n’y eüt dans notre monde ni
naissance, ni destruction, ni changement; car toutes ces choses, dans leur
1. Objeelion souvent discutee dans les litleratures syriaque et arabe.
PATR. OR. — T. XXIL. — F. & 36
554 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [66]
[081 15. gen ads ον. goarAn ΙΝαϑδοοδνδὸο ADS Im
Jo > Jooı IN“sooho JNooi J JMD > μώμλϑοο οοὶ
Ι Jod; ul LANDIS ab Jusaso Lö Lisanıı „pl «τ δια 86
ἀκ Luraso Löon ΕΝ) ὅξο Isöyy HI Kuzamo Jo Kos
Ns IT| 3, “> LulDjäs [δι a er ir ‚Zuag
9 aaa ‚oa μοοι Jr JLoN.] “Ὧν JaS uaslo „aLım Ns ὩΣ
Porn) JNSS Lusäs; μὅοι [858 ΝΟ 0 „ao LS \oobaN ol]
Jos; lu "aan J yulo las [ua „Joa wor) ΠΝ κοι
»Jra3 hola badın Lois ἢ
Joan Hess olassooAsas Jo; unöl ‚mZuid dawn τσ,
je>wasyo ‚on Jooı Παρὰ REN » Jul ‚La baby on
Jıua>, Ja Las abo Bu SEES) JS Jlauu|> 00 ἰϑν ας Lo » οἱ»
Sala pls /as5 0] Jaaalı oo hasıay Jans]; u al μὰς
or) Βα, "Jon Ss un] Lu] uns alu „u Jo Jaduas
᾿ »Ala,0,.a> Hama
1. BV lom. — 2. Ρ «Οἱ loy INS. — 3. B emaisan — 4. P IS, V ILS — 5. Β ρίαν. —
6. P ILasope. — 7. P deest, — 8., PV deest, V in margine ko.
causalite, tendent ἃ une cause öternelle. Si done le monde est ere& et aun
commencement, il est (issu) d'une cause non cre&de et &ternelle, de Dieu.
Replique. Ils disent que les activites qui ont une origine et un commence-
ment, ne sont pas ellets d'un Dieu non er&e& et sans commencement, mais
de mouvements spheriques qui sont ere&s et ont un commencement.
Reponse. Nous disons que si ces mouvements sphöriques, 6tant cr&es,
exigent des causes er&ödes, comment attribuez-vous tous les eflets ἃ une
existence necessaire, non ογόδο ? Et si les mouvements eelestes er&6s doivent
avoir necessairement une cause non cer&de, pourquoi niez-vous et jugez-vous
impossible que Dieu non cre& ait fait le monde erde?
Refutation de la deuxwieme objeetion. Nous disons que Dieu, dans 5011
eternite, Etait cause de ce monde en puissance. Ensuite, quand il l’eut ceree,
il en fut cause en activite. Il est clair qu’un changement de la sorte est
un changement dans l’6tat relatif et non un changement dans la nature.
Si l’architeete qui est un homme passif, faisant une multitude de puits, ne
subit aucun (changement) dans sa nature humaine, comment pourrait-on en
imaginer un chez Dieu dans son activite er&atrice ἢ
[67] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 555
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ad κοὐἱ ἰαδοῦδδο ao Löc Junslo aalus;l yal Jıssaa [Δὅ)»
us yo Luis: ‚söo kusoo ἐκ βοᾶλο.
Joa ana Nolasy oo teröl KLZiuhr τλλοοπ τσ.
1. P »a.oL. eV; ΟΝ τ. Ὁ — 4. Podeest. — 5. P;sllls. _ 6. B ILasın. —_
7. P Lasodsoy WS Lie! SS. — 8. Blyoll. — 9, Parc: x ;
Refutation de la troisieme objeetion. Nous disons que si tout ce qui peut
exister doit posseder une matiere pour qu'en elle subsiste sa possibilite
d’exister, alors aussi la matire devrait posseder une autre matiere, puisqu’elle
possede la possibilite d’exister, et celle-ci une autre. Ainsi s’enchainerait
(ce) discours jusqu’a l’infini, ce qui est inexact.
Refutation de la quatrieme objection. Nous disons que « l’antsrieur » n’est
pas doue de l’existence, autrement comment serait-il attribu&e ἃ la non-
existence, quand on dit : non-existence premiere, non-existence derniere? Et
sil n'est pas dou6 de l'existence, comment dit-on qu’il a une origine et
qu'il a besoin d’un autre anterieur et celui-ci d’un autre jusqu’ä l’infini pour
que soit reconnue l’eternit& du temps, du mouvement et du corps?
Refutation de la cinquieme objection. Nous disons que le bien a &te aussi
l’origine de toute personne humaine, dont Dieu est la cause, sans interme-
diaire suivant notre opinion, par lintermediaire des mouvements celestes
suivant. la vötre. Or, comme tous les ötres humains sont er&6s et non eternels,
de m&me aussi les animaux et les veg6taux.
Refutation de la sixieme objection. Nous disons Τα ἃ celui qui agit libre-
556 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [68 |
JNusNuıy NSS Ds μμωεὶ οὐ Nas TEN sl oo „Aus Ιβο
‚| ash AS gas ρον δον rs il» SEES Jay on μη]
Ρ fol. 15 of «ὃ As Ya ! lo JNasaS J,aso : ON nu I ? oo), Js
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aD 9. ομδοι ἢ" » ‚alas fusas JoNo a0. > a
= oWoot[o >} Joor zn οἷν ομόὸοι " Jo] .Jocı las
ahaumılı In .Adunih το διοοτε διχιτ ei arelan
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Nasoro „el Foaiaso [γ1α». ’AL] or>0
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Joou; 00, Jun JLESN > ‚Jogi Joor soo] ἢ „> μοι βόδι. url
os wor all „20 a 001 ku polo: “6430 .„Lascı og ‚Las [alas οἷν
‚Aası DS Jusas Jo wood]; on > Pl Jos Hs ur δὲ .Joouy wor
As: gas rar Mus abo Mina, alası > Lusas Joiso
Has DSDS lan > Lusas JAN Ir wär JaD ap ‚Lario
1. BV DS «ἀϑίοδν. _— 3, P uwonl. — 3, P W3lo «;Lats. — 4. B deest. — 5. P deest. — 6. Β wyıy:
ment, il n'est pas impossible d’abaisser un des deux cötes (de la balance) en
opposition ἃ l’autre sans une cause qui determine l’abaissement, comme quand
on apporte deux coupes en tout identiques ἃ quelqu’un qui veut boire,
il commence sans delai ἃ boire ἃ l’une des deux, quoique celle-ei ne surpasse
l’autre en rien. De meme Dieu aussi — gloire ἃ sa bonte — ἃ voulu (le
monde) et l’a crö& quoique la er6ation du monde ne lui apportät point de
ze.
{
ς
profit, pas plus que sa non-er6ation ne lui 6tait un domma
DeuxıkmeE cnarırrE de la deuxieme base. De la constitution de ce monde et
de sa disparition.
Il renferme une introduction et deux parties. D’abord
Intkopucrion.
Nous disons que, puisque ce monde n'a pas exist& et a (ensuite) ‚existe, il
devrait avoir n&cessairement une nature qui subisse la cessation. De möme
qu'il a la possibilit d’exister, pour Ötre ou ne pas @tre, cela ne provient point
de sa substance (propre), mais de sa cause qui est Dieu — gloire ἃ sa bonte.
— 1 sera montr& plus bas que Dieu — gloire ἃ sa bonte — agit volontai-
rement et non par nature. Donc si Dieu — gloire ἃ sa bonte — conserve
[09] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 557
ara] δὲ !Nji Das od Wu Aaso [μὰ δὲ SEI Jr μοι bass οἷν
μα > Il .anodsen up βμωοοι λα. — aD. Aa yauıs
»LaAn; yol gr ka. o +33 yanııs hass
ὄγχδι οοτδι χν τῶν δι ’anllanı numan repamd
τοὶ τὴτῖτ τό Dom τόϑαϊτι mim τ δι νὰ δι
erluta τισοὶξ al) vdhr τδιαλαιμδιου
Sp Je A] 20
ram τδιλξι aduntim Aduadha Ahannm Il,
!sojk Jr ehe Sa Is] Koll no eduran han
τὰκ αϑῦδο. DS
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6. P 3#eLL. — 7. BV deest.
eternellement ce monde sans-perte, ou s’il le supprime et detruit complete-
ment, ou s’il en detruit seulement la forme, la pensee rationnelle ne peut nous
y amener, mais, comme il sera montre, seulement les saints Livres, commu-
niqu6s par le Saint-Esprit.
PREMIERE PARTIE du deuxieme chapitre de la deuxieme base. Que ce monde
perissable ne perira pas sur lordre du Greateur.
ll renferme une section.
(Section unique), Des temoignages ecrits qui confirment cette question.
Premier temoignage. David! : Il a fixe la terre sur ses bases, afın qu’elle
ne soit pas ebranlee aux siecles des siecles.
Deuxieme temoignage. Paul dans l’Epitre aux Romains* : Car la creation
est soumise ἃ la vanite, non de par sa volonte, mais ἃ cause de celui qui
l’y a soumise, avec l’espoir qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de
la eorruption, dans la liberte de la gloire des enfants de Dieu.
Troisieme . temoignage. Saint Grögoire le Theologien *: Nous attendons
1. Ps. cıv, 5. = 2. Rom., vırı, 20-21, — 3. Citation libre de Gregoire le Theologien; voir P. @.
t. XXXV, col. 78%.
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558 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS. [70]
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done « la liböration des &l&ments et le renouvellement du monde entier ».
Puis, touchant le sermon du prophete Malachie' : Une fois encore le ciel et la
terre trembleront — j'&coute parler l’Eeriture — comme il leur est d6jä arrive
auparavant. Ainsi sera reconnu, comme je le pense, le glorieux renouvelle-
ment des choses. Il est necessaire que nous croyions Paul, lequel dit que le
dernier tremblement (de terre) n’est rien d’autre que la venue du Christ, la trans-
formation de ce monde et le transfert ἃ (l’&tat) qui est immobile et immuable.
Puis le möme, dans le sermon ἃ C£saire, son frere*: Pourquoi suis-je
alors de peu de foi dans les choses de l’esp6rance? Pourquoi suis-je temporel ἢ
J’attends la voix de l’archange, le dernier son de la trompette, le change-
ment de la forme du eiel, la transformation de la durce de laterre, la liberation
des ölöments et le renouvellement de tout le monde.
(Quatrieme temoignage. Methode dans le sermon contre Origene’: Si ni
1. ἢ. @., τ XNXXV, col. 1109. Au lieu de « prophöte Malachie » il convient de lire « prophete
Aggee ». Ἔτι μὲν ἅπαξ τὸν οὐρανὸν χαὶ τὴν γῆν σεισθήσεσθαι, τῆς Γραφῆς ἀχούω λεγούσης (Agg., 11, 7), ὡς δὴ
τοῦτο παθόντων χαὶ πρότερον" οὕτω δηλουμένης, οἶμαι, τῆς ἐπιφανοῦς τῶν πραγμάτων χαινοτομίας. Καὶ τὸν τελευταῖον
σεισμὸν Παύλῳ πιστευτέον λέγοντι (Hebr., XIT, 26-27), μὴ ἄλλον εἶναι ἢ τὴν δευτέραν τοῦ Χριστοῦ παρουσίαν,
χαὶ τὴν τοῦδε τοῦ παντὸς μεταποίησιν καὶ μετάθεσιν εἰς τὸ ἀχίνητον καὶ ἀσάλεντον. --- 2. P. G., τ, XXXV,
col. 784 : Τὶ μαχροψυχῶ περὶ τὰς ἐλπίδας; Τὶ γίνομαι πρόσχαιρος; ᾿Αναμένω τὴν τοῦ ἀρχαγγέλου φωνὴν, τὴν
ἐσχάτην σάλπιγγα, τὸν οὐρανοῦ μετασχηματισμὸν, τὴν γῆς μεταποίησιν, τὴν τῶν στοιχείων ἐλευθερίαν, τὴν χόσμον
παντὸς ἀνακαίνισιν. --- 3. ἢ. (ἷ., t. XVIII, col. 273 : Καὶ γῆν, καὶ ἀέρα, καὶ οὐρανὸν, μὴ ἔσεσθαι. ᾿Εχπυρω-
θήσεται μὲν γὰρ πρὸς κάθαρσιν χαὶ ἀναχαινισμὸν, χαταδασίῳ πᾶς ὁ χόσμος χαταχλυζόμενος πυρί.
[71] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 559
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le ciel ni l’air ni la terre ne passent, tout le monde sera ensuite embrase
par un feu qui descend, comme pour la purification et le renouvellement.
Cinquieme temoignage. Saint Jean le Scholastique de Scythopolis, inter-
pretant ce qu’a dit saint Denys l’Arcopagite' « ἣ πάντων θέσις, ἢ πάντων
ἀφαίρεσις », Τ᾿ ἃ explique : 1’« ἀφαίρεσις πάντων » signifie qu’il changera et transfor-
mera m&me la θέσις et la ποιήσις πάντων et qu’il enlevera des choses etablies celles
qui sont propres ἃ la nature. Puis : Les philosophes nomment aussi θέσις les
formes qui sont jointes ἃ la matiere et ἀφαίρεσις les qualit6s qui sont enlevees
des formes, par exemple de la terre le poids et la secheresse, car ensuite
elle deviendra eau. Donc Dieu transformera möme celles-la.
DEvxIEmE PARTIE du deuxieme chapitre de la deuxieme base. De l'opinion
de ceux qui professent lannihilation absolue de ce monde, et de sa refutation.
1. Pseudo-Denys l’Ar6opagite, De divinis nominibus, cap. 11,2% et Jean le Scholastique, dans Sancti
Maximi Scholia in likrum De divinis nominibus, cap. 11, 4 4, ad « Τὸ παννόητον » ete. Pseudo-Denys :
Ἢ πάντων θέσις, ἡ πάντων ἀφαίρεσις, οἵ. P. @., t. III, col. 641. Maximus : ᾿Αφαίρεσις δὲ πάντων ἐστὶν, ὡς
χαὶ τὴν θέσιν αὐτὴν χαὶ τὴν ποίησιν μεταῤῥυθμίζων, χαὶ μετασχενάζων, καὶ ἀφαιρῶν Er τῶν τεθειμένων τὰ χατὰ
φύσιν...... λέγουσι δὲ χαὶ οἱ φιλόσοφοι θέσιν τὰ ἐπιτιθέμενα εἴδη τῇ ὕλῃ" ἀφαίρεσιν δὲ, ὅταν αἱ ποιότητες ἀφαιρεθῶσι
τῶν εἰδῶν" οἷον γῆς τὸ βαρύ᾽ ὕδατος τὸ ὑγρόν ὁ οὖν θεὸς, ὁ zul ταῦτα μετασχηματίζων, ἣ πάντων θέσις, χαὶ
ἀφαίρεσίς ἐστι. A la fin de la citation, le texte syriaque ne reproduit pas exaclement les Scholies ;
il concorde entierement avec la Paraphrasis de Georges Pachymere : Ἀφαίρεσιν δὲ, ὅταν αἱ ποιότητες
τῶν εἰδῶν ἀφαιρεθῶσιν, οἷον γῆς τὸ ξηρὸν χαὶ βαρύ᾽ τότε γὰρ ἔσται τυχὸν ὕδωρ. CA. P. G., 1. III, 60]. 665.
* P fol. 16
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560 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [72]
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Elle renferme deux sections,
PREMIERE SECTION. De leurs lemoignages ecrits.
Premier temoignage. David' : Ils passeront, tu resteras; ils s’useront
tous comme un vetement. Puis® : Les montagnes fondent comme eire devant
le Seigneur qui viendra pour juger la terre.
Deuswieme temoignage. Isaie” : Car voilä, je er&eerai de nouveaux cieux
et une nouvelle terre. Puis* : Les cieux se rouleront comme un livre.
Troisiceme temoignage. Evangile’ : Le soleil s’obscureira, la lune ne
donnera plus sa lumiere et les &toiles tomberont du οἷο]. Puis® : Le ciel
et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas.
(Quatricme temoignage. Jean dans son Epitre catholique’ : Le monde passe,
et sa convoitise.
Cinquieme temoignage. Paul dans la premiere (&pitre) aux Corinthiens® :
Car la forme de ce monde passera; c’est pourquoi je veux que vous soyez
sans inquietude.
1. Ps. cn, 26. — 2.-P8.. ΧΟΥΤΙ, δ᾽. δἰ. Ps, χου τ 9. — 3. Isale, rLxv, 17. ἃ Ibn zus nee
5. Matt., xxıv, 29; Marc, xt, 24-25. — 6. Mallh., xxIv, 35; Marc, ΧΙ, 31; Luc, xxı, 33. — 7. I Jean,
11,17. — 8.1 Cor., vıı, 31-32.
[73] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 561
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— 10. Bwaboß. — 11. V unaly.
Sixeieme temoignage. Jude l’apötre dans son &pitre' : D’un signe bret
et d’un clignement d’eeil il ordonnera au feu, et celui-ci allumera ces trois
elements et les etoiles et les brülera comme bois.
DEuxIEME section. De la reponse collective, commune aux temoignages.
Nous disons que tous ensemble annoncent et demontrent l’aneantissement
de la forme p6rissable de ce monde et non son annihilation absolue et cessa-
tion totale. En effet l’usure des vetements, la fonte des montagnes, l’enroule-
ment des cieux comme un livre, l’obscureissement du soleil et de la lune, la
chute des 6toiles, l’affınement et l’&puration des el&ments par le feu qui est
de möme nature qu’eux ne d&montrent pas leur annihilation, mais pas davan-
tage que de nouveaux cieux et une nouvelle terre seront er&6s; car David
a done demand& qu’un caur pur füt eres en lui?’, c’est-ä-dire que son cour
füt purifi6 et non quil füt detruit. Aussi « ils passent » marque le chan-
gement de la corruptibilit® en incorruptibilit& et (la parole) du divin Paul
sufit Al’explication, puisqu’il parle de la forme du monde et non du monde.
1. Cette eitation n’a pu .etre identifide. Barhebraeus la reproduit dans son kE£>n PD; seule la
fin differe : Jeatosy μοί ‚om> „waso wol. Ci. II Pierre, ıır, 7, 10, 12. — 2. Ps. LI, 12.
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502 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [74]
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7. P onduuny. — 8. P walls, Y wlum|>. — 9. P deest. — 10. P deest. — 11. B wre.
TRoISIEME cHAPITRE de la deuxieme base. De la connaissance de chacune
des choses eredes d’apres la classification de l’Eglise en siw jours.
Il renferme six parties.
PreEwmI£RE paRTıE. De ce qui fut cree le premier jour.
Elle renferme une introduction et six sections. D’abord
Intropucrıon.
Les choses qui furent er&6es au premier jour sont : les cieux sup6rieurs
qui embrassent l’univers, et la terre, et l’eau, et la lumiere'. L’air etait
contenu dans l’eau, d’autre part le feu dans la lumiere en raison de la parente
qui est entre eux. Mais quant aux cieux qui furent ereds le premier jour,
les saints maitres divergent beaucoup. Saint Basile dit que le firmament eree
le deuxi@me jour est autre; Mar Jean, par contre, que c'est le m&me et que,
le deuxieme jour, il est question de lui, mais non de sa ereation®. Mar
1. Gen., 1, 1-3. — 2. Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 35v : aa boy = τοὶ wallums Jason ιϑὶ
lea. oje "πο Bar BAR wosas jas,0 δωϊμδωο ur bie! ı ΤΆΦΟΣ το ὡοσοδωὶ hjel τοὶ os wrolly
-5l Las S;a Id: > οἷον 1058 « Saint Basile aussi a dit que ces cieux ciles avec la terre sont
autres que le firmament. D’autres disent, mais surltout saint Jean, que Moise donne lä le nom de
cieux au firmament, dont il traite au deuxieme jour. » ΟἿ᾽ ib., fol. 63 v οἱ bir,
| LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 563
„A, ΙΝ Ὁ] No ρα A255 «δὶ KON Ba 200 τοὶ
μοιοὶ or San ‚No |Nsaaı Anal 5 No1o bjl>s No!
Isaaı Jar νον. οἷς Au] pas „> λα Jaa Jo; μοὶ 3} au
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κοῦ unol|y οὐ Jasaao μμϑορο Ιου unslly οι asooı ὅλ. οὐι Las;
Iso gr lo πὸ Ir bis! sa Luusol DL ih !Lyaxso
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1. P bea>. - 2. P deest. — 3. P οἷοι.
Ephrem et Mar Jacques de Saroug disent que la sagesse divine a designe
par « cieux et terre » la cr&ation des &tres anne c’est-A-dire des anges
et de ceux qui sont perceptibles par les sens'. Mais Jacques d’Edesse dit que
Moise ἃ nomm& « cieux » le feu et l’air, car la sainte Eeriture donne ordinaire-
ment ἃ l’air le nom de ον comme chez David « l’oiseau du ciel » et dans la
Loi « la rose celeste » ἡ. Mais, selon moi, vraisemblablement les cieux sup£-
rieurs sont ceux qui furent er6&s le premier jour, et ces cieux que l!’on nomme
firmament et qui furent cr66s le deuxieme, ce sont les huit autres (spheres) des
stoiles fixes et des plantes. Et qu’il ne plut point ἃ la sagesse creatrice de
erder ceux-ci en m&me temps que ceux-lä, la grande difference qu’il y a entre
eux l’affirme : (les superieurs) ne sont pas specialement £toiles, ils se meu-
1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 55r : waunc| Θὲ .upiey van uno ur ul ur
asjaL] oisos | - Idea. 50 Iyon INujab \omdujas [5 559. uno Ip „ie bielo japan woscyollo
wo «οὶ on Dal! 590. aaa ‚öl Duo βαρ δῷ Jo [5 Nasisy „Jaaso jaoly way „une an 20
Iyo> Pasr20y Im No „za Is ΝᾺ» il 1530) 00 «ἰδῶ |jo jollsaSo [5139 ot.» gisaiıy [Nino;
5 Do joca Au [N [55 [ISPRER }easo μον Mo 'L;> « Mar Ephrem, Mar Jacques de Saroug, egale-
ment Zenobios (?) et Th&odore le Nestorien et d’autres disent que les anges n’ont pas precede dans
leur formation cette ceröation perceptible par les sens, mais ont &t& formes en m&me temps queelle.
Ils disent done, que lorsque Moise enonce : « Au commencement Dieu er&a le ciel et la terre », il
nomme lä cieux, crees en m&me temps que la terre, les (cieux) spirituels dans lesquels habitent les
anges, et les anges, et par la ils disent qu’il n’y eut absolument aucune creation anterieure ἃ la parole
@noncee par Moise : « Au commencement Dieu ογόα le ciel et la terre. » Οἵ. ib., 35v et 36 v.
— 2. Moise bar K£pha, ib., fol. 36r : boas wjally hisaay „el sa bislo μοιδοὶ San u;
«ϑομδα μον |Au59, „or il wo το un [δῶμ -51! Joan In „so IHaıı Jam |;.20 - yo
‚Ama, \ny I5a.as A530 μον |Fo 4}} Ioca go p „eondn Duso βοῦς κῶνος jan
‚ke a, haar ΠῚ > sn wo |Mjas%3 « Mar Jacques d’Edesse et d’autres avec lui disent
que Moise a donn& au feu et ἃ l’air le nom de cieux qui furent er&es le premier jour. On sait que l'air
est nomm& cieux parce que David dit : « Les oiseaux des cieux habitent au-dessus d’elles
(Ps. cıv, 12) et montent vers les cieux et descendent vers l’abime »; David donne done ἃ l’air le
nom de cieux. Il est eerit dans les benedictions au sujet de Joseph : « Son pays est beni de la rosde
des eieux » (Deut., xxxır, 13), desquels descendent les nuages. »
Parole
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564 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [76]
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ar ’INalay ojaplo asd.a [5Ν 9) oiın 1;aN ‚ooune κϑὸ use „0
Ja SQ "polz waradoll wasaei Faro: μοὶ Ars poll
-1. P deest. — 2. P ISa>y, B |Nelsy. — 3. BSH onen.
vent rapidement de l’est ἃ l’ouest, separent le jour de la nuit et accom-
plissent un jour plein, alors que les autres, tous ensemble, sont etoiles et se
meuvent lentement de l’ouest ἃ l’est. Certains, aveugl&ös par l’opinion des
paiens, disent que, le premier jour, la lumiere seule fut cr&&e et que le reste
etait Eternel, comme le montre « au commencement ». ll leur est r&pondu
que « au commencement » ne signifie pas partout &ternite, mais (seulement)
quelquefois, comme : Au commencement 6tait le Verbe, ou : (Jui est plus
ancien que ce qui ötait au commencement'? quelquefois non, comme : Celui
qui crea, au commencement, fit ’homme et la femme, ou : Des le commence-
ment il est meurtrier?. Quelques maitres sont d’accord avec la parole de
l’Eeriture et disent que les choses erdees le furent en six jours, tel saint Gre-
goire le Theologien, lequel dit que Dieu opera cette nouvelle erdation en six
1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 32r et ss., explique longuement le mot MIUNN2, c’est-ä-
dire « au commencement ». Pour &elairer le sens de « &ternit6 », il a recours aux mömes exemples
que Barhebraeus : as» „do 1;> sr Lss,0 186} 569 ol pP ὡοαςς ὅλο] το Φοαρῥαςοῖςς μογο zoo
μι. Sl . ωοιοδὶ UP ol „»oNs unodly “l2y wond au. SL „Das ον 000 το waai0y ὃς
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mal ς Saint Grögoire le Thöologien I&moigne, quand il parle ainsi dans (son) premier sermon sur
le Fils: « Qui est plus ancien que ce qui 6lail au commencement? » il pose lä que le Fils est ou
@lernel, ou non. Saint Mar Jean l’afirme aussi en expliquant ce qu'a dit Jean l’evangeliste : « Au
commencement &tait le Verbe » (Jean, 1, 1); quand (celui-ei) dit ainsi de son Verbe : « Au com-
mencement », cela ne signifie rien d’autre, d’apres Mar Jean, qu’« il est permanent el eternel ».
2. Matth., xıx, 4 et Jean, vıır, 44. Outre les eitations faites par Barhebraeus, Moise bar K@pha,
ib., fol. 32v, en introduit d’autres demontrant que ΤΟ ΝῚΞ ne signifie pas « &lernile ».
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[77] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 565
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V ὅϑι μιλϑ. — 11. P deest. — 12. P deest.
jours afın qu’avec les choses credes vint aussi l’ordre'. Mar Jean, d’autre part,
dit qu’il convenait que la eröation füt, mais pas toute en une fois*. Ainsi
ont pens6 aussi Mar Ephrem et Mar Jaeques’. Grögoire de Nysse et Jacques
d’Edesse n’ont pas juge de la sorte, mais bien que toutes les choses er&ees
naquirent d’un clignement d’eil et d'un ordre bref, que, lorsqu’il est dit « tel
jour, fut ere& ceci; tel jour, cela », il (s’agit) seulement d’exprimer l’ordre'.
Au point de vue du raisonnement cette opinion est exacte; mais au point de vue
de l’Eeriture, c’est l’autre. Il est tres clair que nous devons avoir plus de
confiance dans l’Beriture prophötique que dans les raisonnements des maitres.
ῬΒΕΜΙΝΒΕ section. De la nature des cieu@®.
La sainte Eglise de Dieu connait la nature de tous les cieux ensemble,
c’est-A-dire des superieurs et du firmament qui est ἃ l’intörieur d’eux, comme
non differente des quatre @l&ments. Mais ses repr&sentants divergent sur ce
point : (les cieux) sont-ils composes par les quatre (löments) ou par l’un
1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 56r, reproduit le texte mot ἃ mot; il emploie neanmoins par
erreur je, au lieu de Fa, faute qu’il ne commet pas ailleurs. — 2. Moise bar Ke&pha, ib. : wisa
„Jon Nor -;-20l ua» happy an yoly Jaaa9> wasfal « Mar Jean dit dans le commentaire de l’Evangile
du bienheureux Jean : « Il convient que la er&ation...» — 3. Moise bar Kepha, ib., fol. 55 v et 56r.
— 4. Moise bar Kepha, ib., fol. 55 v. Le texte est chez lui plus long et comporte ἃ la fin μϑαβ᾽ IA»
«du bienheureux » au lieu de notre Jadahy wm |8>s- « d’ordre ». — 5. Moise bar Kepha, ib., fol. 56 v
et ss., traite ce sujet d'une facon plus etendue.
” P fol. 18
19
566 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [78]
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> ansjadams Juasas ϑοϑοϑο !ο <! Jar2| or a0 χαϑίοοσοο
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1. P walls V wad\.ms. _ 9, P allly unoNels. — 3. P deest.
quelconque d’eux'? Des prophötes, le eelebre Isaie n’a pas dit ce que sont
les cieux, mais seulement qu’ils ressemblent ἃ de la fum6e; en effet, ila dit:
Qui a etendu les cieux comme de la fumee* . Saint Basile dit que le firmament
ne provient pas du melange des corps, mais est une nature permanente et
solide, non perceptible par les sens’. Gregoire de Nysse dit que le firmament
est la frontiere plac&e au milieu, entre cette er&ation corporelle et la spiri-
tuelle; il a une forme et est color&e‘. Mar Ephrem, par contre, et Theodore,
commentateur des Nestoriens, disent que le firmament est issu de la
nature aqueuse, comme le fromage du lait et la glace de l’eau’. Mar Jean dit
que personne ne (peut) experimenter ce qu’est le firmament, ni s’il est de
l’eau ἃ l’etat solide ni s’il est de l’air assemble “ἡ. Jacques d’Edesse ditä un
1. De m&me chez Moise bar Kepha, Hexaemer on, fol. 57r— 2. Moise bar Kepha, ib. : μϑν ων hal
ud N. umo&sl l5jaso kan Kasa Abs van [ul pl μοὼ N 805 on. kan bus; SA ol
Jam 250 « Le prophete Isaie parle ainsi du firmament : « qui a solidifi les cieux comme de la fumee ».
Il montre que (les cieux) ne sont pas un corps Epais et solide, mais töenu et subtil. » Cette eitalion
d’Isaie (LI, 6) se trouve mot ἃ mot dans Basile, P.@., t. XXIX, col. 20 : Ὃ στερεώσας τὸν οὐρανὸν ὡσεὶ
χαπνόν; cl. Velus Testamentum Graece, LXX, textum ex codice Vaticano edidit V. Loch : Ὅτι ὁ οὐρανὸς
ὡς καπνὸς ἐστερέωθη, et le lexte hehreu : ὙΠΟΩΣ ΣΟΙ Dawn. La diflörence entre le verbe hebreu
A923) et celui employ& dans notre texte (95) provient vraisemblablement de la confusion des
verbes grecs στερέω οἱ στερεόω. --- 3. Moise bar Köpha, ib. : το & μον ;ol walum|s > jas,0
„hunas || a 5doy Ip 0 459009 .5jamo ilasey modul sope jan Μὲ. ὡονοδωΐ panatı, 3 Hodan
« Saint Basile dit que le firmament ne provient pas du ımelange des corps, mais est une nalure
permanente et solide. Elle ne peut &tre percue par la connaissance comme (les choses) perceptibles
par les sens. » Cl. P @., τ. XXIX, col. 60 et 61. — 4. Moise bar K6pha, ib., avec plus de d&veloppemenl.
5. De m&me chez Moise bar Köpha, ib., fol. 57v. — 6. Moise bar Köpha, ib., plus bas: wawlasl wi.
9,05 I ILiel sol ol wann 41} οἱ -μβον heise Jun; umoduly wil zb hs ‚ham jael ws
Ip N buo; wood] «Ὁ Kuss bo} udsLL! Lissy «Mar Jean parle ainsi : Pourquoi quelqu’un
dit-il que le firmament est de l’eau ἃ l’etat solide ou de l’air assemble, ou une autre subslance? Mais
le firmament dörive done de l’ordre du Seigneur. Ge qu'est le firmament, personne ne le d&ecouvrira. »
[79] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 567
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1. PB }i2aso. — 2. B deest — 3. P deest «63 ol. --ὰἋ V nie. —5. VO.
endroit que (le firmament) est de l’air condense et solide ' et, dans le livre des
scholies, que l’Esprit-Saint a tenu r&unie la fluidite des eaux et d’elles a etendu
le firmament comme une tente, comme une voüte”. Quand tous disent ἃ
V’encontre d’Aristote? que (le firmament) n’est pas un cinquieme &l&ment,
mais est issu de l’un des quatre, il regoit necessairement, comme eux, une
naissance, une destruction, une dechirure et, en outre, est chaud ou froid,
humide ou sec, l&ger ou lourd, οἷο. Nous le confirmerons par une demonstra-
tion.
Preuve. Nous disons que tous les corps sont identiques en corporeite. Si
une certaine qualite se trouvait specialement dans le corps des cieux, elle s’y
trouverait ou par le fait qu’il est un corps — il en resulterait necessairement
que ce qui se trouve en lui se trouverait aussi chez les cieux et reeiproque-
ment — ou par le fait qu’il se trouve en [αἱ sp&eialement une certaine qualit6,
cause de ladite corporeite. Si cette qualit& est nöcessaire ἃ la nature (du
corps), elle doit se trouver dans tous (les corps), tant elle-m&me que sa cause.
Si elle n'est pas necessaire, elle aurait necessairement besoin d’une cause,
laquelle est nöcessaire ou non. Ainsi s’enchainerait le discours jusqu’a linfini,
1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 57r. — 2. Mot a mot dans Moise bar Kepha, ib., fol. 57 v.
— 3, Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ıı el De Gaelo, lib. I, cap. ΠῚ.
568 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [80]
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1. V has. _ 2, Ρ αρωωδϑωῦοϑ V δοαφ θωῦθ. — 3. B oma 1 Ipst, V loan as Ipest. ἘΞ
4. B lomaS. - 5. v Wal. —6.vMMl.— 7. Ρ ὁ 'ο on.
ce qui est inexact. Le corps des cieux doit done recevoir toutes les qualites
que recoivent les autres corps.
Objeetion. Les peripatetieiens disent' que les cieux sont indechirables
parce que la dechirure resulte et a coutume de r&sulter d'un mouvement
direct; orles cieux se meuvent eirculairement. Et s’ils ne sont pas susceptibles
de döchirure, ils ne doivent &tre susceptibles ni de naissance ni de destruction.
Ils ne sont pas non plus chauds, parce que ce qui est chaud se meut vers
le haut et ἃ cause de cela ils ne sont pas non plus legers. Ils ne sont ensuite
ni froids ni lourds, parce que ce qui est ainsi se meut vers en bas; or les
cieux (ne se meuvent) ni vers le haut ni vers en bas. Ils ne sont ensuite ni
humides ni secs, parce qu’ils ne sont passifs® ni facilement ni diflieilement.
Ils n’ont pas de couleur parce que, autrement, les inferieurs cacheraient ἃ
notre regard ceux qui sont au-dessus d’eux; or, n’est-ce pas, les &toiles
superieures et införieures sont visibles ensemble. Qu’ils sont simples et non
composös, leur sph6rieite en t6moigne; ils ne grandissent ni ne diminuent,
sinon l’existence du vide serait necessaire, ce qui est impossible. Ils vivent,
1. La base de ces opinions est aristolelique. Voir dans Stobee, Eelogae physicae, 1, 23 (edition
Wachsmuth, Berlin, 1884 p. 201) la doxe aristolelique : Συνεστάναι δὲ τὰ ἄστρα χαὶ τὸν οὐρανὸν Ex τοῦ
αἰθέρος" τοῦτον δὲ οὔτε βαρὺν οὔτε χοῦφον, οὔτε γενητὸν οὔτε φθαρτὸν, οὔτε αὐξόμενον οὔτε μειούμενον ἐς ἀεὶ
διαμένειν ἄτρεπτον χαὶ «ἀναλλοίωτον, πεπερασμένον χαὶ σφαιροειδῆ χαὶ ἔμψυχον, χινούμενον περὶ τὸ μέσον ἐγχυχλίως.
— 2, «bo röpond μοι τιν au texte d’Aristole, Meteorologica, lib. IV, cap. 1: Τὰ στοιχεῖα τέτταρα
ouublönxes εἶναι: ὧν τὰ μὲν δύο ποιητιχὰ, ... τὰ δὲ δύο παθητικὰ, τὸ ξηρὸν χαὶ τὸ ὑγρόν" Voir ib., cap. IV.
[81] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 569
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αν ὅν. Audi, (ooLım u pa 5 So [ii Aulanıs
our 1° Jyon "La 2!
1. P deest. — 2. P Lab> aS, B corrupt. [αν — 3. B [αν >. — 4. PB deest. — 5. PB. deest. —
ΤΕ,
6. Ῥ βμοϑο. — B deest. — 8. BV «το: — 9, P |Lauatusoy. — 10. B ῥοῖδρων, — 11. μό!ρας 1:9.
— 12. Plan un-
puisqu’ils ne se meuvent pas direetement comme les (choses) inanime&es,
el&ments et plantes' par exemple. (Les peripateticiens) disent en outre que
la relation des quatre &l&ments inanimes avec l’ensemble des cieux est
beaucoup moindre que la relation avec le corps humain du froment aval& par
l’homme. Si le froment mort -qui est ἃ l’interieur de l’homme ne nous
empeche pas de lui donner la denomination d’ötre vivant, ces el&ments morts
qui sont ἃ l’interieur des cieux ne nous empe&chent pas de donner aux cieux
la denomination d’ötres vivants. Le bel ordre de leur admirable mouvement
prouve qu’ils sont doues de raison. Qu’ils n’ont aucun des cinq sens, externes
et internes, non plus que de colere ou de desir, on le reconnait ἃ ce que ces
(sens) ont &t& er&&s chez l’etre vivant, pour attirer les choses convenables et
repousser les nuisibles. Aux cieux ne conviennent que des (&tres) spirituels
et (ceux-ci) ne sont pas attires par les sens.
Refutation. Nous disons que seule notre preuve refute colleetivement toutes
ces objections. (Le but) du present ouvrage n’est pas de traiter chacune
d’elles en particulier.
1. Comparer l’opinion des stoiciens et des Epicuriens sur le mouvement des plantes, Plutarque;
Epitome, V, 26 : Τὰ δὲ φυτὰ αὐτομάτως πως χινεῖσθαι, οὐ διὰ ψυχῆς. (Diels, Doxographi Graeci, p. 438).
PATR. OR. — T. XXII. — F. 4. 37
55 Ε [01:19
Τ᾽.
570 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [82]
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Ir, Jasajo anas ar af | „umios ar wir Alam]
lad io IND sp
οὐ bay Ir Hua was Pilz nöl «ϑὸ bis ‚aual, J1>
1, BV plur. — 2. V 0,00. — 3. Β suff. fem. gen. — 4. B suff. fem. gen. — 5. B Ἰμῖο —6.P
«2jaay ara, B amiai02y war2y wi. — 7. P Puno: — 8. V waNa9. _ 9. PV on»
DEuxIEMmE SECTION. De l’ewamen de la terre comme element. D’abord
De sa nature et de sa forme. Personne ne doute que la terre est par nature
froide et seche'. Nous döterminerons done sa forme*. Nous disons que la terre
est ronde en longitude, c’est-A-dire de l’ouest Al’est. On le sait par cela que le
soleil se leve dans les pays orientaux plus töt que dans les oceidentaux; on le
sait par cela que les &clipses de June commencent dans les endroits orientaux
plus töt que dans les occidentaux. Puis qu’elle est ronde en latitude, c’est-ä-dire
du sud au nord, on le sait par cela que plus quelqu’un s’approche du nord, plus
le pöle nord s’eleve au-dessus de sa tete *. Or si elle est ronde dans sa longueur
et dans sa largeur, sa forme est n&cessairement spherique; m&me s’il s’y
trouve de hautes montagnes et de profondes vall6es, elles ne troublent pas
sa spherieit6; car, si elles sont puissantes, elles sont tres petites relativement
ἃ elle et ont seulement pres d’elle l’aspect d’un grain de moutarde ἡ.
De sa couleur. Les paiens disent : Puisque la terre est simple, elle doit &tre
1. Aristote, Meleorologica, lib. IV, cap. 1 et De generatione et corruptione, lib: II, cap. 111. — 2,
Aristote, De Caelo, lib. II, cap. xıv.—3. Les deux preuves de la spherieite de la lerre.de l’ouest ἃ [651
et du sud au nord sont empruntedes ἃ Claude Ptol&m6e, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. I, cap. ıv. Voir aussi
Qazwini, Cosmographie, t. 1, p. ler (edition F, Wüstenfeld, Göltingen, 1849) οἱ Nau : L’Ascension de
l’esprit, traducelion, p. 8. Pour les diverses opinions sur la forme de la terre, voir Qazwini, ib., PP: lee
et ss. — 4. De m&me dans l’Ascension de lesprit, Lraduction, ib. el dans d’autres ouvrages syriaques
et arabes.
[83] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 571
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>55 μ᾽ Mojo ul JAN ab «36... oo Dia aim,
2g0k> N! Hasıno }ἸΙομμοο Jam) [Ἰαϑλα δαὶ, — le» lo yr>
ago ass μα > κα μὰς Jlasansanı ‚nüal, Jin
"L55No JA Ja fol oo „Laaiimo od Ludo asyduo μόνο
1. P &lo. — 2. P deest. — 3. V low. — 4. B wma. — 5. V |Nulas. - 6. P μα. --
7. v wasorly. — 8. P |yaso, deest 2. — 9. Ρ bay: — 10. P deest. — 11 Ρ. ἰδωῦϑο, — 12. P μξοδιοο.
sans couleur, comme aussi les autres elöments'. Nous disons : M&me si la
composition est cause de la couleur, il n’est pas necessaire que toute couleur
derive de la composition; car, comme la logique nous l’enseigne, l’aflirmation
generale ne se renverse pas sur elle-möme*. Donc nous disons que la couleur
naturelle de la terre est noire. On le sait par cela que, comme la chaleur
noircit les (choses) humides quand elle en dissipe les parties claires d’eau et
d’air, le froid doit noireir les seches quand il les condense. Mais nous percevons
la couleur de la terre comme fonc&e et non noire ἃ cause des parties aeriennes
qui y sont meldes, comme aussi ἃ l’endroit d’une rayure dans du verre qui
n’est pas brise. Des terres rouges, verdätres, jaunätres et blanches ne sont
pas specifiquement simples, mais il y a en elles une certaine — si petite soit-
elle — composition de chaleur, d’humidite, de froid et de söcheresse’®.
Des montagnes. Si une forte chaleur rencontre beaucoup d’argile collante,
elle la dureit et la söche et en fait une grande pierre qui s’appelle montagne‘.
1. Comparer Pseudo-Aristote, De Coloribus, cap. I: Καὶ ἡ γῆ δ᾽ ἐστὶ φύσει λευχὴ, παρὰ δὲ τὴν βαφὴν
πολύχρους φαίνεται" el: Τὸ δὲ μέλαν χρῶμα συναχυληυθεῖ τοῖς RE εἰς ἄλληλα μεταδαλλόντων᾽ τὰ δ᾽ ἄλλα Er
τούτων εὐσύνοπτα τῇ μίξει χεραννυμένων ἀλλήλοις γίνεται. --- 2. « Une aflirmation generale ne decoule pas
d’une aflirmation generale renversee. » Nous disons : « La r&ciproque n'est pas vraie ». --- 3. Gelte derniere
explication de la couleur de la terre est developp&e largement par Moise bar Kepha, a fol. 166 r.
Les autres er ne üpurene pas chez lui. — 4. Qazwini, Gosmogr ne t. I, Iegb: Sr =
BEER ἜΤΗ 0] ΞΕ 38 una 1} a”! 15} 9 Σ CR, ΣΤΟΝ ILS ».:.}
*P fol. 1
y°
572 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [84]
lau An ;As > u) o9 wir ud] Niadı ‚slasosy JA>S>0 ja}
ὁ] JS us » yr> alas Adi Παλαιο Jlaxsas
nn Na alas > ra aus BOTEN ga ol:> Läso
As βουλαῖς (abiso [βοὴ Jia} 0 kuss JAualo «ϑϑι
‚io [Nas μιν [γοΐδοξιϑο "sa Hai] dor Ὁ. 5᾽}} "la, pam „us
op) Ansol Fanlufs;] yolo „Jung Is Janine Sie [50 χοὶ
1. B sing. — 2. P sing. — 3. P Ilaype- — 4. P «oo: — 5. P boss. — 6. P. anshejl.
La cause de la hauteur des montagnes est que les parties d’argile, apres leur
dureissement, sont diflörentes de duret& et de mollesse. Si alors beaucoup
d’eau ou des vents forts parcourent la montagne avec violence, ils en creusent
les parties molles et les dures restent'. De lä r&sultent les hautes montagnes
et les vall&es profondes. Les pierres, derivant du melange des quatre qualites,
ont des vertus diflerentes. Comme l’aiuarirng λίθος, qui asseche l’enflure de
ha „eo ἣν 9» δ» red! ha « Sur le changement des plaines en monlagne.... el reci.-
proquement. On dit que, quand l’eau est melee ἃ de l’argile et que dans l'argile il y a de la viscosite
et que la chaleur du soleil agit sur celle-ci pendant une longue periode, (l’argile) devient pierre ».
Moise bar K&pha explique comme suit l’origine des pierres et du sable, Hexaemeron, fol. 162r
δὲν : wor held ed ΟΣ Os uno une FI wLauttsoy 0 one . + has, 02 Ns bil
> Mao Ir LaD |Lamıpis “2,51 Po Inu Las wataol| .uo“o aaa la <> Doro
olasmjd wo" «οὔθ μῦν [Latte cu Se. ‚has „| hai DS |also or IA „ILamusan
38 lo, « Dans le premier assemblage done, quelques parlies de terre sont {res seches, d’autres
moins. Les moins söches se contraclent et quand elles se condensent muluellement par l’humidite
et que la chaleur les (?) atteint, (celle-ei) döchire [= Ije93] (l’argile) etla rend dure comme de la pierre.
De la tenuit& des parties tres seches nait la poussiere. » Ce texte de Moise bar Kepha a öt& emprunte
par Jacques bar Chakko dans son ouvrage du Livre des Iresors, Paris, Bibl. Nat., n° 316, fol. 168 τ΄
M. Nau a analyse les chapitres ıv a xxxı de la quatrieme parlie du Livre des tresors (πὴ 316, fol.
147 A193 dans le Journal Asialique, mars-avril 1896, p. 286-331). En ce qui concerne les philosophes
grees, v. Otto Gilbert : Die meteorologischen Theorien des griechischen Altertums, Leipzig, 1907,
Ρ. 386, note 1, ou sont mentionnees,les opinions d’Empe&docle, d’Anaxagore, de Platon, d’Aristote οἱ
de Theophraste.
1. Qazwini, Cosmographie, explique ainsi la hauteur des montagnes : EEN ἰρὶυ j uw Li,
ga! O5 Fl ER) οὐδ 2 air ὡς 5 3) mus BEL EN ‚ls?
ὐπὸ υἷος δ. εὶς A OL > BERKER GEGEN,
‚U L md ἀπ Ὁ as; La Quant ἃ la cause par laquelle la terre a des &levalions, des
hauteurs, il est possible que par le tremblement un abime se forme sur la terre et une partie de la
terre s’abaisse, l’autre s’eleve. Ensuite la partie ainsi 6lev6e devient pierre, comme nous l’avons dejä
mentionne, Il est possible qu’elles naissent par cela que les vents transportent la poussi&re d’une
place, et il se forme des collines et des pre&cipices. Ensuile elles se petriflent par la cause que nous
avons dite. » Moise bar Kepha, ib., fol. 162r et v, Lraite le m&me sujet, mais sans aucune valeur scienli-
fique; Jacques bar Chakko, ib., fol. 168 r et v, en repröduit le texte mot ἃ mol (voir note precedente).
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[85] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 573
jolo Ansol aa Dasag χοίο IAsaso] Ile "Jyausor INauei] Jalao
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ae a De ea a 1.9 τὸς «τοῦ Βα: en λοου
> Mauss dor "wor Yu οἷν aA Jjax Ss lo ‚os yaraso
05 κοῦ So as ’lanıslaSo ri sa [αὐ]
Sr Bas; yolo Tod Sm a0. Sal ons JLppis
A » uno ναόν τις [οἱ „ol je ββλϑοιο > -asj200
mt Judo ‚yanalso > Juanoro „aaol hadDo μπᾶ»
1. BV epQnoy — 2. P eo — 8. P Ilau9 ἕᾶλο, B |Laud... — 4. P od. — 5. V in margine DFn0e
er
Veeil', le λίθος ᾿Αρμενιαχός, c’est-A-dire le λίθος λαζούριος " et l’xpueveov, qui chasse
la bile noire ἡ, le τηχόλιθος, c’est-A-dire 1 ἰουδαϊκὸς λίθος, qui dissout les calculs
de la vessie ‘, la xiongıs, qui Epile et qui nettoie les dents ", et beaucoup d’autres.
Du sable*. Quand la mer deborde, si elle submerge longtemps une montagne,
elle la morcelle. Si elle la dissocie (?) en poussiere, ces parties dureissent
ensuite par les rayons du soleil et retournent ἃ l’&tat de pierre. Or, comme
des vents forts soufflent souvent sur elles, ils les emportent et, telle de la balle,
les dispersent et les chassent. Ainsi se forme le sable, car, n’est-ce pas,
quand la brique et l’argile se dissocient dans l’eau et qu’elles sont approchees
du feu, la brique se morcelle et l’argile dureit.
1. Dioscoride, Περὶ ὕλης ἰατρικῆς, Edition Sprengel, t. I, p. 810 : Δύναμιν δὲ ἔχει.... σμηχτιχὴν οὐλῶν
τῶν ἐν ὀφθαλμοῖς χαὶ τραχωμάτων σὺν μέλιτι. Qazwini, Cosmographie, t. I,p- ITA, au mot la: dass
ur) or « Et guerit les ulceres des yeux. » —2. Sur le λίθος ἀρμενιαπός, voir Dioscoride,ib.,t. I, p. 773,
note 68 et la preface, p. xx; t. II, p. 646, Comment. in Diosk., v, 105. Qazwini, ib., p. IT, δ)5}. --
3. Qazwini, ib., Ρ. ΓΕ; N Pt on y lit notamment : Lt 32] Ins « Nettoie la
bile noire par la diarrhee. » — 4. Sur le τηχόλιθος, voir Dioscoride, t. I, p. 816, note 98 : Τοὺς ἐν κύστει
λίθους θρύπτειν; puis t. II, p. 659, Comment. in Diosk., cap. cLıv. Qazwini, id., p. ΓΓΓ, gr
SER), Ξ ιὸ sw, St Las er ER «Quand on le boit, aide contre les calculs des reins et de
la vessie. » — 5. Surla χίσηρις, voir Dioscoride, ib., t. I, P. 792 : Δύναμιν δὲ Zyer. ... σμηχτικὴν ὀδόντων λεία ,,....
χαὶ εἰς Ψψίλωσιν. τριγῶν ἐπιτήδειον. Qazwini, ib., p. ITT, ya s r!' 5}, ge! As mol ἜΣ
ον} ὁ BSR or! «οἷς « Elle a la vertu de nettoyer les dents et epile quand on la
passe sur la tete et sur le corps. » — 6. A ce sujet, voir page [83] note 4 de notre traduction.
*P fol. 20
1.
574 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS, [86]
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Iso Jan, aD μοι „00 ‚ons Ja [ir Ss Lusöho „oo Jil
1. Psing. — 2. P δι βῖμο, B andy ie. — 3. P deest. — 4. P deest. — 5. P od No. —
6. P map. — 7. P Ipantuy. — 8-8. ΒΝ deest. — 9. P wawsly, V wohelsly. — 10. P [μηβδιιοῦνϑο.
Des metaux et des mineraux'. Ils sont de composition ferme ou faible. De
composition ferme, ils sont ou ductiles, comme l’or, l’argent, l’electrum, le
cuivre, le fer, le plomb, l’etain, ou non-ductiles. Ceux-ci sont non-ductiles
soit en raison de leur grande mollesse, comme le mercure, soit en raison de
leur grande durete. Ces derniers sont ou d&pourvus de matiere grasse et, ἃ
cause de cela, se brisent, comme l’hyacinthe, ou pourvus d’une matiere
grasse qui s’unit dans une grande mesure ἃ la nature de la pierre, en joint
les parties, et, quand celles-ci sechent, il en procede par exemple le diamant.
Cette (pierre) est, ἃ vrai dire, non seulement non-ductile, mais, battue sur
une enclume, elle y penetrerait; or, m&me surpassant et vainquant ainsi tout
1. Le passage relatif aux metaux et aux mindraux existe aussi chez Qazwini, Cosmographie, p, er;
u 6) MSN ὁ. N ae el SEN ἀν ΒΤ west ὁ
lol, le RE, ei gel null ALS a Bl, 5 Yyl br
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Eu TEN aM a le SEN 25, zlych Zell
« Des metauz..... Ils sont de composition ferme ou faible. De composition ferme, ils sont ductiles ou
non. Les ductiles sont les sept corps, c’est-äA-dire l’or, l’argent, le cuivre, l’etain, le fer, le plomb et
l’&lectrum; les non-ductiles sont ἃ la limite de la mollesse, comme le mercure, et ἃ la limite de la
duret&, comme l’hyacinthe. Ceux qui, ἃ la limite de la durete, se dissolvent dans les liquides, sont
des 5615, comme le vitriol, ’ammoniac; ne s’y dissolvent pas les corps gras, comme l’arsenic et le
soufre. » Il devrait done y avoir ἃ la derniere phrase de notre texte syriaque : « ou ils ne se dissolvent
pas comme l’arsenic et le soufre (... M»51r bPlN ol). » Les qualitds du diamant, non mentionndes dans
la eitation arabe ei-dessus, le sont presque mot pour mol ἃ la page Tv; voir &galement Pline, Historia
naturalis, lib. XXXVII, 4, 259 et I. Laucherl, Geschichte des Physiologus, p. 28, 2 32.
[87] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 575
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1. P kuss na, B Ss Ser ἘΞ 2. P deest bl ;i»l. — 3. BV μη)9: --ἅ. Β «Δομοιοΐο
— 5. P φρδμῳξϑορ. -- 6. P bPlo. — 7. P «Οοἱανορδοδοο, V omnLonsdse
corps dur, elle est morcel6e et detruite par le sang de bouc. (Metaux et
min6sraux) de composition faible se dissolvent dans le liquide comme tous les
sels, savoir le vitriol, le nitre, l’alun, l’ammoniae, le chaleanthum, ou (ne se
dissolvent pas), comme l’arsenic et le soufre.
De Forigine des metaux'. Les naturalistes et (hommes) verses dans l’alchimie
1. Pour cet alinea et or suivant, voir Aristote, Meleorologica, lib. III, cap. vır; Otto Gilbert
(voir page [83] note 4), ib;, p. 385 et ss.; Berthelot, La chimie au moyen äge, vol. II (La chimie_
syriaque), Paris, 1893. ἘΠηὶ bar Kepha, Hexaemeron, fol. 164r-166r, traile aussi de l’origine des
metaux, mais autrement que Barhebraeus dans notre texte. Jacques bar Chakko y puise dans le
Livre des Iresors, fol. 169 v-A71r, sous le titre PA“ Asol JeuNlphe Ss. Of. Journal Asiatique,
mars-avril 1896, pp. 307-8. Un texte identique au nötre se trouve chez Qazwini, Gosmographie,t. I, p.
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« Les metaux sont 'sept Corps. ir pense qu En a du ΠΕ du mercure et du Soufre. Si r
mercure et le soufre sont purs et completement melanges, que le soufre boit l’humidit& du mercure
comme la terre boit l’bumidite de l’eau, οἱ devient rouge, ayant la facult& de teindre, que la
quantit& des deux est dans le rapport (voulu), que la chaleur de la mine cuit les deux dans une
egale mesure et qu'il ne leur survient pas de dommage par le froid ni par la s&cheresse avant
qu’ils ne soient cuils, cela s’epaissit en or pur au bout d’un long temps. Si le mercure et le soufre
sont purs, que le mercure cuit entierement avec le soufre et que, de plus, le soufre est blanc, nait
Vargent. Si un froid liant alteint le soufre avant qu’ait agi la cuisson, nait l’eleetrum. Si le mercure
est pur et le soufre impur, et qu’il y ait en lui la force chauflante, nait le cuivre. Si le soufre ne
s’unit pas parfaitement au mercure, nait l’etain. Si le mercure et le soufre sont impurs, que le
nıereure est rare, terreux et le soufre impur, brülant, nait le fer. S’ils sont, outre leurs impuret6s, de
composition faible, nait le plomb. »
* P fol. 20
γος:
576 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS, [88]
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1. V aeiäge. — 2. P [Diana Jol ILojaso. — 3-3. P deest. — 4. P url. — 5. V Τγήξωθι. 6. P
gu >90 aaa. — 7, P anıllsad, B aussen. _ 8, P deest. — 9. V οἱ duaa. _ 10, Ρ ρίαν. — 11. Β deest.
disent que les genörateurs des mötaux sont le mercure et le soufre. On le
sait par cela que si (les m&taux) sont fondus, ils ressemblent en consistance
au mercure, puis que le mercure s’unit ἃ eux et que, condens& dans l’&ma-
nation de soufre, il est comme l’&tain. Done, si tous deux sont purs et
bouillent ensemble completement, lorsque le soufre est blanc, nait l’argent, et
lorsqu’il est rouge, pas brun fonc6, nait l’or. S’il vient sur eux un froid liant
avant qu’ils n’aient completement bouilli, nait l’electrum. Mais si le mer-
cure seul est pur, que le soufre est impur et brun fonce, nait le euivre; s’ils
ne s’unissent pas ἃ fond, nait l’&tain. Si tous deux sont impurs et defectueux,
(si) le mercure est rare et terreux et le soufre brun fonce, nait le fer. Si,
outre leurs defauts, ils sont de composition faible, nait le plomb. De cette
maniere les alchimistes s’eflorcent habilement, autant que possible, d’imiter
par un travail artificiel la formation naturelle. Le raisonnement logique
temoigne que l’existence de cet artifice n’est pas impossible.
De l’origine des mineraux. De composition ferme et non-ductiles, par exemple
les pierrestranslucides, c’est-A-dire ’hyacinthe, le böryl et autres, ils sont issus
x
”
*
6-3
#
[89] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 577
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7. P deest. — 8. P lo. — 9. B wonuna. — 10. B sing.
d’une nature aqueuse, condensde au froid ou au 560". Ceux d’une composition
faible, qui se dissolvent facilement, sont tous de l’espece des sels. Le soufre,
issu d’une nature aqueuse ayant fortement fermente avec une nature tellurique
et agrienne, s’est transforme en matiere grasse et condens& au froid’. Tous
les vitriols sont (formes) de sel, de soufre et de pierres dissociables, tel le
chalcanthum. Il ya ensuite des pierres (forme6es) de l’eau qui sourd de certaines
grottes et qui s’est condensde’. Il y a de plus des eaux dans lesquelles le bois
devient pierre, quand il y arrive. En Carie (?) il existe des lieux oü tout ce
qui y parvient, se petrifie. Le plätre möme est de l’argile blanche petrifice.
A Cnide, si on lance des mottes dans les sources, elles en font des pierres.
Il ya aussi des pierres dans les tendons des pieds de ceux qui souffrent de la
goutte, et dans la vessie des jeunes, etc.
De l’immobilite de la terre‘. Que la terre ne se meut pas, on le sait
1. Aristote, Meteorologica, 110. III, cap. vır, dit que, par leur substance, les metaux sont eau et
les pierres, lerre. — 2. ae GosmaBzaplee, Ἢ τ: re: Rp Kb “5! or Ass zus,
> ωἹ Be „= > a2 SE is 5] ἀφο}. « Le soufre nait des parties aqueuses,
aeriennes et telluriques, si une forte chaleur les cuit jusqu’ä ce qu'il devienne semblable ἃ une
matiere grasse. » Voir aussi pp.;I@T et I£T. — 3. De meme chez Qazwini, ib., p. 1.1. Voir aussi
chez Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 166v-168v : hy bil was Nil; ul Ss δὲ ‚ollao
„gell; cependant les noms de lieux, Carie et Cnide, n’y sont pas mentionnes. Pline parle de la
petrification, Historia naluralis, lib. II, 102, 2 226, mais ne donne pas non plus les noms Carie et
Cnide. — 4. Ptolem&e, Μαθηματικὴ Σύνταξις, lib. I, cap. vır.
Ὁ ἘΣ ΤΟΙ. 21
2.
578 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [90]
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1. P deest. — 2. P ba — 3. P son — 4. P baslo. — 5. P om. — 6. P ξβοΐγ. — 7. P Ilo,p=-
par cela qu’une partie arrachee d’elle par la violence, s’arrete quand elle
l’atteint. Certains disent que les cieux se meuvent lentement de l’ouest ἃ
l’est, mais la terre rapidement de l’est ἃ l’ouest‘. Par ce mouvement elle
accomplit un jour. Ils apportent comme preuve l’immobilitE du bord des
mers et le mouvement des bateaux, quoique la vue pergoive le contraire *. Que
cette fable n’est pas vraie, on le sait par cela que la geometrie nous enseigne
que la eirconference de la terre a vingt-quatre milliers de milles '. Si elle se
mouvait, comme ils le disent, elle accomplirait cette quantite de son mouvement
dans les vingt-quatre heures d'un jour. La part de chaque heure est un millier
de milles; tous les trois milles, un stade; chaque stade, douze mille coudees;
chaque coudee, vingt-quatre pouces; et chaque douzaine de stades est le
trajet d’un jour pour qui court ἃ la maniere d’un messager. Nous disons done
que si la terre se mouvait, comme ils l’ont dit, un oiseau devrait s’eloigner
de sa place de trois cent trente-trois stades un tiers, s’il restait une heure
1. L’indication des deux mouvements est erronde; la direction deyrait &tre inverse, fant pour les
cieux que pour la terre. Voir Nau, L’Ascension de Vesprit, iraduction, p. 10, texte syriaque, p. 11.
Peut-&tre Barhebraeus rapporte-t-il ici l’opinion des pythagoriciens sur le mouvement de la terre; ef.
Diels, die Fragmente der Vorsokraliker, 1. Band, p. 341, au sujet du pythagoricien Ekphantos :
Ἡραχλείδης ὁ Ποντιχὺς καὶ "Erpavros ὁ Πυθαγόρειος χινοῦσι μὲν τὴν γῆν, οὐ μήν γε μεταδατιχῶς, ἀλλὰ τρεπτιχῶς,
τροχοῦ δίχην ἐνηξονισμένην, ἀπὸ δυσμῶν ἐπ᾽ ἀνατολὰς περὶ τὸ ἴδιον αὐτῆς χέντρον, ou celle d’Aristarque de
Samos, qui enseignait la rolation de la terre aulour de son axe et son mouvement dans l’ecliptique ,
voir Diels, Dorographi Graeei, pp. 355 et 383, sur Seleucos de Seleueie, et Plolemde, Maßnuarız a
Σύνταξις, lib. I, cap. vır. — 2. Nau, ib. — 3. Cf. Nau, ib., pp. 177 et ss. : Mesure de la terre.
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ΓΝ
[91] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 579
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„IS. — 8. P deest, B 00m — 9. P deest. — 10. Ρ μὴ: N Dlonjasso- — 11. P be. — 12. P
= — 13. V ass. — 14. P deest.
en l’air'. Or, ce mode n’etant pas vrai, la terre ne se meut eirculairement ni
de l’est ἃ l’ouest, comme 115 l’ont dit, ni en sens inverse. Qu’elle ne se meut
non plus vers le haut, on le sait par cela que si elle se mouvait vers le haut,
il serait necessaire que de jour en jour nous approchions des cieux et, si nous
en approchions, pourquoi les myriades d’etoiles ne grandissent-elles pas ἃ
nos sens ? Ensuite, si elle se mouvait vers le bas et si nous lancions une pierre
en haut, il serait necessaire que dans sa chute elle n’atteignit jamais la terre,
car la terre est beaucoup plus lourde et plus pesante qu’elle. Done il serait
necessaire quelle s’abaissät beaucoup plus vite que la pierre. Il est clair que
le rapide ne peut pas atteindre ce qui est encore plus rapide °. Or, puisque
(la pierre) latteint et tombe sur elle, la terre est fixe et immobile.
Division de la terre®. Il a deja ὀϊό prouv& que la terre est ronde. C'est
pourquoi nous disons que si, sous le cerele qui est dans les cieux le regula-
teur du jour et qui sera explique par nous plus tard, nous imaginons ἃ la
surface de la terre un cerele tres grand, ce cerele divise la terre en deux
1.-Nau, L’Ascension de lesprit, p. 10. — 2. Texte analogue chez Nau, ib. — 3. Pour la division
de la terre, voir Nau, ib., traduction, pp. 112-113 et les notes s’y rapportant.
ἜΘ. [0]..91
v.
580 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [99]
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μωρὸ u «μᾶλα INS SD Ja μοι oc JNuppashseb SD am's
Jya— Loy um ‚Juas, Jam laram’sAn; I-auso oa μμυΐο
|Nooy lamın.! Wiso ‚Lohse Is5l; JNuljse al pe Muno] las
„rl! arm μορποῖνς «οἱ Jän ΕΞ5ΜΝ.3-5 Kuna Yr> Jo Jar
1. Plkbjamı — 2. PP- — 3. B > — 4 V DuAN. ΞΡ «Ἢ ‚katze w5l 203. — 6.V
kusetul. — 7. Ρ μθ. — 8. BV deest, — 9. P.gmslyo. — 10. P 0,0: — 11. P Idwise Ida
parties ©gales. Il se nomme &quateur (ligne d’galite). En eflet, comme
nous le montrerons, le jour y est, pendant toute l’annee, egal ἃ la nuit. Si
nous imaginons encore un autre cerele tres grand, qui passe par les deux
pöles, c’est-A-dire les points axiaux de la terre, et divise le cercle, c’est-
a-dire l’&quateur, en deux moities, l’une sup6rieure, l’autre inferieure, la
terre sera ainsi divisde en quatre quarts ögaux, dont deux meridionaux et
les deux autres septentrionaux. Toute la terre habitee est comprise dans
"απ de ces deux quarts septentrionaux, soit dans le superieur. Sinous figurons
ensuite un autre grand cerele, qui coupe les quatre pöles des deux prece-
dents, ce cerele divise done la terre habitee en deux moities &gales, [ἀπὸ
orientale et l’autre occidentale. Le point d’intersection de l’&quateur avec
ce cercle s’appelle gibbosite, c’est-A-dire centre propre de la terre. Nous
n’avons rien trouv6 dans les 6crits grees sur la propriet& de ce lieu; mais
les Indous', avons-nous entendu, disent qu'il y ala l’habitation des d&mons,
1. Voir E, Sachau : Alberuni’s India, texte arabe, London, 1887, pp. {0A et 10%, oü les noms
propres mentionnds par Barhebraeus figurent en transcription arabe : REIT = .b, 4}. — „so,
er» = Joel, BE — als, u, = „Loo], sl — „u. Pour « meru» voir aussi p. {{Ὶ,
ligne Fl. La transeriplion ἀοππόο par nous est empruntse ἃ l’Index de Sachau, pp- ri3-10,
Au lieu de 2), 1 ν ἃ ως (comme chez Barhebraeus) dans la Geographie d’Aboulfeda, lexte
arabe, Paris, 1840, p. Ve
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[93] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 581
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IS al, wör "om; Mus Haas, [μοὶ Jos „ul
Maas par wor Μὲ amd "Mur Mans oo od al 9]
andy sa Las Jlo aus pa If 0 als
1. V deest. — 2. V ag: — 3. P walsaß. — 4, P deest. — 5.P Feiony- — 6. B «Οείο. — 7. P
SD. — 8. P deest. — 9-9. P deest. — 10. P deest.
qu’ils appellent du mot lankä et quau-dessous du pöle nord est une mon-
tagne d&nomme6e meru. Elle est Y'habitation des anges. Sur la ligne entre
les deux il y a la ville ujjayini, dans le royaume mälava, la forteresse
rohitaka, le dösert sthänesvara et des montagnes ou il fait un froid rigoureux
et qui sont couvertes de neige. Elles se trouvent en avant du pays des Huns.
Attendu que les geometres ont divis6 tant le globe terrestre que le globe
c#leste en trois cent soixante degres, si la moitie du cercle de la terre est
entre deux personnes, il est necessaire que leurs pieds soient opposes. C’est-
a-dire : une ligne droite qui commence sous les pieds des Chinois, lesquels
sont aux confins du levant, court droit et se termine sous les pieds de ceux
qui sont dans 1116 de Gadir, aux confins du couchant; car la tete de tout
homme se dirige vers les cieux, qui sont en haut, et les pieds vers le centre
- de la terre, qui est en bas. C’est pourquoi l’on dit que la distance entre les
tetes de ceux qui sont debout sur la terre est beaucoup plus grande que la
-distance entre leurs pieds. Seulement cette distance parait chez ceux qui
sont eloignes les uns des autres et ne parait pas chez ceux qui sont proches'.
1. Pour ce dernier alinda, cf. Nau, L’Ascension de l’esprit, traduction, p. 115 et fig. 19.
582 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [94]
De «οὐ Sol adsa rien matare I,
"Pol. ὃ» δον δου κεσόι Japan: "la Sn ig > has μυᾶν Juss yo]
00 vaio jas χοὶ Jar uam 0 ὃς ακοῦο ᾿Νιλυλδόδοδο ‚use
il Jhd ges „pam (λον, ujeum; ‚sone Kino "Mao IIND!
Op u κακοῦν Ἰμοδϑ Jill zu ΜΚ. usa pol, Lass)
)lasaiay, os Kam <> JNupsas iso; <= ὁμδ9 Lu] οι > m
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1. P deest.— 2. B Me: — 3, P waw;o. — ας V „Nalo. — 5. P yore. — 6. P deest. — 7-7. P
deest. — 8. Β (ἢ) Paar. — 9. PV μᾶϑο. — 10. V wa wo. — 11. P una 0), V haar:
De la longitude et de la latitude de la terre. La longitude de la terre habitee
commence, ἃ l’opinion des Grecs, aux six iles occeidentales, appel&es « For-
tundes » et « Eternelles », qui sont &loigndes du bord de la mer d’environ
dix en sur les trois cent soixante. D’autres (la font) commencer au ΒΟ
de la mer'. C’est pourquoi on trouve dans les livres deux types de longitude
pour un A lieu, dont l’une a dix degres de plus que l’autre®. La latitude
de la terre habitde commence ἃ l’&quateur en direction du nord. C’est pourquoi
tout lieu möridional a une latitude moindre qu’un lieu septentrional, c’est-ä-
“ dire que tant s’accroit l’&loignement de l’&quateur, tant s’accroit la latitude.
Des sept elimats. Nous avons dit pr&cö&demment? que toute la terre habitee
se trouve au nord de l’&quateur, lequel est sous la sphöre droite, e’est-ä-dire
(au nord) de la region chaude. On le sait par cela qu’ä l’öquinoxe, en tout
lieu, toutes les ombres s’inelinent ἃ midi vers le nord'. Ptol&mee dit ainsi
dans le livre l’Almageste. Mais ensuite il a trait6 de la terre habitee qui est ἀ
1. Nau, L’Ascension de Vesprit, p. 114. — 2. La longitude acerue de 10° est adoptee par Ptolemte ΠΝ
—3, Voir : De la division de la terre, page [92]. — 4. Plol&mee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. 1, et °
Nau, ib., traduelion, p. 11%,
[95] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 583
3050 ‚aus Janis | Jana, Jam «39 so) ws), ws
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JaD yaDiamo ‚Lmal > 1.2.5 ars 005} as Jlo5oy Ds
1. Forte μϑίλςας γ..- 2. P διϑοί: — 3. P autuldwo. — 4. P |Nuie oa. — 5. P wol. —
6. P deest.
environ ἃ seize degr&s plus un quart, plus un sixieme au sud de l’&quateur.
Il a &crit sur elle dans le livre de la Geographie '. Ge qu’on dit de la region de
l’equateur, qu'elle est temperee, n’a pas de vraisemblance. On le sait par cela
que ses habitants sont häles, brülös, noirs et que tous se ressemblent pour la
couleur, les cheveux, les coutumes et: l’intelligence. Comment une region
peut-elle ötre temperee, dans laquelle le soleil brüle la cervelle des habitants
de sorte que, si le soleil s’en &loigne un peu aux deux solstices que nous con-
naissons, 5010 en hiver et en 6t6, ils sont un peu debarrasses de la brülure
et se reposent”?
Premier climat. Le premier climat, en latitude, commence ἃ l’equateur
et se termine au nord. Eitendue : vingt degres quatorze minutes’. Il s’y
trouve, entre (autres) villes, M&roö, que bätit Moise et qu’il appela du nom
de Merris, fille du pharaon qui l’avait &lev&‘. A l’est, il commence au pays
de la Chine, traverse des fleuves sur lesquels les bateaux remontent de la
1- Ptol&mee, Geographia, lib. I, cap. ıx. et Nau, L’Ascension de l’esprit; il n’y est toutefois pqeurela
de 16°. — 2, Barhebraeus discute ici Ptolemee; voir Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. vi. — 3. La limite
du premier climat correspond au sixieme parallele, chez Ptol&m&e, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. VI.
— 4. La tradition donne plusieurs noms ἃ la fille du pharaon; Μέῤῥις se trouve chez Eusebe, Prae-
paratio evangelica, lib. IX, cap. KXVIn.
P701222
γ-
584 GREGOIRE ABOULFARAD]J DIT BARHEBRAEUS. [96]
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aD mario a5jo KmLulo Da «ϑοιδυῦϑο ea
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Haslilo uns! Jaaso aa A, 15 ER La] „Lamo ‚Jusos
[ERTL JNu35 > > Klo „plo wmı];)so INC or). war
δ οιόομδοο ‚sol-s0_.0 mp a EEE NEN Juno wlan
1. P wolusel, V warhknol Is. — 2. P deest. — 3. V a0: — 4. P muanamc. — 5. P
Ind.
mer. Il se termine ἃ l’Oc6an'. Ses habitants sont laids, nus, abandonnes (9)
sans loi (Ὁ). Leurs animaux sont feroces, leurs oiseaux terribles, leurs monstres
enormes, leurs reptiles nombreux”.
Deuxieme climat. Celui-ci commence oü finit le premier et se termine au
nord, ou sa latitude est de vingt-sept degr&s douze minutes’. A l’est, il
commence au pays de la Chine et passe au nord des monts Ka'maravan (?)*,
Kaboug (?)’, Väränasi (?)° et Ujjayini (?)’. Il s’y trouve, entre (autres) villes
des Kouschites, la ville de Συήνη (Ὁ) et Dabil (?)*; ἃ l’ouest, Omän°, Hidjr'",
l. Qazwini, Cosmographie, t. II, p. Di ee area)! ΟΝ ω Gr! se er EDEN) 23,
eb; N oe ὁ πὴ ΒΕ ΠΡ re ins ma)! 04 re τ 5
par Js 853» u! > .9}} πε ἘΞ abs -» 335 Je « II commence
aux econfins de l’Orient, aux pays de la Chine et passe pres de ce qui est ἃ proximite des confins de
la Chine, Vile de Serendib, puis pres des rivages de la mer sur les confins de l’Inde, coupe la mer
pres de 1116 d’Arabie, puis la mer Kolzoum pres des pays abyssins, coupe le Nil d’Egypte... ». —
9, Moise bar Ke&pha, Hexaemeron, fol. 169v : ἐν ον abo! ἊΝ Ἰϑποανΐν,θ aus5l! hal Ey ‚olao
pe gan Io „.gnliu> ala Εν μεθ kopen > wisata „ aasly Las,o Padoz 25 οἱ ei-el
Las ooS Dilo ... „jean No Jaatap No „lo Dur oo Do „Ibasau gel wine wunder ||]
‚ke he3o 5505 μεθξο „Query |duj9o „golf Faassy « Chapitre xvir : Comment ont pense
les philosophes touchant les climats de la terre... Ils disent done que dans le premier climat du sud
habitent les Indous ulterieurs, gens de visage mauvais, qui ne se v£etent pas, mais sont nus el
abandonnes (?) comme des animaux; ils n’ont pas la crainte de Dieu, ni regles, ni lois... Ils ont des
animaux de visage mauvais, des oiseaux terribles, des monstres enormes οἱ de nombreux reptiles ». —
3. Huitiöme parallele, chez Plolem6e, voir page [95] note 3. — 4. Voir gar Js dans la Geographie
d’Aboulföda, texte arabe, pp. let Te; ou Kämarüpa = “»Ὁ in Sachau, Alberuni’s /ndia, texte
arabe, p. rol. — 5. Comparer le nom du fleuve RL situ6 dans l’Inde par Qazwini, ib, t. I,
p. | Δ. — 6. Rp (Ὁ) = väränasi; voir Sachau, {D., p. TTO, etc. — 7. Voir page [92] note 1: ra):
= FB, Js)! Ὁ), voir Geographie d’Aboulfsda, texte arabe, pp. δὴ et 731. — 9. Qazwini, premier
elimat, p. IV : „8: — 10, Qazwini, deuxieme elimat, p. 1* =.
[97] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 585
ao [SS uno dos ‚Jämlö Juni, Jasdinio WlL.o JLämo Laso
JeuNa> κα δι > gm „2 vorojaraiso Iwasfıco| (sa, al
’INscks us \asöt yo] uudus Jo „oollanso Lascı ogı Lusoro
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Js) os Iso Jar 52 20 Ju [μοι οοι dh τόσα;
μων ο ir ΝΟ ΝΣ our jo "asp via] yaNaso
ENGEN ca Pose “κ 1; μὲ <> Jyaso Ku eo 5 ΝΣ
ρα ἢ os) NS Ne] Yorso INjs owor Ladınso "arlasın
ΟΡ waunel. — 2, B sing. — 3. P ui: — ἄς P lie|dso. — 5. P deest, V ee
920. — 7. P wwjan. — 8, Balando. — 9, BV 20. — 10. V sing. — 11. P Jaluno.
Yemamah', Mahrah’, Scheba’, Saba‘, Yatrib’, le royaume des Abyssins,
Asvän°®, Kous et Said-le-Haut. Il se termine ἃ l’Oc6an. Ses habitants sont
moins laids que ceux du premier climat, de m&me aussi leurs animaux. Ils
ne sont pas nus comme ceux-lä. Ils usent de sorcelleries et d’enchantements’.
Troisieme climat. Gelui-ci commence ou finit le deuxieme et se termine
au nord, oü sa latitude est de trente-trois degres seize minutes*. A l’est,
il commence au pays de la Chine. Il s’y trouve la residence de ce royaume
et le royaume de l’Inde exterieure. Il s’y trouve les villes de Tänis (?)°,
1. Qazwini, deuxieme climat, p. AV : lat. — 2. Qazwini, premier elimat, p. El: I. —
3. Gen,, x, 7; naw, dans l’Arabie meridionale (?). Peut-Eire est-ce le m&me nom que le syriaque
JE mentionne par Barhebraeus et que l’arabe Br chez Qazwini, premier climat, p. TI: &u> I
εὐ SL ala wa is wu « Saba, ville entre laquelle et Sanaa il y a trois jours (de
distance). » — 4. On peut se demander s’ils’agit de ls (voir note pr&c&dente) ou de NID, dans Gen., x, 7;
voir Josephe, Antiquitates judaicae, lib. II, cap. x, 2: Me£ro& (?). A en juger par les villes eit6es avant
et apres, le lieu en question se trouve dans l’Arabie meridionale et |as doit &tre idenlique ἃ JE».
5. Qazwini, deuxieme climat, p. V* : or Kuss etp. AV: FR] Sr er Sp my. το
— 6. Asvän, voir Geographie d’Aboulfeda, texte arabe, p. {{{| — 7. Dans ce climat, comme dans le
premier, Barhebraeus a, pour la caracteristique des habitants, utilise comme source l’Hexdemeron
de Moise bar Κόρα, avec ou sans intermediaire. Voir Hexaemeron, fol. 169v : Hs3L y |aadas
KONZ pl Saas ‚oolatsu 99 ke,0 Iso, ao gel ‚onlim> ja |Io RR haat> aj.sara
- haon ||. Ἰδαῖτω ἂν 5. (510) τλξωδοο Μὲ ante ἢ jo8llo μια 3... en No (sic) « Dans le deuxiöme climat
habitent les Kouschites et les velus (9); ils ne sont pas si mauvais de visage que ceux du premier
elimat, etleurs animaux non plus ne sont pas aussi mauvais que ceux-la. Ils portent des yetements,
ne connaissent pas Dieu, mais usent de sorcelleries et d’enchantemehts. » — 8. Chez Ptol&mee,
Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. γι, le dixieme parallele est distant de l’equateur de 33° 18'. — 9, Peut-
etre yasl, voir page [92] note 1, ou ab; ed Geographie d’Aboulfeda, texte arabe, pp. TON, 109,
PATR. OR. — T. XXIL. — F. A. 38
2 Ἐ [ΟἹ-
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586 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [98]
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ao NS lo ΣΟ, μμυϑοὶο „mi ou, y5 ka ws] yalaso
wilo urn EN) AST Isle Jya Lu oo “καλὸ
10 sassolo {Πδοξιϑο „ao „aolo zo «3.09 sollo Jrosto NUSSo
wa; Jo Asa o ‚pa JsaD-m0 009050 .wmor3a00 fo
3 oojasaso ‚"washool.> a>a200 ‚sad lo IL Awamasıno
μα καθ κου 20 pass mals „ana
‚asus; 051 αν χα, > 20 Jya2o ἴοι oc τισιν τσ»
1. P δδβῶοο. — 2. PV δαᾶςωο. "-- 8. P μβῶοον: — 4. P unge. -- 5, V. hip —
6. Pwohwolb. — 7. V Is: — 8. V «οὔϑο. — 9. Β ρον δὲ δι — 10. V μαϑοίο. — 11. P
ußmwahasco. — 12, P waunols. — 13, V umojanmaı. Ι
Kandahar, Moultan, Karoura (?)', Sedjestän, Kirmän, la Perse, Ispahän, le
pays des « Houzäie », Koufa, une partie de la Syrie, la Palestine, Damas,
Jerusalem, la mer des Roseaux, le desert, la terre d’E gypte, Alexandrie,
l’Afrique et les tribus barbares ἃ l’ouest. Il se termine ἃ l’Oc&an*®.
(uatrieme elimat. Celui-ci commence oü finit le troisicme et se termine
au nord, οὐ sa latitude est de trente-huit degres trente-eing minutes’. A
l’est, il commence au pays de la Chine et traverse la Medie, Rai (?)*, Babel,
Hamadän, Mossoul’, Nisibis, Harran, Edesse, Mabboug, Alep, Apamee, la
Grete, Chypre, Rhodes, Seleucie, Emöse, Hamath, Tarse, Mopsueste,
Antioche. Il se termine ἃ l’Ocean. Ses habitants sont les plus sages, les
mieux faits, les plus beaux de tous les hommes‘.
Cinquieme elimat. Gelui-ci commence ou finit le quatriöme et se termine
΄
. „os wall, voir Geographie d’Aboulföda, p. TOV; ,. ol, ib., pp. TO» er Töl; ἘΣ , voir Sachau,
Albe ἐπὶ 5 India, p. TO etc. — 2. Pour le kofslöme are la caraclerislique deshabitants n'est pas
emprunlee ἃ Moise bar Kepha. — 3. Douzieme parallöle chez Ptolemede, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II,
cap. ΥἹ. — ἡ. Sy (?); voir Qazwini, Cosmographie, τ. II, p. δος Moise bar Köpha, Hexaemeron,
fol. 170r, nomme aussi entre aulres lieux de ce elimal : “Po ὁ wlo ἡ Saaso. — 5, Fi Aus, voir
Geographie d’Aboulfeda, p. FAD. — 6. Moise bar Kepha, ib., fol. 170r : |8>anu wre Jod Du, Pal
„edto, Jar ΘΟ 5. 0 juds Io,auo |esaho Joe wiuso [Duo « Les gens qui craignent Dieu,
ont la sagesse el le savoir, ont un visage, des regles el des lois plus beaux que lous les hommes
des climals. »
[99] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 587
Jasasao unit IND il our Ὁ Lay wa) „Naxos
"ai ang Lecir Isil > Is 5 kunt ae do
ΑΝ, Ion fuojag; ads JAaja Ss jaso ‚Lanäl
Aoransos κα! SAD Jos "yoy;laso "J5kaso "Fusjsa;mo „La Lo]L5o
1 aullo "ma Nasa Auflwaso ‚As umojo "nun fusuno [uısoj/o
L>+0 "use " opasam 20 „oojasa'ı ‚al Ja yallaso un);lo
“κοΐ
os Κα. am} :- En Pia μοι oa wdude τόσα
asaro [57 JNao si ua: 5 sn, a] Jade ΡΥ ΨΕΥΝ
IN; Ναϑοὶ wma) οὐ 0 kuss κϑο Jeaxo ‚Nun Ἰνωο
1. Ρ μαϑῆςς -- 2.V «ὐδϑξο. — 3.V bon. — 4. P hats, ὅμοιο, B jean ao. — 5, P
ποίαν, — 6. P wsjsamo. — 7. P I5laso. — 8. P ıjado, V »ıljaao. — 9. B wußluse. — 10. P
φαλϑοαμβαβιθοαρο. — 11. V wartuklo. — 12. P deest. — 13. P ram. — 14. PV whgwo. — 15. P
deest. — 16. P deest.
au nord, οὐ sa latitude est de quarante-trois degres quinze minutes‘. A l’est,
il commence ἃ la terre des Huns et de Gog, eux qui &taient enfermes?.
Il traverse differentes tribus turques jusqu’a Kachgar, Balasagoun (Ὁ), Samar-
cande, Boukhara, Khovarazme, jusqu’ä la Porte des portes‘, Maipherkat,
l’Armönie, Melitene, la Grande Rome’, Constantinople, Athenes, la Thrace.
Il se termine ἃ [ἃ mer. Ses habitants sont roux et tres guerriers‘.
Sixieme elimat. Celui-ei commence ou finit le einquieme et se termine
au nord, οὐ sa latitude est de quarante-six degr&s cinquante et une minutes”.
A lest, il commence au pays de Turquie, c’est-A-dire depuis les lieux appeles
1. Chez Ptole&mee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. νι, le quatorzieme parallele est distant de
l’equateur de 43°4#. —2. Au sujet du terme « les enferm&s », voir Barhebraeus, Chronicon syriacum,
edition Bedjan, p. 39, ligne 12 (le mur d’Alexandre). — 3. σον, voir Geographie d’Aboulfeda,
| | ee,
2) SL, a8 ei Be) «5 59} » Il passe pres des tribus turques connues, vers
τς :
Kachgar, Faragänah (?) et Samarcande. » — 4. Qazwini, id., t. II, p. If : ἀν les at
: ἘΞ: = io εἰς ἀπε «La Porte des portes, ville merveilleuse au bord de la mer Khazar. »
p. Dee: ἢ
; y voir aussi les autres noms. Qazwini, Cosmographie, t. II, p.
— 5. Moise bar Kepha, dans son Hexaemeron, cite dans ce climat les m&mes noms, ἃ commencer
par Rome. Chez Qazwini, Ss! u, inbibus se trouvent dans le sixieme elimat; il ne
mentionne pas Alhenes ni la Thrace. — 6. Moise bar Kepha, ib., fol. 170} : μτωναδο [a] u το
bio ur «οἱ. — 7. Seizieme parallele, chez Ptolemee, ib., lib. II, cap. v1.
588 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [100]
Jo Sn "ao 3,9 yyaasao ao ass „Lö rom
Τμκα τᾶν gras 6430 gie μα <> Saas "LAS
lass lascı og ‚solwäas "jarjyo wagjsad, rel κοῦδι
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* P 101.23 LAUNE 061 αν ya ;5 — Jyaso μοι οοι τλλιπυ τόση ἢ
v. 5
sono ἢ" 9 «δ. > JBjaas ou, 59 EN 29} >amo
«θολὸ ‚Lä.0,% INS] sag Fokus 2aso JNusypsaSAso ur> [RN
1. PV po. — 2. V ol5jBo. — 3. PB aim. — ας B Wormsibr. — 5. P laser. — 6. P οϑο.
— 7.D besans. 18. /Byg3ais. — ig PiSn sl 40. BB SS. Ὁ προσ τι
ea 050. — 13. P deest.
Qänt (9), Toun (?)', Kharkhiz?, Kaimak* et Farab'. Il traverse la mer de
Trebizonde, ἃ proximite de Byzance, et la Francie°. Il s’y trouve des nations
qui s’appellent Γηλοί (9) οἵ... ὅς, Ils sont petits de taille, ainsi que leurs animaux.
Leurs femmes, du: nom d’Amazones, se coupent le sein droit, afın de pouvoir
tirer de l’arc. Il se termine ἃ la mer Occidentale.
Septieme climat. Gelui-ci commence oü finit le sixieme et se termine au
nord, ou sa latitude est d’environ cinquante degres”. Dans ce climat il ya
peu de terre habitee*. A l’est, il ya des montagnes abruptes oü habitent
1. Les noms Qäni (?) et Toun (?) ont &t& modifies dans notre texte d’apres Qazwini, Cosmographie,
tip AV 2 el er re! CH Bee ur res « Il commence aux habilalions
des Tures orientaux, ἃ Qäni (?) et ἃ Toün (?). » Dans la Geographie d’Aboulfeda, pp. Fr et Fol: er
et ὦ: — 2. Modifie d’apres Qazwini, id.,t. II, p. TAV : Sys; pour Kharkhiz, texte plus etendu, ib.,
pa 8 >. — 3. Qazwini, id, t. I, p. TAV: SS; texte plus etendu, ib., p. [δ : Is
us. — 4. Qazwini, id. t. 11, p. Ὁ : lb = es 3% or Es) 2 _$ ὯΝ :
« Farab... pays aux confins de la Turquie, ἃ proximite des terres de Sägoü (?)»; de m&me, dans le
einquieme climat, p. ΓΛ : ae ι- δὴ u δ.» ἘΠ} — 5. Ch. Qazwini, id., t. II, Ρ. IAV,
— 6. Moise bar Kepha, Mexaemeron, fol. 170r : saas3y haaso warg;d aD, τλοδοον Jain, 2 ajaarı
lo gerarı ‚omlastiu lo οἱ aD eindo at? Las uno ‚gie N» Ἰδοῦ ujarı [Hal
.JsjoN „ts „on Sl. ob N» > (sic) «ao ha one) πὰ Dura, kiss ΘΟ «Il yha-
bite des peuples du nom de Τηλοί (?) zu... (2), hommes de pelite taille, pas beaux, qui se prosternent
devanf toutes les idoles et sdjournent dans la terre; leurs animaux aussi sont petils; ils ont des
femmes qui se coupent (?) le sein droit et le brülent, afin qu’il ne eroisse pas et qu’elles soient aptes
ἃ la guerre, » Il a, iei encore, influence visiblement Barhebraeus. Les noms de peuples cilös, ainsi
que la phrase suivanle sur les Amazones, sont vraisemblablement empruntes ἃ la litl&rature greeque.
Voir par exemple Strabon, Γεωγραφικά, lib. XI, qui silue Γήλας καὶ Anyas entre les Amazones et les
Albanes, pres de la mer Caspienne. — 7. Chez Plolemee, le dix-huitieme parallele est distant de
l’öquateur de 50° κ΄. — 8. Qazwini, ib.,t. II, p. Fl’.
[101] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 589
Iso μὰ» Nuss] ass lo χοῦ ας rel: N 0 >
ER Ja 5.5 )arso as) Awjas μόνου οὐδὲ JNudo ut
RE WERNE j.wärlo Iyas|> usa) Sn 6.280 > daS 1 125,00
μοι baxmas> Jjao go θα (aus aMa00 μιαδωοο μέχϑαϑο
add μοι „> Ip DS ΠῚ JS ga Jo ‚„orojarar müs ur20
Niojag "zerohde; Sie A] IAzja Muss har ads, 8 or; Aso
kuisdo JlaxDd „Lyss "uno "ass Kl Jsao (uljoo am.)
1. ΒΥ οἶϑο. — 3. B wlAmojas, ἡ wiäwojas. — 3. P jonge: — αὶ B lbbeie, V Iuheile —
EN RER en & aQ. — 6. P opiao. — 7. P μβιξς 5). — 8. B wjapso. — 9. P «ἴθδνο». —
10. Pliaso wgljlamsl. — 11. P deest. — 12. P deest.
les denommes Gog et Magog et autres nations sauvages. Il s’y trouve la
ville appel&e Borysthene et dans le pays central le fleuve Garoud, la Sar-
matie ἃ linterieur'. Il traverse les monts Bächgart (?)” et la frontiere des
Bedjnaks’, des Bulgares' et des Scythes. Il se termine ἃ la mer Occidentale.
Dans ce climat le froid est rigoureux. La vie de ses habitants est courte;
ils ne se construisent pas de maisons, mais eireulent sur des voitures avec le
soleil’. Au delä de ce climat, au nord, il y a peu de tribus, appeldes en turec
Isva (?), Varank (?) et Youra (?)°, peuplade bestiale et tres sauvage, qui res-
semble aux animaux et aux hommes. Les savants ont divis& de cette maniere
1. La fin de la phrase manque dans les ms. Getle phrase et la pröcedente ne se trouvent ni chez
Moise bar K&pha ni chez Qazwini. — 2. Qazwini, Cosmographie, τ. 11. Ὁ. elle: opel alles de =
« Il passe pres des monts des Bachgart (?) » et p. aller oc HN er „Be ae ἘΠῚ
,5 ΙΝ, « Bachgart (2) tribu puissante des Tures entre Constantinople et la Bulgarie (?) »;
Geographie d’Aboulfeda, p. ale δα ad « Terres des Bachkard (?)». —3. Macoudi, Les prairies
d’or, edition C. Barbier de Meynard, t. II, p. 59 : ASS; Qazwini, ib., t. I, p. elf: ze}. —
4. Qazwini, id, 1. 11,0. gl: ΠΟ ΠΝ ea « Les deux terres (2) : Savär (?) et Bulgarie (?) », et
Ῥ. et : 9) ἀξ - Je AuL> ib « Bulgar (?), ville pres du.bord de la mer»; Macoudi, ib., t. 11,
pp. 15-18: 3 3% « les pays des Bulgares ». — 5. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 170r : }ads>
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.|d}0 “oors « Dans le septieme climat habitent Gog et Magog; ils n’ont pas de Dieu, mangent les
S Ρ 8
hommes, se velent de peaux de chevres ἃ cause du froid, ne vivent pas longlemps, ne bälissent pas
de maisons, mais assemblent des poutres de bois. Leur vie est miserable, leurs animaux sont petits,
leur betail n’a pas de cornes ». — 6. Qazwini, ib.,t. II, p. Εἰ: [N er a ΒΕ ur er or
ον SER Un 2] ie « Au delä de ce climat il y a peu de peuples, comme Isva (?)
Varank (2), Youra (?) et (autres) semblables »; p. ἘΠῚ: 33} P- ἘΠ: SEE = ᾿ς π 29}
- "2 .) TEE
Fl sb sl; « Varank (2) : lieu sur le bord de la mer du Nord »; p. EX: or BB IE
otlEl Ἐπ. « Youra (Ὁ) : pays au voisinage de l’Oc&an Atlantique(?) ». En ce qui concerne la
g6ographie dans la litt6rature syriaque, voir R. Duval, La litterature syriaque, 3° edition, Paris, 1907,
PP- 278-282.
590 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [102]
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1. P deest. — 2. P KQa9®. — 3. BV sufl. masc. gen. — 4. V Ida peSo. — 5. B deest, Va. — ον
suff. masc. gen. — 7. V deest. — 8. BV sufl. masc. gen. — 9-1. P deest. — 10. B suff. masc. gen. —
IB, οι . — 12. ΒΝ 530}. masc. gen. — 18. Ρ why. — 14. B 5}. masc. gen. — 15. ἰδ «οἱ. -
16. P uns. — 17. Β sufl. masc. gen. — 18. B wa. — 19. V suff. masc. gen. — 20. P «Dax (?).
la terre habitde. Il est maintenant necessaire que nous traitions des autres
modes de division.
Division de Νοό". Νοό divisa la terre en trois parties dans sa largeur. Le
οὐϊό meridional, oü sont les negres, il le donna ἃ Cham, son fils. Le οὐδέ
septentrional, ou sont les blances, ille donna ἃ Japhet, son fils. Le centre,
ou sont les (hommes) häles, il le donna ἃ Sem, son fils.
Division des Indous?. Ensuite les Indous diviserent la terre en neuf parties:
l’est, et 115 l’appelerent dans leur langue pürva; l’ouest, et ils l’appelerent
paseima ; le nord, et ils l’appelerent uttara; le sud, et ils l’appelörent dak-
shina ; le nord-est, et ils l’appelerent aisäna ; le nord-ouest, et ils l’appelerent
väyava; le sud-est, et ils l’appelerent ägneya; le sud-ouest, et ils l’appele-
rent nairrita ; et le centre de toutes, et ils l’appelerent madhyadesa.
1. Pour les difisrentes divisions de la terre, ef. Nau, L’Ascension de lesprit, taduclion, pp. 125-126.
La division de No& y est idenlique ἃ la nötre. — 2. Nau, ib.; les noms de diverses parlies n'y sont pas
eiles. Pour «pürva » voir Sachau, Alberuni’s India, texte arabe, p. ΓΓΕ et fig., p- ἱξὸς NETTE) oljas
est une transcriplion erronde de l’arabe. Pour «paseima » voir ib., P. Te et g., p. FO: > „. Pour
«ultara » voir ib.,p. TE etfig., p. [0 po). Pour « dakshina » voir ib.,p. TFT et fig., Ρ. leo: ωὐϑ9.
Pour « aisäna » voir ib.,p. TTE et fig., p. ἱξὸ; BE Pour « väyava » voir ib.,p. ΓΓῚ et fig.: al,
Pour « Agneya » voir ib., p. ΓΓΓ et fig.: Re 8 est une transcriplion erronde de l’arabe. Pour
« nairpila » voir ib.zp. er et fig. : Ag Pour « madhyadesa » voir ib., P- ir et fig. : 0 ha,
35
“70 est une erreur,
[103] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 591
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1.P «ομϑὶ. — 2. P «(99 ko. - 3. P ἰδοιβαδο. — 4. P deest. — 5. Ν' wa «5. — 6. B Der.
— 7. B wl-odbag9. -- 8. V ußmneor: — 9. P Jans „Amy Ijya= LaaS. _ 10. Forte Kia ?-
Division des Perses'. Aferidoun, heros des Perses, divisa la terre en trois
dans sa longueur. Le cöte oriental, οὐ sont les Turcs et les Chinois, ıl le
donna ἃ Touh, son fils. Le cöte oceidental, oü sont les Romains, il le donna
ἃ Salm, son fils. Le centre, oü est Iranchahr, il le donna ἃ Iredj, son fils.
Autre division des Perses’. D’autres Perses l’ont divisce en sept royaumes,
ἃ chacun desquels ils ont donne, en leur langue, le nom kechvar. Le premier
royaume 6tait celui des Indous; le deuxicme, des Arabes; le troisieme, des
Syriens et des Occidentaux; le quatrieme, Iranchahr ; le einquieme, des
Romains et des Scythes; le sixieme, des Tures et des Huns; le septieme,
des Chinois et des Tibetains, dont fait mention le prophöte Daniel.
Division des Grecs. Ptolem&e, dans le livre l’Almageste, a divise la terre
habitee en ces sept elimats mentionnes, sur la base du globe celeste et de
l’allongement et du raccoureissement des jours et des nuits®. Mais dans
le livre dela Geographie, c’est-A-dire description de la terre, il l!’a de nouveau
1. Nau, L’Ascension de l’esprit, traduction, p. 125 et note 4. — 2. Nau, ib., texte syriaque,
Ρ. 140 : ‚Sao ‚Sasıo wa μᾶς mo ( Les mages la divisaient en sept royaumes ». Il n’y est pas
fait mention des Scythes, des Huns et des Tibetains. — 3. Voir Ptolemee, Μαϑθημκχτιχὴ Σύνταξις, lib. II,
cap. vı. La division en sept climals ne figure pas dans l’Almagesle.
EP 10]. δά
v.
592 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [104]
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— 8. BAs00- — 9. " «Ξϑοῦϑ οἱ. — 10. PB Bil.
divisce en longitude en trois : soit tout le territoire ἃ Pest de l’Egypte,
qu’il appelle en general Asie, et le cöte (situe) A l’ouest. Comme la grande
mer Adriatique, entre Alexandrie et Byzance, divise ce (cöte) en deux parties,
le cöt& septentrional, depuis cette mer jusqu’a l’Oc&an du Nord, oü sont
des gens blanes et roux, il l’a appel& Europe; le @öte meridional, depuis
cette mer jusqu’ä la zone brülante, c’est-A-dire jusqu’a l’quateur, oü sont
les negres et les (gens) häles, il l’a appel& Libye. Et comme le cöte oriental
est deux fois aussi grand que l’occidental, il en a detach& la Babylonie et
le Khorasan et les a appeles Petite Asie, et le reste, Grande Asie'.
TroısıEmeE sectıon. De l’examen de l’eau comme element. D’abord
De la nature de l’eau. Personne ne doute que l’eau est froide et mouillee®.
Mais certains disent que la terre est plus froide que l’eau pour deux (raisons). La
premiere : la terre est plus epaisse et, pour cela aussi, plus froide. La seconde :
1. Cf. Nau, L’Ascension de lespril, texte syriaque, p. 140. La division n’y est pas attribude) ἃ
Ptolemee; il y est dit : .o&pe Käs pr ‚ai MIN Kurs Luäso « Les premiers Grecs la divisaient
en Lrois parlies inögales. » La description des Lrois parlies est plus etlendue chez ‚Moise bar Kepha,
IHezaemeron, fol. 168 v-169v; au fol. 169r se trouve une figure. Ge passage de Moise bar Kepha est
reproduit textuellement, jusqu’ä la figure, dans Le livre des Irdsors de Jacques bar Chakko (voir
page 53] note 4) fol. 171r-172r; ef. le Journal Asialique, mars-avril 1896, pp. 308-312. — 2. Aristote,
De generatione et corruptione, lib. II, cap. ıı, ete. Pour l’eau comme &el&ment dans la philosophie
greeque, voir Otto Gilbert, op. eit., pp. 182 et ss. et Index, pp. 727-728 (voir page [83] note 4).
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[105] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 593
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1. P |SuD2. -- 2, P suff. masc. gen. — 3. P #8Mly. — 4. P deest “an „9: — 5. Forte go aD. —
6. PB deest,
la terre est plus eloignee du mouvement sphörique, qui rechauffe'. Contre la
premiere objection nous disons que, bien que tout froid cause une condensa-
tion, iln’est pas n&cessaire que toute condensation soit un effet du froid, car
une aflirmation generale n’est pas röciproque?. 11 est alors possible que la
condensation de la terre ne provienne pas de sa froideur, mais d’une autre
cause. Contre la seconde objection nous disons que si le mouvement spherique
_ chauffait, le froid ne devrait s’emparer ni de la terre, ni de l’eau, ni de l’air,
quand le soleil s’eloignerait. Il reste donc que l’eau est plus froide que la terre.
On (le) sait par cela qu’au toucher nous la sentons plus froide que la terre’.
Du gel de l’eau. L’eau gele par nature. On le sait par cela que, lorsque
ce qui cause la chaleur, c’est-a-dire le soleil, s’eloigne, elle gele. Or, puis-
qu’elle gele par nature, il est necessaire qu’elle ne se dissocie pas par nature,
mais par quelque chose qui la fond'.
De sa couleur et de sa saveur. Si elle n’avait pas de couleur, elle ne serait
1. Cetle deuxieme assertion est rangee parmi les opinions de Porphyre, chez Asch-Schahrastäni,
op. eit., t. II, p. 211 (voir page [83] nole 4). — 2. Voir page [83] note 2; « La reciproque n'est pas
vraie ». — 3. La traduction est etablie d’apres la correction faite ἃ la note 5 du texte syriaque. —
4. Gi. Aristote, De generatione et corruptione, lib. II, cap. π|; Meteorologica, lib. IV, cap. x. Com-
parer Arislote, De partibus animalium, lib. II, cap. I: Πᾶν τὸ πεπηγὸς ὑγρὸν λέγεται ξηρὸν μὲν ἐνεργείᾳ
χαὶ κατὰ συμδεθηχὸς, ὄντα δυνάμει χαὶ καθ’ αὑτὰ ὑγρά, avec Plalon, Timaeus, 59DE. Voir egalement Plu-
tarque, De primo frigido, xıx, 953E.
pP fol. 25
1
59% GREGOIRE ABOULFARAD) DIT BARHEBRAEUS. [106]
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1. V omsutasl, B gmaantol. — 2. P awjAmlı. — 3. Plyu- — 4. P plur. —5.P .35. —6.P
arms. — 7. V wmadah. — 8. P ah od. — 9. P plur. — 10. P Ilop».
pas visible et les rayons ne se refleteraient pas sur un vase plein d’eau, comme
ils ne se refletent pas sur un (vase) vide. Quant ἃ sa saveur, nous sommes
dans le doute: car, lorsque nous buvons, nous ne savons pas par quel sens
nous la percevons, si c’est par le toucher ou par le goüt.
De sa forme. Que l’eau est ronde, on le sait par trois (choses). La premiere :
celui qui voyage sur mer apergoit d’abord le sommet d’une montagne et
ensuite le pied'. Cela ne se produit que parce que la rondeur de l’eau.
l'’empöche de voir le pied de la montagne. La deuxieme : si nous versons
de l’eau en haut, ses gouttes prennent une forme ronde; de m&me aussi,
si nous versons quelques gouttes sur une poussiere tres fine, La troisieme :
l’eau est simple et tout ce qui est simple a la forme ronde’?.
De la position naturelle de l’eau. La position naturelle de l’eau est au-
dessus de la terre. S’il n’y avait pas de saillies qui s’ölevent hors de la terre,
l’eau s’ötendrait sur toute (la terre) et l’inonderait. Mais cette &levation existe
I. Ptolömee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. I, cap. Iv, fin. Qazwini, Cosmographie, t.I,p. +1. — 2. Que
la forme ronde est la forme premiere et parfaite des corps, voir entre autres Aristote, De (aelo,
lib. II, cap. ıv.
[107] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 595
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1. B oo — 2. P deest IN. _ 3. P tan}, B a20j. — 4. B κϑϑ:. — 5. V walum|s. —
6. P boauldsy. _ 7. P Mas. _ 8. P ars — 9. BV οἰβοίο. — 10. P deest. — 11. Pay: — 12. PBV
sic. — 13. P eu. -
par la providence et la sagesse divines pour la vie de la multitude des
animaux terrestres'. Quand l’eau coule dans des trous de la terre et dans
le sous-sol, elle ne s’incline pas pour descendre plus bas que la terre, mais
täche par nature d’etre au-dessous de l’air qui se trouve dans ces profon-
deurs, car elle n’est point capable de se tenir par nature au-dessus de l’air
qui est plus haut qu’elle®. Les savants ont reconnu que l’eau occupe les trois
quarts de la terre. Le reste, mers et riviöres, nous le laisserons aux choses
du deuxieme jour.
. De l’esprit qui se tenait sur les eaux. Saint Basile a dit dans la deuxieme
homelie de !’Hexaemeron qu’il y eut discussion entre nos ancötres en ce qui
concerne cet esprit’. Quant ἃ lui, il dit que c’etait l’Esprit-Saint '; il convient
que nous l’acceptions dans notre pensee. Il dit avoir appris la signification
de « rüchchäfä » d'un Syrien &minent, car la langue aram&enne est parente de
l’hebraique°. Il dit : L’esprit de Dieu se tenait sur les eaux qui se pr¶ient ἃ
1. Οἵ, Qazwini, Gosmographie, t. I, p- t+t. — 2. Pour l’ordre de placement des &lements, voir
Aristote, De Caelo, lib. IV, cap. v; pour la position de l’eau, ib., lib. II, cap. ıv. — 3. Comparer
P.@G., τ. XXIX, col. 44. Au sujet de la discussion, voir Moise bar Kepha, /exaemeron, fol. 42v, etc.
— 4. Basile, ib., et Moise bar Ke&pha, ib., fol. 43r. — 5. Basile, ib. : Ἐρῶ σοι οὐχ ἐμαυτοῦ λόγον,
ἀλλὰ Σύρου ἀνδρὸς ..... Ἔλεγε τοίνυν τὴν τῶν Σύρων φωνὴν, ἐμφατιχωτέραν τε εἶναι, χαὶ διὰ τὴν πρὸς τὴν
ἙΦΘραΐδα γειτνίασιν μᾶλλον πως τῇ ἐννοία τῶν Γραφῶν προσεγγίζειν. Moise bar Kepha, ib., [0]. 43v, dit
seulement que Basile a emprunte ἃ un Syrien l’opinion suivant laquelle c’est l’Esprit-Saint qui se
tenait sur les eaux.
596 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [108]
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N] Iacı (ro; ἢ" αϑδλ2 wc > In IN. ee od kuussyo
Jos; 4} H2oJso yo I} 22 Ἴοοι μοι, Jos; Less al „ur Leo Ἴοοι
1. P IDsw5ly baaml. - 2.P ‚om> ΔΓΕ}. — 3. P lia.lo- — 4. P De — 5. P urso: — 6. P
deest, in margine Ja0 & ‚= ol lrolo ol wj8l. — 7-7. P deest. — 8. B Ber — 9. P sl. — 10.
PBa>o. — 11 PB aSo.
enfanter l’äme vivante selon son espece, ἃ la maniere de la poule qui,
dans son amour, couve et chaufle les oeufs qui sont sous elle, afın de mettre
en eux la vie et commencer en eux le mouvement '. A cette opinion acquiesce
aussi le vensrable Jacques d’Edesse?. Mais Mar Ephrem dans le commentaire
littöral de la Genese, Mar Jacques de Saroug dans son Hlexaemeron et
Theodore, le commentateur des Nestoriens, ont dit que cet esprit n’stait
pas l!’Esprit-Saint, mais le vent erde, c’est-a-dire l’air*. En effet, Mar Jacques
dit : « ΠῚ y avait les tön@bres et le vent soufllait sur les eaux, le vent cre& et
non (l’Esprit) Saint, ainsi qu’on le pensait. Pour ainsi dire, Moise a appele
esprit du Seigneur la ercature du Seigneur qui se tenait sur ses er&ations. »
(Que la premiere opinion soit juste, on le sait par cela que si cet esprit
n'avait point &te l’Esprit-Saint, il n’aurait pas &t6 nomm& esprit de Dieu,
1. P.@.,t. XXIX, 601]. 44 : To, ’Enepepero, φησὶν, ἐξηγοῦνται ἀντὶ τοῦ, συνέθαλπε, χαὶ ἐζῳογόνει τὴν τῶν k
ὑδάτων φύσιν, χατὰ τὴν εἰχόνα τῆς ἐπῳαζούσης ὄρνιθος, χαὶ ζωτιχήν τινα δύναμιν Evielang τοῖς ὑποθαλπομέ:οι:. ἢ
Moise bar Κόρῃα, MHexaemeron, fol. 43v, emploie la möme comparaison, mais sous une forme un peu 1
differente et sans nommer Basile. Ici encore, Barhebraeus se rapproche davanlage de l'original que ὃ
de l’Heraemeron de Moise bar Ἰζόρῃα. — 2. Moise bar Kepha, ib., fol. 413 r. — 3. Moise bar Kepha, 4
ib., fol. 42v et 43r, mais sans l’explication « c’est-A-dire l’air ». Ce passage ne peut &lre Lraduit =
exactement, 03 signiflant en syriaque « vent » et « esprit ». Ε
[109] LE CANDELÄBRE DES SANCTUAIRES. 597
yil μδγα ον er ho; Da ον. θα. ol 593] lol JS; ιχϑο δὶ
Ἔδοι «ΕΞ yo; As! 507 υδι χοὶ Ben ΙΝ ΣΟ Ig-a:
ME Sr hal än] Ja; sad wär χοὶ ie 'SSo lascı
Nas INS "Jo won r> DJ Jar Nil) aa Lab .orol
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1. Pl5wo I5lo. — 2. P Irseläs. — 3. P o,no.- —4.BS- — 5. PB Ἰμ προ. — 6. P har II. —
7. V j2oly Dupell- — 8. B sole las00, V lies Jasno. — ὦ P wand, , B wand; —
10. P μ5ο.. — 11. PV deest. — 12. ΒΝ ρίαν, -- 13. V 800. — 14. P kaiwDaoy.
car jamais on ne dit l’air de Dieu, l’eau de Dieu ou la terre et le feu de Dieu;
mais on parle souvent ainsi de l’Esprit-Saint, comme : Tu enverras ton Esprit
et ils seront er&es'; de möme aussi, du Fils : Je louerai le Verbe de Dieu*.
D’autres ont beaucoup parl& pour confirmer cette opinion, mais ce bref
ouvrage m’est (trop) petit pour que j’(en) parle. Saint Severe a dit, dans
son ouvrage contre Grammaticos, que Mar Ephrem est ce Syrien®. Que ce
ne soit pas lui, on le sait par cela que ce saint ne pensait pas ainsi.
Quarrıkme section. De l’exramen de V’air comme element’. D’abord
De sa nature‘. Que l’air est chaud par nature, on le sait par deux (choses).
La premiere, que, lorsque nous voulons faire de l’air avec de l’eau, nous la
chauffons par une grande chaleur et ainsi elle devient air. La deuxime, que
l’air est humide, comme il sera prouv6; done, s’il se refroidit, il devient eau et
1. Ps. οἷν, 30. La eitalion figure aussi dans Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 43v, ἃ l’occasion
du m&me sujet, quoique pas A la meme place. — 2. Ps. ıyı, 11. Verbe — Jesus-Christ. Celte eitalion
n’existe pas chez Moise bar Kepha. — 3. De meme, Moise bar Kepha, ib., fol. 43v. — 4. Voir son
opinion plus haut. — 5. Pour toute la quatrieme seclion, ef. Otto Gilbert, op. cit., (voir page [83]
note 4). — 6. ΟἿ. Aristote, De generalione et corruplione, lib. II, cap. 111 : Θερμὸν χαὶ ὑγρόν, el Ὁ ἀὴρ
ὑγροῦ μᾶλλον ἢ θερμοῦ; puis Meteorologica, lib. I, cap. 1. Une partie de notre Lexte relatif a lair
comme elöment se trouve aussi chez Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. II-T.
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598 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [110]
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6. P deest. — 7. P Py: — 8. P lo. — 9. P μβξλδοο. — 10. P Sa. - 11. P 5ll Io day oun. —
12. P sing. — 13. P sing. — 14. P ἡ \n.
puisqu’il n’est pas eau, on sait qu'il est chaud. Mais certains opposent et
disent que si l’air etait chaud, il ne devrait pas se refroidir quand le soleil
s’eloigne ; puis, s’il &tait chaud, pourquoi l’air calme, aux sommets des mon-
tagnes, est-il tres froid' ? Et encore, s’il etait chaud, sa chaleur devrait etre ἃ [ἃ
plus haute mesure, quand il n’a pas en lui de froid qui la restreigne. Mais 51
etait ainsi, il serait feu et non air. S’il n’6tait pas froid, etant pres du feu, pour-
quoi lachaleur du feu ne se doublerait-elle pas de sa chaleur, de sorte que les
deux rendraient sa substance söche ? Par lä il serait necessaire que l’air füt sec
et non humide, ce qui n’est pas exact°. Contre la premiere objection, nous
disons que, quand le soleil s’eloigne, l’air se refroidit par le froid de la terre
et non par sa nature propre. Contre la deuxieme objection, nous disons que
l’air se refroidit aux sommets des montagnesä cause des vents froids violents
et non par nature. Et pourquoi le vent est froid, &tant air, nous en parlerons
-1. D’apres Gilbert, op. ecit., (voic page [83] note 4), p. 478, la g&ophysique grecque admettait
comme axiome qu’il n’y a ni nuages ni vent au sommet des haules montagnes. Voir aussi ib., PP:
474-479, οὐ sont indiquees les @uvres grecques qui se rapportent ἃ la question. Voir aussi Aristote,
Meteorologica, lib. I, cap. ıt1. — 2. Pour comprendre ce passage, il est necessaire de rappeler la
thöorie d’Aristote relative ἃ l’air. L’air se compose de plusieurs couches. La plus rapprochee de la
terre est si chaude qu’il ne peut pas y naitre de nuages. La suivante, chaude et humide, est le lieu
de formation naturel pour les nuages et les vents; elle s’&tend jusqu’au-dessous des sommels des
hautes montagnes. La troisieme couche est absolument froide parce que n’y atleignent pas les
emanalions el les vapeurs de la terre. La quatrieme s’&tend jusqu’ä proximile de l’espace du feu;
elle en subit l’influence, en recoil la chaleur et le mouvement eirculaire. Voir Aristole, Meteorologica,
lib. I, cap. 11.
[111] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 599
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— 7. Po prl: — 8. P ILasdyy.
a la fin. Contre la troisieme objeetion, nous disons que son humidite ne
permet pas que sa chaleur soit ἃ la plus haute mesure, car la chaleur se
renforce par la secheresse et se restreint par l’humidite. Contre la quatrieme
objection, nous disons que l’air n’a pas une zone, mais trois. L’une est air
sup6rieur, qui se rattache au feu et en ala nature. L’autre se rattache ἃ la
terre οἱ ἃ l’eau; elle est froide comme elles, quand il n’y a pas quelque chose
qui chauffe. L’autre, la moyenne, est l’air proprement dit, naturel, chaud
et humide'. Personne ne mettra en doute que l’air est humide, mais (il l’est)
de telle maniere qu’il se transforme (Ὁ) facilement et non qu’il est humidite°. Il
est clair que l’air est sans couleur, sans saveur et sans forme. Il est done
necessaire de nous occuper de ces (choses) qui se font naturellement dans
V’air, c’est-ä-dire celles dont la science a 6t€ nomme&e par les anciens me&t6oro-
logie, c’est-a-dire science des meöteores '.
Du nuage, de la pluie, de la neige, de la rosee et du givre. Sila chaleur des
1. Voir la note precedente et cf, Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. 97 et Γ΄. Moise bar Kepha parlage,
lui aussi, l’air en trois couches, mais sans fondement scienlifique, voir Hexaemeron, fol. 177r. — 2.
Barhebraeus, dans l’ouyrage \ErglE πο Εν PD, Paris, Bibl. Nat. ne 330, fol. 57r : Εἰς δρῶδο
una] as la mmämn Labs, [Isyaaso 411}] olamı.b3 « Que l’air se metamorphose facile-
ment en toute forme, cela montre l’abondance de son humidile. » — 3. Cl. Aristole, Meteorologica.
Pour l’ensemble de la bibliographie greeque, cf. Gilbert, op. eit., (voir page [83] note 4). L’alinea relatif
au nuage, ἃ la pluie, ἃ la neige, ἃ la rosee et au givre est aristotelique. Gilbert, dans l’ouvrage
sus-mentionng, traite largement des Lheories d’Aristole sur les vapeurs telluriques et les precipitatious
almospheriques.
600 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [112]
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1. Po — 2. B 0.0 — 3. ΒΥ wAhauo. — 4. P bis. —5.P τὴ — 6. P deest, V 958. —
7. P οἵοιο: — 8. P er’: — 9. P deest. — 10. P a=2N, potius a#22De(?)- — 11. PBV sic sufl. —
12. P 2. — 13. P aer'no-
rayons du soleil dissocie l’humidite de l’eau et la change en vapeur, elle
donne ἃ [ἃ vapeur une certaine legeret6 etla pousse en haut‘. Done, 51. elle
monte tr&s haut, la οὐ se trouve l’öl&ment feu, elle se disperse, se dissipe et
devient air’. Mais, si elle monte moins haut et que l’air n’est pas tr&s froid,
la vapeur se condense, se comprime et il en tombe des gouttes d’eau’. Cette
vapeur condensde se nomme nuage et les gouttes, pluie. Mais, si toute la
vapeur ne se condense pas assez pour se comprimer, elle s’appelle alors
brouillard‘. On sait par la que le brouillard est plus öpais que l’air et plus
tönu que le nuage. Mais, si l’air est trös froid et si le froid atteint des parties
de nuage avant qu’elles ne soient r&unies et groupdes, il tombe alors de
la neige’. Mais, si un froid rigoureux et glacial les atteint apres qu'elles
1. Pour la definition du mot ἀτμίς, ef. Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. 111; ᾿᾿άτμίς se forme sous
l’action des rayons du soleil, ib., lib. I, cap. IX : Μενούσης δὲ τῆς γῆς, τὸ περὶ αὐτὴν ὑγρὸν ὑπὸ τῶν ἀχτίνων
χαὶ ὑπὸ τῆς ἄλλης τῆς ἄνωθεν θερμότητος ἀτμιδούμενον φέρεται ἄνω, et voir ib., divers autres passages. — 2.
Aristote n’afirme pas que la transformalion de l’atuis en ἀὴρ s’opere seulement dans la region de
l’el&ment feu. Meteorologica, lib. I, cap. ııı : Ὁ περὶ τὴν γῆν οὐ μόνον ἀήρ ἐστιν, ἀλλ᾽ οἷον ἀτμὶς, διὸ
πάλιν συνίσταται εἰς ὕδωρ᾽ ἀλλὰ μὴν εἰ τοσοῦτος ὧν ὁ ἀὴρ ἅπας ἀτμίς ἐστιν. L’air provient de l’union de
l’aruls et de 1᾽ ἀναθυμίασις. ἐδ., lib. II, cap. ıv. Sur Τ᾿ ἀναθυμίασις, voir plus bas, p. 118 de notre Lra-
duetion, οὐ il est trait& du tonnerre et de l’eclair. — 3. La formalion des nuages exige le froid;
cf. Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. IX : ’Avayopevou τοῦ ὑγροῦ ἀεὶ διὰ τὴν τοῦ θερμοῦ δύναμιν καὶ πάλιν
φερομένου κάτω διὰ τὴν ψύξιν πρὸς τὴν γῆν; Ggalement en divers aulres endroils. La vapeur se condense;
‚ib. lih. I, cap. vır. D’aprös Topica, lib. VI, cap. vııt, le nuage est une πύχνωσις ἀέρος. Le froid resserre;
ef. Arislole, De respiratione, cap. IV : Συνάγει χαὶ συμπηγνύει. Voir aussi De generalione et corrup-
tione, lib. II, cap. ır, οἷς, — 4. Aristole, Meteorologica, lib. I, cap. ΙΧ. — 5. Pour la neige, Aristote,
ib., lib. I, cap. ΧΙ : Ὅταν γὰρ παγῇ τὸ νέφος, χιών ἐστιν.
[113] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 601
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«αὐ ϑο, — 11. P ao — 19. BV Δ. — 13. P aus.
se sont r&eunies et transformees en gouttes de pluie, il tombe alors de la
grele'. Et comme la chute des grains de grele dure longtemps, cela brise
leurs saillies et les arrondit?. Mais, quand la vapeur monte en un lieu plus
bas que nuage et brouillard et qu’elle est en petite quantite, si un froid pas
tres fort la frappe et la condense sans l’amener ἃ l’ötat de durete et sans
la changer en glace, elle devient alors rosee’; en elfet, quand elle est en plus
grande quantite, il tombe de la pluie. Si un froid glacial la frappe, elle devient
soit givre, c’est-A-dire « zemäitä », soit gelde blanche, si elle est moins
gel&e que le givre'. La pluie qui tombe avec une enorme violence, grosses
gouttes chasseces par un nuage &troitement compact, s’appelle averse. La
neige qui tombe soudaine et serr&e, s’appelle tourmente. D’apres le volume
des parties detachees, il y a aussi des pluies violentes, qui dechirent brutale-
ment. Le temps clair n’est autre chose que l’air sans nuage et sans brouillard’.
1. Pour la grele, voir Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. xı; la theorie d’Aristote sur l’origine de
la grele et la refutation des autres opinions se trouve ib., lib. I, cap. xır. — 2. Aristote, ib., lib. I,
cap. XII : Al γὰρ φερόμεναι πόρρωθεν διὰ τὸ φέρεσθαι μαχρὰν περιθραυόμεναι γίνονται τό TE σχῆμα περιφερεῖς
χαὶ τὸ μέγεθος ἐλάττους, et ib., plus haut. — 3. Arislote, ib., 110. I, cap. X : Ἐκ δὲ τοῦ χαθ᾽ ἡμέραν
ἀτμίζοντος ὅσον ἂν μὴ μετεωρισθῇ δι᾽ ὀλιγότητα τοῦ ἀνάγοντος αὐτὸ πυρὸς πρὸς τὸ ἀναγόμενον ὕδωρ, πάλιν
χαταφερόμενον, ὅταν ψυχθῇ νύχτωρ, καλεῖται δρόσος χαὶ πάχνη, etc. — 4. Aristote, ib.; Pseudo-Aristote,
De Mundo, cap. IV : Δροσοπάχνη δ᾽ ἡμιπαγὴς δρόσος. — 5. Pour ces dernieres phrases, voir Pseudo-
Aristote, De Mundo, cap. τν et P. Lagarde, Analecita Syriaca, Lipsiae, 1858. Moise bar Kepha deerit
les preeipilations atmosph6riques dans son Hexaemeron, fol. 178 v»183v, mais ἃ un point de vue plus
PATR. OR. — T. XXII. — Ἐς ἄς 39
Pol. 27
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002 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [114]
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3. — 8. P deest. — 9. P deest. — 10. P erw.
Du halo'. Si un nuage lisse, dense et clair se forme naturellement au-
dessous de la lune, celle-ei est visible individuellement, comme en ligne
perpendiculaire, car la clarte de sa lumiere tombe sur le nuage qui est autour
de son cercle. De cette maniere le halo, cerele entier, est apparemment
visible. C’est pourquoi il est, le plus souvent, pres du meridien et non sur
l’'horizon. Mais autour du soleil le halo est plus rare, parce que non seulement
le soleil attire la vapeur, mais encore la dissipe. Quelquefois il se forme
autour des etoiles, car l’etoile attire faiblement et dissipe faiblement. Le
halo est possible autour du soleil quand le nuage est tr&s dense et compact. Si
deux nuages, de la maniere que nous avons dite, se trouvent l’un au-dessus
᾽ 2
de l’autre, (deux) halos sont alors visibles l!’un au-dessus de l’autre. Certains
disent en avoir vu sept.
De l’arc-en-ciel?. Quand des parties d’eau, qui sont translucides et lisses,
pralique que scienlifique, et sa terminologie ne concorde pas avec celle de Barhebraeus. Sur ce
sujet Jacques bar Chakko a fait des emprunts litl&raux ἃ l’//exaemeron de Moise bar Kepha; voir
son Livre des Iresors, fol. 179v-183 v et Journal asialique, mars-avril 1896, pp. 317-322. Gomparer
le texte de Barhebraeus avec Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. IE.
1. Pour le halo, voir Aristote, Meteorologica, 110. III, cap. Π el ıı; notamment : Τῆς μὲν οὖν dw
φαίνεται πολλάχις χύχλος ὅλος, Kal γίνεται περὶ ἥλιον καὶ σελήνην χαὶ περὶ τὰ λαμπρὰ τῶν ἄστρων. Pour le nuage
rendant possible le halo, voir ib., lib. III, cap. τπ. Voir aussi Olympiodore, 217, 20, elc.; Alexan-
dre, 142, 21, ete.; Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. Iv. Un extrait de la theorie d’Aristote est donne
par Stobde, Eclogae physicae, I, 30, 2, edition Wachsmuth, p. 241, ete, (Arius, fr. 14, cf. Diels, Doxo-
graphi Graeei, p. 454). Ges references sont 6galement donndes par Gilbert, op. eit., pp. 602, 604 (voir
page [88] note 4). Moise bar Kepha. dans son Hexaemeron, fol. 194 v et ss., fait du halo une descrip-
tion plus elendue, mais diff&rente. Chez Jacques bar Chakko, Livre des tresors, fol. 190r, il y a extrail
littöral de Moise bar Kepha, voir Journal asiatiqgue, mars-avril 189326, pp. 325-6. Cl. aussi Qazwini,
Cosmographie, τ. I, p. |**. — 2. Pour V’arc-en-ciel, voir Aristole, Meteorologica, lib. II, cap. 11 et IV.
[115] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 603
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1. P ον. — 2. PV wßp: — 3.P ΜΕ ». — 4-4. P deest. — 5. BV niyaw-
se trouvent posdes diametralement au soleil et quand il y a derriere elles
un corps compact, dense et sombre, par exemple un mont ou un nuage, l’&clat
jaune or du soleil en &claire alors les parties lisses et differentes couleurs
apparaissent, en figure d’are'. Le cercle extörieur de l’arc-en-ciel parait
rouge, car la lumiere au milieu du noir parait d’habitude rouge*. Le cercle
qui se trouve derriere lui, parait vert ἃ cause de l’eloignement de la lumiere;
le troisieme cercle parait pourpre ἃ cause de l’eloignement encore plus grand
de la lumiere?. L’arc-en-ciel est un demi-cercle parce que le soleil est ἃ
l’horizon; donc la seconde moitie du cercle, invisible, doit ötre sous la terre.
Autour des etoiles il n’y a jamais d’arc-en-ciel ἃ cause de la faiblesse (de
la lumiere). Autour de la lune, seulement quelquefois‘, parce que pendant
la nuit ces couleurs trompent les sens, et parce qu’il est necessaire qu’elle
1. Qazwini, Cosmographie, t.I,p. \** : ua EN EI 15} BES ιδϑ u ur Li,
BES ei) Es N sl Ὁ» βὰς τοῦ aha wu!
« Pour l’arc-en-ciel, il existe seulement quand, par chute de pluie ou par formation de vapeur, des
parties d’eau translueides et pures se trouvent ἃ l’encontre du soleil, que le soleil est döcouvert au
voisinage de l’horizon oppose, et que derriere ces parties se trouve un corps compact, tel un mont
ou un nuage sombre.... » — 2. Aristote explique aussi de cette facon l’origine de la couleur rouge dans
Varc-en-ciel. — 3. Pourpre — τὸ πορφυροῦν. Selon Aristote, les demi-cercles vert et pourpre de l’arc-
en-ciel -sont causes par l’eloignement du regard; selon Qazwini, par l’eloignement du soleil. — 4.
Notre texte, jusqu’ä la fin de l’alinda, se trouve dans Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. π. Pseudo-
Aristote, De Mundo, cap. IV : Ἴρις μὲν οὖν ἐστιν Zugaoıg ἡλίου τμήματος ἢ σελήνης. Moise bar Kepha donne
une description ötendue de l’arc-en-ciel, Hexaemeron, fol. 193 r-194 v; il explique autrement l’origine des
couleurs. Jacques bar Chakko, Livre des Iresors, fol.189r-190r, contient un extrait litleral du preeedent,
604 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [116]
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1800 es 00 > ads, Jah) pn > kssas "5
Je Kassa yulo oh uud sis ud op
1. P deest. — 2. Plow. — 3. Praely — ἃ, Pag ae — 5. P kiss. — 6, PB Neioly. — 7. PB
μᾶΐρο.
soit en son plein; or elle est pleine seulement un jour par mois. (Il est
possible) quand elle se leve et non quand elle se couche. Comme le dit
Aristote, il vit un arc-en-ciel autour de la lune deux fois en cinquante ans.
Des parhelions. Quand il se forme naturellement au voisinage du soleil
un nuage dense et lisse, ayant l’aspect d’un grand miroir, si bien qu'avee
la couleur, c’est-A-dire avec l’&clat du soleil, il suflit A prendre aussi sa
ressemblance, alors apparaissent les parhelions. Il se montre en eux des
parties de halo et d’arc-en-ciel, car chacun d’eux est plus petit que le par-
helion. C’est pourquoi ils saisissent et oflrent seulement l’&clat du soleil et
de la lune, et non leur ressemblance. Les parhelions sont du cöt& du soleil,
le plus souvent quand il se couche, parfois quand il est au möridien. Comme
le dit Aristote, deux parh6lions se leverent dans le Bosphore; ils y restörent
tout le jour et, au coucher du soleil, tomberent avec lui'. Le parhelion
provient d’une vapeur collante qui s’eleve dans l’air, s’enroule et arrive
jusque dans la sphere de feu, s’y allume et semble &tre comme le soleil,
1. Cl. Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. 1 et surlout v1.
[117] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 605
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‚ade "up As, gar Jor2o Lor>0 os Βα. En Jr Jasd;
1. P σία LaaN |judo »"ἰο, in margine Ir&-0 lass LaaN 4slo. — 2. P deest. — 3. P
geDo, V φραΐωδοο. — 4. P om. — 5. P υήλαρ. — 6. P wumfur9o, B waumgu9o. — 7. P unedar-
et persiste des jours et des mois selon sa densite. Quelquefois il tourne avec
la sphere '
Des lances’. Les lances et les traits, qui s’appellent aussi faisceaux de
verges, sont des phenomenes semblables par leur couleur ἃ un arc-en-ciel
sur les nuages. Ils sont derriere le soleil, ἃ droite et ἃ gauche. [15 paraissent
ötre droits, soit parce qu'ils sont de petites parties de grands cercles, et
c’est pourquoi ils paraissent &tre droits, soit parce que celui qui regarde
est dans une position oü ce qui est arqu6& est ordinairement visible comme
droit. Ils sont rarement visibles au m6ridien, car ils se dissipent et disparais-
sent par la force de la chaleur, mais lorsque le soleil se leve ou se couche.
Du tonnerre et de l’eclair, 11 convient de savoir que le halo, l’arc-en- ciel,
les parhelions, les lances ne sont pas des entites reelles, mais seulement
des phenom£nes et des phantasmes visibles ἃ notre regard. Mais les tonnerres,
les &clairs et autres choses pareilles dont nous traiterons, sont des realites
1. La physique poslaristotelique divise les phenomenes atmospheriques et meleoriques en deux
categories : ceux qui se produisent xar’ ἔμφασιν et ceux qui se produisent καθ᾽ ὑπόστασιν. Les premiers,
fielifs, sont des miroitements; les seconds exigent une Lransformation de l’element air; voir Pseudo-
Aristote, De Mundo, cap. Iv : Συλλήδδην δὲ τῶν ἐν ἀέρι φαντασμάτων τὰ μέν ἐστι κατ᾽ ἔμφασιν, τὰ δὲ
χαθ᾽ ὑπόστασιν... Scholia Aralea, 811... Τὰ μέν ἐστι χατ᾽ ἔμφασιν, τὰ δὲ μιχτὰ, τὰ δὲ χαθ᾽ ὑπόστασιν, Gilbert,
op. cit., p. 587 (voir page [83] note 4). Barhebraeus fournit deux explications de l’origine des parhelions,
d’abord χατ᾽ ἔμφασιν, ensuite χαθ᾽ ὑπόστασιν. Dans Scholia Aratea, 811, les parhelions sont donnes comme
μιχτά, c'est-A-dire χαθ᾽ ὑπόστασιν el χατ᾽ ἔμφασιν. — 2. Aristote, Meleorologica, lib. III, cap. IL, IV, VI,
ῥάθδοι. Pseudo-Arislote, De Mundo, cap. IV. ΄
ἘΡ [0]. 28
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606 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [118]
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1. B deest, V? — 2. Ps&o In, ΜῈ os. — 3. ΒΥ ἢς 'δϑδοο sous μβιλο. — 4. P deest. —
5. P wno- — 6. P woio. — 7. P om Lan: — 8. P bis. — 9. PB oAaN80. — 10.P pP: —
11. BV δι:
existantes et non des phenomenes'. Nous disons done que souvent la
vapeur humide s’eleve et monte avec une exhalaison fumeuse’. Quand elles
montent ensemble, elles se condensent en un nuage. L’exhalaison fumeuse
est enserrde ἃ l’interieur de la vapeur devenue nuage. Si elle s’y r&chaufle,
elle s’efflorce vers la rögion du feu, plus haute, et perce ainsi le nuage qui
l’enserre. De cette perc&e violente on entend le bruit, qui s’appelle tonnerre.
Comme cette exhalaison fumeuse est un corps subtil et qu'il y a en lui une
partie aqueuse, une autre tellurique, lorsque la chaleur caus6e par le mouve-
ment &chaufle la substance aqueuse de la substance tellurique, elle les trans-
forme en une matiöre grasse et rend ainsi le corps compos& par elles facile-
ment inflammable et luisant. Cette lueur s’appelle 6clair. Et comme ainsi
le tonnerre est la cause de l’eclair, les sens percoivent d’abord l’eclair avant
lui, car le son est d’ordinaire devanc& et d&passe par ce qui est visible, surtout
quand le visible est le plus rapide, soit l’ign6, et quand le son arrivant ἃ
l’ouie a une petite vitesse, par exemple quelque chose d’humide en ses parties.
1. Se reporter ἃ la note 1 de la page [117]. — 2. Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. ıv; lib, II,
cap. Ivy el ΙΧ el divers autres lieux. Vapeur humide = ἀτμίς, exhalaison fumeuse = χαπνώδης ἀναθυμίασις.
[119] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 607
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1.P bis. — 2. P wojaga2h!o- — 3. P hast: — 4. P το: — 5. P ξαϑ5ο: — 6. P sola;olo-
—7,P wwl0o — 8. BV one. — 9. P huge. — 10. P basatıs- — 11. P 8. — 12. BV was:
Que la vue est plus aiguö que l’ouie, on le reconnait chez ceux qui frappent
avec les rames, (car) nous n’entendons le son du premier choe qu’apres la
vue du deuxi&me. Empedocle et Anaxagore pensaient autrement du tonnerre
et de l’eclair. Ils disaient que ce sont des phenomenes. Mais Clideme' dit que
seul l’eclair est un phenom£ne’. Mais afın que notre discours ne se detourne
pas du but, nous nous abstiendrons de leur objecter et de discuter avec eux.
De la foudre, du κεραυνός et du πρηστήρ. Quand la fumee chassde hors
du nuage vers le bas, que ce soit par son (propre) poids ou par quelque
chose qui la dörange et en empeche l’elevation, arrive sur la terre avec une
grande violence et tres &chauffee, si elle est d’une matiere tres fine, elle
traverse le corps qu’elle heurte sans qu’on puisse la remarquer ou sans en
noircir la couleur. Elle s’appelle ἀργής, c’est-A-dire blanche. Mais, si elle
est d’une matiere plus dense, elle noireit les corps qu’elle traverse. A travers
de plus subtils et de plus mous que ceux-ci, elle passe sans leur nuire,
mais enflamme les (corps) denses; par exemple, s’il lui arrive de frapper un
bouclier, elle en fond le metal, mais laisse le bois sans dommage. Celle-ci
1. Κλείδημος. — 2. Pour tout ce passage, voir Aristote, Meleorologica, lib. II, cap. ıx, dont notre
texte est la reproduclion presque absolue; voir aussi Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. Iv.
ol. 28
ibn
608 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. 1120]
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1. Paz — 2. B sing. — 3. B sing. — 4. P μὲ 15. — 5. B worunoy. — 6.V τ ξωδιλον:
— 7. ΒΝ ‚om. — 8. P |, Ν ἸΏΝ. _ 9. P deest om οἱ)" — 10. BV deest. — 11. PBV gr&x-
s’appelle ψολόεις, c’est-A-dire qui atteint. Elle frappe egalement les hautes
montagnes et les fend. Quelquefois elle plonge dans la mer et y brüle les
animaux; parfois aussi elle coupe les corps en deux comme une £pee tran-
chante. Toutes deux s’appellent d'un nom commun κεραυνός, c’est-A-dire le
coup. Mais, si cette fumde a une matiere trös dense, collante et grasse,
elle allume et enflamme l’air et apparait en lui comme une flamme, ainsi qu’on
le vit lors de l’incendie de la cathödrale d’Ephöse. Celle-lä s’appelle πρηστήρ'.
Des δοχίδες, c’est-a-dire des λχυπάδες", et des etincelles, qui sont visibles
LEEREN nn
dans la nuit. Des lieux ou se trouve une substance sulfureuse, des exhalaisons
sulfureuses s’elevent et s’associent en vapeur avec l’air humidifi6 dans le
froid. Cetair se change ainsi en une substance grasse, facilement inlammable.
Elle prend feu aux rayons des etoiles, comme il arrive pour une lampe que
d’une flamme superieure s’en allume une plus basse’. Ainsi sont visibles
beaucoup de lumieres, comme des colonnes, qui descendent et sur la terre
et dans la mer. Dans la nuit sont egalement visibles beaucoup de feux qui
I. Voir Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. 1, auquel est eınprunte tout l'alinda, ἃ l’exceplion de
la phrase : « Quelquefois elle plonge dans la mer, etc.» — 2. Ces appellalions sont postaristole-
liques; chez Aristote, les termes correspondants sont vraisemblablement δαλοὶ καὶ αἶγες, voir, ib.,
lib. I, cap. ıv.— 3. Pour cette phrase et la suivante, cf. Aristote, id., lib. I, cap. ıv.
[121] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 609
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Jyan> JLasoy wir wor | J33 ΙΝ) αϑὸ Jay wi Js Lauspohno yası
μ-α-ϑας 6.9 u lo "oa g.m.[s lo «-" 7 mn ἡμοα.ϑα-»} „ansol
! „2-55 Jassohm ra wabann|o waus „20 Mn ἡμοαϑἱο
1. διίμϑωο. — ὃ. P i0d0. — 3, PB |. — 4, V utsonoy. — 5. V oaay. — 6. V μροβυ}9.
— 7, P deest. — 8. P erde. — 9, P οὐ αδνοξαοο LaaS [ar — 10. P wlan. — 11. P Ἰδϑωμο
|Lasiss. — 12, PB wapjoasa: — 13. P wojage>|ulo, B wojaammplo. — 14. P wupjojaaslo..
se tiennent fixes, surtout par temps clair, appeles χάσματα et PBöhuvar, et
beaucoup de phenomenes, qui sont rouges, 6carlates et pourpres, car lorsque
la couleur claire du feu se möle avec un peu de ten£bres, cela fait semblables
couleurs'. Rt quand la lumiere brille, ce lieu prend l’aspect d’un trou.
Cependant, dans le jour, ces flammes ne sont point visibles ἃ cause du soleil.
Des cometes. Si la matiöre fumeuse, collante et grasse arrive dans la zone
de feu, elle s’allume. Et lorsqu’elle a entiörement brüle, elle se transforme
en substance ign&e, devient invisible et il apparait comme une etoile qui
tombe et s’envole du ciel. Mais, lorsqu’elle ne brüle pas completement,
elle persiste (plusieurs) jours selon sa densite et il apparait la figure d’une
tresse, d’une queue ou d’une tente ou d’un animal cornu. Et si la matiere
est tr&s 6paisse, il apparait des signes terribles, rouges et noirs. Quelquefois
cette image tourne aussi en cercle, (animde) du mouvement circulaire du
feu- qui tourne avec la sphere celeste. D&mocrite, Anaxagore, quelques
pythagorieiens, Hippocrate de Chios et Eschyle son compagnon disent
que les cometes sont des &toiles groupees, fixes, et elles constituent des
1. Emprunt& ἃ Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. v.
ἘΡ fol. 29
ν".
610 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [122]
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1. Pay: — 2. B Ἰδωϑῶ — 3. P ᾿δέϑοδϑο. — 4. P lypaiss- — 5. P deest. — 6. BV deest. — 7. P
kailoy, B kalse- — 8. B Inge: — 9. P umnodel -Iyon> wudsoo. — 10. P ρα ῥα. — 11. PB
050002 lo: — 12. B deest.
phenom£nes parce que proches les unes des autres en raison du mouvement
reötrograde qui leur est propre. Aristote a declar& errondes les objeetions
de tous et les a refutees'.
De Tincendie. Si l’exhalaison fumeuse, collante et grasse, s’elevant de la
terre sans que sa racine s’en separe, arrive dans la region du feu, elle prend
feu et s’enflamme. Ainsi la substance ignee allume lentement toutes les parties
de l’exhalaison jusqu’ä ce qu’elle atteigne la terre et elle brüle tout ce qui
s’y trouve, comme nous l’avons vu maintenant de nos jours, lorsqu’il advint
que le feu brüla une quantite de grands bätiments en Arabie et m&me le
sanctuaire des Musulmans de ces lieux, appel& Ka’ba.
De la voie lactee. Aristote dit que cette exhalaison fumeuse forme et döter-
mine dans l’air (la voie lactee), qui est une comöte d’un tres grand cercle °.
Mais Demoerite et Anaxagore disent qu’elle est la lumiere de petites &toiles,
tres nombreuses et voisines les unes des autres’. Quoique Aristote surpasse
1. Au sujet des comötes, voir Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ΥἹ et vır. En ce qui concerne D&mo-
erite et Anaxagore, il est dit au cap. vi : Ἀναξαγόρας μὲν οὖν xal Δημόχριτός φασιν εἶναι τοὺς χομήτας
σύμφασιν τῶν πλανήτων ἀστέρων, ὅταν διὰ τὸ πλησίον ἐλθεῖν δόξωσι θιγγάνειν ἀλλήλων. Les autres philosophes
citös ne professent pas, d’apres Arislole, la m&me opinion que Democrite et Anaxagore. Voir aussi,
ib., Vopinion des Egyptiens. — 2. Aristote, ib., lib. I, cap. ὙΠῚ : Kal ἔστι τὸ γάλα, ὡς εἰπεῖν οἷον
ὁριζόμενον, ἡ τοῦ μεγίστου διὰ τὴν ἔχχρισιν χύχλου χύμη. — 3. ΑὐἹβίοίο, ib. : Ol δὲ περὶ ᾿Αναξαγόραν χαὶ
Anpönpırov φῶς εἶναι τὸ γάλα λέγουσιν ἄστρων τινῶν.
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[123] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 611
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1. P kul bon .ly 1:85... — 2. P μέμιδιδλο Afaluias. — 3. P Sn. — 4. B Nausasyo. — 5. P
Nino or -l5jay. — 6. P μιμοῦ. — 7. P deest. — 8. P won nlopjS- — 9. PB „0%: — 10. BV deest.
en tout les autres, sur ce seul (point) son opinion ne parait pas ötre tres
ferme, car la persistance d’une telle exhalaison fumeuse sans changement
pendant des temps si longs n’est pas croyable. Et puis, si elle etait dans
l’air, pourquoi ne serait-elle pas visible differemment dans les endroits
differents, car, n’est-ce pas, la lune, qui est plus haut qu’elle, est differem-
ment visible? Mais les pythagoriciens disent qu’elle est la voie d’une de ces
etoiles, qui tomberent lors de l’incendie dit de Phaethon. D’autres ont dit
qu’une fois le soleil s’est mü par cette voie; c’est pourquoi l’endroit a pris
feu'. Il est elair que ces mots semblent ötre plutöt une legende que la verite.
Du vent. Quand l’exhalaison fumeuse, montant de la terre, arrive ἃ la zone
d’air froid, sisa chaleur diminue par le froid, elle s’alourdit alors et descend.
Dans sa descente elle suscite un certain mouvement dans l’air, que la science
appelle vent, c’est-aA-dire soullle*. Mais si, la, sa chaleur ne diminue pas,
elle arrive sans empechement jusqu’ä la zone de feu. Et comme celle-ci
1. Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ὙΠ: Τῶν μὲν οὖν χαλουμένων Πυθαγορείων φασί τινες ὁδὸν εἶναι
ταύτην, οἱ μὲν τῶν ἐχπεσόντων᾽ τινὸς ἄστρων Kara τὴν λεγομένην ἐπὶ Φαέθοντος φθορὰν, οἱ δὲ τὸν ἥλιον τοῦτον
τὸν χύχλον φέρεσθαί ποτέ φασιν" οἷον οὖν διαχεχαῦσθαι τὸν τόπον τοῦτον... --- 2. Οἵ, Theophraste, De ventis,
22 : ᾿Ἀήρ... ψυχρὸς καὶ ἀτμιδώδης, ... χάτω φέρεσθαί, ... ὑπὸ τοῦ θερμοῦ (OU τοῦ πυρὸς) χρατούμενος ἄνω
φέρεται : νῦν δ᾽ ὥσπερ ἐξ ἀμφοῖν μιχτὴ διὰ τὸ μηδ᾽ ἕτερον χρατεῖν.
*-P fol. 30
τος
012 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [124]
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1-1. P deest. — 2. PB wupjoal. — 3. BV deest, — 4. P won — 5. P Wißs οἷον Aupdy hasl- —
6. ΡΒ δ᾽ er — 7. ΒΝ «53,65. huto μὲ Jam: [ud Jul Ὡς ὅδϑσο. — 8, P eur: — 9. P «οἴλοιθν
— 10. P Ip2e-
tourne avec la sphere celeste, elle derange l’exhalaison fumeuse dans sa
montee, si bien que cette (derniere), par contre, se meut en bas. Elle produit
dans l’air le mouvement mentionne et cause le vent'. Hippocrate et les
stoiciens ont dit que les vents sont un flux et un courant d’air”. (Que cette
opinion n’est pas vraie, on le sait par cela que dans les anndes söches, oü
ilya peu de pluie, ily a beaucoup de vents. Gela prouve que la vapeur
fumeuse et söche est la matiere du vent, comme la vapeur brumeuse et
humide est la matiere de la pluie. Quoique ces deux vapeurs soient ainsi
contraires, elles s’entr’aident ἃ l’occasion. La vapeur brumeuse aide la
fumeuse ἃ naitre, par le fait que la terre, si elle se mouille et s’imbibe,
fait monter beaucoup de fumde, comme les &corces humides’. Les vents
engendrent les pluies par cela qu'ils frappent les nuages, les condensent,
les compriment et par cela que, en raison de leur mouvement, ils &miettent
V’exhalaison fumeuse jointe ἃ la vapeur. Lorsque l’exhalaison fumeuse aban-
donne la vapeur comme (etant) d’un poids lourd et &tranger, la vapeur se
1. Comparer Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. Iv : Ἡ δὲ φορὰ λοξὴ αὐτῶν ἐστιν’ περὶ γὰρ τὴν γῆν
πνέουσιν, εἰς ὀρθὸν γινομένης τῆς ἀναθυμιάσεως, ὅτι πᾶς ὁ χύχλῳ ἀὴρ συνέπεται τῇ φορᾷ. -- 3. Hippocralte, 1)5
flatibus 3, (v1, 94, 6dition Liltr6) : Ἄνεμος γάρ ἐστιν ἠέρος ῥεῦμα χαὶ χεῦμα. (Diels, die Fragmente der Vorso-
kratiker, II. Band, p. 431). Olympiodore, 98,1; Aelius, III, 7, 2 : Ol Στωιχοὶ πᾶν πνεῦμα. ἀέρος εἶναι ῥύσιν...
(Diels, Doxographi Graeei, p. 374). — 3. Aristole, ib., lib. II, cap. IV : ... Ὅπου δὲ πλεῖστον ὕδωρ ἣ γῆ
δέχεται, ἐνταῦθα πλείστην ἀναγχαῖον γίνεσθαι τὴν ἀναθυμίασιν, παραπλησίως olov ἐχ χλωρῶν ξύλων χαπνὸν, ἢ δ᾽ ἀ-
ναθυμίασις αὕτη ἄνεμός ἐστιν... Pour les phrases pröcödentes et pour les Lrois suivanles, cf. Aristole, ἐν.
[125] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 613
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ΒΡ Ἐπ τὸ. er τοῖο. — 9. V Ἰδωϑ πο. — 10. B ἰϑέβοο. — 11. P ae. — 12, P «δο. — 13.P
refroidit, s’&paissit, descend et devient pluie. Les pluies dissipent le vent
par nature, car elles en dötruisent l’exhalaison fumeuse, et les vents calment
la pluie, car ils dispersent et chassent les parties des nuages.
Du λαῖλαψ (9), du στρόδιλος (?) et des ouragans. Le vent qui s’&chappe d’un
nuage et descend, si un autre nuage vient sur sa route, il le rejette en
bas et s’en &lance en haut. Ainsi par deux chocs contraires il arrive que le
vent tourne sur lui-m&me; pendant son tournoiement il s’appelle λαῖλαψ (?)
et στρόδιλος (?). S’il commence ἃ tourner vers le haut et monte, il se nomme
alors ouragan. Mais il y a en outre des tourbillons (dans lesquels) la matiere
‘du vent, parvenant ἃ la terre, bondit, s’en &lance, se retourne afin de monter,
cependant que vient sur sa route un autre vent qui descend. Ainsi se produi-
sent (deux) chocs contraires, pareils aux pr&cedents. Souvent les λαίλαπες ()
dsracinent les arbres et projettent les navires hors de la mer'.
1. Barhebraeus emploie dans cet alin&a plusieurs termes syriaques, diffieiles ἃ preciser. Les noms
grecs λαῖλαψ et στρόδιλος, auxquels nous avons recours, sont tires de l’ouvrage du Pseudo-Aristote, De
Mundo, cap. IV : Λαῖλαψ δὲ χαὶ στρόδιλος πνεῦμα. εἱλούμενον κάτωθεν ἄνω. Il est aussi possible qu’il s’agisse
de ἐχνεφίας el τυφώς, dont Aristote parle dans Meteorologica, lib. III, cap. 1 et que mentionnent aussi des
savants grecs poslerieurs, comme Arrien. Moise bar Kepha traite de Ns>s et de l»50 dans son Hexae-
meron, fol. 1907 οἱ ss.: „on hasly Jerno bir NH. « Du mode de formation des ouragans el des
λαίλαπες (2) ». Il caracterise comme suit leurs rapports muluels au fol. 191r : Ha 14,9 -; ἐὸν
„gDaatnmy |u05 ὸ re #2 No μόνα, so Dun Do > Dun, er & ἰδῶ. eis &
614 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [126]
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1. P υμϑοὶ. — 2. BV kimamal. — 3, BV Hwoido. — ἃ, ΒΥ οἴ οΐλο. — 5. P wapal9l. _ 6. BV
kino waul. -- 7. P μβο. — 8. BV οὐνοῖδο. — 9. BV 90580. — 19. P wauns;9l. — 11. PB οὐ.
Des cötes d’oü les vents soufflent. (Les Grees?) ont divise le cerele hori-
zontal en douze parties &gales. Trois orientales, soit trope @quinoxial, dont
ils appelerent le vent simplement (vent) d’est; trope du lever estival du
soleil, dont ils appelörent le vent χαικίας; trope du lever hivernal du soleil,
dont ils appelerent le vent ἀπηλιώτης. Trois oceidentales, soit trope equinoxial
du coucher du soleil, dont ils appelerent le vent simplement (vent) d’ouest;
trope du coucher estival du soleil, dont 115 appelerent le vent ἀργεστής;
trope du coucher hivernal du soleil, dont ils appelerent le vent λίψ. Trois
septentrionales, soit rögion du pöle nord, dont ils appelerent le vent simple-
ment (vent) du nord; du nord-est, dont 115 appelerent le vent Ara pxrias; du nord-
. Daatony μοῦ φὸ Pure 2 LIERT μόνα, hop ὟΣ AUS τὸ Ho>:ay μοῦ υοοὐμὶ - μο:
« L’ouragan differe du λαϊλαψ(7) en ceci : L’ouragan (Ὁ) est (un vent) qui descend (au lieu de Τα. il
faut lire : |Dusy leo5 οὐ δαὶ το Hals) de haut en bas par un mouvement eireulaire et rond, quand
il est presse par des vents contraires; le λαῖλαψ (?) est un vent qui monte (de) bas en haut par un“
mouvement eireulaire et rond, quand il est presse par des vent» contraires. » On lit en outre au
fol. 194v : aD foas (? 0) Dusıy waNaso;jfwm| wol |johso whs;9 |johsey οἷο τ \dso
|0DDu Jun so ‚ads Auol . bill Iyasan bon ar lo. köll Isapa-ı „el Ἰρωδοοο AN waanso κε
N ET ER .kuydse lud ao; Nlo.kas Hop Medseiis lo; > kur 90 05 Sanal hans
DD us] ον. amso « Du λαῖλαψ (2) quise nomme πρηστήρ el se nomme aussi στρόθιλος. Π
deseend du ciel dans la mer, tire et souleve les bateaux; il al’aspect d’une colonne δόγίθηπο. Getle
eolonne aßrienne, c’est-ä-dire le λαῖλαψ (?), se forme d’un nuage creux, qui se tient A l’oppose du vent
et quand le vent la heurte, elle s’ötend jusqu’ä la mer; elle se forme aussi (d'un vent fortement
heurte. Le (πρηστήρ) lire les bateaux et les souleve... » Une partie du texte de Moise bar Kepha se
retrouve chez Jacques bar Chakko, dans le Livre des tresors, fol. 187 et 191. Voir l’analyse donnee par
Nau dans le Journal asiatique, mars-avril 1896, pp. 323-324 el 328-329. Chez Moise bar Köpha figurent
les mömes termes que chez Barhebraeus, mais sans explication, au fol. 188v : NET Is! lo
NSt30 .|&umatso ‚139590 eo „ind „Do ass. Les lermes arabes sont: pP ee.
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[127] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 615
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1. P wunsljl. — 2. P wabSa9,. — 3. PB onlayastso. — 4. P ao. — 5. P deest. — 6. BV
bily osaoı δηϑοὶ Is SH. — 7. BV deest. — 8. P apmo 13.575. — 9. P Wide.
ouest, dont ils appelerent le vent θρασχίας. Trois meridionales, soit region
du pöle sud, dont ils appelerent le vent simplement (vent) du sud; du sud-
est, dont ils appelerent le vent εὐρόνοτος: du sud-ouest, dont ils appelerent
le vent Aı6ovorog'. Les savants ont sur les vents et leurs eflets des ouvrages
etendus que ce livre ne contient pas.
Du mouvement, c’est-a-dire du tremblement de la terre”. Quand l’exha-
laison fumeuse, tr&es chaude, nait sous la terre en tres grande quantite et
que la terre, c’est-A-dire sa surface exterieure, est compacte, cette exhalaison
est alors comprimee, de maniere qu’elle sort. Mais, dörangee par la densite
des pores de la terre, (cela) la met en mouvement et la fait trembler. Si
elle.est tres puissante, elle dechire la terre et sort avec des bruits aflreux
et differents : quelquefois, comme un son de flüte; quelquefois, comme un
1. Le passage relalif ἃ la rose des vents se rapproche plus de l’ouyrage pseudo-aristotelique De
Mundo que de la Meteorologie d’Aristole. Voir De Mundo, cap. ıv : Kai ol μὲν ἀπ᾽ ἀνατολῆς συνεχεῖς εὖροι
χέχληνται, βορέαι δ᾽ οἱ ἀπ᾽ ἄρχτου, ζέφυροι δ᾽ ol ἀπὸ δύσεως, νότοι δ᾽ ol ἀπὸ μεσημύρίας. Τῶν γε μὴν εὔρων
χαιχίας μὲν λέγεται ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς θερινὰς ἀνατολὰς τόπου πνέων ἄνεμος, ἀπηλιώτης δ᾽ ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς
ἰσημερινὰς, εὖρος δ᾽ ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς χειμερινάς. Καὶ τῶν ἐναντίων ζεφύρων ἀργέστης μὲν ὁ ἀπὸ τῆς θερινῆς
δύσεως, ... ζέφυρος δ᾽ ὁ ἀπὸ τῆς ἰσημερινῆς, Alb 8’ ὁ ἀπὸ τῆς χειμερινῆς. Καὶ τῶν βορεῶν ἰδίως ὁ μὲν ἑξῆς τῷ
καιχίᾳ καλεῖται βορέας, ἀπαρχτίας δ᾽ ὁ ἐφεξῆς ἀπὸ τοῦ πόλου χατὰ τὸ μεσημόρινὸν πνέων, θρασχίας δ᾽ ὁ ἑξῆς
πνέων τῷ ἀργέστῃ ... Καὶ τῶν νότων 6 μὲν ἀπὸ τοῦ ἀφανοῦς πόλου φερόμενος ἀντίπαλος τῷ ἀπαρχτίᾳ χαλεῖται
νότος, εὐρόνοτος δ᾽ ὁ μεταξὺ εὔρου χαὶ νότου" τὸν δ᾽ ἐπὶ θάτερα μεταξὺ λιδὸς χαὶ νότου οἵ μὲν λιθόνοτον, ...
χαλοῦσιν. ΟἿ. Aristole, Meteorologica, 110. II, cap. νι. Gilbert, op. cit., pp. 539-557 (voir page [83]
note 4), decrit les divers syst&mes grees de roses des vents. — 2. Περὶ δὲ σεισμοῦ χαὶ χινήσεως γῆς, Voir
Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. vır-vıu.
* Pfol. 31
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616 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [128]
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1. B ομϑοῖ»». — 2, P plur. — 3. P deest. — 4. P wa. — 5. P 0589. — 6. P μϑοιο. — 7. Β
deest. — 8. P deest, B wo*oyy. — 9. P wip >> μι οίο. — 10. V &0. — 11. V hans.
mugissement de taureau d’apres la diversit& des formes des ouvertures de
la terre‘. Souvent le tremblement est ininterrompu et dure longtemps en
raison de la quantit& du vent, de la sinuosite des ouvertures de la terre et
de la duree de la cause qui engendre l’exhalaison®. Parfois le grondement
ne s’accompagne pas de mouvement, si le vent ne suflit pas ἃ mouvoir la
terre; autrement il la döchire et sort’. Parfois le vent souleve de la cendre,
dans laquelle du feu subsiste sous forme d’ötincelles. Il emplit la ville des
Lipardens'. Ainsi &taient aussi les erateres de feu de l’Etna. Parfois il
rejette d’önormes pierres du sein de la terre’; parfois, de l’argile; parfois il
vomit des sources d’eau noire, parfois des sources qui etaient assech6es".
(Quelquefois les mouvements se font en largeur, öbranlant et terrifiant ; mais
quelquefois, en profondeur, döchirant. Ils sont tr&s graves et, par suite,
1. Comparer avec Aristote, Meleorologica, lib. II, cap. vırı. — 2. Aristote, ib., lib. II, cap. ΥὙΠῚ:
"Ὅταν δ᾽ ἰσχνρὸς γένηται σεισμὸς, οὐκ εὐθὺς, οὐδ᾽ εἰσάπαξ παύεται σείσας, ἀλλὰ τὸ πρῶτον μὲν μέχρι περὶ τετ-
ταράχονταᾶ πρόεισι πολλάκις ἡμέρας, ὕστερον δὲ χαὶ ἐφ᾽ Ev χαὶ ἐπὶ δύο ἔτη ἐπισημαίνει χατὰ τοὺς αὐτοὺς τόπους.
Αἴτιον δὲ τοῦ μὲν μεγέθους τὸ πλῆθος τοῦ πνεύματος καὶ τῶν τόπων τὰ σχήματα δι᾽ ὧν ἂν ῥνῇ. --- 3. Aristole,
ἐν. : Ὅταν δ᾽ ἔλαττον ἡ ἢ ὥστε κινῆσαι τὴν γῆν διὰ λεπτότητα, διὰ μὲν τὸ ῥᾳδίως διηθεῖσθαι οὐ δύναται χινεῖν,
διὰ δὲ τὸ προσπίπτειν στερεοῖς ὄγχοις χαὶ χοίλοις χαὶ παντοδαποῖς σχήμασι παντοδαπὰς ἀφίησι φωνὰς, ... οἱ
plus haut : Ποιεῖ δὲ ψόφον ἄνεν σεισμοῦ διά τε τὴν εὐρυχωρίαν τῶν τόπων, χαὶ δι᾽ ὀλιγότητα τοῦ ἀπωθουμένου
ἀέρος. — A. Aristole, ib. : Τέλος δὲ ῥαγέντος ἐξῆλθε πνεῦμα πολὺ καὶ τὸν φέψαλον χαὶ τὴν τέφραν ἀνῆχε, χαὶ
τήν τε Λιπαραίων πόλιν οὖσαν οὐ πόρρω πᾶσαν χατετέφρωσε... Il n’est pas fait menlion de l’Etna, mais voir
Pseudo-Arislote, De Mundo, cap. IV : Πολλαὶ δὲ (mnyai) ἀναπνοὰς ἔχονσι καὶ ἀναφυσήσεις, ὥσπερ Λιπάρα τε
χαὶ Αἴτνη... — 5. Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. ΠῚ: Ὅπον δ᾽ ἂν γένηται τοιοῦτος σεισμὸς, ἐπιπολάζει
πλῆθος λίθων .. -- 6. Cette phrase se lrouve dans Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. IV.
[129] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 617
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1.PB wojaganhl. — 2. PB won. —3. Ve u — 4. B @F re, V «3750. — 5. V wanlopseumas hl.
— 6. P wasiyy. — 7. B a3. — 8. B μϑϑοο.
rares'. Anaxagore dit que la terre est plate; c’est pourquoi elle repose sur
l’eau comme des plats d’or que l’eau porte et quand celle-ci se retire, ils tom-
bent au fond?. Or comme toute la terre est por&use, sauf sa surface qui est
compacte, si une partie d’air y penötre et ne peut plus en sortir ἃ cause de la
compacite de sa surface, elle la met en mouvement et la fait trembler®. Mais
Democrite dit que l’interieur de la terre est plein. Et lorsque beaucoup d’eau
de pluie descend dans sa profondeur, le sein de la terre ne peut l’absorber ;
(l’eau) se comprime. Serree, elle produit le mouvement et le tremblement*.
Anaximene dit : Par cela que les sommets des montagnes sont dissoci6s par la
pluie ou &miettes par la secheresse et par cela qu’ils tombent ils determinent
le mouvement de la terre®. Que les vents sont la cause du tremblement et non
l’air ou l’eau ou les sommets des montagnes°, on le sait par cela que les
mouvements surviennent le plus souvent la nuit ἃ cause de la compaeit6
1, Aristote, Meieorologica, lib. II, cap. vııı : "Orx, μὲν οὖν A πολὺ τὸ πνεῦμα, κινεῖ τὴν γῆν, ὥσπερ ἂν ὁ
τρόμος, ἐπὶ πλάτος μέν γίνεται: δ᾽
ἐλαττονάχις σείει τοῦτον τὸν τρόπον’ οὐ γὰρ ῥάδιον οὕτω πολλὴν συνελθεῖν ἀρχήν... — 2. Cette opinion sur la
forme de la terre ne figure pas dans la Meteorologie, mais dans le De Gaelo, lib. II, cap. xırı. Cf, aussi
Simplicius, οὖρ. 520, 28 : Πλατεῖα xai τυμπανοειδής. — 3. Aristote, Meteorologica, lib. If, cap. vir: Ἀναξα-
ar 2 : P Ἶ 5 Bee Sr
ὀλιγάχις χαὶ χατά τινὰς τόπου-:, οἷον ὁ σφυγμὸς, ἄνω καὶ χάτωθεν’ διὸ χαὶ
γόρας μὲν οὖν φησι τὸν αἰθέρα πεφυχότα φέρεσθαι ἄνω, ἐμπίπτοντα δ᾽ εἰς τὰ χάτω τῆς γῆς χαὶ τὰ χοῖλα χινεῖν
αὐτήν" τὰ μὲν γὰρ ἄνω συναληλίφθαι διὰ τοὺς ὄμθρους, ἐπεὶ φύσει γε πᾶταν ὁμοίως εἶναι σομφήν... — 4. Aristole,
ἐδ. : Δημόκριτος δέ φησι πλήρη τὴν γῆν ὕδατος οὖσαν χαὶ πολὺ δεχομένην ἕτερον ὄμδριον ὕδωρ ὑπὸ τούτου
χινεῖσθαι" πλείονός τε γὰρ γινομένου διὰ τὸ μὴ δύνασθαι δέχεσθαι τὰς χοιλίας, ἀποθιαζόμενον ποιεῖν τὸν σεισμὸν...
— 5. Aristote, ἐδ. : Ἀναξιμένης δέ φησι βρεχομένην τὴν γῆν χαὶ ξηραινουένην ῥήγνυσθαι, καὶ ὑπὸ τούτων
τῶν ἀπορρηγνυμένων χολωνῶν ἐμπιπτόντων σείεσθαι... — 6. Arislole, ib., lib. I, cap. ΥΠῚ : Οὐκ ἂν οὖν ὕδωρ,
οὐδὲ γῆ αἴτιον εἴη, ἀλλὰ πνεῦμα τῆς χινήσεως...
PATR. OR. — T. XXIL — Ε. ἄν 40
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II ki gl Peisags JE 1 ou θεν Sa ae ah
>! JLawsas’ Nas Jaaasy Ly> abo
l. V gen. — 2. P Ipld2o, B IIy&20. — 3. PP. — 4. PB ον. — 5. P Ἰδξριο. — 6. ΒΝ ko}. —
7.P sing. — 8. P deest. — 9. P n&je. — 10. P deest. — 11. P I“ |LamssoNos.
par le [roid et ἃ midi, car alors le soleil seche et resserre l’exterieur de la
terre‘. De möme au printemps et en automne, car en hiver l’exhalaison
fumeuse est moins ferme et, en te, elle se dissipe*. C'est pourquoi il ya,
au nord, plus de mouvements qu’au sud par suite de la densite; et c'est
pourquoi il y a ainsi dans la terre comme en nous, un tremblement, un
mouvement et un ebranlement par les vents®.
CinQuIEME SECTION. De l’examen du feu comme element. D’abord
De sa nature. Les sens temoignent que le feu qui est chez nous, est chaud‘.
Cependant, quelques-uns pens£rent de la sphere ign6e qu’elle n'est pas chaude,
car si elle &tait chaude, pourquoi n’aurait-elle pas embrasd l’air autour
d’elle en un si long temps et n’en aurait-elle pas fait du feu ? Il est elair quil
est sec, en ce sens qu'il ne colle pas aux corps comme l’eau, et non au sens
de difhieulte de figure. =
1. Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. vıtt : Καὶ νυχτὸς δ᾽
ol δὲ τῆς ἡμέρας περὶ μεσημύρίαν: νηνεμώτατον γάρ ἐστιν ὡς ἐπὶ τὸ πολὺ, τῆς ἡμέρας ἡ Meonpbpia (ὁ γὰρ ἥλιος
ὅταν μάλιστα χρατῇ, καταχλείει τὴν ἀναθνυμίατιν εἰς τὴν γῆν᾽ χρατεῖ δὲ μάλιστα περὶ τὴν μεσημύῦρίαν), ... χαὶ al
γύχτες δὲ τῶν ἡμερῶν νηνεμώτεραι διὰ τὴν ἀπουσίαν τὴν τοῦ ἡλίου. — 2. Arislole, ib., plus bas : Καὶ ἔαρος δὲ
χαὶ μετοπώρου μάλιστα χαὶ ἐν ἐπομόρίαις καὶ αὐχμοῖς γίνονται διὰ τὴν αὐτὴν αἰτίαν: αἱ γὰρ ὧραι αὗται
πνευματωδέσταται' τὸ γὰρ θέρος χαὶ 6 χειμὼν, τὸ μὲν διὰ τὸν πάγον, τὸ δὲ διὰ τὴν ἀλέαν ποιεῖ τὴν ἀχινησίαν"
τὸ μὲν γὰρ ἄγαν ψυχρὸν, τὸ δ᾽ ἄγαν ξηρόν ἐστιν... — 3. Arislole, ib., plus bas : Δεῖ γὰρ νοεῖν ὅτι ὥσπερ
ἐν τῷ σώματι ἡμῶν χαὶ τρόμων χαὶ σφυ:μῶν αἴτιόν ἔστι ἡ τοῦ πνεύματος ἐναπολαμδανομένη δύναμις, οὕτω
χαὶ ἐν τῇ γῇ τὸ πνεῦμα παραπλήσια ποιεῖν... Les opinions des philosophes grecs sur le Iremblement
de terre sont relalces par Gilbert, op. eit., pp: 293-324 (voir page [88] note 4). — 4. Arislote, ib.,
οἱ πλείους γαὶ μείζους γίνονται τῶν σεισμῶν,
lib. I, cap. 1π|: Πάθος γάρ τι τὸ θερμὸν αἰσθήσεώς ἐστιν.
[191] LE CANDELABRE DES SANCTUATRES. 619
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Masssardo ἴον. μι νι α5 IN5)lo Naisseo JMuuss] Aland
1.Vo0. — 2. P deest. — 3. P IN. - u P wills. —5. P mom. — 6.Pum. -- 7.P ls
Ira03. — 8: ΒΝ Bl. — 9. PB > 0. — 10. P BOSSE BVaSSLL,
Qu’il est sans couleur. Si le feu avait une couleur, il nous empecherait
de voir toutes les stoiles qui sont au-dessus de lui. Quand le feu est, chez
nous, sans couleur la ou il est fort, comnie dans un fourneau de forgeron et
au milieu d’une flamme de lampe, et que sa place semble ötre vide, comment
le feu de l’univers ne serait-il pas sans couleur ἢ
Qwil tourne dans le mouvement circulaire de la sphere celeste. Toute
partie de feu est posee dans une parlie de la sphere lunaire, comme ἃ (sa)
place, et tout se meut necessairement du mouvement de sa place. Done le
feu se meut du mouvement de la sphere celeste.
De Tallumage et de l’extinetion du feu. Toute partie allumee du feu, lorsqu’elle
se meut en haut par nature, s’steint par le froid qu’elle touche. L’extinetion
de cette partie suit l’allumage d’une autre. Ainsı la flamme dure sans cesse,
autant que dure la matiere inflammable'. Il existe aussi un autre mode
d’extinetion, qui n’est pas en verite une extinetion. Par exemple : si un feu
fort s’empare de la matiere inflammable, il en detruit entierement les parties
telluriques, aqueuses et a6riennes, et la transforme en simple substance
1. La flamme exige loujours un substratum (τὸ ὑποχείμενον).
202/01 32
620 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [432]
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1. P Μί |gsa9. _ 3. P wall. _3,.P oo. — 4. Pam. — 5.B aßlo. -- 6. Β <i2:Dsax.
— 7. Pl5aß>. — 8. BV Ibyas. — 9. ΒΥ We. _ 10. P hutsaso. — 11. PB aaa ®, V πος ®,
recte (?) aa ἃς. το.
ignee. Il la montre ainsi comme sans couleur ', comme si elle n’existait pas,
ainsi qu’il arrive avec les cometes, dont on pense que, lorsqu’elles se trans-
forment en substance ign6e, elles sont &teintes et ont disparu.
Des feusc qui montent des montagnes de Phrygie, de Grete, de Sicile et de l’Etna.
La cause de ces (feux) est le vent dusud qui souflle de la zone brülante dans
les trous, les pr6eipices et les ouvertures de la terre®. Par la grande chaleur
qu’il possede en raison de ses mouvements rapides, il s’enflamme et lorsqu’il
trouve une sortie, il sort. Souvent il se pr&cipite dans des trous d’ou les caux
coulent?; ıl chauffe ces eaux et forme les bains chauds. Dans l'ile de Chios
meme je5 gens ont conduit sur la terre ferme, par un tuyau de plomb, des
eaux chaudes et brülantes, qui coulent d’un rocher dans la mer, et ont con-
struit au-dessus d’elles un &tablissement baln&aire de eure
Aristole, Meteorologica, lib. IV, cap. 1: Koi γὰρ γῆ χαὶ ὕδωρ χαὶ ἀὴρ σήπεται" πάντα γὰρ ὕλη τῷ πυρί
ἔστι ταῦτα, οἱ Thöophraste, De igne, 30 : Ἢ φλὸξ... οὐχ ἔχονσα γεῶδες οὐδὲ ὑδατῶδες οὐδὲν αὐτῇ τὸ
ἀντιφράττον, ἐξ ὧν ὁ χαπνὺς χαὶ ἡ ἀναθυμίασις. --- 2. Cette phrase procede peul-&ire du Pseudo-Aristote,
De Mundo, cap. τν : Πολλάχις δὲ πολὺ γενόμενον ἔξωθεν ἐγχατειλήθη τοῖς ταύτης χοιλώμασι... Comparer
aussi Diogene de Laerle, 7, 15% : Τοὺς σεισμοὺς δὲ γίνεσθαι πνεύματος εἰς τὰ χοιλώματα τῆς γῆς ἐνδύνοντος ἢ
χαβειρχθέντος. --- ὃ. Au lieu de „93 0040 ᾿ξραϑυ, nous fraduisons 95 O0 kuss. Ch. aussi Pseudo-
Aristote, De Mundo, cap. IV : Συσσωματοποιεῖται δὲ τὰ εἰσιόντα πνεύματα χαὶ ὑπὸ τῶν ἐν τῇ γῇ ὑγρῶν κεχρυμ-
μένων. — 4. Pour cet alinea, voir Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. τῦῦν : δωϑοὶ mia as el = u
los03 200 Bl oo bl ΗΒ 2 (!) Πμηδϑοο Ike [290,2 Neu 0 ‚one . |oDioo ba, -malns
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[133] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 621
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1. P sing. — 2. Β «Ὁ ann 8, YV Has <> ans &. — 3, Bel. πῆ PS“.
SIxIEME SECTION. De l’examen de la lumiere et des tenebres, des couleurs, du
jour et de la nuit.
Parmi nos maitres, saint Greögoire de Nysse et le vensrable Jacques
d’Edesse ont dit que la lumiere est l’&clat et la elarte du feu', qui existait
deja d’abord, er&& et mel& aux autres el&ments. Lorsque Dieu dit : Que la
lumiere soit, les elements se separerent; le feu s’arreta vite dans la region
sup6rieure et &claira la terre de sa lumiere?. Il convient de savoir que les
saints maitres ont dit de la lumiere qui fut erde le premier jour, avant la erea-
tion du soleil, de la June et des &toiles — et non de toute lumiere — qu'elle
est l’&clat du feu. Quand nous voulons la definir par une definition generale,
nous disons que la lumi£re est une qualit& par laquelle le visible se voit sans
ea | 0 \aay wm .wwas5a9;9 ΝᾺ) wor |Dusal [ud gel \yau oHım ku? nude. Po
« Il est (des lieux) oü le feu par sa nalure, c’est-ä-dire sa substance, monte et s’elöve hors de ces
{rous en beaucoup d’endroils et il est visible de loin dans l’air au-dessus de la terre; il est le plus
visible la nuit, par exemple dans les montagnes de Phrygie, de Crete et de Sicile. Il y a aussi l’Etna,
region d’ou le feu monte, comme le raconte, d’apres(?) Porphyre, la narration place avant l’Isagoge. »
Ib., fol. 167 v; les bains chauds sont appeles |e-sa=- pour la raison suivante : @Day - un oo wol Ju.
x has μον "με |boa:o Dely al ‚sau [us as Ino» BLITES yaına δὲν ondaads uns|
ag way wre [ausas jarsaD aa;9 φοῖν JamıaN soll 23 0:0 . bDa=00 ἜΒΗ Js ou > [59
-Jassusy [ir ILonmllo IlauaseN ΔΘ. oma os μϑοιο. 1:5.» Ἰιαϑὶ „> Jay kuss o .baa « On
le sait aussi par cela que certains relatent dans leurs r&cits qu’il existe dans V'ile ... un endroit
dans l’eau, dans la mer, oü se trouve une figure (?) semblable (?) a un grand rocher, duquel
sonrdent (>?) des eaux chaudes et bouillantes; quand les gens de lä l’ont connu, ils ont separe
des eaux de la mer par un tuyau de plomb les eaux chaudes jaillissant du rocher et ont fait ainsi
au-dessus d’elles un lieu de bains et de cure pour le corps humain. » Jacques bar Chakko, comme
Barhebraeus, donne ἃ cette ile Je nom de w&49, yoir le Livre des tresors, fol. 178 Ὁ.
1. D’apres les peripateticiens, (Aristote) De Coloribus, cap. 1: Τὸ δὲ φῶς... πυρός ἐστι χρῶμαρ... —
2. Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 470 1 a Dal! mdsa > jonas Joony IN „090 ha} 339
«Ἱδοϑασβιοὶ «οοδϑ go SD Asano 'L5aso « Quand Dieu voulut et commanda que la lumiere füt,
aussitöt le feu se separa, sauta et se posa au-dessus de tous les el&ments. »
* P’fol.'32
622 GREGOIRE ABOULFARAD) DIT BARHEBRAEUS. [184]
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ya bu aman fam mdhaull, wZaaxrıı sm Jl>
ν,μωι [DS5 x panı» " 130 PLsasa|> as gi pas e öl <>”
1. P deest. — 2.BV >. — 3-3. P deest. —4. P >. — 5. P deest. — 6. ΒΝ wa — 7. P.deest. —
8. B Patu>.
V’intermediaire de quelque chose d’autre et que, par son intermediaire, toutes
les choses visibles se voient'. Les tenebres ne sont pas quelque chose de
substantiel, mais seulement la non-existence de la lumiere?. L’ombre est
un emp6öchement partiel de la lumiere par un corps compact.
Que la lumiere n’est pas un corps. Si la lumiere 6tait un corps, elle se
mouvrait dans une direction unique, et voici que, dans un m&me temps, elle °
se meut dans diffsrentes directions. Qu’elle ne soit pas un corps, on le sait
par cela que, quand, pendant le jour, nous fermons tout d’un coup les fenetres
d’une maison, iln’y reste pas de lumiere, et aussi par cela qu'au lever du soleil
la lumiere s’&tend simultandment sur toute la terre. Si elle ötait un corps,
comment arriverait-elle en un seul moment aussi bien dans les lieux 6loign&s
que dans les proches? Il reste done que la lumiere est la qualite d’un corps
tr&es translucide.
Que les tenebres sont la non-ewistence de la lumiere. On le sait par cela
que, si nous fermons les yeux pendant le jour et si nous ne les fermons pas
1. (Aristote) De Coloribus, cap. 1: To δὲ φῶς ὅτι πυρός ἐστι χρῶμα, δῆλον ἐχ τοῦ μηδεμίαν ἄλλην ἢ
ταύτην ἔχον εὑρίσκεσθαι χρόαν, καὶ διὰ τὸ μόνον τοῦτο di ἑαυτοῦ ὁρατὸν γίνεσθαι, τὰ δ᾽ ἄλλα διὰ τούτου. — ΓΝ
Ib. : Ὅτι δὲ τὸ σχότος... στέρησίς: ἐστι φωτός... Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol, πον : Sao 56...
la or ἸΕο δος ἕν Ὡοιοδὶ ...
[135] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 623
«Οὐδιο ‚ads NOT SS Je Joan ΙΝα5535 νῶν 001 δι 9 ok "
0,7) Ιβαϑ. Joor ον Jusaıo Jr No οἷς ru } οι. „ads
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Io ΝΟΣ ol HD; basä. > "5 Hanna I wor el
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Faro N αλο om NOS > μας. wor gas Jlasanoly .o0|
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"Luise μὲς aa Jasar βξυΐο „Sie ‚soo bie] "ai „al
NaS "Lasja, )la0 .Jlol;5o Janmamo Jlasasjaso Jlojaro JLasaso]
1. Pl «ἐν. — 2. Plays: — 3. PoDo- — 4. P Wise: — 5. V ILojawo ILasasol. - 6. V soo.
- 7. P lie: — 9. P μοιᾷς llado.
pendant la nuit, nous ne voyons &galement pas, puis par cela que celui qui est
assis dans une maison obscure voit ceux qui sont dehors, et ceux qui sont
dehors dans la lumiere ne le voient pas. Si les ten&bres &taient quelque
chose de substantiel, meme celui qui est dans les tön&bres ne devrait pas
voir ceux qui sont dans la lumiere.
Des couleurs'. Nous percevons naturellement les couleurs par le sens.
Aussi ceux qui enseignent sur les couleurs ἃ l’aide de preuves apportent en
temoignage ce qui est connu pour ce qui est plus cache. Certains nient les
couleurs et disent que la couleur blanche n’est rien d’autre qu’un melange
d’air avec des corps translucides, comme l’&cume de l’eau ou le verre pil&;
que la couleur noire provient de ce qu'iln’y a pas un semblable melange’°.
D’autres disent que seul le noir est une couleur, car toutes se transforment
en lui, alors qu’il ne se transforme en aucune. D’autres disent que les
couleurs principales sont le blanc et le noir et que les autres en naissent.
D’autres ont pos& eing couleurs principales : le noir, le blanc, le jaune,
le rouge et le vert. Les pythagoriciens appelaient tout corps couleur. Emp£-
1. Voir Garl Prantl : Aristoteles über die Farben, erklärt durch eine Uebersicht der Farbenlehre
der Alten, München, 1849. — 2. Cette explicalion des couleurs blanche et noire rappelle Aristote; ci.
notamment le De generalione animalium, lib. V, cap. v1: Ὃ δ᾽ ἀὴρ διαφαινόμενος λευκότητα ποιεῖ, χαθάπερ
χαὶ τὸν ἀφρόν. De Sensu et sensili, cap. IV : Τὸ μέλαν στέρησις ἐν τῷ διαφανεῖ τοῦ λευκοῦ. Voir aussi
Prantl, ib., pp. 80-159.
ἘΞ ΟἹ. 33
624 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [136]
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1. P wadooyaslo- — 2-9. Pdeest. — 3. V Me: — 4. B zai9Ll. — 5. B ns: — 6. P raisy, B
=D ον. — 7. P Ἰλομθογο.:
docle dit que la couleur est quelque chose sur quoi est tomb&le rayon du
regard. Zenon a dit que la couleur est une certaine forme des El&ments.
Platon a dit que la couleur est le contour exterieur d’un corps soumis ἃ la
vue!.
Du jour et de la nuit. Personne ne doute que le jour est tout le temps
pendant lequel la lumiere se trouve au-dessus de la terre et que la nuit est
tout le temps pendant lequel il n’y a pas de lumiere?. Mais (les eerivains)
ecelösiastiques &taient dans lincertitude, parce que, si la premiere lumiere
stait V’&clat du feu et si le feu entourait tous les öl&ments de nuit et de jour,
comment peut-il &tre question de la nuit dans les trois jours d’avant la erdation
du soleil, de la lune et des stoiles’? Mar Ephrem et Mar Jacques de Saroug
disent que, le premier jour, des nuages se tinrent devant les cieux superieurs
et devant la lumiere pendant douze heures, et e’&tait la nuit. Puis, pendant
1. Plutarque, Epitome, I, 15 : Οἱ Πυθαγόρειοι χροιὰν ἐκάλουν τὴν ἐπιφάνειαν τοῦ σώματος. ᾿ἘἘμπεδοχλῆς
τὸ τοῖς πόροις τῆς ὄψεως: ἐναρμόττον. Πλάτων φλόγα ἀπὸ τῶν σωμάτων, σύμμετρα μόρια ἔχουσαν πρὸς τὴν ὄψιν.
Ζήνων ὁ Στωιχὺς τὰ χρώματα πρώτους εἶναι σχηματισμοὺς τῆς ὕλης. Voir Diels, Dorographi Graeeci, p. 313.
Pour Platon, voir en outre Mönon : Ἔστι γὰρ yp6x ἀπορροὴ σχημάτων ὄψει σύμμετρος χαὶ αἰσθητός. — 2.
Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 581 : ἡ γῶν 10,09 oo ‚paul Ion .hil oe WS low "| „o
.BN Jon δὲ oo Au « Quand la lumiere se tin au-dessus de la terre, il y eut le jour el quand la
lumiöre fut au-dessous de la terre, il y eut la nuit. » — 3. α΄. Moise bar Köpha, ib,, fol. δῖ:
hal ΟΝ vonioy oo Passo ἴοοιο ἰδῶ Joy, Ior mel» on Ina up Wade τὸν sol
„Jaraa |j>dvy 0,0 „0 |Dsats [NEIL Don ILS ἸΔΕΝ ΤΟ, [ρα οὶ |NEDL Do Da ὦ 1] est aussi neces-
saire que nous sachions comment la lumiere, dont Dieu a dit : Que la lumiere soil! et elle fut, el
les tenebres, qu 'il a nommees nuit, ont accompli ces Lrois jours et ces Lrois nuits de ces trois jours
avant Ja cr&ation du soleil. »
[437] ἶ LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 625
Janis) wol | Satöllo ‚IS Joe καλῶ [μῶλ 15} Juouo sn οδι
yelı ΙΑ Jooı an κακοῦ LAS (sl Joaxso ‚Kan Jooio url
Joot (9329 ΒΒ ϑοοι, >” NSS Jos Joor ai (asa.lso - μοι
‚JS ΞςΞ ἘΞ Ἴοοι Janis [5.9 ἜΣ «Ὁ Bien οὗ ΝΟ
oo) vaaıo " ΠΟ Jsasas] ”oooı 000 μνω a «359
20091 dr Kaadıno Jo κακαὶ Jsoau> Ana, IND] "an „ol
00 "walls ha Ay OE-) wur) τυ sn ἀν
1. PSAoll. - 9. Ρ ΑΝ. — 8. Ρ deest. — 4. P wm.
h. — 5. B words, P deest wo —
6. PB wallıms,
douze heures, ils furent eloignes, et c’etait le jour. Le deuxieme et le
troisieme jour, le firmament fit pendant la nuit une ombre pareille et pendant
le jour la lumiere s’eleva au-dessus du chaos et repoussa l’ombre (du firma-
ment)'. Gregoire de Nysse (dit) qu’une fois le feu se tenait dans la region
haute, une fois dans la region basse, et il y avait des jours et des nuits’.
Jacques d’Edesse dit que ces trois jours furent differeneies par une lumiere
eparse et non ordonn6e’.
Sur ὁδοὶ : Lequel a precede l’autre‘? Saint Basile et Mar Jean ont pens&
1. Comparer Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 5lv: „wi-tol ra) Wan ujno aD ;9| us
N, ion unohly on aa. :|jnao Pass ‚umaanıa ERS ld. hos,o on Hass lsas=lo FE Pr
„kiss 00 KomdD . wunao 00 je „llis, husojo [dr 00 ar SER sam Do ἘΠΌΘΕΙ
Ἐν ταν δὺς Pas. oo a0. hut y enlaul. \5onas wall groo .LsomL urs| Ns ale SS ;A>
wall 2 - 8688 1»a.s0 .ks0 οἷο zu |ass ‚asulo BI dena! homo . ara u ‚Inu om
oo oa a2. Ina om ὁδὲ5 «βο» «ὔι \dsa:% Asol NS, wa [1.05 0,09 „ie Bun;
‚ala Ὁ so.ol Ss Μοῦ. ME Jon ὅδϑθου => uns| .Leonl go WS .umastta \om Wsaas wally
ins lom aa au ‚te u om 3Maso οὐ DH on tes So το DI Ina Jon wo
Kal ker ao πᾶν Jar adsohul N nor ‚a wu ὼς μοῦ» Μὰ pa »0 Lwool a
‚‚sarso |jnao Jasıa asally ls=23 «Mar Ephrem et Mar Jacques de Saroug disent que, le premier
jour, les tenebres et la lumiere ainsi firent oflice de nuit et de jour : les tenebres, ombre des nuages
qui etaient representes entre les cieux sup£rieurs et spirituels des anges, lesquels sont elairs et
magnifiques, et entre le chaos des eaux, furent douze heures devant le chaos; ensuite la lumiere,
ayant et& cre&e au-dessous des nuages, chassa les t&nebres et accomplit douze heures. Ainsi furent
remplis la nuit et le jour du premier jour. Le deuxieme, dans lequel fut er&& le firmament, disent-ils,
le firmament fournit l’ombre : pendant les deux jours apres ce premier jour done, quand la lumiere
ereee eut accompli ses heures au-dessus du chaos, quand l’ombre du firmament fut restee douze
heures au-dessus du chaos, la lumiere monta, chassa l’ombre’ du firmament et resta douze heures;
ensuite la lumiere plongea dans le chaos et l’ombre du firmament regna douze heures. Ainsi furent
accomplis ces jours et nuits jusqu’au quatrieme jour, οὐ furent erees le soleil, la lune et les &loiles. »
— 2. Ci. Moise bar Kepha, ib., fol. 54v: .lon umo&l Ijay Ijonw .risol haar or waren
‚DENN o gr ΝΣ Jon ΘΕῸ «309. 12 5. μξροδο 99 41} aa 2 το Sebliyau Lon Pi2d2>
‚159 |Basjyau |LaujsNs LaaS « Grögoire de Nysse dit : C’etait la lumiere du feu qui contourna en
cercle de tous cötes l’air, la terre et l’eau, se tenant une fois en haut, une fois en bas selon le
mouvement circulaire du feu. » — 3. Moise bar Kepha, ib., fol. 52r : Pa» ;s! μοϑοὶ u, wanı
. kasjo |Ntsa [IL ron |Nautan9y « Jacques d’Edesse dit dans le livre « Compendium » (?) que
ces trois premiers jours... » — 4. Cf. Nau, L’Ascension de lesprit, traduction p. 166 et notes.
PATR. OR. — T. XXI. — F. %. 4
*Pfol. 33
y°
626 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [138]
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J)oaauD Jo L mas > od Aus ro ‚Joa Jon Jar 5AS <>
Jasa.!y oam0 JS} amdo [IS Jar [πρὸ ‚Las; amso Kasas!
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‚La. τοὶ gar ass) Lascı Ἴδοι ana „0 «οι. 5} LOS
τῶν HAI κοῦ wi ‚horo lananıza AN „A Luss,o οὐν Luusigo
INaa HABEN fan \orias hass; 2010 „oojsr alsans ua (aan
1. PB Bau οἱ. — 2. PB προ: — 3. P deest. — 4. BV deest.
que le jour preceda la nuit. Ils disent : On le sait par cela qu’apr&s que Dieu eut
er66 la lumiere et l’eut separee des tönebres, il appela la lumiere jour et sa fin-
soir; il nomma les tenebres nuit et leur fin matin'. Que la fin du jour s’appelle
soir, on le sait par cela que l’Evangeliste dit: « Au soir du samedi, ἃ l’aube
du premier (jour) de la semaine »°; puis: « Quand fut le soir du jour qui
est le premier de la semaine »°. Mais Mar Ephrem dit que les tenebres
qui etaient &etendues au-dessus du chaos, lorsqu’elles eurent accompli leur
service douze heures et fait la nuit, la lumiere fut erⅇ et quand celle-ci
eut de m&me accompli son service douze heures, elle fit le jour‘. Que la
premiere opinion est plus juste, sa preuve en t&moigne. Il est clair que,
lorsqu’il nous fut ordonne par Dieu de föter la resurrection de Notre Sau-
veur (en commencant) par la nuit du premier (jour) de la semaine, et, aux
Hebreux, de commencer ἃ observer le samedi (en commencant) par le soir®,
1. Moise bar Κόρα, Hexaemeron, fol. 52v : ταὶ ol BI .u,0 July any ΟΣ] Ὁ 90.
Pan, „erisoly Se [DIDI 0 0,0 ας οἷν eo on brelo ‚mass u;-200 Re oo aDuns [5
μαϑο ;.0l 20 Βα. N!.1S8 Jon lot ἢ ia, las 2 9 .eoonlL ὡπϑὶ Ns lo w9, oa’
las; |jo Pass oo an .Las} Jo «Il convient que nous examinions quel fut le premier, de la
nuit ou du jour. Basile, Mar Jean et d’aulres avec eux disent que le jour preeeda la nuit; car,
opinent-ils, les tenebres qui etaient etendues au-dessus du chaos avant que (Dieu) eüt eree la
lumiere, n’&laient pas nommees nuit, mais lenebres.» Et quand Moise dit que le soir fut, par le mol
« soir » il ne designait pas les tenebres... » Plus bas Pam . las} Jans ;0| .Ijonm lo, δ κϑο μοὶ
«20,0 οἷον [56 56,5}. Ἄραδον || „Ja; ΠΣ θαυ ΟὟ a8, « Quand Moise dit « soir » apres qu'stait
deja la lumiere, on reconnait qu’il n’a pas donne le nom de soir aux tönebres, mais ἃ l’achevement du
premier jour...» — 2. Matth., xxvIt, 1. — 3. Jean, xx, 19. L’une et l’autre eitalions se trouvent Jans
’/Texaemeron de Moise bar Kepha, fol. 53r. — 4. Emprunt litteral ἃ Moise bar Kepha, ib., fol. δὴν,
— 5. Moise bar Kepha donne lui aussi ces deux exemples, mais pour prouver que la nuil a pr&cede
le jour; Hexaemeron, fol. 5ur : + IoN „89 οι βοο .urtsel [γον $eeo. Moise bar Kepha traile
tres largement la er6ation de la lumiere, du firmameni, du jour et de la nuit, produisant comme
autorites nombre d'eerivains ecelesiastiques grecs et syriaques.
[189] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 627
") mais DS; ol, lasaaS Ds LBS Ja κϑὸ \jazell
oo Jon |AniD Salas δι» JLasomo ua aus [Sal
Mid Lian |Nso;0 55] ya, basar] yabanzı wär burn dor
Kay si as 0 Kiiads αὐξεύδθαν, ° oraso Lo, "rar
Ja2o5 oo N χοὶ μοι λλοο „rel Yo eo abo NOS
1. BV om@ll. _ 2. PB Lamas. - 3. PV syaas. — 4-4. B 495 Ips 20 «ϑορδῦνο boo, ‚oe. —
5. P Οίαρο: — 6. P Ihyam2r μὲν Duo, V Ihramay „el δὰ βθοο.
cela n’indique pas que la cr&ation de la nuit eüt prec&de, mais uniquement
la preparation de la volont6 et notre aptitude ἃ recevoir des jours ven£rables.
On sait par ἰὰ que, si les Syriens, ἃ la fin du jour du quatri&me et du
sixieme jour sp&ecialement, rompent le jeüne'et commencent ἃ se souiller par
des nourritures defendues, cela se fait chez eux par une habitude inconsi-
deree et non pour autre chose. C’est pourquoi, le plus souvent, ils rompent
indistincetement les deux soirs.
ÄAVANT-PROPOS. .. 2...
InTropucrtoon. . -
Premiere base : Du savoir en general. ...
Deuxieme base : De la nature de l’Univers. . .
LE DE AUTEXUSIO
DE METHODE D’OLYMPE
VERSION SLAVE
ET TEXTE GREC EDITES ET TRADUITSEN FRANCAIS
A. VAILLANT
professeur ἃ l’Ecole nationale des langues orientales vivantes.
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ἢ
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᾿ “αὖ δ.
AVANT-PROPOS
Bonwetsch, dont les travaux remarquables ont restitu6 l’oeuvre complete
de Methode, avait song& ἃ publier la version slave du De autexusio. Il avait
prepar6 une copie du texte slave, accompagn6e d’une courte preface qui 6tait
un extrait des prefaces de ses deux &ditions.
Charge par Με Graffin de realiser le projet de Bonwetsch, j'ai congu cette
edition de la facon suivante'.
Les textes slavons, gönsralement gät6s par la negligence ou l’ignorance
des copistes, appellent des editions ceritiques. On commence ἃ s’en rendre
mieux compte, et bien symptomatiques sont ἃ cet ögard les reproches
adressös aux slavistes par ἢ. Trautmann dans Wesen und Aufgaben der
deutschen Slavistik, pp. 30-32 (Leipzig, 1927). Il est trop commode de repro-
duire un manuserit en laissant au lecteur le soin d’en interpreter le texte
comme il peut : pour cette besogne, un philologue est inutile, et un photo-
graphe suflit.
Entreprenant de publier un texte de compr6hension particulierement
difhieile, traduction consciencieuse mais grossiere d’un ouvrage subtil, et
traduction litterale qui souvent calque les mots aux depens du sens, voici les
principes que j'’ai adoptes :
Avant tout, publier en regard l’original grec : le slave ne se comprend
vraiment qu’en fonetion du gree dont il est la copie servile.
Corriger dans le texte les alterations du slave, en indiquant e en note les
lecons fautives des manuscrits.
Debarrasser le texte slave des details palöographiques (ligatures, abre-
viations) qui genent sans profit la lecture, et adopter la ponetuation moderne
(de type grec), sans tenir compte, sauf des cas exceptionnels, de celle des
manuscrits qui est ordinairement sans valeur.
L’application de ces regles se heurte ἃ quelques diffieultes.
L’orthographe du slavon n'est pas fix6e : outre les differences fondamen-
tales entre les rödactions vieux-slave, russe, etc., des variantes orthogra-
1. Les lignes qui suivent ont &t& 6crites anterieurement au Congres des Philologues slaves de
Prague (octobre 1929), auquel A. Meillet, A. Mazon et moi avons soumis un projet d’edition cerilique
des anciens textes siaves.
682 AVANT-PROPOS. [ιν]
phiques apparaissent, presque ἃ chaque mot, dans les manuserits. D’oü la
necessit& de choisir un manuscrit de base et d’en reproduire fidölement
l’orthographe. D’oü egalement l'inutilite de signaler toutes les variantes des
manuserits : il sufit de noter les lecons qui ont quelque inter&t pour la
compre&hension et l’&tablissement du texte, pour le vocabulaire ou pour la
grammaire — ce qui suppose, bien entendu, qu’on sait faire Ja distinction
entre les faits grammaticaux et les faits orthographiques.
Une edition eritique ne se congoit pas sans un eflort d’amelioration du
texte transmis, par correction des alterations introduites par les copistes.
Pour un texte slavon, ce travail de restauration n’est pas aise, et on ne peut
y proceder qu’avee prudence. Dans le cas οὐ la confrontation est possible
avec le texte grec, nous ne döterminons pas toujours, ni ce que le traducteur
a lu dans son original, ni ce qu’il a compris, ni ce qu'il a voulu dire : la
traduction slave de Möthode a &t& faite sur un manuscrit fautif, les erreurs
d’interpr&tation ne sont pas rares, et la langue du texte slave est souvent
obscure en elle-m&me et chargee d’ambiguites. A plus forte raison notre
embarras est grand la ou l’original gree fait defaut.
Pour les correetions grammaticales, on doit generalement les eviter : il
faut prendre les copies slavonnes des textes vieux-slaves pour ce qu’elles
sont, des documents rajeunis et alteres, qu'il serait arbitraire d’essayer de
rötablir dans leur &tat primitif. Telles quelles, elles fournissent des donnees
precieuses, mais qu’on ne peut utiliser qu’en les interpretant. D’ou, et &
plusieurs points de vue, la nöcessite d'un commentaire grammatical, qui
portera prineipalement sur la syntaxe : la syntaxe du slavon nous est encore
mal connue, et c’est une des raisons pour lesquelles nous comprenons mal
les textes.
Les faits de vocabulaire, les proc&edes de traduction, les systemes
d’equivalence &tablis par le traduceteur entre le grec et le slave, demandent
aussi ἃ ötre etudies en detail. On ne peut pas suivre, par exemple, l’enchai-
nement des phrases du slave si l’on ne sait pas exactement par quels moyens,
ing6nieux ou m6caniques, le tradueteur d’un texte donne rend la multiplieite
des particules conjonctives du gree : c’est la un point oü Bonwetsch, malgre
tout le soin qu’il a apport& A l’interpretation du texte slave, se laisse fr&equem- τ
ment prendre en defaut, soit dans sa traduction, soit dans son appareil ἢ
eritique. — Il est admis, en vue dela preparation d’un dietionnaire du vieux-
slave et du slavon, que toute edition d’un texte slave doit ötre accompagn6e
d'un lexique complet, j’entends rationnel; dans le cas d'une traduction du
grec, ce lexique doit ötre slave-grec, et suivi d’un index grec-slave.
6ditions savantes et non ecelösiastiques, et elle est generalement aisee. A
quoi bon conserver des graphies comme ETZ, TAATH POUr KOTZ, TAATOAATH?
[v] AVANT-PROPOS. 633
Les Editeurs des textes grees n’6crivent-ils pas couramment θεός ce qu’ils
lisent 95 dans les manuserits? Toutefois, il y a des cas οὐ nous ne savons pas
sürement la forme qu’il faut restituer : vAsz, kATs, etc. La hardiesse ne serait
pas grande de lire systömatiquement weaosksz dans une copie recente de
redaction russe, mais peut-etre vaut-ıl mieux conserver, pour quelques mots,
la forme abr&gee. Quant aux ligatures et ἃ leur r&solution, les incertitudes ne
peuvent porter pratiquement que sur quelques jers, et la question n’a aucun
interet pour des textes tardifs — en admettant m&me qu’elle ait pour les textes
anciens l’importance que certains lui attribuent.
Mais les problemes les plus delicats sont celui des rapports entre le texte
slave et le texte gree, et celui de la methode ἃ employer pour interpreter les
passages traduits du grec ou l’original fait defaut.
Le texte gree du De autewusio n’est pas etabli de fagon definitive, m&me
apres l’edition de Bonwetsch. Il nous est transmis par des manuscrits de
valeur inögale, dont le plus complet, et ἃ ce titre le plus important, est le
manuscrit que permet de restituer la traduction slave litt6rale. Par consequent,
si le slave a besoin du gree pour &tre completement intelligible, le gree ne
peut pas non plus se passer du slave : l’edition eritique du texte slave et celle
du texte gree sont ins¶bles. C'est ce qu’a bien compris Bonwetsch. Mais,
dans le detail, je me suis trouve assez souvent en desaccord avec lui, surtout
pour l’interpretation des donnees de la traduction slave, et aussi pour le choix
ἃ faire entre les variantes des manuscrits grecs et la comprehension du texte
de Methode. C'est pourquoi, tout en prenant en prineipe son edition comme
texte de base, j’y ai introduit des modifications. Je me suis d’ailleurs contente
de la confronter avec les editions anterieures, et plus partieulierement avec
les deux bonnes editions contenant des fragments du De autewusio, celle de
Robinson (Philocalie d’Origene) et celle de Van de Sande Bakhuyzen (Dialogue
d’Adamantius) : ce que je crois apporter de nouveau, c’est une determination
plus exacte de la valeur du tömoignage de la traduction slave, contrölee par
la traduetion armenienne que j’ai pu utiliser dans la version frangaise encore
inedite du Pre Maries.
Dans les passages oü manque l’original grec, le slave nousen conserve non
seulement le sens, mais en quelque sorte la forme meme, dans une traduction
presque rigoureusement litterale. C’est un grand avantage sur l’adaptation tres
libre d’Eznik, et c’est aussi une gene. Le texte slave, calqu& sur le grec, est
souvent obscur, parfois incomprehensible. La seule m&thode pour l’interpreter
completement est de retablir sous les mots slaves les mots grees auxquels 115
doivent r&pondre : alors ce qui est vague, estomp6, incoh6rent dans le slave
retrouve en grec sa nettete et sa logique, et le sens qu’on apercevait comme ἃ
travers un brouillard se precise aussitöt. C’est ce que j’ai fait systemati-
634 AVANT-PROPOS. [νη
quement, et je publie cette translation en grec de la traduction slave —
en m’excusant de n’ötre pas helleniste. Et cela, pour deux raisons : d’une part
pour me rendre intelligible a moi-m&me et rendre intelligible aux autres le
texte slave, et pour lögitimer la traduction que j’en donne ; d’autre part pour
en fournir aux lecteurs non slavistes une idee exacte et complete. Bonwetsch a
voulu en donner en allemand une traduction litterale, et il l’a fait aux depens
de la clarte. Le francais s’y prete moins encore que l’allemand, tandis que la
phrase slave, calqu&e sur la phrase grecque, se laisse ais6ment et ἃ peu pres
mot pour mot transposer en grec. Toutefois, cette transposition ne saurait
etre purement möcanique : elle comporte nöcessairement une certaine part
d’interpretation, et il faut en outre tenir compte des habitudes et des procedes
du traducteur, tels 4115 nous sont connus par les parties bilingues.
Je crois devoir insister sur deux points. D’abord le texte grec que je
donne et dont je me sers pour combler les lacunes du De autexusio n'est
qu’un mot ἃ mot du slave, et souvent incorrect : loin de moi la pens6e de
restituer l’original grece perdu. Cependant, la traduction slave est une copie
si fidele qu’on retrouvera souvent, je crois, dans le mot ἃ mot grec un rellet
reconnaissable de la phrase et du style de Methode.
Ensuite, la transposition en grec n’est utile que dans le cas d’une
traduction litterale comme celle du De autexusio : je n’en fais pas une methode
gen6rale. Pour les textes slavons traduits d'une fagon moins servile et qui
sont comprehensibles par eux-m&mes, il suflit de preeiser les correspon-
dances de vocabulaire entre le slave et le grec et certaines regles d’equiva-
lence adoptees plus ou moins artificiellement par les diflerentes &coles de
traducteurs.
Les usages de la Patrologie Orientale veulent que l’edition d’un texte
s’accompagne de sa traduction. Mais rien n’est diffieile comme de traduire
une version litterale. Pour les passages ou le texte grec nous est conserv6,
jai estime plus commode et plus utile de le traduire directement, enindiquant
en note les divergences ou les obscuritös de la version slave.
Je me suis laiss& entrainer loin de la slavistique, et sur des domaines οἱ
je n’ai aucune comp6tence. Mais assumant le röle d’öditeur, j'en ai accept6
les responsabilites : mon devoir 6tait de rendre le texte slave aussi intelligible
que possible, et je n’y pouvais r&ussir que par le moyen du texte grec. Je suis
d’ailleurs heureux d’avoir pu, en suivant l’exemple de Bonwetsch, contribuer
ἃ rompre l’isolement dans lequel la philologie slave a tendu paresseusement
a s’enfermer.
[va] AVANT-PROPOS. 635
Je n’aurais pas pu mener ἃ bien mon travail, si je n’avais pas trouv& les
appuis les plus eflicaces.
Με’ Graffin, en me chargeant de cette &dition, m’a fourni tous les moyens
materiels de la realiser, et il en a entierement r&gl& l’impression et la
correction, avec le concours de la maison Firmin-Didot.
Le Pere Maries, avec une complaisance inlassable, m’a guide et fait
beneficier de son erudition, et il π᾿ ἃ permis d’utiliser sa traduetion inedite du
De Deo d’Eznik.
Le Pere Condamin m’a autorise A consulter et ἃ mettre ἃ profit sa
traduction manuscrite du texte gree du De autewxusio.
Le Pere Lebreton a bien voulu lire mon Introduction, et je lui dois des
corrections importantes.
M. Bourguet s’est laiss& consulter avec une grande ee: sur l'inter-
pretation de quelques diflicultes du texte grec.
MM. Mazon et Meillet m’ont aid& de leurs conseils et de leurs encoura-
gements. M. Mazon a lu une &preuve de l’ouvrage, et j’ai tire grand profit de
ses observations. I] est inutile de dire tout ce que les slavistes doivent A
M. Meillet : je lui dois particulierement la methode critique que j’essaie -
d’appliquer ici.
Je leur exprime ἃ tous mes vifs sentiments de gratitude.
A. VAILLANT.
Saint-Cloud, janvier 1929.
INTRODUCTION
Il. — Μέτηορε D’ÖLYMPE.
On ne sait ἃ peu pres rien de la vie de saint Methode, si ce n’est qu'il
vecut dans la seconde moitie du m? siecle et au debut du τυ" sieele, qu’il fut
ev&que d’Olympe en Lycie (puis de Tyr, d’apres saint Jeröme), et qu’il subit
le martyre lors des dernieres persecutions contre les chretiens, vers 311
(a Chaleis — qui devrait ötre Chalcis de Syrie — d’apres saint Jeröme).
Les t&moignages les plus anciens (saint Jeröme, Socrate, Maxime le Con-
fesseur) indiquent de facon süre Olympe comme siege de son &veche. La
tradition ecelesiastique, depuis Leonce de Byzance (νι s.), a substitue ἃ cette
ville obscure de Lycie le nom de la ville voisine et plus e&lebre de Patara,
dont l’eveche [αἱ important ἃ l’&poque byzantine : au vı° siecle, un ev&que de
Patara tint töte ἃ Justinien. Le fait s’explique par une fausse interpretation
du debut du De resurrectione, le traite le plus connu de Methode, dont la scöne
se place ἃ Patara. Chez les Grecs et chez les Slaves, dans le Menologe comme
dans le recueil de propheties qui porte son nom, Methode est design& par le
titre d’eveque de Patara. Mais certaines copies de ses @uvres aux vın“-
x® siecles conservaient le souvenir du nom ἴθλυμπος sous la forme alteree
Φίλιπποι, par confusion entre Olympe de Lycie et Philippes de Macedoine :
c'est ce qui apparait dans un manuscrit des Sacra parallela (Coisl. 294), qui
porte l’indication M&dodtou ἐπισκόπου Φιλίππ., et particulierement dans latraduc-
tion slave, dans les titres du De autexusio et du De lepra'.
Pour les questions relatives ἃ l’ensemble de l’auvre de Methode, il suflit
de renvoyer ἃ l’edition de Bonwetsch : Methodius, Leipzig, 1917, vol. 27 de
la collection Die griechischen christlichen Schriftsteller der ersten drei Jahrhun-
derte?.
1. Voir l’edition de Bonwetsch, p. xXxVII, p. 145, note 1, p. 455, note 1. L’article recent de F. Die-
kamp (Theologische Quarlalschrift, 1928, \. CIX, pp. 285-308) ne peut prouver qu’une chose : c’est
que l’erreur remonte ἃ Jean d’Anlioche, c’est-A-dire au vı1® siecle.
2. Mon travail 6tail ἃ l’impression lorsque ont paru les deux livres de 1. Farges :Les idees morales
et religieuses de Methode d’Olympe et Methode d’Olympe, Du libre arbitre (Paris, 1929), ou l’on trou-
vera un expos& d’ensemble du systöme thöologique de Methode et de ses fondements philosophiques
et scripluraires. Je remercie l’auteur de l’obligeance avec laquelle il a mis ses ouvrages ἃ ma dispo-
silion. Je les ai consultös avec intör&t, mais je crois devoir maintenir mon interpretation, uniquement
philologique, du contenu du De autexusio, dont ils completent tr&s utilement les lacunes, mais qu’ils
ne me paraissent pas infirmer.
Een
[1x] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 637
Il. — Lr De Autexusio ou « DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE ).
Cet ouvrage, un des plus importants de Methode, nous a &t& conserv& inte-
gralement, pour la plus grande part (pres des trois quarts) dans le texte gree,
pour le reste dans des traductions :
a) La traduction slave est seule ἃ en faire connaitre le contenu in extenso,
sauf une lacune accidentelle de plusieurs pages et quelques omissions insi-
gnifiantes.
δ) Un manuserit grec du x® siecle (F) donne le debut du traite; la suite
en est perdue.
c) L’ouvrage connu sous le nom de « Dialogue d’Adamantius » ou Περὶ τῆς
εἰς Θεὸν ὀρθῆς πίστεως ' reproduit quelque peu librement un long passage du De
aultexusio, sans citer le nom de l’auteur. Ge dialogue anonyme, qui refute les
heresies des Marcionites et des Valentiniens, a &t& de bonne heure attribue
a Origene. Il a &t6 compose avant 311, puis l&gerement remanie vers 330;
la version primitive est conserv&e dans la traduction latine de Rufin, faite ἃ
la fin du ıv° siecle. L’extrait de Methode est presente comme l’expose& et la
refutation de la these (ὅρος) de Valentinus sur l’origine du diable et du mal.
d) Eusebe (1'° moitie du τυ" siecle), dans sa Praeparatio euangelica (vi, 22),
traitant du probleme du mal et de la matiere, apres des eitations de saint
Denys d’Alexandrie, d’Origene et de Philon, reproduit un passage 6&tendu
du De autexusio, qu'il donne comme un extrait du trait& Περὶ τῆς ὕλης d’un
eerivain ehretien de la seconde moitie du 11° si&cle, Maximus. Ce Maximus,
qui est invoqu& comme une autorite, semble par ailleurs tout ἃ fait inconnu
Eusebe le nomme dans son Histoire de l’Eglise (v, 27), mais les expressions
dont il se sert montrent que c’est d’un ouvrage qu’il parle et qu’il ne sait rien
de son auteur : ὧν γε μὴν αὐτοὶ διέγνωμεν ... χαὶ τὰ Μαξίμου περὶ τοῦ πολυθρυλήτου
παρὰ τοῖς αἱρεσιώταις ζητήματος, τοῦ πόθεν ἡ χκαχία χαὶ περὶ τοῦ γενητὴν ὑπάρχειν τὴν
ὕλην.
Cette eitation d’Eusebe est reproduite par saint Gregoire de Nazianze et
saint Basile dans le chapitre xxıv de leur Philocalia” ou recueil d’extraits
d’Origene, compos6e vers 358, et en tout cas avant 379. Comme 115 retrou-
vaient exactement (αὐτολεξεί) le m&me texte dans le « Dialogue contre les
Marcionites et autres heretiques », c’est-a-dire dans le Dialogue d’Adaman-
tius, ils l’ont attribu& ἃ Origene.
e) Les Sacra parallela, repertoire de eitations des Pöres de l’Eglise, don-
nent des extraits assez abondants de Möthode et en particulier du De autexusio.
1. Edition de W. H. van de Sande Bakhuyzen : Der Dialog des. Adamantius, Leipzig, 1901, vol. 4
de la collection Die griechischen christlichen Schriftsteller.
2. Edition de J. Armitage Robinson, The Philocalia of Origen, Cambridge, 1893.
638 METHODE D’OLYMPE. [x]
Il ne s’agit pas d'un ouvrage unique, mais de receueils divers, dont le contenu
varie selon les manuscrits. Un de ces recueils a eu comme auteur Jean
Damase£ene (vın° siecle).
f) Photius (ıix® sieele), dans sa « Bibliotheque », reproduit plusieurs pas-
sages du De autewusio.
4) L’eerivain armenien Eznik, dans son livre connu sous le titre de « Con-
tre les sectes », qui a &t6 compos& avant A50', a traduit librement ou imite
une partie importante du De autewusio. Cette traduction armenienne, si infi-
dele qu’elle soit, a d’autant plus d’interöt pour la reconstitution du dialogue
de Methode qu’an bon nombre des passages qu’utilise Eznik r&pondent ἃ
ceux qui ne sont conserv6s que dans la traduction slave et pour lesquels le
texte grec fait defaut.
Le De autexusio pose plusieurs problemes. L'attribution de ce traite ἃ
Methode ne fait aucun doute, mais il faudrait expliquer comment un extrait a
pu en &tre incorpor6 au Dialogue d’Adamantius, et surtout pourquoi des
eerivains du ıv° siecle qui devaient bien connaitre la litterature religieuse ont
pu ignorer que Methode en füt l’auteur. Eus@be met cet ouvrage sous le nom
d’un certain Maximus, &erivain chretien du ı1° sieele; saint .Gregoire de
Nazianze et saint Basile ne corrigent son erreur qu’en en commettant une
nouvelle, et ils sont suivis par Rufin. Saint Jeröme, qui nous dit que les &crits
de Methode &taient beaucoup lus, est le premier ἃ indiquer formellement le
De autexusio comme une @uvre de Methode, d’ailleurs ἃ cöte du traite De
pythonissa, qui est le De engastrimytho d’un autre antiorigeniste, Eustathe
d’Antioche. La möprise des editeurs de la Philocalie et de Rufin se comprend
bien encore : admirateurs d’Origene et le croyant auteur du Dialogue d’Ada-
mantius, ils ne devaient pas hesiter ἃ lui reconnaitre la paternit6 du seul
passage brillant de ce terne ouvrage, et ils pouvaient admettre de bon coeur
que Methode avait plagie Origene. Mais Eus£be, bien qu’ennemi de Möthode,
n'avait aucune raison de citer son traite en l’attribuant ἃ un auteur ancien et
sans doute imaginaire : il aurait pu se contenter de l’ignorer, comme il a
pass& sous silence le nom de Möthode dans son Histoire de l’Eglise.
D’autres points encore sont obscurs : le titre du dialogue, le nom des
personnages qui y figurent, la destination de l’ouvrage.
Des titres diflörents sont donnes par les sources : περὶ τοῦ αὐτεξουσίου dans
F, de αὐτεξουσίῳ chez saint Jeröme et περὶ αὐτεξουσίου dans les Sacra parallela et
chez Photius; mais la traduction slave, gen6ralement fidele, nous restitue
1. Voir L. Mariös, Le De Deo d’Eznik de Kotb, Paris, 1924, et « L’armenien classique pour lui-
meme », Revue de l’Orient Chretien, τ. V (xxv), 1925-1926, p. 387.
[xı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 639
περὶ θεοῦ καὶ ὕλης καὶ περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίου ; et Eusebe donne ἃ l’ecrit du Pseudo-
Maximus le titre περὶ τῆς ὕλης dans la Praeparatio euangelica, qui devient dans
la Philocalie περὶ ὕλης, ὅτι οὐκ ἀγένητος οὐδὲ χαχῶν αἰτία, et il le designe par τὰ
Μαξίμου, sans aucun titre, dans l’Historia ecclesiastica.
Les personnages du dialogue sont un orthodoxe et un heterodoxe et son
compagnon. Ces personnages ne portent pas de nom dans l’extrait d’Eusebe
et de la Philocalie, ni non plus dans la traduction slave. Dans les Sacra
parallela, ’orthodoxe s’appelle Methode et ’heterodoxe Aglaophon : le second
nom est pris au De resurrectione. Dans le Dialogue d’Adamantius, la these
heterodoxe est prösentee par Droserius, puis modifice par Valens, l’orthodoxe
stant Adamantius : les noms de Droserius et de Valens sont rajoutes et
n’ont pas d’interöt, mais il reste.cette donnde que l’argumentation que deve-
loppent les heterodoxes est attribuse ἃ Valentinus. De meme, dans le manus-
crit F, l’orthodoxe est designe par ὀρθ., et ’'heterodoxe par Οὐ(α)., c'est-A-
dire qu’il est prösente comme valentinien.
Zahn et Robinson (The Philocalia, p. xıvı) ont &mis l’'hypothese que
l’orthodoxe avait pu s’appeler Maximus, ce qui expliquerait l’erreur d’Eus£be.
Le titre de l!’ouvrage aurait alors ὁ ό un titre double : Μάξιμος (ἢ) περὶ (τοῦ) αὐτε--
ξουσίου, comme ceux des dialogues de Platon et ceux qui sont attestes ou
qu’on restitue pour les autres dialogues de Methode : ᾿Αγλαοφῶν (ἢ) περὶ ἀνα-
στάσεως, “Ξένων (ἢ) περὶ τῶν γενητῶν, Sistelius <siue> de lepra, Συμπόσιον (ἢ) περὶ
ἁγνείας. Mais cette hypothese est plus ingenieuse que solide. D’une part
Maximus devrait avoir ete, non l’orthodoxe, c’est-A-dire Methode, mais
Vinterlocuteur de Methode, et l’erreur d’Eusebe resterait grossiere. Et sur-
tout, rien dans le texte du De autewusio, ἃ la difference des autres traites
dialogues de Methode, n’autorise ἃ penser que les personnages du dialogue
aient port un nom : 115 s’interpellent par ὦ φίλε (7,14, etc.), ou bien l’ortho-
doxe se sert de l’expression platonicienne ὦ οὗτος (35,12, ete.), et les deux
heterodoxes se designent mutuellement par le terme ὁ ἑταῖρος (Al ,4).
Le temoignage du texte möme, celui d’Eusebe et de la traduction slave,
et celui qui resulte des divergences des manuscrits, sont concordants et
formels : les trois interlocuteurs du dialogue sont anonymes, et tout ce qu’on
en peut dire est que l’un est orthodoxe et les deux autres heterodoxes, et que
ces heterodoxes, dont la qualite n’etait pas pr6cisee, ont &t6 secondairement
interpr&tes comme valentiniens.
Reste le probleme le plus important : celui de la destination du traite;
etait-il dirige contre les Valentiniens, comme le veulent le Dialogue d’Ada-
mantius et la tradition conserv&e par le manuscrit F, ou plus generalement
contre les gnostiques ou les höretiques, comme l’indique Eusebe sans preciser
autrement, ou bien contre Orig®ne, comme on l’admet aussi et comme le
pensait peut-etre dsja saint Jeröme (et aduersus eumdem de Pythonissa, et de
640 METHODE D’OLYMPE. [χπ]
αὐτεξουσίῳ) " De toute facon, selon la remarque de Jahn (δ. Methodius platonizans,
p. 118), P’heterodoxie combattue par Methode &tait fortement platonisante'.
Il faut aller plus loin : la these sur la matiere et l’origine du mal qui est
expos6e dans la premiere partie du De autewusio est uniquement platonicienne
ou neo-platonicienne; si elle a des rapports avec les theories des Gnostiques —
ou d’Origene —, c’est par lintermediaire du platonisme; et la r&futation
qu’en fait Möthode est nourrie d’arguments pris davantage ἃ la philosophie
grecque qu’aux 6erivains chretiens et ἃ l’autorit& des Beritures.
Jahn a montre tout ce que Methode doit ἃ Platon, mais son examen a
porte surtout sur les emprunts d’ordre litteraire. Il convient de passer en
revue le contenu du De autexusio en notant les rapprochements les plus
evidents, et les plus nöcessaires pour la comprehension du texte, avec les
theories et les arguments de Platon et des ne&o-platonieiens. Les historiens
de la philosophie greeque n’auront pas de peine ἃ completer ces indications
sommaires. Il faut d’ailleurs observer que le platonisme que refute ou qu'in-
voque Methode est le platonisme d’6cole du πι᾿ siecle, largement &clectique,
et qui melait ἃ la doctrine platonicienne des elöments pris aux autres doc-
trines, l’aristotelisme, le stoieisme — sans oublier la sophistique.
L’ouvrage debute par une sorte d’avant-propos, sous forme d’une allo-
cution adressee A un auditoire (1-7, 13). L’enseignement de Möthode n'est pas
celui de la philosophie greeque, seduisante mais mortelle comme le chant des
Sirenes : il est {πὸ des prophetes, qui ont enonce sous une forme allegorique
les verites dont les apötres ont apporte l’interprötation.
Le dialogue commence ensuite par l’expos£ de la these sur laquelle portera
toute la discussion (7,14-19, 12), le premier interlocuteur heterodoxe soumet-
tant ἃ l’orthodoxe ses observations et ses röflexions. Il constate d’abord l’ordre
qui regne dans l’univers : une puissance superieure eontient les öl&ments,
rögle les mouvements des astres, döveloppe la diversite des especes animales
et vegetales. Il est tent6 d’en conclure, en depit du prineipe generalement
admis que rien ne vient de rien, que Dieu a cre& le monde ex nihilo. Mais
il se heurte ensuite au speetacle du mal qui apparait parmi les hommes : le
vol, le meurtre, l’adultere. Ce mal ne peut &tre l’auvre de Dieu, qui est bon
par nature et qui veut le bien, et il doit lui chercher une origine etrangere A
Dieu. Il revient done ἃ la premiere hypothese qu’il avait eu l’envie d’ecarter :
Dieu n’a pas ere& l'univers du neant, mais il a ordonne, autant qu'il a pu,
une matiere informe et sans qualites qui coexistait A lui de toute &ternite, et
1. J. Farges observe de möme que « le dualisme des herötiques, contre lesquels Methode e&erivail
son trait& Du libre arbitre, a dans le Timde sa source premiere » (Methode d’Olympe, Du libre arbi-
Ire, p- 15).
[x] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 641
dont les el&ments inferieurs, rebelles ἃ toute organisation, ont subsiste sans
changement et sont la source du mal.
Cette these n’a rien de sp@cialement gnostique ou valentinien : elle est
platonicienne. Le platonisme (ancien ou nouveau) enseigne':
Que l’ordre regne dans le monde superieur, et que le d&sordre, le mal,
n’apparait que parmi les hommes : οὔτ᾽ ἐν θεοῖς (τὰ καχὰ δυνατὸν) ἱδρῦσθαι, τὴν δὲ
θνητὴν φύσιν χαὶ τόνδε τὸν τόπον περιπολεῖ ἐξ ἀνάγχης (Theeteie, 170 4). C’est d’ailleurs
un theme familier &galement aux Gnostiques (voir Plotin, II, ıx, 5, 8).
Que Dieu est ordonnateur de l’univers, ereateur du χόσμος, mais non de
la matiere. L’hypothese de la er6ation, que Plotin repousse radicalement et
deelare absurde (II, ı, 4, ete.), &tait toutefois admise par certains platoniciens.
Que Dieu est bon et n’a pas voulu le mal, et qu’ii a exelu toute imperfec-
tion « autant qu'il &tait en son pouvoir » : βουληθεὶς γὰρ ὁ θεὸς ἀγαθὰ μὲν πάντα,
φλαῦρον δὲ μηδὲν elvaı κατὰ δύναμιν (Timee, 30a).
Que la cause ‘de l’imperfection, du mal, est dans la matiere : ὅσα παρὰ
θεοῦ εἰς (τὸν χόσμον) ἥκει, ἀγαθά, τὰ δὲ χαχὰ ἐχ τῆς ἀρχαίας φύσεως, τὴν ὕλην λέγων τὴν
ὑποκειμένην οὔπω χοσμηθεῖσαν (Plotin, Πόθεν τὰ καχά, Enn., 1, vırı, 7); αἰτία ὕλη οὕτως
ἐχόντων ὡς ἐλαττόνως ἔχειν (Plotin, III, πα, 15); et οἵ. Platon, Politicus, 273b, ete.
D’autre part, une serie de details sont pris directement ἃ Platon, et
particulierement ἃ la cosmologie du Timee :
La description de la matiere primitive, qui 6tait « agitde d’un mouvement
desordonn& » : οὐχ ἡσυχίαν ἄγον ἀλλὰ χινούμιενον πλημμελῶς χαὶ ἀτάκτως (Timee, 908),
ἀτάχτως μὴν ὅπη τύχοι προϊέναι χαὶ ἀλόγως (Timee, A3b), et « sans qualites » (ef.
Plotin, I, vırı, 10, ete.).
La distinetion (11,5-7) des deux mouvements, de rotation et de translation :
ei φέροιτο τὸ ἕν, ἤτοι ἐν τῷ αὐτῷ ἂν περιφέροιτο χύκλῳ ἢ μεταλλάττοι χώραν ἑτέραν ἐξ
ἑτέρας (Parmenide, 138c, et cf. les sept mouvements, l’un circulaire, les six
autres de translation, du Timee, 34a); et la necessite d’un centre fixe (11,7)
suppos& par le mouvement circulaire (Parmenide, ibid.).
Apres un court preambule dialeetique (21,1-23,9), ’orthodoxe entreprend
la refutation de la these pos6e par le premier interlocuteur (23,11 et suiv.). Le
developpement qui suit est preced& du titre περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης dans les deux
copies in extenso du De autewusio, A savoir le manuserit F et la traduction
slave.
I (23,11-29,10). — En principe, il ne peut pas exister deux increes A la fois,
car ces deux increes seraient l’un par rapport ἃ l’autre :
- 1°) unis : 115 seraient alors les parties d’un m&öme tout, et il n’y aurait qu’un
inceree;
1. Voir en parliculier les &ditions du Timee de A. Rivaud, du T'heetete et du Parme£nide de A. Dies,
el des Enneades de E. Brehier.
642 METHODE D’OLYMPE. [xıv]
2°) separes : mais la separation suppose un el&ment separant, et nous ne
trouvons plus deux, mais trois termes; le raisonnement vaudrait &galement
pour ces trois incre6s, et ainsi ἃ l’infini;
3°) l’un dans l’autre, comme dans un lieu. Mais si la matiere etait le lieu
de Dieu, Dieu serait alors limite, et il aurait participe au desordre primitif de
la matiere; et d’autre part si Dieu n’occupait qu’une partie de la matiere, il
serait plus petit que la matiere; s’il en occupait la totalite, comment aurait-il
trouv& la place n&cessaire pour effectuer son travail de demiurge?Si la matiere
etait dans Dieu, est-ce ala facon des animaux qui sont dans l’air (interca-
lation), ou ἃ ἰὰ facon de l’eau qui se repand dans la terre (diffusion) ? Dans le
premier cas, Dieu est discontinu; dans le second, Dieu, &tant le lieu de la
matiere, est le lieu et le r&ceptacle du desordre et du mal.
L’essentiel de ce raisonnement, d’une conception excessivement spatiale
chez Methode, est pris au platonisme. L’inere& unique est le Vivant unique du
Timee (3la) : s’il y avait deux Vivants, ils seraient les parties d’un autre
Vivant (πάλιν γὰρ ἂν ἕτερον εἶναι τὸ περὶ ἐκείνω δέοι ζῷον, οὗ μέρος ἂν εἴτην ἐκείνω) ; et cf.
l’Un du Parmenide (145b-e) et 1᾿« aporie sur le tout et les parties ». Deux
termes distinets n’entrent en composition qu’au moyen d’un troisieme terme
median : δύο δὲ μόνω καλῶς συνίστασθαι τρίτου χωρὶς οὐ δυνατόν (Timee, 31b);
Ἰ᾿« argument du troisieme homme », avec sa progression ἃ l’infini (Parmenide,
132b, ete.), qui a eu des applications diverses, apparait chez Simplicius (eite
par A. Dies, Parmenide, p. 18) exactement sous la möme forme que chez
Methode : « S’il y a plusieurs, les etres sont (en nombre) infini, car, dans
l’intervalle de ceux qui sont, il y en aura toujours d’autres, et, dans l’inter-
valle de ceux-ei, d’autres encore ». La discussion relative A Dieu concu
comme lieu de la matiere rappelle les diflieultös soulevees contre la
theorie de la participation des objets ἃ la forme : la comparaison de
Dieu ἃ l’air qui enveloppe les ötres vivants (29,4-5) est analogue ἃ celle de
la forme au jour omnipresent (Parmenide, 131 b). Pour l’autre facon de se
reprösenter la matiere dans Dieu, ἃ savoir comme l’eau dans la terre, par
diffusion dans un corps, c’est un @cho des discussions relatives ἃ la χρᾶσις
(ef. Plotin, II, vım) : il est visible que pour Methode le melange des corps
n’est pas une juxtaposition de leurs parties, et que les deux composants
restent indivis.
II (29,11-41,3). — Mais l’existence d’une matiere coexistante ἃ Dieu n’a &t&
admise que pour expliquer l’origine du mal. C’est done la question du mal et
de sa nature qu’il faut examiner.
Notons d'abord qu'il n’y a pas moyen d’&carter compl&tement l’hypothöse
de la er6ation ew.nihilo : puisque la matiere dtait sans qualites, Dieu a au moins
er&& de rien les qualites des substances; alors, pourquoi ne pas admettre
[xv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 643
4} ait pu aussi cr6er les substances? Il n’y a pas ἃ chercher de source
platonicienne A ce raisonnement fragile (31,1-33,9).
Mais venons ἃ notre sujet : qu’est-ce que le mal? Si le mal est une qualite
de la substance, etsi Dieu a ere6 les qualites, Dieu a ere& le mal, et l’hypothese
de la matiere est inutile (33,10-19).
Le mal serait-il une substance? C’est impossible : le mal n'est qu’un
accident de la substance, l’action d’un ötre agissant qui n’est appel&e mauvais
qu’en la mesure ou il commet le mal. L’argument vaudrait &galement dans le
cas ol on supposerait un &tre mauvais instigateur du mal : lui non plus ne
serait pas mauvais dans son essence, mais d’apres ses actions. Par consequent,
le mal n’existe pas de toute eternite (35,10-41,3).
L’orthodoxe repousse ici la these des ne&o-platoniciens d’apres laquelle le
mal est A la fois substance et aceident, et qui veut qu'il existe un Mal en soi,
comme un Bien en soi : ὡς γὰρ ἀγαθὸν τὸ μὲν αὐτό, τὸ δὲ ὃ συμόέδηκεν, οὕτω καὶ
χαχὸν τὸ μὲν αὐτό, τὸ δὲ ἤδη nur’ ἐχεῖνο suubebnzög ἑτέρῳ (Plotin, I, vi, 3). Pour la
theorie des Gnostiques, qui font de ce Malen 8501, du principe ou dela « racine »
du mal, un &tre ἱπορόό et coeternel au principe du Bien, elle n’est indiquee
qu’en termes voiles, et le nom du diable n’est pas prononc£.
Le second heterodoxe prend iei la place de son compagnon et pose une
these un peu diflerente (41,4-13) : la matiere est coeternelle ἃ Dieu, mais elle
n’etait pas « sans qualit6s ». On ne peut d’ailleurs dire d’aucune chose qu’elle
est sans qualite, cette propriet6 möme constituant une qualit6. Nous retrou-
vons cet argument logique chez Plotin, qui le combat, et qui precise d’autre
part, ce qu’oublie de faire Möthode, que cette qualite negative est la qualit&
de privation : II, ıv, 13 τί οὖν κωλύει ἄποιον μὲν εἶναι (τὴν ὕλην) τῷ τῶν ἄλλων μιηδεμιᾶς
ποιότητος τῇ αὐτῆς φύσει μετέχειν, αὐτῷ δὲ τούτῳ τῷ μηδεμιᾶς μετέχειν ποιὰν εἶναι ἰδιότητα
πάντως τινὰ ἔχουσαν :
‘ La refutation de cette seconde thöse est men&e d'une facon parallele ἃ celle
de la premiere. L’orthodoxe s’attaque d’abord au concept d'une matiere
pourvue de qualites (43,8-55,9), en montrant premierement qu'il rend incom-
prehensible l’oeuvre du demiurge (43,8-51,3), et ensuite par une serie d’argu-
ments logiques, une aporie sur le simple et le compos6 (51,4-53,3) et deux
applications successives du theor&eme d’Aristote (ὁ τοῦ ἀντιχειμένου λόγος, 39,4)
qu’une substance n’a pas de contraire (53,4-55,9). Puis il passe ἃ la question
de la nature du mal, en tant que qualit& de la matiere : qu’on considere les
formes du mal comme les especes d’un genre, ou comme les parties d’un tout,
ou comme les actions d’un principe agissant, le mal apparait de toute facon
cre& et non existant de toute &ternite (55, 10-59,9).
644 METHODE D’OLYMPE. [xvı]
Un des höterodoxes reprend ici la parole (59,10 et suiv.). Qu'il s’agisse du
premier interlocuteur, c’est ce que montrent les passages 61,16-17 et 63,9, qui
renvoient au developpement du debut sur les aspects du mal, et particuliere-
ment 63,11-13, qui renvoie ἃ la distinetion etablie (pp. 37-39) entre la substance
et l’accident.
Apres un pr&ambule d’un inter&t purement dialectique (59, 10-61,9) et une
breve tentative de la part de l’heterodoxe de prendre la direction de la
discussion (61,10-12), orthodoxe pose la distinetion entre le malum poenae,
ceuvre de Dieu, et le malum culpae, ceuyre des hommes (61,13-63,7). Puis il
reprend, pour la traiter definitivement, la question de la nature du mal. Le
mal n’existe pas en soi : une chose n'est bonne ou mauvaise que selon
l’emploi qu’en font les hommes (65,5-69,15). L’homme a recu de Dieu le don du
libre arbitre, c'est-a-dire le pouvoir de lui obeir ou de lui desobeir, de m£riter
ou de demeriter (71,3-77,2). Le mal est la desobeissance ἃ Dieu, et linstiga-
teur de cette desobeissance est le diable, jaloux des hommes, qui avait 6te
cre& bon par Dieu, et qui s’est tourne de lui-möme vers le mal (77,3 et suiv.).
Suit l’examen de quelques diflicultes que souleve la these de la er&ation du
diable par Dieu'.
A la fin du dialogue, l’heterodoxe revient au problöme de la matiere (101, ı
et suiv.) : si la matiere n’est pas coeternelle ἃ Dieu et si le monde est ογόό du
neant, pourquoi Dieu a-t-il fait ceuvre de er6ateur ἢ
C’est la question posee dans le Timee (29cd) : quelle est la raison pour
laquelle Dieu a forme « le Devenir et le Monde »? L’expression de Platon
γένεσις καὶ χόσμος est reprise, legerement modifiee ou plutöt mal comprise, par
Methode qui l’emploie avec quelque insistance : γενέσεως καὶ χόσμου ... ἀρχήν
(Timee, 29e) devient κόσμου γένεσιν ἤρξατο ποιεῖν (LOL, 13-14, et de m&me 101,4),
χόσμου γένεσιν ἐποίησεν (105,10); la meme locution apparait aussi hors de ce
passage : 31,1, 45,7.
La reponse est presentee, comme dans le Timee, comme une « opinion
vraisemblable » : pour la φύσις ἀνθρωπίνη, il n’y a pas de connaissance süre des
desseins de Dieu. Ces r&miniscences de Platon sont d’ailleurs transposees dans
le vocabulaire chretien; mais il semble bien que la phrase « puisque Dieu..
a sem6 pour (chez) quelques-uns des signes de sa pens&e » (101,8; voir p. Lv)
soit un souvenir du παρ᾽ ἀνδρῶν φρονίμων ἀποδεχόμενος du Timee (29e), et elle ne
peut pas avoir un sens sp&cialement religieux : les arguments qui suivent
sont pris non aux prophetes, mais ἃ la philosophie greeque*?. Cette ParuEs
. Voir, pour ces questions proprement thöologiques, les ouvrages de J. Farges aeja cites.
. Je dois ἃ l’erudition et ἃ l’obligeance du Pöre Lebreton l’interprötation complöte de ce passage:
V'imitation du Timee est combinde avec la th&orie du logos s&minal de Philon et de Justin (voir
J. Lebreton, Histoire du dogme de la Trinite, IL, pp. 436-438, A. Puech, Les Apologistes grecs du
II siecle, pp. 316-317). Pour saint Justin, la semence du logos deposde dans l’esprit des hommes
j
3
Ε
ἰχνπ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 645
ambiguö, qui pr&cede une sorte de r&velation des desseins de Dieu, risquait
d’etre mal interpretöe. Methode ne pouvait pas penser ἃ s’attribuer le don
propheötique; mais avec le recul des temps, et quand saint Methode, martyr et
confesseur, fut devenu un des docteurs de l’orthodoxie les plus anciens et les
plus veneres, ses lecteurs byzantins, ignorants du platonisme et habitues ἃ
tout ramener aux conceptions religieuses, ne devaient pas hesiter ἃ lui
reconnaitre ces lumieres spöciales dont il semblait se dire pourvu : ce qui
aiderait ἃ expliquer pourquoi, vers le debut du vırı“ sieele, on mit sous son
nom un recueil de propheties.
L’imitation de Platon est d’ailleurs ici exterieure — litteraire : Ja r&ponse
ἃ la question pos6e est prise moins ἃ Platon qu’a Aristote. Dans le Timee
(29 6), la cause de la formation du monde est la bonte de la nature de Dieu
exempte d’envie : ἀγαθὸς ἦν, ἀγαθῷ δὲ οὐδεὶς ... ἐγγίγνεται φθόνος; οἱ cf. dans
Vexpose de l’heterodoxe οὐκ ἐφθόνησεν οὗτος, etc. (19,7 et suiv.). Dans le De
autexusio, l’orthodoxe considere la bont& de Dieu comme une puissance
(εὐεργετιχκὴ δύναμις) au meme titre que la puissance creatrice (δημιουργικὴ δύναμις),
et il invoque la nöcessite du passage de la puissance ἃ l’acte.
La conelusion (107,12-109,6), nettement s&parde du dialogue, et qui
s’adresse au public chretien en general (ἄνθρωπε), resume les points essentiels
de l’ouvrage : il n’y a pas de matiere coexistante ἃ Dieu, et Dieu n’est pas
un demiurge, mais un ereateur.
Un passage alter dans le texte grec (man. (ἢ) et dans les traductions slave
et armenienne (pour celle-ci, voir L. Maries, Etude sur quelques noms et verbes
d’ewistence ches Eznik, Paris, 1928, p. 46) renferme une derniere allusion ἃ
Platon et au Timee, et se laisse retablir en : 109, 2-3 οὐδὲ τὴν οὐσίαν αὑτῷ (man.
τὴν οὖσαν αὐτῷ) εἰς οὐσίχν συνεχέρασεν. Cette phrase vise sürement la theorie
obseure de la composition de !’Ame du Monde et du melange des substances
primitives : Timee, 35a τῆς ἀμερίστου καὶ ἀεὶ χχτὰ ταὐτὰ ἐχούσης οὐσίας χαὶ τῆς αὖ
περὶ τὰ σώματα, γιγνομένης μεριστῆς τρίτον ἐξ ἀμφοῖν ἐν μέσῳ συνεχεράσατο οὐσίας εἶδος...,
συνεχεράσατο εἰς μίαν πάντα ἰδέαν; en identifiant le M&me invariable de Platon ἃ
Dieu et l’Autre changeant et divisible ἃ la matiere, la substance du monde est
le produit du melange de Dieu et de la substance materielle.
Si l’on met ἃ part le long developpement sur le diable (77, 10-99, 17), qui,
bien que 116 ἃ l’argumentation, est par sa teneur et sa maniere different du
reste de l’ouvrage, l’examen du contenu du De autewusio ne laisse aucun doute
sur la nature et le sujet du traite : c’est un dialogue philosophique sur le
theme .de l’origine du mal et de la matiere (cf. le resume d’Eusebe, p. ıx), un
leur donne la connaissance partielle de la verite; et les hommes qui ont cette partieipation au logos
sont les philosophes (Apol., ı1, 10-13, et particulierement 3,3.,).
PATR. OR. — T. XXlIe — F. 5. 143
646 METHODE D’OLYMPE. [van]
pendant chretien au TIodev τὰ κακά de Plotin. A la theorie cosmologique du
platonisme, qui repose sur le dualisme, M&thode substitue une theorie morale,
fortement anthropocentriste (le monde a &t& cr&& en vue de l’homme, voir
p. 105,14, et c'est pour le profit de I’'homme que Dieu a donn& et conserve
l’existence au diable, voir p. 95,1 et suiv.), qui s’appuie sur la notion du
m£rite et de la r&compense et qui aflirme la Cause unique et la creation ex
nihilo. La comparaison du debut du dialogue et de sa conclusion le montre ἃ
evidence : la these combattue est le dualisme. La demonstration utilise
essentiellement des preuves prises ἃ la philosophie greeque, et la preuve tirde
des Eeritures n’apparait que dans le passage relatif au diable. Quant ἃ la
question du libre arbitre, si elle est l’occasion d'un d&veloppement brillant
(71,4 et suiv.), qui a pu retenir particulierement l’attention des lecteurs, et
qui figure ἃ ce titre dans l’anthologie des Sacra parallela, elle ne repr&sente
qu’une des &tapes du raisonnement.
Parmi les differents titres donnes au dialogue de Methode, et qui sont
tous &galement depourvus d’autorite, le titre traditionnel De autexwusio,
Περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίου est donc le plus inexact. En fait, l’ouvrage a dä paraitre
sans titre, si ce n’est le titre interieur περὶ θεοῦ καὶ ὕλης (23,10) qui precede la
discussion de la these heterodoxe : c'est ce titre interieur que l’original grec
de la traduction slave a combine avec le titre traditionnel.
Pour les personnages du dialogue, ils etaient anonymes; les deux het&-
rodoxes sont des platoniciens, et rien ne montre qu’ils soient des Gnostiques
ou autres heretiques. Au contraire, il est formellement indiqu& qu'ils n’ont
aucun rapport avec le christianisme. Ils ne sont pas familiers avec 1 1466 du
diable, et l’orthodoxe, quand il introduit pour la premiere fois cette notion
dans la discussion, use d’une pr&caution oratoire : εἴ τινα ἕτερον ἀναπλάττεις ἐν
τῷ νῷ τῶν καχῶν τοῖς ἀνθρώποις αἴτιον (39,7-8); plus loin, il croit necessaire de
preeiser que le Serpent de la Genese, le tentateur, est identique au diable :
« Le Serpent, que j’appelle le diable » (79, 16) — ce qui est d’ailleurs en m&me
temps une r&miniscence de l’Apocalypse : ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ χαλούμενος διάδολος
(xır, 9, et cf. xx, 2). μὰ ou le t6moignage des Ecritures est directement
invoque, l’orthodoxe y recourt comme A une autorite qu’ignore son contra-
dieteur : ἀλλὰ κεῖται σαφῶς ἔν «τινι θείᾳ γραφῇ 77,10, λέγει δέ τις θεία φωνή 77,14,
« une certaine parole divine » 91,9. Done, l’'heterodoxe ne saurait ötre valenti-
nien ou gnostique.
Sans doute, il arrive que I’heterodoxe cite lui-m&me la Bible ou soit sup-
pos& la connaitre : cela prouve simplement que Möthode, qui s’adressait ἃ un
public chrötien, n’a pas 6t& cons&quent avec sa fiction platonicienne. Son
philosophe, au beau milieu de l’expose de sa these, et ἃ cöte de vers d’Homere
et de r&äminiscences d’auteurs profanes, parle de « l’arche de No& » (9,10) :
simple inadvertance. Pour developper l’id6e que Dieu veut le bien et r&prouve
[xıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 647
le mal et les möchants, il se sert de termes assez typiquement chrötiens
(17,7-13) : les bons doivent &tre des imitateurs (punrat) de Dieu (cf. I Cor.,
xı, 1); mais l’idee elle-möme est platonieienne : Dieu est bon et la vertu
consiste A se rendre semblable ἃ Dieu.
Toute la discussion relative au Serpent, ἃ la tentation du premier homme,
Al’arbre de la science du bien et du mal (79,1 et suiv.), puis ἃ l’apostasie du
diable (94,4 et suiv.), suppose la connaissance de la Genese et des Ecritures.
C'est en vain que Methode fait preceder ses eitations de Jer&mie (77,14) et
d’Isaie (91, 9-10) de la formule θεία τις γραφή (φωνή) : un philosophe paien, igno-
rant du christianisme, ne le suivrait plus. D’ailleurs les references ἃ la Bible
sont generalement introduites sans precautions oratoires : Ja mention du
Serpent (79,2), l!’exemple de l’entree dans la terre promise (85, 13 et suiv.), ete.
C'est que le developpement sur la nature du diable est ἃ part dans le
dialogue, tout en y ayant sa place logique et prevue A l’avance : il a dte
solgneusement pr&pare par une πρόληψις deduite de la nature du mal (39,7 et
suiv., et cf. 59,4 et suiv.). Apres avoir refute la theorie platonicienne du
mal incre6, soit comme produit de l’imperfection de la matiere (premier hete-
rodoxe), soit en tant que qualite primitive de la matiere (second heterodoxe),
l’orthodoxe s’attaque aux theses heretiques du diable ineree et du diable erde
en tant qu’esprit du mal — thöses que ses interlocuteurs n’avaient nullement
posees. Le sujet de la discussion est modifie, et le mode de d@monstration
change. Ce n’est que de cette partie du De autexcusio qu’on peut et doit dire
qu'elle vise directement les höresies des Valentiniens ou des Gnostiques.
Mais, au moins au point de vue litt6raire, ce d@veloppement er&e un disparale
A l’interieur du dialogue, et il s’accorde mal avec la fiction initiale d’un döbat
entre un chretien et deux philosophes platoniciens.
x
Le De autexusio πα pas le ton d’une @uvre de pol&mique : il n’est pas
dirig& contre des adversaires contemporains, ni contre l’&cole d’Origene,
comme le De resurrectione et le De creatis, ni non plus contre des n&o-platoni-
ciens ennemis du christianisme, comme le Contra Porphyrium. C'est, ἃ peu
pres comme le Symposium, un exereice litteraire et philosophique sur un
theme platonicien, qui est en m&me temps un theme gnostique. Le sujet
restait d’actualite, puisque l’&cole n&o-platonicienne &tait encore bien vivante
et que les theses gnostiques avaient &et& ardemment discutees au cours du
ın° siöcle, mais l’allure du Jialogue est assez nettement inactuelle et ana-
chronique : ala fin du τη" siecle, la mode &tait pass&e des discussions acad6-
miques avec les paiens.
La preface de l’ouvrage pr&cise sa destination : il a &t& compos& pour ötre
648 METHODE D’OLYMPE. [xx]
lu devant un public, et il debute par des compliments aux auditeurs : ἡ
ὑμετέρα σύνοδος (7,6), ὦ ἀχροατηοίου καλοῦ (7,12). Ges auditeurs sont accoutum6s A
&couter Methode et ἃ discuter avec lui des questions religieuses : τῶν ἅμα τε
χαὶ ἀκουόντων καὶ συναδόντων τὰ θεῖα μυστήρια (7,6). 1, ἀχροατήριον est donc celui
d’une &cole de philosophie chretienne, analogue ἃ celles d’Alexandrie et
d’Antioche, et Methode y fait figure de maitre.
On peut considerer le De autewusio comme une μελέτη metlant en scene un
Chretien qui semble contemporain des Apologistes et des Gnostiques, done
plutöt du τι que du τι“ siecle, qui röfute et convaine deux philosophes pla-
toniciens, et qui combat par la m&me occasion des theses herötiques. Or cette
donnee fictive r&pond parfaitement ἃ l’erreur d’Eusebe, qui attribue le traite
de Möthode A l’un des παλαιοὶ χαὶ ἐχχλησιαστιχοὶ ἄνδρες de l’&poque de saint Irene,
un certain Maximus, adversaire des höretiques. Il faut revenir de quelque
facon Al’hypoth&se de Zahn et Robinson, pour qui ce Maximus est l’orthodoxe
du De autexusio.
Cette m&öme donnde ne repond pas moins bien ἃ l’emploi qui est fait d’un
passage du traite de Methode dans le Dialogue d’Adamantius. Il y a, entre le |
De autexusio et le Dialogue d’Adamantius, des similitudes frappantes : les deux
ouyrages ont &t6 compos6s vers le m&me temps (fin du 111° sieele, selon toute
vraisemblance); leur scene se place d’une facon &galement vague ἃ l’epoque
des luttes contre les Gnostiques, et le m&me personnage y figure — complai-
sant mais intelligent chez Methode, naif dans l’autre dialogue — du bon
philosophe paien qui ne demande qu’ä se laisser convaincere par des arguments
tant logiques que tires de l’autorit& des Eeritures, et dont le röle est de 1
prononcer contre les heretiques en faveur des orthodoxes. Les deux £erits
nous apparaissent, de tr&s bonne heure, et m&me des les premiers temoignages,
comme faisant l’objet d’attributions fausses, le Dialogue d’Adamantius ἃ
Origene, le De autewxusio ἃ Maximus (puisä Origene) : c’est dire qu’ils avaient
ἀὰ paraitre au moins anonymes.
Le Dialogue d’Adamantius est d’un autre auteur que le De autexusio : ilest
6erit en une langue pauvre et söche, et sans rien des elögances platonieiennes
de Möthode. Mais il s’apparente ἃ l’euvre de Möthode par la doctrine, et il
est nettement antiorigeniste dans la question de la r&surrection de la chair,
Il est posterieur au De autewusio, qu'il utilise largement : il prend ἃ ce traite
des arguments divers, et directement un long extrait, qu'il reproduit sans nom
d’auteur.
Pour expliquer cette introduction dans le Dialogue d’Adamantius d’un
fragment capital du De autewusio, toute la discussion philosophique sur le
concept platonicien de lamatiere origine du mal, il n’ya que deux hypotheses :
celle du plagiat etcelle de !’emprunt consenti, de la collaboration. La seconde
hypothese mörite qu’on l’envisage.
[xxı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 649
On a remarqu& que l’extrait du De autexusio est introduit assez artificiel-
lement dans le Dialogue d’Adamantius. Marinus, qui est present& comme
partisan de Bardesane, pose trois thöses, dont la premiöre est que le diable
n’a pas 6t& er&& par Dieu. Cette premiere these est röfutde tout au long, avec
des arguments qui rappellent constamment ceux du De autexcusio. Puis, alors
qu’on s’attend A passer aux thöses suivantes, elle est reprise par Droserius,
qui pretend en donner un expos& meilleur, et dü ἃ Valentinus : cet expos6
est celui du philosophe platonicien de Methode, et la substitution ἃ la these
du diable incre& de celle dela matiere inerede est legitimee sommairement par
la formule πόθεν ὁ διζδολος χαὶ πόθεν τὰ χαχίά. A la fin de la discussion, le philosophe
paien Eutropius fait l’eloge, non pas, comme il le fait ailleurs, d’Adamantius
qui a röfute la these de Valentinus et l’argumentation de Droserius et de
Valens, mais du dogme de l’Eglise et de l’orthodoxie, ce qui est inattendu
dans sa bouche ; et l'’on a not& que son discours (64. Van de Sande Bakhuyzen,
p- 168,6-15) est &crit en une langue riche et po&tique, qui rappelle celle des
traites de Methode et partieulierement du Symposium, et qui contraste avec le
vocabulaire indigent des parties originales du Dialogue d’Adamantius. Le
passage qui pr&cede, qui n'est conserv6 que dans la traduction de Rufin
(pp- 167,13-169,7), et qui fournit une conelusion hätive et sch&matique ἃ la
discussion sur le libre arbitre, n’est pas moins dtrange : non seulement on
y retrouve un &cho des developpements sur la prescience de Dieu et sur la
lutte de !’homme contre le diable qui figurent vers la fin du De autexusio, mais
on eroit meme y reconnaitre, ἃ travers le latin, la maniöre de Methode. Il est
done possible que le Dialogue d’Adamantius soit l’oeuvre d’un disciple de
Methode, qui, se taxant lui-möme d’ignorance (τῆς τούτων ἀπειρίας), emprunte,
non sans gaucherie, ἃ 50η maitre un expos& philosophique gensral du probleme
du mal incre6, qu’il prösente avec &loges comme la these d’un autre maitre,
P’heretique Valentinus (ed. Van de Sande Bakhuyzen, p. 136,11-22); et
Methode aurait non seulement consenti ἃ cet emprunt, mais il aurait &erit une
conelusion nouvelle et tres abregee de son ouvrage, et il aurait compos& le
jugement d’Eutropius, οὐ il evite, par modestie chretienne, de s’adresser A
lui-möme des felieitations. Ceci s’accorderait bien avec l’hypothese suggeree
par l’introduction du De autewusio, de l’existence d’une &cole de philosophie
chretienne autour de Methode.
Mais le De autewusio et le Dialogue d’Adamantius ne sont-ils que des
exercices litteraires et philosophiques, des ἐπιδείξεις sur des themes dejä
classiques ala fin du τη sieele, sans rapport avec les discussions nouvelles ἃ
linterieur du christianisme? Il n’y est fait aucune allusion preeise ἃ Origene.
Cependant, deux thöses qui y sont prösentees sont antiorigenistes, et ce sont
justement celles sur lesquelles a port& la pol&mique de Methode contre l’ori-
650 METHODE D’OLYMPE. [χχπ]
genisme : d’une fagon directe, la these de la resurreetion de la chair dans le
Dialogue d’Adamantius; d’une facon moins apparente, la thöse de la ercation
dans le De autexusio.
Origene aflirme fortement son altachement au dogme de la ereation ex
nihilo : dans le Credo du debut du De principüis (Praef. A), et ailleurs (Comm., IV,
22,14,ete.); iln'y a pas de matiere coeternelle ἃ Dieu (De princ., I, 3,3, II, 1,4).
Mais, preoceup& de concilier la tradition chretienne et le platonisme (pour
Plotin, par exemple, le χόσμος n’a pas eu de commencement : II, ı, ete.), il
admet que la er&ation n’a pas eu lieu dans le temps etil en vient ἃ l’hypothese
de la pluralit& des mondes successifs. Son argumentation est la suivante
Dieu est bon et ereateur, et il ne peut pas y avoir eu un moment oü sa bonte
et sa puissance ne se solent pas exerc6es, οὐ Dieu ait &t& « oisif » : III, 5,3
otiosam enim et immobilem dicere naturam Dei impium est simul et absurdum;
I, 2,10, ete. Cette theorie, Methode la combat directement dans le De creatis
(Bo?’, 494,16 et suiv.). Mais elle est refutde aussi, comme incidemment, dans
un bref passage de la fin du De autexusio (107, 1-6), qui est une replique exacte
aDe princ., I, 4,3.Dieu a toujours eu ]᾿ εὐεργετικὴ δύναμις etla δημιουργικὴ δύναμις, dit
Origene; il les avait avant sa cer6ation, repond Methode, en pensee et en
puissance, et il n’a jamais dt& « oisif » : οὐδὲ γὰρ ἤργει οὐδέποτε (107,23). Sans
doute Origene lui-m&me cherche une solution ἃ l’antinomie d’une creation
qui π΄ ἃ jamais &te er&de, et il la trouve dans la these de la prefiguration dans
la Sagesse divine, le Fils, co6ternel au Pöre (1, 4,45). P. Koetschau, editeur
du De prineipiis, rapproche cette these et celle de Methode. Mais il faut aussi
en accuser les differences: la conception platonieienne d’Origene, qui
admettait la realite des formes hors du temps (πάντα τὰ γένη χαὶ τὰ εἴδη ἀεὶ ἣν),
restait equivoque, tandis que la conception aristotelicienne de Methode du
passage de la puissance ἃ l’acte dans le temps est sans ambiguite.
Le De autexwusio de Methode apparait done, en ce qui concerne la theorie de
la creation, comme une rectification du De prineipüs d’Origene, et l’on doit
penser qu’il a 6tE compose, pour une part, contre l’origenisme. Methode doit
beaucoup ἃ Origene, et le De autexwusio au De principüs : les developpements
sur le libre arbitre condition du merite, sur l’apostasie du diable, ete., ont leurs
modeles chez Origene, sans oublier la thöorie du sens allegorique des
Seritures. Mais Methode corrige Origene dans le sens de l’orthodoxie : sous
la forme d’une discussion sur la matiere platonicienne, il refait le De prineipuis
pour l’epurer de la these dangereuse de la er6ation ab aeterno.
On peut soupgonner dans le De autewusio d’autres allusions voilces ἃ
Origene. Les Sirenes qui, dans la preface, personnifient la philosophie greeque,
et auxquelles Methode oppose le ch®ur des prophetes, peuvent aussi
reprösenter Origene, auquel on reprochait (Marcellus d’Ancyre, cite par
Eusebe) de mieux connaitre la philosophie paienne queles Ecritures : Methode
[xt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 651
se sert en effet, dans le De resurrectione (Bo?, 256,22), de la m&me comparaison
contre Origene et les origenistes. Les « theories impies » condamnees dans
la conclusion (109,56) sont celles d’Origene, en la mesure ou le De autewusio
est dirige contre la these de la ercation hors du temps. Mais ces expressions
s’appliquent aussi bien au platonisme en general. De möme Methode combat
avec insistance le mode de discussion qui consiste ἃ chercher non la v£rite,
mais la victoire sur ses adversaires (23,7-8, 35,1-3, ete.), et c’est une critique
qu’il adresse ἃ Origene dans le De resurrectione (Bo*, 255,9-10, ete.); mais c’est
aussi un lieu commun de la dialectique.
Le passage invoqu& par Robinson (p. xıv) doit bien viser Origene, au
moins indirectement : la thöse « valentinienne » (platonicienne) de la matiere
coeternelle ἃ Dieu n'est pas celle d’Origene, mais il s’est laisse entrainer, par
piete mal comprise, ἃ une theorie egalement fausse, celle de la creation ab
aeterno (ἐκ τοῦ un χατ᾽ ἐπιστήμην τοῦ ἀληθοῦς φοδηθήναι τὸν θεὸν τὸ μὴ χαλῶς εἰπεῖν 21,89,
οἵ. De prine., 1, ıv, 3 quas uirtutes Dei absurdum simul et impium est putare... fuisse
otiosas, et ailleurs). En tout cas, ce passage atteste la bienveillance que
Methode afliche, dans le De autexusio, ἃ l’egard des heterodoxes : il cherche a
leurs erreurs des justifications honorables.
Le plus ancien temoignage que nous ayons sur le De autexusio, celui
d’Eusebe, contemporain de Methode, donne comme auteur de ce trait6 un
eerivain chretien du 11° siecle. A qui est imputable cette attribution fausse,
dont Eusebe ne saurait etre &evidemment tenu pour responsable? Y avait-il
interet, pour les adversaires de l’origenisme, ἃ placer au 11" siecle un traite
qui etait comme une version orthodoxe du De principiis, et qui condamnait la
theorie d’Origene sur la creation? Pröcisement.
Au debut du De principiis, Origene proclame son respeet pour l’enseigne-
ment de l’Eglise (τὸ κήρυγμα τὸ ἐχκλησιαστικόν), et il ne presente sa these de la
pluralit& des mondes cer&es (c’est-a-dire sa these de la creation sans com-
mencement) qu’en s’autorisant du fait que la tradition religieuse n’aflırme
rien de precis ἃ ce sujet : Praef. 7 non enim ewidens de his in ecclesiastica
praedicatione sermo profertur. Si le dogme a deja ete fixe sur ce point par un
des ἐχκλησιαστικοὶ ἄνδρες dont l’autorite n'est pas contestee, les thöories d’Ori-
gene n’ont plus ἃ &tre prises en considcration.
On notera d’autre part que le Dialogue d’Adamantius presente l’extrait
du De autewusio, non comme une a@uvre de Methode, mais comme l’expose du
dogme de l’Eglise : τὸ τῆς καθόλου ἐκκλησίας δόγμα, justement dans le jugement
d’Eutropius redige dans le style de Methode (64. Van de Sande Bakhuyzen,
p- 168, 11). L’attribution du De autexusio ἃ un certain Maximus, &crivain chre-
tien, r&el ou fictif, du 11° siecle, fait donc l’effet d'une supercherie pieuse des
antiorigenistes. Toutefois, l’'hypothese d’une simple erreur n'est pas exclue :
652 METHODE D’OLYMPE. [xxıv]
il suffirait d’admettre, ἃ peu pres comme le voulaient Zahn et Robinson, que
Methode avait pris le pseudonyme de Maximus, comme il a pris plus tard
celui d’Eubulius, et que le trait& de ce Pseudo-Maximus a &t& considöre par
Eusebe comme une &uvre du 11° siecle, en raison de son contenu et de son
caract£re. Quant au nom : Maximus, il rappelle curieusement celui du premier.
heterodoxe du Dialogue d’Adamantius, Megethius. Toute cette affaire du
faux Maximus et du faux Origene doit se ramener aux jeux litteraires d’une
scole, qui sans doute voulait duper les origenistes, et qui y a parfaitement
reussi.
Sur la chronologie des &crits de Methode, nous ne disposons que de deux
donnees : ledebut du De cibis (Bo°, 427,10 et suiv.), qui nous apprend que le
Symposium etait alors compos6, et que le De resurrectione n’etait pas acheve,
mais qu’il 6tait deja connu en partie et violemment critiqu6; et la eitation de
l’Apologie d’Eusebe chez saint Jeröme (reproduite par Bonwetsch, p. xı)
quomodo ausus est Methodius nunc contra Origenem scribere, qui haec et haec de
Origenis locutus est dogmatibus? Ge texte parait indiquer que Methode, avant
de combattre Origene, en avait d’abord fait l’eloge. Or nous voyons qu'il
l’attaque sans reserve dans le De resurrectione, et nous savons d’autre part
par Socrate (cite par Bonwetsch, p. xır) et par les extraits de la Bibliotheque
de Photius (Bonwetsch, p. 494,16 et suiv.) que dans le De ereatis 11 röfutait
sa these de la ereation, mais qu’il proclamait son admiration pour lui.
L’Apologie d’Eusebe a &t6 ecrite vers 308 : il est done probable que le De
resurrectione venait de paraitre ἃ cette &poque (nune). En ce qui concerne le
De autexusio, Robinson (p. xı.v) signale la difference de ton radicale entre ce
dialogue, qui ne cesse de pröcher la bienveillance dans la discussion et qui
ne contient pas un seul terme vif (sauf l’expression finale de la conclusion :
« theories impies »), et le De resurrectione, eritique impitoyable d’Origene; il
en conclut justement que le De autexusio a dü &tre compos& bien avant le
De resurrectione.
Nous entrevoyons alors la chronologie relative des &erits antiorigenistes
de Methode, qui, disciple d’Origene en une forte mesure, se tourne contre
lui au nom de l’orthodoxie. D’abord il imite Origene, mais, pour le corriger,
dans le De autewusio, qu’il fait paraitre anonyme ou sous un pseudonyme
(Maximus); puis il combat ouvertement une de ses theses, mais en lui pro-
diguant les eloges, dans le De creatis,; enfin, vers la fin de sa vie, il l’attaque
violemment et sans mönagements dans le De resurrectione. La derniere phrase
du De autewusio prend ainsi toute sa valeur : ce n’est pas encore une deela-
ration de guerre, mais c’est une d&claration de rupture avec l’origönisme.
Sile De autewusio est un 6erit antiorigeniste, attribu6 par erreur ou sciem-
ment ἃ un Cerivain anterieur A Origene et d'une autorits supcrieure A la
a ἃ 4 8 ..».ὦὦ.
„%
[xxv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 653
sienne, on ne peut qu’admirer avec quelle complaisance ou quel empresse-
ment les origenistes ont accepte cette attribution : Eus@be cite avec respect
l'euvre du Pseudo-Maximus, puis elle prend place dans la Philocalie d’Ori-
gene. On peut en dire autant du Dialogue d’Adamantius : c'est sans doute
ce traite antiorigeniste qui a valu ἃ Origene son surnom d’Adauzvriog, pseu-
donyme littöraire du type du nom Εὐθούλιος qu’Epiphane emprunte au De
resurrectione et au De lepra pour designer Methode. Ceci est tout ἃ l’honneur
des origenistes — de leurs bonnes intentions, sinon de leur esprit eritique
— et prouve qu’ils etaient les döfenseurs de la mömoire d’Origene, et non
de ses erreurs. En somme, aussi bons orthodoxes que Me6thode, ils avaient
moins peur que lui de la pensöe grecque (du « chant des Sirenes »), et ils
staient plus genereux pour leurs devanciers : ils aimaient mieux rendre ἃ
l’ecole d’Alexandrie l’'hommage qui [αἱ est dü que d’en accuser les imper-
feetions. L’admiration de Jahn pour « Möthode platonisant » temoigne d’un
peu de naivete : Methode n’a aucune sympathie pour le platonisme en tant
que doctrine philosophique, et il ne l’utilise que comme arme dialectique et
comme procede& litteraire; et m&me l’emploi litteraire qu’il en fait est souvent
discutable. Dans toute son &uvre, il ne nomme que trois fois Platon, non.
seulement sans &loge, mais plus ou moins comme adversaire et inspirateur
d’Origene; et ses deux traites les plus « platonieiens », le Symposium et le
De autecusio, sont exactement antiplatoniciens. Sous ce voile de platonisme,
il faut reconnaitre une doctrine theologique rigide, en avance sur son epoque
(1. Farges, Les idees morales et religieuses de Methode d’Olympe, p. 260, eitant
Harnack), et qui fait d&ja un large usage de la logique aristotelicienne.
Les dialogues de Methode sont farcis d’imitations de Platon et d’emprunts
aux 6crivains classiques. Pour comprendre entierement le texte, il faudrait
identifier ces citations et ces r@miniscences. C’est ce qu’il n’est malheureuse-
ment pas possible de faire dans tous les cas.
Dans le De autexusio, discussion sur un theme platonieien (« banquet »
spirituel, συμπόσιον, 7,12), la comparaison avec Platon s’impose constamment.
Des mots ou locutions comme καταχερματίζειν 25,4, φέρων « allons » 51,4, ὦ
οὗτος 35,12, etc. appartiennent au vocabulaire de Platon; l’expression τὰ χοινὰ
τῆς πρὸς σὲ φιλίας 21,11 est une allusion transparente au κοινὰ... τὰ τῶν φίλων de
Phedre, 279c. La cosmologie de M&thode est celle du Timee: 511 dit du ciel
ἕστηκε φέρων τὸν δεσπότην (71,8), c’est sürement en pensant ἃ la distinetion des
deux cercles, l’interieur, lieu du mouvement de la substance de l’Autre, et
l’exterieur, lieu du mouvement de la substance du M&me (Timee, 30 ο).
Tout le dialogue est conduit dans la maniere de Platon. Rien ἢ Ὗ manque :
654 METHODE D’OLYMPE. Ixxvı]
le choix des interlocuteurs (21,15); la reprise du raisonnement par le debut
(35,34; ef. Parmenide, 142b); l’eloge du contradicteur : τὴν μὲν προθυμίαν ἀπο-
δέχομαι τὴν σήν, ὦ φίλε, χαί σου τὴν περὶ τῶν λόγων (ἐν τοῖς λόγοις) σπουδὴν ἐπαινῶ,
formule qu’emploie deux fois l’orthodoxe, en des termes presque identiques
(21,12, 43,1-2), et qu’utilise une autre fois l’heterodoxe (35,5-6), et qui est
imitee du Protagoras, 901 ἃ ἐπαινῶ σου τὴν προθυμίαν χαὶ τὴν διέξοδον τῶν λόγων.
Une grande importance est atlachee ἃ la möthode socratique d’interrogation
(23,4-5, 59,13), et pourtant il est net que l’orthodoxe ne se contraint pas
sans peine ἃ cette methode, et qu’il pröfere le libre developpement de sa
these : cf. 61,10 et suiv., oü le jeu des demandes et des r&ponses, annonce
par un long preambule, est brusquement interrompu des la seconde question.
Tous ces procedes du dialogue platonieien sont employes avec une insis-
tance visible, et sans diseretion : le platonisme de Methode manque d’atti-
cisme. D’une facon generale, le De autexwusio se caracterise par un v£ritable
abus de la dialeetique : ainsi 43,2 et suiv., 59,10-61,9, ete.; il a souvent
l’aspect d'un cours sur l’art de la discussion.
Mais il est inutile d’insister, apres Jahn, sur l’influence de Platon sur
l'®@uvre de Methode. Il serait plus interessant de preciser ce que le De autewusio
emprunte ä Aristote : par la distinetion de la substance et de l’accident
(37,14 et suiv.), du sujet et du predicat (57,1 et suiv.), et particulierement de
la puissance et de l’acte, Methode se sert de l’aristotelisme pour combattre
le rdalisme platonicien, et du möme coup le platonisme d’Origene.
Il y a dans le De autewusio, comme dans les autres ceuvres de Methode,
des emprunts ou des allusions aux poetes classiques. Jahn note ἃ ce propos
que Methode 6tait lui-m&me poete. En realit6, Methode imitait la maniere
des sophistes. Le De autexusio est en eflet, comme l’indique la preface, un
discours lu devant un public, une ἐπίδειξις, avec tous les ornements litteraires
du genre. La sophistique, avec son affeetation d’erudition, sa subtilite, son
σοὺ! pour les exemples concrets et leur accumulation, penetre certains ἀόνε-
loppements philosophiques : sur l’ordre du monde (7,14 et suiv.) et la sou-
mission de l’univers ἃ Dieu (71,8-73,2), sur la presence du mal chez les
hommes (13,10 et suiv.), et surtout le passage sur la fagon de bien ou mal
user de l’union sexuelle, du meurtre, οἷο. (65,5 et suiv.), dont lidee a pu
ötre prise au Banquet de Platon (180ef, 183d) et ἃ la distinction entre l’amour
honnste et l!’amour malhonnöte, mais oü l’orthodoxe joue sur les mots d’une
maniere arbitraire.
C'est dans ces amplifications sophistiques qu’apparaissent les emprunts
aux po&tes. D’abord ἃ Homere : quatre vers de I’Iliade (IX, 4-7) sont eites
expressdment (9,3 et suiv.). La description qui suit de la tempete semble
presenter d’autres r&miniscences homeriques : les expressions po6tiques
[xxvır] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 655
χορυφαῖς ὀρέων 9,7, ἅμα <To> χυρτωθῆναι τὴν βθζλχασαν ὥ).10-11 font penser ἃ 1%
III, 10 ὄρεος κορυφῇσι et ἃ 1l., IV, 425-426 ἀμρὶ δέ 7’ ἄκρας Kupröv ἰὸν χορυφοῦται :
pour αὐτοῦ ἐφικνούμενα τοῦ οὐρανοῦ 9),8, voir ci-dessous. Plus loin, le mot altere
ἔπαισε 15,4 (man. D) doit selon toute vraisemblance 6tre lu ἐπάϊσσε : ἐπάϊσσΞ τῷ
ξίφει. est l’homerique ἔγχει (δουρί, ξίφει) ἐπαίσσων; Ce verbe se retrouve chez
Platon (Theetete, 190 a ἐπάξασα, var. ἐπαίξασα) et chez Aristote.
Puis aux Tragiques : l’expression χεῖρας ἱκεσίας 15,5 rappelle Euripide, Hee.,
845 χεῖρα... ἱχεσίαν, et Möthode cite les tragedies, le repas de Thyeste, les
Freres enneniis, (Enomaus (15,13-17,2). Bonwetsch π᾿ ἃ pas compris lallusion
ἃ la passion incestueuse d’(Enomaus, τῇ Οἰνομάου παρανόμῳ ἐπιθυμίχ : un auteur
tragique, peut-&tre Sophocle, pour expliquer la cruaute d’(Enomaus ἃ l’egard
des pretendants d’Hippodamie, avait imagin6 qu’il etait amoureux de sa fille.
Voir Roscher, Ausführl. Lex., 3', pp. 764 et suiv., et en dernier lieu Sechan,
Etudes sur la Tragedie greeque dans ses rapports avec la ceramique, p. 449, p. 463;
pour le terme de Methode, cf. le Pseudo-Lucien du Charidemos, qui rapporte
cette version de la l&gende d’(Enomaus : 19 μηχανήν τινα μηχανᾶται τὴς ἐπιθυμίας
ἀδιχωτέραν.
Enfin ἃ Pindare. L’expression poetique οὐδέ τις αὐτοῖς ἀπόκειται κρείττων ἐλπίς
73,1-2 doit &tre une röminiscence du passage e6lebre, et qui se pretait bien ἃ
une interpretation chrötienne, de la XI’ N&meenne sur l’« esperance insatiable »
des hommes : 46-48 δέδεται γὰρ ἀναιδεῖ ἐλπίδι γυῖχ᾽ προμαθείας δ᾽ ἀπόχεινται ῥοχί.
Un emprunt sür ἃ Pindare apparait chez Methode en dehors du De autewusio :
le terme ἀριστοτέχνας Bo’, 23,5, 23,11, 275,4, gen. ἀριστοτέχνα 375,10 (man. C°,
1" main), qui est pris au fragment conserv6 par Dion de Pruse : Δωδωναῖε
μεγάσθενες ἀριστότεχνα πάτερ (Bergk, 57), et qui estfröquemment employ6 ἃ partir
de Plutarque, en particulier par Clement d’Alexandrie (Strom., 5,14, Protrept.,
10,98). Le « Cantique des Vierges » (Bo’, pp. 131-137) presente par ailleurs
une serie de dorismes.
Deux eitations probables sont introduites par la formule ὡς λόγος εἰπεῖν, qui
signifie « comme on rapporte (λόγος ἐστί) que dit (’erivain) », et οὰ ilnya
pas lieu de corriger λόγος en λόγον, comme le fait Bonwetsch : αὐτοῦ ἐφιχνούμιενχ
τοῦ οὐρανοῦ 9,8, qui doit &tre une paraphrase de l’'homerique οὐρανὸν inev: τὴν τοῦ
εἶναι σύστασιν 103,3, qui est sürement une expression philosophique consacree,
expression qui a plu ἃ Methode et qu’il emploie ἃ plusieurs reprises (17,7,
107,10).
En raison du sujet m&me du De aute.wusio, discussion avec des philosophes
paiens sur un theme platonicien, les citations de l’Eeriture sont relativement
rares. En dehors de la pröface, οὐ ἐν κόλποις αὐτοῦ (7,3) repondä Jean, ı, 18, etc.,
nous trouvons :
Quelques expressions : la « r&mission des premieres fautes » (95,23, et cf.
656 METHODE D’OLYMPE. [xxvau]
95,13:14) = Rom., 111, 25 τὴν πάρεσιν τῶν προγεγονότων ἁμαρτημάτων : ’homme est
fait « ἃ l’image et äla ressemblance de Dieu » (79,6-7) — Gen., τ, 27; le diable
est « foule sous nos pieds » (99,16), οἵ, Rom., xvı, 20. Et de m&öme sürement:
15,2 τὸν ὁμοιος παθῆ..- ἄνθρωπον, cf. Jacques, v, 17 ἄνθρωπος ἦν ὁμοιοπαθὴς ἡμῖν, et
de möme Act. Ap., xıv, 15; cette legon n’est indiqu&e que par la traduetion
slave, les manuscrits grecs (Εἰ et D) portant τὸν ὅμοιον ἄνθρωπον, mais elle est
confirmee par τοὺς ὁμοιοπαθεῖς ἀνθρώπους du De lepra (Bo*, 466,19).
Deux comparaisons : οὐδὲ γὰρ τὸν ἄνθρωπον ἔχοντα διάφορα μέλη χατακερματίζομεν
εἰς πολλὰ γενητά 25,4-5. Gette phrase rappelle Platon, Parmenide, 129 εἰ δ᾽ ἐμὲ
ἕν τις ἀποδείξει ὄντα καὶ πολλά, Mais plus directement ICor., xır, 12 χαθάπερ γὰρ τὸ
σῶμα ἕν ἐστιν χαὶ μέλη πολλὰ ἔχει; Origene avait ἀ6)]ὰ introduit cette citation de
saint Paul dans un passage du De prineipüs (II, ı, 2) imite du Timee (30ab) ; —
« comme un enfant qui est encore nourri de lait ne peut pas prendre de
nourriture solide » 85,4-5 : cette comparaison, fr&quente chez les auteurs
chretiens (voir Bonwetsch’, p. 193), est empruntce ἃ l’Epitre aux Hebreux,
v, 12 : χαὶ γεγόνατε χρείαν ἔχοντες γάλακτος, οὐ στερεᾶς τροφῆς. :
Deux cas οὐ le t&moignage des prophetes est expliecitement invoque :
77,14 = Jer&mie, χπὶ, 23, et 91,9-10 — Isaie, xxvır, 1. Le second passage fait
d’ailleurs difhieulte. La traduction slave, d’accord avec la traduction arme-
nienne, permet de restituer un texte analogue ἃ : τῷ δὲ προστάγματι ἀνεῖλε τὸν
δράχοντα τὸν ἀποστάτην, qui ne rappelle que de loin le texte des Septante :
ἐπάξει ὃ Θεὸς τὴν μάχαιραν .. ἐπὶ τὸν δράχοντα ὄφιν φεύγοντα, ἐπὶ τὸν δράχοντα ὄφιν
σχολίον" ἀνελεῖ τὸν δράκοντα. La seconde partie de la phrase se comprend
aisöment : le « Serpent fugitif et tortueux » est Leviathan dans le texte
hebreu, et de m&me dans la Vulgate; et le passage du De principiis que
Methode imite pr&ecisöment en cet endroit nous montre qu’Origene interpre-
tait le mot « Leviathan » par δρέκων ἀποστάτης : I, v, 5 etiam Dominus in Job
ita dieit: Adduces autem in hamo draconem apostatam, ce qui repond ἃ Job, xr, 20
ἄξεις δὲ δράχοντα ἐν ἀγχίστρῳ des Septante, « tu tireras Löviathan » de ’'hebreu
et de la Vulgate. Pour le debut de la citation, il faut sans doute admettre
que le texte de Methode avait subi, dans l’original grec d’Eznik comme dans
celui de la traduction slave, e’est-A-dire de bonne heure, une mutilation :
" προστάγματι doit etre la glose d’un mot tombe. Möthode a l’habitude de
commenter les passages de l’Ecriture qu’il invoque : ainsi A propos de l’arbre
dont les fruits donnent la mort (81,15.83,2, et cf. 85,4-6); ila pris d’autre part ἃ
Origene (De prine., Praef. 8) sa th&orie du sens allegorique des livres inspires
(ef. 5,12-13). Citant de m&moire et librement un verset d’Isaie d&ja invoqu& par
Origene (De principüis, 157,4, 245,24), il a dü meler au texte son interpretation :
le « glaive de Dieu » est le döcret pronone& contre le Serpent (Genese, πα, 15).
On peut done rötablir par eonjecture : «τῇ wayaipz>, ὃ δὴ προστάγματι, ἀνεῖλε
τὸν δράχοντα τὸν ἀποστάτην (— τὸν Λευϊάθαν).
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[xxıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 657
Ill. — Le TEXTE Du De autexusio.
Le De autexusio nous est conserve par des manuscrits grecs et par des
traductions (voir p. ıx). Pour le detail, je renvoie ἃ l’edition de Bonwetsch.
Les sources grecques sont :
1° Le manuscrit du x® siecle de la Laurentienne (F), qui donne le debut de
l’ouvrage (3-31,%0). Ce manuserit est plutöt mediocre. Il a &t& collationne par
Bonwetsch.
2° L’extrait d’Eusebe (E') et de la Philocalie (E?), qui va de 23,11 ἃ 55,9, et
qui fournit dans l’ensemble un bon texte.
Le texte de E' est ordinairement le plus sür; celui de E?, qui constitue
comme une seconde &dition corrigce de la citation d’Eusebe, a subi quelques
legers remaniements. Edition eritique de la Philocalie par J.-A. Robinson.
3° Le passage du Dialogue d’Adamantius (D) emprunte au De autexwusio
(13,10-73,13-14, avec diverses coupures plus ou moins importantes). Le texte de
Methode n’est pas reproduit dans son integrite : il est souvent abrege ou
arrange, et des additions secondaires s’y intercalent. Les manuserits sont
tous mauvais, et ils dörivent d’un archetype deja corrompu. Edition critique
de Van de Sande Bakhuyzen.
4° Les eitations des Sacra Parallela (C), qui donnent les passages 19,4-35,15,
37,15-59,9, 71,3-75,11, 77,3-:79,2, 85,9-87,2, 89,13-14, 101,10-107 5, 107,12-109,3.
Le texte en est tres altere. Edition de ΠΟΙ].
5° Les extraits de la Bibliotheque de Photius (Ph), qui donnent les passages
17,3-19,12, 23,11-33,15, 37,15-59,8, 77,3-8. Le texte est non seulement corrompu,
mais encore abr&ge ou modifi&; on ne doit s’en servir qu’avec prudence.
Edition de Bekker.
Ces differents manusecrits, se completant les uns les autres, nous fournissent
pres des trois quarts du texte grec du De autexusio. La premiere partie, relative
au probleme de l’origine du mal, c’est-A-dire des rapports de Dieu et de la
matiere (περὶ θεοῦ καὶ ὕλης), nous est conservee ἃ peu pres integralement. De la
seconde partie, qui traite de la question du libre arbitre et du diable, il ne
nous est parvenu au contraire que des fragments, mais des traductions
viennent combler entierement les lacunes des sources grecques.
Les traductions sont :
1° La traduction latine du Dialogue d’Adamantius par Rutin (D"). Elle
est importante parce qu’elle est ant&rieure aux remaniements op6res sur le
texte grec du Dialogue, mais elle est plus intelligente que fidele, et elle ne
nous donne qu’une idöe lointaine de l’original. Edition de Van de Sande
Bakhuyzen, en regard du texte grec.
658 METHODE D’OLYMPE. [xxx]
2° La traduction, ou plutöt l’adaptation armenienne d’Eznik (Ezn), qui
reproduit tout le contenu du De autexusio ἃ partir de 13,11 (avec des cou-
pures), mais trös librement, en abregeant ou en paraphrasant l’original, et
en en modifiant souvent le sens. Bonwetsch l’a utilis6e dans la version alle-
mande de J. M. Schmid. Je la eite d’apres la traduction frangaise inedite «lu
Pere Maries.
3° La traduction slave (S), qui est littörale et complete, ἃ quelques lacunes
pres. Ges lacunes (par exemple 77,2-3) sont gen6ralement insignifiantes. Une
seule est importante, mais elle porte sur-un passage oü le texte grec nous
est conserv& (29,8-33,9); elle est d’ailleurs röcente et due A la chute acciden-
telle de quelques pages (deux feuillets, semble-t-il), vraisemblablement dans
l’original immediat des manuserits utilisös par Bonwetsch et par mot : les
copistes n’ont möme pas essay& de raccorder les deux phrases mutilees.
C'est la Description des manuscrits slavons de la collection du comte Tolstoj
de Kalajdovie et Stroev' qui a revel& Vexistenee de la traduction slave.
Gorskij et Nevostruev, Jans leur Description des manuserits slaves de la Biblio-
theque synodale de Moscou?, V’ont fait mieux connaitre et en ont signale l’interet,
qui a &te ensuite mis en relief par Lovjagin (1877) et par Pitra (1883).
Bonwetsch ἃ pu, gräce ἃ elle, reconstituer l’euvre de Methode dans ses deux
öditions successives : Methodius von Olympus (Erlangen-Leipzig, 1891), ou 1]
en donne une version litterale complete en allemand, et Methodius (Leipzig,
1917), οὐ il s’en sert pour combler les lacunes des sources greeques.
La traduction slave nous restitue toute une collection d’ouvrages de
Methode, ἃ savoir, d’apr&s les titres adoptes par Bonwetsch : De autexusio, De
vita, De resurrectione, De cibis, De lepra, De sanguisuga°. De ces traites, trois
seulement, les plus importants d’ailleurs, nous sont conserves en grec, mais
fragmentairement : De autexusio, De resurrectione, De lepra. La version slave
nous en fournit le contenu integral (sous reserve de certains abregements
dans les deux derniers textes, qui posent un probl&me), et elle nous revele
les autres &erits completement perdus‘.
Ces manuserits grecs du De autewusio, ainsi que ceux qui sont ἃ la base
des traduetions, se laissent jusqu’A un certain point grouper en familles.
1. OBeTonteisuoe orMmcanie CAABANO-pocciickuxp pykonuceit ... TPama 9. A. ToıcrogBa, Moscou,
1825; II, πο 56, pp. 240-242.
2, Onmeanie caapınekuxp pykonnceli Mockorcroi Cmmoganbnoü Busaioreru, II, 2, Moscou,
1359; n° 110, pp. 16-31.
3. Il est curieux que le Symposium manque ἃ celte collection. Lui aurait-on subslitue un autre
(rait6 sur la virginit6, celui du Pseudo-Basile, qui fait suile aux @uvres de Methode dans les manus-
erils slaves? (Voir p, XXXn).
4. J. Farges (Les idees morales et religieuses de Methode d’Olympe, pp. 32-35) met justement en
doule lattribution ἃ Method: du De vita, d’inspiralion stoicienne, mais il considere comme süre
l’authenticit& des aulres trailes.
Et A
[xxxı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 659
L’extrait d’Eusebe nous donne un texte indöpendant. Il n’en est pas de
meöme, contre toute attente, du Dialogue d’Adamantius : c’est que le texte
gree qui nous est transmis (par des manuscrits relativement röcents et tr&s
mediocres) a &t& revu sur un manuscerit complet du De autewusio, comme on
le voit par la comparaison avec la traduction de Rufin. Chez Rufin, l’extrait
de Methode constitue un tout, qui debute logiquement par hodie cum wenirem
— σήμερον ἐλθών 13,11, et qui s’accompagne d’une breve conelusion &trangere
au De aulexusio, mais qui rappelle les arguments et m&me la maniere de
Methode (voir p. xxı). Dans les manuserits grees, l'’extrait commence sans
raison une ligne plus haut, ἃ οὑτωσὶ δέ πως 13,10, et la conclusion manqne :
c’est la preuve süre d'une confrontation avec le texte integral du De autewusto.
a
une date peut-etre assez recente — appartenait ἃ la m&me famille que F:
c’est ce qu'attestent diverses lecons fautives, par exemple οὕτως FD pour
Et le manuserit complet d’apres lequel a ἐϊό effectu6 le remaniement
αὐτῷ D'S (15,1), ἠδυκημένον FD pour ἤδη κείμενον S (15,9), κατά FD pour κακά 5
(17,4); inversement, F a dü prendre ἃ D le qualificatif de « Valentinien » qu'il
donne au premier heterodoxe (voir p. χι). D’oü il rösulte que l’accord de ἢ
et de F prouve peu contre le temoignage du slave, dans des cas comme
ὅμοιον FD pour ὁμοιοπαθῆ S ΠΣ ;
L’original grec de la traduction slave avait sürement des rapports avec (,
ou du moins avec certains manuscrits des Sacra parallela, puisque ce florilege
a des origines diverses. C’est ce qu’a observe justement Bonwetsch ἃ propos
de l’omission de xax# 29,7. Les deux textes sont egalement mediocres et
alteres. L’accord semble exister particulierement entre S et le manuscrit
Coisl. 294, du χι" ou du xı1° siecle, qui represente une anthologie recente et
posterieure ἃ Jean Damasc£ne : ils ont en commun l'alteration de Ὄλυμπος
en Φίλιπποι (voir p. νι), et ils doivent remonter ἃ une m&me collection des
traites de M6thode : le Coisl. 294 est seul ἃ donner des extraits du De lepra
conserv& par la traduction slave.
Il est plus diffieile d’assigner une place ἃ Ph et A l’original de la traduc-
tion armönienne du v° sieele. Pour les autres sources, le groupement suivant
semble s’imposer :
E D' DF CS.
L’importance de la traduction slave est considerable. Elle restitue un
manuscrit complet, du x° siöele environ, du De autexusio et d’un choix d’euvres
de Methode. Ce manusecrit etait des plus fautifs, mais il appartenait ἃ une
famille differente-de celles des bons manuscrits. Comme la version slave est
litterale, les donnees qu’elle fournit sont pr&cises dans la majorit& des cas.
660 METHODE D’OLYMPE. axxır)
La traduetion slave est coupde de titres (une vingtaine) qui manquent
dans les manuscrits grecs. Ces titres ne remontent pas ἃ Methode : ils sont
ordinairement intercales au milieu des phrases, et ils repr&sentent par con-
sequent des annotations marginales incorpor6es au texte. Mais 115 sont süre-
ment traduits du gree : « de quelque autre chose » 69,16 (note 8) est une
faute 6vidente pour « de quelque autre etre », qui ne s’explique que par le
gree πρὸς ἑτέρου τινός. Les manuscrits grecs de Methode fournissent d’ailleurs
en d’autres endroits des titres comparables, ainsi dans F : 29,16 (note 12)
ὅτι, εἰ τὰς ποιότητας, ete. (le slave fait ici defaut), avee ὅτι introduisant le titre,
comme le signe @ dans la traduction slave (voir p. xxxıv).
IV. — LA TRADUCTION SLAVE.
La traduction slave de Methode nous est conservee par des manuscrits
tardifs de redaction russe, des xvı’-xvıı® siecles (pour le detail, voir la seconde
edition de Bonwetsch, pp. xx-xxı1).
Quatre de ces manusecrits ont &t& copies ou collationnds par Bonwetsch :
1° Un manuserit du debut du xvı? siecle de la Bibliotheque d’Etat de
Leningrad (cote Q. I, n° 265), venant de la collection du comte Tolsto) (5);
il avait &t& deerit sommairement par Kalajdovic et Stroev (voir p. xxx).
2° Un manuserit du xvı° sieele de la Biblioth@que synodale de Moscou,
n° 110 (496) (S®), dont Gorskij et Nevostruev ont donne une description
dötaillee (voir p. xxx). j
3° Un manuserit du xvn® siecle de l’Acad&mie ecelösiastique de Moscou,
7° Un manuscrit dat6 de 1632/1633 de l’Acadömie ecelesiastique de
Moscou (S°).
Quatre autres sont signalds dans les catalogues de Viktorov, dont un du
xvı® sieele du monastere Sijskij Antoniev (gouvernement d’Arechangel'sk),
que Bonwetsch n’a pas pu consulter (voir la note, p. xcv). Pour !’un d’eux,
le manuscrit n° 63 de la collection de B£ljaev (xvır° s.), les br&ves indications
de Viktorov suflisent ἃ montrer qu’il derive de la famille de 5",
Des quatre manuserits utilises ou examinds par Bonwetsch, les deux
derniers ne sont que des copies de 8". Bonwetsch a donn& les variantes prin-
cipales de 8. dans sa premiere &iition : elles sont sans valeur pour l’&tablis-
sement du texte, si ce n’est qu’elles apportent quelques bonnes corrections
des fautes de 5".
Les manuscrits S' et S’ comprennent, outre la traduction de Methode,
celle du trait& Περὶ τῆς ἐν παρθενίᾳ ἀληθοῦς ἀφθορίας du Pseudo-Basile (voir p. xxx,
note 3), deux &pitres de Nicephore, mötropolite de Kiev (debut du χα" sicele),
et des commentaires sur la Genese et l’Exode traduits d’un original grec
inconnu, mais tardif (vn® sicle environ). Le manuserit S' contient en outre,
ἘΞ τ ἘΞ ler re 0 En ee En Tan
[xxxt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 661
mais comme addition d'un nouveau copiste, la traduetion de trois homelies
de saint Jean Chrysostome, et celle de la Vie de Gregoire le Thaumaturge de
Grögoire de Nysse.
La traduction du De aute.rusio occupe dans S' les 35 premiers feuillets,
sur les 423 feuillets que compte le manuserit : elle va du recto du feuillet 1
au milieu du verso du feuillet 34 (pour 35 : la pagination, qui est moderne,
comporte une erreur au feuillet 20).
Les manuserits S’ et S” fournissent pratiquement le meme texte : 115 pre-
sentent exactement les memes lacunes et les m&emes additions, et dans l’en-
semble les m&mes alterations. Leurs divergences sont minimes, sı on laisse
de cöte les variantes orthographiques, qui sont constantes, mais sans interet.
Dans presque tous les cas, et en particulier en ce qui concerne le vocabulaire
et les formes grammaticales, 5° est nettement meilleur que 5" et conserve un
texte plus ancien.
Toutefois il ne semble pas que S” soit une copie de S" : il est plus pro-
bable que les deux manuscrits derivent directement du meme original, que
5. reproduit fidelemen!, et S’ un peu plus librement. Mais, comme l’a observe
Bonwetsch, .il n’est pas aise de trouver des preuves decisives de l’indepen- |
dance de 85" par rapport ἃ S‘. Des lecons comme renaouY 92,8, moaoR’naa 56,9,
NABBIRZ 80,11 dans S” sont meilleures que δ᾽ TEMAOY, TIOAOBNA, NABNI : elles
peuvent rösulter simplement de corrections (pour l’exemple τὴ uksoero 56,10
allegue par Bonwetsch, c'est 5 qui Jdonne le bon texte). Les rares cas ou S”
semble garder une forme grammaticale plus ancienne que celle de S', ainsi
[Ὁ
oyskpaaue 12,11, ΟΣ (pour cr) 34,17 en regard de 5" oyskpame, ὁπ ἢ, risquent
- d’etre accidentels. Nous ne reneontrons, dans toute la traduction du De
aute.cusio, que trois ou quatre exemples un peu probants et qui paraissent bien
indiquer que l’original de S’ n’est pas S': ἡ κάκῳ 16,8 — πῶς γάρ, pour παλμὸ
S' (sans m); saame Βὸ XBITpOCTH 102,2 (sı c'est bien la lecon de SP) — &44orn
72 τῶν τεχνῶν, pour kaÄme Bo xkırpocts 5"; cen 60,9 dans .la copie de Bon-
wetsch, reprösentant ck u « he bien », lecon qui doit etre prise A 5", pour
cd S' (compris sürement comme demonstratif); et surtout kpATe Ne KONYARATH
6,12, pour EpATIA NAKONKYARATH 5", Οἱ S’ doit conserver une lecon zpAre ne
alteree de zparens, adj. — τῷ ἀδελφῷ.
Quoi qu’il en soit, des quatre manuscerits etudies par Bonwetsch, celui
qui doit servir de base ἃ l’etablissement du texte est incontestablement 5",
et les autres, la famille de 5", ajoutent peu ἃ son temoignage.
La presente @lition reproduit le texte de 5", d’apres une photographie
d’ane nettete parfaite que M® Graflin m’a procuree par l'intermediaire de
M. Mazon. J’ai pu utiliser ögalement la copie prepar6ce par Bonwetsch en vue
PATR. OR. — T. XXI. — F. ὃ. 4%
662 METHODE D’OLYMPE. [xxxıv]
de l’edition qu'il projetait; cette copie, faite sur 5°, puis revue sur S', est
assez fautive, mais elle saccompagne d’un appareil critique oü sont indiquses
les variantes principales de S’. La premiere edition de Bonwetsch fournit par
ailleurs un choix de variantes de S’ et de δ΄, et la description de Gorskij et
Nevostruev nous donne des imdications interessantes sur l’ensemble du
manuserit S”.
Le texte de 5" et de 5" est assez altere. Bonwetsch, aid& par le slaviste
Masing, acommence de l'’ameliorer par des corrections-souvent judieicuses.
J’ai ajoute mes corrections aux siennes.
Vz — LA LANGUE DU TEXTE SLAVE.
Il convient d’etudier avec quelque detailla langue du manuserit de base S®,
copie russe tardive d’un texte ancien : cette &tude nous aidera ἃ mieux
comprendre le sens du slave et ἃ preciser ses rapports avec le texte gree, et
elle nous apportera des renseignements sur la date de la traduction slave.
A. — Orthographe et phonetique.
Le manuserit S', que les palöographes datent du debut du xvı° siecle, est
en belle ecriture du type de la semi-onciale, avec quelques traces de eursive
(surtout pour les lettres &, ες x, τὶ 2); les annotations sont en eursive. Les
ligatures les plus frequentes portent sur les groupes : ΒΖ, UA (ou MR), np, Τῇ,
TH, TR et TB.
Les signes Πβ (en ligature) 54,6, 78,9, 80,1, 82,6 (note 2) et ΠΟΙᾺ (en liga-
ture) 96, 12, 100,15, 102,3 servent ἃ introduire des comparaisons. Bonwetsch
voit dans IIP l’abreviation du slave npurzua ou du gree παροιμία : bien que l’on
rencontre NPHTYA, ecrit en toutes lettres, aux feuillets 75‘ et SI" de S', il est
plus probable que le traducteur a d’abord pris IP — παραθολή ἃ son original
grec, puis l’a slavise dans la suite du texte en II0K/azannk'.
Les titres sont introduits presque rögulierement par le signe @ (5) Cm),
serit le plus souvent dans la marge : 18,5, ete. Le € dans lequel est inserit le
u est trös arrondi, etil am&me une fois (24,12) franchement la forme d'un d
ferme : c’est en eflet originairement la ligature grecque de ὅτι (ef. p. xxxu).
Le fragment de la traduction des Reygles developpees de saint Basile ΘΟ βουνὸ par
les Feuillet du Zograph emploie de meme orn ἴδῃ ἡ, 3) devant un titre.
Le manuserit S' presente, ainsi que S", un systeme d’accents et de signes,
que jai respecte en la mesure des disponibilitös typographiques, en tant
qu’ornement ne genant pas la lecture. Ce sont peut-&tre des materiaux pour ı
l’accentologie historique; ils sont bien mediocres en tout cas : la place de
l’accent est fröquemment notce de facon diflerente dans 5’ et dans S”. Be
ἰχχχν] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE.
663
Les voyelles.
Je, serit e, est distingu@ de e, 6erit εν, mais sans aucune rigueur. La trace
d’une grapbie plus ancienne κα peut ötre soupgonnee dans quelques cas : ainsi
cenoy 20,6, pour emoy attendu, s’expliquerait bien en partant de KIIOY.
La confusion (russe) de k et ς est fröquente : nerkaenia 20,8, Tkaken- 34,14,
tenken- 34,17, 36,7, dat. apoyanne 2,7, ete.; aprös p : mpk- 6,1, etc. et πρὲ-
4,1, ete., rpks- 18,9, ete. et Tper- 34,9, etc. Notons en partieulier apksae
56,16, etc. (regulierement); dat. rene 22,7, ete., cene 34,9, etc. (nombreux
exemples); substantifs verbaux e’rnopknie 16,10, kapkmienn 20,12, Haroakmienz
60,6, sous l’action du type noreaknur; ces graphies apparaissent de bonne
heure en slavon russe, voir N. Durnovo, JY5RHOCHAOBeHCKU PmMA0OAOT, νι,
pp- 43-44, pp. 47-48. Apres x : Cuskanum 2,7 (S’ Cusuain, mais Οππελῖη 4,9,
Les adverbes en τς conservent dans S' leur orthographe ancienne : x(z)ae
8.10, 10,4, 48,9 (S’ rat), cae 100,1.
Les rares cas de confusion de & et de u ne sont pas probants : sıaknia 8,1,
pour zkaknia; Πρ τι 70,8, sans doute pour nokmua; et dans 5} npnwavakrn
14,4 (appele par npuörpkern qui precede), pour S' upkwasakrn; — inversement
npkerısaa 48,11, pour npn-. La forme awswWakhcrsn 66,3 doit s’expliquer
autrement (voir p. xxxvInm).
De la confusion de % et de m (vieux slave et moyen bulgare), nous avons
une trace probable dans la legon altöree zak ze 38,19, qu'il faut corriger en
a me (a ke) d’apres le grec; S” nous l’atteste par ailleurs dans le cas special
du groupe ak valant am, qui est une graphie connue du slavon russe
(N. Durnovo, art. cit., p. 62) : oyerpkuakm 14,14 (S° oyerpenaan), oyerpauakRrt
68,17 (St oyerpauzaamr). — Nous trouvons u μι ΜῈ 18,2, etc. (8 ex.), naınkumda
62,4, usıneumin 94,17, uınkumaire 108,2, mais u/sna 60,9, 90,15; menzk
(mkazk) 22,14, etc. (4 ex.), et de meme zAk 40,12, ἃ lire 23%; Ecru 14,9
(S’ Actn), qui est un russisme (N. Durnovo, art. eit., pp- 60-61), en regard du
substant Man 84,6, etc.
La graphie μι est constante, et zı n’apparait que dans une addition mar-
ginale en cursive : nanzı 56,15. Apres gutturale, μι est le plus souvent conserv6,
mais u est assez fröquent : Anzı 28,4 et An 26,6, -cnsım A,det-cniu 2,5, umerkuz
20,4 et sunrn 90,11, xaırpseru 18,10 et χητρόοτι, 8,1, etc.
Le feminin pluriel wapnsaan 90,11 doit &tre un russisme (voir p. xxxıx,
p- xrv1); le participe prösent ne aaan 14,15 n’est qu’une faute pour ne aaanı[n)-
664 METHODE D’OLYMPE. xxxvı]
\
S‘ porte regulierement 5(2)3uckarn 54,16, ete. (6 ex.) : n(Z)ZBICKATH ne se
rencontre que dans 5".
La confusion de a et de oy (δ) est complöte, et de meme celle de a et de
Mm (ΑἹ : gcena 4.11, TAZK ANIME 4,15, ἀςπόλπαλ 9,15, etc.
La forme ΒΑ ΔῈΝ 4,2, pour naaka attendu, s’expliquerait bien par l’existence-
d'un intermediaire moyen bulgare (a> m); mais elle est de toute facon alteree,
et l’exemple est isol& : il peut s’agir simplement d’une substitution du present
au participe. Inversement, S’ a apazaa 6,7 pour 55" ApAzam = θαρρῶ.
Nous trouvons w ä cöte de oy 'Y), a (m-manque) apres Ὁ, m, 8, 1, J: χόμμογ
2,10 et χόϊμιο 18,18, sWıpenk 2,5, mOIWTH 48,6, urn 60,5, summ 34,12, ΤΕ θη}
32,11, ete., et de m&me πόλξιν 34,9 (voir p. xıı). Une trace de la graphie
Na pour u (Supr., etc.) doit &tre conservee dans la forme alterde nmY 4,12.
avec v = y pour oy = ä&, voir ci-dessous. A l'initiale, nous avons oyme [441],
106,6, πὲ oy 48,6,8, 82,11, mais we 18,12 (qui peut avoir et mal compris).
Les graphies a, met a μὰ manque) sont de m&me flottantes : act» 46,% et
- yacrk 46,21, ete.; nkria 4,8, mais keıtua 44,15; W nenme 18, 7, ὦ near 18,12,
ὦ πέλ 24,2: etc. A linitiale, nous trouvons : regulierement Assı en regard de
ἀπο; aykırae 88,15, mais avec ἀπ qui parait corrige de τας; ame pour me dans
οἵ Ame 22,9, 100,10, mais le copiste a pu comprendre ciA ze (cf. p. xLıu); iBzaAaA
10,2, adv. Ast, mais avec preverbe wrax(z)aen- 92,15, 94,5. Pour scax-, mais.
szcaunchde A,10, Voir P. XL.
La lettre v, employ&e correetement dans ®Vecruncsaa 16,1, suppose une
graphie y valant oy (= a) dans nv 4,12 (d’ou S” mn, imper.), pour una
(= uam); ef. inversement Oaacnina 4,9, qui doit s’expliquer en partant de
davc-, et non de ὁλογὸς.
L’akanie est probable, mais faiblement attest& : nanname 2,6 (S” naoname),
avec lea de maasarn; nangowarn 52,13, sangöwanie 32,3 (S’ nanpouenit), avec
l'orthographe russe r¢e d’apres ΒΑΠΡΟΟΗΤΗ, mais ailleurs KANpÄNATH
32,4, ete.; umoromanı 2,12 (ΒΡ ΓΑ ΔΕ)» mais voir p. xLvuı. Les autres casde
confusion de » et dea sont sans valeur : &ahınaro 58,17 (voir p. xrıı) et ZATROPAUE
2,7, zarsoparn 4,4 (voir p. LXXV) peuvent s’expliquer par la morphologie; arore
66,3 doit resulter d’une fausse lecture; kAracaAuno 28,10 est dans un passage
qu’une lacune rend incomprehensible; et eronrn 26,9, noaarn 96,14 sont de
simples fautes pour crahrm, naaarn, la seconde inexplicable par Takanie
(r. nAZaTb).
Le vocalisme de rena- 52,8 est russe, mais il est aussi connu du vieux
slave.
[xxxvır] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 665
Le a de l’imperfectif oyerpauzaawnt 68,17 (ΒΡ oyerpzuakur) est curieux;
nous avons ailleurs oyerpenaan 14,14 (S’ oyerpkuakm), oyerpenmaamä 70,3, et le
perfectif est oyorpemm 78,17, ete.; mais Sreznevskij donne un autre exemple de
OYCTPAMAMTH. On peut penser, soit ἃ une forme ceröee sur le modele de
OyCTPAKAMTH OU contaminee avec. ce verbe, soit ἃ un imperfectif developpe sur
un vocalisme o de la racine, ancien (pol. strom) ou röcent (slavon crpouz =
ΟΥ̓Χ).
Nous avons toujours raatz, etc., jamais les graphies des types sp£eili-
quement vieux russe ou russe; et pasz 8,13, etc. Hors de la traduction du
De autexusio, des formes nonaAnin (loc. sing.), WNAANARINE sont signalces dans
S’ par Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 25). On retrouve naan- pour nakn-
dans d’autres textes de redaction russe, en partieulier dans le Gregoire de
Nazianze du xı° sieele : naankune, voir Sreznevskij. Il ne peut s’agir que d’un
slavonisme russe, avec substitution d'une graphie naan- au russe πόλος.
En ce qui concerne le traitement des jers, nous trouvons l’etat de flottement
auquel nous pouvons nous attendre dans un manuserit tardif, mais assez
conservateur : instr. sing. uk, τὶ et u, etc. (supin -Tk, voir pP. xLıx).
La vocalisation des jers a et dans quelques cas purement orthographique.
Il en resulte une certaine ind6eision entre les finales de nominatif masculin
singulier et les formes neutres ou adverbiales dans la flexion des demonstratifs:
ainsi τὸ 90,5 vaut sürement τὰ. De m&me -cTs0 apparait souvent pour ποτ,
gen. plur. (moins probablement pour -ersouz, dat. plur.) : &ernerso (Eerit
EcTKo) 32,6,7, 34,11, 44,1,12, sanonacTso 44,10,17, POUr ECTKCTKA, KAKOKKCTKZ;
le fait s'’explique aussi paleographiquement par la ressemblance entre les
ligatures ΤῈ et τὸ (voir p. ΧΧΧΙΝ) : c’estainsi que akncrsa 36,1 est Eerit avec la
ligature 50 et peut &tre lu akiierzon. Les participes en -enz sont egalement
plus ou moins confondus avec les adjectifs en -knz : πετπορέποε 24,5 — τὸ
ἀγένητον, mais HETROPRWE DA ἀγένητα.
Nous noterons les cas suivants de vocalisation anormale : τόμα 10,13
(S’ τόμου; ailleurs σῖτα 52,8, ete.), cinpkırenno 20,6, cenpkuenns 20,7 (ailleurs
canpkuenno 108,1; les copistes ont peut-&tre compris ce spkurenn-, qui peuvent
conserver quelques vestiges de la loi de Jagic; περβένατο 26,3; WEEMETEO εἴ
20,11, faute pour &x(e)pee TRoeä. Le genitif pluriel de sazysz (secondairement
BAZXARZ) Est BAAxorz 92,9.
Le groupe -j- est surtout frequent ἃ instrumental singulier des thömes
feminins en -i- : zeıınmw 26,8, ete., mais ımpiw 106,4, etc. Il est plus rare dans
des autres cas : κατα 38,14, ete., mais ordinairement -τῖς, -nie.
Les groupes pz \ps, AZ sont maintenus assez souvent : πράπος 96,4, πρίπ-
666 METHODE D’OLYMPE.
[Χχχνι
94,6, ete., mais nepn- 44,0, etc.; βλάμα 8,5, etc., mais ἠςπόλης-- 8,15, etc. Ce
fait aide a expliquer la conservation de la vieille forme aosaknk 58,11 (voir
p- ıxxvir; mais aondank 40,4. ete.), qui est d’ailleurs en regard du verbe
aosaame 102,15.
La contraction de nn (in) en m est rare : masc. sing. ΒἜτη 38,2 (devant ἢ);
loc. sing. awswWaknersu 66,3 (S’ amsoakHcrsin), mais le mot semble avoir etc
mal lu, et il a ailleurs la forme awsoakuctso (voir p.ıxxx). Au genitif pluriel,
les formes regulieres sont yacrnn 56,12, cnazanin 108,6, etc.; zanonkan 74,5:
peut etre un aceusatif pluriel; ABITpEETM 102,2 de 5" (xeirpoer» 5") est curieux
(voir p. xxxım), mais suspect. Inversement, nkcennn 4,12 est pour nkcnn, gen.
sing. L’original de S’ et de 5" devait connaitre la contraction de -un en τη.
En dehors des desinences, nous trouvons toujours npiumarn 38,6, NPINMETR
42,9, ete., npunas 32,5, etc.
Pour les formes contractes ἃ instrumental feminin singulier, dans la
flexion de l’adjectif determine et ἃ l’imparfait, voir pp. xrı, xLıv, xLvim; pour
δὴ 5zzaania 60,2, en regard de παξαλληὶλ 5) (?), voir p. Lxxıx. Le cas inverse
de gemination d’une voyelle simple est exceptionnel : zAaa 56,10, pour zAa.
Les consonnes.
La lettre s apparait dans :
loc. sing. x(0)sk 2,3; 16,8, 18,2, 22,13, 26,6, 28,3, 50,1, 58,3, 92,10, 102,11,
nom. plur. »°st 50,1 (Ll ex., sans exemple contraire); sumnn 78,1 (masc.), mais
ailleurs zuia 90,8,9 (masc.), zuin 78,16 (fem.), adj. zuinnsı 84,6;
skao 12,7, 18,18, 22,15, 34,7, 48,4, 60,9, 94,8, 98,5, 108,2 (9 ex.), mais ἃ cöte-
de z3ka0 20,3, 34,7, 48,2, 86,2, 98,4 (5 ex.). |
Done dans deux nomina sacra, et dans un adverbe qui peut ötre egalement.
considere comme un nomen sacrum, puisqu'il est propre ἃ la langue religieuse
(un des lexiques slavons-russes publies par Kalajdovic donne le mot z%kao
comme hebreu!).
Dans tous les autres cas, nous ne trouvons que 3 : πηόϑη 20,4, πολ. :
34,3, ete. La röpartition de 3 et de s est donc purement orthographique, et
elle n’est m&me plus etymologique (cf. sunn). j
La lettre & est employce correctement dans Mesoarn 2,1, HVYecrnhckaa
16,1; elle apparait substitude ἃ 6 dans la forme altörce Dasnannnhckaro 2,2
du titre (en majuseule), qui est ἃ lire <en>na &nannnhcnaro (= Onannnnicnaro);
elle a peut-etre &t& transformee en € dans Heaayaanın 2,5, pour Haaun)ennm
attendu. Nous trouvons ᾧ pour # dans Meösaie de la note de la page de titre,
qui est d’une main plus röcente que le manuserit.
[ΧΧΧΙΧ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 667
Une substitution de way ne se rencontre que dans un cas special, et qui
relöve de la morphologie (voir p. rxxıv) et non de la phonetique : napnsaru
16,7, 38,4 (S’ napnyarn), napmsaam 90,11 (S” mapuyAan), mais aussi napnyarn
8,1; et seulement ®pnyArn 20,11, Wpuyaä 70,15.
Le groupe A n'est conserve que dans la finale -zas : xox0 60,10, ete.,
comme dans τη ἃ cöte de -waAsı (voir p. xLvir). Dans tous les autres cas,
S’ n’a que x russe : noyma 5,1, πλλεῖκα ΠΏ ΟΣ ὠκπεχόπεηϊε 10,8, conj. ἀλιελις
100,8, imper. noaaza 58,14, etc. S’ semble au contraire preferer l’orthographe
avec AA.
Le groupe mr est toujours &cerit p, et nous trouvons regulierement ıp
slavon, et non y russe : pres. xöıpa 32,5, part. pres. crpammıpmur 60,15, etc.
La seule exception est‘l’adjectif uwae 18,2, ete. (Ὁ ex.), mais un passage altere
nous restitue le ıp initial, et vraisemblablement aussi la flexion pronominale
ancienne (voir p. ΧΙ) : aorayıa me Erd 14,13-14, A lire aosa pazero.
La forme alternante de cx devant k est er : Eaannserkn 2,5, uopnkerkuz
6,15, ΧΑ ΚΤ Ἐπ 96,4. Ch. dans 5" pacrknenit signale par Gorskij et Nevostruev
{ΠΠ ῷ- p. 25), voir ci-dessous.
L’ ὁ epenthötique est d’emploi constant. Il faut mettre ἃ part naturellement
maasaue 2, 6 (= πλοβαιπεὶ, le a de l’imparlfait n’appelant pas d’alternance
consonantique (voir p. XLvIm); zemmsmz 90,10 repond ἃ la forme ancienne
ZEMENT, en möme temps qu’ä la forme russe.
Mais une serie de faits nous prouvent que l’original (direct ou indirect)
de S’ ne connaissait pas l’emploi regulier de 1] &penthetique :
uKYnend € 26,1 = ἥνωται, BKANNOY KRITH 26,1 = ἡνῶσθαι. Le mot est done
congu comme adjectif; mais, outre que l’existence d’un adjectil zzsoynanz
est problematique ἃ date ancienne, le contexte indique qu'il s’agit d'une forme
verbale au moins dans le premier cas : c'est le partieipe passif kzkoynarnz.
Confusion du perfectif et de l’imperfeetif dans les formes ἃ preverbe de
HATH, HMATH : npinmoy 42,1 pour npiema oy, οἵ. mpmenam dans le passage
parallele 20,1; npinnwers 48,7 pour npiemialern; participe present nz zuYıpe
70,1, et de meme ®n moyY 72, 16-17, mot qui a embarrasse le copiste et qu'il
semble avoir lu suecessivement OnmoypS, WnenoypY et UnhnoympY : ces formes
representent n23<e>in a Sıpe, On<e>mlaoyıp$ (S’ wreuammp®).
apkac 20,4, 106,13, avec a rajoute, et peut-etre par une main posterieure;
dans aptzzae 108,2, c'est le groupe ae qui est rajoute au-dessus de la ligne.
᾿προτηπαλιὰ 54,7 est une faute pour INOTHRAAM qui a pu etre provoquce par
une graphie *nporusaa nporusma) de l’original.
I! faut noter aussi la presence du jer devant l’/ epenthetique dans nze-
608 METHODE D’OLYMPE [χε]
usanıpa 82,4. nzenzaa 66,9, βαλὰλ 10,2. apkazae 42,12, et de m&me 10, 8-9,
64,17, ete. : cette orthographe, qui rappelle les graphies du type zemzm
(zemumıa) de certains textes vieux-slaves et surtout du Suprasliensis, et qui se
retrouve en slavon serbe (Vondräk, Altkirch. Gramm.”, p. 342), doit s’expli-
quer par une restauration de 1] epenthetique.
En dehors de la traduction du De autexusio, Gorskij et Nevostruev (m, 2,
p- 25) signalent dans S” gacrknenit valant pac-yknarnne.
La gemination des eonsonnes est etymologique : sünnnsz 72,12, ckuen’-
noy 68,12, adj. herinna 16,1, ete., mais subst. heruna 34,7, et de m&me
regulierement kacrkennın 4,34, part. passif noseakmoe 72,3, etc. Un llotte-
ment n’apparait qu’avec un nom 6tranger : Enanmınkyz 2,9, Eaannserku 2,5,
Enannenkta 4,3, mais Eammacnsig 92,9 (et Menaysann 2,5, mais qui doit &tre
altere).
L’assimilation n’est pas notee dans κίχ δὲ 8,10, ete. (S’ rak), cae 100,1 (5
zae); elz)apanz 80,5 (5" 3᾽Δ9λ1Ὲ2); 82,6: unörkımmanı 8,13 (avec τι par correc-
tion de x), mais ailleurs -zası (voir p. xLvi).
La preposition zezz prend la forme πες devant une consonne sourde :
5e32 önpAza 18,9, eic.; mais ec nanonuctka 18,8, ete., zec moanzuı 100,14,
see’ una 26,8; et aussi nee ukpnı 108,2. La preposition ypkez n’apparait
jamais dans 5. sous la forme upkaz : upkez πολ 8A, 1, upkez Karim πολ 76,17,
apkez urkero 8,11 (S’ ka).
Dans les formes verbales ἃ preverbe et dans les derives de locutions dont
le premier terme est une preposition, les groupes s +5, 34 = 56 röduisent ἃ
5, τ nzenemz 6,1, πεολόβεο᾽ μὸ 16,8-9 (S” πεξολιύπεονο,, KEZAKÖNNOY 16,2, ete.
Le groupe s+ dest maintenu dans gee’unnienm 18,9, pac’ınNnHERZ 18,7; mais la
forme curieuse zzuearum 8,5 (voir p. ıxxvim) doit representer BAC-JeAr, avec
reduction de se ἃ ὁ.
La dentale developpee dans le groupe s+ r est conservee : nz’apepm
8,15, 34,6 (avec a ratur dans les deux exemples), hz’apenoy 22,3, n232’ape-
u
snösarn 80,11, paz’apkunrn 96,6. Ἢ
Le groupe ἃ sk parait donner (ἢ; dans Meaayaanın 2,5, mais cette forme τα
doit n’ötre qu’une alteration de ἤρα πὶ cnhin, avec substitution de yn ἃ ut. f
L’assimilation de consonne dure ἃ consonne mouillde n’a pas lieu dans
l’imparfait uıcaame 76,11 (voir p. xLvun), mais l’imperfectif de la lorme ἃ pr&-
verbe est nousımaarn 12,13. e
Il y a röduetion de groupe de eonsonnes dans : npaznoy 100, 12, mais ἡ
npazand 104,1; menpäsnerkoyern 68,1, mais nenpananctnYerh 6%, 17, MenpaBAnT
CTROBATH 48.9.3. ϊ
ἘΠῚ DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 669
Β. — Morphologie.
a) Flexion des substantifs.
Thömes en -a, -ja. — A l’iinstrumental singulier, la desinence τὰ, con-
traetse de τοι (-eın), est attestee par : zemam [4,1], KAKOY 78,11. et de möme
sürement naunun$ 8,3: mais ailleurs xinomw 46,21, etc.
La flexion de moanza est : acc. πόλ3ι 34,9 et moaza 42,8; gen. m0AZA
34.3 (alter6 en πόλ᾽ 3 Κ΄ dans 5}, mais moarzmı 100,14. Le verbe derive est
noa’zosaru 60,7.
Themes en *-yo-. — Pour le locatif singulier awswakncrsn 66,3, voir
P- ΧΧΧΥΠΙ.
D
II npaA
΄
esinences de la flexion en *-@-. — Loc. sing. umpoy 98,13, mais gen.
44,8, ete.; et gen. crına 78,10, πολ 64,9, uuna 26,8.
Dat. sing. wrneku 52,6, drnesn 52,17 (avec valeur pleine de datif d’attri-
bution), mais wruw 52,14 (datif sujet d’un infinitif); et aouY 12, 13.
Gen. plur. caaosz 12,3, 68, 12.
Themes en *-i-. — Pour le genitif pluriel, voir p. xxxvır. Le datif pluriel
est regulierement en -eu1|2 | : JACTENZ 52,14, ete.; une forme en -ku n'est con-
serv&e que dans un passage sans doute mal compris : vacrkır 56,10 (5" sacrk),
De la flexion de rocnsar, nous n’avons que le vocatif rm 2,4. Pour orun.
voir ei-dessus.
Le mot skroynz 90,7 etait sürement un masculin en *-/- : strYnz ἡ 90,8
est altöre de rkrYnn, genitif-accusatif (voir p. 1.11}.
Themes en "-u-. — Nom. awkn 32,2, gen. λας 20, 11.
Themes en -en-. — Nous ne trouvons que le singulatif sannınz et le col-
lectif xauenie, voir p. τι. Un nominatif xopa (2 ex.), signale dans S” par Gorskij
et Nevostruev (1, 2, p. 24), figure aussi dans 5. (fl. 81‘, 190").
Themes en -s-. — Les formes attestees sont:
πεπὸ : gen. Nkce 8,6, 8.
caono : gen. caonece 22,12, etc. (S* caonece 42,15 — S> enoneon); dat. caozecn
32,15, 40,5, ete., mais caosY 12,7; instr. caozecem(») 8,12, 18,13, ete., mais
caorom(z) 32,9, 90,1; nom.-ace. plur. caoneca 22,8, 32,4; gen. plur. caonecz
22,1; loc. plur. caonecexz 20,1, etc.; |
akao: gen. akan 66,7, instr. akaoum 106,7; nom. plur. akaeca 106, 9, gen.
acaecz 102,1, mais loc. akakx 102, 15.
apkro : gen. apksa 80,14, ete., dat. apksoy 68,1, etc.; — TEao : dat.
Tkaoy 14,10.
670 METHODE D’OLYMPE. [χε]
b) Flexion des pronoms.
La flexion pronominale est constante avec unz et cauız. Elle est reguliere
avec KAHUNZ : gen. ὀλήμοτο 12,6, οἷο. (frequent), gen. fm. Eahmoa 52,12, etc.;
la seule exception est gen. Eatinaro 58,17, οὐ 1] peut d’ailleurs s’agir d'un
fait d’akanie (voir p. xxxvı); le theme garde toujours la forme slavonne kann,
et les graphies comme E*'noro 94,3 ont “ valant m.
De l’adjectif v. sl. ΤΟΥ ΑΒ, NOUS avons les formes : neutre uwaxe 19,2, ete.,
acc. plur. masc. uwaa 64,12, gen. plur. SWIKUXZ 66,11; un passage altere
nous conserve sans doute le gönitif singulier de la flexion pronominale, en
meme temps que l'initiale = (voie p. xxxıx) : aorayıa me Erd 14,13-14 pour
ΔΒΑ INAErO.
La flexion de apoyrz est toujours celle de l’adjeetif determine : dat. plur.
APOYTRIUIZ 56,3, ete. Celle de unorz est mixte : instr. sing. undz3kuz 26,15: —
dat. plur. indet. ımmöreuz 100,11, 106,6, mais nous trouvons unozkuz au
debut de la traduction du De vita, 1. 3 (fol. 34° de 8" — Bo?, 209,3); la forme
determine est umörnımz 12,8, 20,4 — τοὺς πολλούς; nous ne savons pas quelle
forme restituer ἃ la place de 102,10 ππόγμιχ altere; — le genitif pluriel und-
rrıxz 24,15 a une valeur ind&eterminee. :
De ceansz, le datif pluriel est ceanyenr 16,4, en regard du nominatif plu-
riel neutre determine cfansaA 106,8. Le pronom kansz xe) apparait rarement
au pluriel : &ansame ΜΠ moaosna 38,13; la forme ordinaire est le neutre sin-
gulier &ansolme) röpondant au pluriel ὅσα du gree : 18,12, et avec anacoluthe
EAMKOME ... TIMARNENA KEAXOY 18, 12-13, et de möme 56,3, 60,14, Eans® ... OYLIKIT
canıa ca 68,13. Il faut d’ailleurs noter que les copistes tendent dans cette
sörie pronominale ἃ substituer aux formes llöchies la forme neutre ou adver-
biale en τὸ : Toanso 14,10, 100,9, pour roansz; ceanno 16,5, pour ceansa.
La flexion de Taxz, ete. est röguliere; 5. ranoero 42,14 (S’ TAnore) n'est
qu’une faute pour xoero, et peut d’ailleurs avoir &t& lu rano Ero. L’adverbe
Taso apparait plusieurs fois dans des tours ou le grec devait avoir le pronom:
Tano un 88,12 « il a 6t& er66 tel », et de meme 92,1, et Tano am A cATkopm 38,10
« l’a-t-il eröe tel », qui semble indiquer qu'il ne s'agit pas d'une substitution
de raxo ἃ Tanz. 5" Tanz 90,11 est remplac« par 5" raxosz, et S' Kara 50,4
(faute pour sam) par S’ KAKoBa.
De cuyn, les lformes obliques du pluriel sont : gen. cmynx% 108,5, dat.
cnymuz 16,4, 70,4, instr. cnynum 6,13; mais avec «Ἐς ancien dat. ἐπ] Ἐπ 46,9
(compris comme instrumental singulier). L’adverbe enge 2,9 r&pond au gree
[xrun) DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 671
τοιαῦται; la forme cnye 6,5, qui reprösente sürement cny», s’explique peut-etre
phonetiquement par la vocalisation du jer devant le groupe ys-.
La flexion de sscn maintient les formes en -k- : instr. sing. scku 22,9,
gen. plur. sckx(z) 6,10, 40,17, dat. plur. scknu 108,4. Les dösinences mouil-
1665 sont regulieres : acc. löm. sing. ποι 26, 16, acc. plur. neutre sca 12,1, etc.%
les derives sont de meme : adv. zcaxo (frequent), adj. neauechnx 50,3, 100,9,
mais nous trouvons une fois zzcauncnde 4,10 (S” ncaueckoe). Nous noterons
que such est employe absolument m&me au masculin singulier : uncr 4,8 —
σύμπας « tout homme » (la forme est glosee dans la marge par ποῖ, d’une
eeriture plus r¢e), et de möme zceua 4,11; et qu’une forme neutre deter-
minde sacer, calquant le grec τὸ ὅλον, doit &tre reconnue dans deux exemples
plus ou moins alteres : nee€ ze 56,13 (lu sans doute nee ἐπε), et nzcie 56,12
pour πἰχ ces, le genitil etant wcero 56, 13.
Dans la flexion du d&monstratif v. sl. ca, le nominatif masculin singulier
est regulierement cun (cin) : 10,16, 14,3, ete. (6 ex.); mais S” porte ck 34,17
en regard de 855 cur (voir p. xxxıır). Le nominatil-accusatif neutre pluriel est ca
(plus de 20 exemples); mais 5) r&pond plusieurs fois par cia ἃ cn de 5":
38,15, 60,14, ete., et le copiste de 5" a peut-etre lu ciA κε 22,9, 100,10 pour
οἵ Ame = cu mase (voir p. xxxvi). Il faut sürement restituer un nominatif masculin
p:uriel cum ἃ la place de $nn 4, 14.
De uro, le genitif est yecoro 24,14, score 68,18; — numuchze 58,6, et cette
forme est sans doute A substituer ἃ unurdze 66,5, 78,12; mais ordinairement
uuycöorome 4.9, 8,8, 36,8, ete. (12 ex.). Le datif est scöuoy 24,11, ete., why’
conoy 18,4, ete., uuycouoyme 56,7, ete. et numuecomYae 12,9. La forme ec,
exceptionnelle dans δ", est frequente dans S” : δ᾽ scoua 42,11 — 5" ψερύμιδ, etc.
De sun, l’accusatif feminin singulier est ΚΟΥ 46,20, sYw 46,21, ΜΈΚΑΙΟ
10,10, mais sow 90,4; le genitif feminin singulier est nksoa 4,5, 20,2; l’ins-
trumental maseculin singulier, le genitif pluriel, etc. sont ssın 82,6 (et sKınna
42,15, voir ci-dessous), KRIXZ 50,1], wkseıy 50,12, etc., mais S’ porte dans
les trois exemples cites xonuz, xonx, wEnong. L’adjectif zum fournitäxıo un
pluriel : wksam 100,10 « pour quelques-uns », ete.; et ἃ szmao des formes
föminines et neutres : sammo 48,7 « chacune », nzezao (sic) 26,1 « chaque
chose », et de m&me gen. noerome 76,1, socuoymao 22,6-7. Au nominatif mas-
eulin singulier, un flottement apparait entre ssınmao et nzaa0 : le pronom est
x0%0 6,10, et l’adjectif snınacao 58,12 (S’ szao), mais aussi oo 96,8. A cöte de
KZKAO, KhIHKAO, Nous trouvons Ggalement rin Δ ε: κοότοιιςε 76,1, saäze 102,2.
672 METHODE D’OLYMPE. [xuıv]
Dans la llexion des pronoms personnels, la seule forme interessante est
hors de la traduetion du De autewusio : c'est le datif enclitique nn au debut de
la traduetion du De vita, 1. 11 (fol. 34° de S°). Mais il faut peut-etre corriger
πὰ 22,2 en sa, datif duel enclitique (voir p- τὴ).
c) Flexion des adjectifs.
Le genitif singulier masculin et neutre de la flexion determine est regu-
lierement en -aro. Nous ne trouvons qu’une forme non contracte : nükunaÄro
108,2; et une forme du type pronominal : Tsopamero 68,7 (aroro 66,3 doit
avoir ete lu -a Toro); pour la correction pazero 14,13-14, voir p. ΧΙ.
Le locatif singulier est en -kır'r), -uı(R).
Au datif, nous avons ordinairement -omoy (memoy) : npkeTona 6,1, BoAmenDYy
60,2, Azsoamenoy 86,14, etc.; mais assez frequemment τογέμον : AOBPOYELIOY
98,15 (S® aonpony), nepnYeny 44,6, surtout dans la flexion des participes :
umenYensy 60,5 (SP HpenonN); nuoyıpYeny 104,3, et de m&me 36,5, 11, 42,5,
102,1; TRopnsmaenoy 70,17, et de m&me 62,23, 76,7, 102,9. La premiere forme
est russe, et aussi moyen-bulgare; la seconde. n’est pas la desinence non
eontracte des plus anciens textes vieux-slaves: elle apparait en moyen bulgare,
et ce n’est sans doute qu’une variante de -yloyuoy, par restauration ortho-
graphique d’apres -ox, -an, etc. (Vondräk, Altkirch. Gramm.”, p. 485).
Les exemples d’instrumental feminin singulier sont PRIERCTESRIMEN 9,3
(forme sürement determinee), mais kaw® A,l, npkuoyapoym 18:7 (S? npkuapom).
La forme attestöe de locatif duel est du type pronominal : neczrzöpenom
24,16 (suivant immeödiatement Asdw). !
Les desinences en -kin- ont toujours la forme contracte, ἃ l’exception de
necztsopenkinma 22,14, dat. duel, et de möme skinuz 42,15, instr. sing.
Les adjectils possessifs en -()j? suivent generalement la flexion nominale :
dat. f&m. kin 96,1, ete.; mais ils presentent ἃ certains cas la forme de la
flexion determinee : gen. plur. neRmiug 108,6-7, instr. plur, kaum 98,13, et
ef. instr. sing. Kasinnz 60,15 dans 5) (S® mie). ΠΠ est d’ailleurs probable que
l’emploi des formes nominales a tendu de bonne heure ἃ se limiter dans la
llexion des adjectifs : la valeur des genitifs pluriels ropuumxZ 12,16, ΠΆΛΗ ΧΑ
58,14 est sürement indöterminee.
Deux adjectifs neutres employes substantivement ont la llexion nominale,
ou une flexion mixte (le type ordinaire 6tant sArve — τὸ ἀγαθόν, etc.) :
aonpo : gen. aorpa 106,10 « du bien ».
zAa0 : nom.-acc. sing. 330 76,5 (— τὸ κακόν), 90,17, mais zAoe 58,6, 64,30%
76,10; gen. zAa 84,10, mais zAaro 78,16, 82,14; nom.-ace. plur. zAaa 16,16, etc.; “
[xtv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 673
gen. 2A 38,6, mais ZABIXA 32,2, ete.; loc. zäkx 62,11, mais zanıX 34,2, et de
me&me 68,16 (altere); dat. zAou(r) 18,15, 34,13, 76,16, mais zAnımz 18,1, οἷο. ;
instr. zAsınm 80,2. C’est-A-dire que le slave a sur le grec l’avantage de pou-
voir rendre la nuance entre « le mal » et « la chose mauvaise ».
Flexion des partieipes. — Le nominatil singulier masculin et neutre du
partieipe present actif a ordinairement la forme -rın, bien qu’en valeur
indeterminde : ἄπ 74,11, μοῦ A6,18, οαή 92,14, wkanım 80,10, ete.; la
forme ancienne n'est conserv&e que dans quelques cas : Anm 54,8, 78,9, 92,10,
ch A2,7, 78,1, 86, 13, 102,7 (cz- doit etre corrige en crı, czı 80,1), et de m&me
ΠΟΤΕ u 46,21 (lu sürement morkin). Le fait n'est d’ailleurs qu’orthographique.
A cöte de ἐμ αὐ usuel, nous trouvons une fois ca (que le copiste a sans
doute mal compris) : ἐπε... ca 100,13-14 — τὸ... ὑπάρχον.
Une forme curieuse de nominatif neutre singulier determine est ERIKAAE
84,13 — τὸ γινόμενον : il s’agit d’un participe pris substantivement, et d’un
calque du grece du m&me type que zce& (voir p. xrım).
Le nominatif maseulin pluriel determing est en -n : Tsopamen 68,17,
npkrinmen 70,8, οἷο. A l’accusatif pluriel, nous avons oyrkranıpaa 16,10,
rpkroynpaa 104,11, mais normia 4,12 (russisme).
Comme les participes avaient cess& d’etre flechis dans la langue parlee,
les copistes en alterent frequemment les formes (ou bien 115 conservent sans
les remanier des formes relativement anciennes et 6dtrangeres au russe
dat. -oy&uoy, voir p. xrıv). Il faut 6videmment corriger mowym cz 2,11 en
NORUXA, et cf. 4.3, 10,15, 92,16; la forme Anoyıpa 28,8, qui figure dans un
passage obscur, n’est qu’une faute pour Hmoyılım, nom. fem. Mais nokxoaaypmn
8.11, fm., pour npkxoaa, neutre, est plutöt une negligence du traducteur,
due ἃ l’influence du feminin grec θάλασσα; pour l’accusatıf CAXpANAnınA 88,13,
au lieu du datif, voir p. ıxvi.
Il en resulte qu'il est diffieile de mesurer l’extension des formes fixees de
gerondifs en -ıpe, we : cYıpe 24,6 a te visiblement substitu& au duel cYıpm,
et paasuıpe 16,10, qui estä οὐϊό de oyskranımaa, a l’accusatif pluriel paayoıpala);
est egalement tres suspect npienamıpe 62,5, pour npiemamya attendu (acc. plur.),
et npecroynarue 84,12, appose au datif vaxoy, n’est pas plus probant; suaaye
8,3 figure dans un passage ἃ peu pres incoh6rent, et peut avoir 6t& interprete
comme un nominatif pluriel. En dehors de la locution adverbiale usuelle
pen (zJue — τουτέστι (voir p. Lxxın; φέ szum 28,6 n'est qu’une faute), il reste un
cas sür de gerondif : räwe 40,13 — ἐν 6... λέγει « en disant ».
674 METHODE D’OLYMPE. (xıvı]
Dans la flexion du participe preterit en -/-, la forme de feminin pluriel
napnaaan 90,!] (avec Ὑ pour ἢ, Voir p. ΧΧΧΙΧ) est sans doute un russisme.
Le comparatif. — Dans la flexion du comparatif, nous noterons :
Le nominatil-aceusatif neutre singulier indetermine sayprue, dans la
phrase nominale mxo same ce 74,3 (S’ so πολειπεξ).
Le nominatif maseulin pluriel indötermine undaanud 96,2 (S’ unsaAnmih.
Nous signalerons les comparatifs en tu: zaknıa 88.11 (ailleurs Το μη 5
maakn 92,9, maaknma 26,15 πῆμ n’apparait pas); et sürement xYak<u>
10,14, acc. masc. sing. — μείονα, en regard de xoyae 86,1, adverbe ou neutre.
Le superlatif est rendu par: le comparatif : saypsunee 70,9 = μέγιστον, ete.;
le positif : umörkıxz 94. 15 --- πλείστων ὅσων, et de meme 54,8; un adverbe :
3%kad ımoraa 48,2 — τὰ μέγιστα, et cf. 34,7. La locution πλεῖστον ὅσον est traduite
yar ungakuz πλὰξ 26,15.
3
d) Les adverbes.
Le type des alverbes en -* est largement developpe, jusqu’ä constituer
la formation reguliere dans les adverbes derives d’adjeetifs. L’extension de
ce type, assez peu reprösente dans les domaines meridional et oriental, doit
etre pour une part dialectale (vieux bulgare), mais pour une autre part litte-
raire et s’expliquer par un calque des adverbes grecs en -o;.
Sont anciens (Evangile) : Aaonpk, Zar.
Sont attestes A partir de Jean l’Exarque et dans les textes posterieurs :
͵
sardoyumk — εὐγνωμόνως (Greg. Naz.); ΤΟΤΟΒῈ — ἑτοίμως (Greg. Naz.); aosannt,
a0Rdank — ἱκανῶς, αὐτάρχως (J. Ex., Greg. Naz.); HcTAnnKk (Supr.); noaosnk —
ὁμοίως; NEMVAORNK (Supr., Greg. Naz.); noonkunk — προθύμως (Greg. Naz.);
norpkank — ἀναγχαίως (Feuillets du Zograph); mpeerk — ἁπλῶς; mporusnk;
βιο Ἑ — ὀξέως (Supr.).
Ne sont pas signales chez Miklosich et Sreznevskij : necaonecnk; neryaank
(ον nz zuaank 40,10); menayaank — ἀνάρχως; nmecaTnopenk — ἀγενήτως;
TANENk — μυστιχῶς.
Les formes altercesczaupämenkn 12,7, canpäuenie 42,9, qui traduisent τέλεον,
sont ἃ corriger en caupzuenke, compar., plutöt qu’en-caspzuenk (Supr.) : cf. le
type de Supr. ΚΟΥ ΒΗ ἘΚ — τέλος (adv.), τὸ τελευταῖον: il est possible que
irelı)ov ait Et6 Interpret comme un comparatil en -tov.
La forme x$ak 10,14 est ἃ lire xYakn, compar. masc.
Le type en -» est peu repr&sente : outre Skao, Z%ao (voir p. xXxvIn), npmene
( mom , Takı (ToKm0), NOUS ne trOUVONS 416 KAACTKNO, NANPACHO, CKOpO5 AAO
[xevn] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 675
— £sdys, βράχεα est plutöt un adjectif neutre qu’un adverbe, et il apparait au
göenitif quand il est accompagne de la negation : aaa ne 8,6, cl. dans lv
Suprasliensis ne rzsııa en regard de rasıno; — zzxuo A6,19 (S" mecua 65]
peut-elre pour BAXIIZ OU BAXMA.
Nous noterons, outre Wewaa 8,8, οἷο. (toujours avec ἡ, et la serie des
δ 3
adverbes numeratifs npk&oe, KTOpoE, TIETHEE 26,4, les formes de l’adverbe en
παῖδε tire de ποτὰ : mnörsıumarı 8,13 (avec πὶ par surcharge sur x, umo-
rrranı 60,1, 84,12, mais umoroaanı 2,12 (voir p. xxxvi); d’apres la copie de
Bonwetsch, S” porte dans tous les cas UNOTAKARI; ΨΟΙΡ Ὁ. LXXVI.
ΞΟ
e) Le verbe.
Present. — La 2° personne du singulier est toujours en -umn, et la 1" per-
sonne du pluriel en -uz -mr, τα. A la 3° personne du singulier, ἃ cöte de
-T|s) usuel, nous trouvons un assez grand nombre de formes sans dentale :
BOyAE 94,5 (SP ἘΝ ΛΕ». 20, 15; χόμμε 74, 15.(5" ΧΟΙΒΕΤΑ ; crpame 8,14; βέλη
74,14 (S” zeant), 16,13; apzan 10,10; πὲ Ἄχολη 10,9; et sans doute encore
BOYAETR 24,5, ou la finale -r» est barrde; nacaaan no- 4,7, qui est rature en
HACAAAHTR, A ce qu'il semble (une main posterieure a rajoute T en cursive sur
τα; mut 52,17, οὐ le -r peut etre une addition d’un röviseur. Mais il faut
vraisemblablement comprendre unn 74,5, 98,7 comme un imperatif; et
oYıöpn 90,9 est un aoriste, d’apres le tömoignage d’Eznik, malgre Isaie,
xxvir, | ἀνελεῖ.
Et de m&me : e 26,9, 40,15, et ε 11,4, avec c rajout& par une autre main,
en regard des formes courantes GELBE ε; 5% 100,18 (SERKkerR).
Au pluriel : aa zoyaoy 24,17; ma 52,13; et sans doute now 4,3, οὐ le τ
est une addition secondaire sur ὦ. Mais napnuw 78,16 est plutöt une 1'* per-
sonne du singulier qu’une 3° personne du pluriel, malgre 5) qui doit porter
napuuwt : Eznik « vous appelez » se relere ἃ l’orthodoxe, et suppose « j'ap-
pelle » et non « on appelle ».
Le manuserit S” retablit souvent le -T, voir Bo', p. xır, note A.
Imperatif. — La forme szcaeıız 6,1 pourrait etre un pr&sent-futur tradui-
sant ἀναπέμψομεν pour ἀναπέμψωμιεν ; mais comme elle est ἃ cöte de zzenönnz,
il faut plutöt y reconnaitre un imperatif szczAkuz, avec la desinence kurz
attestee en vieux slave, en moyen bulgare et en vieux slavon russe (Vondräk,
Altkirch, Gramm.?, pp. 494-496, N. Durnovo, Jysknmocaogenucku Puaonor, VI,
pp: 63-64).
‚Imparfait. — Les formes non contractes n’apparaissent que dans les cas
suivants : j
678 METHODE D’OLYMPE. [χεν ει]
1° ἀπΈλιπε 48,9, 78,7; pazamıkaxz 46,14 (SP pazSukx, compris sürement
comme aoriste): c'est dans le type en -£je- (pour la flexion de uukrn, voir p. τὴ:
2 BEAXZ 16.7, skaime 8,10, etc., KhÄxoy 18,13, etc. (plus de 30 exemples),
ἃ cöte de uk 82,8, ete. (8 ex.), 3° plur. skma 42,17, etc. (6 ex.). La forme
contracte est exceptionnelle : kaxoy 52,1; et raue 2,9 dans S?, mais 85 porte
rkaue.
"Dans les autres cas, la forme contracte est reguliere : urıame 14,6, m0aa-
πε 14,7, ete.; nous trouvons une fois oyskpaame 12,11 dans 5", mais S’ a
oyskpaure. La contraction de -ea- a lieu generalement en -ja- (ecrit a), comme
celle de -jaa-, selon le type russe (Vondräk, op. cit., p. 511, N. Durnovo,
art. cit., P. .97, pp. 59-60) : HAAXA 12,2, ete., skaaue 72,13, etec., LNAXZ
8,10, etc. (45 exemples environ); ce a n’appelle pas l’alternance de la con-
sonne preeedente : naasame 2,6 (pour naosaue), issu de naonkame; et πόλιας
76,4, substitue ἃ ımımamame. Mais ıl subsiste des traces de la contraction (ἢ
τὸς du vieux slave et du moyen bulgare, qui apparaissent dans S" sous la
[orme d'une confusion entre l’imparfait (type unaxz) et l’aoriste (type umkyz :
ΒΗΛΈΧΙ ΙΖ 6,16, 8,7, 10,12, 12,14, traduisant ἑώρων, mais sans doute compris
comme aoriste; la meprise 6tait impossible ἃ la 3° personne du pluriel, d’ou
NENARHAAXA 6,10;
xoTkxz 10,4, traduisant ἤθελον; ἃ la 3° personne du singulier, xork 88,15
peut etre une correction de xorkme — ἤθελεν. Partout ailleurs, l’imparfait a la
forme KOT Aue 106,6, etc., χύταχον 84,17.
Il faut noter que S” conserve parfois k- : Hakx 16,4 (S° Haaxz; ou plu-
töt ıl le restaure : xöorkue LED θὰ 5. xorame doit etre une faute pour
xoTame.
Aoriste. — De peyn, l"aoriste est toujours pkxiz) 60,5, 84,10, 86,13, 90,1,
98,13, phxdız 24,16, 38,18, 56,6, pkuma 20,6; la forme alter6e Üpenma 20,10.
peut Etre corrigee en Üpenoma ou en Üpkua (cf. Wykx dans S”, voir Gorskij
et Nevostruev, II, 2, p. 25). L’aoriste de nascrn est cnaetoma 36,14; HZAURpk-
roma 70,2 est sans doute une faute pour le partieipe passe hza&rfkrzue.
La 2°-3° personne du singulier n’a pas la finale στὰ dans δ". ἃ la diffe-
rence de SP:
πὰ 90,6 (5᾽ nauar), naya 40,1, 46,19, 76,6, 90,6, 100,2, ὁ, 15 (S” porte
nayar dans la plupart des cas);
Un 74,7 (S’ wräTz, πολιὰ 82,10 (S’ nwanrz), npia 48,10 (8"
npiaT), npma
72,4 (S’ npiarz).
Et de meme:
κα 16,12, 18,4, ete. (14 ex.; S’ a souvent zn), casKı ca 76,9 (S” caRKIcTh
‘A, 20,8;
[xrıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE.
aa 42,5, πολλὰ 72,6, 106,12 (S’ πολλοτπ), 40,5, 104,10, npkaa 98, 4.
Fait exception : aacr» 74,9, qui peut avoir et@ compris comme un present.
Conditionnel. — L’auxiliaire du conditionnel est toujours znx(2), Er,
3° plur. germa 90, 11.
Infinitif et supin. — La desinence russe -Tk pour -TH n’apparait qu’une
fois dans un infinitif: ΠΡΗΧΌΛΗΤΕ 94, 15-16 (SP πφρηχολήτη,.
Dans les cas suivants, nous avons aflaire au supin, dont l’emploi est
regulier : HAAXa ... τβόρητε 12,16, haaxz πήτατε 16,4 (S’ nkırtarn), ἠοπογος
THTR ἃ ...ὄ γ΄ ca 90, 15.
Participe passe actif. — Dans la flexion des verbes en -urn, la r&partition
des formes en -ux- et des [ormes courtes parait se laisser ramener ἃ des
regles assez pr&cises.
Au nominatif masculin singulier, nous avons toujours -nxz (30 ex., sans
exemple contraire).
Aux autres cas, devant -u-, nous trouvons -uk- avec les verbes sans
preverbe : noankmoy 58,15, poans’maro 64, 15, TEOPHRULAENOY 70,17; et avec
les verbes dont le radical se termine en τὰ : HAOYIHRUIEH (a HAOYIHRUTA
98,7, OYBEAHYHRUTH 8,0, noadunsmoyenz 102,9. La forme courte apparait avec
les verbes munis de pr&verbe dont le radical se termine en τὰ : szuearıum 8,5,
azsoale)u- 44,11, 60,18, 72,15, 86,14, 102, 15, noxoyarıma 82,3; en τῷ : cA-
TEOPI- 44,17, 62,2-3, 82,1 (mais aussi carsopurmoyenY 76,7); en -n: πρέοτογ-
πλεῖπς 84, 12.
L’opposition est particulierement nette entre u3s0Ausz 26,12, etc. (3 ex.),
Βοληδιπον 58,15, et ἡ 3βολίβ)πσ (Ὁ ex.); c(z)TRopunz 16,16, 92,12, TEOPHKITAENOY
70,17, et czraopu-, avec le seul exemple contraire cATKopukmoyenY 76,7; mais
naoyınkz 86,1, naoyunzuu- (2 ex.).
Types flexionnels. — Dans le type ath&matique, nous signalerons les formes :
ecrs : au negatif mkerk (ur) A,4, ete., 3° plur. we car» 4,9; part. pres.
crı(m), et ca 100,14, voir p. xLv.
ΔΆΤΗ : imp6r. πολάπε 58,9; part. pres. ne Anasılu) 14,15 (&crit ne AnAn), Ne
Aaaoyınoy 80,14, 84,17 (voir p. LXXII).
ΒΈΛΈΤΗ : present 1" pers. sing. κἜλε 34,7, aunkak' 34,10, 3° pers. nk 100, 18
1. La forme KEAR n'est pas rare dans les textes vieux-slaves : elle se rencontre, non seulement
dans le Suprasliensis, οὐ HCNOR BAR apres AlUTE repond de facon curieuse dans un passage (p. 355,
7 ex.) a HCHOBKENZ imperfectif dans la phrase principale, mais aussi dans le Feuillet macedonien
glagolitique (III, 13-14), dans le Fragment glagolitique du Sinai detach@ de l’Euchologe (4 ex., IP, 4, 6,
8, 11, voir Nahtigal, Razprave, II, p. 273, p. 284), et jusque dans les manuscrits de l’Evangile : Assem.,
Mat. xxvıı, 5, Ostr., Mat. xxv, 12. Nous la trouvons par ailleurs dans l’Izbornik de Svjatoslav et chez
PATR. OR. — Τ᾿ XXI. — F. 5. 45
678 METHODE D’OLYMPE. [μ]
(voir p. xıvır); imparfait skaame, voir p. xLvım. Le verbe apparait defectif : en
dehors du present, de l’imparfait, de l’infinitif et des participes prösents actif
et passif, ıl est suppl&& par ΒΈΛΑΤΗ : nkanaz vu 94,3, et avec preverbe
norkaasıunn 82,6, cnonkaan’maro 80,3-4. Ces formes attestent que la r&partition
de -stakru et de «zkaarn n'est pas uniquement reglee par la question de
l’aspect. Avec le pr&verbe mpo-, l’imparfait est nponkaaue 94,8, mais le participe
present est nponkarın 92, 13,16.
ἠμΈΤΗ : pres. AuuAuz 22,9, umaum 34,1, Amarth 4,13, HLIOYTR 12,5, οἷα.
(plus de 20 exemples); part. pres. hust 54,8, hıraya 22,3, etc. (plus de
25 exemples) : c'est la flexion constante dans 5°, mais S” r&pond une fois par
nuka ἃ 5" nuı 78,9; — imparfait hurkAme, voir p. xLvin.
En classe I, le verbe gem a l’imperatif pyA 44,10 et l’aoriste pkxz
(voir p. xrvım). Du verbe pres. stern 66,14, aor. ποὺτε 78,4, ete., l’infinitif
noıecrh 72,14 est un russisme. Les formes ἃ preverbe du verbe ATu (part.
passif atoro 66,3, voir p. xLıv) sont :
xzarn 80,13: part. pass6 nzz(e)uz 108,1, avec € au-dessus de la ligne par
rature sur ’; le participe prösent xzzuse 70,1 est ἃ corriger en BAZ<E>u a διμὲ,
voir p. xxxıx. L’imperfectif est sz3nuarn 66,8, subst. verbal szumanie 66,11 : la
forme xzkuarn 40.1 (S’ szuuArn), bien qu’ancienne (cf. Vondräk, Altkirch.
Gramm.”, p. 561), est ici sans valeur, puisqu'elle figure dans un passage
corrompu et rösulte d’un remaniement du texte.
npnArtn 76,13, ete. : pres. npinuern 42,9, etc., imper. npinum 48,8 (voir ᾿
p- xxxvrm); part. passe npinuz 84,6. L’imperfectif est npinuarn 38,6, pres.
npiem(a)e= (voir p. ΧΧΧΙΧ).
subst. verbal npkhria 64,11: part. passe npkänmen 70,8.
aor. Wm 74,7: pres. Wruuerk 66,10, 74,9; part. passe Wrzeuz 78,7 (rature),
Weuz 78,12 (avec € rajoute au-dessus de la ligne) : le copiste a dü trouver
dans son original des formes &r(n nz, saz(a/uz; part. passif Wnaro 94.15.
L’imperfeetif est WruumaTtn 7A,5-6, etc., part. pres. WnleulaloyıpY 72,16-17
(voir p. xxxıx).
Jean l’Exarque (voir Sreznevskij, Materialy), dans les ommentaires de l’Evangile de Constantin le
Prötre (2 exemples chez Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 427, confirmes par Jagic, Starine, V, p. 34), οἷς.
Cette forme s’est maintenue en moyen bulgare (jusqu’au xv° siecle), et elle est connue par ailleurs du
vieux slovene et du vieux tchöque; elle est allest6e aussi en moyen serbo-croate (jusqu’au xvır siecle)
et en russe, mais en fonction adverbiale. Voir Vondräk, Vergl. slav. Gramm., II, pp. 215-216, p- 474, ”
᾿.
Resetar, Rad, cxxxvI, p. 180, et mon ouvrage sur La langue de D. Zlatariö, I, p. 220. Nous
n’atteignons done pas ἃ une röpartition dialectale tranchee de BBAR οἱ de BEUR, mais il reste
que KEMR est la forme des premiers traducteurs, et que ΒΑ est plutöt un Lrait du vieux bulgare.
[11] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 679
En classe III, le theme de present du verbe nesarn a la forme Ape :
part. pres. actif pa 12,5, part. pres. passif npenYe&ny 60,5. L’infinitif qui
repond au prösent zumeum 38,7 est zuaarn 18,12; le participe passif &nncanoy
26,8 doit &tre imperfectif.
Les verbes du type κήτη gardent n, sı au present : oysuerr 78,11, (κ᾽ αὐ μέτα
80,1.
Pour la llexion des imperfectifs derives, voir p. Lxxıv.
R
En classe IV, unmkrn a rögulierement le theme d’infinitif πη Ἐπ, et umn
n’apparait que dans S” : umma ca 102,12 — S' umkaz ca. Il en est de meme
pour la confusion de canımarn et de caoymaru: S’ canımaa 4,1, mais 5. porte
CAAWAA.
G. — Emploi des formes et synlame.
a) Emploi des formes nominales.
Les nombres. — Le duel est d’emploi r&gulier : nom.-ace. $ayk moaezuk
14,6 — χεῖρας ἱκεσίας, et de möme 12.14.5, 78,9; gen.-loc. A (lire W) axdw j
NecATKöpenom 24,16, et de m&me 24,5,6,13, 58,4,17, 76,1; dat. NECATROPENRIHMA
asRıra 22,14 — ἀγένητα δύο. Nous trouvons &galement le duel au lieu du pluriel
logique (cas de plusieurs paires) avec les noms du « pied » et de l’« oreille »,
c’est-A-dire deja comme forme fixe de pluriel-duel : möcraanz ko € namınua
norama 98,16.17; mkern apamıunk ΞΑΤΕΟΡΆΤΗ oyumm A,45, mais apoyznne...
ZATRopAUIE cAoyxkı 2,7; voir St. Kul’bakin, Le vieux slave, pp. 270-271, qui
d’ailleurs prösente mal les faits rassembles par A. Belie.
Il faut par consequent retablir le duel dans le passage corrompu (rajoute
dans la marge) : cene ze cYıpe yactk ἡ 24,56 — Es μέρη τυγχάνοντα, A
lire cYıpm yacrn (voir p. xLv); et de möme sans doute dans home (lire aname ou
Me) πὸ πλ γέ, 22,23, οὐ πᾶ, qui est pr&ecdd& de Wrkua, doit: ötre une
altöration de la forme rare na : cf. Supr. 203,28 καὶξ sa pen.
Dans la flexion du verbe, le duel n’apparait pas ou plutöt n’est pas conserv6
‚par les copistes : we nYaer merzöpank an 24,6 (rajout6 dans la marge) —
οὐκ ἔσται ἀγένητα δύο, οὰ l’on ne peut guere penser ἃ un calque du singulier du
grec.
Pour l’emploi du duel, le texte slave est compl&tement independant du
texte grec; dans les vers de la page 9, les duels du grec homerique n’ont
pas &t& compris.
Le colleetif sauenie 44,4,5,6 r&pond au pluriel grec λίθοι ; il signifie « des
pierres, de la pierre », et il s’oppose nettement dans un exemple au singulatif
680 METHODE D’OLYMPE. luu]
KAUKIKZ « une pierre, un bloc de pierre » : ne ἐμὲ samenie ΠΡΈΒΗΙΒΑΝΤΕ
ECTBÖUK xakeuna zeigen ΑΒ] 44,45 — οὐχέτι λίθοι μένουσι τῇ οὐσία οἰκία
γενόμενοι οἱ λίθοι; et οἵ. nAunınoy 68,1 au sens de « idole de pierre ». Ce colleetif
est trait& comme pluriel au point de vue de la syntaxe d’accord : ᾧ zauıenlA...
ὦ ungze 44,4.
Le mot wpazie 14,2,5,9, 16,2 traduit le singulier ξίφος, mais il repond
sürement ἃ un pluriel grec dans na &pamie ἡ na Komfa 68,13. g
Nous trouvons yKKTBI 12,3, acc. plur. — τὰ ἐξανθήματα, mais yskraya 6,5,
gen. sing. — ἀνθέων. Le mot yakrz est öriginairement un postverbal au sens
de « floraison », et il a conserv& partiellement en slave une valeur de collectif :
son pluriel rend bien le pluriel « floraisons » du grec; yskrays (Supr., Pand.
Ant., Grög. Naz.) a peut-ötre pris secondairement le sens collectif de ynkrz
dont il est proprement le singulatif.
Le singulier apoyanna 2,7, 4,4 traduit le pluriel grec ἑταῖροι, mais
l’anaphorique est au pluriel : apoyaune... onkuz 2,7. Le pluriel uunraxz 76,12
rend le singulier γραφῇ, et cf. uunrn YO,1l; awacıı 84,16 repond ἃ λαῷ, mais le
passage du singulier au pluriel dans les verbes dont ce mot est le sujet n’est
effectu6 qu’incompletement, et les formes de singulier cunıcan... NAOYIHRZ CA
86,1 s’intercalent bizarrement entre les pluriels nocaoymaua.... χόταχου 84,16-17
et sakzzue... OMA 36,2.
Les substantifls verbaux sont employes librement au pluriel, la ou ils
traduisent un pluriel du gree : pazamıenia 12,2 — διαφοράς, oyıenin 74,3 —
μαθημάτων, noßeaknin 74,6 — προστάγμασιν, etc.
Les cas. Nominatif. — Un emploi absolu du nominatif (voir Vondräk, Vergl.
slav. Gramm.?, II, p. 228) apparait soit A l’imitation du gree : uma 3Az TAATH
CA NIHENAETR 38,11 — τὴν προσηγορίαν τοῦ χαχὸς λέγεσθαι λαμύάνει: zz TAATH ca
[mapeueniel HITA IPHEMAETE 58,9 — τοῦ χακὸς (κακῶς C) λέγεσθαι τὴν προσηγορίαν
λαμβάνει:
soit en regard de l’aceusatif du gree : τάμα πε YARY WEOTAA 3181...» WEOTAA
AKhI... KATZ 36,13-14 — λέγομεν δὲ τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν χαχον....., ποτὲ δ᾽ αὖ πάλιν...
ἀγαθόν ; ΝΕΙΜΟΙΒῊ δ ἘΜΤῊ rAeum Eroy' Eike KO NENOENZ ... 48,12-13 — ἀδύνατον τὸν
θεὸν φήσεις (var. φὴς) ὑπάρχειν" τὸ δὲ ἀδύνατον...
Par cons&quent, c’est au nominatif en tant que cas « absolu », et non ἃ
l’accusatif au lieu du gönitif-accusatif, que nous avons affaire dans : &ahno
ὙΤῸ CATRÖPENO TARA MNOTONACTENZ KHROTZ Ka CATRopenz θέτει. 24,8-9 — ἕν
τι γενητὸν τὸν ἄνθρωπον πολυμερὲς πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φαμέν.
Nous pouvons reconnaitre le cas « absolu » aussi bien que l’accusatil
dans les exemples : ἀμμὲ an aknerusippacuY Ecrno xöıpemm peym 36,11 = εἰ δὲ
Me en
[er] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 681
τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν φάναι (εἶναι ΕἾ) θέλεις; mMUchake HNOTO ... 3ἀοὲ napeıpn HITALLH
58,6 = οὐδὲν ἕτερον ... τὸ χαχὸν εἰπεῖν ἔχεις.
Aceusatif. — L’accusatif pour le genitif-aceusatif n’apparait de fagon süre
qu’avee la forme enclitique de l’anaphorique : cazaa u 94,5 « il le erca (le
diable) », ete.; il faut lire sans doute nm can <ca> xöra ΒΜΈΤΑΤΗ nz οὐ 31
2,8 — οὐδὲ ἑαυτὸν δεσμῷ περιοάλλειν ἐπιθυμῶν.
Le passage alter βΈγδηχ ἡ zuia ἃ mapmua 90,8 nous fournit, non un cas
d’emploi de l’aceusatif pour le genitif-accusatif, mais au contraire un exemple
curieux de genitif-accusatif d’un masculin en "-i- : il faut lire sürement
sEryun zuia; Miklosich et Sreznevskij signalent la meme forme dans la
traduction de Gr&goire de Nazianze, et &galement en apposition ἃ un autre
genitif-aceusatif : npsa kkroynn.
Le genitif-accusatif pluriel ne se rencontre pas hors de la flexion des
pronoms personnels : nk x xnx 106,1 est un locatif qui rend librement le
grec εἴς τινας.
L’emploi absolu dun verbe naturellement transitif est evite dans : we_
coypmuz (lire coymenz) uoroymmur oystakrn u 104, 13 — οὐχ ὄντων τῶν γινώ-
r TE 7 ,
σχεῖν δυναμένων; et οἵ. la periphrase oysazaa € 64.10 — σημαντικόν. Il est con-
βουνό ailleurs, ainsi no nnu’xe TEOPHTH ἐμὸν stime akno 100, 11-12 = x’ ἃς
5 m Nr,
δημιουργεῖν AUTOV ἔδει.
Genitif. — Les verbes suivants se construisent avec le genitif :
caoywarn 4,1 (le complöment est un nom de chose), nocaoywarn 72,2 (nom
de personne), 4,8,12,13 (nom de chose); l’exemple ΠΟΟΛΟΥΠΙΑΤῊ ΞΑΠΟΒΈΛΗ 74,5
(acc. plur., ou gen. plur. en τῇ pour -in) est ambigu; mais casımaru a son
compl&ment ἃ l’accusatif : 2,5.6, 26,2 (nom de chose); et de m&me npkeaoy-
warn : 82,3, 94,1 (nom de chose);
CAUOTIHTH : CHUZ (lire cnxz) ὁπης ErIKADpR cuoTpa 10,3; mais ΒΗΛΈΤΗ
veut l’accusatif : 6,16, etc.;
pazoyukrn : coypnxz cuye pazoyuk 20, 2 — περὶ τῶν ὄντων οὕτως διετέθης,
mais il peut s’agir d’une altöration du texte, pour «ὦ: coynxz : nous trouvons
ailleurs ὦ #°sk pazoyukrn 102,11, et avec l’aceusatif οὗ 380 pazoyuk 78,17;
uckatu 8,10; szzuckarn 10,16, et de m&me sürement 54,16: KZHCKATH...
coyınny, dans un passage corrompu ; — #’zuckokarn [ἦ matraru] 20,9 (variante
de traduction) ; — πμιτάτη 78,4; — aosutn 14,13; — BZNpAWATH 23,10, 52,13
(le compl&ment est un nom de chose), et ef. BANJAWIATH TEBE 88,7, avec un
adjectif neutre : MAABIXZ ΠΟΒΆΠΡΑΙΠΑΤΗ 58, 14-15, mais 1IAAO KANpAWATH 44,11,
682 METHODE D’OLYMPE. [μιν]
et avec double compl&ment Texe ... ano... kzmpamaru 32,5, 50,5, 68,2;
szenpocntn 94,17; orzupocntn 72,7;
rpkeosarn 18,9, 102,7, 104,4, röpondant au tour grec δεῖσθαί τινος; mais
le verbe veut l'instrumental au sens de « se servir de », χρῆσθαί τινι (voir p. Lvir);
NOAATH 98,14: MOAAMK KANPOC’NATO ὁλύπεοε; MOAAMTH 80,16: caaz cupru
moaAMue, maıs avec l’accusatif 22,8 : παοὰ caokecA NOAAATH;
noaoyyntu 14,7, 60,2, 74,10, 84,11;
KAKOYCHTH : ἀιμὲ KKOYCHTR Apksa 84,1, mais ΒΆΜΟΗΤΗ ... W apksa 84,3, et
avec les deux tours A la foıs ne AAAOYıHOY HAH BroycHTu nk ὦ ποέγὸ apkra 80,14;
O0KAHWATH 72,5, 0BNARHTH [4.1], etc.
nerpkipm : nerpkipm ... suTRA 96,16, au sens de « ne pas se soucier de »
(ἀμελεῖν τινος), A cöte du tour nerpkzame ca Ey ὦ nem 40, 19 — μηδ᾽... ἔμελεν
αὐτῷ τῆς ὕλης; mais avec l’accusatif sactk ... merpkzern 40,2] — μέρος ... ἐᾷ,
au sens de « laisser »,-cf. le passif nerpkpm ca 98,13 « etre laisse »; dans
l’exemple nerpkae Erd 96,10, nous trouvons Erd et non l’accusatif enclitique n,
bien que le sens soit sürement « il le laissa ».
Le verbe μα ἜΤΗ ca se construit ordinairement en slave avec le locatif
ou le datif. L’exemple suivant de construction avec le genitif est tout ἃ fait
«- ἊΣ 5
suspect : A πκόμεηβ. πὲ cuprn, nd ΒΈΜΝΑΤΟ ca maakm (lire maakm ou naaka)
» .. \ » , z ᾽ >, ’ ΄ ͵ RUND
cncenia A, 2-3 — χαὶ τὸ τέλος οὐ θάνατον, ἀλλ᾽ αἰώνιον ἀπεκδεχόμενος σωτηρίαν; le genitif
A . > . . x = =
a pu ötre substitue au datif (voir p. τινι), d’apres πόρε ... cum mal compris.
Avec les verbes munis des preverbes Δὸς, 0T-, ete., dont la valeur est net-
tement sentie, le gönitif apparait avec ou sans pr&position :
AOXDAHTH : Aoxoaama nkce 8,8;
DCTATH CA, OCTAATH CA : WCTARZ CA Kalınwaro 85,16, ὠοτλέτε ie ca Suenin
86, 15-88, I;
OTZCTANHTH : WerYnusz samamaro 90, 6-7, mais ne ΒΗ Wcroynnaz ὦ cHoErO
ECTKA 90,15;
OTATH, OTHMATH : WTZeEMZ Wnoro 78,7 « ayant enlev& de cela », mais le
premier mot est ratur sur ὦτο, et il faut plutöt lire Wr(z)emz <wT> Word;
ὥπατο ...ἕ ἀλκὰ 94,15; la construction courante est le datif de la personne et
l’accusatif de la chose : Wruuarn Emoy ἦ cmaoy 7A, 5-6, etc. ;
OTZAAYATH : W τόριπηχχ ... Waoyyaru 18,11;
PAZAAUHTH : PAZAOYIENZ ECTR Keim 24,1, mais ailleurs pazasuen$ ἘΜΤῊ
ΕΚ ὦ em 24,12, et.de πιόπι 24,9, ete.;
ΟΥ̓ΒΈΓΑΤΗ : cero zpauma ... oYskranıpa 80,7, et de möme 16,10;
OYTAHTH : MH TERE ie NE oYyranTH ca 58,12.
.. IE «- re
Avee le verbe « ötre », nous trouvons le genitif de qualit6 : KATATO ECTKA
[tv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 683
ἐμή 92,14; et le genitif d’appartenance : npkenkumaro ecrsa Era zara 104,7-8
— ὑπερδαλλούσης φύσεώς ἐστιν ἀγαθῆς, et de m&me 102,5, et sürement aussı 62,6;
mais le genitif du grec est rendu par orz dans un koyAoyrk W EAHNOA Kein
94,2 — οὐκ ἔσονται ὕλης μιᾶς.
Les compl&ements des pronoms sont au genitif avec ou sans 0T2 : κὸε HxA
92,2, un&alnoxe coyıpnxz 52,10, et de m&me 52,4, 54,3, etc.; mais ® paRz KTO
8,18 — τῶν οἰχετῶν τις, nuunume W $nkxz 98,0 — οὐδ᾽ ὁπότερον ... αὐτῶν, NHE-
Aunome W cux 35,4, et de meme 62,17, 70,17, etc.
Le complöment du supin est au genitif:: HAAXA u ΓΟΡΙΠΗ ΧΑ TEOPHTR 12,16.
Dans les phrases negatives, le complement du verbe transitif se met
ordinairement au genitif : πὲ oyskram... mkenn 6,2 — μὴ φύγῃς ... ὕμνον, etc. ;
et aussi le regime de l’infinitif complömeub : ἢ Aa oy5o ne... UND CA TRÖPHTH
[talsoero caorece 42, 14-15 — ἵνα δὲ μὴ ... κατασχευάζειν τινὰ δόξω λόγον, et de meme
4,45, 46, 11-12, 50,10, οἷο. Le genitif apparait jusque dans des cas comme :
ὦ nenoxenia Kia NOrTYEHTH zÄnıKZ 48,12 — &x τοῦ μὴ δύνασθαι τὸν θεὸν ἀνελεῖν
τὰ χαχζ, ΧΕ ΟΟΤΕ ...ὄ ΑΛΒΙΝΝ A Me... M ὁχοταβλεηῖα 106, 15 — τέχνην ... χαρισα-
μένου, οὐχὶ δὲ καὶ τὴν ... σύστασιν, et cl. aaa πε 8,0 (voir p. xLvin).
Mais il y ἃ des exceptions ἃ la regle : πῃ xKırpoern ποῖ ποκα ϑλξ 100,17 —
wre... τὴν ἐπιστήμην deizvucıv, et de meme 18,10, etc. Une partie des exemples
de l’emploi de l’accusatif au lieu du genitif negatif doivent d’ailleurs rösulter
d’altsrations : un... XBAARI NH... ποχουλεηϊς nomeuaa 72,11-12; nmyTöme Ne
Benz 78,12, mais la phrase suivante a umucörome... MOAARZ, et il faut lire sans
doute nmycoxe, et de m&me 66,5 (voir p. xLın).
Datif. — Au datif du grece repond une preposition dans des cas comme :
EAITH... CA Keim 44,16 — συνεῖναι... τῇ ὕλῃ, canpkuenno cz kur 108,1 —
σύγχρονον... τῷ θεῷ, ete., et cf. ς mann raacaymyz 6,6 — τῶν... συναδόντων. Le
tour sckArn nksun 100,10 devrait dune siguilier « semer pour quelques-uns »
— σπεῖρχί τισι, plutöt que « semer dans quelques-uns » — ἐνσπεῖραί τισι, dont
la traduetion correcte serait ΒΟ τη Hk ΒΖ πα.
Avec les verbes de mouvement, nous trouvons ordinairement le datif avec
la pr&position xz : Apkroy... mpunocntn 68,1; ker EA MpHAATATH 32,13 —
ὕλην αὐτῷ προσάπτειν; — mais ch πρμλάτατη καὶ Nemoy 16,14 — ταῦτα προσάπτειν
αὐτῷ, οὗ πρηλλτάτη 5 πέπον [8,3 — τοῦτο προσαρμόϊζειν αὐτῷ, eb MPHAOKHTH KA...
22,15 — προστεθεικέναι τῷ... ; IPHKANZATH KA... 14,9, 60,18; ΠΡΒΉΤΗ KA... 98,2,
IOHXOAHTH KA... 16,12; BZKOYNIHTH CA KA... 26,1, cAKOyNHTH CA KA... 26,5, 98,9;
CZUACTN CA KA... 36,14; WEIERATH KA... 64,10, 64,16 (2 ex.); οἵ. MATRENHKZ
BEIBAUIE ΚΖ Banzuyk 14,6 — ἱκέτης τῷ πλησίον ἐγίνετο.
684 METHODE D’OLYMPE. [Lvi]
Se construisent avec le datif les adjectifs : snu»nz 92,12, ete., KHNOKBNZ
38,8, NERHNRNZ 32,12; paaz 96,3; Krırpz 80,3 (Aocrounz, dans KAznn AocToAno
84,8-9, regit sürement le genitif);
TOAOKRNZ 8,7, etc., adv. moaokANKk 6,8; TZyÄANz 96,9; et de m&me Tomoye
Eoyme... 102,1, ou il faut lire Tamla)e Euoyme... — ὅμοιος ro...
Le datif possessif, sans &tre rare, n’est pas tres fr&quent : npkuenenim...
KAKOBRCTEONR 44,2-3 — τροπὴν ... τῶν ποιοτήτων, αὶ JACTH... εἴ 26,14 — ἐν μέρει...
αὐτῆς, ete., et surtout avec le substantif TEOPRUR : τπόρεη € zAnımz 38,10, etc.
Mais quelques indices nous donnent ἃ penser que ce tour avait plus
d’exteusion dans la traduction originale, et que les copistes l’ont en partie
elimine au profit du genitif : une divergence entre S’ et SP: Könenk EB Hukaz
u zuruA 5° (πητὶ S') 84,4, οὐ S” peut conserver le texte primitif; le maintien
du datif ἃ la faveur d’une alteration : narposnaa nowmm cz (lire nowmmgz)
yAkomz 2,11 — ἐπιτάφιον ἀνθρώπων ἀδουσῶν; la presence du genitif dans des cas
Οἱ son emploi est insolite : aa<a> noxsanenne Tröpya 12,1-2 « louant le er&a-
teur » (on attend TRöpyw), et de meme A,2-3 (voir p. Liv).
Le datif indiquant la destination parait se trouver dans : man mep’Treya
WCTABHRZ πούμχ [4.1] — βορὰν χυσὶ χαταλιπὼν τὸν νεκρόν (« pour la päture »).
Le datif exclamatif est attest& par : οὖ caraacndu$ ὁχοτάπᾶι AXUIR CAAOMENA
CTUR, ὦ AOEpOUN ΔΗ Δι A,15-16 — ὦ συμφώνου ἁρμονίας ὑπὸ θείου πνεύματος συγχει-
μένης, ὦ χαλοῦ χοροῦ; ὦ menocaYuanin (lire Wae ποολϑδιιληγ) AOnpa M ὁχπορδ
JECTNA MH AXsKmonY zpaumoy 6,12-13 — ὦ &xpoxrnpiou χαλοῦ Kal συμποσίου σεμνοῦ χαὶ
πνευματιχῶν ἐδεσμάτων. Ce tour est assez exceptionnel en vieux slave proprement
dit (2 exemples dans le Suprasliensis), mais il n'est pas rare, semble-t-il,
dans les textes de r&edaction slavonne : ainsi dans la traduction de Gregoire
de Nazianze w sanroalunw 375° — ὦ τῆς μεγαλοψυχίας. C’est un calque maladroit
du grec, etranger ἃ la langue des premiers traducteurs. Le slave connaissait,
comme le grec, le genitif exclamatif (voir Vondräk, Altkirch. Gramm.*, 11,
Ρ- 249), qui est slave commun et nullement particulier au serbo-croate, comme
parait le dire A. Margulies (Der altkirchenslavische Codex Suprasliensis, p. 95);
mais le genitif du gree a &t& interpröte comme un genitif absolu, et rendu en
consequence par le datif absolu.
Pour le datif absolu et le datif sujet de proposition infinitive, voir p. LXVI,
Ρ- ΤΑΥΤῚ.
Instrumental. — L'instrumental apparait :
avec l’adjectif anzaanz : ninom AAAMENZ ΒΗΙΤῊ 46,21-48,1 τες αἰτίαν ὀφλι-
σχάνειν:
»υνν νυ γῶν
See αν ον.
[uva] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 685
avec le verbe τῷ ἘΒΟΒΑΤΗ au sens de « se servir de » (χρῆσθαί τινι) : kan umum
ΤΡ ΈΒΟΒΛΕΣ 34,10 — χρησάμενος τῷ χρείττονι, et de τηόπη6 34,8,9, 80,6. C'est un
calque du gree : rpkkosarn (avec le genitif, voir p. τιν) traduit proprement
δεῖσθαι, χρείαν ἔχειν, χρήζειν (τινός) « avoir besoin (de quelque chose) », mais il a
et6 utilise pour rendre χρῆσθαι. Le tour a dü surprendre les copistes, qui
l’alterent dans un cas en substituant ἃ l’instrumental le genitif plus usuel :
Hnene MOAOKNK Tpkroyerr 68,10, au lieu de num nenoaornk TpksoyEern « il s’en
sert mal ».
Le complement des verbes passifs est rendu par l’instrumental concur-
remment au genitif avec orz : rayn ca ® ka carkopnum 70,2 — ὑπὸ θεοῦ γεγόνα-
σιν, etc., mais CATKOpH ca Horw 90,12, et de meme 4,15, etc.
A lraccusatif de idee verbale du gree repond l’instrumental dans πο Τὶ
Bo TaAcwır 4,3 — ἔδουσι γὰρ τὴν φδήν, et dans la locution Akome caokecenmn peıpm
8,12, 18,13 = ὡς ἔπος εἰπεῖν.
En valeur locale, nous trouvons l’instrumental naunn$ 8,3 (voir p. xLı) =
διὰ πόντον (pour δύο πόντον).
L’instrumental de qualits est d’emploi tres rare : πὲ coypa nmyHmKe ὦ
$ukxz 38,6 — οὐδ᾽ ὁπότερον οὖσαν αὐτῶν ; il apparait dans le pronom cnum(z) —
οὕτως employe en valeur adverbiale : um ταδὶ w npucnd cmuz πόρητη ca 18,10
— οὕτως φέρεσθαι, et de möme 54,9. Le predicat des verbes suTn, TAaTn, etc.
est ordinairement au nominatif ou A l’aceusatif, ou encore au datif (voir p. ıxıx)
ou au cas « absolu » (voir p. Lın).
Locatif. — L’emploi non prepositionnel du locatif n’est pas atteste. En
dehors de certaines constructions verbales (naaezatn, ete.) et de quelques
formes fixees, le locatif non prepositionnel, dont le vieux russe conserve des
vestiges, avait d&ja disparu en vieux slave, et les pr&etendus exemples qu’on
en donne ne sont que des fautes de copiste : socxsrkmin 20,13 — ἐν ἐπιθυμίᾳ
est ἃ corriger en <k> socxötknin ou en ΕΖ xörknin.
Les prepositions. — La preposition portant sur deux ou plusieurs mots
reunis par une particule de coordination peut n’etre pas r&petee devant tous
les mots : ὦ oyzon H ὦ amsoAkäctkk u ApoyraıK% 60, 13-14, et moins nettement
EAHNO YTO ERI | CACTARZ HAN... pasoranımux 72,9 — ἕν ... τῶν στοιχείων ἢ τῶν...
Plus ordinairement, la pr&position se r&pete, ainsi ὦ zdsk ὦ ὦ πέιμη 22,13 —
περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης, et de meme 2,3, 56,3; et aussi dans le cas ou un substantif
est appose A un autre : Anu αὶ ΠΈΟΤΈ nocum ΒΖ sem 26,6, traduction libre de
καθάπερ ἐν τόπῳ τῇ ὕλῃ « comme dans la matiere-lieu ».
La preposition akaa, qui n’est pas proclitique, est d’emploi plus souple :
686 METHODE D’OLYMPE. [νι]
elle est r&petee dans Ἀφ ΕΜ Akaa nase ἢ myaza BAnzuRZ Akaa 34,3 — οιλίας
ἕνεχα μᾶλλον καὶ τῆς πρὸς τὸν πλησίον ὠφελείας, mais non dans yaaopoancrka Akaa ἡ
φύλπατο npkaria 64,11 — παιδοποιίας ἕνεχα καὶ τῆς τοῦ γένους διαδοχῆς; πητοότολκε
AHNOTO ΔΈΛΑ Hz CHOHX wraria 66,5-6, qui doit etre une traduction abregee de
οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως ἢ [λύγου χάριν) τῆς τῶν οἰχείων ἀφαιρέσεως ἕνεκα ; CE qui nous
invite ἃ accepter le texte de S’ dans le passage Woran zAx oyEusAnia Akaa,
&nora nansı aonpoakAnia kArz 36,14, malgre le grec ποτὲ μὲν κακὸν διὰ τὸ
φονεύειν, ποτὲ δ᾽ αὖ πάλιν διὰ τὸ εὐεργετεῖν ἀγαθόν, et A considerer la lecon de 8"
aonpoaknnia paan comme une addition secondaire (cf. p. ıxxvir).
La preposition peut etre separde par un compl&ement du substantif qu’elle
rögit, sur le modele du grec : nd hzuonenia ze mpAnoy 58,8 (altere dans S” en
πὸ MHZROAENIM πὲ NpÄRA) — κατὰ δὲ τὸν τῆς προχιρέσεως τρόπον, et de möme 54,4,
15, ete.; partieulierement dans la locution x(z) ... ukero 60,16, 78,10.
Le rögime de la preposition est un groupe dont le premier terme est une
autre pr&position dans : spöurk x nuxzie 102,15 — ἄνευ τῶν ἐν οἷς : la difficulte
de rendre en slave l’article du grec entraine les traducteurs serviles ἃ des
constructions laborieuses (voir p. ıx1).
La pr&position apksae (= apesar) peut rögir un infinitif, voir p. rxvur.
La preposition xponk souverne le genitif : cnx wfourk 6, 10; eorno npöuk
34,11 == ἐκτὸς οὐσιῶν est A lire EcTkz spöurk (voir p. xxxvin): 51 S" porte Eotecrkouz
(instr. sing.), ce n’est pas un exemple valable de construction de zpourk avec
instrumental, puisqu’il s’agit d’une correction fautive.
Dans les tours du type ἀγαλλιάσομαι ἐν σοί, ’hebraisme ἐν est rendu en vieux
slave par ὁ et le locatif. Il faut reconnaitre ce procede de traduetion dans le
passage mal compris a sem ὦ zdsk ezapkaaypınh 26,6 — καὶ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ
τὸ συνέχον « et que la matiere est le contenant par rapport ἃ Dieu ». C'est or
qui repond au grec ἐν dans zrsanpng W were 28,5 — τῶν γινομένων Ev αὐτῷ,
interprete A tort au sens de « des choses qui naissent du fait de Dieu ».
b) Adjectifs et pronoms.
Nous noterons l’emploi des formes determinee et indöterminde de l’adjeectif
dans la phrase w(ne) ... czrop% vecrna u ἈχόππομΝ BpALLNOY 6,3 = 6 ... ouu-
ποσίου σεμνοῦ χαὶ πνευματιχῶν ἐδεσυάτων, οἱ οἵ. 104, 7-8 :, la forme determine
preeede le substantif, et la forme indöterminde le suit. Avec (mk)srın, l’ad-
jeetif prend de preference la forme determinde quand il est place avant le
pronom : 4,1, 8, 12, 34,14, ete., et la forme indöterminse quand il est place
apres lui : 12,15, ete.; cf. εὐ μα wkskım raa 90,8, mais Nusnn cTZ raa 76, 15-16.
Lorsque l’adjectif neutre est employ6 absolument, le pluriel est plusieurs
|
x
κα
[vıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 687
fois substitu6 au singulier du grec : narposnaa 2,11 = ἐπιτάφιον, HCTHNNAA
22.7 = τὸ ἀληθές, et de möme 34,10, 48,5, etc.
L’adjectif d’appartenance, tenant la place du substantif dont il est derive,
peut ötre suivi de l’anaphorique : JAUHCKATO Akaa caoyikcHia ... NOTpEEnKIZ
ἐπα 104, 17-18 — διὰ τὸν ἀνθρωπον᾽ ... πρὸς ὑπηρεσίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ; “ΠῈ1 ...
CACTARANBIH ἦ πλτόε ἦχζ oyspamenie Ecrsa 12, 11-12 — τὸ εὔταχτον τῶν στοιχείων
x € x > \ 4 ’ ᾿
LAUT περι αὐτὰ τῆς φυσεὼς εὐχοσμιια.
Nous ne trouvons pas le d&monstratif en valeur de semi-artiele : cxazamie
ce npinum 48,7-8 = τὸ παράδειγμα χάδε est une traduction renforcee, au sens de
« l’exemple que voici » '
Le possessif apparait assez souvent la ou le grec n’a que l’article: πὰ
ἐκοεῦ enk 64, 10 — τῇ γυναιχί, et de m&me 2,7, 6,11, 22,8, etc. Il a la valeur
objective dans (tzo)eÄ amu’ze 20,11 — τῆς πρὸς σὲ φιλίας. L’emploi du datif
um, etc. comme substitut du possessif est rare : caogecn ΜῈ 60,8, cf. sanonh-
crsa uu 42,18, etc. (voir p. LVI).
L’influence de l’original gree limite ’emploi du reflöchi : Miznonemie
nonkaneum ende 20,12 — τὴν προαίρεσιν ἀπαγγέλλεις τὴν σήν, etc.; mais x Aaduny
HAAX ποέιμιν 12, 13-14 — ἐπὶ τὴν οἰκίαν (ἀν)εχώρουν τὴν ἐμήν, et de m&öme 106,3, etc.
Dans le cas de la phrase infinitive ou partieipiale, le fait est independant du
grec : KTA ... enaya mocaoyuarn zanorkan Ero 74,5 — προτρέποντα ... πείθεσθαι
τοῖς προστάγμασιν, ete.; nous trouvons cöte ἃ cöte le rellechi et l’anaphorique
dans πολφάπιατη ca βέλη ὦ mocakanctzsennkwu EuY ERITH 16, 13 — μιμητὰς αὐτοῦ
γίνεσθαι θέλει, mais la seconde phrase est une variante de la premiere, et sans
doute une addition d’un reviseur. L’emploi de con au sens de « son propre »
est Apart: CROHX wraria 66,6 — τῆς τῶν οἰκείων ἀφαιρέσεως.
Le röflechi ca peut porter sur plusieurs verbes, ainsi 96,15; en partieulier
quand le complöment de ἀμ τη ca est un verbe reflechi ou passif : npotusaa-
1. Il s’agit, ici comme sur d’autres points de la grammaire du vieux slave et du slavon, de savoir
en quelle mesure nous pouvons legilimement retrouver dans des textes de l’&Epoque du vieux slave
(macedonien) et du vieux bulgare les traits du bulgaro-mae&donien moderne. La methode est evidem-
ment bonne en prineipe, mais certains slavistes en ont fait un usage exagere, au mepris de toute
chronologie. Dans la question de l’article postpose, que Miklosich, Jagie, Vondräk (Vergl. slaw.
Gramm.?, II, p. 356) ont resolue en accord avec les faits positifs, on force le Lemoignage des textes
quand on confond la position postposee du demonstratif avec son emploi en valeur d’article.
G. A. I’inskij interprete rp comme article dans des cas oü le texte grec qu’il publie porte ἐχεῖνος
(3raroerpyü XI p&ra, Sofia, 1929, p. 36). Les faits allegu6s par Margulies (Der altkirchenslavische
Codex Suprasliensis, pp. 122-124) ne valenf pas mieux : la comparaison me6canique entre le texie
grec et le texte slave — d’ailleurs aussi mal etablis ’un que l’autre — ne prouve rien. Si la langue
parlee du x* sieele avait fourni la moindre possibilit& de rendre l’artiele du grec (en dehors des phrases
nominales apposdes, voir p. LX), nos traducteurs serviles en auraieut use et abuse. La syntaxe hislo-
rique, sensiblement plus incertaine que la phonetique ou la morphologie, ne peut pas operer avec
des faits isoles, et ne doit pas devancer le travail philologique de eritique des textes.
688 METHODE D’OLYMPE. [1x]
7 © ὌΣ
eTR xt... Ihpornsaarn NH M
zZ
HT 52,6-7 — ἀντιχεῖται de... — ᾿Αντιχεῖσθαί μοι
φαίνεται, et de meme 38,4-5, 54,13, 58,11, ete. Le reflechi de πη έτη ca n’est
pas exprime dans les reponses : uNHTR ΔῊ TH cA...; — Mlnuta 34, 14-16 — doxei
saL...; — Δοχεῖ, et de meme 44,13, 52,5 : l’imitation du grec est visible.
L’attraction du relatif, usuelle en grec, est fr&quemment calquee par le
traducteur slave : samnımee Axae HMATR 72,6 — πλεῖον ὧν ἔχει, ἠχπὲ ΒῈ macaa-
sam ca 100,18 — ἀπολαύων ὧν ἐπίσταται, ΠρύΤΗΒΗΛΑ TEOPHTH Hure mokenk 80,9,
et de m&me 7A, 15-76, 1, 78,7; avec une preöposition : ᾧ HHXIKE TROPHTR 38,16-17
— ἐξ ὧν ποιεῖ, et de meme 20, 13, 38,9, 17,19, 40,5, 64,1, 66,9: ὦ nuxze ne Aonkak
34,10, et de möme 72, 11-12 (2 ex.), 86, 15, 88,17, 106,2; x πΗΧ πε... px 60,5
« dans ce que j’ai dit»; le tour est m&me conserv& dans @rome akaa CATROpH
66,4 — ὧν ἐτόλμησεν; KÜNENZ ... Hxıne akaa npoern πρξεμπάτη 40, 19-20 — αἴτιος
... ὧν συνεχώρει μένειν ; et avec l’antöcedent exprim6, mais place apres le relatif:
BE nmxze ΜΈΘΤΟ cukuma ZAnıxz carsoputn 60,16 « en echange du mal qu’ils
ont ose commettre ». Toutefois, il arrive que cette construction grecque soit
eliminse : yacın nme € czTropmaz 48,2 — οὗ ἐδημιούργησε μέρους, et de m&me
sürement 74,14; c’est sans doute ce qui explique l’anacoluthe de me akaccz
Akaa zZAnıy ὦ Ἐλ ca carzopmma cadko Tröpmum 62,1 «tu parles de ce que Dieu
a fait A cause des actions mauvaises » (« du mal que Dieu a er&& comme punui-
tion des actes mauvais »). ;
Syntasce de ne. — Outre son röle de relatif, use sert A rendre l’article
du grec':
Devant une locution qualifiant un substantif : ame (Mixe, correction secon-
daire) ἡ 5 Cnsenin Cnpunk 4,9 — αἱ παρὰ Σιχελίαν Σειρῆνες; Eike KA ApSTOMOY...
caono 40, 4 — τὸν... πρὸς τὸν ἑταῖρον (lu ἕτερον)... λόγον; et cl. caono Eme ὦ ZA0EH
100,1.
Devant un partieipe pourvu de complöments : he... } we coypnx 5 coyIpectko
cATBOpuRZ A 16,16 — ὁ... ἐκ τοῦ οὐχ εἶναι εἰς τὸ εἶναι αὐτὰ ποιήσας, et de meme
Hk... ὠπιμογα 64,15-16 (2 ex.), Aare... ΒΈΛΗ 82,10-11, dat. ἐππογαιε ... ukanıpyeus
102,1 = τῷ... ἐπισταμένῳ; et ee ECTKOM? CA &umoy kaarde 100),14 — τὸ τῇ φύσει
ἀγαθὸν ὑπάρχον (( ὑπάρχειν) αὐτῷ. La forme determinde du participe n’apparait
qu’au datif, οὐ le tour est artifieiel.
1. Il est inexact de dire (Vondräk, Vergl. slav. gramm, II, p. 356) que ce tour n'est pas slave :
dans des cas comme Cloz. 754 ὁ Iocnok Ike 0TA Apumarkıa = εἰς τὸν Ἰωσὴφ τὸν ἀπὸ Ἀριμαθαίας,
nous avons affaire ἃ une phrase nominale (voir p. Lxıv); la correspondance entre le relatif slave et
V’article grec devant une apposition est instructive : l’article ὁ continue pour une part le relatif i.-e.
*yo-. Ce quiest un calque du gree, c'est l’extension mecanique du tour avec HiKE ou Kit, et surloul
l’emploi du relatif ἃ des cas aulres que le nominatif, qui donne des constructions inanalysables en
slave.
[ex1] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 689
Devant un mot au cas « absolu » (voir p. 1.1} : Eme... nemomenz 48,13 —
τὸ ... ἀδύνατον « le terme : impuissant ».
Devant une locution adverbiale : ἐπε W cero 102,1 —= τὸ ἐντεῦθεν; ἐπε
Wewaoy 58,1-2 — τὸ ἐντεῦθεν, et cf. 82,10: 5 NECOYINECTEO ἐλε κα ΤΌΜΟΥ 16.17, =
εἰς τὸ μηκέτι εἶναι (locution qualiliant un substantif).
Mais l’article du gree peut etre rendu par d’autres tours : Ica coyıparo 5
nazack Ero 6,2 — Ἰησοῦν τὸν ἐν κόλποις αὐτοῦ, et de m&me 54,16-17 (2 ex., altere),
58,7; mankcanaro 10,7 — τῆς ἐν οὐρανῷ: W menkacnia 20,8 — ἐκ τοῦ μὴ κατ᾽
ἐπιστήμην; οἷο. Ou bien il est simplement supprime dans la traduction, ainsi
ὦ (eerit ἡ) ΒΕΙΒῊ ... ΟΔΟΒὺ 54,11-12 = τὸν περὶ... τῆς ὕλης ... λόγον, et il peut en
resulter des constructions forcdes : ἦ x πε κε € „.HocHuoy 26,9-10 — τοῦ ἐν ᾧ
ἐστιν... φερομένου (avec A rajoute pour separer la phrase de la precedente),
spöuk x ungze 102,15 — ἄνευ τῶν ἐν οἷς; mais le tour KAHKHKKI CKOETO UNHTR
ca rAa 6,10-11 — τὰ τοῦ πλησίον νομίζει λέγειν est trop 6trange pour n’etre pas
suspect, et il faut penser ἃ lire <mae> BAuzHKM.
Le cas le plus frequent est celui de ἐπε devant linfinitif, repondant au grec
τό : ἐπε ἡ (Ecrit ne) ECTKOU enye Aurkrn IOKAZAETE CA 32,1 — τὸ καὶ τὰς οὐσίας
οὕτως ἔχειν δείκνυται; Emke HMYCÖTOME NE MOIMTH zAnıyz ὦ ξοταλ hurkäue 48,9 —
τὸ undevög ἀντιλαμδάνεσθαι τῶν χαχῶν παρὰ τῆς φύσεως εἶχεν, et de m&me 12,6-7, 26,5,
48,6, 54,10, ete. Il est m&me probable que le traducteur slave a etendu ce
tour, qui est chez lui usuel, ἃ un cas au moins oü le gree ne presentait pas
article : απ Ὲ πὸ ama ca unuts ἐπε raatn 40,11 — ἐμοὶ δὲ ψεῦδος δοκεῖ... λέγειν.
Dans cette construction, ἐπε reste volontiers non flechi. Il tient la place
d’un datif dans ΟΥ̓ΤΗΤῊ πὸ ca ἐμὸν peKoy exe npkeaoymarn Τὰ 76,16-17 —=
διδάσκεσθαι δ’ αὐτόν (C οὖν) φημι τὸ παραχούειν θεοῦ, Kecaonkcnoy ἘῸ MIND KRITH
Eike NpHRAUMATU x” Koy 60,17-18; il repond au genitif τοῦ du grec suivi de
Vinfinitif dans ἐπε ykaz unıtu zAoy βήμεηα 98,2 — τοῦ ὁλόκληρον εἶναι τὸ χαχὸν
αἴτιος (KHNBNZ se construit avec le datif), et cf. παππᾶ &xe zuırn εἴ 100,45 « la
responsabilitö de son existence »; il calque servilement l'aceusatif du grec
dans οὐποιλτη ca Ba ἐπε δὲ peu aonpk 20,9 — φοδηθῆναι τὸν θεὸν τὸ μὴ καλῶς
εἰπεῖν « avoir craint de medire de Dieu ».
En particulier, &xe peut rendre le datif τῷ suivi de l’infinitif signifiant
« parle fait de » : A Ta ne KOyAATR BelpB, ERE NHEAHNONOYARE KOEUOY COYIHXA
_ CAIIONIOY CEKE NATOYERNOY KHITH 5A,3-4 — οὐδ᾽ αὐτὰ ἔσονται ὕλη, τῷ μηδέν τι τῶν
ὄντων αὐτὸ ἑαυτοῦ ἀναιρετιχὸν ὑπάρχειν, et de meme ἐκπιε. τλλτη 40,3 — To... φάναι,
ἐπε... ΔΈπο τλλτη 24,1 — τῷ... δεῖν λέγειν, ὀπιε...ὄ HONKTOKATH 56,1-2 — τῷ...
ἐξετάζεσθαι. et sans doute ἐπε πομη 74,6 — τῷ (( τοῦ) δύνασθαι, ἐπιξ mpkcadmarh
84,14. Dans une partie des cas, le traducteur ἃ pu lire τό : c’est probable pour
690 METHODE D’OLYMPE. Irxuı]
ERE ον ἘΜ ΤῊ 48,13 — τῷ... ὑπάρχειν, ἐπε Wbaoaksarn ca 48,14 — τῷ νιχᾶσθαι
cf. 48,16. Nous trouvons une fois ἐπε repondant ἃ διὰ τό (du manuscrit C, dont
l’autorit6 est faible) : ἐπε hckonn <nn> zuTH 102,7 — διὰ τὸ τὴν ἀρχὴν μηδὲ
παρεῖναι, mais le texte traduit pouvait porter τῷ.
Plus rarement, ἐπε est flechi : Eroxe IpECAOYMATH xra zuna 80,17-82,1
(dans un passage altere); avec preposition : &rome akaa ΚΟΥ ne ΒΕΛΈΤΗ zuıTH
ἐπιὸν 54.13 --- διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι τὸν θεὸν γίνεσθαι αὐτό, et cf. Erome akaa πὲ
xorkru koy 86,3; Wmerome αὶ Zankrz ἈΠΛΌΤΗ 8441] --- ἐχ τοῦ προστίμῳ περιπεσεῖν,
si du moins le traducteur n’a pas lu ἐξ οὗ (voir p. 1τιχντπ).
Le traducteur slave emploie d’ailleurs d’autres tours pour rendre l’infini-
tif grec precede de l’artiele : usuellement le substantif verbal : πϑηπληὶς
ΘΗ 66,11 — τὸ .. ἀλλότρια λαμθάνειν, ete.; linfinitif complement de
verbe ou de substantif (voir p. ıxvır). Parfois, mais trop rarement, il s’&carte
deliber&ment du texte gree : ὦ πε ΟΟΥΒΗΧ 5 COYIHEcTKo 16,16 — ἐκ τοῦ οὐκ εἶναι
εἰς τὸ εἶναι, et cf. 16,17; mopnomoy TRoputu 100,13 — τοῦ δύνασθαι ποιεῖν: NA
oysazanie EO πὸ KEITH seyn 54,12 — τοῦ ... τὴν ὕλην ὑπάρχειν; ME... NE Azk
50,9-10 — τῷ ...μὴ οἷόν τε; ZAne .„.moaaın 84,10-11 = ἐχ τοῦ... κατηξιῶσθαι;: etc.
c) Emploi des formes verbales.
Present. — Le present historique du grec est plusieurs fois elimine
TorAA ie ukao un 56,16 — τότε δὲ ὁλόχληρον γίνεται, etc.
Futur. — La construction de l’infinitif avec le verbe nırkrn, qui fournit une
sorte de futur periphrastique et peut servir ἃ rendre le futur grec, est assez
[requente : Wrpkern umarn A,13, 48,5 — εὑρήσει, ὠπράτητη ἀπλα 20,15 —
τραπήσομαι, HMATR ΒΗ ΤῊ 22,7 — γενήσεται, MMATKR CAKIMATH 26,2 — ἀκούσεν,
Aıranım pen 48,17 — λέξεις, et cf. uzukıparıı HMATR 98,17, HANMATR Aukru 84,2
dans tous les exemples, le sens « avoir ἃ », « devoir » convient parfaitement.
’
Ailleurs, ce tour calque le grec : ΒΜ ΤῊ Amarth 38,17 — τὸ... εἶναι ἔχει, napeımn
Auauım 58,6 — εἰπεῖν ἔχεις, Hann II0KAZATH 98,7 — δειχνύειν ἔχεις ; KANpALATH
huauım 78,15 peut aussi bien repondre ἃ ζητεῖν ἔχεις qu’ä ζητήσεις. En regard de
λέγειν ἔχεις, le slave hmanım .„..ramıpe 34,1 est altere, ou suppose une variante
λέγον ἔχεις.
Le verbe xorkrn peut traduire le grec μέλλειν devant un infinitif : Tropurn
χόταιπε 106,2 -- ἔμελλεν ποιεῖν; cf. Cloz. 163 — Supr. 412,13, ete. Cette
construction n’a evidemment aucun rapport avec le futur. Il faut &viter de
confondre des faits de cette sorte avec les faits des langues slaves modernes
des Balkans (voir p. Lıx, note).
Preierit composd et plus-que-parfait. — A cöte de l’aoriste usuel, le pre- .
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[μχαα] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 691
terit compose est d’emploi plutöt rare : &crk CATKOPHAZ 26,17, 48,2 — ἐδημι--
δ,
γγείλατο, δοτλπήλχ € 80,5-6; dans tous les cas,
οὔργησεν, €... OR kımaaz 104,9 = ἐπὴ
la valeur de parfait est assez nette.
Le participe en -az apparait une fois sans copule : ἡ JAKWIT KTO CEAHKA
(gerit ceanno) uzonpkaz δὰ 16,5 — χαὶ τίς ὁ τοσαῦτα χαχὰ (man. κατὰ) ἀνθρώπων
νηχανησάμενος; le grec montre 4111] s'agit d’une phrase nominale. Les copistes
ont dü comprendre zkkıaz 78,7 comme un preterit sans copule, mais le texte
est alter& et 1] s’agit d'un conditionnel kKıaz <kHI>.
Le plus-que-parfait est represent6 par skAue ...53aaz 76,13-14, qui traduit
sans doute «ἦν»... εἰληφώς.
Conditionnel et irreel. — L'imparfait grec en valeur d’irreel (dans la phrase
principale) est remplac& par le conditionnel : sunnusz πὴ KRıaz 72,12 —
αἴτιος ἦν; NE ΕΗ NACaAMKAA ca 104,3 — οὐχ ἀπέλαυεν : λιμὲ HE ἘΜ TIHPBCKATO EBITIA
CATEOPHAR..., NHERFAWM ἘᾺῚ ERIAZ 104,12-13 — εἰ μὴ χόσμου γένεσιν ἐποίησεν...
ἄγνωστος ἦν; ETOME KAACTK ἀππὲ ἘΠῚ XoTkaz YAKZ ᾿3ΒΟΛΗΤῊ BZARZ En 76,23 —
οὗ τὴν ἐξουσίαν τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο, ὁ ἄνθρωπος ἐλάμθανεν; λιμε NE ΒΒΗῚ NHYCHTORE
CATEOPHAZ, 5 coye En mm kaz ca 102,12 — εἰ μηδὲν ἐδημιούργησεν, μάτην ἐδόκει. Par
contre, le slave pr&sente l’imparfait dans deux cas ou les manuscrits grecs ont
le conditionnel, et οὐ le sens d’irrel est net : unuöanze W cYpectsa x Her
COYHECTKO Eie K ΤΌΜΟΥ noroysaame mann 16,17 — οὐχ ἂν ix τοῦ εἶναι εἰς τὸ μηκέτι
εἶναι [αὐτὰ] ἀνήρει πάλιν ; πὲ πὸ χόταιιε ne KEITH HI, ἀπε πέφθοε CAUIZ TEOpENR MM
ἘΠῚ 16,11-12 — οὐδὲ γὰρ ἂν ἐδούλετο μὴ εἶναι αὐτά, εἰ πρῶτος (lu sans doute πρῶτον)
αὐτῶν ποιητὴς ὑπῆρχεν αὐτός; et dans un cas οὐ le grec fait defaut : ἀπε... Tano
Eh ® Ka, ne uk EuY akno ΚΑΞΝΗ npinuaru 88,12 « 51] avait &t6 cr6e tel par
Dieu, il ne devrait pas subir de chätiment ».
L’imparfait grec de la phrase subdrdonnee est conserv& dans Äme πὸ kaxın
nerpkzame ca ἐπιὸν ὦ keym, me EHI KÜNENZ μιὰ 40.19.20 — εἰ γὰρ μηδ᾽ ὅλως
ἔμελεν αὐτῷ τῆς ὕλης, οὐκ ἂν αἴτιος ἦν.
Dans le passage suivant, oü le present remplace un irreel, le slave calque
les temps et modes du gree : Äe πὸ MKO H EAHNO YTO ER Ü® CACTARA..., NE Eee
IIRZAH „„.IPHEMACTK, NZ MIO MH CACOYAZ Eh KbAZ 72,9-11 — εἰ γὰρ ὡς ἕν τι γέγονεν
en ΄ en x ΄ ᾽ re “΄ Ἃ 3.
τῶν στοιχείων..., οὐκέτι μισθὸν «ον λαμθάνει, ἄλλ᾽ ὥσπερ ὄργανον ἂν MV.
La forme zrı (aoriste ou auxiliaire du conditionnel employ& absolument)
apparait plusieurs fois avec une valeur plus ou moins nette d’irreel, ἃ cöt& de
Vusuel krıaz um :
Dans la phrase principale : zecaonecmk ze ἘΠῚ me Δ ΠΡΑΒΑΟΥ And, ne Kr
se Acrunnk Aano, Äye ne... μι Hurkao (lire hurkaz) ... 76, 13-14 « (le don) aurait
692 METHODE D’OLYMPE. [exıv |
ete sans raison 6tant donne sans justice, et il n’aurait pas &te donne vrai-
ment (justement) si (le bön6fieiaire) n’avait pas eu... »; KAKO ἘΠῚ pazanyenie
AkMNiA, ἀμμὲ ne... Er Hılkaz ΔΕΖ ... 76, 1-2 « quelle difförence y aurait-il
eu dans l’action, si 'homme n’avait pas eu... ». Dans la phrase a cuna ze
ne AkucTBoyRfa ne Eh sArönoTrpkana HuoyıYenY 104, 2-3 — ἥ τε δύναμις οὐχ
ἐνεργοῦσα οὐχ ἂν εὔχρηστος ἢ τῷ χεχτημένῳ (man. C), καὶ doit repondre ἃ un impar-
fait avec ἄν exprimant l’habitude ou l’affiırmation attenude : ἂν... Aa&v>,
plutöt qu’a un conditionnel ἂν ... εἴη.
Apres ἀιμε : Äme πὸ Ne ΒΒ NPOTHRNATO CAOENIA ZAATO, BAATIE ... NERkAONO
EA ΒΒΙΔῸ 94,10-11 « 51] n’y avait pas eu l’antithese du mal »; et de m&me
16,12, 88,12 (avec l’imparfait dans la phrase prineipale), 72,9 (avec le present
dans la phrase principale).
Apres Tzsuo AA « si seulement, pour peu que » : τόκιπο AA ἘΜῚ NEMAKOCTK
(eerit wenanoetn) zak 96,16 « pour peu qu’il y eüt securite dans des conditions
honteuses »; une phrase toute semblable apparait dans la traduction de
Gregoire de Nazianze : Τα ΜΙ AA ἘΧῚ KAÄTOSKCTENK οκὸς 373° — μόνον εὐσεδῶς
ἀμφότερα.
Sans doute un emploi de l’aoriste zuı en valeur d’irreel peut s’expliquer
dans quelques cas par un calque du grec, particulierement apres ἀπι (cf.
16,12). Mais dans l!’ensemble il ne s’agit pas de l’aoriste, et nous avons affaire
a un fait slave : la forme Ἐπ continue l’ancien optatif sn, et l’auxiliaire du
conditionnel non accompagne& de participe se rencontre en russe, en serbo-
croate et aussi, exceptionnellement, en vieux slave (Supr., voir Meillet,
Etudes, pp. 95-96).
La construction de zsı avec l’infinitif a egalement des parallöles dans e
Suprasliensis et en russe : Äme τὸ KATZ “πη me HMATR He ΕΝ KATTR TRO-
purH 102,4 — εἴ τις ἀγαθὸς ὧν μὴ ἔχοι οὺς εὐεργετῆσαι dei; me ΒΈΛΈΤΗ HpaBA KAKO
EN ΟΧΤΒΟΡΗΤῊ 310 80,12; me skaaue mo nocuY mparoy ER Mom NAKOCTK ὦπός
Μὸν crkoputn 82,7-8. Cette construction repond en proposition completive, et
partieulierement en proposition interrogative indirecte, au tour &crk TROpHTH
«ilyaaä faire », «il est possible de faire », « il faut faire » (voir p. rxvn) : la
valeur modale de l’ancien optatif ku est nette.
d) La phrase. /
La phrase nominale. — Le slave conserve volontiers la phrase nominale'
du grec : memomnd ... TAATH 50,9 — ἀδύνατον ... λέγειν, ἡχπὸὲ BO YACTH CATROT
γένει, ἡ ΤΠ ... 96,11 — ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά, ταῦτα..., Unoyaoy ch HAAXA
nkıtarh 16,4 — ἧ πόθεν ταῦτα ἀναζητεῖν ἠρχόμην, etc.; et de m&me ἀμμὲ au ἦ
ΞΛΑΒήοτη πμιτλέπιη Wxoyaoy 78,3.4 « et si tu demandes d’ou vient l’envie »,
Δ πα“ ὐπὰὐμ α, μ. οὐὐϑὸον νιον Νδιδνόν. κι. Δ ϑν. κὰν ρυνδν. κων... Δ.
[exv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 693
avec le sujet de la phrase nominale completive incorpore dans: la phrase
prineipale, sürement ἃ l’imitation du greec.
Il y a des cas ou la phrase nominale est supprimee : HENIOIENO KO ε-
NKITATH ca 24, 18 — ἀδύνατον. γὰρ ... ἐξετάζεσθαι; Ape BO CAAUKENA € Kelk 80,15
— εἰ γὰρ σύνθετος ἡ ὕλη, et de m&me 10,7, ete.; et avec l’emploi d’un autre
verbe que Eon : Äype ie ΤῊ ...ὄ MPKAZAERHTR TATH 22,3-4 — εἴ σοι... λέγειν (dans
un passage altere).
Inversement, le slave introduit la phrase nominale la oü le grec ne la
presente pas : A zanıy oy nero nmucörome 16,9 — τῶν δὲ φαύλων αὐτῷ πρόσεστιν
οὐδέν (le slave ne poss@de pas d’equivalent exact du grec προσεῖναι); ἐτλὰ
noaonno Eu 10,10 — ὅτε ἔξεστιν αὐτῷ, etc. Nous noterons un fait analogue
dans la phrase infinitive : &xe... aparve akno raatu 21,1 — τῷ ... τὸ ἕτερον δεῖν
λέγειν: et cf. πρόστητη .„.. ® me coyıpmy mömenoy Y’comoy ΒΤ 16,15 — συγ-
“χωρῆσαι... ἐξ οὐχ ὄντων δύνατον εἶνχί τι γίνεσθαι.
Apres msome « comme », le nominatif, c’est-A-dire la phrase nominale,
apparait dans ne Mmnome cäcTanz kam Apkune chi... gkxz Murkrn 86, 12-13, avec
la forme οἷν au lieu de l’aceusatif, ou plutöt du datif (sens probable : « j’at dit-
‚que la desobeissance etait non comme une substance preexistante »); dans le
‚cas de apoyromY Hmaxonoy ἀ ne ἄκοκε dnz 12,10 — ἕτερόν τι παρ᾽ αὐτόν, 1] s’agit
d’une glose rajoutee.
Pour la phrase nominale apres μας repondant A l’artiele grec, voir
oO
pen:
Les participes et la phrase participiale. — Apres les verbes « dire », « sem-
bler », ete., le partieipe est plusieurs fois substitue ἃ, l’infinitif du grec
ΜΉΤΕ ca τὰ 6,11 — νομίζει λέγειν; TO NE MINHIIH AH ΜῊ CA ... rAazz 42,10 —
οὐ δοκεῖς δέ μοι... εἰρηχένχι; MM TAKOTO CATROPENA Ὑλπὰ W Ka penoy 76, 12-13 —
a 8 RE Ἧ = 5 ͵ Eile --
οὐδὲ τοιοῦτον τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φημί; et οἷ. 44,17, 54,7, 72,14-17.
Apres le verbe « aller », nous trouvons, 5010 le supin (voir p. xLıx), soit le
participe : unaxz sutpaa 14, 15-16,1 — πιστεύειν ἠρχόμην (mal compris), et de
meme 12,5, et sürement 12,1.
Le participe apparait dans les phrases completives ἃ la place du mode
personnel : un coyıpeuz KHIMZ HUKE ... MOKAZATH ca ποιῇ 102, 13-14 — μὴ
ὄντων τινῶν οἷς ... δείχνυσθα!: (vOIr P. LXVIL); MPINMATH EMoy KAZNR ὦ nnxe cuka
czraoputn 88, 16-17 « pour ce quiil avait l’audace de faire »; mporunoy noeuoy-
a0 Unkıpan Uxme nanpAwaeuz 22,6-7 « sur quoi tu es interroge » — πρὸς
ἔχχστον ἀπόχρινχι ὧν ἐρωτῷ « 51} quoi Jinterroge ».
Le participe est.appose ἃ un pronom enclitique dans un xxAanıuz mx enye
b) A πο ΕΝ 5 Η EN a v_ Ν EIN F ᾿
IOCAOYIARIIR BAKBI 2,1- — οὐτε ἐπαινοῦμεν ταῦτα οὕτω πειθόυενα τῷ ὁὀεσποότη (A
moins qu’il ne faille corriger ng en cux — ταῦτα); il est appos& ἃ un adjectif
PATR. OR. — T. XXIL — F. ὃ.
46
69% METHODE -D’OLYMPE. [uxvı]
possessif dans czuopz raum noßmxz 6,6, traduction fidele de ἡ ὑμετέρα σύνοδος
τῶν ... ἀδόντων (pour ἀκουόντων).
La phrase participiale est au nominatif (apposition au sujet de la phrase
precedente), et non au datif absolu, dans npoynaa noyiem pABOTAHTR TEOPHRT
MÄENOY, HMEAHNOKE LIOTBIH .„.. Ü NHX ...ὄ AbATH 70. 16-72, 1, conformement au
grec τὰ ἄλλα ἀνάγκῃ δουλεύει τῷ πεποιηχότι, οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ... ἐμποιεῖν ;
5zzeıaa 38,4 doit de m&me traduire λαμοάνουσα substitu& ἃ λαμῥανούσης, malgre
l’anacoluthe qui en resulte.
Le datif de la phrase participiale absolue est etendu ἃ la phrase suivante
dans ne msome Apksoy cHITR Hnoypa Nu (eerit nz) ἄπο ἡ ne BAATONOTPERNOY ...-
pazankaz 80, 15-16.
Dans ne uk ἐπὶ akno sazun npiumaTH, Caxpananıpa ca ECTKomz ἄκοπε ἦ
οχτπόθη 5x 88,12-13, le traducteur a dü conserver par distraction l’aceusatif
du grec, ἃ moins qu'il ne faille lire caxpananıpw ca.
Le participe en apposition peut &tre mis au datif absolu, quel que soit l’ante-
cedent (cf. Cloz. 756 — Supr. 448,1, Supr. 455,14-2) : Becaögec’no unk um ca
ERITH ch πρηλάγατη καὶ πέπον Hal Mxome ἡ (ὕ nero zrın’menn 16, 13-15 — ἄλογον
ἔδοξεν εἶναί μοι ταῦτα προσάπτειν αὐτῷ, ἡ ὡς ἐξ αὐτοῦ γεγονότα; PRE’NOCTH 3ΔὴΙ NER
NA, NENSCTHTZ BOATIA (ou BIÄTENR NA)KONRYABATH NAOYIHRITEM ca 6, 11-12 ἔξ.
ζῆλος πονηρὸς οὐχ ἔστιν ἐν ὑαῖν (lu ἡμῖν), τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ ἀναπληροῦν δεδιδαγ-
μένοις; CAMOBAACTKNGE ÜHATO EM ERIAO ἴὕ YAKA, ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΉ ΤΙ TOKUO EANNOMOY
ukaoyıpa panorarn 9A, 14-16; τὸ κακὸ οὐξὸ TOTO ZÄHXZ KAKOBRCTBA ... WCTABH-
τοίνυν αὐτὸν τὰς τῶν φχύλων ποιότητας ...
ΤῊ TAcuun, mor’uY ΔῊ ... 40. 15-10 — πῶς
καταλελοιπένχι λέγεις, πότερον δυνάμενον... : et sans doute RpAyA MOTAZARZ ἅμοὸ ἡ
NAKOCTRNAA ὀπὸν mosenksuoy 80,8, et peut-Etre TAKonKIUmmeE YAKKI ... WAOARTH
naoyuenonz 98, 15-16; — MAIS ch ... WOTAKH, NHYHIRE NE Coyıpa ἐμὸν TMIOAOKNA
18, 13-15, avec l’accord regulier, et de meme 28,2, ete. Dans le cas suivant, il
y a substitution d’une phrase partieipiale au datif absolu au participe en
apposition du gree : πὸ Ο ἘΠ YACTH ...» CHM WiKE CATROPH ΒΕΙΒῊ MACTR, noyRmH
εἴ unk zaaA 48,2-4 — χατὰ τοῦτο TO μέρος vun; τοῦθ᾽ ὅπερ χατεσχεύασε τῆς ὕλης μέρος,
ἀντιλαυ δ ανόμενον τανῦν τῶν κακῶν (avec chw qui semble un calque incorreet de
τοῦτο, mais je passage a pu etre remanie).
La phrase partieipiale au datif absolu apparait surtout avec les partieipes
actifs, present et passe. Nous la trouvons aussi avec les participes passifs :
ἦ κ πε κε € „.. HOCHMOY 26,9-10 — τοῦ ἐν ᾧ ἐστιν ...geponivov, et cl. 58,16; ne ΟΥ̓
BO Βα πφάπεπον ἐμ 48,8 — πρὶν γὰρ εἰχονισθῇ, οἱ cl. 50,14. Mais le partieipe
passö passil semble plus volontiers rendu par le tour periphrastique avec
le verbe « ötre » usuel pour l’expression du passil : ne ΟΥ̓ πὸ εἴ pactpoenk
Ρ I I
Ray?
[exvin) DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 695
70 \ \ REN PER, la j
ἘΒΙΒΙΠΗ 48,6 — ἧ πρὶν γὰρ αὐτὴν διαχριθῆναι, οἱ ch. HCHBITANOY BO ἘΜ ΈΠΙΟ ΟΛΟΒΕΟΗ
um 60,7-8.
L’infinitif et la phrase infinitive. — Be de l'infinitif est assez libre :
comme complementde verbe : πὸ
εἶναι... παρέσχεν, Θἷο.:
comme compl&ment d’adjectif:: NPHÄTH ἯὙΤῸ ZA0 βήπεηζχ 82,10 « r esponsable
du fait qu’il &prouve un mal », οἱ οἵ. 96,6:
comme compl&ment de substantif : saa δή ἘΜ ΤῊ αἸάπολου 92.7.8 « quelle
responsabilite de l’existence du diable », um czcrasacenia sKırn 16,7 — οὐδὲ τὴν
τοῦ εἶναι σύστασιν, etc.
Le traducteur se sert d’ailleurs plus ordinairement du substantif verbal
pour rendre l’infinitif complöment. L’infinitif et le substantif verbal se corres-
pondent dans : ne KHITIE KO TOKMO EAHNO πολλ HUZ, NZ ἡ BABIUINK CA NACAA-
πλάτη 104,9-10 — οὐ γὰρ τὸ εἶναι μόνον παρέσχεν αὐτοῖς, ἀλλὰ χαὶ τῶν
᾽ -
ἀπολαύειν.
,
72 ELTTOYWV
Dans la phrase na pana ὥφατη zemam 68,11 « pour (faire) des charrues pour
labourer la terre », et de meme 68,12-13, l’infinitif doit traduire un genitif -
d’intention du grec (τοῦ γεωργεῖν).
Pour la construction de exe avec l’infinitif, voir p. ıxı.
L’infinitif (la Ban infinitive) peut apparaitre apres la preposition
apksae calquant le grec πρίν : : ΑΡ Ἔπλε ΟΧΥΒΟΡΗΤΗ ΒΟΥ BEER FO ΞΞΞ πρὶν δημιους-
ἦσαι τὴν ὕλην τὸν θεόν; apkune TEOPUM ERITH ΕΥ̓ 106,1 — πρὶν᾽ δημιουργὸν γενέσθαι
τὸν θεόν ; mais nous avons ailleurs une traduction moins servile : Apksae caomzenia
MPOCTBIX 5
τρὶν τὰ ἁπλᾶ συνελθεῖν. Ce tour a un parallele en vieux slave :
dans la traduetion de l’Evangile, πρ πρίν et l’infinitif est rendu par nokaae aame ne
et le present ou l’aoriste, mais |' Evangile de Sava repond par npkaac zzırH
ERCEMOY MIHIOy — Jean, xvır, ὃ πρὸ τοῦ τὸν κόσμον εἶναι ἃ πρΈπαε ΔΑ NE BAICTA
uhch ΠΗ des autres textes (voir V. Pogorelov, Sa filosoficke fakulty
university Komenskeho, V, p. 27).
Avec la preposition akaa, nous trouvons : mourenia akaa ἡ Mno ἡ Ra
mpozsarn 68,6 « pour adorer (la statue) et l’'invoquer comme dieu » : l’infinitif
n'est pas proprement construit avec la pr&position, mais il est en l'air dans la
phrase.
La construction de l’infinitif avee le verbe « etre » exprime lidee de
possibilite ou d’obligation : mnome Eern pen 10,9
== ὡς ἔνεστιν εἰπεῖν, “τό €
undzahma τλλτη 14,45 — τί δεῖ πλείονα λέγειν, NECTB ... ΞΑΤΒΟρΆΤΗ 4,4 --- οὐκ
ἔστιν ἀποφράττειν ; ie stkäme sHaktu 14,10 — ἣν ἰδεῖν, m nano vEÄme cH
CHBICAHTH 16,8 — πῶς γὰρ οἷόν τε ἦν ταῦτα ... ἐννοεῖν; mode de phrase subor-
donnee sur... rropntu 102,4, ete. (voir p. ıxıv). Cette construction du verbe
696 METHODE D’OLYMPE. (exvun)
« etre » et de l’infinitif a joue un röle important en slave : elle a fourni le futur
duratif de plusieurs langues slaves:: russe, teheque, οἷο. et aussi moyen serbo-
croate (non sans contamination avec le futur anterieur, et compte temu de
linfluence du futur allemand).
L'infinitif gree est conserve dans des phrases comme nYza ἡ πομπὸν
CATEOPENOY KRAITH" ἠχ κε BO ἸΛΟΤῊ CATBOPENKI, ἡ TEMZ TAKOME Noymen KRITH
CATROPENOUZ 96,11-12 — ἀνάγχη χἀχεῖνο γενητὸν ὑπάρχειν᾽ ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά,
ταῦτα ὁμοίως ἐξ ἀνάγκης εἶναι γενητά, eb de meme 24,15-16. et sans doute 56,6 (mal
compris); peut-etre aussi dans zAo ze npkeaoymanie, W nerome 5 ZABKTZ BnAcTH
TAROY 8A,11-12 — τὸ δὲ κακὸν ἡ παραχοή, ἐκ τοῦ προστίμῳ περιπεσεῖν τὸν ἀνθρωπον,
si le traducteur ἃ lu ἐξ οὗ au lieu de & τοῦ (voir p. Lxıı); mais ΕΜ ΤῊ 50,14, dont le
sujet seyn n'est pas au datif, n'est qu'une alteration de za = γέγονεν. Un autre
exemple du m&me fait a et& provoqu‘ par une coupure fautive de la phrase
greeque : nfkcaoymanie Ako H ὙΤῸ CRRIRADMMK CA... penä" Thu me oYRo
JAK$ Aerun’noym nmpinmarn saznr 86,13-15; dans le passage analogue peny"
ΤΠ πὲ ΟΥ̓ KToy ... AAkıNoy 72,1416, le partieipe a et substitue ἃ linfinitif
apres le verbe « dire » (voir p. LXV).
L’infinitif pour le mode personnel apparait en proposition completive dans
ΒΡ Ἐπ Eanno ScTanıiaz € αὶ NEMEKE TOKUD Tokrosarn αὶ 80.5.0 « il a fixe un
temps οὐ prendre de la nourriture ». Ce tour est connu des premiers
traducteurs : ne HUMATZ KO yeco Kern Marc, v1, 36 —= τί γὰρ φάγωσιν οὐχ ἔχουσιν.
Mais l’infinitif du οτος est rendu par d’autres constructions dans les exemples
ui : TEN 4 102,1314 — οἱ
suivants : NH COyIpeNZ KHINA ΗΕ ... NOKAZATH CA MOTHM 2.12.14 ugs
τιον δείχνυσθχι (Voir P. LXV); CATRopH Anome Kkaoıa cere noaarn 104,15 — ἐδημιούργη-
σεν ἐν ᾧ (lu peut-etre ᾧ, sans ἐν) γνωστὸν παρασ εῖν ἑαυτόν : linfinitif apres mo me)
est usuel, voir le Lexique.
La phrase infinitive avec sujet ou attribut au datif est d’emploi libre, par
exemple ἠπόγο mmucordme πὲ JAMXZ NO Kcem ἈΜΤῊ Morpamenk zeman 8,89 —
οὐδὲν ἕτερον προσεδόχων ἢ ἅπασαν ἐπιχλυσθήσεσθχι τὴν γῆν. 5
Pour former la phrase infinitive, il arrive que le slave ajoute au texte gree :
le verbe « ötre » : ὦ komnia peypm koy TEOPNM KRITH ZÄnKA 20,7 — ἐχ τοῦ
φοβηθῆναι τῶν χαχῶν ποιχτὴν εἰπεῖν τὸν θεόν, οἷο. ;
le sujet de l’infinitif : KpAcosarı EmY penoy 106,2 — τέρπεσθαι λέγω, etc.
Apres les verbes signifiaut « dire », la phrase inlinitive est usuelle, mais ἃ
cöte de la phrase participiale, et l’infinitif du gree peut etre rendu par un
participe (voir p. LXV).
Le sujet de la phrase infinitive n'est pas toujours au datif. Il peut rester
Al’aceusatil en tant que complöment du verbe de la phrase principale, et aussi
[exıx DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 697
a l’imitation du gree : xra ne nm ΒΕΔΑΙΒΑ nocaoywmarn zanonkan Ero Örunarn
ἐπιὸν ἡ CHAOY HZBOAENTA 74 5 — τὸν θεὸν οὐ δοχεῖ (lu sans doute δόκει) προτρέποντα
τὸν ἄνθοωπον πείθεσθαι τοῖς προστάγμασιν ἀφαιρεῖν αὐτοῦ τὴν ἐξουσίαν τῆς προχιρέσεως, οἵ
de meme 54,11, 98,6-7, ete.; l’exemple enye ... ΜΗῈ ca nukrH BeipH IE,
οὕτω ... ἔδοξας ἔχειν τὰ πράγματα reprösenterait un calque plus accuse du grec,
51} n’etait pas visible que le traducteur a compris « tu as sembl6& avoir les
choses » au lieu de « tu as estim& que sont les choses » (ef. umk ca, et non
"unk); dans akhnia ... peyemm unıtn 98,45, la forme akhnia, qui röpond au
singulier πρᾶξιν, est alterce.
Quand la phrase infinitive suit un tour impersonnel, son sujet peut &tre
au nominatif comme sujet de la phrase prineipale : wennoymo 50 EN: pacTo-
Auin nMTATH ca Ὑτὸ W yecoro 24,13-14 — ἀδύνατον γὰρ ἐν διαστάσει ἐξετάζεσθαί
τι ἀπό τινος; et partieulierement apres unkrn ca: 10,17, 52,4, ete.
Si le sujet de la phrase infinitive est ἃ l’aceusatif ou au nominatif dans des
phrases de ce genre, Vattribut est volontiers au datif : ἡ τὸ Tpkkonanie Woran
AOBpoy &roTa ZA0y ENTH NoKAgAeTR 68,9-10 « cette chose aussi, l’emploi (qu’on
en fait) la montre tantöt bonne, tantöt mauvaise », et de meme 48,1, ete.; cf.
ἐπε umurr mm ca npkırkneniw ... ΚΕΑΙΤῊ AA, 1. ἣ
Mais l’attribut peut ötre lui aussi ἃ l’accusatif ou au nominatif: cn AkHcersa
Ero pesemm ἘΜ ΤῊ 38,16 — ταῦτα αὐτοῦ ἐνεργείας εἶναι φής: HZZBOAENIE πὲ ME u.
ΒΈΛΟΠΟ TH BEITH ΠῊ 34,5 — τὴν μὲν προαίρεσιν τὴν ἐμήν ... σοι φανερὰν εἶναι δοχῷ;
et cf. 24,10.
Le datif apparait, surtout apres le verbe « dire », comme sujet d'une
phrase infinitive implicite :
NM CALZ ... CAOBECH MOEMOY NE KOM AA KeRZ HensiTania Koyactkn 60,45:
il ne s’agit pas ici de la construction du verbe « vouloir » avec le datif, mais
d’un tour qui equivaut ἃ caokechH ... KEITH;
ne penY mr διὸ zAA coyTKk 62,1-2 « je ne dis pas que ces choses sont
mauvaises » Ξ HI ... KEITH 5 τάμε se SARY WEOTAA 2X ... 36,13 — λέγομεν δὲ
τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν χαχόν... = ΛΆΜ... ZA0Y KBITH), avec l'attribut au cas
« absolu » (voir p. τι) au lieu du datif; akheruYnpaeus ECTBO xdpeum pen
36, 11 — τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν φάναι (E εἶναι) θέλεις ; et sans doute 280 Re pen 5 npk-
cnamaniw 86,12 (S’ npecasmAnid) « je dis que la desobeissance est (le) mal ».
Dans ἐπε πὸ poaoy phxwWnz 56,6 « ce que nous avons dit (&tre) genre »
(suivi d’une phrase inlinitive), e’est l’attribut qui est au datif.
Conjonctions. — Les eonjonctions suivantes appellent quelques observa-
tions:
ἀιμε peut traduire εἰ (πότερον) du grec dans la double interrogation indi-
ι
698 METHODE D’OLYMPE. [xx]
reete : ran Äme ... Han 50,5-6 — λέγε πότερον ... 7, et cf. 92,67; mais le tour
correct ΔΗ ... Han est le plus usuel: pazaoyıena an coyTa ... ἀλὴ 24, 17-26, 1, ete.
Les titres pr&sentent le tour mixte ἀπμε ... AU... Ham 50,4, 68, 17-18.
ἀπμε ... ar apparait lorsque le verbe est separ& de la conjonction condi-
tionnelle par une phrase partieipiale : ἀπε me τὸ me CTKopWAro nnyTöme
(lire sans doute nnucoxe NEMOAOKNAIX AA norYEuTR 66,5 — ἐὰν δέ τις τὸν υμηδέν
τι τῶν ἀπηγορευμένων πεποιηκότα ἀναιρήσῃ, et de möme 78.9-10. b
ἀιμε πὸ parait constituer une phrase au sens de « car s’il en est ainsi »,
mais les exemples s’en trouvent dans deux passages 6&galement alteres
ἀμμὲ πὸ ἡ καὶ πειδηπε ca ΠΟΛΒΗΞΑΤΗ LINHTR .„.. ΠΟΛ3 1 npinuerk 42,8-9 — ἢ γὰρ
(lu εἰ γὰρ) καὶ πρὸς ὃ χινεῖσθα! δοχεῖ ... ὠφεληθήσεται ; λιμε Bd ἡ ce NOYZKA 16, 17-18, 1,
en re Sard de 4 ei τοῦτο, ἀνάγχη (man. D).
50 apparait dans une serie d’exemples, non au sens de « car », mais avec
une valeur plus ou moins adversative, pour ze ou oy50 attendu : ® ka 50
70,4 — πρὸς μὲν τοῦ θεοῦ, mais la phrase est rattachee ἃ ce qui pr&cede dans
le manuserit S'; particulierement apr&s «me : &xe zo nemomenz 48,13 — τὸ δὲ
ἀδύνατον; Eike πὸ poaoy pkxwWuz 56,6 — ὃ δὴ γένος εἴπαμεν; MAnöme 50 22, 14 —
ὅτι μέν (var. μὲν οὖν), 8,13 — χαὶ χαθάπερ, et ef. 62, 17, 74,7, 92,10. Apres un
mot termine par -e (mais non «κε — mac), la particule ze est proscrite. Ces
exemples indiqueraient que son substitut peut &tre πὸ ἃ cöte de oyro (— μέν,
δέ), mais il peut aussi s’agir, soit de passages oü le traducteur a mal compris
ou rendu librement son texte, soit d’alterations de oyBo en EV.
Nous trouvons deux fois πὸ oyso : ἡ ὦ cuxz πὸ οὐπὸ 24,17 — χαὶ γάρ,
mais peut-etre ἀν qui suit &tait-il altere en οὖν, A... zo etant la traduction
normale de χαὶ y&o; Era me πὸ οὐπὸ 32,12 — ὅτε τοίνυν, ce qui peut s’analyser
en ETAA Kt — ὅτε Sulvl — τοίνυν. avec la forme zo substitude A mie
precedent.
ἊΣ en Re du sens final et du jussif (3° pers. sing. : A,8, ete.; 1" pers.
plur. : 24,17; 3° pers. plur. sans <tr : aa koyaoy 24, 16-17), se rencontre aprös
le BER « vouloir » : : Köıpa me AA Koyae 20,15 — βούλομαι τ γενέσθαι, et de
möme 34,6-7, 60,4; dans le groupe ἀπε ... aa, voir ci-dessus; et dans les
loeutions ne zkad ... aa 98,4 « Join que », τόκμο AA 96,16 « pourvu que >.
Nous le trouvons aussi dans-la phrase completive ce zo nkAme wand ἢ KeAHKO,
aa nikin ἀλκὰ baoakerk Αἴλβολον 96, 11-12 « que I’homme, athlete de Dieu,
füt vainqueur du diable ». u
exe est nettement conjonction dans nz ἐπι πρέμεν μαιὰ ὦ ἤλ πρίπλα
ΗΠ πε ΒΜΤΊ ΠΑ] ὦ Repm KAKOBACTBOMK pseum A6,9-10 — ἐχ δὲ τοῦ τραπῆναι
[uxxt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 699
πρὸς τοῦ θεοῦ τὰς πρώτας τοιαύτας περὶ τὴν ὕλην γεγονέναι ποιότητας φής; EM regard de
zane dans zane ... moaayn 84, 10-11 — ἐχ τοῦ ... χατηξιῶσθαι.
x(z)ae traduit ἀφ᾽ οὗ (qui ἃ pu ötre lu ὅπου) : na Kae ὦ ἕλ vAnz un 48, 9-10
— ἀφ' οὗ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἄνθρωπος γίνεται. Il sert ἃ rendre le gree ἅμχ ἀονδη!
linfinitif dans nz καλὲ A samoysame ca 11ope 8,1011 = ἀλλὰ γὰρ ἅμα «τῷ
χυρτωθῆναι τὴν θάλασσαν; οἴ. Sreznevskij, eitant la traduction de Jonas, ıv, 8: Kae
BAZHAR cAnıjE Ξε ἅμα τῷ ἀνατεῖλαι τὸν ἥλιον. Nous trouvons ailleurs u(alene au
sens de « alors que » : Hremie NM BAHKHRA NUIHXZA MIOKETR KTO URICAK HEN“
skaatn 100,8.
y%k ἡ 26,15 (suivi de la glose Anome, repond ἃ εἴ γε δή, var. ἅτε δή.
Les phrases negatives. — La negation est frequemment repetee (voir Meillet,
Revue des Etudes slaves, VIII, pp. 171 et suiv.) dans des cas comme : ἡπότγο
HWICOTORE NE JAHXZ 8,8:.9 — οὐδὲν ἕτερον προσεδόχων, NHUTÜME (lire sans doute
NHICORE) He Wen Euoy ἥη HHYCOTOKE ... IIAARZ 78,12-13, etc.; um CACTARACHIA
ne auoytk 106,13 — οὐδὲ τὴν σύστασιν ... ἔχουσιν, et cf. 60,4. Mais nous trou-
vons aussi, comme en grec, la nögation unique : caoy ὃ NMIA πη πο ες
12,6 — συνυπάρχοντος αὐτῷ οὐδενός, NMEAnnomEe ΠΟΓΉΡ [ΟΣΥΒΟΡΗΤΗΙ Ü ΝῊΧ ---
akırn 70,17-72,1 — οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ... ἐμποιεῖν, EtC.; le cas de ww’
πὸ CAKJAMALIE MSCTH NÄKAKOME 14,7-8 est plus douteux, et il faut sans doute
rötablir ὧν’ πὲ <ne>; dans ne πόβ ca umuchrome A,8-9 — μηδὲν πεφοδημένος, la
negation we a 6te rajoutde par une main posterieure.
Nous avons A...ne pour um \... me) dans nz ἡ KARUATO Ne ukaaue 72,13
— ἀλλ᾽ οὐδὲ τὸ χρεῖττον ... ἠπίστατο, et de möme 102,1. Inversement, un appa-
rait pour u... Ne (HH ... ne) dans ne xork .. NH Τοῦ AkaAA WEARACNZ EhITH
92, 14-15, phrase qui veut signilier « n'etre pas manifeste ἃ cause de cela »,
et qui signifie en fait le contraire; mais nous pouvons conjecturer WEARAENZ
<Ne> EBITH.
Dans la phrase πὸ Ὑτὃ me πὲ... ne moroysu Ero 94,19-96,2, il ya reprise
de la negation apres une phrase participiale.
Les compos6s ἃ premier terme negatif sont formes librement (voir p.ıxxxun);
il semble m&me que nous ayons le verbe neoyapzmarn ca « faire preuve de
manque de retenue » (cf. v. sl. neoyapzaanz) dans xoraue cene HEOYApZKATH
uksaso 10,2, mais le passage est assez obscur.
Ces compos&s negatifs peuvent etre eux-memes ni6s : ne NECATKONENA 50,18
ΞΞΞΞ: 00% -... ἀγένητος, et de meme 54, 19-13, 90,14: ne wecmnicaenz 86, 8-9; — Ne
nenkgoym 16,2 — οὐχ ἀπιστῶ; ARo πὲ mepazankeum 22,15 — οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν; Ne
nentattu 86,9.
700 METHODE D’OLYMPE. [uxxu]
6) L’aspect.
Le present perfectif apparait dans des phrases de caractere general :
ETOME MNOTOKAHI CARWAA DAKKI KACKOM ΠΟΟΛΑΊΠΑΤΗ I,12-4,1 = ἧς χἂν πολ-
λάκις ἀχούσω πάλιν ἀχούειν ἐπιθυμῶ, et ck. 4.0, 36,12; specialement pour indiquer
une modalite partieuliere d’un cas general: nz ἀπε ὠπιμογότι. KTo πὰ cnoeli
KENK..., BATO K0E CAKOKOYTIAENIE KOYALTR 64,10-11 — ἀλλ᾽ ἐὰν χοινωνὴ τις τῇ
-Sı
γυναιχί.... ἀγαθή τις ἡ κοινωνία γίνεται, et cf. 36,3,8, 38,14, 66,2, ete.; ou dans les
comparaisons : MKoMe 50 OYIHTEAR ἐν HENOYCTHTR, etc. 96,12 et suiv., et de
meme 9,15.
Le present perfectif peut repondre ἃ un aoriste d’habitude du grec
κοῖς CA TAKIO ΟΧΛΥΎΗΤΕ 42,2-3 — ὡς ἔτυχε « au hasard ».
Le prohibitif appelle l’imperfectif : Ne oyskran 62 φύγῃς.
La regle selon laquelle le perfectif slave r&pond au theme de l’aoriste ἀπ
grec, et l’imperfectif au thöme du present, est generalement observ6e, mais
non rigoureusement. En partieulier, les infinitifs compl&ments de verbes
prennent volontiers l’aspect perfectif: naanız ... ΟΥ̓ ΒΟΉ ΤῊ 8, 13-13 — πράττειν᾽
ἀναγκαζόμενος, ἡ 3᾽ Αφέιμη Ne APAZNETR 8,15 — λέγειν οὐ τολμᾷ, ΜΟΓΕΙ͂ ... ΠΡΈΜΕΝΗΤΗ
ΘΕ ae δυνάμενος ... πρέπειν, EiC.
Le theme de present προαιρεῖσθαι est rendu assez regulierement par le
perfectif nzsoantn : Hznoansz 26,12 — προαιρούμενος, etc. Il ya une sorte de
transposition des aspects dans des cas comme zanpamarn hzsdanmoy 44,11 —
πυθέσθαι προαὶϊρουμένῳ.
Des partieipes presents imperlectifs (employ6s ἃ cöte de saaayı-) paraissent
tenir la place de partieipes futurs dans nmposkanın Alasona Weroynanpa ἡ
ἐν TBOpA<IA> 92,16 « prevoyant que le diable deserterait et ... ferait », mais
l’original grec manque.
Le partieipe present perfeetif saaay-, ἃ sens de futur, est atteste dans
une serie d’exemples : soyaaıpnx Kkaknie 92,11 « la connaissance de l’avenir »,
et de m&me 92,4, 6, 7, 13, 94,8, 96,7.
Ce partieipe apparait aussi avec valeur de present : ἡ τύ Arie Toua nYaaıp$y
10,13 — εὐθέως δὲ γινόμενον σκότος, mais son sens est momentane, et different
de celui de l’usuel ΝΙΝ « etant (de facon permanente) » : la phrase
indicative serait (Eraa) τα πα raAeTR « (quand) l’obseurite se produit » (voir
ci-dessus).
Les autres exemples de partieipes presents tires de verbes perfectifs ont
peu de valeur:
nopanoTa 72,4 — δουλαγωγῶν. Si la forme n’est pas alteree, elle est artifi-
cielle : le traducteur a calqu& la conjugaison greeque, au lieu de recourir &
limperfectif rare πο μα ΒΑ ΤῊ;
:
-Χ χα} DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 701
Πό ΙΔ ΠΗ 48... --Ξ ἀντιλαμβανόμενον, ἃ οὐϊό de linfinitif moswrn 48,6
αἰσθέσθαι, A8,9 — ἀντιλαμβάνεσθαι. L’imperfectif derive nouwsarn apparail
ailleurs dans la traduction de Methode, comme dans celle de Gregoire de
Nazianze (Sreznevskij, Materialy). Voir p. τιχχν.
Les formes du type πα ϑαδιμε 70,1 rösultent d’alterations (voir p. ΧΧΧΙΧ).
Le cas de cuorpa 10.3 — σχοπῶν, en regard de cuorpnru 12,7 — σχοπεῖν et
du perfectif noenorpn 68,9, doit &tre different. Le verbe czuorpurn est perfectif
dans les plus anciens textes (Ev., Ps.), mais il semble avoir des emplois
imperfectifs dans le Suprasliensis et en slavon, et cf. le russe cmorprbrp; la
forme morpurtn parait recente et secondaire.
De l’imparfait perfectif, nous avons un bon exemple : πά καλὲ Mi BAnoyuAue
ca mope mann pazmaaue ca 5 ca 8,10-11 — ἀλλὰ γὰρ ἅμα «τῷ - χυρτωθῆναι τὴν
θάλασσαν πάλιν ἀνελύετο εἰς ἑαυτήν (BANOYYAUIE ca est ambigu). Cet imparfait
exprime nettement οἱ la rep6tition dans le passe d’une action momentande
(voir Meillet, Etudes, p. 81).
La forme cranax 10,15 — ἐπαυόμην doit sans doute etre corrigde en cTamgx-
Les verbes suivants apparaissent imperfectils :
TAACHTM: part. pres. raacapnxz 6,6 — (συν)αδόντων (cf. Supr.).
aatu dans ne AAcTR 20,11 — οὐκ ἐζ, etc., part. pres. Ne AAAT (voir p. XLIX).
pen. Ce verbe, au sens de « dire », est ordinairement perfectif : il röpond
A εἰπεῖν et s’oppose A rAaTu — λέγειν ; son present a valeur de futur : peuern 24,5
— λέξει, peyeum 50,13 — φήσεις. Mais le present pena est imperfectif au sens de
« je veux dire », « Asavoir »: penoy 15,5, pen ne 6,5, 18,1; et surtout au sens
d’« aflirmer ». Dans cette derniere acception, il traduit generalement φημί,
mais aussi λέγω : 44,3, etc.
L’usage de traduire φημί par pesa remonte au moins ἃ Jean l’Exarque. Le
verbe peu garde l’emploi ancien de l’aspect dans les verbes simples perlectifs
(voir Meillet, Etudes, pp. 16-17), particulierement la oü il a son sens primitif
de « fixer », « affırmer », bien conserv6 dans les formations postverbales
(poxz, etc.); cf. (ne) aaTn, imperf. « (ne pas) permeitre » (sens fort). La locution
usuelle pexzue — τουτέστι, qui apparait des le Clozianus (I, 140) et Jean l’Exar-
que, fournit le premier exemple sür de forme fixee de gerondif (« en voulant
dire », « on veut dire », pluriel indetermine); cessant d’etre une forme ver-
bale, elle a perdu du möme coup sa valeur temporelle de participe passe, de
m&me que le serbe moderne mouer « en commengant ».
L’aspect perfectif de xon»yarn, non attest6, est garanti indirectement par
l’ıimperfectif sonnyasaera (ca) 10,4 — καταπαύει, et cf. sans doute 6,12.
Les formes ἃ preverbe qui restent imperfectives sont : aoskakrn; czApaT
702 METHODE D’OLYMPE. [uxxıv]
KATH; pacromtn; pkAZ AERATH — προχεῖσθαι, qui est plutöt un compose& qu'une
forme ἃ preverbe ;
pazoyukrn : πὸ Ne nepazankeum 22,15 — οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν, imparfait
pazankAxz 16,14, mais ἃ cöte de la forme derivee pazoyukrarn 20,4, 42,5; le
perfectif esi nopazoyukn : E ἐπινύησον.
Pour cz ΜΟΤΦΗΤΉ, qui ne doit pas etre une formeä& preverbe, voir ci-dessus.
L’aspect du verbe analogue c(z)umcantn 16,8 — ἐννοεῖν, 18,16 — φρονεῖν n'est
pas net.
Il y a deux verbes nzukıparn : !’un, au sens « d’exprimer », « expliquer »
(ἐκφράσα!), est perfectif : nzskıpam 100,10 « jeexpliquerai », et cf. or ziskıparn,
perf., ἀνθὸ son imperfectif Oskypasan 42,15; l’autre, au sens d'« etablir »
(βεδαιοῦσθαι), est l’imperfectif de nzskerurtn : c’est ui que nous trouvons
sürement dans haskparh 58,17 « &tre etabli », azskıpan 92,13 « jetablis »,
« je conjecture ».
Nous noterons les imperfeetifs deriv6s suivants et leur flexion :
napnyarm et napnsarn (voir p. xxxıx). Les deux formes se rencontrent en
slavon russe. Le russe conserve mal le jeu des alternances dans ce type de
formation imperfective : il repond par asirarp ἃ v. sl. anusarn, et il a meme
transform& en ıyratp la forme ıyskarı du petit-russe (cf. slov. pojati), itöratif
de naanrn; — pres. napnuw 78,16, part. pres. napuya 90,8
mais WpnyAru 20,11, part. pres. Wpnyaä 70,15;
@ukrarn 58,12, 88,6,. sukrarn 2,8; prös. ὥὕμειμετε 16,9, 10, part. pres.
@rneypmwiparo 16,11 : le manuscrit δ᾽ confond % et e (voir p. xxxv), et d’ailleurs,
depuis les plus anciens textes, nous trouvons cöte ἃ cöte -ukT- et -MeT-, en
vieux slave (Meillet, Etudes, p. 16) et en slavon russe (N. Durnovo, JyikHOCA1O-
peHcku Poor, VI, p. 39);
nanncaa A0,14;
sauckaa 10,16, en regard de n’zucnosarn 20,9;
nokazaetk 24,13, etc. (17 ex.), A quoi repond frequemment dans 85"
noxazserk : 100,17, 54,8, ete., forme qui n'est pas attestee dans 8"; part. pres.
noxazaa 74,3-4 (S” moxazYa); — en regard de l’infinitif nosazesarn 104,11
(et 44,2, mais le passage doit &tre remanie); noxazarn traduit δεικνύναι 68,16,
δειχνύειν 58,7, δείχνυσθα: 102,14, mais comme complement de verbe, et son aspect
est douteux et plutöt perfeetif : il rend ailleurs δεῖξαι. L’imparfait est mosazame
12,17, 94,1, et nosazorame 104,2;
NAKAZARIOy 72,16; cnazacın 90,13 (S’ cnazderz); ΟΥ̓́ΚΑΞΛΑ 64,10;
hensiracuo 66,1, en regard de Acnnrosatn 56,2;
&ranwaeuz 72,5, par correction sur bkanxoy&uz. Le thöme d’infinitif est.
[ὑχχὺυ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 703
atteste hors de la traduction du De autexusio, et il ala forme oranyosarn ca
aor. okanxona ca Bo”, 216,4 (οἰ par Bonwetsch, 2° ed., p. xxım), part. passil
"WR’AHXOBANn DO“, 347,% (Goörskij et Nevostruev, II, 2, p. 24). L’imperfectif
9EAHXOKATH (CA apparait dans les Feuillets du Zograph (I", 10) et est frequent en
slavon ; un verbe okanwarn (ca) n'est signale ni parMiklosich ni par Srezuevskij;
üspamaa 106,3. Les textes vieux-slaves et slavons ont onpazoBAaTH (Supr.,
1. Ex., Greg. Naz.) et onpamatu (Zlatostruj, Greg. Naz.).
Un imperfeetif oskrosarn en regard de oxkıparn est suppose indireetement
par S” (zemam) Wukrosan’nYR 84,16, mais S' porte WEÄTHIW (voir p. LXXVII).
En dehors du thöme d’infinitif, les formes d’imperfeetif derive du type en
--QBATH Sont rares: &raoyenz 56,2-3; NOEHNOYRIEA CA 98,15, 100,13.
Ces exemples nous attestent, d’une part une extension encore limitöe du
type d’imperfectif en -ssarn, d’autre part l’existence d'un type flexionnel mixte
MOKAZOKATH, PTES. IIOKAZAR-, ORAHXOBATH, PTES. ORAHINAKT. Ceci s’aecorde bien
avee l’histoire ulterieure du suflixe d’imperfectivation -ovati (-yvati) dans les
langues slaves : les innovations ont pen6tre d’abord dans le theme d’infinitif,
‚comme le montrent pol. pokazywad, pr6s. pokazuje-, S.-Cr. HORA3UBATH, Pr6S.
nokäsyje-. Un type -sarn, pres. -x- est faiblement atteste par pazoyuksarn, -
pres. (nelpazaukeumn; cl. peut-Etre πόθο μη. en regard de no4wBATH, PD. LNXII.
L’imperfeetif de zarsopnru est zarkoparn A,4, zarsopame 2,7 : c'est la forme
russe, pour un plus ancien zarsapmrn. Le russe ἃ generalement perdu
Valternance vocalique dans les dörives des verbes en -utn; il peut d’ailleurs
s’agir d’un fait orthographique, l'akanie confondant ὁ et A (voir p. xxxvi).
Pour la forme OYCTPAUIAAAMT 68,17 de 8", voir p. xxxvil.
ΤΙ n’y a pas d’exemple net de perfectivation par le preverbe « vide » 513:
ἃ valeur uniquement morphologique : des formes comme παχύ! 4,1 relevent
‚du vocabulaire.
L’imperfectif uoyn semble former son perfectif au moyen d’un tour peri-
phrastique : nopenz koyaet(n) 80,2, 5 « il pourra ».
D. — Voecabulaire.
Le copiste russe de 5.) parait avoir bien conserve& dans l’ensemble le voca-
bulaire de la traduction primitive de Methode, tandis que S’ le modifie quelque
peu (ef. Bonwetsch, 2° ed., p. xxım). Ce vocabulaire est manifestement vieux-
slave (vieux-bulgare), mais il atteste un etat quelque peu tardif du vieux slave.
Nous trouvons par exemple' : saazı « ἃ venir » (Mar., Euch., Supr.), et
1. Les mots sont cites dans l’orthographe vieux-slave normalisee. Pour le vocabulaire compare
‚des textes vieux-slaves et slavons, voir surtout ‚Jagie, Entstehungsgeschichle der kirchenslavischen
Sprache, et les Lexiques de Miklosich et de Sreznevskij.
70% METHODE D’OLYMPE. [LxxvI]
non rpaazı (le verbe rpaaä n’apparait pas); KAacTk — ἐξουσία, et ΠΟΙ OBAACTK;
BPAUR BPAYERZ, KPAYREA), et NON BAAHN; UM — xöouos (Sav., Supr.), et non
Khch MINPZZ OCTAKAKNHR (Et NONOYIITENHK , Et NON OTANOYIITENNR;Z οἵ. la forme
kpatz (Sav., Ostr., Supr., Feuillets du Zograph), et non zparpz;
kpzumtu(Supr., Pand. Ant., Greg. Naz.), et non ΠΗΤΈΤΗ, NHTATH; MOWTR-
no xcrz (Feuillets du Zograph, Greg. Naz., etc.), et de m&eme mowTaNZ
(Supr., ete.), nenmr»no (Feuillets du Zograph, Greg. Naz.), et non 52 zu10ak-
NO; Npanz (J. sx., Supr., Feuillets du Zograph, Greg. Naz.), et non oszıyan;
cAKopz (Supr., Greg. Naz.), et non cäNhMZ (Ev., J. Ex.); czgzıtH ca (Ev., Supr..
Feuillets du Zograph) et CAADYUHTH CA (Zlatostruj, Izbornik de Svjatoslav,
Supr., Greg. Naz.): IPHKAMYHTH CA (Ev.) est INCODNU; CAKAZANA — δεσμώτης,
cf. casazanzın — ὁ δέσμιος dans les Feuillets du Zograph (Τ᾿. 1). pour ὀχ 388
de l’Evangile; canocraTz (J. Ex., Supr., Greg. Naz., ete.) et canscTATRNHKZ
(voir pP. LXXXI), POUr cankfk (Ev.), cAnRpaNNKZ (Supr.); Kaksuna — οἰκία (Zla-
tostruj, Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg. Naz.), et non Xpauız, XpALIHNA
(ἃ cöte de avız 12,13, qui designe specialement le home).
Les mots suivants ne sont de m&me attestes qu’a partir de l’&poque de
Simeon : saznuntn (J. Ex.); sannmte (J. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.); KoTopa
(J. Ex., Supr., ete.), soroparn ca (Supr.); kouroyna (J. Ex., Zlatostruj, Greg.
Naz.); u»yaTz (J. Ex., Supr., Greg. Naz.); npecrurn (Izbornik de Svjatoslav,
Pand. Ant., Greg. Naz.); et cf. la forme sauzısz (Zlatostruj, Supr., Greg.
Naz.).
Hors de la traduction du De autexusio, Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 24)
signalent les mots noaata (Supr., Greg. Naz., etc.) et nopoaa (1. Ex., Supr.,
Greg. Naz., etc.).
Les particules et les adverbes sont de m&me d’un type relativement
recent : Toy axur (Zlatostruj, Supr., Feuillets du Zograph), pour asık des
premiers traducteurs; axzı (Ὁ ex. dans S’ — en grande partie &liminös dans Θ᾽
— ἃ cöte de mso m) n’est fröequent que dans le Suprasliensis, et aussi dans la
traduction de Gregoire de Nazianze; zaxuo 10,19 (S’ necma), et voir Gorskij
et Nevostruev, II, 2,p. 25, peut-tre pour szxuz ou szxma : le mot apparait
chez Jean l’Exarque KAXUA|, dans le Suprasliensis \RAXZMA et KAXZUZ et
dans les Feuillets du Zograph |BAXAMA 5 KATOPOK (Cloz., Supr., Feuillets du
25, πρίν, et non npkias, ΠΡΧΒΈῈΚΣ
Zograph), et non zaropnyem; Apesar — 7
ΠΗ ΓΜ ΠΝ ΑΝ, MINÖTKERAKI (3 EX., voir p. xuva) : la forme πα αὶ norzı- (cf. vieux
serbe unornurn, S.-er. mnogis, ete.) ne se rencontre que dans les Feuillets du
/ograph (Il', 15) et dans le Prologue, les textes vieux-slaves (Sav., Cloz.,
Supr.) ayant gendralement la forme πα ἃ nora-; ne ro nz (J. Ex., Supr., Greg.
Naz.), et voir Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 25, qui rappelle le gree οὐ γὰρ
ΠΡ ΟΝ DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 705
ἀλλά. mais qui repond d’ordinaire ἃ χαὶ γάρ; oae (Supr.), Cerit ὦ ner 6,1
ortan (Ostr., Greg. Naz., ete.), et non Tan (Ev.) ); NPAKOR (Cloz., Supr.), et non
npzuER ( (E v.); 0A MpAKA ehoraik de Svjatoslav, Feuillets du Zograph), ἃ cöte
de πὸ npasa (Ev., Supr.), et de nexonn 102,7; ck oyso (Supr.), et oyno cc 10,1
ἃ linterieur de la phrase, avec une autre place du semi-enclitique oyso (mais
l’ordre des mots’peut avoir &t6 modifie par les copistes), et de m&me ct 60,9
(ou ce H, VOIr P. XXXIN) — ὃ J. Ex., Supr., Greg. Naz.); y%k n, et voir
Gorskij et Nevostruev, ibid. (J. Ex., Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg.
Naz.); upkez (J. Ex.. Izbornik de Svjatoslav, Pand. Ant., Greg. Naz.).. Et cf.
la locutiou adverbiale κόνει 4,2 — τὸ τέλος (Supr.).
Les mots suivants, sans fournir de donndes chronologiques nettes, peu-
vent aider ἃ pröciser le groupe de textes auquel appartient la traduction de
Methode : zaareakr» (Ass., Zogr., Supr., Feuillets du Zograph, ete.), et non
BaaroaaATR (Mar., Ostr., 1. Fx., οἷο); kAmkHuKA — ὁ πλησίον (Ps., etc.), et non
nenprAnn (Ev., ete.): KeAHKZ, et NON KeAHN; KAYATH (S” NAYATH), KAUAND,
mais ordinairement μα τη, NAYAAO, NAYATZRZ, Akam (plus de 30 exemples),
akanına (2 ex.), et jamais paan, qui n’apparait que dans S” (2 ex.); munoTz —
750v, comme dans Cloz., Supr., J. Ex., en regard de zutur — τὸ ζῆν, ΠΟΤ ΗΚ
&ios, et anzu» ne se rencontre pas : les Feuillets du Zograph ont de meme
kuTHuR I, 5 — βίος, IT, 15. IT, 9 — ζωή, et non anzu»; ukcayk — σελήνη, et
non aoyna (J. Ex. a aoyna, Greg. Naz. a les deux mots); mocaoylIBCTROBATH
(Ass., Ustr.. Supr., Greg. Naz., ete.), et non cAnkAkTEAHCTEOBATH.
Nous signalerons aussi le doublet aoxsann= AoBARnKk 98,11, adv. ), δόμος
ann (3 ex.) : la premiere forme, derive de verbe du type de ascronnz avec le
vocalisme de ΔΟΒΑΛΈΤΗ, se trouve dans queiques exemples de l’Evangile,
dans le Cloziauus, les Feuillets du Zograph, ete., et elle est usuelle dans le
Suprasliensis et aussi dans le slavon russe des xı'-xu® siecles (N. Durnovo,
Jyzuocaogeneru Pırsoaor, Vl, p. 11); la seconde, qui appartient au groupe
ec -des derives de substantifs, est en regard du postverbal Δοβῦλὰ
Euch., Cloz.), et elle tend, des la traduction de !’ Evangile ou ses plus anciens
En ἃ supplanter la premiere. Le manuscrit du χα" siecle de la tra-
duction de Gregoire de Nazianze presente les deux formes, comme S'.
Nous noterons les traductions suivantes d’expressions religieuses con-
sacrdes : zemam WEÄTHIW 81,10 — τὴν τῆς ἐπαγγελίας γὴν (lzbornik de Svjato-
slav); s nazack Ero 6,2 — ἐν κόλποις αὐτοῦ (Jean, ı, 18, ete.), et voir Gorskij
et Nevostruev, II, 2, p. 27 : χόλπος est rendu par aomo dans l’Evangile, par
(n Ν᾽ ἜΛΑ dans le Psautier et chez Jean l’Exarque, et la traduction par nazoyxa
n’apparait que dans le Suprasliensis et dans des textes plus tardıfs. Hors de
la traduction du De autexcusio, Bonwetsch (2° ed., p. xxıv) signale NENIHMZNR
ὃ πονηρός.
700 METHODE D’OLYMPE. [exxvun]
La traduction du De autexusio fournit un assez bon nombre de mots rares
ou non encore signales, mais surtout dans la derivation, et sans apporter de
donnses lexicographiques bien nouvelles.
En dehors d’un bon exemple de rpanz 8,2 — στίχος, qui est peu atteste ἃ
date ancienne, ıl faut noter la forme verbale szyeanum ca 8,5, dont le sens
probable est « s’&tant dressee » (Bo) : un verbe zz/(c'yeantn (ca) n’est pas
connu par ailleurs, mais la Chronique de Jean Malalas presente l’adjectif
szıpeaz, qui doit traduire ὑψηλός, faute pour ὑπόσιμος. Bien que les deux mots
soient egalement isol&s et d’interpretation un peu douteuse, ils ont quelque
interet pour l’etymologie de la racine verbale "cel- et de son derive en -s-
delo, et 115 confirment le rapprochement avec lit. keliüu, kelti « lever ».
Verbes. — Dans les formes ἃ preverbe, nous trouvons un apa® : KAZKANpA-
warn, visiblement ere& pour repondre au grec προσζητεῖν. D’autres formes sont
deja connues, mais peu usuelles dans les textes: KAKOYIIHTH CA, BACHPAWATH,
KACAAATH, omHcATH (J. EX.), OTZNpECHTH, ΠΟΒΑΠΡΑΙΠΑΤΗ (Supr.), NOPREANORATH,
NOCALOTPHTH, ΠΟΟΥΠΙΤΑΤΗ (Supr.), noyoyrn (Supr., et cf. !’imperfectif nosoysarn
Greg. Naz., voir p. LxxvIn), ΠΡΟΒΗΛΈΤΗ (pour un plus ancien npozspkru Ps.), npo-
utakru (J. Ex.), npoaZBATH, PACTPOHTH, PACHHNHTH, CAAPATHATH, OYBcAHYHTH
(J. Ex.), oyspamrarn (Supr.), oyaamru (subst. verbal oyaannie 68, 13); nanonn-
ΜΆΑΒΆΤΗ 6,12 n'est sans doute qu’une correction de 5".
Le groupe des verbes denominatifs en -oKATH |-hKCTEOBATH) presente
‘galement une forme nouvelle : pxIERETKOBATH, er&ation du traducteur, dont le
participe present PBIERCTEIRIMEN 8,3 (instr. f&m. sing.) rend l’'homerique
ἰχθυόεντα ; le verbe nenpagn Ak CTRORATH (3 EX.), qui repond ἃ ἀδιχεῖν et ἃ χαχὸν
πράττειν (OU χακοπραγεῖν 9), ne se retrouve ailleurs que sous une forme un peu
differente : menpansaosarn Greg. Naz. Nous pouvons signaler en outre :
EAATOAKHCTKORATH — εὐεργετεῖν (Greg. Naz.), BRABCTEOKBATH — χινδυνεύειν, Aku-
CTEOKATH — ἐνεργεῖν (J. Ex., Supr.), spacosarn ca (Supr., Greg. Naz.), eTpacte-
κάτη (1. Ex., et cf. cTpacTosanHk Greg. Naz.). Gorskij et Nevostruev donnent
d’autre part (ll, 2, pp- 25, 27) : cAKKCTRCTKOKATH, 'CAMZICADKATH, CANOICTATRT
CTEOBATHZ MAKOCTOBATH (Greg. Naz.), CAAPAROKATH (Pand. Ant., Greg. Naz.).
Quelques imperfectils derives sont nouveaux! : OTZZZIKATH; ORAHWATH, OU
plutöt oranmar7, thöme de present (voir p.LxxV); la forme sanoyyamıe (ca) 8,11
peut etre un imparfait perfeetif‘ voir p. Lxxt), et ne suppose pas necessairement
1. Je veux dire, iei et dans la suite, inconnus de Miklosich et de Sreznevskij. Il ya quelques lexiques
(6 textes particuliers, mais dont les donnees n’ont pas encore ὁϊ6 groupees. Il est bien entendu que
des formes comme OTAZAIBATH (qui est usuel dans les langues modernes) ne reprösenlent pas des
ercalions individuelles, et doivent @lre anciennes. Dans l’&lat acluel de la lexicographie et de la
ehronologie du vieux slave, il est raisonnable de s’en tenir ἃ des indicalions sommaires, sans chercher
une vaine preeision. L’essenliel est d’indiquer en gros l’aspect du vocabulaire et les proc6des de
Jerivalion produelifs dans un texle donne. N
[uxxıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 07
*sznayarn (le perlectif sznauntn est d’ailleurs peu atteste lui-m&me, ainsi
que le verbe simple πα ΤῊ ca); — ourares dans les textes : oanpatn, onpazartn,
OCKAAKKATH, PAZAHKATH; KAZHCKORATH, OTAATOAOBATH (Grög. Naz.); nonamaarn
(Supr., Isaac le Syrien), cf. npousazaarn dans les Feuillets du Zograph, I‘, 5 (de
ΠΡΗΒΑΛΗΤῊ NON encore signal& en vieux slave, mais qui se retrouve en petit-
russe).
Substantifs. — Les derives abstraits sont nombreux, et certaines formes,
appelees par les necessites de la traduetion, sont nouvelles ou peu attestees ἃ
date ancienne.
Suflixes -Nuk, -THk. Sont nouveaux : KAPENHK — πρόληψις, BACATKACHHRK,
ΒΖΟΧΟΤΈΝΗΚ Ξε: ἐπιθυμία (Si κοοχότ᾽ πτη 20,13 n’est pas une faute pour x xorknin,
voir p. 1.01, AkucTKogannk (rendant ὅπερ ἐνεργεῖ), HOTAYANHR (S” HCTHNAHHK) —
ἀπόρροιχ, NEXOTEHHK, VERIITERANHK —= χοινωνία, IINZITANHR — ζήτησις, npkenk-
WIENHE — ὑπερύολή, OyAAMNHR (S” oyAoBarnnk); Gorskij et Nevostruev (II, 2,
p- 25) signalent en outre nomaannk (voir p. ΧΧΧΥΠ) et pACTkn(A)EHHK (voir p. XL).
Sont rares : BOHNHR (Greg. Naz.), KZZHMANHK, KACHZITANHK, MZILIARKNHK (serit
nausıuraenienn 60,8), NEMOKENHR, NENIOCAOYWAHHR, NEOYKPALIENHK (Greg. Naz.).
IBAKXOKACHHK (Greg. Naz.), OTZCTANARNHK (Pand. Ant., Greg. Naz.), noaAmNHKk,
noasu zannk (Pand. Ant., Greg. Naz.), noasnmennk (Greg. Naz.), npopazoyuknnk
(Zlatostruj), pacromnnk (Izbornik de Svjatoslav), canpaTannk; — NOAHTHK,
npkartuk (Ραμα. Ant.). Il faut joindre ἃ cette liste, en raison de leurs sens
speciaux, les substantifs verbaux moaoaenn« — θέσις, MONoyWTENHK — ἄνεσις
(Greg. Naz.); et caukakunk
«temoignage » (cf. caukakrean — ἐπιστήμων). Une forme curieuse est pAZAHYENHK
ἐπιστήμη « Science, connaissance », et non
— διαφορά (6 ex.), que S” corrige dans la plupart des cas en pazamunk : en regard
de pazanın« usuel (Cloz., Supr., J. Ex., Izbornik de Svjatoslav, ete.), la
forme pazamsenn«, qui peut resulter d’une contamination entre pazamınk οἱ
pazaauenne, west signalde que dans le Clozianus (I, 106-107).
- En regard de zzzaania 60,2 de 8", S® semble porter παξαλληῖλ, ἃ en juger
par la copie de Bonwetsch : ce serait la bonne legon (cf. p. xxxvın). L’ortho-
graphe ἄλληι, notant l’amuissement de 7 intervocalique, est courante en vieux
slave (Ev., Ps., Supr.), et szzanannk est la forme des plus anciennes copies
russes de textes meridionaux (lzbornik de Svjatoslav, Pand. Ant., Greg. Naz.).
Le substantif verbal de nkrn est nkruk (J. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.)
dans S‘, ἃ quoi repond nkunk (Ev., Ps., Pand. Ant., ete.) dans 5".
Suflixe -crzo. Est nouveau : YAAOpARCTKO — παιδοποιία, en regard de
sanopoauk dans divers textes slavons. Sont rares : saarvakuctzo (J. Ex.),
Apksonkanctko, TMOAOKKCTEO (J. Ex.), camoxoanctzo (Sbornik de 1076); cf.
708 METHODE D’OLYMPE. VLxxx]
npecTRcTKo Signale par Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 24). Une bonne partie des
abstraits en «ro du vocabulaire philosophique : kcTucTso, etc. (voir p. LXXXIV),
sont cr6ös depuis Jean l’Exarque. Mais KAaKoKKCTKo — ποιότης n’apparait que
dans la traduction de Gregoire de Nazianze, qui a egalement la locution sec
KAKOBKRCTBA — ἄποιος: CAMOKAACTKCTKO — τὸ αὐτεξούσιον (ordinairement cau7
kaactknor) semble relativement tardıf. Nous noterons les formes :
ΒΈΟΤΒΟ — φυγή : Bkerra 8,9 (S” ΒΈΓΖΟΤΕΛ), KRCTKÖUZ 14,3 (avee r rajoute
par une main plus recente);
JOyHCTBEO — αἴσθησις (S" YOYEACTEO) : Nous tTOUVONS YOyHCTEO dans le Supras-
liensis, NOoyHCTERNZ dans le Zlatostruj, en regard de SoyEnActKo J. Ex., Supr.,
Pand. Ant., Grög. Naz., ne oyEACTKHR Euch., Cloz., Supr., Pand. Ant., Greg.
Naz.
La forme -crsur du suflixe n'est repr&sentee que par :
CZTAACKCTEHR — συμφωνία, qui est un apaw, pour caraacnk (lzbornik de
Svjatoslav, ete.);
et peut-ötre amsoaknerkur — μοιχεία : loc. amswWaknerun 66,3 (voir
p- xxxvim), mais le mot figure daus un passage altere, et le texte a ailleurs
awsoakuerso (D.ex.), qui est la forme du Suprasliensis (en regard de awkoak-
anne des premiers traducteurs).
L’abstrait tirc de la racine msa- a la double forme mrctu« et unctsur des
les manuserits anciens de l’Evangile, et οἵ. Supr. 449,1 npnunetkuk — Cloz.
793 npmmecrie. Nous trouvons dans le manuserit δ᾽ :
wecrsne 70,14 (traduisant χίνησις, cf. Greg. Naz.), wecrzia 70,15, mais
uncr<s>na 10,8, avee x rajout& par une main plus r¢e (meerkia S”) :
ef. usernu« Supr., IIBCTEHR Supr., Greg. Naz.;
Omecria 28,2 : cf. ounerur Izbornik de Svjatoslav, Feuillets du Zograph,
mais orzuncrsur Pand. Ant.;
nomner<e>ie 10,6, avec 5 rajoute posterieurement (nomecrkie SIT ΣΝ
nomncruk Izbornik de Svjatoslav, mais nomsereur J. Ex., etc.
Autres suflixes. — Dans les autres types d’abstraits, nous citerons
apoyauna (Pand. Ant., Greg. Naz.); ΑΒ « haine » (4 ex.), qui peut valoir
“RpamsABKA avec superposition de suflixes, et cf. Vadjectif awsospaiu5nnZ, en
regard de spamsaa dans S" : cette forme nouvelle, qui n'est pas inconnue du
<lavon (ef. le roumain vrajb&), mais qui est bien moins usuelle que spamsaa au
sens de « haine », et qui apparait plus ordinairement au sens de « divination »,
doit reprösenter comme pazansenn« un des traits individuels de la langue du
tradueteur. De l’adjectif 3zaz, l’abstrait est zaa0s» (Izbornik de Svjatoslav,
Supr., Greg. Naz.) dans S°, et non zza0sa (lorme de S’);
δ
[uxxxı| DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 709
BAATOTA (l ex. = 5" zaAroctk), mais ordinairement zaaroct» (6 ex.); Jean
l’Exarque a les deux formes;
ckrsa (Pand. Ant., Greg. Naz.) et cauoxora (J. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.),
a quoi S” substitue les formes plus recentes cknrka, CANIOXOTHR.
Le mot apoyauna 18,13 « lie, depöt », qui est une glose ἃ moannena —
τρυγώδη οὕ ne doit pas remonter par consequent au traducteur initial (voir Ρ- xcı),
est altere, soit de apom(a)una (cf. s.-er. apösk,uma, blane-russe rpylunmna), soit
simplement de apoa(a)un — v. sl. apoaanın; la traduction de Gregoire de
Nazianze a apoıpnm.
Si la derivation suffixale comprend des formes nombreuses et en partie
nouvelles, le type des « postverbaux » est pauvre et banal : ce type est tres
developp& en slave dans les langues populaires et dans les langues litteraires
modernes, mais la langue religieuse, qui se modelait sur le gree, l’a toujours
un peu dedaigne. Nous trouvons un apax : nenocturz 6,12 : τὰ λείποντα, mais
ce n’est que la forme negative de nocrurz (J. Ex., Pand. Ant.). Les autres
formes attestees appartiennent generalement au vocabulaire usuel, et plusieurs
sont concurrenc6es par des abstraits en -nuk: KANN0CA (Supr.) et BANJAWANHR;
nouzıcaz (J. Ex., Supr., Greg. Naz.; ete.), czuzıcaz (Cloz., Supr., Greg.
Naz., etc.) et πο ΛΗ; NoXkAAA (Ps., etc.) et NOXBAARKHHK; CACTARA (Supr.,
Greg. Naz., ete.) et czcrasarnnk (Supr., ete.). Nous noterons : xzanzz (S?
szx0Az), en regard du verbe szakcern : ce postverbal se rencontre dans le
Suprasliensis; zaskrz 84,11 -- πρόστιμον « peine fixee » (chätiment convenu
qui attend une faute), ce qui doit repr6senter un effort du traducteur pour
rendre par « pacte » le sens du mot grec : dans la traduction de Gregoire de
Nazianze, zaskrz r&pond d’une facon analogue ἃ προθεσμία « echsance (fächeuse) »
(il s’agit de la mort); oyson (Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg. Naz.), que
S’ remplace par oysunctso (Ev., Supr., ete.).
Dans les noms d’agent, nous signalerons :
raaTvarnHKZ 108,5 (mais ΒΈΤΠΗΗ 38,2 — ῥήτωρ); nenkerannsz (Supr., Greg.
Naz., pour un plus ancien zennxaA); oTZUETRUNKZ; mocaoyurmnnsz (lzbornik
de Svjatoslav, Supr., οἷο), ἃ cöt& de NOCAOYXATAH; PAZBPATRNHKZ (Nomo-
canon d’Ephrem); canocrarınnsz (Mendes de Mihanovid, Isaac le Syrien), ἃ
cöte de canocTaTz; ct en outre TPABRNUKZ — λειμών (Zlatostruj, Greg. Naz.).
_ Le mot nocakaRcTEAnHKZ — μιμητής est un apax, mais il ne doit pas remonter
au traducteur primitif (voir p. xcır). Hors de la traduetion du De autexusio,
Vapazx Kepauennnusz — χεραμεύς est signal& par Gorskij et Nevostruev (II, 2,
Ρ- 24);
‚oysonya (Izbornik de Svjatoslav, Supr.), que S? remplace par oysunya
? (Ev., Cloz., Supr.);
PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 5. j 47
710 METHODE D’OLYMPE. [υχχχπ]
ποολόγχάτλη (Zlatostruj);
ΒΈΓΟΥΝΖ reprösente sürement skroyn», masculin en * -ἔ- (voir p. Lırı) des
Pandectes d’Antioche et de la traduction de Gregoire de Nazianze.
Adjeetifs. — La formation des adjectifs en -snz est des plus libres. Sont
nouveaux :
KAKOKKCTERNZ, qui a 6te sürement er&6 pour traduire l’apaw gree ἔμποιος
(ou ποιός); AmEoAkHCTEENZ; TIOAZURNZ — τρυγώδης, cf. le russe dialectal
orenpst « lie, depöt », nom. plur.; szsoynanz est douteux, voir p. χχχιχ.
Sont peu attestes :
BJANRNZ, BENITRNA (J. Ex.), spauasanz (Supr.), szukeranz (Greg. Naz.),
KANpOCHNZ, TaAachnz (Pand. Ant., Greg. Naz.), akuersanz (J. Ex., Supr.),
3za0suNZ (Pand. Ant.), sonkunnz (Greg. Naz., et cf. l’adverbe sonnunnkk
Supr.), spamanz (Greg. Naz.), uoarsanz (Pand. Ant.), oRAumENZ (Greg. Naz.),
OTZUETRNZ (J. Ex., Pand. Ant.), naroysanz (Supr.), NAKOCTRNZ, npkenkunz
(Zlatostruj), pazakarnz (Izbornik de Svjatoslav), poannz (J. Ex., Izbornik de
Svjatoslav), caoyansanz (Pand. Ant.), caaoa»nz — σύνθετος ἃ cöte de canomenz
(Izbornik de Svjatoslav, Greg. Naz.), cAtTAKhHZ (Greg. Naz.), ckutenanz, TRA-
PRERNA.
Le texte a sunanz et nunosanz : les deux formes se trouvent &galement
chez Jean l’Exarque et dans le Suprasliensis; aoymanz — ἔμψυχος (Supr.), et
non aoyuresanz (Euch., Supr.), distinet de AoyxokLHZ — πνευματιχός; ἈΒΗΒΗΖ
(Supr.), et non Annesanz (Oloz.); caosechnz, qui doit traduire λογιχός, ἃ cöt& de
CZUAIKCARNZ, qui semble r&pondre plutöt A νοητικός : caonechnz apparait dans le
Zlatostruj et dans Supr., Pand. Ant. et Greg. Naz., tandis que Jean l’Exarque
rend λογιχός par pazoyumunnz, pAZOyLInYuRZ.
Le suflixe -snz fournit en particulier des derives de composes ou de locu-
tions dont le premier terme est une pr&position. Sont nouveaux:
AWKORPARKEANZ, qui doit calquer φίλεχθρος; maneRechnz — ὁ ἐν οὐρανῷ : la
traduction slave ordinaire est NeRechNZ, NERECHCKA5 CAMOCACTAKKNZ, calque de
αὐτοσύστατος; canpkırnanz (3 ex.), calque de σύγχρονος; RAUNOCTPACTRNZ, qui
suppose ὁμοιοπαθής pour ὅμοιος des manuscrits grecs. |
Nous noterons encore : KAATONOTPERRNZ — εὔχρηστος (Pand. Ant.); zaare-
cAAKANZ (6erit nAra caAnno 28,10) — εὔφημος; saarooyunnk, adv. — εὐγνωμόνως
(Greg. Naz.); manoroanyRNZ (Supr.); MANOTOYACTRNZ — πολυμερής (J. Ex., Pand.
Ant.); ykavoyuanz (Supr., Greg. Naz.), qui doit calquer σώφρων ; KAHNOORAZKNZ
— μονοειδής (Nomocanon d’Ephrem); kannopeannz — ὁμογενής (Izbornik de
Svjatoslav, en regard de Supr. xanopomaenz). Le grec ἐπιτάφιον est traduit par
le pluriel neutre narpösnaa 2,11 dans St, naa’rpönnaa dans 855 (avec A rajoute) :
pe nf
Φ
τῷ
“Ὁ
«
[exxxun] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 711
nous trouvons en slavon NATIORBNAM IEcHR (Cyrille de Turov), mais NAAZTIO-
EBNZIA ΠΈΘΝΗ (Grögoire de Nysse, etc.).
Aux adjectifs en -ür : Apoyanlir (Supr.), npasalr (J. Ex.), ete., nous
devrions ajouter npkxoarin — μεταδατικός, d’aprös πρΈχόλπεε 10,5, mais il
est plus probable que cette forme est simplement alteree de npkxsanoe : les
autres textes (Izbornik de Svjatoslav, Greg. Naz.) n’ont que ΠΡΈΧΟΛΒΗΖ, qui
est la forme attendue. Inversement, c’est np04ANZ que nous fournit le texte de
ὅς mpounaa 70, 16-17 (S’ π)όταλ), au lieu de l’usuel npournn (Izbornik de Svja-
toslav, Feuillets du Zograph, ete.).
Le type en -unAr de nzınkumar est ötendu ἃ Annnumns (Anemmin 12,14),
forme qui se trouve deja dans le Suprasliensis, pour un plus ancien ArnkchÄr
(Ev., Cloz., Supr.).
Pour les adverbes en -%, voir p. xLvı.
Les composes du grec sont tantöt calques (type kaarooyummk — ebyvonovog) ;
tantöt traduits par une periphrase (type πὲὸ KAKOBKCTKA — ἄποιος), ainsi :
cupra nocayı- 4,3 — θανατηφόρος, et non czupzronochnz (Supr., Pand. Ant.);
AmBAmux oyuenie 42,2 — τῶν φιλομαθῶν, οἵ. Greg. Naz. (ne ...) amkamlız oyie-
πηι 335 — τοῖς φιλομαθέσι; πατόε ... ΟΥ̓Κ ΑιπεΗϊς 12,12 — ἡ... εὐκοσμία ; et de meme
sans doute nporusnaro caomenia 94,10, qui doit repondre au grec ἀντίθεσις.
La formation des compos6s ἃ premier terme nögatif est tr&s libre (ef. p. ıxxr).
D’oü des formes nouvelles : NEROKUN, HETKOPRNZ OU HETKOPENAZ — ἀγένητος (A
cöte de l’usuel περ Τ ΟΡ ΚΗ Δ)», HEOYIHNENZ — ἄτακτος, NEXOTÄHHK, NERCTRCTERNZ,
et de möme sürement wenaxoctk 96,16, qui doit calquer ἀδλάδεια : ou rares:
NEZAKHCTENZ, NeHcnzıranz (Pand. Ant.), wenpasBAHKZ, HECÄUTECTEO — τὸ μὴ
εἶναι (J. Ex.), meoyspauenz — ἄχοσμος, ἀκόσμητος (Greg. Naz.), etc.
En dehors des mots entr&es dans la langue : anoctva-, AuMEOAZ, KIIHCKONZ
(ou enuckoynz), et des abreviations @ et sans doute Πρ (A cöte de IIOK), qui ne
sont que des signes pal&ographiques (voir p. xxxıv), peu de termes grees restent
non traduits : rpauotußum ἡ γραμματική (Greg. Naz. rpauarußnn); uoycakum —
ἡ μουσική (cf. J. Ex. uoyenkum — μουσικός) ; putopukum — ἡ ῥητορική (ef. Supr.
PHTOPRCTEO, PHTOPRCKZ 5 et en outre Cnupnna — Σειρήν, qui est un nom propre.
Hors de la traduction du De autewusio, Gorskij et Nevostruev signalent encore
(II, 2, p. 23) : napnumm — παροιμία (cf. 1. Ex.), HOMOCA — νόμος, TICAAZUICA —
ψαλμός (cf. ’Izbornik de Svjatoslav) : ce sont des termes strietement religieux.
Dans les autres cas, nous trouvons : BAZAOyxA — ἀήρ (J. Ex., Supr.,
Greg. Naz.), et non arpz; koparän — χιδωτός « arche de No& » (Zlatostruj,
Greg. Naz.), et non ἅμποτζ (Ps.; la traduction de l’Evangile est KOKKYETZ);
712 :METHODE D’OLYMPE. [uxxxıv|
CZCTARA — στοιχεῖον (J. Ex., Zlatostruj, Greg. Naz.), et non crvxun, croyxum
(Euch., Supr.), crvxur (J. Ex.); conscTKo — ὑπόστασις (J. Ex., Zlatostruj,
lzbornik de Svjatoslav, Greg. Naz.), et non oymocracr, unocTack (PS., J. Ex.,
Pand. Ant.). De me&me, ἡἣ τεχτονική est traduit par apksoAakanctko; δήτωρ par
skrun (cf. Supr.), et sans doute aussi par TAATVARNHKZ; et γραμματιχός par
KANHSANHKZ, qui reEpond proprement ἃ γραμματεύς.
Des mots diflieiles ἃ traduire sont rendus par des ἃ peu pres : KACTV4eNA
uhrpz 8,4 — Ζέφυρος; mocaoymannk (Eerit nenocayuanin 6,12) — ἀχροατήριον ; et
cf. ΞΑΒΈΤΖ — πρόστιμον (voir p. τχχχι). Une de ces traductions est curieuse :
naayn 14,15 — τραγῳδία : le mot slave signifie « lamentation sur un mort »,
θρῆνος, et il represente une transposition dans le domaine de la civilisation
slave du terme de culture grecque.
Le vocabulaire philosophique etait deja fixe, du moins quant aux termes
usuels, ἃ l’&poque de la traduction du De autexusio. Nous avons de facon
systematique les correspondances :
sroryeiov— czcTakz(J. Ex., Greg. Naz., etc.); οὐσία —kcrTactso (Greg. Naz.);
ὑπόστασις — οὐκ μοταῦ (J. Ex., Greg. Naz., ete.); ὕλη — βέπιτι (J. Ex., Supr.,
Greg. Naz.), tandis que le pluriel seurn rend τὰ πράγματα : si nous trouvons
une fois eur repondant ἃ οὐσία (W coya key 20,2 — ἐξ ὑποκειμένης ... οὐσίας),
c'est qu'il s’agit d’un passage οὐ le traducteur pouvait ee: le mot
« matiere » au mot « essence », et ouil a peut-&tre voulu öviter la juxtaposition
du partieipe cay- « etant » et de l’abstrait kersctso « essence ». Seul, le
mot φύσις conserve deux traductions : KCTkeTKo (J. Ex., Supr., ete.), qui rend
ögalement οὐσία, et moins souvent caıncrzo (J. Ex., Zlatostruj), qui rend aussi
τὸ εἶναι ; mais la traduction poaz des Apötres et du Zlatostruj a disparu.
Et de möme : ἐνέργεια — aknerse (J. Ex., Supr., Feuillets du Zograph, etc.);
σύστασις -- CACTARZ (1. Ex., ete.), cAcTAKARnHR (Supr., etc.), VOIr pP. LXXXI; γένος
paz (Ev., etc.); εἶδος — onpa32 (). Ex., Greg. Naz., ete.); ποιότης —
KAKORKCTEO (Grög. Naz.); αὐτεξούσιος — camoBAAcTknz (J. Ex., Supr., Gr&g.
Naz., ete.). Le verbe usuel czrzı[sa)tu ca fournissait la traduction de τὸ
συμδεδηχός « l’accident » : cAKAIKAMMTER CA, CARZIKZUICK CA. |
Mais dans l’ensemble, en ce qui concerne sp6cialement le vocabulaire de la
dialeetique, qui tient une place considerable dans le De autewusio, il semble
qu’il n’y ait pas eu d’usage fix& et que le traducteur ait &t& livre ἃ lui-meme;
il est d’ailleurs probable qu’il ne comprenait pas parfaitement tous les termes
de la logique aristotelicienne. Une correspondance oyCTAKHuTH, OYCTAKRAMTH
— ὁρίζεσθαι « definir », qui se retrouve dans Greg. Naz., est satisfaisante.
D’autres termes sont traduits par des ἃ peu pres, ou bien ils sont interpretes
dans leur acception ordinaire et abstraetion faite de leur sens logique precis.
?
ze
[uxxxv| DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 713
Ainsi : ὑπονοεῖν « conjecturer » — MOMZICAHTH « penser » ; χατηγορεῖν « allirmer
un attribut » — OTAATVAOKATH « accuser ἡ; προλαμδάνειν « pröjuger, poser des
pr&misses » = KAPHTH « prendre les devants », d’oü BAPENHR — πρόληψις ;
oumbatvew (ἔκ τινος) « tre la consequence de » — cAEZITH ca «arriver »; pour
la traduction de συνάγειν « deduire », voir p. xcur.
Ainsi il existait un vocabulaire philosophique, mais limite. Ge vocabulaire
philosophique &tait naturellement d’origine thöologique : c'est ce que montre
bien le terme corneTko — ὑπόστασις, qui designe proprement l’« hypostase »
divine, et quiest originairement le calque de ἰδιότης « personne » (de la Trinite).
Tout le vocabulaire savant est religieux : la langue litteraire bulgare ne
connaissait qu’une tradition de litterature religieuse. L'influence de cette
tradition se manifeste par une serie de details, en particulier par des traductions
libres comme : φέρουσαν τὸ πρόσταγμα — cKRoNYAaRARıpoYy caono 70,16, qui est une
expression de l’Evangile; ἐπαινεῖν — AA<A> TIOXBAAEHHE 12,1, qui rappelle
egalement les locutions sZzAATH xbaaa (Ev.), cAABA AATH (PS.); ὕμνος — CaABA,
dans cans$ zzcasuz npkeroma bw 6,1-2, qui signifie proprement « adressons
la δόξα au Pere » : le mot usuel nkenr « hymne » figurait dans la phrase
immediatement pr&cedente, et sa repetition a &te Evitee. Le traducteur est 51
habitue ἃ l’emploi de ἐν dans les hebraismes qu’il rend A tort cette preposition
par ὁ ou par orz (voir p. ıvıı). Le « grammairien », γραμματικός, devient szin-
annuxz, le « scribe », γραμματεύς, de l’Ecriture; etc.
VI. — (ARACTERE ET DATE DE LA TRADUCTION SLAVE.
Le trait caracteristique le plus frappant de la traduction de Methode est
l’abondance excessive des calques du grec, non seulement dans le style et le
vocabulaire, mais aussi dans la grammaire. Les hellönismes les plus marquants
de la syntaxe ont &t& signales : l’emploi de ua, we pour rendre l’artiele du
gree (p. 1x) et de autte —ei pour introduire l’interrogation indirecte (p. Lxıx),
Vattraction du relatif (p. ıx), la construction de apesar — πρίν avec l’infinitif
(p- zxvin) et de rpksosarn — χρῆσθαι avec instrumental (p. τιν), ete.; et,ala
frontiere entre la syntaxe ou le vocabulaire et la morphologie, la forme
determinde xucer — τὸ ὅλον (p. xrım) et l’extension du type des adverbes en
-k (p- xLvn).
Nous noterons encore les locutions : enge Aukru 32,1 — οὕτως ἔχειν « Etre
ainsi », et de möme 22,3, 54,8, ete., d’ailleurs a cöte de traductions plus slaves:
euye Ecrn A0,2 — οὕτως ἔγει, TAKO NM 52,16 — οὕτως ἔχω, etc.; aonpk Aukrn
32,7, 58,23 — εὖ ἔχειν, rorosk HMÄUZ 22,9 — ἑτοίμως ἔχω, et de meme 54,11; —
Axome ...ὄ πὸ ἀςτήπε 20,3 — ὡς ἀληθῶς, ete.; Ark mno 44,6 — δηλονότι ; ne Eine
42,16, 44,4, 72,10 — οὐκέτι, μηκέτι « ne plus » (au lieu de oyze ne Ev.) : cette
7114 METHODE D'’OLYMPE. [exxxvi]
expression signifie ailleurs « pas encore » (82,2, etc.); & Bun Nun 12,14 =
τῇ ἐπιούσῃ, avec ellipse de Annk, comme en grec denuspe, d’oü πὰ ANeUMIH (tbid.)
== == σήμερον.
Il est visible que ne raeıum 88,3 « tu ne dis pas » repr6sente οὐ φής
« tu nies »; nous devinons une expression grecque, du type πλέον φέρεσθαί τινος
« avoir un avantage sur quelqu’un », dans τοῦπὸο nöca EmY 96,9, qui ne
signifie rien en slave. De nombreuses phrases couservent une allure purement
grecque : A WNZ MÄTKENHKZ ERIKAUIE KA sanznyk 14,56 — ὁ δ᾽ ἱκέτης τῷ πλησίον
ἐγίνετο; OYyEoATH cA Ka exe πὲ pen aonpk 20,9 — φοδηθῆναι τὸν θεὸν τὸ δ μὴ χαλῶς
εἰπεῖν.
Le vocabulaire est soigneusement slavise, et la plupart des termes grecs
sont traduits (voir p. Lxxxrur), parfois meme aux depens de la logique : ἀπὸ τῆς
γραμματιχῆς ὁ γραμματικὸς λέγεται devient W TPÄUOTHKTA KNHAANHKZ CA TATh 38,2
«le seribe (pour « le grammairien ») tire son nom de la grammaire ». Mais
le mot slave n'est trop souvent qu’un simple substitut du mot gree : caoxo
repond ἃ λόγος dans toutes ses acceptions, ΤΡ ΠΈΤΗ est ὑπομένειν « Supporter »
et « persister ».
En regard de ἕτερος, nous trouvons Apoyrzın « autre », meme la ou τὸ
ἕτερον veut dire « l’une des deux choses » (24,1). Les platonismes de la langue
de Möthode, sürement mal compris, sont rendus de fagon mecanique : παρών
— Toy ch 42,7; φέρων « allons » — mpinoca « apportant » 50,5, et de m&me
certainement 62,16. La tendance ἃ iuterpreter les termes grecs dans leur
sens religieux a est visible : δοξάζειν « penser » est traduit par caAkuTu
« glorifier » 22,1; ἃ ἀναφέρων « reprenant (le raisonnement) » r&epond npunoca
« apportant » 18,17, avec le sens du verbe dans ἀναφέρειν θυσίας.
Charge de tous ces calques du gree, artificiels et souvent fautifs, le texte
slave manque de clarte. Une autre raison d’obsceurite est dans la pauvret& du
vocabulaire abstrait du slave, mal fait pour rendre la langue riche et nuancde
de Methode. Dans un meme passage, le verbe orzuerartn est en regard de
trois verbes diflörents du gree : ἀπαγορεύειν (16,9), ἀποδάλλεσθαι (16,10), παραι-
τεῖσθαι (16,11); lemploi d'un adjectif unique nemomranz abolit la distinetion
entre ἀδύνατος et ἀσθενής (48, 13); ’abstrait CAKAZANHK, qui traduit διήγημα (6,4),
παράδειγμα (48,7), ὑπόθεσις (LOO, 11), et qui peut avoir d’autres sens encore, est
des plus ambigus; xorkrn est tout ἃ la fois (ἐ)θέλειν, βούλεσθαι, προαιρεῖσθαι, μέλ--
rev, ἐπιθυμεῖν, ποθεῖν: etc., et cf. Bonwetsch, 2° ed., p. xxıv, note 1. En parti-
eulier, le verbe zzırn « 6tre » sert A tous usages, et rend εἶναι, γενέσθαι et
γίνεσθαι, γεγονέναι, τυγχάνειν, ὑπάρχειν, καθεστάναι, διαχεῖσθαι, παρεῖναι, ὑποχεῖσθαι ;
son abstrait rzırur repond ἃ γένεσις aussi bien qu’ä τὸ εἶναι. Des confusions
plus genantes encore sont celles que le traducteur &tablit entre εὔχεσθαι et
ἀξιοῦν — MVAHTH (ca), δεῖσθαι et χρῆσθαι --- TYEROBATH, ἀμελεῖν et ἐᾶν --Ξ- nenpkurm.
[ὑχχχυπ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 715
Dans un ouvrage antiplatonicien sur « Dieu et la matiere », l’opposition
entre ποιεῖν et δημιουργεῖν, si elle n’est pas rigoureusement poursuivie dans tous
les cas, est capitale dans certains passages : le traducteur interprete parfois
δημιουργεῖν par (ca)zRaaTm — οἰχοδομεῖν, mais ordinairement il supprime la
difference entre les deux verbes, qu’il rend &galement par (ez)TRopurn; d’ou
des inexactitudes graves, par exemple 26,17, ol πῶς ταύτην ἐδημιούργησεν « COM-
ment Dieu (s'il occupait tout le lieu de la matiere) a-t-il pu l’ordonner »
devient κακὸ m EcTr cATRopnaz « comment en est-il le erdateur », ce qui fausse
entierement le raisonnement.
La version slave du De autewusio est ἃ peu pres litt6rale : c’est generale-
ment une sorte de mot-a-mot du grec, si ce n’est qu’en ce qui concerne
l’ordre des mots le traducteur a fait preuve d’une independance relative. Ce
type de traduction a le defaut d’appeler une langue artificielle, et d’&tre peu
lisible. Gorskij et Nevostruev observaient d&jä que la traduction de Methode
etait « obsceure et diflicilement comprehensible » (II, 2, p. 23).
Le procede constant de calque du grec, joint ἃ l’indigence et ἃ l’impre-
cision du vocabulaire slave, fait que le sens de la phrase grecque ne se
retrouve en slave qu'obscurei, et parfois fausse de facon plus ou moins grave.
La traduction me&canique rend les mots et la forme exterieure du texte, avec
une fidelite remarquable, non sa logique interne. Par exemple : <cz>snure
NPAIATH ὦ CHxX OYCTABAATH πολι 34,4 r&pond exactement (ἃ l’ordre des mots
pres) au grec ἄνωθεν περὶ τούτων ὁρίζεσθαι ἀξιῷ συγχωρεῖν, mais le sens preeis du
grec : « je veux bien consentir ἃ des definitions initiales nouvelles », devient
en slave quelque chose comme : « je prie de permettre de fixer des le debut
ἃ ce sujet »; le lecteur slave comprenait comme il pouvait, mais il lui etait
sürement diffieile de retablir le sens originel.
D’oü, pour l’utilisation d’une traduction de ce genre, deux consequences.
D’une part, la oü le texte grec est conserv£&, il est extrömement conjectural
et assez inutile de preciser le sens de la version slave : il arrive trop souvent
que nous ne sachions pas si le traducteur a compris ou en quelle mesure il
a compris son original qu'il rend litteralement. Dans tous les cas oü l’erreur
n'est pas manifeste, nous devons supposer qu'il ne s’est pas tromp&, et &viter
d’entrer dans le detail des ambiguites de la redaction slave; mais, ce faisant,
nous traduisons le grec plus que le slave.
D’autre part, la ou le grec fait defaut, et pour peu que le sens du slave
soit imprecis ou douteux — ce qui est le cas ordinaire —, une methode
s’impose, comme l’a justement indiqu& Bonwetsch (2° &d., p. xxır) : mettre
‚sous les mots slaves les termes grecs auxquels ils doivent r&pondre, et inter-
preter par le grec ainsi retabli ce qui en slave n’a qu’un sens approximatif.
710 METHODE D’OLYMPE. [Exxxvun]
Voici des exemples de l’avantage de cette methode, qui est evidemment d’ap-
plication un peu d6licate :
Toro Akaa nenpkae Erd 96,10 « c'est pourquoi Dieu ne s’est pas soucie du
Diable » : ainsi comprend Bonwetsch, et c’est bien le sens normal du slave;
mais le traducteur rend par werpkurn aussi bien ἐᾶν que ἀμελεῖν, et nous
pouvons transposer en τούτου ἕνεχα εἴασεν αὐτόν, ce qui signifie « c’est pourquoi
Dieu a laisse subsister le Diable », et s’accorde avec la version armenienne
et avec la logique;
KAnpawmaa ΒΈΚΟΓΟ ... cnonkaan’maro 80,3-4 « interrogeant quelqu’un ... qui
a informe » (Bo); mais sanpamarn traduit πυνθάνεσθαι aussi bien que ἐρωτᾶν ou
ζητεῖν, et nous retablissons, d’apres le sens general, πυνθανόμενος « apprenant
que quelqu’un ... a informe ». C’est le grec restaure qu’il faut traduire, et
non le slave, qui donne un sens faux.
Il serait injuste pourtant de n’insister que sur les d&fauts de la version
slave : elle a aussi ses qualites. Elle est consciencieuse, et si fid&le qu’elle
est pour nous l’&quivalent d’un manuserit gree du De autexusio, et d’un des
plus interessants. Des passages oü le grec manque, elle nous donne une idee
tres suffisante, et möme tres preeise. Si elle nous parait obscure dans l’en-
semble, c’est parce qu’elle est 6crite en une langue conventionnelle dont
nous avons perdu la tradition, mais qui devait &tre assez couramment com-
prise des contemporains, du moins dans le milieu special de l’enseignement
scolastique bulgare ἃ base de theologie byzantine; c’est qu’elle represente
une methode de traduction litterale qui &tait de mode ἃ l’epoque oü elle a
etE composee, methode mauvaise en soi, mais dont le traducteur du De
autewusio n’a pas fait un si mauvais usage; c’est enfin que le texte du De
autexusio est particulierement subtil : Rufin, que sa culture rendait autre-
ment apte ἃ en comprendre les nuances que l’interpretateur bulgare, et
qui disposait d’une langue aussi assouplie que le grec, prend avec lui
d’etranges libertes. Lä ou le style de Methode cesse d’&tre platonisant pour
se rapprocher de celui de la litterature religieuse ordinaire, la maniere du
traducteur slave se modifie aussi. D’une facon generale, les calques du gree
abondent surtout dans les passages de contenu philosophique ou dialectique,
et 115 sont plus rares dans les döveloppements religieux ou moraux; et, apres
Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 23), Bonwetsch (2° ed., p. xxrır) a observ& que
la traduction du De sanguisuga est &crite en une langue relativement claire.
Le traducteur slave avait sürement une bonne connaissance du grec, mais
de la langue courante et de la langue religieuse. Le manuserit dont il se
servait 6tait assez fautif : ainsi pyh se oyno 44,10 — εἰπὲ τοίνυν, pour ἐπεὶ τοίνυν;
dans des cas comme npösnakua 4,14 — προεῖδον, pour προῇδον, nous pouvons
[υΧΧΧΙΧ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 717
‚penser qu'il l’a mal lu. [νὰ m&me οὐ son original &tait correct, il a commis
des erreurs d’interpretation : il traduit plusieurs fois ἠρχόμην « je commencais »
comme imparfait de ἔρχεσθαι « aller » (12,2, ete.); il fait de τὴν ἀρχήν, locution
adverbiale, un complement direct (20,10); ete. Il est visible qu'il ne comprend
guere les platonismes de Methode, non plus que la logique aristotelicienne :
sa paraphrase TAELIKIX Apoyroma 102,5 — τῶν πρὸς ἕτερον nous montre qu'il
saisit mal l’idee de relation (τὰ πρός τι). Naturellement, la legende d’CEnomaus
(voir p. xxvın) lui est inconnue, et, pretant de bon cur toutes les turpitudes
aux heros paiens, il rend (16,2) par czuzsoynarnn« « accouplement » ce qui
dans le grec est simplement le « desir », ἐπιθυμία. Ce qui est plus significatif,
c’est qu’il estropie la langue d’Homere: 8,36, et cf., hors du De autexusio,
Bonwetsch?, p. 255, 1. 1, ete. Il manie le gree comme langue d’Eglise, mais
il est ötranger A la culture greeque.
Tout le recueil slave des traitös de Methode doit &tre l’euvre d’un m&me
traducteur, et il faut y joindre, de l’avis de Gorskij et de Nevostruev (Il, 2,
p- 27), la version du traite du Pseudo-Basile qui lui fait suite (voir p. xxxıı).
Cette traduction, bien qu’elle ne nous soit conservee que dans des manuscrits
tardifs (xvı°-xviı® siecles) de rödaction russe, est ancienne, comme l’ont reconnu
Gorskij et Nevostruev d’une part, Bonwetsch et Masing de l’autre, qui la font
remonter au xı° siecle, c’est-aA-dire, en laissant de cöt& les precisions chro-
nologiques, ἃ la periode recente du vieux slave. En depit des nombreux
rajeunissements, surtout orthographiques, que presentent les manuscrits
russes, les faits de langue qu’elle atteste sont interessants et largement
utilisables, moyennant une critique minutieuse, pour l’'histoire du vieux slave
recent de l’&cole dite de Preslav (vieux bulgare).
La langue de la traduction originale oflre une serie de traits du bulgare
litteraire, tel qu’il nous est connu surtout par les parties recentes du Supras-
liensis : Ja chute de 1’ &penthötique (p. xxxıx); instrumental feminin singulier
en τὰ (p. xrı) ; le datif enclitique nzı, et sans doute aussi le datif duel za (p. xLıv);
la 1" personne du singulier kka% (p. xrıx); la 3° personne du present sans "τ
(p- xrvır); l’emploi de l’irreel zzı ἰΞ ΚΗ, p. x); celui de la conjonction axzı
(p- ıxxvi); le datif exelamatif (p. ıvı) ; lextension du type des adverbes en *
(p-xLv1); ete, Le d&veloppement et la fixite relative du vocabulaire philosophico-
theologique, l’elimination des termes grecs (coßLCTKo pour oymocTach, etc.),
V’abondance des calques du grec, la methode de traduction litterale indiquent
une &poque sensiblement posterieure ἃ Jean l’Exarque.
La chronologie de la litterature de traduction bulgare, qui nous est con-
serv6e, comme d’ailleurs ἃ peu pres toute la litt6rature vieux slave, dans des
manuscrits qui ne remontent pas plus haut que le xı* siecle, se laisse mal
stablir faute de donnees historiques precises. Mais il est hautement vraisem-
718 METHODE D’OLYMPE. [xc]
blable que la periode bulgare du vieux slave se place pour la plus grande ,
part entre le debut et la fin du χ' siecle, entre les regnes de Simon et de
Samuel, avant la chute del’Empire bulgare en 1018, ou m&me avant la con-
quete de la Bulgarie Orientale en 971. Le point de depart de ce mouvement
litteraire est connu : c’est un produit de l’&maneipation nationale des Bul-
gares et des Macedoniens, qui a mis au service du nouvel Empire des Slaves
de culture grecque, comme le pretre Constantin, devenu eväöque bulgare; et
c’est aussi une creation de Simson, empresse ἃ rivaliser dans tous les
domaines avec Leon le Sage, qui se constitue ἃ Preslav une bibliotheque sur
le modöle de celle du Palais a Byzance, et qui organise et dirige une ecole
d’serivains et de traducteurs. Il ne s’agit plus, comme au temps des apötres
de Moravie et des missionnaires de Macedoine, d’evangeliser des Slaves paiens,
mais de dövelopper une litterature et une theologie bulgares, de fonder une
culture nationale pour s’affranchir de la culture grecque. Le plan est poli-
tique, et il n’a pu se realiser, avec l’ampleur que nous attestent le nombre
et l’importance des textes conservös, que dans des conditions politiques
favorables, dans un Etat libre et avec une Eglise slave independante,
c’est-A-dire sous les regnes de Simson et de Pierre. Des la fin du x sieele,
le pretre Cosmas nous indique que les circonstances ont change, et que le
temps n’est plus aux @uvres de pure litterature ou de pure rudition : il se
plaint d’un retour ἃ l'ignorance, et il s’emploie ἃ lutter contre le mouvement
nouveau des Bogomiles, heretique et plus encore revolutionnaire.
On ne peut done guere se tromper en plagant la traduction du Corpus
Methodianum vers le milieu du x" siecle, ἃ l’epoque oü des 6crivains formes
dans les centres d’studes bulgares er&6s par Simeon et Jean l’Exarque conti-
nuent, avec plus de zele que d’intelligence, l’oeuvre de leurs pred6cesseurs,
Slaves de culture greeque. Par son contenu, ce recueil appartient au groupe
des textes de litterature chretienne et de patristique dont l’attribution ἃ la
pöriode vieux bulgare est süre, et dont quelques fragments sont conserves en
rödaction vieux slave : la traduction des Homelies de saint Ephrem, celle des
Regles de saint Basile, celle des Catecheses de Cyrille de Jerusalem. Pour sa
langue, elle prösente des similitudes avec celle des quelquespages des Feuillets
du Zograph (traduction des Rögles de saint Basile), ainsi la forme uzworzir
de l’adverbe « souvent» (p.ıxxvi). Mais la comparaison s’impose surtout avec le
Gregoire de Nazianze slave, dont la langue obscure et chargee d’hellenismes
a depuis longtemps attir6 l’attention des slavistes'. Les deux textes, qui rendent
des originaux ögalement diflieiles et nuances, ont en commun, outre le style:
l’emploi du datif exclamatif (p. τιν), le genitif-aceusatif skroynn (p. zum), la
1. Il s’agit de la traduction de 13 homelies de Gregoire de Nazianze, conserv6e dans un manuscrit
du χι" siöcle de rödaclion russe, avec des traces d’6eriture glagolitique, et publiee par A. Budilovie.
L/hypothese que cette traduction daterait de l’&poque pannonienne est arbitraire.
; Ἢ
[xcı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 719
‚ predominance accordee au type des adverbes en -Ἔ (p. xrL.vr), ete., et les coin-
cidences de vocabulaire sont constantes (ef. encore le mot rare cacr dans le
Pseudo-Basile et dans Greg. Naz., voir Gorskij et Nevostruev, Il, 2, p- 28,
et Sreznevskij). Les traductions de Grögoire de Nazianze et de Methode sont
sürement contemporaines et proviennent d’un m&me centre littsraire.
La redaction russe du xvı° siecle (S') a comme caracteristique dialectale la
confusion de Ἐ et de e (p. xxxv), et vraisemblablement aussi l’akanie (p. xxxvi).
Un intermediaire moyen-bulgare est possible (dat. -oykmoy, p. XLIV), bien que
nous ne trouvions pas d’exemple sür de la confusion de m et de m (p. xxxvI).
L’etat du texte, corrompu mais non remanie, la bonne conservation relative
des traits vieux-slaves, le maintien de variantes de traduction qui doivent
remonter au manuserit primitif (voir p. xcıv), nous donnent ἃ penser qu'il n’y
a pas eu un grand nombre de copies intermediaires entre l’original vieux-
slave et 5) ou l’archetype de 85" et 5". Un detail confirme cette opinion : la
forme alterce soarzraoe 52,8 pour noarzkoe (sazrakor) dans 5’ s’explique bien
en admettant qu’un copiste russe a lu ra un x de forme archaique, c’est-A-dire
en supposant un long intervalle de temps entre deux copies successives. -
La multiplication des copies russes du Methode slave vers le xvı“ siecle
est peut-etre li6e, comme dans le cas de la traduction de Josephe (R. Eisler,
Revue des Etudes slaves, VII, p. 67), ἃ l’histoire des heresies en Russie. Les
Strigolniki (xıv’-xv" siecles) et les Judaisants (xv’-xvı® siecles) niaient la
resurrection des morts. Le De resurrectione de Methode e&tait un ouvrage
fondamental ou puiser des arguments contre eux.
VII. — Les ADDITIONS AU TEXTE GREC.
\
Dans un assez grand nombre de cas, la traduction slave presente des
additions au texte grec. Quelques-unes seulement de ces additions doivent
ou peuvent remonter au manuserit gree du χ᾽ sieele que nous restitue la
version slave : mpocraa ἦ EAHNOWEIAZNÄA 52, 1-2, en regard de καὶ τὰ ἁπλᾶ
des autres sources, suppose une lecou τὰ ἁπλᾷ χαὶ τὰ μονοειδῇὴ qui a pu etre
prise ἃ 51,6, et cf. 28,7-8; pour les titres int&rieurs, voir p. xxxır. Dans la
plupart des cas, nous avons affaire ἃ des interpolations dans le texte slave,
d’origines diverses.
Le cas le plus net est celui des gloses pr&cedees de pen(z)me « c’est-ä-
dire » : &ankome EA ... IIIABNENA skAxoy, pen’ue ApoyısHNA (lire apomuna ou
apozun, voir p. ıxxxı) 18,12-13 — ὅσα αὐτῆς... τουγώδη ἐτύγχανεν: W EKITRA CTABATR
ca, penme Me BYAOyTk 38, 14-15 — τοῦ εἶναι παύεται; Äe NMEANNOmME ΟΟΥΒΗΧΑ
cam cenk NPÖTHKAAET CA, NO CAMA CEKE, pekue Apoyroe Ap%romoy, πρότηπλαέτα
»
720 METHODE D’OLYMPF. Ixen]
52, 10-11 — εἰ μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑχυτῷ ἀντίχειται, ἀλλήλοις δὲ ταῦτα Avrixerrar (OU
cama οἕπὲ etait ambigu apres came cerk); et de m&me, avec un remaniement
de la phrase : umuecouYxe KKITH TAATH CA ETUR MpHCHO, penme ApoyrouY Hna-
komoy A ne nome ὦπχ 12,9-10 — “μηδὲν λέγειν ἀεὶ συνεῖναι τῷ θεῷ ἕτερόν τι παρ’
αὐτόν, Οἱ il est visible que φέκιις ... πὲ Akome ὦπα est un commentaire mala-
droit de hunanomoy. Ces gloses ont dü &tre rajoutees secondairement, et ne
remontent pas au premier traducteur. L’introduction, justifiee ou non, de
gloses de ce genre dans les textes est frequente et ancienne : ainsi dans les
Feuillets du Zograph zwanurtn KpATHA, penzue akraarnnys II, 17 — τῶν
οἰκήσεων (« la separation des habitations des moines » : « c’est-A-dire des dor-
toirs », pr&cise — bien ἃ tort — un commentateur).
Nous trouvons souvent deux mots de sens voisin unis par man ou #:
Onmarn ἡλὴ Waoysaru 106,12 — περιαιρεῖσθαι : deux traductions sont
proposees, « enlever » et « separer » (« depouiller »), la seconde plus precise
que la premiere; pazauksarn Mxome xöıpern Han czronoymaarn 42, 5-6 —
συνάγειν ὡς θέλει : le grec συνάγειν « deduire » est rendu d’abord par ‚« raison-
ner », traduction large, puis par « rassembler », qui est un calque. Il doit
s’agir de corrections d’un r&viseur ancien, faites d’apres le texte grec : le
premier traducteur use bien d’un calque de συνάγειν, mais c'est caunparn A0,5.
Ce reviseur peut &tre l’auteur des gloses pr&cedees de pen z)me.
HR’ZHCKOBATH MH NIHTATH πλλλ 20, 9-10 — τὴν ἀρχὴν χαὶ ... ζητεῖν (mal com-
pris) : les deux verbes sont ἃ peu pres synonymes (cf. 10, 15-16), et ils appel-
lent egalement le genitif (voir p. Lin); saznntn rAcız ἡ WCOyzATH 88, 14 —
κρίνεσθαί φαμεν (avec l’actif pour le passif du grec) : « condamner » est plus
pr&cis que « punir »; moapAzarn ca βέλη ἦ mocakanctkennkwu Eu παῖ τὴ 16,13
— μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει : le second membre de phrase est plus proche du
grec et plus clair que le premier; NpEERIKADIHEE ... οὐτπέρ Ἀεηϊε M πολβήπεηϊς
10,6 — τὴν ἐπίμονον ... βάσιν : « l’assise et le mouvement stables », ce qui
serait une facon naive de rendre les deux sens du mot βάσις: KKAHCTEOKÄTH
um cA ΜΉΜΙΠΗ A ΠΟΓΗΒΑΤΗ 48, 15-16 Ξ-- κινδυνεύειν μοι δοχεῖς, et de möme Waoaknie
npkanenutn ἡ Zak (pour zak ἠδ crpananie 22,11 — τὸ νικῆσαι πρόκειται χαχῶς,
Οὐ ΠΟΓΜΒΛΤῊ et crpaaanie sont des variantes peu heureuses de kkAucTKoBATH
et wavaknie. Dans tous ces exemples, le doublet pr&ced& de ἡ parait r&sulter
d’une correction, parfois maladroite, du m&öme r&viseur que plus haut.
Il faut peut-Ötre mettre ἃ part les cas suivants :
NeOYeTpo&na ἦ meoynpamena 26, 11 — ἄχκοσμος : les deux mots sont synonymes,
mais le second est plus pres du mot grec, et repond mieux au verbe oyspAch
qui suit; il est possible que le traducteur primitif se soit servi volontairement
d’une traduction double, d’apres le sens et d’apres la forme, ou qu’il ait hesite
entre les deux traductions; dans la suite du texte, il emploie NEOYKPALIENZZ
|xen DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 7
|
pa
BA OYNERPALIENKIX NH δὰ OYIHNENBIX 26,12:13 — ἐν ἀκοσμήτοις : le slave peut
repondre ἃ une lecon ἐν ἀκοσμήτοις χαὶ ἀτάχτοις, avec Une addition d’apres 29,7
(ef. 52,1-2); toutefois l’alteration oynenpautenkig s’expliquerait bien par une
correetion au-dessus de la ligne, done une interpolation d’origine slave et
non grecque.
Un cas different est celui οὐ des variantes sont inserees plus ou moins au
hasard dans la phrase, et sans coordination, ainsi napeuenTe ha NIHEMAETR
58, 9-10 — τὴν προσηγορίαν λαμόάνει : le mot προσηγορία est rendu ailleurs par
ha. Il peut s’agir ici de ratures du traducteur primitif. C’est ce que donnent
ἃ penser des exemples comme :
cuu m Apksae noKazanfa KATÖCTK MOKAZÄTH MZKOANRKZ 104,6-7 — διὰ τούτου
χαὶ πρώτου (lu πρὸ τοῦ) τὴν ἀγαθοσύνην αὐτοῦ δεῖξαι προαιρούμενος : le traducteur avait
dü d’abord comprendre πρὸ τοῦ ... δεῖξαι — Apksac ποβάϑληῖα, puis il a inter-
prete πρὸ τοῦ comme une locution adverbiale.
Nous expliquerons de la m&me facon :
ἀμε alt MAKAI NE πὸ CKOEH KOAM ΜΟΥ ΕΟ KTO wruuerk 66,10 — εἰ δ᾽ αὖ πάλιν
ἄκοντος ἀφέλοιτο : le traducteur avait lu d’abord ἄχων τις = Ne πὸ CRVEN KOAH ..ὕ.-
ste, quil a corrige en noymew « par contrainte », traduction libre de ἄκοντος;
NE BO MOMETR ἈΜΙΤῊ peıpm NHKTÖRE Ἀπὸ NK TRAgeRNO 76,67 — οὐδὲ γὰρ ἀγένη-
τὸν ταύτην τις εἰπεῖν ἔχει : le traducteur avait peut-&tre commence d’ecrire
MOKETB KRITH <NECATKONENOy>. Et de meme :
ἀπο 3λ0 mpecaoymarn Ka, ἄμκο npkeaoymarn Ka 380, πὲ Aonpo 86, 7-8: la
me&me phrase est traduite deux fois, avec simple modification de l’ordre des
mots. Et peut-etre encore:
An πατολέτι εἰν ποφηλέτη YÄRZ, AA MMsrVAnynoe Ero MOZNARTL YWÄRUN
94,9-10: les deux phrases semblent etre deux versions diflörentes d’une m&me
phrase greeque, ἃ en juger par le tGmoignage d’Eznik;
ἀπμε ... AACTR ὠπκμιμογα Apoyroy 66,89 — ἐὰν ... δώῃ κοινωνῶν : le traducteur
avait peut-ötre lu d’abord χοινωνῷ — apoyroy;
ce INHTR ca nokazosarn 44,2 — τοῦτό ... μοι φαίνεται : les verbes ΠΗΈΤΗ ca
et NoKAZOBATH ca sont synonymes, et on doit admettre avec Masing que l'un
des deux est une variante de l’autre : le traducteur aurait d’abord &erit unutk
ca, quw'il aurait corrig& en noxazaeıa ca, et les copistes auraient incorpore au
texte les deux lecons, en remaniant la phrase.
Il n’est evidemment pas possible de determiner exactement les conditions
dans lesquelles ces interpolations se sont glissees dans le texte slave. Dans
certains cas, le fait peut @tre relativement recent : ainsi TAaye morou 80,12, oü
πότοι n'est visiblement qu’un rajeunissement de raue, et de m&me yk ἡ mnome
722 METHODE D’OLYMPE. [xcıv]
26,15 ΞΞΞ
apparait comme une antieipation de akarn place ἃ la fin de la phrase, con-
formement ἃ l’ordre des mots du grec, et cf. 100, 18-102, 1 (Akaccz repete), et
de facon plus probl&matique πα... naya 90,6, οὐ il n’est pas impossible que
Hayane soit qu'une addition doublant sans utilite πὰ.
εἴ γε (var. ἅτε) δή; carkoputn ... Aktırn 70,17-72, 1, οὐ CATEOPHTH
Mais nous devons certainement admettre que nos copies du xvı® siecle
nous conservent le souvenir du manuscrit du premier traducteur, avee ses
variantes et ses ratures (et avec ses lapsus : fem, npkxoaayın 8,11, au lieu du
neutre); et qu’elles nous attestent egalement le travail d’un reviseur qui, ἃ
une date ancienne, a corrige sur le texte grec et a glose la traduction du
De autexusio.
VIII. — Liste DES ABREVIATIONS.
Pour la designation des manusecrits et des editions, les abreviations sont
dans l'’ensemble celles de Bonwetsch (2° ed., p. 144) :
5. — traduetion slave.
δ, SP, Β΄ — manuscrits de la traduction slave.
F = manuserit de la Laurentienne.
E —= Eusebe, Praeparatio euangelica, vır, 22.
E'=texte de la Praeparatio euangelica, ed. E. H. Gifford (Oxford, 1903).
BE", E!° — manuserits.
E? — texte de la Philocalia d’Origene, ed. J. A. Robinson (Cambridge,
1893).
Ε΄ E° — manuscrits.
D — Dialogue d’Adamantius, 64. Van de Sande Bakhuyzen (Leipzig,
1901).
θυ, D°, D', D’— manuserits prineipaux.
D' —= traduction latine de Rufin.
C = Sacra parallela, ed. Holl (Leipzig, 1899).
0 @2r/@2 = manuscrits®
Ph —= Bibliotheque de Photius, ed. Bekker (Berlin, 1824).
Ph’, Ph’ = manuserits.
Ezn — Eznik, Contre les sectes ou De Deo, eit6 d’apres la traduction inedite —
du Pere Maries.
[χαν] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE.
SI
Ὁ]
Bo = Bonwetsch.
Bo', Bo’ — editions de Bonwetsch (Methodius von Olympus, Erlangen
und Leipzig, 1891; Methodius, Leipzig, 1917).
Bh — Van de Sande Bakhuyzen ; Jh = Jahn; Kl—= Klostermann; Md —
Mendelssohn ; Rob —= Robinson.
Dans la traduction frangaise, les abreviations suivantes designent :
M = l'interlocuteur orthodoxe (Methode ou Maximus).
A — le premier interlocuteur heterodoxe.
B —= le second interlocuteur heterodoxe (l’traipog).
Signes typographiques :
+ == addition.
> == omission.
<> ἃ ajouter.
[ ] =& supprimer.
( ) = variantes de lecture ou d’interpretation.
[E 1] = mot ἃ mot grec du texte slave.
L’asterisque ", dans le texte slave, sert ämarquer la pagination du manus-
erit S‘, qui est indiquee en marge.
Note additionnelle. — Un voyage en U.R.S.S. (aoüt-septembre 1930) vient
de me permettre un examen direct des manuscrits 55 et S’ : une collation
sommaire de S’ m’a prouv& que les notes critiques de Bonwetsch etaient
d’une exactitude suflisante.
Pour le manuscrit du monastere Sijskij Antoniev (voir p. xxxıı), il se
trouve actuellement ἃ Leningrad dans la bibliotheque de la Commission
Archeographique, sous le n? 443 du catalogue manuserit. I] contient tout le
Corpus Methodianum, mais sans la traduetion du De virginitate du Pseudo-
Basile. Il ne doit remonter qu’au xvır’ siecle, et ses lecons attestent qu’il est
de la famille de 5", et sans inter6t.
«ὩΦ
an
METHODE D’OLYMPE. [xcvi]
Manuscrit S’ de la traduction slave fol. 6 verso.
(Voir pages 16, ,- — 18, ,.).
IrtTTTB A BEN Eee - Erermomey:
AOTOYEAMWENAICH - AUIFEOHEEN YA .
EIKOAKEFALKORREETKAUIE ap" TEMA nirkıco:
ΛΗ. ᾿Θηρλβλῥιανεψα OBAUNCMER
AnkInTEnn. EREIEN N IREHLEAN
ὡλταϊπηκξύκεθηε. 1ramseRoregrmb .
Gemsarzsia. FAIKOSKELEN HAATAMHICHE
me . πτηξλιπκελισκόλιη κει Mn
Kameyomumassımn s@- ‚FIOIBUTTA
ERBUTIRAHIREL REES HAHNMK:.
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ΠΗΒΆΡΥΙΝ ACHBZALOR τε. ἔπεα men
ΑΒΔΙΛΑΕ διΠΗ MNAHTTIRMHCN . κείίτα
KEBRFMEAROCYUIHEN HEEROE
FEHAUASEHEFETH NIE END RAR ENE τε
ERtegunmechkreiagdumgon (mA nen “4
BNOBATIE . NHWeMABIROTIEHENOCHMA
nochma . NOTE ATIAMAYHNAUG .
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ERRKS ERBE τα βηεηξαμίαε ge
σι," m Te
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Pycewer A I AU 1997 Nioo
cKATAID οὐ ΜΙᾺ
W BOSE ἡ ὦ Keim MH ὦ CANSRAACTECTEE.
MEOOAIOY
ΠΕΡΙ ΤΟΥ AYTEZOYZIOY.
METHODE
DU LIBRE ARBITRE.
*Fol.1v°.
CKATAIS MEROAhM
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<eM>NA MHAHNHHCKATO? MH MAYENHKA
ὦ BOSE ἠδ ὦ Ken AH ὦ CAUSBAACTRCTEE.
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TOCNOAH BAATOCAOBH WTERAM4E.
ἤέλλημκμιη ’ oy50 CTApENR, πὸ EAannacrkn suponk, Cupunckin χότα carı-
WATH TAACA TAACHKIA AkAA HEMOAOBZHKIA CAACTH, CKAZANZ TAABAUE® 5
Cuxkanm’, ἡ Apoymmne me cHocH ZATKOpAUIE ὁλοΥ χει, Ne ΜΈΝ raaca Akama
pesnoyA, ΝῊ CAUZ XOTA BUKTATH® 5A oYzA, nö MAxome chomyanie mEchnn’ Wnkxz
nocaoymanıpnmaz KkAure "ἢ cneptn’cHye Bd HNorAA CHpunn BZ EAAH'NNExXZ noMmxoYy.
Nö azz TAxoro Taaca Ne EHIBAW TMOCAOYXATAH, NM xdoy Cnpunz nocAawarn
NATIORNAA'! normuxz'? YAKOMZ, He MoAyAnNTe notpennte'’ ἐςτε JARWMZ"
BOMECTKRENATO πὸ MAYE NMEKOETO MOAR CA HACAAMKATH TAACA, ETdKE πηύγοπλη ἢ
METHODE
[DU LIBRE ARBITRE|
Le vieillard d’Ithaque, selon la fable paienne, ἃ qui sa passion eflrenee
du chant faisait desirer d’entendre les Sirenes, voguait captif vers la Sicile
et bouchait les oreilles de ses compagnons; non qu’il enviät ἃ ceux-ci
l’audition de ce chant, non qu’il aimät lui-m&me se couvrir de chaines, mais
1. Au haut de la page, d’une 6eriture plus röcente : Me&oaie Tartapscnsın
: 2 h © : 3
= Μεθόδιος ὁ Πατάρων. --- 2. enna Armannnänckaro]) Hasnannnäckaro 55, faute pour
“Ὁ 7 2 ᾿ ᾿ ᾽ ,
enna (= ennekona ou EnHcKoyma) Amannmlckare = OnannnHckaro) = ἐπισχόπον
Φιλίππων, ci. De lepra, Bo? 451, 1, note; Vanmmninckaro Bo. Dans la marge : na,
correetion de Har-. — 3. u> 8". — 4. Tu KAKH Bye 9: (Tn> Sp κύριε εὐλόγησον πάτερ.
URN Meaayasıın St = [Ελλαδικός, sans doute par alteration de Haas 'ncknn = ἸἸθαχ -
σιος. --- 6. naasaume St (aA = 0), πλόβιάμπις SP. — 7. Ομ ἘΛΗ S', Cusuain 5᾽. —
8. Lire sans doute um camz <ca> χΧύτα ΒΙΈΤΑΤΗ. — 9. mkenn Bo, nkcnin 55, par
>
10
v
10
MEOOAIOY
[ΠΕΡῚ ΤΟΥ AYTEZOYZIOY] '
Ὁ μὲν ᾿ἸἸθακήσιος γέρων, χατὰ τὸν τῶν Ἑλλήνων μῦθον, τῆς Σειρήνων βουλόμενος
ἀκοῦσαι ᾧδῆς διὰ τὴν τῆς φωνὴς ἀχόλαστον ἡδονήν, δεσμώτης ἔπλει εἰς τὴν Σιχελίχν
\ δὰ ε ’ ΄ , - er γδιι
χαὶ τὰς τῶν Era ττεν ἀχοΐς, οὐχ ἐχείνοις ἕνεκα τῆς ἀχοοάσεως φθονῶν, οὐδὲ
-o
ε
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0.
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τῆς
-Ὁ
το
123
e IN - , Ὁ ’ 2 v - ’ “ δ α. - ᾽ ΄
ἑαυτὸν δεσμῷ περιόάλλειν ἐπιθυμῶν, ἀλλ᾽ ὅτι τέλος τῆς ἐχείνων ᾧδῆς τοῖς ἀχούουσι
r = = ε τὶ εν m B δὰ INS
θάνατος ἦν᾽ τοιαῦται γὰρ" παρ᾽ Ἕλλησιν ἦδον αἱ Σειρῆνες“. ᾿Εγὼ δὲ τοιαύτης μὲν δῆς
’ \ ᾿ ΄ ERNST ’ r - » 9 r ’ ΄ ᾽ 2 δ n 7
ἀχροχατὴς οὐ γίνομαι, οὐδὲ ἀχούειν ἐπιθυμῶ Σειρήνων ἐπιτάφιον ἀνθρώπων ἀδουσῶν, ὧν
e 5 τῷ τῇ Sean , r , ᾿Ν ἢ ᾿ ,΄ =
ἢ σιγὴ τῆς φωνῆς τοῖς ἀνθρώποις χρησιμωτέρα. γίνεται" θείας δέ" τινος ἀπολαύειν φωνῆς
εὔχομαι, ἧς χἂν πολλάκις ἀκούσω" πάλιν ἀχούειν ἐπιθυμῶ, οὐχ ἀκολάστῳ φωνῆς ἡδονῇ
parce quela fin. du chant des Sirenes etaitpour ceux qui l’&coutaient la mort :
voilä ce qu’etaient les Sirenes chanteuses des paiens. Pour moi, ce n’est pas
d’un tel chant que je me fais l’auditeur, et je n’ai pas envie d’entendre
chanter sur les tombes des hommes les Sirenes, dont le silence vaut mieux
pour les hommes que la voix. C’est ἃ l’audition d’une voix divine que je fais
veeu de me complaire, voix que je peux entendre souvent sans cesser de
attraction du genitif pluriel ᾧπ Ἔχ. — 10. πΈλιπε 55, Baur S?. — 11. πλυφόκηλα 855.
NAA’TOORNAA 5". — 12. normxz] nopn cz yakomz 5. (cz est derit deux fois, οἱ
le premier cz est barre). — 13. uoayanie notpennke] moayanin noTpennke 55, peul-
ötre avec omission de TaActa = τῆς φωνῆς, — 14. MINÖTORAH 55, LINOTAMAH 55.
ΕΞ. Bo 145,1-146,.
1. Le titre primitif du dialogue ne se laisse pas retablir : Μεθοδίου περὶ. τοῦ αὐτεξουσίου F, περὶ
autekouc:ou Saint Jeröme, C Ph.; περὶ τῆς ὕλης E, περὶ ὕλης ER; S= τοῦ ἁγίου Μεθοδίου, ἐπισχόπου Φιλίππων
zul μάρτυρος, περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης χαὶ περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίον. — 2. τοιαῦται γάρ Εὶ : S -- οὕτω γάρ ποτε
traduction libre. — 3. δον αἱ Σειρῆνες S Μὰ Bo, ἡδοναὶ σιρήναις F. — 4. τῆς φωνῆς» 5. -- ὅ. δέ F:S—=
δὲ μᾶλλον, ce qui ne represente qu’une traduction renforcee de δέ. — 6. χἂν ... ἀχούσω Τ' : S —= ἀχούων,
ce qui suppose plutöt ἂν... ἀχούσω. --- 7. ἀχολάστῳ F : S = ἀχολάστῳ τινί.
ΒΟ. 247°:
728 METHODE D’OLYMPE. [4]
CAAWAA' WARKI BZCKOM IIOCAAWATH, NE ΒΑ KOER TAACA CAACTRD mpewaoaknz,
NÖ BOKECTKENKINZ ya cA TAHNAUZ, ἢ πόμεη πε cupTH, Nö skunaro ca NAaAkm’
enacenfa. ΠΟ τ ἢ πὸ raAcwır πὲ CHITR wöcapam! GAAHHCKKIA CHpHNM, πό πόσες
τέμπη HERiHn AUKZ NpOPOIRCKAIH, ΟΥ̓ nuxze wEctn Apamunk ZATEOpATH
OYLIMD, HM CALIOLIOY δῆ ΒΈΒΟΑ ἡ BAZAATATH, BOAMA CA KAZNH NÖCAALANIA"
WNExz πὸ mocamuanTenn MÖCAAMAÄH KHTie CKÖNYAETK, ἡ CHXA MAUE MOCAAIAA
ERIIIKRINATO CA NACAAAH NÖMHTRA", CHATBINIZ NACTAKAAENZ AOYXOUR.
Tkuz ze ΔΑ IOHXOAHTR ΒΆΘΗ ἡ AA MÖCARWATETK BOKECTRENATO nkTias, [nel
Bon ca? nmacörome. Ne ἄτη [πὸ π nacz Mme ἡ x Cuxenin Cupuns, un daven-
iina''oYza, ΠῊ KÖCKZ JAZAHKACNA KA ΟΛΟΥΧῊ YAURCKHIA, NA οὐξχ παολυμοκός "ἢ
nonämenie" ἢ cAAXz $E9 CKOROAENZ Bee πρηχόλαιμηχ. Cuyen 50 AUCTOHND
nöcaamarn nkenuln] Γ΄, cHyAa ine Mi ποθ ΤΑ MOAHTH CA ἡ ΈΤΗ uny'. Äye ΔῊ KTO
ἦ ÄNOCTOARCKATO XÖNETR MOCAAWATH AHKA, ÖEIECTH HMATR Tome CATAACKCTBIA
.. e} 4 ΕΣ 4 5 13 7
nkTrie° wnH 50 noosnAakına TAHKNKk CTPOM KOMECTRENHIH, A ΜῊ ΠΟΤΕ
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TAZKARIpE TAATOAANAA Wnkum. W czraacnomY cAcTAaBsA AOYXDLIR CZAADKENA
CKATRINIB, W AOBPOUN AnKA ΠΟΝΙΒΗΧΖ TAHNBI" CA cCHMH M ÄZZ πολ CA ΠΈΤΗ.
vouloir l’&couter, non pas vaincu par une passion desordonnee du chant, mais
m’instruisant des mysteres divins et attendant comme fin, non la mort,
mais le salut eternel. Car ce chant n'est pas celui des Sirenes paiennes
porteuses de mort, mais c’est celui d’un ch&ur divin de prophetes, pour
lesquels on π᾿ ἃ pas ἃ boucher les oreilles de ses compagnons ni ἃ s’imposer
a soi-möme des chaines, dans la crainte du chätiment qui suivra l’audition.
Avec les Sirenes, leur auditeur perd la vie en m&me temps que finit leur
chant; avec eux, celui qui ne cesse de les &couter jouira de la vie meilleure,
guide par l’Esprit saint. .
Que tous viennent done &couter le chant divin, sans crainte aucune. On
ne trouve pas chez nous les Sirönes de Sicile, ni les liens d’Ulysse, ni la eire
1. caawmaa 35. canımaa S’”. — 2. ΜΑΛΈΝ] naakw S (= naakm ca), mais le
signe sur ® est d'une main plus röcente; lire sans doute NAAkA = ἀπεχδεχόμενος.
3. ΠΟΤ S°, mais le T (en cursive) a te ajoute sur Ὁ par une autre main. —
4. nocaman] πόσαι, ax 50: lem (en cursive) sur ὃ est d’une autre main. —
5. ΒΈΚΟΑ 55 (gen. sing.), nksia 5" (acc. plur.). — 6. NACAAAHTR KHTRA 855, par
rature sur NACAAAH NOKHTRA linverse est moins probable), mais la correetion
nest pas nette, et un reviseur, qui lisait NACAAAH, ἃ ajoute T (en cursive) sur 45
NACAAAH NOAHTIA 5”. — 7. Khch S", et au dessous, d’une main plus recente, la
glose ou correetion KCA. — 8. nkria 855, nknia 8». — 9. ne nom ca 8", mais Ne
5
10
10
[5] DU LIBRE ARBITRE. 729
a NN διδασιαυ νῆς τῷ ΡΥ De πε ἩΜῚΝ τσ ἢ 7 EN
γενιχκημένος, ἀλλὰ θεῖα διδασχόμενος μυστήρια χαὶ τὸ τέλος οὐ θάνατον, ἀλλ᾽ αἰώνιον
᾿ ,ὔ »ν N Ν \ υ \ ’ 0 a - 7)" ῃ
ἀπεχδεχόμενος σωτηρίαν. Αδουσ! γὰρ, τὴν δὴν οὐχ αἱ θανατηφύρο! Σειρῆνες Ἑλλήνων,
ΟΝ τ: 3 Ἃ EM x ἢ δ ΚΎΩΝ
ἀλλὰ θεῖός τις χορὸς προφητῶν, ἐφ᾽ ὧν οὐχ ἔστιν ἀποφράττειν τῶν ἑταίρων τὰς ἀχοάς,
2 Pr NN ͵ ἢ σας ἈΞ " ΡΝ -
οὐδὲ Exurov τινα δεσμῷ πεοιβάλλειν, δεδοικότα τὴν ER? τῆς ἀχροάσεως τιμωρίαν τῶν
ὕ ἴ 7 > Iy > ἴ
\ \ Von Eu TE EN NIE 5 N ar nd δἴψι Ζ N
ἐν γὰρ μετὰ τῆς φωνῆς" ὁ ἀχροχτὴς τοῦ (ἣν παύέται, τῶν δὲ ἐπὶ πλεῖον ἀχούων τοῦ
’ - ΄ ΄ e x ’ ,
χρείττονος ἀπολαύσει βίου, ὑπὸ θείου πνεύματος χειραγωγούμενος.
: ͵ , ; Ὁ 73% , τ N τινος x DE ᾽ 15
Ηχέτω τοίνυν σύμπας χαὶ ἀκουέτω τῆς θείας ὠδῆς, μηδὲν πεφοσημένος. Οὐχ εἰσὶν
EN NE “7 u = » δι ν Ὧν 7 N 6 5 KL 3
παρ᾽ ἧμιν αἱ παρὰ Σικελίαν Σειρῆνες, οὐὸξ τὰ ᾿Οδυσσέως δεσμά' „ 009 χηρὸς τηχόμενος εἰς
᾽ ’ N = ᾿ " = , ’ #7 ε ΄ -
ἀνθρώπων ἀκοάς, ἀλλὰ δεσμῶν μὲν ἄνεσις πᾶσα, ἐλευθερία δ’ ἀχοῆςἷ παρ᾽ ἡ ἑχάστῳ τῶν
P , \ 3 δὲ > ; vr : x an En 5 2 =” .,9
προσιόντων. Τοιαύτης γὰρ ᾧδῆς ἀχούειν ἄξιον, τοιούτους τοὺς ἄδοντας ἔχειν εὐχτέον εἰναί
ὃ - 7 ὃ ΄ ᾿ - - ’ ΄- μέν ᾽ 2 Nr ε ᾿ x ’ x =,
wor δοχεῖ. Ei δέ τις χαὶ τοῦ τῶν ἀποστόλων χοροῦ ἀχούειν ἐθέλοι, εὑρήσει τὴν αὐτὴν τῆς
N. ΄ 1 1: Ἂ Ε INA x R θε' a 5 .- "ἃ
δῆς συμφωνίαν οἱ μὲν Ko προῆδον"" μυστιχῶς τὴν θείαν οἰχονομίαν, οἱ ὁ᾽ ἀϑουσιν
0 3 \ N at ar v > ᾿ ἴ ᾽
: ΄ ἀν ἐν τ ΟΣ ΄ OT TEN μὲν , = ΄ . , ΔῈ αἱ ἢ
ἑρμιηνεύοντες τὰ ὑπ᾽ ἐχείνων μυστικῶς '΄ ἀπηγγελμένα. Ὁ συμφώνου ἁρμονίας ὑπὸ θείου
΄ 5% a = = Nr \ ᾽ δ
πνεύματος συγχειμένης, ὦ χαλοῦ χοροῦ τῶν ἀδόντων τὰ μυστήριχ" τούτοις χἀγὼ "ἢ συνάδειν
εὔχομιχι.
coulee dans des oreilles humaines, mais le relächement complet de tous liens
et la delivrance de l’ouie chez tous ceux qui s’approchent. Qu’ils viennent,.
car c’est lä le chant qu’il convient d’&couter, ce sont les chanteurs que je
veux quon s’engage ἃ pratiquer. Et si l’on desire entendre egalement le
chour des apötres, on rencontrera dans leur chant le meme accord. Car les
prophötes ont chante ἃ l’avance, par voie mystique, l’economie des choses
divines, etle chant des apötres est l’interprötation du sens mystique de leurs
paroles annoneiatrices. O ’harmonieux accord compos6 par l’Esprit saint!
O le ch&ur admirable de ceux qui chantent les mysteres! A leur chant, je
fais voeu de joindre le mien.
us Β ἕξ 8... Ἐ R
est une addition d’une autre main, et de meme πὸ dans HE CATR Βὸ. — 10. mac u
S?, mais le x a 6&le ajoute sur Mm par une autre main. — 11. Qräcnana St. —
12. παολυβοκόε 55, BcayecKoe S’. — 13. mkenn] mkennn 5%. — 14. my (= una,
urn, 4” pers. sing.) : πα S‘, mm S’; ΜΉΤ <um> Bo. — 15. cum] ὁπ 55.
FS. Bo 146,1.147,3.
1. S semble interpreter τὸ τέλος comme locution adverbiale; c’est une reminiscence de Rom., vi, 21
τὸ γὰρ τέλος ἐκείνων θάνατος. ὃ. ἑαυτόν τινα δεσμῷ F: S -- ἑαυτόν τινι δεσμῷ. — 3. ἐκ n'est pas lraduit
dans 5. — 4. μετὰ τῆς φωνῆς « en meme temps que le chant » ἃ ete mal compris par S, qui traduit
« par l’audition ». — 5. οὐκ εἰσίν + γάρ S*, mais c’est une addilion d’une main plus recente. — 6. τά...
δεσμά F: ὁ... δεσμός S, le singulier d’apres 3,6, 5,4. — 7. ἐλευθερία δ᾽ ἀκοῆς Combefis (Migne), ἐλευθε-
ρίας δ’ ἀχοή F, ἐλευθέρα δ᾽ ἀχοή S Bo (S en fait une phrase nominale independante),; pour l’emploi
de ἐλευθερία au sens de « delivrance », cf. Bo 494,34 ἡ τῆς ἀσεδείας ἐλευθερία. — 8. map’ > S, qui rend
librement, mais correctement, cette pr&posiltion par le datif simple. — 9. ἔχειν εὐχτέον εἶναι : S « je juge
bon de prier d’avoir », traduction gauche. — 10. τῆς δῆς συμφωνίαν F: S — τῆς συμφωνίας ᾧδήν. —
11. npondov Β' : 5 — προεῖδον. --- 12. μυστικῶς > 5. — 13. χἀγώ S Bo, χαί F.
* Fol.2 v°.
ENolmsirs
730 METHODE D’OLYMPE. [6]
Rzensnnz OyE0 H πεὶ TAKOKBARME mEcHB, MH caanY KZcaemz' npEcKkAToma
ὦμο, noRIpE Ica coyınaro 5 mAzack ero. Ne oyskran, yaye?, mkcnn AdyXoK-
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ΗΒ ἃ, NH zz EYSAH NA 1ocAoymanie' ΟΜ ΤῊ NE HINATB, CMACeNIA EcTk
cKAZANIie Nauıe METHE. Äzz ae 0YEO W ΒΑΙΒΕΙΠΗΧ᾽ CA HACAAAHTH ΜῊΠ ὦ
cHxZ Keckama, a maye ErAA ΜῊ EcTn cHyc?” UKETRUA TIARNHKZ, pen me
CAKOPZ Kar ΠΟΙΝΊΒΗΧΑ 5 Kank HC NAUM TAACAMHXA BOMECTRENHA TAHNRI
ΠΡῊ muymse ἦ TAATOAATH ApAZAm', MKoke ΜῊ SCH NEZABHCTRNM ἦ JHCTA
πολλότε camyE, me moApamanıne Kannosa ΞΛΆΜΟΤΗ, NM Mcanz ΠΟΛΟΕΝῈ
τον μὲ BpATA, NM Hwcnoönn KBanaıpe BOÄTIA ἄποπε Eerome Akaa Taaroaaıe
NEHABHAAXA πράτ, NÖ CHX xfonk cromme schy" Tku me Komao ΒΛῸΣ BAu-
AKHKBI? CKOETO MNMTR CA TAATOAA, MH τοῦ Akaa prR’nocTHn ΞΔ ΜΈΘΟΤΕ Κ
NACZ, NENÖCTUTZ BOATIA NAKONBKYARATH® HAOYIHRINEN ca. Wae mocaYwaniw’
Aonpa MH caRop% YecTna Mi AOyxösmomY EpAMINOy" CA CHUHIM TIAMENO KRITH
IIAHNXZ.
— Reyepa WT zeuepa χόλα, W Apazn, ma ἘΡΈΞΈ mopnerkuz ἡ menk " Kano°
zpA πὰ πε, suakx nokenkwenie NWEROE KOMECTKENKIA CHAR ἢ mokuoyaparo
Chantons donc, nous aussi, le m&me chant, et elevons notre hymne vers
le Pere tres saint, en c&lebrant selon l’Esprit J6sus qui est dans son sein.
Ne fuis pas, homme, I’hymne spirituelle, et ne te refuse pas ἃ &couter. Notre
chant ne donne pas la.mort, il enseigne le salut. Quant ἃ moi, je erois dejä
jouir des biens suprömes en m’entretenant de ces questions, surtout quand
7 αἱ devant moi un tel parterre fleuri, je veux dire l’assemblöe que vous formez,
vous qui tout ensemble &coutez et chantez avec moi les mysteres divins.
Avec vous, c’est aussi sans crainte que je parle, parce que vous me prötez des
oreilles pures de toute envie. Vous n’imitez pas la jalousie de Cain, vous ne
persdcutez pas votre frere sur le modele d’Rsaü, vous n’approuvez pas les
fröres de Joseph de l’avoir hai pour les paroles qu’il prononcait : tous ces
mauvais sentiments sont loin de vous, attendu que chacun d’entre nous ne se
considöre que comme le porte-parole de son voisin; et c’est pourquoi il n’y a
1. nzcaenz S° (K2ZAemZ 5?) = ἀναπέμψωμεν : sans doule imp6ratif reprösentant
ο «ἣν N 7 == ar 5 7 . \
Kzcaakuz. — 2. ὅλὰὴς S’ : ὦ yaye 5°, mais ὦ (en cursive), par rature sur My
est dü ἃ un röviseur qui a corrige ΟΥ̓ΒΈΓΛ Ἢ (chevauchant sur deux lignes) en
E) Ι 3 “Ὁ “ x
oyskrah/d. — 3. onye 5%, valant ὁπημ. — A. apäzam 5", apäzaa 5". —
- 5 \ m ΄
5. ἈΛΙΗΚΜ : lire sans doute <mme> BANAHKH, calque de τὰ τοῦ πλησίον. —
10
15
ΤΎΣ
10
[7] DU LIBRE ARBITRE. 731
x e ‚ “" , x x " ’ ΄΄ δ Te AR
ς τὴν ομοιᾶν ᾧδήν, χαὶι τὸν υμνον ἀναπέμψωμιεν τω αγιῷ
μ“ - x «
Ασωμεν τοιγαροῦν χαὶ ἡμεῖ
πατρί, πνεύματι δοξάζοντες ᾿Ιησοῦν τὸν ἐν χόλποις αὐτοῦ. Μὴ φύγης, ἄνθρωπε, ὕμνον
πνευματιχόν δὲ ἀπεχθῶ ode τὴν ἀχρόχσιν διατεθῆς θά U% ἔγει. σωτηρίας
πνευματιχόν, μηδὲ ἐχθῶς πρὸς τὴν ἀχρόασιν διατεθῇς" θάνατον οὐχ ἔχει, τηρίας
» \ ὃ r ε δε νον ᾿ ΄ ’ x \ εν ” ΟῚ x En r ’ r N “
ἐστὶν διήγημα ἡ παρ᾽ ἡμῖν δή. ᾿Εγὼ μὲν οὖν ἤδη" καὶ τῶν χρειττόνων ἀπολαύειν δοχῶ
περὶ τοιούτων διαλεγόμενος, χαὶ μάλιστα ὅτε ὁ τοιοῦτός μο: πάρεστιν ἀνθέων λειμών,
τουτέστιν ἡ ὑμετέρα σύνοδος τῶν ἅμα τε καὶ ἀχουόντων καὶ συναδόντων" τὰ θεῖα μυστήρια"
3 A ae Nam 2 RA 7 , s \ r \ a
ἐφ᾽ ὧν χαὶ τὸ λέγειν θαρρῶ", ὅτι μοι παντὸς φθόνου καθαρὰς παρέχετε τὰς ἀχοάς, οὐ τὸν
ζῆλον τὸν τοῦ Κάϊν μιμούμενοι, οὐχ. ὁμοίως τῷ Ἢσαῦ διώχοντες τὸν ἀδελφόν, οὐ «-- τοὺς -
m Y m ᾽ - \ er ’ τ » \ » Π ᾿ x ΄
τοῦ Ἰωσὴφ ἐπαινοῦντες ἀδελφοὺς ὅτι ἐφ᾽ οἷς ἔλεγεν ἐμίσουν τὸν ἀδελφόν", ἀλλὰ τούτων
r 4% R \ > En ὃ , 407 « e m x - r Ira ἃς ἢ 41 \
ἁπάντων μαχρὰν ἀφεστῶτες, διόπερ΄" ἕχαστος ἡμῶν τὰ τοῦ πλησίον νομίζει λέγειν '', χαὶ
" er a x 3 “ ΟῚ x ΄ - EAN > 43 ’ = NS
διὰ τοῦτο ζῆλος πονηρὸς οὐχ ἔστιν ἐν ὑμῖν", τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ "ἢ ἀναπληροῦν dedı-
N ΄ 44 = E ΄, m x ΄ mn \ τὰ ’ ΄ -
δαγμένοις '΄. Ὦ ἀχροατηρίου. χαλοῦ χαὶ συμποσίου σεμνοῦ καὶ πνευματικῶν ἐδεσμάτων
ver τ , 5 Le, h
τοιούτοις ἀεὶ συνεῖναι δικαίως "ἢ εὐξάμιην "ἢ.
7 \ Ω ΝΥ ᾿ τω = 5 x \ m Φ \ N
— 7 Χθὲς τὸ δειλινὸν περιπατῶν. ᾧ oe? παρὰ τὸν τῆς θαλάσσης αἰγιαλὸν χαὶ
\ ? T I \
SL NEE 3% ΠΥΡῸΣ πὰ EN eng TEEN z.19
OTEWS πὼς ATEVLILWV EIS AUTNV, EODWY ὑπεροολήν τινὰ ειχς υνάμιεεως URN soorTs
pas en vous d’envie mechante, accoutumeös que vous 6tes ἃ suppleer aux
imperfections de votre frere. Ὁ le bel auditoire, l’auguste banquet, la riche
nourriture spirituelle! C’est dans une telle societe que je fis veu, avec raison,
de toujours vivre.
A (Premier heterodoxe). — Hier, mon ami, comme je me promenais au
soir sur le bord de la mer et que je la consid6rais avec quelque attention,
j’etais spectateur d’une sorte de jeu demesur& d’une puissance divine et de
6. EPATTA NAKONRYARATH 55, πράτε πὲ KONYABATH 5” : lire sans doute EPATENR
KONRYARATH. — 7. Wae mocaNwaniw] ὦ menocaYmanin 95. — 8. Hcnk kan 55: lire
sans doute McHk <uk>Kaxy ὠξέως πῶς F. mais cette accentuation ne prouve rien).
ἘΞ. Bo 147,42.
1. πνεύματι» S. — 2. non > 5. — 3. τοιούτων F:S = τούτων, mais il doit s'agir d’une traduction libre.
— 4. ἀχουέντων F : S = ἀδόντων. — 5. συναδόντων : S comprend et traduit « chantant avec nous ». —
6. θαρρῶ ΕΞ" (St — θαρρῶν). --- 7. παντός F : S— πάντες. — 8. φθόνου χαθαράς F : S « sans envie et pures »,
traduction libre. — 9. S « ils haissaient leur frere pour ce qu’il disait »,comme dans le texte gree (ef.
Genese, xxxXVII, 8). — 10. διόπερ « parce que» : S comprend « c'est pourquoi ». — 11. νομίζει λέγειν : S
« il s’estime disant », m&me sens avec un tour slave. — 12. ἡμῶν... ὑμῖν Ε΄, ὑμῶν... ἡμῖν S, ὑμῶν ... ὑμῖν BO.
— 13. τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ : S® « ce que l’intelligence des fröres n’a pas su atteindre » (τὸ ἀχατάληπτον
τῶν ἀδελφῶν), mais 5" autorise a restituer le singulier « dufrere ». — 14. δεδιδαγμένοις S ΜᾺ Bo: δὲν
δειγμένοις F. — 15. διχαίως Combefis Bo, δικαίοις FR, > S. — 16. εὐξάμην S, εὐξαίμην F, «ἂν: εὐξαίμην Μὰ
Bo. — 17. Le premier interlocuteur du dialogue est designe — ἃ tort — par Ὄρθ. F, « Οὐαλ."- Bo. —
18. φίλε F Bo : S = φίλοι. — 19. σοφῆς F: S = τῆς σοφῆς, ce qui fausse legerement le sens.
“ERol. 3 v°.
732 METHODE D’OLYMPE. [8]
zHuaknia! XHTIOCTR, ame ἀπὲ ἠ KHTpocTR? NAPHYATH CE ectn ΛΈπο. Mxoze 50
A Wurnpsessin WNA TAATODAETR TPANZ"
MKoO πὸ UNk MAYHnY EuAANE* PRIERCTEIRIMEN
chrepz N KACTOYENA KETIZ ΒΑΞΒΈΑ,
TIOHINEALIH ke NAMPACHO BAZNA RZA4CABLIN CA° TpZAn
ἦ OYBeAMYMBIIM CA MAAA NE” AO NeRece JAZAHA,
enye A nmk ἘΜΤῊ ΜΗΈΧΑ Buepa. Kpäxomz-E0 NOAOENKI TOPRCKRINZ ΒΗΛΈΧΖ KAZNRI,
H AKOME CAORO peimm" cAMIOTO AOXdAaa nerece. Wremaä ze ἡπότο NMACOTOKE NE
JAHXA NO Kcem ἈΜΙΤῊ morpamenk zZeuan’ u ΠΗ ΟΥ̓́ ἘΈΟΤΕΛ᾽ ΕΖ oyurk TBOpAXZ
ukero ἡ Nöesa Mcnaxz Kopanaa. (υπό πὸ ne ukäme MAnome UNAXZ, HA KAAC
ἡ BAMOYYAIIE CA MOpE TIAKHI PAZHAAUIE CA K CA, Ne npkxoaayım" ypkez'" urkero
SCTABNDE, MKOME CAORECEIIR peyım KOTKECTKENATO KOETO. ΠΟΒΕΛΈΝΤΑ ἢ UNy N ca.
ἴλκοχε πὸ MmNörKIUBAB! WT PARZ KTO, NEROAEM NAAHNZ ἹΤῸ TOCHOAHNOHR
CTKOPHTH, ΠΟΒΕΛΈΝΤΕ CTpaxa TRopHuTR ΔΈΛΑ, ὦ Eike CTpAmie, TRÖPHTH NE XOTA,
Hz’apem'? me APAZNETR, PANZIIETR me ΠΈΚΑΚΟ KR ceRe TNERWM ca ἠςπόλη ΑΔ»
l’industrie d’une seience habile, si du moins le terme d’industrie convient ici.
En eflet, ce que decrivent les vers d’Homere :
« Comme deux vents soulevent la mer poissonneuse, le Boree et le
Zephyre, qui soufllent de Thrace, venus ἃ l’improviste; et aussitöt un [ἰοὺ
sombre s’amoncelle, et il r&pand hors de la mer des algues en abondance »,
c’est vraiment ce qui s’est produit hier. Car je voyais des vagues pareilles
aux cimes des montagnes, et qui; comme dit le poete, atteignaient jusqu’au
ciel. Si bien que je n’attendais rien d’autre que de voir la terre entiere sub-
mergee, et je me forgeais en esprit un lieu de refuge, et je cherchais l’arche
de Νοό. Mais je me trompais : ἃ peine en eflet la mer s’etait-elle enflöe qu’elle
1. 5HA&nia S", avec m valant %, ou faute pour KkAknTa. — 2. anpe one Π KHTPOCTR
est omis dans 5° et rajoute au haut de la page. — 3-5. Ge passage est sans doule un
peu altere, mais son obseurit rend les correetions difliciles : 3. BHAApE peut
reprösenter le datif EKHAAIN, mais ce peut &tre aussi une forme fixee de gerondil,
ou encore un nominatif pluriel. — A. BZYeABUIM cA « s’lant dressce » (Bo) est glos6
dans la marge de S’ par coyınnnkum CA (= CAOYIHNHRALUM ca) « s’ötant (color-
-
ἀοππόο ». — 5. maaa ne 5° : 5 doit porter MÄAW πε.
6. CA0RO pen] cA0Ro ce S*,
CADBEce<U peyin> Bo, mais οἷ. 102,3, — 7. BkCTBA 855, BETZETBA 85). — 8. KZAE 5",
φι
10
15
ὃ
;
ar
[9] DU LIBRE ARBITRE. 733
ERLGTNUNG τέχνην, εἴ γε χαὶ τέχνην τὸ τοιοῦτο' χαλεῖν χρή. “Ὥσπερ yzo ὁ Ομηριχὸς
στίχος φθέγγεται ἐχε
τ N» N, , er} ’ N
ὡς 0’ ἄνεμοι ὀύο πόντον ορίνετον ἰχθυόεντα,
> - ἢ . 7: ΄ , »
Βοροῦς΄ καὶ Ζέφυρος, τώ τε Θρήχηθεν αἡτον,
ΕΝ ͵ "Ἢ r - ΝῊ » “ -
ἐλθώντ᾽ ἐξαπίνης ἄνυδις δέ τε χῦμχ χελαινὸν
Ξ > ἴ > \
N na ἋΣ Ν Een n ν᾿ 3
408 ἤυξται, πολλον de MADES λα φυχος ἔχευεν.
T 6
e \ \ 7 N ER r n \ a A leer ͵ \
οὕτω μο: χαὶ χθὲς γεγονέναι δοκεῖ. Κορυφαῖς γὰρ ὀρέων παραπλήσια" ἑώρων χύματα, Aut
ἵν
Sr ῃ >
ως λογὸς ELITE
en , | ἘΝ IRRE f Sn 5 N,
αὐτου εφιχνουμένα. του ουρᾶνου. To ὃ ἐντεῦθεν οὐυόὲν ἕτερον προσεδόχων
5
a DE ᾿ 3 En R a 7 ΟΡΝΑ
‚N aracav ἐπιχλυσθήσεσθα: τὴν γῆν; zul Mor φυγῆς ἐν τῷ vol ἀνέπλαττον TOROV KL τὴν
10
ἐν er 2,0, ΄ mı 8 5 Nr y 7 N DR τώ ee NR
τοῦ Νῶε ἀνεζήτουν" χιβωτόν. Τὸ δ᾽ οὐχ ἣν ὁ Evanılov' ἀλλὰ γὰρ" ἅμα <To> κυρτωθῆναι
\ ᾿ 9 4m N, ’ fi f > r \ ee ΄ „
τὴν θχλασσαν" πάλιν ἀνελύετο εἰς ἑαυτήν, οὐχ ὑπερθαίνουσα τὸν οἰχεῖον '" τόπον. ὡς ἔπος
πεῖν θεῖόν τι { ooßnuevn. αὶ "! χαθά πολλά πὶ Ben =
εἰπεῖν θεῖόν τι πρόσταγμα πεφοσημένη. Kat!“ χαθάπερ πολλάκις τῶν οἰχετῶν τις, ἄχων τ'
er ‚ ΄ ΕΣ Y - r N ı \ ΄
πρὸς τοῦ δεσπότου πράττειν ἀναγκαζόμενος, τῷ μὲν προστάγματι διὰ τὸν φόθον πείθεται,
:
ὸ
A ἢ ΄ \ » ͵ > 42 y Sure > ΜᾺ
ὃ δὲ πάσχει, πράττειν μὴ θέλων, λέγειν οὐ τολυᾷ "", τονθούζει "ἢ δὲ ἐν ἑχυτῷ θυμοῦ τινος
se resolvait δὲ rentrait en elle-m&öme, sans franchir les limites de son domaine
propre, arretee, pour ainsi dire, par quelque commandement divin redou--
table. Et de m&me que souvent un serviteur, contraint par son maitre ἃ
accomplir malgr& lui quelque action, obeit par crainte A l’ordre donne, et
n’ose pas exprimer ce qu’il 6prouve A agir contre son gre, mais gronde en
lui-m&me, rempli d’une sorte de rage, de m&me aussi je croyais voir que la
ak 5". — ὁ. nokxoaaım S‘, pour npExoaa : le traducteur a dü calquer par
distraetion le f&minin du gree. — 10. pkez SE pkz Sb. _ 44. MNÖTKIIIBABI 95.
ΩΣ ϑ, Yin ” x Ἵ
avec II par surcharge sur ἅϊ. — 12. uz’apepm 5", avec A barre ἃ l’encere rouge.
ΕΞ. Bo 147,23-148,17.
1. πὸ τοιοῦτο F: S — τοῦτο, mais cf. 7,5, etc. — 2. Βορρῆς] Βορέης F Bo. — 3. ἔχευεν] ἔχευον F,
ἔχεναν Bo; S « versa » repond ἃ ἔχενεν. Le traducteur slave n’a ἃ peu pres rien compris aux vers
d’Homere (Il., ıx, 4-7) : le texte slave, en partie incoherent ou altere, doit signifier en mot a mot:
34 « comme pour moi, voyant (?) ἃ travers la mer poissonneuse le vent du nord, le vent d’est
egalement souffla — ὡς δ᾽ ἂν ἐμοὶ διὰ πόντον ὁρῶντι (plus litteralement ὁρῶντες) ἰχθυόεντα Βορρῆν (ou nom.
Βορρῆς) καὶ Ζέφυρος ... (ἄητον est interpret@ comme une 3° personne du singulier de l’aoriste); 5-6 « οἱ
venue subitement, une vague affreuse, s’etant dressee (?) et s’elant accrue, versa peu s’en faut jusqu’au
-eiel » — ἐλθὸν δ᾽ ἐξαπίνης ... χῦμα χελαινὸν καὶ ὀρθοῦται (?), « οὐ Σ- πολλοῦ δεῖ... ἔχευεν, le sens etant visiblement
complete d’apres ce qui suit immediatement, 1. 7-8. — ἡ, παραπλήσια S Bo, παραπλήσιον F. — 5. ὡς
λόγος εἰπεῖν F, ὡς λόγον εἰπεῖν Bo (S est altere), cf. 103,3 : le sensest « comme on rapporte (ὡς λόγος ἐστί)
que dit (l’Eerivain) ». — 6. ἀνεζήτουν, conjecture de Bo, d’apres S « je cherchais » : ἀνέπλαττον F. —
7. ὃ ἐνόμιζον Ε : S « comme je pensais », traduction libre. — 8. yap> 5. — 9. ἅμα χυρτωθῆναι τὴν θάλχσσαν
Ῥ, ὅπου ἀνεχυρτώθη (var. ὁπότ᾽ ἀναχυρτωθείη) ἣ θάλασσα Bo, par interpretation fautive de la traduction
slave; on peut aussi conjecturer ἅμα χυρτωθεῖσα ἣ θάλασσα. — 10. οἰκεῖον est rendu librement dans S
par « fixe ». — 11. καί est traduit dans S par « car ». — 12. λέγειν οὐ τολμᾷ S Bo, λέγειν ὅτι οὐ τολμᾷ 1".
— 13. τον θρύζει F, τονθορύζε: ΒΟ.
*Fol. 4r°.
784 METHODE D’OLYMPE. [10]
TAKOME INAXZ KHAKTH ἢ mope ἄπο ἡ ruksanıe CA HR CcERE ApAmape INERz’ x
Tame! cere NEOYApAmATH uERAKO, KaAaAHıUk MrzAAA MpsCTR.
Ann 42 Ἢ " ͵
Cuxz? cnmye ἘΜΙΒΑΝΙΕ ΠΟΤ Δ, BZHPATH BYHNAXZ HA NERO H KPATZ ἐτγὸ ΠΈΡΗΤΗ
STkxXz ΟΥ̓ΜΟΙΙ᾽, WTKAAK NAYHNAECTR, κλὲ ΔῊ CA KONKYAKAETR HCKAX ἀξ, πόε
3 2
DWARHXENIE HMATR, HAH npkxöanee?, ρέκιπε wT ukera na urkero, ἡλὴ Kfammoe:
noumcTie', KAKO An ΠΡΈΚΜ ΒΑ Ιμεε ἢ MMATR oyTBep’zenie [ἡ moanhzenie]. Νό ἡ
cahya Akaa Name ΜΗ (ἃ ΠΗΜΤΆΤΗ ἈΜῊ EcTR Ero ÜRJAZA HANERECKNATO
πολύπεηϊα, KoE AH WERKOMENTE " MIRCTHA®, Kam ΔῊ A πὸ maak WTAXSAHTR, M
MEORE MH TAKO Ne npkxoan NATH cRoETO" A τό, MAkome ἔστε pen, Zanonkar®
nEsam ΑΖΗ BAIIRINATO, ἡ CHMETK TOTAA K NACA ETAA MOAOENO ἐπδ, WTAXSAHTR
πὸ TAKBI ἀκ 7 WTZHIBAELIZ.
A cHxA TEopA Hennivanie, ΒΗ ΛῈΧ CKONYARANIIR CA cHETZ CAUNRIN, WCKI-
Akvanıpn ie ἢ ANRNEIH CRKTZ, ἡ τὸ Arie Toua® BSaayy, ἡ θη κι npkenz-
ARIIR WT caNya, HR mepRAA KACKOAAIIR xYak<u>", morom me RACKOAANIR KANNE,
1eYTZ um möAaRıpR'" πόλπη. Ne CTANAX!! me Oy5o MH ὦ TOMZ NBITAA M KHNKL'?
WTATIA ἡ MpMAOmENTA BZUCKAA, MRome oYRo H cin XPÄNHTR KPATZ AHRNRIN.
Uname ze um ca oyEo ce? BOKECTERENKIH KRIH KBITH ὁτϑύῃ M CHAA BOAWATO CAApA
mer, comme furieuse et renfermant en elle-m&me sa colöre, s’&tait impos6
quelque retenue pour ne pas manifester ἃ son maitre sa fureur.
En considerant ce spectacle, je me mettais ἃ observer le ciel, et je voulais
mesurer en esprit sa sphere : ol commence son axe et oü se termine-t-il,
me demandais-je, quel est son mouvement, si c’est le mouvement de trans-
lation, e’est-a-dire d’un lieu ἃ un autre, ou le mouvement eirculaire, et.
comment a-t-elle son centre fixe. Mais le soleil aussi appelait mes recherches:
quel est son mode de position dans le ciel, quelle est la revolution de sa
course, et quels sont ses deplacements progressifs sur l’&cliptique; m&me
en se deplagant ainsi, il ne s’&carte pas de sa route, mais lui aussi obeit, on
peut dire, ἃ la consigne d’un sup6rieur, et il brille chez nous dans le temps
qu'il lui est permis de le faire, puis il s’en va comme s’il 6tait rappele.
Et tandis que j’examinais ces questions, je voyais le soleil cesser de
luire, la lumiere du jour faire defaut, l’obseurit& arriver aussitöt et la lune
1. xoraue St, xorkur S’ : lire sans doute x0Taye, malgre la forme de nomi-
natif neulre MKZAAA. — 2. cuXz| cHuuz ὃ. — ὃ. npkxdanee S° : Jire sans doute
npkxoanoe. — α. NOWRCT<K>TE S°, mais le 5, rajoule au-dessus de la ligne, est d’une
main plus röcente; nNomecTKie S’. — 5. MIKCET<K>HA S®, avec K d'une aulre main,
wectsia S”. — 6. zamonkar Bo. &ctk γέψη. ano ΜΈΛΙ 5". — 7. Ann 55. ἅκο 5".
— 8. τόμπαι 9". Tomoy S® (non ΤΌΜΟΥ Bo). — 9. xYak St. — 10. πόλλ]
or
-10
15
{
10
re.
15
111] DU LIBRE ARBITRE. 735
δι ἐπ f Ξ a ᾿ R . \ ERBEN EIN: „u,
πληρούμενος', οὕτω μοί πως" ἐφαίνετο χαὶ τὴν θάλασσαν, ὡσπερεὶ θυμουμένην χαὶ ἐν
€ - ΄ , ns ’ ΄ ε τῶν r - N r x
ἑαυτῇ φράττουσαν τὴν ὀργήν, χκρατῆσαί τι ἢ" ἑχυτῆς, οὐ βουλομένην τῷ ὁὀὲεσποτῃ φανερὸν
ποιῆσαι τὸν θυμόν.
Ταῦτα οὕτως γινόμενα σχοπῶν, ἀτενίζειν Apydumv εἰς τὸν οὐρανὸν χαὶ τὸν κύχλον αὐτοῦ
“ lu
m » EIER EN Yy \ ΕΥ̓͂ - 3 r 4 , 5
τῷ νοὶ χαταμετρεῖν ἤθελον, πόθεν τεῦ ἄρχεται χαὶ ποῦ χαταπαύει ἀνεζήτουν ἐγώ, ποίαν τε
ῃ » BD \ , \ ER , = ͵ a \ An
κίνησιν ἔχει, πότερον τὴν merabarınnv, τουτέστιν τὴν ἀπὸ τόπου εἰς τόπον, Ἢ τὴν χύχλῳ
z n \ \ Pier + δ x \ END ᾿ - [A
φοράν, πῶς δὲ χαὶ τὴν ἐπίμονον βάσιν" ἔχει. Ἀλλά μοι χαὶ περὶ τοῦ ἡλίου ζητεῖν ἐδόχει
ἫΣ dere ΄ De ὑδνδιων > 0, EUR 8 € ΄ δ Ed το ΝΣ
τίς re’ ὁ τρόπος αὐτοῦ τῆς ἐν οὐρανῷ θέσεως, τίς δὲ Hu" ἢ περίοδος τοῦ δρόμου, ποῦ ὁὲ
᾿ » προ “ τ τ δι en 9 ΄ \ PERL > r ᾽ 140
χαὶ μετ᾽ ὀλίγον χωρεῖ, καὶ ὅτι μηδὲ οὕτως" παρέρχεται τὸν οιχεῖον ὄρομον, ἀλλὰ za
δα ἢ ε = 3 = " ΄ r \ \ , en
αὐτός, ὡς ἔνεστιν εἰπεῖν, ἐντολήν τινα φυλάττει χρείττονος, καὶ φαίνει μὲν τότε παρ’ ἡμῖν
! a
“". 2 > _ m DENE > \ > Der} q
ὅτε ἔξεστιν αὐτῷ, ἀπέρχεται δὲ '' ὡς «ἀνακαλούμενος '".
x [4 [4 ᾿ \ ’ r 2 wp. ι ᾿ m ε ’ [2
Kat τούτων rolvuv!? τὴν ἐξέτασιν ποιούμενος, ἑώρων παυόμιενον μὲν τὸ τοῦ ἡλίου φέγγος,
’ - x = e ΄ =, ’ z δι ι ΄
ἐπιλεῖπον δὲ χαὶ τῆς ἡμέρας τὸ φῶς, εὐθέως δὲ γινόμενον σχότος, καὶ σελήνην διχδεχομένην
x AA ERREN x \ - ’ - ΄ ΄ δέ ΄ m ὃ ΄ 14
τὸν ἥλιον, χαὶ τὰ μὲν πρῶτα ἀνιοῦσαν μείονα, μετέπειτα ὁέ, προχόπτουσαν τῷ ὁρόμῳ 5
΄ὔ L, "» 15 ᾽ " 7 δι \ x ΄ 7 m x > 3er
φαντασίαν παρέχουσαν weilovos'”. Οὐκ ἐπαυόμην δὲ καὶ περὶ ταύτης ζητῶν, χαὶ τὴν αἰτίαν
ῳ » , \ er ῃ > ΄ Ἢ εἰ > - =
τῆς ἀφαιρέσεως καὶ τῆς προσθέσεως ἀνηρεύνων "| ‚ ὅτι τε χαὶ αὐτὴ τηρεῖ τὸν χύχλον τῶν
€ m + 5» r vn) G r e x „ N
ἡμερῶν. Καί μοι ἐδόκει τὸ ἐντεῦθεν '΄ ὡς θεία τις ὑπάρχει οἰκονομία καὶ δύναμις κρειττόνων "ἢ
succeder au soleil: petite d’abord ἃ son lever, elle pr6sentait ensuite, a mesure j
qu’elle avancgait dans sa course, un aspect agrandi. Je continuais mon
enquete en l’ötendant ἃ la lune, je recherchais la cause de sa diminution
et de son aceroissement, et je constatais qu’elle aussi observe le cycle regulier
des jours. J’en venais des lors ἃ croire ἃ l’existence d’une sorte d’&conomie
divine et de forces superieures qui maintiennent l’univers, d'une puissance que
12. NBITAA H KUNk
nöaanıpa 5". — 11. cTanax 5° : lire sans doute CTAMX.
IBITAAU KHUNh, 5". — 13. dyE0 cd Sı « donc cela », mais il faut comprendre
et peut-ötre lire ce (= ck) ov50 « des lors », οἷ. 92, 14-
I Y 14
ἘΞ. Bo 148,17-149,19.
1. S = τονθρύζει δέ πως... θυμοῦ πληρούμενος, avec transposilion de la particule d’indeterminalion.
— 9. πως > 85. — 3. χρατῆσαί τι, d’apres S : χρατοῦσάν τε F Bo. Le sens du slave est : « de meme
je eroyais voir aussi Ja mer comme irritee et contenant en elle-m&me sa colere; elle voulait s’aflranchir
de la retenue en quelque maniere (faire preuve de quelque ἀκρασία), en manifestant a son maitre sa
fureur »; ce qui, en corrigeant «elle voulait » en « voulant », parait repondre ἃ : ὡσπερεὶ θυμουμένην....»
χρατῆσαί τι ἑαυτῆς οὐ βουλομένην, τῷ δεσπότῃ φανερὸν ποιοῦσαν τὸν θυμόν. --- !. ἀτενίζειν ἠρχόμην εἰς τὸν
οὐρανόν S, ἀτενίζειν ἠοχόμην, χαὶ τὸν οὐρανόν F Βο. --- 5. τε» S (deux [οἱ 5). — 6. βάσιν Τ' :S « la stabilite
(βεδαίωσιν) et le mouvement (κίνησιν) », ce qui repond au double sens de βάσις, « base » et « marche »;
mais le second mot doit n’etre qu’une variante de traduction, ou une addition d’un reviseur. — 7. τε»
S. — 8. καί» 95. — 9. οὕτως S, οὗτος F Bo. — 10. ἀλλά 5» 5. — 11. δέ F:S = δὲ πάλιν, mais ce n'est
qu’une traduelion renforcee de δέ s’opposant ἃ μέν. — 12. « «ἀνα: "χαλούμενος, d’apres S « rappele » :
χαλούμενος F Bo. — 13. τοίνυν» 8. — 14. τῷ δρόμῳ F: S « montant plus haut, me presentant », ce qui
donnerait ἃ penser que le traducteur a lu quelque chose comme προχόπτουσαν ἀνωτέρω, ἐμοὶ ... παρέχουσαν.
— 15. μείζονος F:S — μείζονα. --- 16. ἀνηρεύνων F Bo: S —= ἀνερευνῶν. --- 17. τὸ ἐντεῦθεν Τῇ : 5 « eh bien alors
(φέρε οὖν) », « des lors », et ὡς ... ὑπάρχει est rendu librement par « elre » — ὑπάρχειν. — 18. χρειττόνων
F: S = χρείττονος, sans doute d’apres 1. 10.
ΡΟ ey”
ἈΠΟ Ὁ Τὸν
736 METHODE D’OLYMPE. [12]
ΑΒΗ KcA, Nike ἢ Bora πὸ mpasak παρέμδ. ἢ -κ-- τόμογ' An<a>? TIOXBAAENNE
τπύφηλ᾽ HAAXA, Zenam οὐτβέρπεην κήλα ἡ πιππότα pAZAmıENTA " H LINSTOAHIK-
NRIA CAADBZ UKKETA. S
Ne OYCTAETR πὸ UM ὦ cHXA &annkx ΟΥ̓́, NZ’ κ TÖNA ὠτκαλδ" ch
BCA CACTAKA MHUOYTR ἦπμῃλ HAAXZ, NE WT KOETO AH COYyIPATO CA KOTOLK TIPHCHO
HAU WT CAUOTO EAHNOTO, capoy ὃ NHUA πηι. ἐπεὶ πὸ WT NE coymx
ὙΤῸ CATKOPHTH NH CMOTPHTM Um Skad Aonpk umaue ca, un canpAmenke® caonY
MINÖTKINIZ ΟΥ̓. NERkpNoy" KRIKARIHAMT πὸ WT CAlIHX HARBIKOLMIA CACTABAENTE
hukrun. M unmk ze Aso no Herunk umame ca wusecomYixe KKITU TAATOAATH
cz norome mpmcno |, φέκιπε] Apoyroms HNAKOMOY [A me Mnome WNZ], NO WT
&AHNSTO WMNOTO CoyIpHMZ EBITH" NERAKO Bd UNNA oyskpane® MA CACTARZNRIH
li KAATIE ἰχὰ oyspaurenie ECTECTEA.
Caye ie oyEo nkkaso ἀκ aöupk UNkERZ NONKINAATH, K A0UN HAAN
moenY. RB NACTARIHHN πῇ, ῤῥέκιας πὰ ANELININ, ΒήΛΈΧ npnweAz ABA ΜΈκλΑ
EAHNO'POANA KOTOPANIBA CA yaka u OYKApANIBA CA CAMA, ApOYTATO MAKKI WAZPATH
ΕΔΗ WRoymaRıpa ca. Ce me ΟΥ̓ΕῸ HAAXA ἦ TopumxZ TEOPHTR Nkyin.
“
κα πὸ περσβεηλ WAnpame ἡ NOTAENDE 5 ΞΕ ΜΛ ΤΈΛΟ MOKAZAUIE ΠΑ͂ΜΕ canuS,
nous pourrions appeler Dieu. Et alors je me mettais ἃ louer le Demiurge, en
voyant la terre solidement fixee, la variete des especes animales et les
floraisons diverses des plantes.
Ma pensde ne s’arrötait pas ἃ ces seules questions : j'’entreprenais main-
tenant de chercher le principe de la constitution de cet univers, s’il tire
son origine de quelque chose qui coexistait eternellement ἃ Dieu ou bien de
Dieu seul, sans rien de coexistant ἃ lui. En effet, que Dieu l’ait er6& du n6ant,
c’est une hypothese qu’il ne me semblait pas m&me ἃ propos de discuter,
car elle est jugee compl&tement invraisemblable par la plupart des philoso-
phes : c’est une loi que rien ne vient de rien. Et pourtant il me paraissait
‘galement vrai d’admettre que rien ne coexistait eternellement ἃ Dieu de
different de lui, et que les choses existantes tirent de Dieu seul leur origine :
cette convietion m’etait en quelque sorte imposce par l’ordre des parties de
l'univers et leur heureuse disposition naturelle.
I. x τόμου Bo, τόμου 55. — 2. aa<a>] aa S', aaası Bo; pour le tour, οἵ.
I. 5, ete.; le supin AA<TZ> est aussi possible (cl. 1. 16, ete.), mais il appellerait le
genitif. — 3. TROpJA δι : lire sans doute τβόρη!ν, l’omission de καὶ devant τόμον
ayant modifi6 le sens en « jallais louant ce Dieu avec le {{{ππῸ de ὁγόσίοι ». —
gr
10
15
d
ET σεν 2 3. πα
ἐ Σ
[13] DU LIBRE ARBITRE. 787
« ΄ x em a \ ᾿ ΙΝῪ “᾿ er Υ IN " ’ Ὁ
N πὐνέχουφα τὰ ὅλα, ἣν χαὶ θεὸν διχαίως ἂν εἴποιμεν '. Καὶ αὶ τὸ λοιπὸν τὸν δηυιουργὸν ἐπαινεῖν
2 ᾿ - m e - ᾿ς. N x \ ’ er \ »
ἠρχόμην", τήν τε γῆν πεπηγυῖαν ὁρῶν χαὶ ζῴων διαφορὰς χαὶ ποικίλα φυτῶν τὰ ἐξανθήματα.
q δ. " , x ’ ε n » ν \ RZ
Οὐχ ἵστατο" δέ μοι ἐπὶ τούτοις χαὶ μόνοις ὁ νοῦς; ἀλλὰ τὸ λοιπὸν ὅθεν ταῦτα τὴν
σύστασιν ἔχει ζατεῖν ἠρχόμοην᾽, πότερον ἔχ τινος συνόντος ἀεὶ τῷ θεῷ ἢ 2 era δὶ
συστασι SIE: STELLV NDYDYENY 4 %n0% ὮΝ ἐχ τινος GUVOVTOS DEL τῳ ἕῳ ἢ ες KH Du Kar
; Fa ᾽Ν ὃ x FR =, ’ ᾿ =
5 μόνου, συνυπάρχοντος αὐτῷ οὐδενός". Ta γὰρ ἐξ οὐχ ὄντων πεποιηχέναι ἢ οὐδὲ σχοπεῖν
χῷεϑ ἐδό, Neo ΤΣ ΠΝ un ar Te N EN N
wor χαλῶς" ἐδόχει, mireov!" ἀπιθζνου «τοῖς πολλοῖς.--᾿' ὑπάρχοντος τοῦ λόγου" τὰ γὰρ
& , ὙΦ mn κι Υ ΤΑ στον ISSUE #8 ν Κ he 7 12 Ἄηθῶςσ ae 3 δὲ ΤΟΊΗ
γινόμενα ἐξ ὄντων πέφυχε τὴν σύστασιν ἔχειν. Kal ὁμοίως "΄ ἀληθῶς ἐδόχει μιηδὲν λέγειν zei
ω Σ τ , 3 ne N ᾽ν ᾿ &
auveivaı τῷ θεῷ ἕτερὸν τι παρ αὐτὸν "ἢ. ἀλλ᾽ ἐξ αὐτοῦ «καὶ 10 ovou>!" τὰ ὄντα γέγονε ἕνα!"
\
χαὶ γζρ πως ἔπε ειθέ μΞ τὸ EUTAATOV τῶν στοιχείων χαὶ ἡ περὶ αὐτὰ τῆς φύσεως εὐχοσμίαι.
5 DENT DEN m ıY 3 \ Η Bi \ ’ , Al
10 Οὑτωσὶ δέ πως "ἢ εὖ διατεθεῖσθαι νομίζων ἐπὶ τὴν οἰκίαν ἀνεχώρουν ᾽" τὴν ἐμήν. Τὴ
δ᾽ ἐπ τιούσῃ, τουτέστιν σήμερον, ἐλθὼν ἑώρων δύο τινὰς ὁμογενεῖς, ἀνθρώπους δὲ λέ Ms "din
Ian r © N z ΄ ΄
πληχτιζομένους χαὶ διαλοιδορουμένους ἀλλήλοις, ἕτερον δ᾽ αὖ πάλιν Sue zen rer
N
᾿ ΄ N ‚a ΄ “-« ὦ) ” DI
μένον ἢ τὸν πλησίον. Ἤδη δέ τ χαὶ δεινότερα τολμᾶν" ἤρχοντο". Ὃς: μὲν γὰρ
R
ER ES an Sn NE RERN 2 37 RT ,
ἐσχύλευε “νεκρὸν χα! τὸ χρυφθὲν ἤδη" σῶμα τῇ γῇ τ πάλιν ἐδείχνυεν ἡλίῳ, χαὶ τὴν ὁμοίαν
u
Assez satisfait de cette facon de voir, je rentrais chez moi. Le lendemain,
e’est-A-dire aujourd’hui, je voyais sur ma route deux ötres de m&me race,
c’est de deux hommes qu’il s’agit, qui se querellaient et’ s'invectivaient
mutuellement, puis un autre qui s’efloreait de detrousser son prochain. En
voici d’autres maintenant qui s’engageaient dans des entreprises plus terribles
encore. L’un döpouillait un mort et rendait au jour le cadavre deja cache
dans la terre, et il outrageait ce corps, image du sien, en l’abandonnant aux
4. nz Bo, ΝῊ 5. — 5. wrkaaY Bo, ὥὕταλη 5. — 6. czupäwmenkel czaBpZuenkn
Sı, et οἱ. 42.9. — 7. ERIKADIBAM Bo. ERIKADIHATO Sa. — 8. oyskpae De
oyskpanure Sb. — 9. ἌΚΗ 55, πὸ 5".
FSD (l!. 10 et suiv.) Ezn (1. 11 etsuiv.). Bo 149,19-150,1.
1. ἂν εἴποιμεν F: S « j’appellerai » — ἂν εἴποιμι. — 3. ἠρχόμην « je commencais » : S comprend
«jallais ». — 3. ἵστατο F : S = ἵσταται. — 4. ταῦτα I: S — ταῦτα πάντα. — 5. ζητεῖν ἠρχόμην « je me
{ mettais ἃ chercher » : S comprend « j'allais cherchant ». — 6. οὐδενός « rien» : S comprenıd
« personne ». — 7. ὄντων S Μὰ Bo, et οἵ. 31,16 ἐξ οὐχ ὄντων γεγονέναι τι : ὄντος F. — 8. πεποιηχέναι T,
τι πεποιηχέναι S, πεφυχέναι Μά, «τι» γεγονέναι Bo. — 9. χαλῶς F :S « tres bien » — πάνυ χαλῶς.
— 10. τέλεον Μά, μὴ τέλεον F Bo, μηδὲ (ou μὴ) τέλεον S; cl. 31,715. — 11. τοῖς πολλοῖς S Bo,>F;
cf. 21,4 τοὺς πολλοὺς διατεθῆναι ποιεῖ. — 12. καὶ ὁμοίως F: S = χαὶ ἐμοὶ ὡς. — 13. ἕτερόν τι παρ᾽ αὐτόν 1" :
S « e’est-ä-dire une autre chose differente, et non comme lui », mais il s’agit sürement de
linterpolalion d’une glose « c’est-a-dire non comme lui » ἃ latraduelion « une autre chose dilferente ».
— 14.2E αὐτοῦ Ε: 5. « de celui-lä seul » — ἐξ αὐτοῦ (χαὶ) μόνου : ἐξ αὐτοῦ « μόνου» Bo; cf. 1. 4-5. — 15. πως
ὡς 5. — 16. ἀνεγώρουν D Bo, ἐχώρουν F : S « jlallais » — ἐχώρουν (cf. 11.5} plutöt que ἀνεχώρουν. ---
17. δὲ λέγω F Bo, λέγῳ δή D,> D* S Ezn. — 18. ἀφιματῶσαι F Bo, et S « depouiller » : ἀμφαιματῶσαι D,
οἱ D’ caede multanies, Ezn « a soif de la mort ei du sang ». — 19. πειρώμενον ἢ S Bo, βουλόμενον I. —
20. ἤδη δέ FD : S « eh bien alors » (= φέρε δ᾽ οὖν) en est la traduction, et il n’y a pas lieu de
conjecturer avec Bo ἰδοὺ (δέ, οὖν). — 21. τολμᾶν : S « faire », traduction libre. — 22. ἤρχοντο : S
<omprend « ils allaient (faire) ». — 23. ἐσχύλευε S Bh, ἐσκύλευσε F (?) Bo, ἔσχυλε D. — 24. ἤδη > S
et
εἰ
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ἈΠῸ]. Ὁ ΟΣ
738 METHODE D’OLYMPE. [14]
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NeRkcTRnnKoY ne ΔΑΛΗ ΜΗ "ἢ KEITH NOHCHÖMOY Wum. WT cero A πλάμεμε MHAAXZ
AAN
chiens comme päture. Un autre tirait son &pee et marchait <en ennemi>
contre un homme, son semblable. Celui-ci cherchait son salut dans la fuite,
mais son adversaire ne cessait pas de le poursuivre et refusait de dominer sa
fureur. Bref, il s’avancait sur lui et aussitöt brandissait son &pee. Le mal-
heureux se mettait ἃ implorer cet ennemi qui etait son semblable, il tendait
vers lui des mains suppliantes, et il consentait ἃ donner ses vetements, en ne
demandant que d’avoir la vie sauve. Mais l’autre, sans refrener en rien sa
fureur, sans piti6 pour son prochain, ne voulant pas reconnaitre en lui sa
propre image, commengait comme une bete sauvage ἃ dechirer sa proie avec
l’epee, et dejä il la faisait mordre dans ce corps pareil au sien : tel &tait l’exces
de sa rage. Et l’on pouvait voir la vietime qui gisait deja sur le sol, et
l’assassin qui maintenant deötroussait son cadavre, et qui ne recouvrait pas
möme de terre le corps nu de celui qu’il avait depouille de ses vetements.
1. IMOAOKKNKIH] TIOAOBENZ ἡ 5". — 2. KRCTKoNZ 55, mais le T est d’une main
plus recente. — ὃ. npuWwaoahrn Gy AZ 8 S“ mais le e est d’une autre main.
—5. CAKIAANIE S° : Jire peul-Clre «πὲ CAKJANIANE. — 6. Lacune d'une ligne.
_ 7. &eru 8", Actn 8) : Bo conjecture MCTim (lire ACTie, acc.) = τῆς βορᾶς, mais
le verbe « commencer » a plus volontiers comme complement un infinitif quun
substantif verbal. — 8. ce ze oyno] ἡ ἐπε oyn0 Sa; ef. 12,16. — 9. TAKoRomY 55:
lire peut-Ötre TAKOROM!<ze>, οἵ. 6,1. — 10. τόλμημα] τόλημο 5". — 11. Wanpanıpal
ὠληφλόπα 55, oanpam ero Bo. — 12. nz croero] ἡ wkkoero S°, S’, unz wkuoero S',
unz ΜῊ &ro ou cnoero Bo. — 13. aona ıpamero] aonapa me ersuser—
10
[15] DU LIBRE ARBITRE. 739
ἘΝ RR Ω \ 4 Une 2 1.8 ᾿ Er e Sn DIR Be
αὐτῷ υθριςεν΄ εἰχονα, βορᾶν χυσι καταλιπὼν" τὸν vezpov. () ὁξ΄ ζίφος ἐγύμνου al
ΓΝ
πὶ τὸν ὁμοιος παθὴ.» ἄνθρωπον «χακόνους. -" ἐχώρει" χαὶ ὁ μὲν φυγῇ τὴν σωτηρίαν
πορίζεσθαι ἤθελεν, ὁ δὲ διώχειν" οὐχ ἐπαύετο" οὐδὲ τοῦ θυμοῦ κρατεῖν ἤθελε. Καὶ τί δεῖ
πλείονα '" λέγειν, ἀλλ᾽ ὅτι χωρήσας" ' ἐπ᾽ αὐτὸν εὐθέως ἐπάϊσσε'" τῷ ξίφει" ὁ δ᾽ ἱκέτης τῷ
πλησίον "ἢ ἐγίνετο χαὶ χεῖρας ἱχεσίας ὥρεγεν, καὶ τὴν μὲν ἐσθῆτα διδόναι. ἤθελεν, μόνον δὲ
τὸ ζῆν ἔχειν" ἠξίου" ὁ δ᾽ οὐχ ἔθραυέ vu"? τὸν θυμὸν οὐδ᾽ ἠλέει τὸ
τῆς εἰκόνος ἐν ἐκείνῳ βλέπειν "5 ἤθελεν, ἀλλ᾽ ὡς ἄγριος θὴρ τῷ ξίφει τῆς βορᾶς '΄ ἤρχετο,
ἤδη δὲ χαὶ τὸ στόμα" τῷ ὁμοίῳ προσέφερε σώματι, τοσοῦτος γὰρ ἦν τῷ θυμῷ: χαὶ ἣν
ἰδεῖν τὸν μὲν ἤδη χείμενον 'ἢ, τὸν δὲ λοιπὸν σχυλεύοντα χαὶ umde yä σχεπάζοντα τὸ
24
σῶμα οὗ τῆς ἐσθῆτος "' ἐγύμνωσεν.
Πρὸς δὲ τούτοις ἕτερος προσήει"". ὃς τοῦ πλησίον γυναῖχα βιάζειν "ἢ ἤθελε, ληστεύων
γάμον ἀλλότριον καὶ ἐπὶ παράνομον χοίτην τραπῆναι παρορμῶν, τὸν γεγαμιηχκότα γνήσιον.
΄ 2 x y ’ n ᾿ - ΄ " ΄ 25 x \
πατέρα γίνεσθαι ᾿ μὴ θέλων. ᾿Εντεῦθεν καὶ ταῖς τραγῳδίαις πιστεύειν Npyoumv”, χαὶ τὸ
Puis un autre homme encore se presentait, qui voulait faire violence ἃ la
femme de son prochain, cherchant ἃ derober ἃ autrui ses droits conjugaux, ἃ
entrainer cette femme dans une couche illegitime et ἃ priver le mari legal
d’une paternite authentique. Des lors je commencais ἃ faire foi möme aux-
tragedies, et jacceptais de croire que le repas de Thyeste avait r&ellement eu:
14. oyerpeuaan 5", oyerpkuakm 5’. — 15. ÖEPATHTH| cAspATHTH 55. cette forme
fautive s’expliquant par une r@miniscence des expressions religieuses du type de
CZEIATHTH NA BEZAKONHK. — 16. AAABbI ou AAARIH] AAAH 83.
FDS Ezn. Bo 150,1-152,3.
1. αὐτῷ S Μὰ Bo, et cf. D" similemque sui, οὕτως FD. — 2. ὕδριζεν F Bo, ἐνύδριζεν Ὁ. — 3. καταλιπών.
DS, καταλείπων F Bo Bh. — 4.6 δέ S Bo, et cf. D’ uideo alium, τὸ δέ FD. — 5. ὁμοιοπαθῆ IS, ὅμοιον.
FD Bo. — 6. καχόνους ou χακονοῶν, ou (litteralement) χαχῶς νοῶν S,> FD. — 7. πορίζεσθαι Jahn, et cf. S
« acquerir », πορίζειν FD Bo (Platon, Prot. 321” σωτηρίαν τῷ γένει πορίζων n'est pas directement
comparable). — 8. διώχειν FD Bo, corrige en διώχων dans les Editions anciennes; le participe de S ne
prouve rien, encore moins celui de ἢ" et Ezn. — 9. οὐχ ἐπαύετο : S « il ne voulait pas cesser », avec
repetilion du verbe « vouloir ». — 10. πλείονα FS Bo, πλέον D. — 11. χωρήσας FD Bo : S «s’etant elance »,
ce qui suppose plutöt ὁρμήσας. — 12. ἐπάϊσσε (plutöt que ἐπῇσσε), d’apres Ὁ ἔπαισε, S « tendait » ou
« brandissait »: ἔπαιεν F Bo. — 13. τῷ πλησίον DS Bo, τοῦ πλησίον F. — 14. ἔχειν FD : S « recevoir »,
ce qui r&pond plutöt ἃ ro (τοῦ) ζὴν τυχεῖν (λαχεῖν). — 15. οὐχ ἔθραυέ τι, d’apres S « il ne brisait.
nullement », et cf. D’ nullo modo miserabatur : οὐχ ἐθραύετο D, οὐχ ἔθραυεν F Bo. — 16. οὐδὲ ... βλέπειν >
S, qui repond ἃ οὐδ᾽ ἐλεεῖν τὸν ὁμογενή ἤθελεν : lacune d’une ligne, qui peut remonter ἃ l’original gree de-
S, et qui a entraine, en grec ou en slave, la transformation en infinitif de limparfait. — 17. τῆς βορᾶς :
S «il commencait ἃ manger ». — 18. τὸ στόμα : jeu de mots sur στόμα « bouche » et « pointe» de l’Epde
(Condamin); S « il approchait la bouche ». — 19. ἤδη κείμενον S Bo, ἠδικημένον FD. — 20. λοιπόν»
S, qui a pu comprendre τὸν λοιπόν « Vautre ». — 21. τὸ σῶμα οὗ τῆς ἐσθῆτος, d’apres S « le corps
de celui qu'il avait depouill& » = σχεπάζοντα οὗ (zu!) τῆς ἐσθῆτος ἐγύμνωσε τὸ σῶμα : τὸ σῶμα ὃ τῆς ἐσθῆτος
F (avec une addition ὡς), Bo, τὸ σῶμα᾽ τῆς <yap> ἐσθῆτος D (γάρ manque dans D®), corporis quod
nudauerat D’. — 22. προσήει D (var. προσῆν), προσῆν F Bo; S « un autre voulait... » (alter&) suppose
ἕτερος ἱπροσῆν, ὃς] τοῦ πλησίον, le verbe προσεῖναι n’ayant pas de traduction en slave (cf. 17,8,101,13).. —
23. βιάζειν (ou βιάζεσθαι), d’apres S « contraindre, faire violence » : παίζειν FD Bo, alludentem Dr. —
24. γίνεσθαι Bo, γίγνεσθαι F, γενέσθαι D. — 25. πιστεύειν ἠρχόμην : S comprend « j’allais eroyant »..
ἰς Πυ πο γα
“Fol. 6. v°.
740 METHODE D’OLYMPE. [16]
7
sEpäa, N MVEctunckaa HCTHNNA MNAWE ΜῊ CA Beiepa BBITH, ΒΈρον Ὁ ze ἡ
Unsnonoy BEZAKONNOY CAKROKYIAENIn, ἢ BpÄTIA CZ &poyariens Ne Nenkpoym
koropk. ᾿
Cuynuxz oyso ἦ ceamyenn CABKACTEAR ἘΜΈ AZA WTKOYAOY CH HAAXZ' MKITATR’,
Koe ie ΔῊ ἡ MOARHZANTA cHXA NAyanı ἡ MAKWM KTO ceanKa°’ ἡ ΟΡ ΛΖ ZAA,
WTKSAOy ie ürpkre'nie HXA MH KT Auz” OYUHTeAn. M xora πε TRopNA ΟΠ
HEMOMENA BRAXZ NAPHYATH' NH ΟἹ CEBE COKKCTRA HITETH HH CACTARAECNIA ERITH.
7
Ἢ καποῦ skÄme οὐ cumicantm ὦ BoSk; Axome Bd KAATZ ἡ ΒΑΙΒΕΊΠΗΧΑ TEOPEUR,
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Ä ZANIX ΟΥ̓ Nero HMYCOTOME" NH TAKOBBIM CA AAOYETK, WTIENETR ke ἡ C’TRO
ἔν. -_ 7 1.5 8 di ._ ᾿ς Fe 6) Ὁ) Ὰ
phnie ug, ἡ φαλϑιιμεῦ ie ca CHMA ΟΥ̓ΜΕΙΒΕΤΕ, MpYemaeT ἀπὲ ΟΥ̓ΕΈΓΑΝΙΙΛΑ Hy.
To nano me ZA0 KkAme KoTA TAATOAATH CHI ΤΡ] wTummmparo cn; Ne 50
χόταιπε Ne ἘΜΤῊ HN, ἀιμε πέρμοε CAUZ τπορέη HIT ΒΜ ΠΡΗΧΟΛΑΙΒΗΠΖ 50
f4 6 ͵7 7 ᾽΄ £4
K HEMOY TOAPAMATH CA ΒΕΛῊ [A mocakasctkenuswu EuY BRITH). Tku ae πεολύς-
Bec’NO” UNk UH CA ERITH cH IpHAÄTATH K NENOY HAM MORE ἢ WT NETO ΒΗ Β΄ -
IIERIR, Ape M MAye NPSCTHTH Ectk Akne WT Ne coyıpux MÖNIRNOY ὙΌΟΜΟΥ ERITH,
En ἣν ο Ἴ ΤΑ " Δ 7
ἄπο ἢ ZAaa cam cATKopm. πε πὸ WT Ne coyıpuy 5 COYIECTEO CATROIHERZ A
πηπόληπιε WT CNIMECTKA KB NECOYIHECTEO ἐπὶ κα TOMOY TMOTOYBAALIE ΠΑΚΕΙ. ΑΙμὲ
lieu, et de ne pas douter des desirs incestueux d’Oenomaus ni de la dispute ἃ
main armee des freres ennemis.
Temoin de tant de crimes, j'’entreprenais d’en chercher l’origine : je me
demandais quel est leur principe moteur, quel &tre a invente tout ce mal chez
les hommes, oü ils en ont fait la decouverte et qui le leur a enseigne. Lui
donner Dieu comme cre&ateur, je ne me sentais pas l’audace de le faire, encore
moins d’admettre qu'il a en Dieu sa substance ou sa realisation. Comment
en eflet concevoir de Dieu ces idees? Il est bon, il est l’auteur du bien, il π᾿ ἃ
avec le mal aucune attache; au contraire, il ne peut par sa nature aimer rien
de ce qui ressemble au mal, il interdit de le faire naitre, il rejette ceux qui
s’y complaisent et accueille ceux qui le fuient. Et comment ne serait-il pas
absurde de faire de Dieu le er6ateur du mal, lui qui le reprouve? Il ne voudrait
pas qu’on l’empöchät d’etre, 51} en &tait lui-m&me originairement l’auteur :
car il veut de ceux qui viennent ἃ [αἱ qu'ils soient ses imitateurs. I] me parut
done deraisonnable de rapporter le mal ἃ Dieu, soit en tant quiissu de son
1. HAAXZ Sa, Hakx Sp, — 2. NBITATR 85", ΠΗΤΆΤΗ SP. — 3. ceaHka) ceAuKo
Sı. — 4. uuz 85": Bo conjecture, sans raison suflisante, CHMZ. — 5. NAPHYATH
5", napnyarn SP. — 6. ἡ κάκῳ 5"), Kane St (sans #. — 7. BAATZ ἦ Bo, BÄTKIH
οι
10
DEF 25 25
3
10
[17] DU LIBRE ARBITRE. 741
, = “αὶ = ἮΝ ß 3 s ἐς ᾿ Ξ ᾿
Θυέστειον δεῖπνον ἀληθῶς ἐδόκει mo: γεγονένα:! πιστεύειν, χαὶ τῇ Οἰνομάου παρανόμῳ
ἿΣ ‚ " - - DAN
ἐπιθυμία, καὶ τῇ τῶν ἀὸ
NET - , 5 D “κι
ελφῶν διὰ ξίφους φιλονεικίᾳ 00% ἀπιστεῖν".
͵ὔ [2 x r x ᾿ x 7 a ’ . Ξ΄ ΕΣ ’
Τοσούτων τοίνυν χαὶ τοιούτων θεατὴς γενόμενος &y@ πόθεν ταῦτα ἀναζητεῖν ἠρχομιην,
x ε Ὁ G ν᾽ - ᾽ x x ’ ΄ πῶ x ’ ’ 2 ᾿,ὔ
τίς δὲ χαὶ ἡ τῆς χινήσεως αὐτῶν ἀρχὴ χαὶ τίς ὁ τοσαῦτα κακὰ ἀνθρώπων μιηχανησάμιενος.
2 . " ’ er x , r ᾿ rs - 7 \ x \ \ δ r
πόθεν τε ἣ εὕρεσις αὐτῶν χαὶ τίς ὁ τούτων διδάσχχλος. Rat τὸν μὲν θεὸν ποιητὴν τούτων
2 - ἢ > Fer ic ’ N nn ‚X 2 ᾽ 6 \ GER vr Δι κ᾿
λέγειν τολμᾶν οὐχ οἷος TE" MV, αλλὰ μὴν οὐδὲ ἐξ αὐτοῦ" τὴν ὑπόστασιν ἔχειν οὐδὲ τὴν
re , - \ dr = - \ Es) m AT \ x D 8 5
τοῦ εἶναι σύστασιν. Πῶς Ὑὰρ olov τε ἦν ταῦτα περὶ θεοῦ ἐννοεῖν ; ὃς μὲν γὰρ ἀγαθὸς χαὶ
δι ἢ ΔΝ | Ἐπ Ομ τς, ΝΣ ; Ale ae Sa Ya) 9 ΝΣ ἘΣ Ὁ ΣΝ
τῶν χρειττόνων ποιητης, τῶν ὁὲ φχύλων αὐτῷ πρόσεστιν οὐδέν᾽ ἀλλ᾽ οὐὸς τοῖς τοιούτοις
χαίρειν πέφυχεν'", ἀπαγορεύει δὲ zul τὴν γένεσιν αὐτῶν, XXL τοὺς μὲν χαίροντας τούτοις
᾽ 4 x -Ἕ ’ ΕΣ 5: , r
ἀποξάλλεται, τοὺς δὲ φεύγοντας αὐτὰ ποοσίεται. Kat πῶς οὐχ ἄτοπον "' ἦν τὸν θεὸν τούτων
;
, 12 \ m δι \ a " ΄ \ = , >
λέγειν "ἢ δημιουργόν, τὸν ταῦτα παραιτούμενον; Οὐδὲ γὰρ ἂν ἐδούλετο un εἶναι αὐτῷ, εἰ
Er τὰ -- m ’ ° x 2 ” er Ν ᾽ - 4
πρῶτος "" αὐτῶν ποιητὴς ὑπῆρχεν αὐτός" τοὺς γὰρ προσιόντας αὐτῷ μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι '΄
er ” n 7 = n ͵ 145 . ’ -
θέλει. Ὅθεν ἄλογον ἔδοξεν εἶναί μοι ταῦτα προσάπτειν αὐτῷ "΄, ἢ ὡς ἐξ αὐτοῦ γεγονότα
6
Ε 74 \ \ ax er dei!” ır ar v ὃ En‘ RZ r ῃ 18 e
N, εἰ χαι τὰ μὰ ἱστὰ συγγωρησαι ει ες οὐχ οντῶν υνᾶτον ELVZL τι γινεσ a“ ,„ 07
x x r ε x b3 er ’ ar x το Ἴ 8 ᾿ “
χαὶ τὰ χαχὰ ἐποίησεν αὐτός. Ὃ γὰρ ἐκ τοῦ οὐχ εἶναι εἰς τὸ εἶναι αὐτὰ ποιήσας οὐχ ἂν
essence, 5010 — si toutefois on doit conceder que quelque chose puisse naitre
de rien — en disant que Dieu ereateur a cr&& aussi le mal. Car celui qui
l’aurait fait sortir du neant ne |’y ferait pas rentrer dans la suite. Ou sinon,
S®. — 8. paadnıpe 5. : lire sürement paaYwıpaa), acc. plur. — 9. BecAaökec’no
55. BezcawWnecne S.
FD Ph (l. 3 et suiv.) SEzn. Bo 152,3.153,10.
1. Passage alter dans les manuscrits : F ἀληθῶς ἐδόχε: μοι γεγονέναι, πιστεύειν δὲ καὶ τὴν (Sic) Οἰνομάου
παρανόμῳ ἐπιθυμίᾳ καὶ τῇ ... φιλονεικίᾳ οὐκ ἀπιστεῖν, D ἀληθῶς ἐδόχει μοι γεγονέναι, πιστεύω (Sans δέ) χαὶ τὴν
Οἰνομάου πάροινον ἐπιθυμίαν χαὶ τὴν ... φιλονειχίαν οὐχ ἀπιστῶ, S— ἀληθῶς (traduit par « veridique », adj.)
ἐδόχει po: γεγονέναι, πιστεύω δὲ χαὶ τὴν (ou τῇ et dat.) Οἰνομάον παράνομον ἐπιθυμίαν (traduit ἃ tort par
« copulalion » = χοινωνία, μῖξις) καὶ τῇ (ou τήν et acc.) ... οὐχ ἀπιστῶ: et plus encore chez Bonwetsch.:
amdins ἐδόχει μοι γεγονέναι, πιστεύω δὲ χαὶ τῇ Οἰδιπόϑαο (Sic) παρανόμῳ ἐπιμιξίᾳ (par fausse interpretalion
du temoignage de S), χαὶ τῇ ...οὐχ ἀπιστῶ ; D* traduit largement : et uidebantur mihi uera esse quae
scripla sunt uel de Oenomai cupidilate, etc. — 2. καχὰ ἀνθρώπων] χατὰ ἀνθρώπων F, zur’ ἀνθρώπων D,
χαχὰ ἀνθῥώποις (ou ἀνθρώπων) S, χαχὰ ἀνθρώποις Bo : il s’agit, non du mal machine contre les hommes
par un esprit mauvais, mais du mal qui regne chez les hommes (et non dans les spheres sup&@rieures)
et de son auteur, Dieu ou la matiere. — 3. τολμᾶν» 8. — A. οὐχ οἷός τε DS Bo, οὐχ οἷόν τε F. —
ὃ. ἀλλὰ μήν.» S. — 6. ἐξ αὐτοῦ : S comprend ἐξ ἑαυτοῦ, ce qui parait donner le sens : « je ne pouvais
pas dire de Dieu qu’il est l’auteur du mal et qu’il ne tire pas de lui-m&me sa nature personnelle (son
hypostase) ». — 7. ö:F Bo, ὁ D; ὡς S, et ct. D" sieut ipse bonüs est. — 8. γὰρ ἀγαθός DS, γάρ ἐστιν ἀγαθός
F Bo. — 9. ἀλλ᾽» S. — 10. πέφυχεν "5 S, qui traduit simplement par « il se rejouit ». — 11. ἄτοπον : S
« mal », traduetion large. — 12. λέγειν DS, λέγειν εἶναι F Bo. — 13. πρῶτος FD Bo : S = πρῶτον. —
1A. γίνεσθαι F Bo, γενέσθαι D; S « l’imiter et etre ses diseiples »: la seconde expression represente une
variante de traduction, et sans doute une correction d’un reviseur ancien. — 15. αὐτῷ DS Bo, τῷ θεῷ
F. — 16:4, εἰ D Bo, 4> ΒΒ; c'est ἃ tort que Bh propose de deplacer ἤ : le sens general est clair : ἢ ἐξ
αὐτοῦ γεγονότα, A... ἐξ οὐχ ὄντων ... ἐποίησεν, et οἵ. 1. 5-7. — 17. συγχωρῆσαι δεῖ FS Bo, συγχωρήσειεν D; Dr ποὶ
eliam ipso indulgente subsisltere. Si uero suppose ἣ εἰ ... συγχωρήσαι" εἰ (cum co quod ex nihilo fieri
aliquid impossibile est n'est pas altere, comme le veut Bh, mais signifie « outre que la creation ex
nihilo est impossible »). — 18. γίνεσθα!: F Bo, γενέσθαι D.
PATR. OR. — T. XXII. — F. 5. We
ΕΘ 1):
742 METHODE D’OLYMPE. [18]
» 2 n 2 e} G A "ἢ Ἵ Ὁ ζ
πὸ HM ce NOYiKA, φέμκου ie MKOMe skäme upkua mknöan ErTAA ZAHIZ paAoKAuıe
ca Korz, A ἩΜΠῈ mn’ ἐπε ΝΕΙΜΟΙΒΗ ΜΉΤΕ MM CA TAATOAATH ce w Boost une
Bd ce EcTk ECTKCTKA ποκλ MKOME οὗ MIHAATÄTH K NEMOY.
Tkı ze amso um ur ΠΗΈΤΗ mkyconoy' ὃ ΗΖ BEITH,
&@ TIOHBITANIE ERITH AH ΒΕέΒΗ CA KOTONBR HAN NH.
ubnoeh penoy
Ben, ΟἹ NEMME CH CATRONM npkuoyapoym? XHTPOCTHRW pAc’IHNHRZ H Oypar
ΠΕΣ Aonpk, WT nenme ἡ zÄsIMZA KRITH MUNHTR MM Ca. Bet KAKOKKCTBA KO
coypu εἴ MH nezz ὀπράξα, καὶ cmu ze M nec’unnfenn möcnuk ch, Toksanıpn
πὸὶ εἴ BOmIA χα τ ϑόοτη, Ne IOpEBNORA τα NH WCTART D IpHcHd CHA" NÖCHTH
CA, NÖ TROPHTH NAYHNALIE H WT τόριπηχα εὰ aonpknmaa χόταιπε WTAOYYATH.
Taxo’ nme czzaa Eannome WT nea akno vkAue ποτὸν Ξη ἌΛΤΗ ἀ Enmnome
εὰ, MKOME CAOKECENR PEN, MOAKNENA ΒΈΛΧΟΥ |, φέκ πὸ Apomunat], ch meno-
AOKBNA coyıpa NA TROpENIE Mnome EEÄXOY WCTARH, NHYHIRE ME COyıpA ἐμὸν
ΠΟΛΟΒΉΛ᾽ WT NHY’SE ΜῊ CA LINHTR ΒΑ YAKRI πρηχόλητη ZA0MR.
Cnye um ca umk Aonpk nukrn A Ormsicantn. Τὴ ἀπὲ OYEO, εὖ Apoyane, ἀπε
ΤῊ ἃ UNATR ΠΈΚΛΑ πὲ ΔἈΘΕΡῈ EKITH HZ’TAATOAANAA WT IIENE, ΠΡΗΗΟΑ TAAT
roan' skao πὸ ὦ HHXZ" NOCAOyWATH xsıpm.
il faut admettre qu'il y a eu un temps oü Dieu se complaisait dans le mal,
tandis qu’il ne s’y complait plus maintenant : hypothese qu'il me parait
impossible de formuler ἃ propos de Dieu, ce changement qu'on lui attribuerait
etant contraire Asa nature. γ
Pour ces raisons, je crus devoir admettre que quelque chose coexistait ἃ
Dieu, ce qu’on nomme la matiere, dont son art savant a fait l’univers en en
separant les öl&ments et en l’ordonnant d'une facon heureuse : c’est de cette
matiere que le mal doit tirer son origine. Sans qualites et sans forme, et en
outre agitee d'un mouvement desordonne, elle reclamait l’industrie de Dieu.
Ilne s’y refusa pas et voulut bien ne pas l’abandonner &ternellement ἃ cette
agitation confuse : il entreprit de la fagonner et se proposa d’en separer les
bons @l&öments des el&ments mauvais. Il modela donc de cette facon toutes les
1. uky’couoy S°, nkyeccwuoy 5". — 2. npkmoyapoym 5". npkuyapom Sp. —
3. πορεβηόμα ΤᾺ] NOpeRNöBANZ 5΄, MOpeRNORA 0NZ Masing, Bo. — A. cum 5° : Bo
conjeeture CHI, mais cl. 54,9, — 5. TAKO 5° : Bo conjecture <H> TAKO. — 6. IWAhT
vr
10
10
[19] DU LIBRE ARBITRE. 743
> Er ᾿ ι z 7 1 vr “- N > RE} a ν
Ex τοῦ εἶναι εἰς τὸ μηχέτι εἶναι [αὐτὰ] ἀνήρει πάλιν. Ἢ εἰ τοῦτο", ἀνάγκη λέγειν ὡς
-: x er - 2 "» ΄ N = δὲ BAND 3. 8 "δύ ᾿ ΄ Ν m
MV ποτε καιρὸς ὅτε τοῖς χαχοῖς ἔχαιρεν ὁ θεύς, νῦν δὲ οὐχέτι" ὅπερ ἀδύνατον εἶναί or δοχεῖ
λέγειν τοῦτο περὶ θεοῦ" ἀνοίκειον γὰρ τῆς φύσεως αὐτοῦ τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ ".
[4 z CL L 5 » er de NE x ” 15 ἈΝ
Διόπερ ἔδοξέν μοι συνυπάρχειν τ: αὐτῷ " τοὔνομα " ὕλη, ἐξ ἧς τὰ ὄντα᾽ ἐδημιούργησεν
κι ee rt διάκο ΟΡ ΟΣ, ΣΡ ΣΕΥ εἰ στ δοτέον Ἀν τϑίοι
τέχνῃ σοφὴ διχχρίνας χαὶ διαχοσμήσας χαλῶς, ἐξ ἧς καὶ τὰ χαχὰ εἶναι δοχεῖ᾽. Ἀποίου
x ᾽ » ΄ E77 ᾽ ΞΔ ΄ ’ ΄' ΄ Ν ΄
τε γὰρ χαὶ ἀσχηματίστου οὔσης αὐτῆς, πρὸς δὲ τούτοις χαὶ ἀτάκτως φερομένης, δεομένης
- -“ “- ᾿ τ " Nr x “-ῳ ’ \ ”
τε τῆς τοῦ θεοῦ τέχνης, οὐχ ἐφθόνησεν οὗτος οὔτε διὰ παντὸς χαταλιπεῖν" αὐτὴν οὕτως
φέρεσθαι, ἀλλὰ δημιουργεῖν ἤρχετο χαὶ ἀπὸ τῶν χειρίστων αὐτῆς τὰ κάλλιστα διαχρίνειν
14 7 x “ - νΝδ 7 m r ’ m “ , - N - x u
ἤθελεν. Kai!" οὕτως γοῦν ἐδημιούργησεν ὅσα ἐξ "αὐτῆς ἥρμοζεν θεῷ δημιουργεῖν" τὰ δ᾽ ὅσα
anne 2 τον Ἀπ ἡ 4..,..ὃν .) ΠΝ Sur » \ x ΄, N,
αὐτῆς ὡς ἔπος εἰπεῖν τρυγώδη ἐτύγχανεν, ταῦτα ἀνάρμοστα ὄντα πρὸς δημιουργίαν ὡς
- 4 RR En ΄ > = R wie Song,
eiyev χατέλιπεν, Kar’ οὐδὲν αὐτῷ προσήχοντοι" ἐξ ὧν δοχεῖ μοι νῦν" παρὰ ἀνθρώποις
ἐπιρρεῖν "ἢ τὰ καχά.
-“ » ΜΠ δ) - ᾿ , Θ᾽ ᾿ m x - m
Οὕτως ἔδοξέν μοι εὖ ἔχειν φρονεῖν. Σὺ δα ὦ φίλε, εἴ τινά σοι δοχεῖ μὴ χαλῶς εἰρῆσθα:
\ m ἡ ‚ Ν + ’ -
πρὸς ἐμοῦ, ἀναφέρων '΄ λέγε᾽ χαὶ γὰρ πάνυ περὶ τοιούτων ᾿ἦ ἀχούειν ποθῶ.
parties de la matiere qu'il etait seant ἃ un Dieu de modeler. Quant aux par-
ties qui en constituaient pour ainsi dire la lie, il les laissa dans leur &tat
primitif, comme impropres ἃ &tre travailldes et indignes de lui : voilä, Amon
avis, la source d’oü le mal afllue dans l!’humanite.
Telle est l’opinion que j’ai cru juste d’adopter. Mais toi, mon ami, si tu
juges que mon raisonnement peche sur quelque point, reprends l’argumenta-
3 δ ᾽
tion. 181 grand desir en effet d’entendre traiter cette question.
wena θ᾽: πὸ Ano Masing, Bo. — 7. ApOAHNA, ou Apoaum Bo, glose ἃ IOABNENA :
Apoyauna 5". — 8. ὦ πηχὰ S%, ὠπὲχ 5". ὁ oukxz Bo.
FD Ph (jusque 1. 12) C (᾿. 4 et suiv.) S Ezn. Bo 153,10-155,2,
1. εἰς τὸ μηχέτι εἶναι αὐτά F Bo,> Ὁ : S « de l’existence ἃ la non-existence ἃ l’avenir », traduetion
libre de εἰς τὸ μηχέτι εἶναι, sans αὐτά. --- 2. ἢ εἰ τοῦτο ἢ (ef uidebitur D’); ἀνήρει" πάλιν τε τοῦ F;S «car
‚alors (?) cela aussi est necessaire, je veux dire » — εἰ γάρ, (χαὶ) τοῦτο ἀνάγχη, λέγειν (traduit librement
par « je dis », «je veux dire »); ἢ τοῦτο ἀνάγχη λέγειν Bo; on peut conjecturer ei δέ, τοῦτο ἀνάγχη λέγειν.
— 3. οὐχέτι F Bo, >D:S «non »= οὖ. — 4. S traduit « car cela est &tranger ἃ la nature divine
qu’on lui attribue cela », ce qui parait supposer ἀνοίχειον γὰρ τοῦτο τῆς φύσεως τοῦ θεοῦ (OU αὐτοῦ, par
traduction libre) τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ. — 5. Apres αὐτῷ, Sa le litre ἃ l’encre rouge : « Question :
y at-il une matiere coexistante A Dieu ou non » = ζήτημα (τοῦ) συνυπάρχειν ὕλην τῷ θεῷ ἢ μή. —
6. τοὔνομα Ph, ᾧ τοὔνομα DC Bo, ἡἣ τοὔνομα F; S « je dis (je veux dire) une cerlaine matiere », ce qui
‚suppose plutöt τοὔνομα. — 7. τὰ ὄντα : S « ces choses » — ταῦτα. — 8. δοχεῖ «μοι» S. — 9. οὔτε
„.xaradımeiv FD, οὐδὲ ... καταλιπεῖν ( (οὐ ...xareiımev Ph, mais le texte est abr&ge); ὥστε ... καταλιπεῖν
Bo; -Yinfinilif au moins est sür, et il faut sans doute garder la legon des manuscrits, en comprenant
«il ne se refusa pas ἃ ne pas la laisser » (le grec classique aurait μὴ οὐ καταλιπεῖν) ; les traductions
ne prouvent rien : S = οὔτε (οὐδὲ) κατέλιπεν. --- 10. κα!» S. — 11. τρυγώδη : S « du depöt, c’est-ä-dire
‚de la lie », avec une glose rajoulee. — 12. νῦν» 5. — 13. ἐπιρρεῖν : 5ὶ « arriver ». — 14. “ἀναφέρων
F Bo, ἀνθυποφέρων C : S « apportant », qui represente ἀναφέρων. — 15. περὶ τοιούτων : S « sur elles ».
74 METHODE D’OLYMPE. [20]
— Πολβήπεηϊε ae mpmemam TEE, ὦ Apoyae, ἡ ταύς ὦ ολοβέορεχα χπλλιν
nocnkwenie" A Mxome ΟΟΥΒΗΧΑ ΠῚ cuye φΑΞΟΥΜῈ, Axome WT coypa ΒΕΙΒΗ ΝΈΒΟΑ
ch cAzaAa Korz, ne Zhad moxoyaam" Mnome πὸ mo HeTunk Ξ3ληιχχ πατὶς οήης
ΕἾ
ΜΗΥΓΕΒΙΙΖ pazoyırksartH TEOPHTh. u apbs Ale? πὸ MENE πηύ3η ukyin ΠΟΥ Ἢ
- AOBoANO ὦ ckuız ΠΟΠΗΙΤΑΗΪΕ ὁὀχτβύφμππιλ. H ὠπή me ἤϊκὸ ἡ τὴϊ pazYurkma?, apoyzin
ol. WoV2.
MAKBI EOTA TROPJA cHun pkma, * cenpkmenno cemoy* CORKCTEO OYEOMRZINE ca
pen’ ὦ Ömm πὲ WT BOMMIA pEımm KoTOy Ὑ ΒΟ ERITH ZAHIXZ cenpkuennY Emoy
sEıpr ΜΗ ΈΠΙΑ TAATOAATH, MH ζεῖ CA WEOHNZ MAKRO H NE WT NERkAcNTA” HCTHNNATDO
ΟΥ̓ΕΟΙΆΤΗ CA BOTA ἐᾷπὲε πὲ peyım aonpk. Apoyzin mann H B’ZHCKoBAarH [ἢ ΠΗΙΤΑΤΗΪ]"
B’Uana ὦ Chun WTIEK<O>MA” Ca, AKome Ne Hoya KONNA cuyeRom! KANNICOY.
Nz πη wre nee TEVEA® ADR’KE WTOHNATH ca BANAWAEMATO NE AACTR' H NA4UE
πε Eraa Hznonenie monkaaemm οδύε, πο me KApknieun Apkanız, ἀπμε ἡ naye
cHnye NEKAKO WT HHXME noukıcan unk ca AıkrH seyn, NZ <k> Kocxorknin”
HcTuN’Waro ΒΈΛΕΝΙΑ KEITH Taarvacıım, mocnkunk HM ἀξ mA BANpÖCHDE
WEPÄTHTH CA ἤπια CAOKO. Asıpa RE AA BOYAE nal μη "ἢ nah Apoyraın nocaSxaran
M (l’orthodoxe). — J’approuve ton z&le, mon ami, et loue ton amour de la
discussion philosophique; et que tu aies admis, dans ton explication de
l’univers, l’existence d’une substance primitive que Dieu aurait ordonnde
pour fairele monde, je ne saurais t’en blämer tout ἃ fait. Il est bien vrai que le
fait de la production du mal a amen& la plupart des philosophes ἃ la meme
theorie. En’eflet, avant toi et avant moi, bien des hommes compe6tents ont
traite cette question on ne peut plus ἃ fond. Et les uns ont adopte la möme
facon de voir que toi, les autres au contraire ont declar& Dieu er6ateur du
y* ᾿ . , . ’ r
mal, parce qu’ils n’osaient pas poser l’existence d’une substance coeternelle
ἃ lui, de möme que les premiers ont voulu admettre la matiere co6ternelle ἃ
Dieu parce qu’ils n’osaient pas faire de Dieu l’auteur du mal: pour les uns
comme pour les autres, ce fut une consequence, tiree ἃ tort par ignorance du
vrai, de la crainte de calomnier la divinit6. Il y en a d’autres qui ont recuse
radicalement toute recherche sur ce sujet, estimant qu’une telle etude n’abou-
tissait ἃ rien. Mais pour moi, notre amiti6 m’interdit — tout est commun
entre amis — de refuser la discussion du probl&me, et surtout quand tu me
1. coypnxz 5° : lire peut-etre «ὠΞ coypuxz Bo. -- 2. apkae S°, mais le A
parait rajoule par une autre main. — 3. pazSurkura S®, avec 35 rajoute en cursive
au-dessus de la ligne. — A. cemoy 55 : lire peut-tre ἐμὸν = αὐτῷ. — 5. πὲ WT
nenkaenia S® : Bo supprime une des deux nögations. — ὃ. ἦ B’ZUCKORATH ἢ
ΠΗΤΆΤΗ = Inrelv: il sagit sürement d'une variante de traduction, et l’un des deux
verbes est ἃ supprimer. — 7. WTPEROWA, ou WTokum] ὥρέκιπα 55. — 8, Wrlelpee
10
10
15
[24] DU LIBRE ARBITRE. 745
\ \ ’ Nr \ x , ΄ \ \ = 4
— Τὴν μὲν προθυμίαν ἀποδέχομαι τὴν σήν, ὦ φίλε, χαΐί σου τὴν περὶ τῶν λόγων
σπουδὴν ἐπαινῶ ὅτι δὲ περὶ τῶν ὄντων οὕτως διετέθης, ὡς ἄρα ἐξ ὑποχειμένης τινὸς
᾿ ᾿ - τ ΄ « » n > + « "»- - \ € -Ὁ “ὦ
οὐσίας ταῦτα ἐδημιούργησεν ὁ θεός, οὐ πάνυ τι" μέμφομαι. Ὡς ἀληθῶς γὰρ ἡ τῶν χαχῶν
, “ N IN β - ER! \ x Ὁ NEN 3 - A
γένεσις οὕτω τοὺς πολλοὺς διατεθῆναι ποιεῖ. ΚΚαὶ γὰρ πρὸ σοῦ τε καὶ" ἐμοῦ πολλοί τινες
N € \ \ ΄ ἀν ᾿ 4. 5 , x e ΓΕ ΥΣ ΄, N ,
ἄνδρες ἱκανοὶ περὶ τούτου ' τὴν μεγίστην ζήτησιν " ἐποιήσαντο. Καὶ αἰ οἱ μὲν ὁμοίως διετέθησάν
ΓΝ ῸΣ 5 a, \ 6 \ ΄ δ x ᾽ ἊΣ ΄ 3 ὧᾷβ ε ᾿,
σοι, οἱ δ᾽ αὖ πάλιν τὸν θεὸν τούτων δημιουργὸν ἀπεφήναντο, σύγχρονον αὐτῷ" ὑπόστασιν
δοῦνα:" πεφοδημένοι" χἀχεῖνοι ἐχ τοῦ φοσηθῆναι τῶν κακῶν ποιητὴν εἰπεῖν τὸν θεὸν σύγ-
"τῷ δοῦ EEE NERNS ἐδ r REN TE 8.5 ΞΡ υ ταὶ es EREr
χρόνον αὐτῷ δοῦναι" τὴν ὕλην ἔδοξαν, καὶ συνέθη ἀμφοτέροις" ἐκ τοῦ μὴ χατ᾽ ἐπιστήμην
Dear
τοῦ ἀληθοῦς φοδηθῆνα: τὸν θεὸν τὸ μὴ χαλῶς εἰπεῖν". “Ἕτεροι δὲ τὴν ἀρχὴν" χαὶ περὶ τοῦ
΄ τ Ὁ, = 2 ἢ e ’ » " “- ͵΄ Kara Ian τὰ δὲ
τοιούτου '' ζητεῖν παρητήσαντο, ὡς οὐχ ἔχοντος τέλος τοῦ τοιούτου ζητήματος. ᾿Εμὲ δὲ
τὰ χοινὰ τῆς πρὸς σὲ φιλίας παραιτεῖσθαι τὸ ζητούμενον οὐχ ἐᾷ, καὶ μάλιστα ὅτε τὴν
\ x
προαίρεσιν ἀπαγγέλλεις τὴν σήν, ὡς οὐ προλήψει χρατούμενος, εἰ χαὶ τὰ μάλιστα οὕτω πως
rue B 1, N r » \ , 12 2as9 2 3 ΄ - πὰ τ n ‚
ἐξ ὧν ὑπενόησας ἔδοξας ἔχειν τὰ πράγματα '΄, ἀλλ᾽ ἐν ἐπιθυμία τῆς τοῦ ἀληθοῦς γνώσεως
χαθεστάναι λέγεις. "Odev'? προθύμως χαἀγὼ ἐπὶ τὸν τῆς ζητήσεως τραπήσομαι λόγον.
Β , δὲ x περ ΩΝ \ € -" ie MR AN £ θ - τς & ΄ N \
ούλομαι E χαι τουτονὶ τὸν ἑτάαιρον αχροσ τὴν γένεσ αι τῶν ἡμέτερων λόγων χα! γῦρ
declares en quelles dispositions tu l’abordes : tu n’es pas domine par une
opinion preconcue, m&me si tes reflexions t’ont amene ἃ la theorie que tu
m'as exposede, et tu m’assures avoir le ferme ἀ 651: de connaitre la verite. Aussi
c'est bien volontiers que je vais entreprendre ἃ mon tour la discussion de la
question. Et je desire que ce camarade qui est avec toi assiste 1] aussi ἃ
notre debat : car il parait bien avoir ἃ peu pres les m&mes idees que toi sur
TEOER] WreMecTno εὰ S®, oRIpECTKO <TEo>cA 5. (par eorreetion), Bo. — 9. ποοχός
tkninu 95, sans ΒΖ : lire <k> socxorknin, ou encore KA χύτ τη. - 10. ἀλὰ
«un 855 : Bo conjecture, peut-etre avec raison, MH CHH Hal = χαὶ τοῦτον ἡ.
FCD (jusque l. 9) S Ezn. Bo 155,3-156,7.
1. περὶ τῶν λόγων S, περὶ τῶν σῶν λόγων Ü, περὶ τὸν λόγον FD Bo : cf. ἐν τοῖς λόγοις 35,56, 43,1 οἱ
Platon, Protagoras, 361d τὴν διέξοδον τῶν λόγων. — 2. τι» 5. — 3. σοῦ τε χαί» 85. — 4. τούτου FS
Bo, τοῦ τοιούτον C : Ezn parait supposer ταὐτοῦ, voir L. Maries, Le De Deo d’Eznik de Kolb, p. 97.
— 5.8 -- ἱκανὴν περὶ τούτου τὴν ζήτησιν, SANS μεγίστην. — 6. S « ἃ celui-ci » = τούτῳ, si le mot slave
n’est pas altere de « ἃ mi » = αὐτῷ. — 7. δοῦναι : S « dire », et de me&mel. 8. — 8. ἀμφοτέροις F,
ἑχατέροις DC Bo; les traductions sont ambigues : D* isti omnes, mais S suppose plutöt &yporzpors-
— 9. La traduction slave, assez embarrassde, parait signifier : « et cela arriva aux uns et aux
aulres, en sorte de (ou : « et il arriva....de »)n’avoir pas craint, par ignorance de la verite (ou mieux:
« d’avoir craint, et non par ignorance de la νόγ 6 ») de mal parler de Dieu » (litteralement :
« d’avoir ceraint Dieu, d’en mal parler », calque du grec); ce qui pourrait repondre ἃ ὥστε (ou ἐν τῷ)
“μὴ κατ᾽ ἐπιστήμης (« contre la connaissance »)... φοδηθῆναι, mais il faut plutöt supposer que le traducteur,
quin’avait pas compris συνέθη ...ex « cela rösulta de », ainterprete librement, d’apres le sens probable,
— 10. τὴν ἀρχήν est une locution adverbiale (cf. Eznik « d’autres ont renonc& ἃ toute recherche »), et
iln'ya pas lieu avec Μὰ et Bo de supprimer ou de deplacer καί; S comprend « chercher le prineipe »,
et le verbe « chercher » est rendu par deux verbes synonymes, ce qui ne represente qu’une variante
de traduetion. — 11. τοῦ τοιούτου FC: S = τούτου. — 12. ἔχειν τὰ πράγματα : S a sürement compris
« tu as sembl& avoir les choses ». — 13. ö0.v> S, qui comprend καὶ μάλιστα ὅτε..., προθύμως. —
14. τὸν ἕτερον ΕΞ: S alu (ou χαὶ) τοῦτον ἢ τὸν ἕτερον.
"ol. 87%,
746 METHODE D’OLYMPE. [22]
NAIIHX CAORECA" UNHTE Εό CA KAKO nk πό ICONOYy ὠ cHXA DNOAOBNE TERE CAAKHUTH
cam“ Μμὸγ. Tku ἂς ὠπειμὲ κὰ Wrkıma χόιμν πα εν CA0RO” M κα me Ed BA?
νέαν K TEBE (Η!ὲ HAMA, τλᾶς ὦ καὶ “ἐὸν TAKOME” Hz ’Apenoy. Äye ke TA oY50
πὸ npasak ὦ ΒΑΜΕΙΠΗ ΧΑ ΠΡΈΛΑΛΕΗΤΕ TAATOAATH,
Naunnaetk caoR0.
saarooyunk NMPOTHEOY Koe-
MOYyRAO WTEEMAH Axke KANPÄNAENZ ἡ" WT CETO BO HIMATkR KEITH ἡ TERE HCTHNNAA
NARKIKNOYTH, ἡ MINE He 5 CÄE K TERE IIOA CAORECA NOAAMTH.
— Ci Ame” TAATDAA TEOPHTH TOTORK HuAnız, ἡ Toro Akaa cz scku nocnkuennen
üunkx BAnpAuan WT NHX’Ke LM TOM ΠῚ ΗΜ ΠΗ caskaknim KOAWATO NAOYIHTH.
N! πὸ um Waoakwie npkanennurn [ἢ] za% [orpananie]‘, n0 ACTHNNoe HZERIK-
NOYTH a0upK. Tku € Apkain CA K TOMN caoRece.
W πὸ a w Kenn”.
— Muse ποῦ mkazk KKITH NecäTKopenkinma AREA BKOYNB, ἦ CAUZ ΤΑΙ UND
Axo ne’ nepazanıkeum, ἀιμὲ ἡ 5ἘΛὺ unmmum ca BApHRZ CE ΠΡΗΛΟΆΗΤΗ KA CAORECH,
le sujet. Je veux done que mon argumentation s’adresse ἃ vous deux ἃ la fois :
la critique que je ferai de la these que tu as adoptee vaudra ögalement pour
lui. Eh bien, situ es vraiment d’avis qu’une methode prudente s’impose ἃ
qui cherche les solutions justes, je te demande de röpondre ἃ chacune des
questions que je te poserai : c'est le bon moyen pour que toi tu apprennes ἃ
connaitre la verit6, et que moi je ne perde pas mon temps en acceptant
la discussion avec toi.
A. — Je suis pröt ἃ me soumettre ἃ cette methode, et pour cela je te prie
de t’appliquer de toutes tes forces ἃ me poser les questions qui doivent
m’aider ἃ trouver la bonne solution. Car le but que je me propose n'est pas de
remporter une victoire mal acquise, mais de bien acqu6rir la connaissance de
la verit6. Prends done maintenant la parole.
. N Mn - N
1. alnalze] nome 55, nme Bo. — ἃ. BA 85 : lire peut-ötre 8A, dat. duel.
3. Tanome] TARoyme 5%. — A. KANPÄNAENZ Sı (Bo a lu sanpauaeuk, sans.
doute d’apres 5"). — 5. ciAme 5° : le copiste a sürement compris ΟἿΑ ze, au lieu de
cn ne. — 6. La traduction primitive devait porter Wavaknie mpkanenutk za%k
= τὸ νικῆσαι πρόχειται χαχῶς, οἱ CTPAAANIE n'est quune variante de la traduction
correcte Wavaknie. 7. A la hauteur du titre, 5.1. porte dans la marge le signe
10
15
>
10
[23] DU LIBRE ARBITRE. 747
“ , x ΄ . ᾿ τοῖν ἐν 2. Ste N ἢ N 3 ,
δοχεῖ πως ΧατᾺ τι med! τουτῶν ομοίωὼς on, δοξάζειν" χαὶ INFOS. Διὸ κοινὴν προς ἀμφοτέρους
τὸν λόγον ποιεῖσθα: βούλομαι" ἃ γὰρ ἂν εἴποιμι πρὸς σὲ οὕτως ἔχοντα, ταῦτα καὶ πρὸς
2 A
n e , 7 v ΄ "« τ \ - , r 8...» ᾿ Near,
τοῦτον ALOE λεζω ". Ei σοι τοίνυν ἀληθῶς: TEIL τοῦ AIELTTOVOG λέγειν εὐγνωμόνως ὃὁοχεὶ
ἴ ὃ
4
πρὸς ἕκαστον ἀπόκριναι ὧν ἐρωτῶ" ἐκ γὰρ τούτων" γενήσεται χαὶ σὲ μὲν τἀληθὲς
μανθάνειν", κἀμὲ δὲ μὴ μάτην τοὺς λόγους προσίεσθαι" πρὸς σέ.
Taih” ἅπερ εἶπας πράττειν ἑτοίμως ἔχω, καὶ διὰ τοῦτο μετὰ πάσης προθυμίας
ἐχεῖνα πυνθάνου ἐξ ὦνπερ νομίζεις δύνασθαί ns τὴν ἐπιστήμιην τοῦ χρείττονος μαθεῖν. Οὐ
γάρ μοι τὸ νικῆσαι πρόχειται χαχῶς "'. ἀλλὰ τὸ ἀληθὲς ἐχμαθεῖν χαλῶς. Ὅθεν ἔχου τὸ
λοιπὸν τοῦ λόγου.
Περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης "΄.
1390) Ἀγ γε Be EAN} πὰ 15 >. Aa Nr ” Ὧν ἊΣ = ? Te \ x
τι μεν ὑπάρχειν αδύνατον ἀγένητα ὃν RR ουὸξ GE χγνοειν von, εἰ κα! τὰ
, m > r Er 1 ΡῈ rn x
μάλιστα δοχεῖς προλαδὼν τοῦτο προστεθειχέναι '" τῷ Ayo, τῷ πᾶντως ἐξ ἀνάγχης τὸ ἕτερον
DE Diev ET DE LA MATIERE.
ΝΜ. — Qu'il ne puisse pas exister deux increes ἃ la fois, je pense que tu
ne l'ignores pas toi-m&me, bien que tu aies visiblement introduit ce postulat
ᾷ. — 8. 50 5° : Bo conjeclure 0yE0 = Ev, et non οὗν). — 9. ne est rajoute dans
5.5 au-dessus de la ligne, peut-etre par une autre main.
FCD (1. 3 et suiv.) E (l. 11 et suiv.) Ph (l. 11 et suiv.) S Ezn. Bo 156,7-157,3.
1. S « eelebrer (calque du grec) semblablement ἃ toi-m&eme » — ὁμοίως σοὶ δοξάζειν αὐτῷ.
— 2. S« car ce que je vous dirai, elant ainsi envers toi, j’exprimerai les memes choses », ce
qui suppose ἃ (ou οἷα) γὰρ ἂν εἴπω üniv..., ταὐτά (ἔχοντα Elant rattach& ἃ ἅ). — 3. Apres λέγειν, Sa
le titre : « le discours commence » = ἄρχετα! ὁ λόγος. — A. εἴ σοι... δοχεῖ F Bo : εἰς ὃ τοίνυν περὶ τοῦ
κρείττονος λέγεις, εὐγνωμόνως C, μόνον εὐγνωμόνως πρὸς ἕχαστα ἀπόχριναι D (abrege), S « si donc tu te
proposes vraiment de parler des choses superieures, reponds avec bienveillance » τα εἴ σοι τοίνυν ἀληθῶς
περὶ τῶν χρειττόνων (Cl. 35,0 ) «πρόχειται, rajoule d’apres 1. 8> λέγειν, εὐγνωμόνως, Ezn « l’empressement
des volontes d’auditeurs droils »; ces variantes, qui raltachent εὐγνωμόνως A ἀπόχριναι, Stexpliquent bien
par une lecon commune εἴ σοι... λέγειν, εὐγνωμόνως, avec chute de δοχεῖ. — 5. ἐρωτῷ FDE : S
« (tu es) interroge » (phrase participiale), ce qui ne suppose pas necessairement le passif ἐρωτᾷ. —
6. τούτων FG : τούτου DS, et Ezn « de la ». — 7. τἀληθές C, τὸ ἀληθές FD Bo : S « les choses vraies », ce
qui confirme peut-ötre indirectement l’orthographe de C (nr pour τἀληθές). — 8. μανθάνειν FÜS,
γνῶναι Ὁ. —9. προσίεσθα: C, et cl. S « donner » ou « presenter » (ποιεῖσθαι est regulierement traduit par
« faire ») : ποιεῖσθαι FD Bo. — 10. L’interlocuteur est designe par Οὐ. dans F. — 11. τὸ νιχῆσαι.... χαχῶς
FD: S «la victoire et la lutte (?) d’une facon mauvaise » = τὸ νικῆσαι πρόχειται χαὶ τὸ χαχῶς ἀθλεῖν, mais
le mot « lutte » n’est qu’une variante de « vietoire », ajoulde sans doute par un reviseur, puis incor-
poree au texte. — 12. Ce titre est dans F et S. — 13. L’interlocuteur est designe par ’Og9. dans F. —
14. μέν FCE : μὲν οὖν D Ph Bo, mais les deux manusecrits, par additions ou suppressions, presentent
autrement la phrase; 5. suppose plutöt μέν. --- 15. ὑπάρχειν ἀδύνατον FDE?®, ἀδύνατον ὑπάρχειν CE! Bo (S
ne prouve rien), ὑπάρχειν Σ» Ph. — 16. προστεθεικέναι DES Bo, προτεθεικέναι ΓΟ.
ΚΠ]: 8: v2.
2001..9,719:
7A8 METHODE D’OLYMPE. [24]
ἐπε * πολκὸ Noyem Apäroe ΛΈΠΟ TAATOAATH, Hall AKo PAZAOYUENZ ECTR KeipH
EOTZ, HAH ΠΑ͂ΜΕ πὸ HEPAZAOYYENZ ECTR WT πέλ.
& X5Z TAATOAMHUZ EKYIR? EBITH CA BEIERM ἢ BOTN.
Aype me KTÖ EKROYIB EMMA TAATI>
ΔΗ͂ΤΕ EhITH, NETRONENGE ῥέε τ κ᾽ EANHNDO πὸ (Ε0 YACTR Βογαεί τα] " ApSroms" ceBe 5
Re cYıpe YJACTH” NE BSAET NETROPRNK ASE, NZ EAHNO® WT PAZAHYNOY CACTABAENO.
Nu sasa 80 ΠΡΟΣ pAZAHURNKIA ΟΥ̓́ΔΕΙ pazaSuacuız NA MNÖTBI YACTH’, NÖ,
HMKOKE CAOKO DYKAMETR, EAHND TO CATKÖENO JAKA IINOTOYACTENZ IKHKOTZ WT
BOTA CATROPENZ PEIENIK” TAKOME NOYIKA, λιμε ΠΈΟΤΗ ΦΑΞΛΟΥΎΣΗΣ WT ΒΕΙΒῊ BOTZ,
ἐλήμο KEITH TAATVAATH CA° NECATEONENGE.
Aıe ΔῊ WTAOYYENOY EBITH (EYETh KTO, NOYRA Ὑρόμον EBITH MEKA WEOHMB,
@' KA TAATOARIIHIZ pazasuenY EBITH EOTS WT ΒΕΙΒΗ.
u
ἔχε ἡ pazamuenie ER TMOKAZAETR" NEMONO KO ECTh 5 PACTOMNIN IMTATH CA
YTO WT YECOTO, πὲ coyınY Aparom® πὸ HENOYRE PAZAOYIENIE APOYTATO ERIBAECTR.
ὦ Andw!" meczTKöpenom pEXSLIZ CAORO, cemoy HAmEM TaKome ΠΡΗΧΟΛΉΤΗ. Taue AA
BOYAOY NECATKOPENAA TOM’ ἧἠ ὦ CHXA 50 ΟΥ̓πὸ AA KANAMIAENZ pazaoyıenAa ΔῊ COYTk
dans ton raisonnement. Car il faut, de toute necessite, dire de deux choses
l’une : qu’entre Dieu et la matiere il y a söparation, ou bien indivision. Or si
l’on se prononce pour l’union, on aflirme que l’ineröe est un : chacun d’eux
sera partie du tout de l’autre, et &tant mutuellement parties d’un m&me tout,
ils ne constitueront pas deux inere6s, mais un seul, compos& de parties
diverses. Le corps de l’homme est aussi form& de membres diflerents, et
nous ne morcelons pas la creature humaine en plusieurs ötres; si nous disons
au contraire, comme la raison l’exige, que l’'homme est un &tre unique que
Dieu a cr&& compos& de plusieurs parties, il faut &galement, si Dieu n'est pas
separ6 de la matiere, dire qu’il n’y a qu’un incree.
Mais si l’on prononce que Dieu est söpar& de la matiere, il faut qu’il y ait
quelque etre dans l’intervalle qui marque leur separation. On ne peut pas
1. ἐπε 5", ἐπε ἡ 5». — 2. παῦπε 5", π᾽ αὐπῈ S®. — 3. cz Beam] ΟΧΒΕΙΒΒΗἕ
Sam nn, BOYAETR Sa mais Tb est barıc: dans 5" ApSromy est rajoule au-
dessus de la ligne, et ceRe... BSAET au haut de la page. — 5. spe YJACTH| οδμε
JAcTk ἡ S°; il faut sürement corriger avee 5. cSıpe en eSıpn, duel, et le singulier
10
ἔπε πὲ AO cero TÄKMO CTAETR EAHNOTO, NA M AO πηόγειχα᾽ Mue πὸ WEPÄZOLE 15
10
[25] DU LIBRE ARBITRE. 749
dein! λέγειν. ἢ ὅτι χεχώρισται τὴς ὕλης ὁ θεός, ἢ αὖ πάλιν ὅτι ἀμέριστος αὐτῆς τυγχάνει"
> EHEN ΄ EN FE TV P EN er Der Sk 6 \ AR
Εἰ μὲν οὖν" ἡνῶσθαί τις αὐτὸν εἰπεῖν ἐθέλοι", ἕν᾽ τὸ ἀγένητον λέξει" ἕκαστον" γὰρ τούτων
᾿ > ὦ , Eee 1 2 7 > er. TR N, ROTEN
μέρος ἔσται τοῦ πλησίον, ἀλλήλων δὲ μέρη τυγχάνοντα οὐχ ἔσται ἀγένητα ὃνο, ἀλλ ἕν ἐκ
Ἴ 7 van, Ne en , Blur 5 Ti ἰς
διαφόρων συνεστώς. Οὐδὲ γὰρ τὸν ἄνθρωπον ἔχοντα διάφορα μέλη χαταχερματίζομεν εἰς
a. “4 mann e ε ᾽ Rn er x \ " \
πολλὰ γενητά "" ἀλλ᾽ εἰ, @g'" ὁ λόγος Amarret!!, ἕν τι γενητὸν τὸν ἄνθρωπον πολυμερὲς
x >> > , , er 20%, > 43 ͵ “ r 7, a
πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φαμέν, οὕτως ἀνάγχη, εἰ μὴ" κεχώρισται τῆς ὕλης ὁ θεός, ἕν τὸ
ἀγένητον εἶναι λέγειν 12:
"δὰ ΄ ἢ 15 a7 τ ; ΔΘ τ Στ , > , δοῦν τον
Εἰ δὲ κεχωρίσθαι φήσει "΄ τις, ἀνάγχη εἶναί τι τὸ ἀνὰ μέσον ἀμφοτέρων '“, ὅπερ καὶ τὸν
᾿ ᾿ m [4 ’ r ν᾿ » ᾿΄᾿ ır rY ’ 3 v
χωρισμὸν αὐτῶν δείχνυσιν: ἀδύνατον γὰρ ἐν διαστάσει ἐξετ΄ζεσθαί τι ἀπό τινος οὐκ ὄντος
es ward το Nur « ΄ 47 ΄ er > ΄ ΄ er x ,
ἑτέρου χαθ᾽ ὃ ἡ διάστασις ἑχατέρου '΄ γίνεται. Ὅπερ οὐ μέχρι τούτου ἵσταται καὶ μόνου,
A 43
)ὼ Δ \ ΄ “ ἐν νερά νιν ΤΥ αι εν, Ρ " 19
ἀλλὰ χαὶ πλείστων ὅσων ᾿ ὃν γὰρ ἐπι τῶν δύο αγενήτων εὐπόμιν
λόγον, τοῦτον ἐξ ἀνάγχης
ὁμοίως ποοχωρεῖν "" εἰ τὰ "' ἀγένητα δοθείη "" τρία. Καὶ αὶ γὰρ περὶ τούτων ἐροίμην ἀν" εἰ χεχώ-
en eflet observer qu’une chose est distante d’une autre en dehors de l’exis-
tence d’un troisicme elöment qui fasse mesurer cette distance entre les deux
choses. Et ce n’est pas la seule conclusion ἃ laquelle aboutisse l’argument :
son developpement est illimite. Car le raisonnement que nous avons applique
aux deux incröss vaudra egalement, de toute necessite, pour le cas οὐ on
admet trois inerees. Je demanderai alors si ces trois etres sont separ6s les
BSAET est egalement suspeet. — 6. EAuNo] EAuna S'. — 7. NA MINÖTKI JACTH 5":
on peut conjeeturer NA MNOTO YAAH, qui repondait moins mal au grec εἰς πολλὰ γενητά.
= Un Na .. ΄
— 8. TAATOAATH cA Bo : TAETR ca 5". -τϑ. @ 5", avec le C entierement ferme en
forme d’d. — 10. ὦ λαὸ] A Ἀπὸ 5".
FDCEPh S Ezn. Bo 157,8159,ı.
1. ra... δεῖν ΕΞ Rob, co... δεῖν El Bo, τὸ ou τῷ ... δεῖν S, τὸ... δεῖ CO, τῶ... δεῖ 1, πάντως γὰρ... δεῖ D.
— 2. Apres τυγχάνει, Sa le tilre: « A l’adresse de ceux qui disent. que Dieu est uni ἃ la matiere »
— πρὸς τοὺς λέγοντας ἡνῶσθαι τῇ ὕλῃ τὸν θεόν. — 3. οὖν» 5. — U. αὐτὸν εἰπεῖν ἐθέλοι E Bo, εἰπεῖν αὐτὸν
ἐθέλοι F (λέξοι Ph) : eineiv> CD; S « il le dit » = αὐτὸν λέγει (Lraduction libre). — 5. ἕν» 5, ce qui
s’expliquerait bien en admeltant que l’original de S portait la m&me |lecon faulive que GC : ἐθέλοιεν
(avec ou sans εἰπεῖν). --- 6. ἕχαστον FCD Ph, mais au sens de ἑχάτερον E, et cf. S « l’un... de l’autre ».
— 7. συνεστώς FD, συνεστός C Bo, > E Ph. — 8. μέλη FCS Bo, ef. I Cor., xı1, 12: μέρη E Ph. — 9. γενητά :
S « en plusieurs parties », mais le mot « parlies » peut &tre une alteration de « personnes »,
et il s’agirait d'une traduction libre : « nous ne divisons pas l’'homme... en plusieurs hommes ». —
10. ἀλλ᾽ ei, ὡς E Bo, ἀλλ᾽ ἢ ὡς FC, ἀλλ᾽ ὡς 8. — 11. ἀπαιτεῖ : S « montrera », qui repondrait ἃ
ἀποδείξει. — 12. πολυμερές : S traduit largement : « nous disons l’homme... un animal compose de
plusieurs parties (πολυμερὲς ζῷον) ere& par Dieu ». — 13. εἰ μή CE Bo (S ne prouve rien), ei μὲν μή F
Rob. — 14. λέγειν : S (altere) traduit par le passif : « que l'inere6 soit dit elre un ». — 15. φήσει
DEPh, φησίν FC (S est ambigu). — 16. Apres ἀμφοτέρων, S a le titre : « a l’adresse de ceux qui
disent queDieu est separe de la matiere » — πρὸς τοὺς λέγοντας χεχωρίσθαι τὸν θεὸν τῆς ὕλης. --- 17. ἑχατέρου :
S « de lautre » = ἑτέρου. — 18. πλείστων ὅσων᾽ ὄν : S « jusqu’ä beaucoup; car de la m&me maniere
(= οἵῳ γὰρ τρόπῳ) que nous avons dit le propos », ce qui parait supposer une lecture πλείστων" ὅσον γάρ
\öcov ayant pu @tre compris comme adverbe, au sens de « en tant que »); apres γάρ, S « et » n'est
qu’une alteration de « sur » = ἐπί. — 19. εἴπομεν E, εἴπαμεν FÜ Bo. — 20. προχωρεῖν : S « venir »
(« s’avancer »), qui ne suppose pas προσχωρεῖν (Bo). — 21. εἰ τά : Sa lu εἶτα. — 22. δοθείη :S « que
soient », traduction libre, ou sur une lecon ein. — 23. ἐροίμην ἄν :S « que nous demandions (done) »,
‘supposant ἐροίμεθα (ἐρώμεθα), ou plutöt une forme alter6e " ἔροιμεν (οὖν), οἵ. C ἐροῦμεν.
*Fol. 9 v°,
750 METHODE D’OLYMPE. [26]
WT CERE, HAN HAKBI EKITIENd ECTBR KAERAU! KA BAHIKHLE. Aye BO KKATNOY’ BBITH
KTO χύόμμετε peypm, TAKomeE HMATR CAKIINATH CAOKO MHKOME ἢ nokanee" λῖμε AU HÄKBI
pazaoyınTH CA, Ne OYERAHTR HOYRHA PAZARYARIHATO NIEPREMATO CORKCTKA.
ἄμε AH KTO ἢ TpeTHee MINHTR CAORO TIOAOKNO ὦ NECATRÖPENKIXZ TAATOAATH,
penme Exe mepazaVunoy ἘΒΙΤῊ KOTOy WT KEIN HH ΠΑΚΕΙ ἄπο ἢ πὰ YACTH C’KOYIHTH
CA, EBITH πὸ AKH 5 MECTk KOENR ΒΔ KEIM BOTOYy A Ken ὦ πὸ59Ὲ CRApKANMH,
ar! ποολδιπλότε AKome ἀπὲ urkctoy KORIm AAUIB KEITH REIN, NOYARNO MH ΒΙΙΈΘΤ ΗΝ
ἐμ δ ERITH ἢ ΒΕΒΕΙ ὠππολπου. NA ΟΥ̓πὸ H TA'KOmEe ἐπιὸν AK N Beim Bec’ YHNA
HOCHTH CA € AKNO, NE CTAMTH” ze Hu ΠΡΈΒΜΒΑΤΗ ἐμὸν 5 cenk Noyma, MER πε κε
ECTB AOYTOAKO ApOYTOHNH HOCHLOY. ἢ κα cuu me ἦ κα ΓΟΡΙΠΗΧᾺ BBITH KOTOY
NOYENO θέ μη" λῆμε πὸ NEKOTAA NEOYCTPOENA Π ΜΕΥ ΚΡΑΠΙΕΝΑ shAue BeıpB, oyspAch
ke ΝᾺ OYIIRINEE nokuknntn HZBOAHRZ, ΚἜλιπε NEKOTAA ETAA KA HEOYKAMIENKIX ©
NH ΒΖ OYIHNENKIX stAme ποτὰ. Mo npasak me OyEo Ü ce φέκογ, McndanAme Au
BEIMR BOTZ HAM καὶ JACTH Koch KkAue ei. ὧε BO BE ἹΔΌΤΗ Koch φέιμη χόϊμμετ πτὸ
KoTA, Ndzkuz naye ΠΑΛΈΠΙΠΑ BEIHH TAATOAETB ἐτὺ, uk n [nnome]’ yactk EA
ECETO KUECTH KOTA. Äye AU EA KteH TAATOAETR KEITH ἢ KA ΒΟ CA KUKCTHTH
BEiIB, KAKO M ECTR CATEOPHAA AA CKAMETK ΤῸ NOYRA BO ECTR CANNATANIE KOE
uns des autres, ou bien si chacun d’eux est uni ἃ un autre. Et si l’on veut
qu’ils soient unis, on s’entendra opposer le m&me raisonnement que dans le
premier cas; si au contraire on les fait separds, on n’&chappera pas ἃ l’obli-
gation de <pr&>supposer l’existence de l’el&ment de separation.
Mais, dira-t-on, il y a encore une troisitme these possible, qui fournit
une solution convenable au problöme des deux inerees : on peut pretendre
qu’entre Dieu et la matiere il n’y avait ni separation, ni non plus union
comme entre les parties d’un tout, et que Dieu etait dans la matiere concue
comme lieu, ou bien encore que la matiere 6tait en Dieu. Voyons ce qui
s'ensuivra. Si nous disons que la matiere etait le lieu de Dieu, il faut dire
nöcessairement du m&öme coup que Dieu &tait limite par un contenant et qu'il
ötait eirconscerit par la matiere. D’autre part, il devait &tre agite comme elle
d’un mouvement desordonn6, sans connaitre l’immobilite ni la permanence,
puisque son contenant se mouvait tantöt d’un cöt6 tantöt de l’autre. En outre,
nous voilä forees egalement d’admettre que Dieu a s6journe dans un milieu
bien införieur : s’il est vrai que la matiere etait primitivement confuse et qulil
l’a ordonnee dans l’intention de l’amener ἃ un ötat meilleur, il ya eu un
τ. KAEMAO S°, pour KOEMAO. — 2. Kkannoy 5°, sans doule pour BKAM|AENOY,
part. passif. — 3. Bdsk 55: Bo conjecture ἃ tort ΒΑ Bdsh. — ἃ, cRApKAıHn u
aa 8". — 5. crohrn S®, pour CTAATH = ἴστασθαι, — 6. πᾷ Neoykpauienhig| ΒΖ
10
10
15
[27] DU LIBRE ARBITRE. 751
ρισται ἀπ᾿ ἀλλήλων, ἡ αὖ TZAWV ἔχχστον ἥνωται:ι τῷ πλησίον" εἰ μὲν γὰρ ἡνῶσθαί τις εἰπεῖν
᾿ u x ν᾽ . ᾿ r ΒΡ ᾿΄ Fer) Ἢ . δ᾽ “Ξ ΄ ᾽ὔ ῇ ᾿ » ἐν er
ἐθέλοι, τὸν αὐτὸν ἀχούσει τῷ πρώτῳ λύγον᾽ εἰ δ᾽ αὖ πάλιν χεχωρίσθαι, οὐ φεύζεται τὴν
τα τος ας SARAH ΓΞ belle 1
ἐξ ἀνάγκης τοῦ χωρίζοντος “προ "ὑπόστασιν.
᾿ ΝΕ ὙΠ \ ᾿ ΟῚ τ nor , τ 5 ε “ \ nn » 4
Av ὃ ἄρα τις καὶ τρίτον Σεἶναι λεξῃ λόγον ὡς ἁρμόζοντα πέρι τῶν ἀγενήτων
ις N
λέγεσθαι", τουτέστιν ᾿ χεχωρίσθαι τὸν θεὸν τῆς ὕλης μηδ᾽ " αὖ πάλιν ὡς μέρη᾽
«
1
o©-
ἐπ
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Me: = δι Ξ , τος ἢ R er ur κα σαν Ale ᾽ ὦ = 1 N
ἡνῶσθαι, εἶναι δὲ χαθΖπεο ἐν τόπῳ τῇ Urn? τὸν θεὸν ἡ " χαὶ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ, τὸ συνέχον “"
’ Ὁ τ ἢ 3. e
N
5 z .ν" r a u \ un " Bent REN \ \ +
ἀχουέτω᾽ ὅτι, ἐὰν τόπον τοῦ θεοῦ τὴν ὕλην εἴπωμεν, ἐς avayzng αὐτὸν χαὶ χωρήητον λέγειν
δεῖ"! \ . -" er , ’ \ \ τ - , BER = m. ΟΞ Ὁ γ
εἴ χαὶ πρὸς τῆς ὕλης περιγραφόμενον. Ἀλλὰ μὴν χαὶ ὁμοίως αὐτὸν τῇ ὕλη ἀτάχτως
D Ν- vo δὲ δι , N ΣΑΣ ὍΣ ϑὴς τα 2 Ka} a πω
φέρεσθαι δεῖ, μὴ ἵστασθαι δὲ μηδὲ μένειν αὐτὸν ἐφ᾽ ἑαυτοῦ ἀνάγχη, τοῦ ἐν ᾧ ἐστιν ἄλλοτ
u. 2 7 Von , 3 ) , x u ; Ma N
ἄλλοσε "φερομένου. [Πρὸς δὲ τούτοις καὶ ἐν χείροσι γεγονέναι τὸν θεὸν εἰπεῖν ἀνάγκη" εἰ γάρ ποτε
᾿, “ G “ ’ U \ ᾿ x > ‚ ΄ τὰ
ἄχοσμος "ἢ ἦν ἡ ὕλη, ἐχόσμιησεν δὲ αὐτὴν εἰς τὸ κρεῖττον τρέψαι προαιρούμενος, ἦν ποτε
“ ΠΥ ΤΙΝ , er Ω r ᾿" =) Σ᾿ ΄ 15 r > fi \
ὅτ᾽ ἐν anoaunrors'" ἦν ὁ θεός. Δικαίως δ᾽ ἂν χαὶ τοῦτο ἐροίμην '", πότερον ἐπλήρου τὴν
Ur € 0 x N ’ ΄ en x € ας ᾿ Ἴ zZ Ei x v ἊΝ ” x De Ur = 16 Im m +
ὕλην ὁ θεὸς ἡ ἐν μέρει: τινὶ ὑπῆρχεν αὐτῆς. Ei μὲν γὰρ ἐν μέρει τινι τῆς ὕλης εἰπεῖν τις
"Ὁ 2 x r A n , ar Be , » {τ δὲ 2 a.
ἐθέλοι τὸν θεόν, πλεῖστον ὅσον μικρότερον αὐτὸν τῆς ὕλης λέγει, εἰ γε ὁη μέρος αὐτῆς
er ᾿ r 3 5 Ξ » ἈΝ ον δὶ 7, τ ler 18 2,
ὅλον ἐχώρησεν τὸν θεόν. Ei δὲ ἐν πάσῃ εἶναι λέγοι χαὶ δι᾽ ὅλης χεχωρηχέναι τῆς ὕλης "ἡ, πῶς
ταύτην ἐδημιούργησεν φοχσάτω "δ"
ΐ Ὃν
ἀνάγκη γὰρ ἢ" συστολήν τινα τοῦ θεοῦ λέγειν, ἧς γενο-
temps οἱ Dieu s’est trouve au sein de la confusion. J’aurais encore le droit de.
demander si Dieu occupait tout le lieu de la matiere ou s’il n’en occupait qu'une
partie. Si l’on veut qu’il n’en ait occup6 qu’une partie, on aflirme le plus
categoriquement du monde qu’il est moindre que la matiere, puisqu’il tenait
tout entier dans une de ses parties. Mais si l’on pretend qu’il occupait toute
la matiere et qu’il se r&epandait dans toute son etendue, qu’on explique alors
OVYHEKPAWIENKIX 95. — 7. On peut conjecturer, d’apres le gree : <keIH> em. —
Ρ ᾿ l 8
8. Βικοῖκε est une glose de uk n.
FED CPhS Ezn. Bo 159,1-160,s.
1. προὐπόστασιν, d’apres S « la premiere hypostase » : ὑπόστασιν FCE Bo. — 2. τρίτον : S interpröle
ce mot au sens adverbial. — 3. ὡς E Bo,> FCS. — 4. λέξῃ... λέγεσθαι : S « ou si quelqu’un pense dire
encore troisiemement un propos approprie » — δόξῃ... λέγειν (sans εἶναι), mais il peut s’agir d’une
traduetion libre. — 5. μή ES, μήτε FDCPh Bo Rob. — 6. μηδ᾽ ΕΞ DCPh, μήτ᾽ ΕἸ Bo Rob, μήτε I.
— 7. μέρη G Bo, μέρει S, ἐν μέρει F Ph, les trois lecons dans les divers manuserits de E. — 8. ἐν τόπω
τῇ ὕλη FCE (Ph), ἐν τόπῳ τῆς ὕλης D, ἐν τόπῳ «“ἐν"» τῇ ὕλη Bo : S« dans la maliere comme dans
quelque lieu » ne prouve rien, le slave devant repeter la pr&position. — 9. nF) EBo,> CDPhS.
— 10. τὸ συνέχον est rattache par S, comme par F etC, ἃ ce qui pr&cede : d’oü la traduction « la matiere
contenante relativement ἃ Dieu », avec ἐν compris dans le sens qu'il a dans la langue des Beritures
(hebraisme). — 11. S « il est necessaire qu'il soit », traduetion libre qui omet λέγειν. — 12. ἄλλοτ᾽
ἄλλοσε, d’apres Platon, Timee, 52e ἄλλα ἄλλοσε ἀεὶ φέρεσθαι, Parmenide, 1584 ἄλλοτ᾽ ἄλλοθι γίγνεται : ἄλλοτ᾽
ἄλλως E, ἄλλοτε ἄλλως FC Bo, S = ἄλλως ἄλλοτε. — 18. ἄχοσμος : S « non organisee et non ornee » =
ἀχατασχεύαστος χαὶ ἄχοσμος, mais il s’agit simplement d’une variante de traduction. — 14. ἀχοσμήτοις :
S « dans les choses non ornees ni ordonndes » = ἐν ἀχοσμήτοις χαὶ ἀτάχτοις, sans doute addition
d’apres 29,,; D’ a de m&me deux adjectifs : in rebus incompositis et inconditis (Ezn en a trois). —
15. ἐροίμην : S « je dirai (done) », qui peut r&pondre ἃ une legon ἐρῶ, οἵ. C ἐροῦμεν; et δ᾽ ἄν a pu etre
hu δ᾽ οὖν. — 16. τῆς ὕλης» S, mais la chute du mot est possible dans le texte slave. — 17. ei γε FE? Bo,
siquidem Ὁ, εἰ ΕἸ, ἅτε DC Ph (S est ambigu). — 18. S traduit « s’etre loge dans toute la maliere ».
— 19. φρασάτω : 8 « que quelqu’un explique » = φρασάτω <r15>. — 30. ἢ» FDCS.
ἜΤΙ. 101".
702 METHODE D’OLYMPE. 28]
TAATOAATH KOkie, EMOYZKE KRIKINOY TEOPALIE WHO WT HETdKE τῆλε, Hau ἢ ceRe
CZ BEIMRM TEOPHTH NE nuyıpa wrue'cTia EcTA.
ἄμε ΔῊ ΒΕΙΒῊ KTO Ε᾽ Εὐ9Ὲ ΥὙΛΛΑΙΌΛΕΤΕ KHTH, TAKOKE ΠΗΤΑΤΗ ECTh ΛΈΠΟ
λβι pACTOMINOYy ΔῊ WT NeA Han]! ano A nz ΒΑΞΑΟΥΘΈ AHROTZ KATH poawWnz,
pazaoyıadmoy ἢ pazakaaemoy na mpmArie ἘΜΒΑΝΙΒΗΧ WT Nero, Han Ano ἡ
5 ΜΈΟΤΈΕ, penzwe® Axo ἡ ΒΖ ZEMAN KoAA. ἀμε πὸ peyemZ ἀπὸ ἢ KA BAZAOYCK,
pazakanny πον Koroy peu EBITH. Aye Au πὸ MH KR ZEMAH KOAA 5 MECTO
ὠππολτη ca, ΒΈλπιε πε HeOYIHNENA Ben A NEOYKpALILENA, x cum? πὲ Amoyıım®
MH EOTA, HOYKA ECTK TAATOAATH UECTY’ KRITH NEOYRPÄLIENKIX H ZAHX" ἐπε πὲ
BAATOCAARND” UH CA <UNHTR>...
comment il a bien pu l’ordonner. Il faut admettre, ou que Dieu se contractait
et qu’apres cette contraction il ordonnait la partie d’ou il s’6tait retire, ou bien
que, faute d’avoir la place de reculer, il exercait sur lui-m&me en meme
temps que sur la matiere son activite d’ordonnateur.
Si l’on dit que c’est la matiere qui etait en Dieu, il faut egalement exa-
miner les deux facons de l’entendre : pretend-on que Dieu &tait discontinu
et que la matiere 6tait en lui comme sont les especes animales dans l’air, qui
s’6carte et se partage pour recevoir ce qui naiten son sein, ou bien que la
matiere 6tait en Dieu comme dans un lieu, c’est-A-dire comme l’eau dans la
terre? Si nous repondons : comme les animaux dans l’air, il faut n&cessaire-
ment dire que Dieu etait divise. Si nous repondons : comme l’eau dans la
terre, puisque la matiere etait dans le desordre et la confusion, et qu’en outre
elle portait en elle le mal, nous sommes forces de dire de Dieu qu'il &tait le
lieu de la confusion et du mal. Aflirmation qui me parait peu respectueuse ἃ
l’egard de la divinite, et plus encore p£rilleuse pour le raisonnement : vous
postulez en eflet l’existence de la matiere pour &chapper ἃ l’obligation de
1. Han 5) : lire sans doute A = 2x8. — 2. penzue] pe nzum S®, le x par
ralure sur une autre lettre : le copiste avait peut-tre commence d’cerire peipn.
3. Auoyyın] Auoyıpa 5%. — A. ΜΈΟΤΥ 5%, avec Ἔ par rature, sans doute sur ἐς —
5. BAATOCAARNO| KATA ὁλάπηο 5", 5". Apres ca, le texte slave a une lacune represen-
10
F
[29] DU LIBRE ARBITRE. 753
3 , " Ἶς ’ φ ὑπ δ \ € x Ἀἠ “4 N =
μένης ἐδημιούργει ἐκεῖνο ἀφ᾽ οὗ ὑπεχώρησεν, N χαὶ ἑχυτὸν τῇ ὕλῃ συνδημιουργεῖν οὐκ
ἔχοντα ὑποχωρήσεως τόπον.
δου ΄ « ΟΣ ΄
εἴ πότερον ὡς ὁὀιϊσταμένου
er
RN ER 3 = De m ἣν
Ei δὲ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ εἶναί τις λέξει", on.o! 106 ἐξετάζειν
s 2, y A 2 r \ . ΄ ᾽ Ὁ
ED EV ἄξοι ζῴων Udo) γένη, διαιοουμιένου αι μεριζομένου χυτοῦυ
N v D N
αὐτοῦ ἀφ᾽ ἑαυτοῦ χαὶ ὥσπ
alle = 7 » ΧΑ ἥν Ἀν a ΤῊΣ , z en . on‘ a
εἰς ὑποδοχὴν τῶν γινομένων ἐν αὐτῷ", ἢ ὡς ἐν τόπῳ, τουτέστιν ὥσπερ ἐν γῇ ὕδωρ. Ei μὲν
\ " e > \ ΓΑ Ν 22 N" Β Se 5 τ
γὰρ εἴποιμεν ὡς ἐν ἀέρι, μεριστὸν ἀνάγκη τὸν θεὸν εἰπεῖν. Εἰ δ᾽ ὥσπερ ἐν γῇ ὕδωρ", ἦν
δὲ » NEN A 27, x δι r » x r gt x ῃ \ ΄
E ἀταχτὸος h ὕλη χαὶ ἀχόσμητος, πρὸς δὲ τούτοις ἔχουσα χαὶ aan", τὸν θεὸν λέγειν
ἀνζγχη τόπον εἶναι τῶν ἀκοσιμήτων χαὶ τῶν χαχῶν᾽ ὅπερ 00% εὔφημο ον εἶνχί μοι δοχεῖ,
ἐπισοαλὲς δὲ μᾶλλον: ὕλην γὰρ εἶναι θέλεις ἵνα μὴ τῷν χαχῶν ποιητὴν εἴπ ng τὸν θεόν
Ὶ ᾽
x -
καὶ τοῦτο φεύγειν προαιρούμενος δοχεῖον αὐτὸν τῶν χκαχῶν εἶναι λέγεις.
Ei μὲν οὖν τὴν ὕλην ἐκ τῶν ὑποστάντων γενητῶν ὑπονοῶν ἀγένητον ὑπάρχειν ἔλεγες,
5
\
\ ᾿ \ r ss. ΄ r > er. ΄,
πολὺν ἂν περὶ ταύτης" ἐποιησάμην λόγον εἰς ἀπόδειξιν τοῦ ὅτι ἀδύνατον ὑπάρχειν αὐτὴν
>», 2 ῃ = > , δ. ἢ " ὑπὸ τ
ἀγένητον. Ἐπεὶ δὲ τὴν τῶν χαχῶν γένεσιν αἰτίαν ἔφησθα εἶναι, τῆς τοιαύτης ὑπονοίας,
διὰ - ἢ ἐς ἀνὰ ἔνε ον r N Ar/ IN >40, - \ r Eat 4
1% τοῦτο ἐπὶ τὴν ἐζέτασιν τούτων ἐρχεσθῆαϊι Bat 0020 φανεροῦ γὰρ γινομένου τοῦ λογου
“ ΄ ’ \ ” ΠῚ
χαθ᾽ ον τροπὸν ξστι τὰ χαχᾷ, χαὶ ὅτι οὐχ οἷόν τε ἐστιν ἀνχίτιο ον τῶν χαχῶν εἰπεῖν τὸν
DR ka A Ξε Ὲ x 10
θεὸν ἐκ τοῦ ὕλην αὐτῷ ὑποτιθέναι, τὴν τοιαύτην ὑπόνοιαν ἀναιρεῖσθαί μοι δοχεῖ '”,
faire de Dieu l’auteur du mal, et voilä que votre belle intention vous amene ἃ
en faire le receptacle du mal.
Si e’etait de l’existence des choses er&ees que tu avais tire ton hypothese
de la matiere increee, j’aurais entrepris une discussion “tendue du probleme
de la matiere pour demontrer qu’elle ne saurait etre ineröce. Mais puisque tu
declarais tout ἃ l’heure que c'est le fait de la production du mal qui est la
raison de cette these, c’est ἃ l’examen de la question du mal que je decide de
passer. Je veux preciser de quelle maniere le mal existe et &tablir qu’en pla-
cant une matiere increde ἃ cöte de Dieu on n’arrive pas ἃ degager Dieu de la
responsabilit& du mal : si j'y reussis, ton hypothese tombe, ἃ ce qu'il me semble.
tant l’etendue de deux feuillets environ; cette lacune nest pas indiquee dans les.
manuserits : S° (et S”) joint BATA cAARNO mm ca coyınx. Eais, ete.
FED C Ph S (jusque 1.8) Ezn. Bo 160,3-162,5.
1. λέξει FDE Bo, λέξοι C, λέγοι Ph : S « dit », supposant plutöt λέγει ou λέγοι. — 2. ὑπάρχει F Bo:
ὑπάρχειν DEE Ph S. — 3. La traduction slave, un peu obscure, parait signifier : « si c'est comme &tant
al’ecart d’elle (la matiere) ou (sans doute altere de « et ») comme sont dans l’air les especes animales,
separe et divis& pour la reception de ce qui est cr&e& par lui », repondant ἃ : πότερον ὡς διϊσταμένου
(sans αὐτοῦ) ἀπ᾽ αὐτῆς A (OU καὶ) ὥσπερ Ev ἀέρι ζῴων ὑπάρχειν γένη, διαιρουμένου χαὶ μεριζομένου (sans
αὐτοῦ) εἰς ὑποδοχὴν τῶν γινομένων ἐν αὐτῷ (avec ἐν compris au sens 4}} a dans les Ecritures) : la seconde
phrase partieipiale a comme sujet « Dieu », de m&me que lapremiere. — '- εἴποιμεν FES Bo, εἴποιμι C,
εἴποι τις D,> Ph. — 5. ὕδωρ : S ajoute « s’inserire dans un lieu » = εἰς τόπον (ἐν τόπῳ) περιγράφεσθαι,
addition secondaire, d’apres 1. 5. — 6. zaz4> CS : S comprend sürement : « la maliere... ayant en
outre Dieu ». — 7. ὑπονοῶν F, ὑπονοεῖν ΕΠ Bo. — 8. ταύτης FÜ Rob, αὐτῆς E Bo. — 9. ἔφησθα E, φὴς
θεοῦ (φης θ0) DC, .- F (la suite effacee), φής Bo. --- 10. μοι δοχῶ E Bo, δοκῶ D, μοι δοχεῖ F, δοχεῖ C. —
11. τοῦ λόγου FEDC, τῷ λόγῳ Μὰ Bo. — 12. Apres öoxei, F a le titre : ὅτι, εἰ τὰς ποιότητας μὴ οὔσας.
ἐδημιούργησεν ὁ ξεός, καὶ τὰς οὐσίας ὁμοίως.
754 METHODE D’OLYMPE. [30]
Tu affirmes done qu'il y avait une matiere depourvue de qualites qui
coexistait ἃ Dieu, et que Dieu a ordonnee pour produire le monde ?
A. — C’est ce que je pense.
M. — Eh bien, si la matiere &tait sans qualites, si l’ordonnance du
monde est l’auvre de Dieu, si les qualites apparaissent dans le monde, Dieu.
a 6t& le er&ateur des qualites ?
A. — C'est cela.
M. — Mais comme je t'entendais dire pree&demment qu'il est impossible
de erder quoi que ce soit du neant, je te prie de repondre ἃ ma question :
admets-tu que les qualites que possde le monde ne tirent pas leur origine
de qualites preexistantes ἢ
A. — Je l’admets.
M. — Et qu'elles sont diflörentes des substances ἢ
A. — Oui.
ΝΜ. — Ehbien, si d’une part Dieu n’a pas form& les qualitös en en prenant
la matiere dans des qualites pr6existantes, et si d’autre part elles ne sont
pas issues des substances, n’6tant pas substances elles-mömes, il faut
ndcessairement dire que Dieu les a tirdes du ndant. C'est pourquoi tes
döclarations sur l’impossibilit& de penser que Dieu ait er&& quelque chose
de rien m’apparaissaient tout ἃ l’'heure superflues.
10
[31] DU LIBRE ARBITRE. 755
ὃ Ν ἐς a r $} A ae = \ ΟΡ , DEN ͵
Φὴς τοίνυν ἄποιον ὕλην συνυπάργειν τῷ θεῷ, ἐξ ἧς τὴν τοῦ χκύσμου γένεσιν EÖMMLOUD-
> 8 ὕ ἢ > > v l x
ynoev;
᾿ Ν "
— Oro μοι δοχεῖ.
ἘΠ ΡΥ εἰ oe ἐπ δνεν ἢ πλὴν. VEyoyev δὲ πόσος τ λ το ϑτοῦ, ἐὶ
== VAOUV ε- ἄποιος ἐτυγχᾶνεν Ἢ YA, yEyovEv 0E χύσις πρὺς του EOU, ἕν C
χόσμῳ αἱ ποιότητες. τῶν ποιοτήτων γέγονεν ποιητὴς ὁ θεός;
AL 91 ka 3 9)
- Οὕτως ἔχει.
τ x ‚ x Dr r ” « N, »» ᾽ " ᾿ ’
— Ἐπεὶ δέ σου χαὶ λέγοντος πρόσθεν ἄχουον ὡς ἀδύνατον ἐξ οὐχ ὄντων γίνεσθαί τι,
I Ξ Ἢ Ὺ er
» r ’ ! x ’ 3 Ν m \ > ΄ , ᾿ “Ὺ
πρὸς τὴν ἐρώτησιν ἀπόχρινα! τὴν ἐμμήν᾽ δοχεῖ σοι τὰς τοῦ χόσμου ποιότητας μιὴ ἐξ ὑποχει-
μένων ποιοτήτων γεγονένα! ;
— Δοχεῖ.
u ὃ ΄ \ Nu ’ ‚ « ᾿ " ,
-- “τερον de τι παρὰ τὰς οὐσίας ὑπζργειν αὐτάς:
᾿ ἴ = WR =
— Οὕτως ἔγει.
»
a6, er ’ , .r « ΄ ’ x r ‚N 2 e ΄
- Οὐχοῦν εἰ μήτε ἐξ ὑποχειμένων ποιοτήτων τὰς ποιότητας ἐδημιούσγησεν ὃ θεός,
‘ > ἣ ς} ° ιν ᾿ Ῥ
ν - - 4 nd ΑΝ ᾽ \ > ᾿ u ’ \ 2.
"ἦτε ἐχ τῶν οὐσιῶν ὑπάογουσιν, τῷ μηδὲ οὐσίας αὐτὰς εἶνχ', ἐχ μὴ ὄντων αὐτὰς ὑπὸ τοῦ
ἢ νυ" ’ v S 5 ᾽ 5
En D ’ » ας “ =, Nr Ξ nr Sr en - ΟΣ ar
θεοῦ γεγονέναι ἀνάγκη εἰπεῖν ὅθεν περιττῶς ἐδόχεις" μοι λέγειν ἀδύνατον εἶναι δοξάζειν ἐξ
οὐχ ὄντων γεγονένα! τι πρὸς τοῦ θεοῦ.
Ἀλλ᾽ ὁ μὲν περὶ τούτου λόγος ὧδε ἐχέτω. Kai γὰρ παρ᾽ ἡμῖν ὁρῶμεν ἀνθρώπους ἐξ
οὐχ ὄντων ποιοῦντάς τινα, εἰ χαὶ τὰ μάλιστα δοχοῦσιν οὗτοι ποιεῖν ἔν τινι. Οἷον ἐπὶ τῶν
> ἣ ῃ δ ""ῬῪᾳὍἢ pr N x ΓΞ n r ᾿ 2 4 \
ἀρχιτεκτόνων τὸ παράδειγμα λάῤδωμιεν" χαὶ γὰρ οὗτοι ποιοῦσιν πόλεις οὐχ ἐχ πόλεων χαὶ
x € r ᾿ = ᾽ Ye ἮΝ ᾽ ΄ τ ,» » ᾽ ᾿Ξ
γαοὺς ὁμοίως οὐχ ἐκ ναῶν. Ei δ᾽ ὅτι τούτοις οὐσίαι ὑπόκεινται οἴει ἐξ ὄντων αὐτοὺς ταῦτα
a m ἐν ΄ δ δὰ \ ,΄ > \ ε "ἢ Ν " ΕΝ 5 , x
ποιεῖν, σφζλλῃ τῷ λόγῳ οὐδὲ γὰρ ἡ οὐσία ἐστὶν ἢ ποιοῦσα τὴν πόλιν ἢ αὐ πάλιν τοὺς
rg 5, ὃς EAN a er τέγνη" ἡ δὲ τέ ν a en ΣΤῊΝ Se ἊΝ et
<a ἡ WEIL N 9 u [2 Ἶ ἢ - GE 1] Οὐκ 8, ROASLUEVN ουσιοαῖις
νεώς", ἀλλ᾽ ἢ περὶ τὴν οὐσίαν τέχνη" ἢ δὲ τέχνη οὐχ ὑποχειμιένης τινὸς ἐν ταῖς οὐσίαις
τέχνης γίνεται, ἀλλ᾽ ἐξ οὐχ οὔσης ἐν αὐταῖς γίνεται. ᾿Απαντήσειν δέ νοι δοχεῖς οὕτω τῷ
Mais demontrons d’abord ce point. Ne voyons-nous pas parmi nous des
hommes qui ereent des choses de rien, m&me 5115 ont l’air de ereer dans
4
quelque chose? Prenons par exemple le cas des architectes : ils bätissent
des villes, et ils ne les font pas avec des villes dejäa existantes; de m&me
115. construisent des temples, mais non avec des temples. Si, du fait que
des substances servent de matiere ἃ ces er6ations, tu conclus que les archi-
tectes erdentde quelque chose qui est d&jä, tu te trompes dans ton raisonne-
ment. Car ce n'est pas la substance qui fait la ville ou bien les temples, mais
art qui s’exerce sur la substance; et l’auvre d’art ne nait pas d’un art
preexistant dans les substances, mais d’un art qui n’existe pas en elles. Tu
_ vas objeeter ἃ mon argumentation, jimagine, que c'est l’artisan qui erde
de l’art qu’il a en lui-m&me l’art qu'il met dans la substance. Mais j’ai une
F (jusque 1. 20) ED (jusque 1. 16) ἃ Ph Ezn (depuis 1. 17). Bo 162,,.164,2,
1. L’interlocuteur heterodoxe est design& dans F par Oöx., dans C par ᾿Αγλαοφῶν, et ainsi dans la
suite. — 2. L’interlocuteur orthodoxe est designe dans F par Ὄρθ., dans C par Μεθόδιος, et ainsi dans
la suile. — 3. νεώς E. ναούς C Ph Bo.
756 METHODE D’OLYMPE. [32]
er. <WT NE> COypHX ἐπε ἡ ECTBCTKOM! cHye HUETH MOKAZAETR ca.
Ἢ Eama me ΔΌΒΕΙ TH ECTk ὦ ZABIXZ
Ranpöwanie? WTEOYAOY CAThR ZAAA.
EHTHN BANPAMATH, HA CHXA CAoBecA
ΠῚ
nonnaS" ἡ Tene ke πλλὺ χύμιλι BANpAWATH" ZAAA KARO, ECTKCTKA AH TH CA
UNATb ERITH HAH KAKORKCTKA ECTBCTKZ’;
*Fol. 10v°. — KanosuctBa " ΤΌΤΕΣ Aonpk ΠΙΙΈΤΗ mnHum um cA TAATOAATH.
— Rkıpr me nec KanonnctKa vhÄue ἡ πε 31 ὀπφλϑα;
— Taxe napunz HZZTAATOMAXZ CAOKONZ.
— Tr ae ἀπμὲ ZAaA KAKOKRCTBA COYTR ECTKOTKONZ, BER ie Bet Kanon 10
ERCTKA ΒΈΛΠιε, KAKOERCTKOMK RE ΤΟΙ KOTOY TAATOAA KBITH, BOYACTR oyno
ZÄNIKA TRÖpENn BOTZ. ETAA mie πὸ OYEd mm cHye NeRÜNNA ZÄHMZ κόμη peıpm
EOTA, Keifh ἐπα IIPHAATATH nenötpksnd ΜῊ CA NNHTR KhITH.
bonne reponse ἃ faire A cette objection, ἃ savoir que chez I’homme non plus
l’art ne vient pas d’un art preexistant. Il est impossible en eflet de pretendre
que l’art a son existence en lui-möme : c'est un des accidents de la subs-
tance, et un de ces attributs qui n’arrivent ἃ l’ötre que quand ils sont dans
une substance. Car l’homme existera m&eme sans l’art de bätir, mais l’art
ne sera pas si un homme n’existe pas d’abord. On est done oblig6 de dire
des arts que leur nature est d’advenir dans les hommes en naissant de rien.
Eh bien, si nous avons e&tabli qu'il en est ainsi dans le cas des hommes,
comment serait-il scant dans le cas de Dieu de nier qu’il ait pu creer de
rien, non seulement les qualites, mais encore les substances? En eflet,
du moment qu’il apparait possible que quelque chose naisse de rien, la
demonstration vaut egalement pour les substances.
Mais puisque ton desir est de traiter la question de la naissance du mal,
je passe ἃ la discussion de ce problöme. Laisse-moi done te poser quelques
7.3 © πὰρ .. ss ..
1. ἦ Eernernom] ne Eectsom 5°. — 2. παπρόιπληϊς S° (o=A), nanpouenit SP”;
i ß ©
dans la marge, 5" a le signe @. — 3. ECTKCTRZ (ou Ectkctkoumz) Bo : ECTRO
[39] DU LIBRE ARBITRE. 757
, El / PP rin , Sees SE , “τ ἂν ΝΑ RE, ἢ.
λόγῳ" ὅτι ὁ τεχνίτης ἐξ ἧς ἔχει τέχνης τὴν ἐν τῇ οὐσία τέχνην ποιεῖ. Πρὸς δὲ τοῦτο λέγεσθαι
x τ ΝΆ τον πα ER ar - -- 5 πυρὰν En,
τοῦτ᾽ εὖ ἔχειν μοι δοχεῖ" ὅτι οὐδὲ ἐν τῷ ἀνθρώπῳ ἔκ τινος ὑποχειμένης τέχνης προσγίνεται.
"ἣν ιν N ENT. = Ξ NL, \ , za \ EEE EN
Οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν αὐτὴν ἐφ᾽ ἑαυτῆς οὖσαν δοῦναι τὴν τέχνην" τῶν γὰρ συμιεδηκότων ἐστὶ
χαὶ τῶν τότε τὸ εἶναι λαγχανόντων ὁπόταν ἐν οὐσίχ' γένηται. Ὁ. μὲν γὰρ ἄνθρωπος χαὶ
τ ”
er Ya e don “τονε Een ἡ δ᾽ οὐχ Eotan ἐὺ A πούτεοον ἄνθο Ὃς ἧ. Ὅθεν τὰς
χωρὶς τῆς ἀρχιτεχτονιχῆς ἔσται, ἡ δ᾽ οὐκ ἔσται ἐὰν μὴ πρότερον ἄνθρωπος ἢ. ς
΄ ” ;» v ᾿ ’ ’ ΄ ’ ΄ ’ -- 5» ΄, Ὁ
τέχνας ἐξ οὐχ ὄντων εἰς ἀνθρώπους πεφυκέναι γίνεσθαι: λέγειν ἀναγκαῖον. Ei τοίνυν τοῦτο
" ’ ’ ‚N, τὸ ᾿ x τὸ ᾿ x ΄ a»
οὕτως ἔχον Er’ ἀνθοώπων ἐδείξαμεν, πῶς οὐχὶ προσῆχε τὸν θεὸν μὴ μόνον ποιότητας ἐξ
οὐχ ὄντων φάναι δύνασθαι ποιεῖν, ἀλλὰ καὶ οὐσίχς; Τῷ γὰρ δυνατὸν φανῆναι γίνεσθαί τι
er | A τὰ Ἐπν 4.1) " » Nor;
ἐξ οὐκ ὄντων τὸ XaL” τὰς οὐσίας οὕτως ἔχειν δείχνυται.
ς ᾽ ES 5 N «ὰ , . Ε ἢ Ἀλς x >
30 Ἔπεὶ δὲ πόθος ἐστί σοι περὶ τῆς τῶν χαχῶν΄ γενέσεως ζητεῖν, ἐπὶ τὸν τούτων ἐλεύ--
[3 je, ’ Ω a + θέ Π ΄ : x N x ” e ᾽ [4 ὃ τ
σομα! λόγογ"" χαί σου βραχέα πυθέσθαι βούλομαι: τὰ χαχὰ πότερον οὐσίαι σοι δοχοῦσιν
εἶναι N ποιότητες οὐσιῶν:
Π G 6 ’ - u A ER ὃ N;
— Ποιότητας" οὐσιῶν εὖ ἔχειν λέγειν μοι doxei”.
N ev » “- ΕΣ ΄
— Ἡ δὲ ὕλη ἄποιος ἦν καὶ ἀσχημάτιστος ;
“ - m m ’
15 — Οὕτως προλαδὼν ἐξεῖπον τῷ λόγῳ.
Bi - ᾿ a x ΄ ΄ 4 τ , - ΄ δι [72 3, “ er δὲ
— Οὐχοῦν εἰ τὰ χαχὰ ποιότητες ὑπάρχουσιν οὐσιῶν, ἢ δὲ ὕλη ἄποιος ἦν, τῶν δὲ ποιο-
» N 5 \ \ > τ ie Τα ἀν δι ; «“ ͵
τήτων ποιητὴν εἶπας τὸν θεὸν εἶναι, ἔσται καὶ τῶν χαχῶν δημιουργὸς ὁ θεός. Ὅτε τοίνυν
N a a a ® y 3 \ “ 3a 7 \
οὐδ᾽ οὕτως ἀναίτιον τῶν χαχὼν δυνατὸν εἰπεῖν τὸν θεόν, ὕλην αὐτῷ προσάπτειν περιττὸν
εἶναί μοι δοχεῖ.
questions. Le mal est-il pour toi une substance, ou une qualit& de la subs-
tance ?
A. — Une qualite de la substance, je crois que tu dis bien.
M. — Et la matiere etait primitivement sans qualites et sans forme?
A. — C'est une premisse de mon raisonnement.
M. — Eh bien, si le mal etait une qualite de la substance, si la matiöre
etait sans qualites, si Dieu est le cr&ateur des qualites, comme tu viens de
‘ le dire, Dieu sera aussi l’auteur du mal. Ainsi ton hypothöse laisse ἃ Dieu
la responsabilite de la cr&ation du mal : [πὶ adjoindre une matiere increde
me parait done inutile.
Sa ἡ EcTacTKkz (ou ECTkcTKomz) Bo : ECTkcTEo 95. — 5. TaaroaaTHu Bo : τλᾶ
Tal S®.
ED (l. 11-13) C (jusque 1. 15) Ph (jusque 1. 15) S (depuis 1. 9) Ezn (jusque 1. 15). Bo 164.2.165,8.
1. ἐν οὐσία EC, ἐν οὐσίᾳ τινί Ph Bo. — 3. καί : S « ne... pas », sürement alter de « et». —
3 ἐπεὶ δέ E, ἐπειδὴ de C Bo (S ne prouve rien). — 4. Apres χαχῶν, S a le titre: « Question, d’ou est
% le mal » = ζήτησις πόθεν ἐττὶ τὰ χαχά. — 5. τὸν ... λόγον : S « aux paroles », commesi le traducteur
avait lu ἐπὶ τῶν... λόγων. — 6. ποιότητας E, ποιότητες C Bo (ποιότητες D Ph, mais parce que la fin
de la phrase est supprimee). — 7. δοχεῖ ECG : S (alter) suppose δοχεῖς. — 8. χαί E : S « done»,
3 supposant οὖν ou ἄρα. ,
4 PATR. OR. — T. XXI. — F. 5. 50
Ἐ1)0]. 11};
708 METHODE D’OLYMPE. [34]
λε ie HMALIH K CHMA TO ΓΛΑΓΌΛΙΟΙΒΕ, NAYHNAH CAORO. Äye ke WT npknia
HAMA KZHCKANTE! ἘΡῚ EBIAO, NE KhIX BTOpdE ὦ ZABıX τὺ ScTaraanz’ NA ἐλπμ
ne ΒΗ Akaa nase H MOAZA” BANKHKZ” Akaa cAcTanacnie TEOPHNA CAD-
BECA, <CA>EnIMIE" MPAWATH ὦ cHX OYCTAKAATH MAR.
-- Hzzuoaenie € ME MZA AABNA ΒΈΛΟΜΟ TH KEITH ΜῊ ἡ mocnkurenie ὦ
CAORECEXA, MKO Ne ABITHSCTIM ἡ Ξαφέιμη ᾿ Koma azaa ἡ ὁΔΟΛΈΤΗ χοτα, πό Aa
NOKAMET * CA HCTHNA CA 3ἘΛὺ ΚΟΝΕΊΗΒΙΜ HCmBITAnNTemE" ἡ Tenk πε skad ΒΈΛε
enyenoyme παῖτη. Thu ae ἧκε drpazwın Tpksoya mnmum ἠςτομπόε Wrpkeru
mom, TEUZ TIERSH NHKAKOmME Ca ΟΝ ΑΓ Ne πὸ ἐμὲ TOKMO CATKOPMUM Πόλι
ΒΑΜΒΊΠΉΜΗ TPERORARZ, NÖ n unk ὦ nuxme ne Aonkak nacranıisz Akt.
Mnk ca ummTn ἡ ΞΛΗΠ ECTBCTKOM KRIMR ἘΒΜΙΤΗ NE 50 ECTRETRZ" Kpourk
Βήλ ERIBADIHA CH.
— To Eama ae vyR0, Ö Th, ἡ ZA0UA ECTBETEWM KEITH TAATOAELIN, μονα
ἐςτβοτβέηόε HENBHITATH CAORO. πη τ ΔῊ ΤῊ ca ECTHETKOY Tkakcnonoy KOEMOY
CACTABA ἘΜΤΗ;
— WMnurs.
— Teakensih ze ὁπ cAcTansz ὦ ceRe Ectn, ne Tpknoya nuKnoerome 5A
HEITZKE KRIEZ KBITIE TIPIHMETRZ
ΞΞ Τλκὺ ἐν τες
Si tu ἃ5 quelque r&eponse ἃ faire ἃ ma critique, je te donne la parole. Si
notre discussion n’etait qu’une joute oratoire, je ne consentirais pas ἃ
reprendre le probleme du mal sur d’autres bases. Mais puisque ce sont bien
plutöt les devoirs de l’amitie et le desir de nous rendre utiles l!un ἃ l’autre-
qui commandent notre debat, je veux bien te permettre de remonter au
debut de l’argumentation et de poser des pr&misses nouvelles.
A. — Pour mes sentiments, 115 te sont connus depuis longtemps, je pense :
tu sais que J’aime la discussion serieuse, et que je ne veux pas faire triompher
le mensonge au moyen d’arguments specieux, mais decouvrir la v6rit&
gräce ἃ une recherche rigoureuse; et toi, de ton cöte, je sais bien que tu
penses de m&me. C’est pourquoi je te prie de choisir la möthode que tu
juges capable de te faire atteindre la verite, et de la suivre en toute confiance :
il y aura avantage ἃ cela non seulement pour toi, qui auras trouv6 la solution
juste, mais bien aussi pour moi et mon ignorance.
[1466 doit sürement venir ἃ l’esprit que le mal pourrait &tre une subs-
tance; aussi bien, je ne vois pas qu’il existe en dehors des substances.
1. πεήςκληῖς 5°, χα μά 5", — 2. moaza 5", πόλ᾽ 35) 5". — 3. KAHMHKZ 5 5
΄ -
lire peut-Öre KANAKHKKI = τὸν πλησίον. — 4. οἄπαι πε} Knie 5". — 5. ἡ ϑαρέιμη 5",
gr
19
15
PEN
10
15
[38:1 DU LIBRE ARBITRE. 759
N x τι ᾿ er v AN | TV, ἥν. ἂν ’ ‚ e - ω
Εἰ δέ τι πρὸς ταῦτα λέγειν' ἔχεις, ἄρχου τοῦ λόγου. Ei μὲν" ἐκ φιλονεικίας ἡμῖν ἢ
, 3, ᾽ ἡ ΄ " 5 ee. ar N \ n/ “
ζήτησις ἐγίνετο, οὐχ ἂν δεύτερον περὶ τῶν χαχῶν ἠξίουν ὁρίζεσθαι" ἐπεὶ δὲ φιλίας ἕνεχα
na \ m \ \ - r 5 El \ re, 5 ‚ ”
μᾶλλον χαὶ τῆς πρὸς τὸν πλησίον" ὠφελείας τὴν εζέτασιν᾽ ποιούμεθα τῶν λόγων, ἄνωθεν
περὶ τούτων ὁρίζεσθαι ἀξιὼ " συγχωρεῖν.
ar \ , \ δὲ τὰ ᾽ a ne; ἢ ᾿ n \ \ > m
—> Τὴν μεν προχιρέσιν τὴν Ξυ Ἣν εχ πολλοῦ σηι φανερὰν ειναι δοχῶ μαι τῊΝ ἐν τοις
7 Nr er > > BER "ἢ er 7 na In.
λόγοις" σπουδήν, ὅτι οὐ πιθανῶς: εἰπὼν ψεῦδος νιχῆσαι θέλω", ἀλλὰ δειχθῆναι τὴν ἀληθειχν
> Rage r ς REEL Ar N τι SI TENE E73 “ r
μετὰ ἀχριδοῦς" ἐξετάσεως" χαὶ σὲ δὲ οὕτω διαχεῖσθαι σαφῶς ἐπίσταμαι. Ὅθεν οἵῳ τρόπῳ
, , Nr ἀνα ᾿ ἘΣ ᾿ r N z > \
χρώμενος νομίζεις δύνασθαι τὸ αληθὲς εὑρεῖν, τούτῳ χρῆσαι μηδὲν δυσωπούμιενος" οὐ γὰρ
σεχυτὸν ὠφελήσεις μόνον χρησάμενος τῷ χρείττονι'", ἀλλὰ πάντως "' χἀμὲ περὶ ὧν ἀγνοῶ.
2 = „2 43 N ἢ sr εἰ ἘΠῚ ΘΕ » δι \ 4° Η
Σαφῶς παραστῆναί "" μοι δοχεῖ"" χαὶ τὰ χαχὰ οὐσίας ὑπάρχειν τινάς" οὐδὲ γὰρ" ἐκτὸς
᾽ - ΕἸ x ” 2} ΄
οὐσιῶν αὐτὰ ovra βλέπω.
> r EZ Φ \ \ m z - rn - \ u en
— Ἐπεὶ τοίνυν, ὦ οὗτος, καὶ τὰ χαχὰ οὐσίας εἶναι λέγεις, ἀνάγχη "" τὸν τῆς οὐσίας
«τοὶ
ἐξετάζειν λόγον. Δοχεῖ σοι τὴν οὐσίαν σωματικήν τινὰ σύστασιν εἶναι;
- Δοχεῖ.
΄ 5
« \ 16 >
= Ἡ δὲ σωματικὴ σύστασις αὐτὴ" ἐφ᾽
ΑΨ ἘΣ ΝΡ ; ; WERE
ἑαυτῆς ὑπάρχει, οὐ δεομένη τινὸς οὗ γενο-
μένου "΄ τὸ εἶναι λήψεται:
— Οὕτως ἔχει.
Μ. — Eh bien, mon cher, puisque tu avances que le mal aussi est une
substance, il nous faut examiner le probleme de la substance. La substance
est-elle pour toi une essence corporelle ἢ
A. — Oui.
M. — Et l’essence corporelle existe en elle-m&me et ne reclame pas l’exis-
tence d’une autre essence qui la röalise ἢ
A. — Cest cela.
- ΄ A ” > [2 No
maıs A est rature par surcharge a l’enere rouge. — 6. ECTRCTRZ] ECTEO δ΄“. EOTECT-
Bon S®, Bo (instr. sing.). — 7. cum Si, ca 5»,
ES Bo 165,8-166,3.
2
1. λέγειν ΕἸ Bo, εἰπεῖν ΕΞ : S « disant » = λέγον. — 3. μέν El S Bo, μὲν γάρ ΕΞ. — 3. S «je ne
definirais pas quelque chose » : ἠξίουν, qui n'est pas traduit, a peul-&tre &le lu ὅτιουν. — κι τὸν πλησίον :
S porte le pluriel (la forme peut etre alteree, mais cf. 59,1). — 5. ἐξέτασιν : S traduit σύστασιν. —
6. ἀξιῶ : S comprend « je prie ». — 7. ἐν τοῖς λόγοις : S traduit librement (sans doute d’apres 21,,)
«au sujet des paroles » — περὶ τῶν λόγων (ci. 43,1). — 8. S, qui fait de ψεῦδος le compl&ment de εἰπών,
paraphrase en : « Je ne veux pas exprimer le mensonge par arlifice et en voulant vaincere », ce qui
repondraitä : οὐ πιθανῶς εἰπεῖν θέλω ψεῦδος καὶ νιχῆσαι θέλων. — 9. ἀχριθοῦς : S « trös acheve », traduclion
renforeee, qui s’explique par le fait que ἀχριδῆς seul, sans ἐξέτασις, est rendu par la periphrase « par
un examen acheve » (voir 43,5). — 10. τῷ χρείττονι : Sa le pluriel, cf. 23,3. — 11. ravww;> S. — 12.
ἀγνοῶ.- Σχαφῶς παραστῆναι E Rob: S « ayant guide elairement. Il semble ἃ moi » = ἀγνοῶ σαφῶς παραστάς.
᾿Εμοὶ δοχεῖ; Bo ἀγνοῶ σαφῶς. --- Παραστῆσαι (conjecture de Μά, qui interprete par « declarare »), et la
phrase qui suit est mise dans la bouche de l’orthodoxe. — 13. δοχεῖ ES, δοκεῖς Jahn Bo. — 14. οὐδὲ γάρ
E, οὐ γάρ S Bo, mais οἵ. 36,15. — 15. ἀνάγκη ΕἸ S Rob, ἀνάγχη χαί E? (Bo penche pour cette lecon). —
16. αὐτή : S comprend αὕτη. — 17. οὗ γενομένου E Bo :S « dans quoi 6tant » — ἐν & γενομένη, d’apres
37.5.9. x
* Fol.11v°.
760 METHODE D’OLYMPE. [36]
— πᾶτε ze an TH cA DAsM zAaa AkucTKa! ERITH Ko£ro;
— Taxo mn cA MNHTR.
— Aknersa ze τόγλα Ἐπ τὶς npinmsTR ErAA AknersoyAn BOYAETR;
— Taxo EcTs.
— Ne coypa me YO AkNeTBYRmYenS, un Ak'HCTKöKRANIA BOYAETR HHKOAHES
— Ne πὕλετε.
— Thu ze Eama me Teakennin ECTk KEKIH CACTARZ, A Teakcnin ΟΧΟΤΑΒΗ
Ne Τρ πον ΤᾺ ΝΗ ούγοσπε KB NENIKE KEIKILE KBITIE NPTIHMOYTB, NE BAAYTR τὸ
me? am ECTRCTBA Ξᾶλα; ἀπε me me οὔτε Ectnctsa ZRaa, 310 me οὐκοΐ, Ne
BSAETR OYEOM? ECTRCTRO.
Aue Au AKUCTESRIPAEUMS ECTBETBO xöıpenm gem, Mi Az penm’ ἄπο ἡ YARz
οὐκοήηλ΄, πὸ MEMOYRE CAOKECH” ἐοτεῦταῦ ECTR, OYEOH ie He" CATKRÖPHTR NECTR
ECTRCTEO, NO Akao nEnde ECTncTKA. Taaroaeık ie YARY” WEROTAA zz OYEHRANTA
Akaa, WEROTAA MAKhI AoRpoakMnia® EAArTzZ’ No ἡ cmaeTowa ca Huena ch KA
ECTRETKOY WT" OEHIKÄNNX ca EMoy, Mae Ne COYTh ECTRCTRO. Ne πὸ EcTR
M. — Mais le mal est-il pour toi l’acte de quelque &tre agissant ἢ
A. — Il me semble.
M. — Et les actes ne se r&alisent que si l’ötre agissant est lä pour les
realiser ἢ
Ar — @est 6618:
Μ. — Sil’etre agissant fait defaut, il n’y aura pas davantage de produit
de son action?
A.— Non.
M. — Ehbien, si la substance est une essence corporelle, si l’essence cor-
porelle ne r&eclame pas l’existence d'une autre essence dans laquelle se
r6aliser, sile mal existe comme acte d’un etre agissant, si les actes r&clament
l’existence d'un etre agissant dans lequel ils se realisent, le mal ne sera pas
une substance. Si le mal est une substance, et.si le meurtre est un mal, le
meurtre sera une substance. Mais en fait le meurtre n'est que l’acte d’un ötre
agissant : le meurtre n'est done pas une substance.
Si c'est de l’etre agissant que tu fais une substance, nous sommes
d’accord. Par exemple, le meurtrier-homme, en tant qu’homme, est une
I. akiersa S®, mais TR est ποιό avec la ligature qui vaut proprement Τὺ, —
2. τὸ ze 5", Tame SP’. — 3. Le second oyson manque dans S”, ἃ en juger par la
traduetion de Bonwetsch |qui a lu oyEo dans le premier cas). — A. oyronma Du
oyzinya 5). — 5. caonecm 5°, caonecn HS”. — 6. οὐποή me He 5°, oYRIcTKO πὲ
10
10
] DU LIBRE ARBITRE. 761
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= Nr 5 x ’ τ ’
— Δοχεῖ δέ σοι τὰ χαχὰ ἐνεργείας εἰναί τινος:
— Οὕτω μοι φαίνετα!.
ἴ
> , = - Pu το ὅν Δ ᾽ τω =
-- Αἰ δὲ ἐνέργειαι τότε. τὸ εἶναι λαμοάνουσιν ὁπότ᾽ ἂν ὁ ἐνεργῶν παρῇ;
ἡ RE SE Re ᾿ a SR: REN Ἄ
— Οὐχοῦν“ εἰ ἡ οὐσία σωματική τίς ἐστι σύστασις, ἣ δὲ σωματιχὴ σύστασις οὐ δεῖταί
᾿ 2 ΄ \ = 2) N ἂν νῶι 2 e Ä 7 e ὃ: LH
τινος ἐν ᾧ γενομένη τὸ εἶναι λήψετα', τὰ ὃὲ χαχὰ ἐνέργειαι ὑπάρχουσί τινος, ἂν δὲ εἐνέρ-
ἡ v T \ -
Νά ΤΩΝ er , ι τ Pr »,» Se 18 x , τ᾽ δι
γειαι δέοντα! τινος ἐν ᾧ γένομεναι τὸ εἰναι λαμιοάνουσιν, οὐχ ἔσονται οὐσίαι" τὰ χαχά. Εἰ δὲ
5 ’ὔ x ΄, x ε [4 ’ ’ ΕΣ « » ϑλ “αι x ε , ’ ’ ,
οὐσίαι τὰ χαχά, χαχον δὲ ὁ φόνος, οὐσία ἔσται ὁ φόνος. Ἀλλὰ μὴν ὁ φόνος ἐνέργεια ὑπάρχει
΄ ı,» au ar 2 2
ρα Οὐσι 0 φόνος .
τινος" οὐχ ἔστιν
΄
> δὲ x 3 m > 5 v 6 r r » , NT » e r
Ei ε τον ἐνεργουντα ουσιὰν φχνα! θέλεις, GUMEND. 2I/O. Oiov ἄνθοωπος 0 DOVEUS,
τὶ 2
6 ὁ ἣν λό RN Keane ΑΣΑ Re pp BEER, 3 Ar?
AR. 09 μεν \oyov ON ρῶπος SOTWV ς νπᾶρχει ουσιο" 0 O8 Govng ὧν TOLEL οὐχ ἐστιν OUGLA, X
» 5 m N, ΄ δι N „ ( x \ x N. x r \ δ᾽
ἔργον zı? τῆς οὐσίας. Λέγομεν δὲ τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν καχὸν διὰ τὸ φονεύειν, ποτὲ ὁ
αὖ πάλιν διχ τὸ εὐεργετεῖν ἀγαθόν" χαὶ πέπλεχται" ταῦτα τὰ ὀνόματα τῇ οὐσίχ Ex τῶν
7 FEAT
Beer ͵ Aa, e x ’» 740 D5r ER! ad - Ὄ 7)
GumnDE NAOTWV χυτὴ. ατινα Οὐχ ἐστιν AUTTY . ( υτε γ52 ἐστιν φόνος N ἡὐσιχ OUT αὖ πᾶλιν
substance ; mais le meurtre 41} commet n’est pas une substance, mais une _
action de la substance. Nous nommons l’homme tantöt un mechant, tantöt
un homme de bien : mais c’est A cause des crimes ou au contraire des bonnes
actions qu’il accomplit, et ces qualificatifs qu’on attache ἃ la substance ne
repr6sentent que ses accidents, qui ne sont pas la substance elle-meme.
eraA SP. — 7. yAnY 5, yana 5}. --- 8. aonpoakhnia paan 55. — 9. WT| ὦ 55, qui est
sürement une faule pour ® = ἐχ.
E CDPh (depuis 1. 15) S Ezn (depuis 1. 16). Bo 1600,..1607...
1. ὅπερ ἐνεργεῖ : S traduit « l’action », peut-tre parce que le tour transitif a ele evite avec le verbe
« agir » (mais cf. 40,1). — 2. Tout ce passage est altör& dans S, du fait de deux lacunes, l’une de
pres de deux lignes, l’autre d’une ligne environ, qui remontent sürement ἃ l’original grec, et qui ont
entraine des remaniements : « Done, puisque c’est quelque essence corporelle, et que les essences
corporelles n’ont besoin de rien dans quoi prendre l’@tre, le malne sera pas alors une substance? Si le
mal n’est pas une substance, et si le meurtre est un mal, Je meurtre ne sera pas une substance » —
οὐχοῦν ἐπεὶ (OU εἰ, Sans ἡ οὐσία) σωματιχή τίς ἔστι σύστασις, al δὲ σωματικαὶ συστάσεις οὐ... δέονταί τινος ἐν ᾧ
γενόμεναι τὸ εἶναι λήψονται (OU λαμθάνουσιν). οὐχ ἔσονται οὐσία: τὰ χαχά; Εἰ δὲ μὴ (ἔστιν) οὐσίαι τὰ χαχά, χαχὸν
δὲ ὁ ςόνος,... οὐκ ἔσται (OU ἔστιν, SANS ἀραὶ) οὐσία ὁ φόνος. --- 3. οὐχ ἔσονται « αὐταὶ αἱ» οὐσίαι Bo, d’apres
8» « lesm&mes » -- al αὐταί : mais 5. ΡΟΥΘ « alors » ou « done », particule de renforcement repondant
ἃ « puisque » pour εἰ de la ligne 7. — 4. οὐχ ἔστιν ΕἸ Bo, οὐκ ἔσται ΕΞ Rob (S = οὐκ ἔσται, mais ne
prouve rien). — 5. τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν S Bo, τὰ ἐνεργοῦντα οὐσίαν EI, τὰ ἐνεργοῦντα οὐσίας ΕΞ Rob. —
6. φάναι, d’apres S « dire », et οἵ. 57,1: εἶναι E.Bo. — 7. ἄνθρωπός ἐστιν» S, ce qui donne le sens
«comme l’homme meurtrier, en tant que substance ».— 8. τι E?S Bo,> ΕἸ. — 9. χαὶ πέπλεχται C Jahn
Bo Rob, καὶ προσπλέχεται E, πέπλεχται ἄρα Ph : S—= ἀλγὰ καὶ (ἀλλά γε, traduction renforcee de καί)
(προσ)πέπλεκχται. --- 10. αὐτή EC Bo : S «la substance » - οὐσία. — 11. ἐστιν φόνος ἣ οὐσία ἃ Bo, φόνος ἐστὶν
ἡ οὐσία E, 6 φόνος ἐστὶν ἡ οὐσία Ph, ἐστι φόνος οὐσία D (homicidium substantia aliqua est Dr).
=F01.42T?.
*Fol. 12 v°.
762 METHODE D’OLYMPE. [38]
oyron ECTRETEO NH MÄRKI AMEOARNCTBO NM HNO NHYTORE CHNERE ZA0" nd ARE
WT TPÄLOTUKTA KNWENUKZ CA TAATOAETK ἡ ΩΤ pMTopuKja nern ἦ npayh WT
ΒΡΑΎΒΕΕΙ, ECTKETEOY ne caıY nm ΒΡΑῚΒΕΈ ΝῊ PHTOpHKiH ΝῊ TPALOTHKIN, NA
WT OBRUBARIEHX CA EV Mena BAZEMAA WT NHXKE CHE NAPHYATH'! ca
UNHTR, NMEAHNOME WT CHX CHIN, ὁμηέπὲ ΠΗ CA MOKAZAETR ἡ WT MINHAIKIX
ERITH AZ ECTKCTKOY HMA TPIHMATH, Ne COyıpa NHYHUME WT önkxz.
A nopazoymkn ze um cmuyeme, ἀμμὲ HNOTO KoETO Zumeum ΒΖ oyuk ZAKMZ
cAa KÜNORNA JAKWU, MKoOMe ἡ WNZ, πό Nee KR CHXA AkMETBOYyETR ἡ MORA-
MAETK TEOPHTH ZAAA, EcTh M CAUZ ZAX WT NUxe TROpHTn. Toro πὸ akaa
ZAA KRITU TAATOAETR CA ἄπο TEÖPENR ECTR ZÄHUZ" A ἐπε KTO TROPÄTR NECTR
cauız, NA AKHCTEO ErO, WT Nerome HA ZAZ TAATOAATH CA πρμέμπλετα. Äye ED
TomY camomNY θέ ΕΔ ERITH Mike TEOPHTR, TEOPHTR πε oynda? M AMEOARHCTKA
ἦ TATREH.M EAHKAME CHM TIOAORNA, Alpe Al ch EcTn ὁπ, ch πὸ ETAA Kki-
KADTH CACTABAENIE HMSTR, NE TEOPHMA πὲ M ΟἹ EBITBA CTAKATR Ca |, penure
Ne BSAOYTR|, KBIKARTR me ch’ WT YAKZ, KOYASTR cHU SARıH TRO/pRUM ἡ
BAITIA MX H NEBBITTA BUNNHUN. Äye au AM cu AkHCTKA Ero pesemmm KRITH, WT
ΜΗ χε TEOPHTR ZAA ἘΜΙΤῊ HMATR, A NE WT NUXME ECTn ECTecTno. BAoy me
pExwın TAATOAATH CA WT CREIBARIIHX CA ECTHETEN, Me NE COYTR ECTRETBA',
ἄπο ἡ WT KPÄUEHI KpAYSR. Aye ie WT Nuxme AKHCTBOYyETR ZAX Ectn, A ke’
Car la substance n’est ni meurtre ni adultere, ou quelque forme analogue du
mal. Ainsi le grammairien tire son nom de la grammaire, le rheteur de la
rhetorique, et le medecin de la medecine, mais la substance n'est pas l’art
medical non plus que la rhetorique ou la grammaire, et elle recoit ces quali-
ficatifs d’apres celui de ses accidents que l’opinion juge caracteristique,
tout en &tant diflörente de ses accidents; de la m&me maniere, j'estime que
c’est des formes du mal que l’opinion reconnait que la substance tire les
noms qu’on lui donne, mais qu'elle n’est aucune de ces formes du mal.
Considere @galement, je t’en prie, que siton esprit imagine un etre difle-
rent des hommes qui serait Ja cause du mal qu'ils commettent, cet &tre lui-
meme, selon qu'il agit en eux et les incite au mal, n’est un mechant qu'en
raison du mal qu/il fait. Car si on l’appelle mechant, c'est parce qu'il est
l’auteur du mal ; or le mal que commet quelqu’un n'est pas sa substance möme,
mais seulement l’acte de sa substance, dont iltire l’appellation de mechant.
Si nous disons en effet qu’il s’identifie avec ses actions, comme ses actions
sont des meurtres, des adulteres, des vols, ete., il ne sera rien d’autre
1. NApHYAaTH S®, Ἡλφηηάτη S”. — 2. oyRdA δ. ΟΥ̓ΑῚ ἀοτ πα Sb. — ἢ οὐ Se, οἵλ 5»,
j2 ἮΝ > \ 5 ® EUER μοὺ 4
FF ἸΕΟΤΕ Ὁ. quon peut penser a corriger en ECTEO = Ἢ X, -» Ä Exec
σι
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10
15
[39] DU LIBRE ARBITRE. 763
Zr » - ε ΄, ἢ “ x - > -
μοιχεία ᾿ οὔτε τι τῶν ὁμοίων HARDY" ἀλλ᾽ ὥσπερ ἀπὸ τῆς γραμματιχῆς ὁ γραμματιχοὸς
΄ x » x m e m ε ἘΠῚ x ’ “ . w , 2 m [4 v
λέγεται χαὶ ἀπὸ τῆς οητοριχῆς ὁ ῥήτωρ χαὶι ἀπὸ τῆς ἰατρικῆς ὁ ἰατρός, τῆς οὐσίας οὔτε
2 Ὁ v " EIER on " -Ξ > x = 2 Er
LATEIANS οὐσὴς οὐτε μὴν ὃ ῥητορικῆς οὔτε γραμματικῆς, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῶν suubebnzörwv αὐτῇ
Ρ [4 > ag [4 " »Υ f δ - δ᾽ ᾿ ER ’_n
Οανούσης" ἀφ᾽’ ὧν οὕτως ὀνομάζεσθαι δοχεῖ, οὐὐ οπότερον αὐτῶν
τὴν προσηγορίαν ᾿ λαυ.
af « 4 4 x ΕΣ - ’ 7 “- ΠῚ ψ -
οὖσα, ὁμοίως μοι φαίνεται καὶ ἀπὸ τῶν δοχούντων εἶναι χαχῶν τὴν οὐσίαν ὄνομα πρυσλαμ.-
6
fr N) 3 aran
νειν . οὐὸ πότερον ουὐσᾶν αὐτῶν.
Καί wor’ ὁυοίως ἐπινόησον. εἴ τινα ἕτερον ἀναπλάττεις ἐν τῷ νῷ τῶν χαχῶν τοῖς ἀνθρώ-
τ τ ΟΣ» \
ποις αἴτιον, ὡς χἀχεῖνος, χαθὸ ἐν τούτοις ἐνεργεῖ χαὶ ὑποσάλλει ποιεῖν τὰ nad, ἔστι χαὶ
ἌΡ ΠΕ rT - Η 7 ᾿ τ 7 -- = , ΕἸ
αὐτὸς κακὸς ἐξ ὧν ποιεῖ. Διὰ τοῦτο γὰο χαχὸς " εἶναι λέγεται ὅτι τῶν χαχῶν ἐστι ποιητής" ἃ
"9 - 5 > INTER BEN da - \ ΄ ῷ \
δέ" τις ποιεῖ οὐχ ἔστιν αὐτός, ἀλλ᾽ ἐνέργειχ!'" αὐτοῦ, ἀφ᾽ ὧν τὴν προσηγορίαν τοῦ χᾶχος
λέγεσθαι λαμοάνει. Εἰ γὰρ αὐτὸν ὑπάρχειν εἴποιμεν ἃ ποιεῖ, ποιεῖ δὲ φόνους χαὶ μοιχείας
πεν x NE) Ἀν “ 2,83 ” - 4 . δι τ τ Κα a) - ὃ’
χαὶ χλοπὰς χαὶ ὅσα τούτοις ὅμοια, αὐτὸς ἔσται ταῦτα '᾿" εἰ δὲ ταῦτ᾽ ἐστιν αὐτὸς, ταῦτα
ev , x , " ν᾿ - - D δι - x
ὅτε γίνεται τὴν σύστασιν ἔχει; οὐ γινόμενα δὲ καὶ τοῦ εἶναι παύεται '", γίνεται δὲ ταῦτα πρὸς
> ᾿ Ρ ΄ e er. ΒΟΥ Pr Pa ν
ἀνθρώπων, ἔσονται rasrou'? οἱ ἄνθρωποι ποιηταὶ zul τοῦ εἶναι χαὶ τοῦ μηκέτ᾽ εἶναι αἰτιοι.
» Iris en ’ m ἢ τ ΄ ἄδειο 7 er \ - » 5 3 -»
Εἰ δὲ"' ταῦτα αὐτοῦ ἐνεργείας εἶναι φής, ἐξ ὧν ποιεῖ τὸ καχὸς εἶναι ἔχει, οὐκ ἐξ ὧν ἐστιν
RATE Bo: δὲ v_ 4 ur ie ἜΡΟΝ τάν τ τὶ “" a ἷν Ξ
οὐσία "΄. Kazov δὲ εἴπομεν λέγεσθαι ἀπὸ τῶν συμοεοηχότων τῇ οὐσία, ἅτινα οὐχ ἔστιν ἡ
οὐσί ἢ « ὩΣ ΒΥ 5 ’ u ds Rear Eid: ἐξ ᾧ bi ὦ ἐπ μευ ET ὃ δὲ ἐ a
VOLL 2 ὡς ATO Τῆς ιατριχὴς Ω ἰατῷος. L 0€E ες ὧν ἐνεργε" υπάᾶργει χαχος , % NE EvVEDYEL
que ces erimes. S’il n’est rien d’autre que ces crimes, si ces crimes n’ont -
d’existencee que quand ils se commettent et cessent d’exister des qu'ils
cessent de se commettre, et s’ils se commettent du fait des hommes, ce sont
les hommes qui seront les erdateurs de cet ötre mauvais et la cause de son
apparition ἃ l’existence ou de sa disparition. Mais si tu fais de ces crimes
des actes de sa substance, c’est par ses actions qu'il est m&chant, non en
tant que substance. Nous avons dit que le qualificatif de me&chant se tire
des accidents de la substance, qui ne sont pas la substance elle-möme,
comme le qualificatif de medeein se tire de l’art medical. Si un mechant est
D
(ἃ lire ἀπε) = ἃ δέ : zak me 85", 3121 me &me Bo (1° dd.), Ame me Bo (2° d.).
ECD Ph S Ezn (jusquel. 12). Bo 167,,-168,12.
1. ἣ μοιχεία E(>n E!°) CD, [ἢ] μοιχεία Bo Rob. — 3. S traduit « ni aucun autre mal semblable ».. —
3. μήν» ΕΞ D (abrege) S. — 4. τὴν προσηγορίαν : S « les noms », au pluriel. — 5. λαμθανούσης: S —
Yapdavoysa (d’apres οὖσα 1. 5), avec anacoluthe. — 6. προσλαμδάνειν ED Bo, λαμθάνειν α. — 7. μοι E!
5. Βο,}» ΕΞ 6. -- 8. χαχός ( Ph S, κἀκεῖνος χαχός ΕἸ (E? a une lacune, mais qui suppose χἀχεῖνος) Bo-
— 9. δέ: 5 traduit par le singulier. — 10. ἐνέργειαι E Bo, ἐνέργεια CD Ph S (qui repond ἃ ἀφ᾽ ὧν par
un singulier). — 11. αὐτὸς ἔσται ταῦτα 5» S, quiinterprete ei δὲ, etc. par « ou bien s’il est lui-m&me ces
choses ». — 12. παύεται : S ajoute « c’est-A-dire ne sont pas », glose ἃ « cessent d’etre ». — 13. τούτου
E, τούτων C Ph (> Ph:) S Bo; Ὁ ἔσονται οἱ ἄνθρωποι καὶ ἑαυτῶν ποιηταί est altere, mais suppose peut-&lre
“τούτου... «“χαὶ &aurmv>.l’hypothese logique que les hommes pourraient etre er&aleurs du diable ayant
surpris les copistes- — 14. εἰ δὲ «καί» S, mais cette addition resulte de la valeur adversative dejä
“«lonnde ἃ ei δέ precedent (l. 12). — 15. οὐσίᾳ 1), οὐσία ECS Ph Bo. — 16. ἡ οὐσία : S « les substances »,
mais le pluriel peut &tre altere d'un singulier. — 17. ὑπάρχει καχός C, καχός (sans ὑπάρχει) D, ἕκαστος
ὑπάρχει χαχός Ph Bo! Rob (E a une lacune) : Bo (2° Ed.) χαχὸς ὑπάρχει χαχός, d’apres S « 51}... est
mauvais, et s’il agit mal » — χαχὸς ὑπάρχει, καχῶς δέ, mais le mot « mal » est alter de « et ce que »
—= ἃ δέ (ou ὃ δέ), comme Bonwetsch lui-me&me T’indique.
Fol. 13r°.
-1
συ
"τς
METHODE D’OLYMPE. [40]
AKHCTKOYETR NAYATOKZ EZEMAATR EHTIA, HAYA «ἦ» WNZ'! EBITH ZAZ, NA-
JAWA ze ἡ ὧν KEITH ZAa. Äype me cme ECTh, Ne KOYAETK BEZ NAYAAA ZAZ,
HH NECATROPENAA Zar’, Eme CATRÖPENA WT NETO TAATOAATH.
BruNZ πὲ ἘΖ Αὐ ΤΌΜΟΥ, ὦ Αϑόγακε, ὁλομὺ AORdANK IH CATKÖPHTH LINHLH
ca. Wr nuxme πὸ KAPHEZ MOAA CAOKRECH, WT NHXA” CARHATH a0rpk unk ca
no ActTunk' ἄμμε πὲς πλπκύβμβοτεα Bräune BEINR, A KAKOKKCTEOMA TROpENR ECTh
KOTZ, KAKÖRKCTBA At ZAAA, zAnıXA KOYAETK TEOPENR BOTZ. Ce ie oy50 CA0RO
Ka OmomSY Taaroaa ca! Aonpk.
Πρότππα" TAATOAMIEHM NE ἘΒΙ ΤῊ Ken BeEC KAKORKCTEA, NA
HMETH KAKOKBCTEA NERYAANK® Ei.
ΜΠ ze ama ca MNHTR ἐπε TAATOAATH BeC KAKO-
ERCTBA KEITH ΒΕΙΒΗ πὲ πὸ EcTn A’ZE’ φέιμη ὦ KoTomAo ΔΙῸ ἐοτ ΒΟΥ ΒῈ πόλις
ECTR KEC KAKORRCTEA" NÖ OYEO M TAATOAMIME Rec ΒΑΒΟΒΒΟΤΒΑ ἘΜΤῊ KAKOKKCTEO
EA NOBhAAETR, KAKA ECTR NAMHCAA Kein, Erke ECTh KAKORKCTBA WEPAZZ. Tku
Re, ἀπμὲ TH Ε AMEO, CA ΓΟΡΗ CA KA ΜΗῈ Apkam caorece®, ἀπὲ πὸ ne Hukrn
KAKORKCTEZ ΒΕ MNHTR CA NENAYAANE’ cnye 50 A ZAMZ WT HCTAYANIA? EA
TAATOAW EBITH, AA NE BAAETR ZÄHMZ ΒΟΥ BÜNRNHKZ, cHX” πὲ KChxz πήπλ
ΔΕΒ.
mechant en raison de ses actes, et si ses actes ont un commencemeni, la
me&chancete de cet e&tre mauvais a eu aussi un commencement, et de m&eme
le mal dont il est l’auteur. S’il en est ainsi, il ne sera pas mechant de toute
eternite, et le mal ne sera pas inerde, puisqu’on aflırme qu’il est cr&& par
lui.
B (Second heterodoxe). — Maisen voilä assez pour mon camarade :
jeestime, mon ami, que tu as bien argumente contre lui et que, des pr&misses
qu'il avait posees dans son raisonnement, tu as tir& des deductions justes.
Il est sür en eflet que si la matiere ötait primitivement depourvue de qualites,
si Dieu est l’auteur des qualites, et si le mal est une qualite, Dieu sera
1. HAYATOKX ΞΕ AATR BHTIA, HAYA «ἦς WNZ, dapres le texte grec : 5°
porte HAYATOKZ NAJA (HAYAT 50) KZAMATH |KZHMÄTH 55) KHITIA WNZ, avec NAYA
deplaee, d’ou linfinitif suivant. 2: NECATKÖPENAA zAA S“ : Jire sans doule NetA-
TRÖpENA 3ζλὰ = ἀγένητα τὰ χαχά. — 3. W NHX ἃ 5‘, par ralure sur ὦ πηχ κε, ce
qui invite ἃ conjeeturer (δ cmx% = &x τούτων. — ἡ. TAATOAA CA] ΓΛΑΘΑ 5°, pour TAA
φι
10
Ὁ
10
[41] DU LIBRE ARBITRE. 765
x - AR vr τ ψω = vr δι ᾿ \ ᾿ 2
ἀρχὴν τοὶ εἶναι NRUGIVEL, ὭσΞατο χλκεῖνος' εἰνχ' χαχός, NISATI δὲ rar ταῶᾶυτι TR AK
ὃ ἷ
δι ” - ᾿ ’ , n DNS) 5 ᾿ ἃ ͵ er
Ei δὲ οὕτως ἔχει, οὖκ ἔσται" ἀνάργως χαχύς, οὐὸ ἀγένητα τὰ χαχζ, τῷ YEvnT τὰ πρὸς
αὐτοῦ εἶναι" φάναι.
— Ἀλλὰ’ τὸν μὲν" πρὸς τὸν ἑταῖρον᾽, ὦ φίλε, λόγον ἱκανῶς μοι πεποιηχέναι δοχεῖς.
v \
ἜΞ ὧν γὰρ προλχδὼν ἔδωχε τῷ Ὅτ ἐκ τούτων συνάγειν ἔδοξας χαλῶς" ὡς ἀληθῶς γάρ",
εἰ ὅποιος ἐτύγγανεν ἡ ὕλη, τῶν δὲ ποιοτήτων δημιουργὸς ὑπάρχει ὁ θεός, ποιότητε δὲ τὰ
πο ὕγχὰ ε ἢ VAN, ποιὸ ἥτων ἡμιουργος “παργ εξ" 0 ὕεος,. ποιοτῊ ες τ
OH. τῶν χαχῶν ἔεςτ πονιιτὴς ὁ θε:όςε. Ο" ν 9 N 8, ὁ na eenne: BET ἡήεθω !"
Kurz, τῶν χαχῶν ἔσται ποιητὴς ὁ θεός. Οὑτοσὶ" μὲν οὖν ὁ λόγος πρὸς ἐκεῖνον εἰρήσϑω
ΐ
m >17 x \ ἣν Ν »ο“ ΠΝ v τ D x ΕΝ ᾿ -»"Ὕ \
Ss Euot δὲ ψεῦδος δυχεῖ τὴν ὕλην ἄποιον εἶναι λέγειν '”- οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν εἰπεῖν περὶ
fi 3 Er) r ” ” m ᾿ \ yo «' "» 3 ΄, x r
AaTıvosodv!” οὐσίας ὡς ἔστιν ἀποιος᾽ ἀλλὰ μὴν χαὶ ἐν ᾧ ποιὸν εἶναι λέγει τὴν ποιότητα
= ΄ Ω ΄ ᾽ x ἐ- ,γ ὦ Ν r er > \ ΄ τὰ bu v
αὐτῆς μήνυει, ὁποῖχ ἐστιν Ἢ ὕλη διαγραφοόμενος, ὅπερ ἔστι ποιότητος εἶδος. Οθεν, εἴ σο!:
φίλον ἐστίν, ἄνωθεν ἔχου πρὸς ἐμὲ τοῦ λόγου. ᾿Εμοὶ yao!' ἡ ὕλη ποιύτητας ἀνάρχως ἔ;
φίλον ἐστίν, ἄνωθεν ἔχου πρὸς ἐμὲ τοῦ λόγον. μοὶ yap ἡ ὕλη ποιότητας ἀνάρχως ἔχειν
τ ᾽ ᾽,
er " x x x ᾿ ᾽ - τ ΄͵ - m ε
δοχεῖ: OUTWS γῦρ χαὶ τὰ χαχὰ EX τῆς σαπορροιας αὐτῆς εἰναι λέγω, ἵνα τῶν χαχῶν ὁ μὲν
᾿ Ἢ - NS Εν we e
θεὸς ἀναίτιος ἢ, τούτων δὲ ἁπάντων ἡ ὕλη αἰτία.
V’auteur du mal. Done, avee lui, la discussion est close. Mais moi, j'estime
qu'il est faux d’aflirmer que la matiere soit depourvue de qualites. Car
il n’est permis de dire d’aucune substance qu’elle est sans qualites. Aussi
bien, par le fait meme qu'on la dit sans qualit6s, on indique la qualite quelle
possede, on deerit ce qui qualifie la matiere, et cela m&me est une sorte
de qualite. C’est pourquoi, si tu le veux bien, je te prie de reprendre contre
moi le raisonnement des le d&but : pour moi, la matiere est de toute eternite
pourvue de qualites. Cette thöse me permet d’expliquer le mal comme une
emanation de la matiere, afin que la responsabilite de l’existence du mal
ne tombe pas sur Dieu, mais sur la matiere, cause du mal sous toutes ses
formes.
ca. — 5. A la hauteur du titre,. on trouve peut-tre dans la marge la trace du
signe @. — 6. neryaank] nz nyaank 5". — 7. az Bo: 3ΔῈ 5". — 8. enonece]
CÄAORd ce 5. — 9. AcTAyanla 5". ἠοτηηάηϊλ S® d’apres la copie de Bonwetsch'.
ECD (1. 1-3.et 11-13) Ph S Ezn (depuis 1. 5). Bo 168,12.169, 13.
1. ἃ δὲ... χἀκεῖνος : ce passage est completement altere dans S, mais le texte qui se laisse relablir
repond ἃ celui des manuscrits grees. — 2. ταυτὶ τὰ χαχά ΕἸ Bo, ταῦτα τὰ χαχά C Ph, ταῦτα χαχά D,
ταῦτα εἶναι χαχά ΕΞ S. — 3. ἔσται E! CS Bo, ἔστιν ΕΣ D Ph. — 4. εἶναι» 5. — ὅ. ἀλλά Ph S Bo,> EC.
— 6. τὸν μέν EC, τὸ μέν Ph Bo (S = τόν ou τό). — 7. ἑταῖρον Bo, ἕτερον EC Ph S. — 8. χαλῶς" ὡς ἀληθῶς
γάο EPh Bo, καλῶς ἀληθῶς" εἰ ἄποιος γάρ Ο : 5. = χαλῶς (ὡς) ἀληθῶς" εἰ ἄποιος (sans γάρ). — 9. οὑτοσί C,
οὗτος E Bo. — 10. εἰρήσθω : S «ἃ ἐϊό dit » = εἴρηται ou ἐρρήθη. — 11. Apres χαλῶς, Sale litre : « Contre
ceux qui disent que la matiere n’est pas sans qualite, mais qu’elle a des qualites de toule &ternite »
(avec un mot altere) — πρὸς τοὺς λέγοντας μὴ εἶναι τὴν ὕλην ἄποιον, ἀλλ᾽ ἔχειν ποιότητας ἀνάρχως (αὐτήν). --
12. λέγειν : S = τὸ λέγειν. — 13. ἡστινοσοῦν EC, τῆς τινός Ph : S « de la substance de qui que ce soil » ---
οὑτινοσοῦν, ἃ moins que le traducteur n’ait lu τῆς τινος οὖν. — 14. ἐμοὶ γάρ : S « (pour voir) si en eflet la
maliere ne parail pas» = εἰ un γάρ.
*Fol.13v°.
*Fol.14T°.
766 METHODE D’OLYMPE. [42]
— Moasuzanie ze τοὶ, W Apoyae, mpfenaoy', A ὦ caonecexz noenkurenie
noxsAnam. ΛΈΠπο πὸ EcTn KOMOyRAO ADBAMMX oysenie ne mpoerk nm Moe
CA TAKIO CAANUNTR KEPOKATH TAATOAEMBIMZ, NA C KONEYNBIMK HCHKITANTENZ
IBITANTE TROPHTH ολοπβεῦχ΄. Ne πὸ HA KZZAKANPANAAN" NE πὸ " HCTOKOMA OYCTA-
BÜRZ CAOBECH ΒΗΝΟΥ AA Beckaoympaenoy c num pazamksarn MAxoae XSıperk
[Han cARoKoynaaTn]'" οὐ" ἡ NOCAOYINARINATO oyskputk k ΤΟΙΙΟΥ, NA Eike MNHT
CA NEMONO ἈΜΤῊ TAATOAATH Ca AORpE, οὐ" HZTAATOAETR Toy ch. Wr ARdErD
KO EAHNO ECTK" ἀμμὲ πὸ, ἡ καὶ NENNE CA TMOAKHZATH MNHTR CARIMARZ MOAZA
npinumerr cAnpAuenke’, Ham ΒΕΘ ΛΜ ΙμΒΑΤΟ WEAHYHTR Ne HCTHNNBIXZ TAATOABIPA.
To ne unHum ΔῊ ΜῊ ca mo HCTHNk TAATOAARZ KEIM KAKORKCTBENE KEITH;
ἀμε Ἐ δὲ ΕἾΤΕ emye, «ούπι αν KOYAETK TROPENR KOTZ5 ὧμε BO ECTRETKA θέμε,
Τὸ Apkuzae ERITH peuenz’ Alle AH ΠΑ͂ΜΕ KAKOKKCTKÖUK, τὸ ἡ TkMZ KATH TAA-
ronemz. Thu ae EcTncTKoy cAypY ἡ KAKOBKCTEONR, WRAHLINO” MM CA MNHTR
TAATOAATH TEOPUW KAITH KOTOY. M aa ΟΥ̓ΕῸ μέ ὦ cenk πὴΐ ca ταύφητη ποότγο
ὁλοβερε , WTEKparan ΜῊ ΝΜ ῈΈ ἈΑΠΡΑΙΙΑ Α΄ KKINUZ WEIAZONZ peyenm KEITH
TROPUM KOTOY; Penz’ue am MAKRO ECTKCTKA nokuknn Axome ne ee EHTH WN ku
MKome ἘΠῚ NERoAH, ΝᾺ Apoyraım nk Taykume KEITH, MHAH HROMKE ECTKETKA
7 2: τὰ ir 4 G
CAXpANH ὁπ Mae Bkum Mm Apkrae (ΕΓ, NA KAKOEKCTBA ΗΠ nokuknn;
M. — J'approuve ton zele, mon ami, et je te loue d’aimer la discussion
serieuse. Il est bien vrai que c’est un devoir pour tous ceux qui ont l’amour
de l'’etude de ne pas accepter naivement et au hasard les demonstrations
qu’on leur fait, mais de les soumettre ἃ une critique s&vere. Aussi bien,
si celui qui provoque la discussion, en posant des pr&misses fausses, a fourni
ἃ son interlocuteur l’occasion de tirer les döduetions qu’il voulait, les audi-
teurs ne se sentiront pas pour cela convaincus. Mais s’il leur parait possible
de pre&senter une bonne objection, ils seront lä pour le faire. Car de deux
choses l’une: ou bien, en &coutant ce debat supplömentaire oriente dans le
sens qu’ils veulent, ils tireront de la discussion tout le profit qu'ils en peuvent
tirer, ou bien ils convainceront d’erreur l’argumentateur.
Mais ilne me semble pas que tu aies &te bien inspire en aflirmant que
la matiere 6tait des le debut pourvue de qualites. En effet, dansce cas, de quoi
Dieu sera-t-il l’auteur? De la substance? Non, elle 6tait pr&existante. Des
qualites? Non, puisque nous disons qu’elles aussi existaient deja. Eh bien alors,
I. npiemaoy| npinmoy 5". — 2. caonecz| caonecn δ", — 3. BAZARANpAMAAN 5",
KAnpamaan 5’. — ἡ, Mau CAKOKOYNAATM S", variante de pazamksarn. 5. οἱ
55, ΣΧ Sp. — 6. cd Sa, ζῇ ὃ» d’apres la copie et la traduetion de Bonwetsch).
7. eanpämenke] czupämenie 5°, ch. 12,7. 8. ycoma 55, yecdud S®. — 9. WBAHT
or
10
10
\
ae a
[43] DU LIBRE ARBITRE. 767
x x “ΟΜ Ἵ ͵ πὰς . BERN ZT RUrE ln , 5 > - N
— Τὴν μὲν προθυμίαν τὴν σὴν ἀποδέχομαι, ὦ φίλε, καὶ σοὺ τὴν ἐν τοῖς λόγοις σπουδὴν
Δ ἜΣ; Πυοσῆχε N Las ἐχηθῷ-3 ἔ; Ὁ - 05 ἂν te m ἢ ε
ἐπαινῶ. Llonofixe γὰρ ὡς ἀληθῶς" ἔχαστον τῶν φιλομαλῶν un ἁπλῶς χαι" ὡς
συγχα-
’6
τατίθεσθαι τοῖς λε Anz ἀλλ᾽ ἀχριδὴ ' ποιεῖσθαι, τὴν ἐξέτασιν τῶν λόγων. Οὐδὲ γάρ. εἰ
- INT ΄ €
τῷ προσδιχλεγομιένῳ συνζγειν Ws
Da υ 1 3
Α N EN SE ς , δας 8 ? 3 Rn
θέλει, τοῦτο χαὶ τὸν ἀκροατὴν πείσει τὸ λοιπὸν" ἀλλ᾽ εἴ ἂν δοχεῖ δυνατὸν εἶναι λέγεσθαι
ὁ προσζητῶν παρὰ λόγον ὁρισάμενος ἀφοριὴν παρέσχε
"a
“ " \ 2 \ \ N
τῷ n 10 ‚2 - \ ὲ , Ει
χαλῶς,) τοῦτο΄ λέξει παρών. Δυοῖν γὰρ θάτερον ἔσ ται": ἢ yap'” χαὶ πρὸς ὃ χινεῖσθχ!
ES ’ ΄ ΄ ᾿ ᾽, Ω . N ΄ ν᾽ “- ar
δοχεὶ ἀχούσας τέλεον ὠφεληθήσεται, ἢ τὸν ee ἐλέγξει οὐ τἀληθῆ λέγοντα.
5 ΚΣ, ΟΣ N 2 13 ER ᾿ς x ᾿ N ἢ
Οὐ δοκεῖς δέ wo: δεόντως "ἢ εἰρηχέναι τὴν ὕλην ἄνωθεν ἔμποιον εἶναι "΄. Ei γὰρ τοῦθ᾽
τ ᾿ ee { Ἂν ΤΑΣ ΚΑ γὴν re ΕΣ
οὕτως ἔχει, τίνος ἔσται ποιητὴς ὁ θεός: ἴτε γὰρ οὐσίας," ΄ ἐροῦμεν. προεῖναί "" φαμεν" εἴτ
. ES un N 47 « x ‚ N "
αὖ πάλιν ποιοτήτων '΄, χαὶ ταύτας ὑπάρχειν λέγομεν. Οὐχοῦν οὐσίας τε οὔσης χαὶ ποιο-
“
͵ x SR N ἢ nr ᾿ \ ἀπ ὁ =
TNTWOV TEDLTTOV ELVAL μοι δοχεῖ δημιουργὸν λεγειῖν τὸν θεῶν. ἵνα δὲ μη ἐμαυτῷ χατα-
an 6A NR 44 ar . 2,
σλευα-εῖν τινὰ δόξω λόγον. ἀπόχριναί μοι νὺν ἐρ ὠτώμενος" τίνι τρύπῳ Me, εἶναι
φὴς τὸν θεόν; Πότερον ὅτι τὰς οὐσίας ἔτρεψεν εἰς τὸ υηχέθ᾽ ὑπάρχειν ἐχείνας αἵπερ" ἧσάν
ῃ
ν NE ἘΝ ΜΝ Nez N ᾿ ? ᾿Ξ > :
ποτε, ἀλλ᾽ ἑτέρας παρ᾽ αὐτὰς "" γενέσθαι, ἣ ὅτι τὰς μὲν obalaz ἐφύλαξεν ἐχείνας αἵπερ
: \ na \ δι =, x
ἤσαν ποὸ τοῦ". τὰς δὲ ποιότητας ἔτρεψεν αὐτῶν;
sisubstance et qualites existaient egalement, il me parait superllu d’admettre
une operation de Dieu. Mais pour n’avoir pas l’air d’arranger un raisonne-
ment ἃ ma convenance, je vais maintenant te poser une question et t’y laisser
repondre : de quelle maniere congois-tu l’oeuvre de Dieu? S’agit-il d’une
transformation des substances amenant la substitution aux substances
primitives d’autres substances differentes des premieres, ou bien dis-tu que
Dieu a conserv& les substances originelles, mais en modifiant leurs qualites
ιν] Wrahuno S®. — 10. ποέτο Bo : TAaxoero S° (ou TARo Erd, TÄKOTO 5).
11. enorece 5%, caorecH 5.
EG (l. 2-5 et depuis 1. 8)D (depuis 1. 9) Ph (depuis 1. 9) S Ezn (1. 10-11). Bo 170,1-171,v.
1. ἐν τοῖς λόγοις : S « au sujel des paroles », cf. 35,6. — 2. ὡς ἀληθῶς» 5. — 3. χαί E Bo, μηδέ CS.
— ἡ, ἀχριδῆ : S traduit «avec un examen achev6 ». — 5. τῶν λόγων : le singulier de S est sürement
altere. — 6. εἰ» S, ou la suite des idees est : « Car le questionneur... n’a pas non plus fourni ἃ son
interlocuteur l’occasion de raisonner comme il veut; cela convainera l’auditeur, mais... ». — 7. συνάγειν :
S « raisonner ou rassembler » : le second verbe, calque du grec, est sans doute une addition d'un
Yeviseur. — 8. πείσει τὸ λοιπόν S Bo, πεισάτω λοιπόν C, πείσει E. — 9. εἴ τι E, εἰ ὅ τι Bo Rob (conjecture
de Vigerius, d’apres ΕἸ qui omet γάρ 1. 6); S « ce qui parait impossible » = ὅ (τι) δοχεῖ ἀδύνατον εἶναι.
— 10. τοῦτο ΕΒ": οὗτος Bo, d’apres 5)". — 11. ἔσται E Bo: S «est ». — 12. ἢ γάρ E Bo:S = εἰ γάρ:
et le sens probable du slave est : « car 511 en est ainsi, il recevra un avantage..., ou bien... ». —
13. δεόντως E Bo, οὕτως C : S « mais ne me sembles-tu pas en verite » = οὐ δοχεῖς δέ μοι ὄντως (la
phrase est interrogative). — 14. τὴν ὕλην ἄνωθεν ἔμποιον εἶναι U, S « la matiere ätre qualitalive » (sans
ἄνωθεν), τὴν ὕλην ἄνωθεν ποιότητας ἔχειν E Bo; ἔμποιον εἶναι ἀνάρχως τὴν ὕλην Rob, d’apres Ph εἰ ἔμποιος
ἣν ἀνάρχως ἡ ὕλη (Ὁ ποιότητας τὴν ὕλην ἀνάρχους ἔχειν repond ἃ Al,ı). L’apax ἔμποιος de ( et Ph est
W’ailleurs suspect de byzantinisme, et on peut conjecturer ἄνωθεν ποιὰν εἶναι. — 15. οὐσίας a peut-etre
διό interprete par S comme un aceusatif pluriel. — 16. προεῖναι Ph S Rob, προσεῖναι C, προεῖναι ταύτας
E! Bo, προεῖναι ταύτην E?. — 17. ποιοτήτων ES, ποιότητας C Ph Bo. — 18. τινά : S est altere. --- 19. αἵπερ
E Ph, ὅπερ DC Bo: S « comme », qui peut repondre ἃ önep. — 20. ἑτέρας παρ᾽ αὐτάς : S traduit « d’autres
non de me&me sorte ». — 21. πρὸ τοῦ ΕΞ", πρὸ τούτου 5] ΟΝ Bo Rob.
*Fol.14 V°.
768 METHODE D’OLYMPE. [44]
— @xe ΠΝΉΤΕ ΠῊ ca nokırkneniw Koemoy ECTRCTRZA! ΒΕΙΤΗ NENOAOENO KW
MM CE LINHTR CA TIOKAZOBATM* ἐπε cuye TAATOAATM. Mpkneneniw me ΟΕ ΙΝ θέον
KAKOBRCTKOUB KEITH, πό NMXKE τύρβη! (EKOY EBITH BOTOY. Ἢ ἀιμεῦ ἡ caNunT ca
TAATOAATH WT KAMENTA ΧΛΈΒΗΝΈ BBITHn, (ὦ πηχῆῖΐ πὸ azKk gem Mxo me Eine
KALIENTE NPERKHEARTR ECTRCTRONR ΧΛΈΒήΝΑ KAIBWEN KALBIUH — KAKOBKCTEOM
so caomenTa ΧΛΈΒΗΝΕΈ penY ἘΜΤΗ, npkuknenoy Ask πὸ mepsYeuy Kauenia
KAKOBRCTEOY —, Che IH CA UNHT ἢ BOTOY, ECTKETKOY ΤΡΆΠΑΙΜΟΥ nokurknente
πόε KAKOBKCTEZ' ETO, CATKOPHTH ε΄, πὸ nemVae ἡ CAZAANIE ΜΗΦΑ WT ΒΟΓᾺΛ
ΒΗΤῊ TAATOAR.
-- βῃηή me oyEO KOENMS ÜBPÄZA" KAKOKKCTRZ® WT KOTA KHITH TAATOARLIM"
WTEEWMA<BA>A” uM® MAAO KANPAWATH ἡ Ξβόλμιιογ. Taarvan πὸ um TAanome A
ΤῊ MINHTR ΔῊ CA ZABIMZ KAKOKKCTEOMZ KBITH ECTBCTRZ";
— πῆτε.
πο nepka ie am BEA!" KAKORKCTBA CAMA ΒΑ Ben, ham NAayaaı Π ΠΛ
BRITUA;
— ΒΗΙΤῊ penY NECATROPENK CA BEIBIM CHIIK KAKORKCTEWM.
2
— ἃ πὲ ΔῊ BOTA pesenm nokurknenie K0E CATEONLIA KAKORRCTRZ''5
B. — Je ne crois pas du tout qu'il y ait eu mutation des substances, et
il me parait absurde de poser cette these. C’estune modification des qualites
que j’admets, et c'est par rapport aux qualites que j’aflirme quil ya eu
operation de Dieu. C’est comme si l’on dit, par exemple : une maison faite
de pierres; il n’est pas. permis de pretendre de ces pierres que, devenues
maison, elles aient cess& d’etre pierres dans leur substance, car ce n’est que
par la qualit& de la composition que la maison existe, c’est-ä-dire par une
modification de la qualit premiere des pierres. De la möme facon, en ce
qui concerne l’action de Dieu, j’estime que la substance a persiste, mais
que Dieu a ορόγό une modification de ses qualites, et c'est en ce sens que
je dis que la er6ation du monde actuel est !’@uvre de Dieu.
M.— Eh bien, puisque c'est dans une modification des qualites que tu
᾿ © Ara ER EEE £ -
1. ECTBETRZ] ECTEO 5", Εὐτ Ὁ 55 .ἃ apres la copie et la traduetion de Bonwetsch).
— 2. MINHTR CA NOKAZOBATH S° : il faut sans doute lire NOKAZAETR CA = φαίνεται,
correelion de MNHTR CA incorporce au Lexte \Masing, Bo) — ἃ. ἡ Äye SD ἀπε
5. (d’apres la traduetion de Bonwetsch). — A. KAKOBBCTEZ| KAKOKBETEOY Nolan.
d’apres 1. 7. — 5. Lire peut-etre TpANADY, nokuknenie .„.CATEÖPHTH, röpondant
au gree : €Td au lieu du reflechi attendu rend un peu suspeet le texte de
5°, et le pronom e a pu etre rajoule. — 6. KAKORKCTRZ Bo ou KAKOKKCTKOMZ| :
10
19
[45] DU LIBRE ARBITRE. 769
Zr Be > } Un Ἐν τ
— Οὐτι μοι δοχεῖ χλλαγὴν τινα οὐσιῶν γεγονένα!" καὶ γὰρ ἄτοπον τοῦτο λέγειν μοι
, 2 N n ἢ ‚ r A x τ -
φαίνεται "" τροπὴν δέ τινα τῶν ποιοτήτων γεγονέναι φημί, χαθ᾽ ἃς δημιουργὸν εἶναι λέγω
\ r K or Τῆς τὰ ΄ ar > { Any ͵ ἊΝ Ὁ τ’ ᾿ " ή Be τὰ
τον θεόν. αι WOTED ει τυγοι λέγειν ἐχ λίθων οἱιἵχίῖν YEYOVEVAL, EU ΟΝ Ουχ ἔστιν ELTTELY
ὡς οὐχέτι λίθοι μένουσι τῇ οὐσίγ οἰκία γενόμενοι OL λίθο! ---- τῇ γὰρ ποιότητι τῆς συνθέσεως
x τον , ͵ ΄ Kyle , = ΄ > , r r
τὴν οἰχίχν γεγονέναι φημι, τραπεισης δηλονότι τῆς προτέρας τῶν λίθων ποιότητος . οὕτω
Ν᾿ ἣν \ x ᾿ e ΄ m ’ ΄ ΄ m 4 ı =
μοι δοχεῖ χαὶ τὸν θεόν, ὑπομενούσης τῆς οὐσίας, τροπὴν τινὰ τῶν ποιοτήτων αὐτῆς πέποιη-
BL ern en % Σ = θεοῦ Ζ Ζ
κέναι", καθ ἣν τὴν τοῦδε" τοῦ κόσμου γένεσιν πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι λέγω.
5 x r 2 , 7 x 5 n ΄ ’ G ,
ἘΤΤᾺ TEL TOLVUV τροπὴν τινὰ ποιοτήτων προς Toy θεοῦ γεγόνεναν ONS, ἀποχοινα! μοι
ἢ \
΄ ΄ ΄ Na ’ « 2 x \ - ᾽ \ ΄ Π
βραχέχ πυθέσθαι προαιρουμένῳ. Δέγε On εἰ ὁμοίως" zul σοὶ δοχεῖ τὰ χοακὰ ποιότητας
εἶναι τῶν ουσ!ῶν ;
— Δοχεῖ.
7 h- δὲ & EI RR IL Ὸ, SE 40» N ΤΑΣ ee Sr :
— - Ἄνωθεν δὲ ἦσαν αἱ ποιότητες αὐται " ἐν τῇ ὕλῃ, ἡ ἀρχὴν ἔσχον τοῦ εἶναι:
Ξα > 2 har
— Συνεῖναί φημι ἀγενήτως τῇ ὕλῃ ταυτασὶ τὰς ποιότητας.
ἀν
— Οὐχὶ δὲ τὸν θεὸν φὴς τροπήν τινα τῶν ποιοτήτων πεποιηκέναι:
vois l’action de Dieu, je te prie de repondre ἃ quelques questions que je veux
te poser. Dis-nous done si, pour toi aussi, le mal est une des qualites des
substances.
B. — Oui.
M. — Et ces qualites etaient-elles des l’origine dans la matiere, ou bien
ont-elles eu un commencement }
B. — Ma these est que ces qualites coexistaient de toute eternite avec
la matiere.
M. — Mais ne dis-tu pas que Dieu a ορόγό une modification des qualites?
KAKORKCTRO 5°. — 7. Orkıparan Si, avec BA en cursive au-dessus de la ligne, par
eorrection de Onkypan = ἀπόύχρινχι. — 8. ΜΗ 5°, par ralure sur MA/AO. 9. ECTh-
ΤᾺ Yon 14 Ἢ ἢ Ὺ
CTEZ ou ἐςτμοτδομζ Bo : εΕὐτδὺ 5. τὺ en ligature). — 10. skma 5“, ἘΜπππλ S”.
— 11. KAKOKKCTKA OU KAKOKKCTEONZ Bo : KAKOBRKCTED 5".
ECD Ph S Ezn (1. 2-5 et depuis 1. 14). Bo 171,7-172,11.
1. οὔτι : Srepond A ὅ τι, ou 5, avec le sens probable : « Ce qu'il me parail d’une mulation des
substances : cela me semble en effet absurde ». — 2. τοῦτο λέγειν μοι φαίνεται 'E Bo, τοῦτο λέγειν εἶναί
μοι φαίνεται C : S « 6618 me senrble paraitre absurde, de parler ainsi » = τοῦτο δοχεῖ μοι φαίνεσθαι, τὸ
οὕτω (OU τὸ τοιοῦτο) λέγειν, mais les deux verbes « sembler » et « paraitre » ne sont que des varianles
de traduction de φαίνεται (Masing), et le slave s’explique bien par une lecon τὸ τοιοῦτο (OU τοῦτο)
λέγειν μοι φαίνεται. --- 3. ὥσπερ;» S, cl. 101,1, mais χαί est traduit dans 5". — 4. ἔστιν ED Bo, ἔνεστιν
C Ph. — 5. S« que Dieu, la matiere supportant une modification de ses qualites, l’a ereee » —
ὑπομενούσης... αὐτῆς, πεποιηχέναι «αὐτήν», mais le texte est peut-etre altere. — 6. τοῦδε» 55, —
7. ποιοτήτων CD, τῶν ποιοτήτων Εἰ (ΕΞ manque) Bo; S « dis done quelle sorte de qualites » — εἰπὲ
τοίνυν τρόπον τίνα (τῶν) ποιοτήτων. — 8. λέγε δὴ εἰ ὁμοίως E! Bo Rob, λέγε δὲ ὁμοίως εἰ ἘΣ, λέγε δὴ ὁμοίως
C, λέγε δή Ὁ : 5. « mais dis-moi, toi aussi : te semble-t-il » = λέγε δέ μοι (aller de -n εἰ) ὁμοίως
χαὶ σύ: δοχεῖ. --- 9. ποιότητας Ε' (ΕΞ manque) S ΒΟ, ποιότητες ( Ph Rob, ποιότητες... δοχοῦσιν D. --
10. αὗται : S = αὐταί.
*Fol. 15 το.
770 METHODE D’OLYMPE. [46]
— εξ TAATOAR.
— Kaso ze ὐπὸ, na oynnuee am HAH NA TOpWAA';
— Na oynuee 1INMT ΜῊ CA TAATOAATH.
— Tku ze Äye coyTb KAKOKBCTEA Bey ZAAA, KABOBERCTBA ie EA MA
oynuee npkuenn Korz,
Hesania? ταχὺ Ξλλὰ.
WTKYaY 3λλὰ monckarn moyma. Ne πὸ npkesıma KAano-
KRCTKA Anome ukma Anoraa ecrkcrkouz. Man, ἀπὲ npeme me nk 3ΔᾺ KAKO-
EROTKA, NA Eike MPEMENHINA CA WT KOTA NPKBAA ΘΠ ἘΠῚ KHTM' ὦ ΒΕΙΒΗ KAKOKR-
ΟΥ̓ ΒΟ. EYELIN, KUNNHKZ BYACTR zAnıg KOTZ, ΠΡΈΜΕΝΜΕΣ Ne cYıpaa " KAKOKKCTKA
3λὰ 52 3λὺε EnTie Ham ZÄHXA KAKOKKCTRZ NA ΟΥ̓́ΜΙΠΕΕ Ne ΜΉΤ ΤῊ ca npk-
MENHTH KOTOYy, ὦ Apoyraa Tone’ ἀπε pazamına KhAxXA oyspauenia Akaa Wr
ΒΟΓᾺ ΠΡΈΜΕΝΗΤΗ ca ΓΛΑΓΌΛΔΕΙΠΗ;
— Τακο ne περβα" pazaukAxz’ Äzz.
— Ὑδ' κακὸ οὐπὸ Toro ZAnıX A KAKORKRCTKA MKOME EkuA? WETABHTH TAATOT
acmm; Mor’uY an ἡ ὦπα norssuTH, ne KöTkrud ze, Hal mom Ne ἠππογιμαι; ἀμε
KO ΠΟΥ ΠΑ Erd pesenm λ πε xorkema, WNOTO NOYyzRA KUNNHKA CHUR pen, ποις
MOTKIH ΟΧΤΕΟΡΗΤῊ NE KEITH ZÄHIM MPSCTH EATM ἧπα ᾿ἅκὸ MERAN, ἡ naye Eraa
TEOPHTH Be NAaua'. ὧχε πὸ BAXUO ΕἼ merpkaame ca ἐμὸν ὠ ΒΕΙΒΗ, NE ΒΒ EHNENZ
ΕΒΔ Hxase ΔΈΛΑ npöeru nokEKIBÄTH" NZ EAMA ἀξ YACTh EA ΒΟΥ TEOPHTR,
712
JACTH ie EA δ TARO Nenpkaerr morKı'” m dnY NA oynuee npkuenntn, KUnoR
B. — Je le dis.
M.— En 4116] sens? Dans le sens du bien ou dans le sens du mal ?
B. — Dans le sens du bien, je pense.
M. Eh bien, si le mal est une qualit@ de la matiere, et si Dieu a modifie
les qualites de la matiere dans le sens du bien, il faut chercher d’ou vient
le mal. En effet, les qualitös n’ont pas gard& leur nature primitive. Älors,
de deux choses l’une : s’il n’y avait pas au d&but de qualitö& du mal, et si
tu pretends que c'est la transformation des qualites originelles operde par
Dieu qui a pourvu la matiöre d’une qualite de cette sorte, la cause du mal
sera Dieu, qui aura transform& en qualitös mauvaises des qualitös qui ne
τ. ropmaa 5°: lire sans doute ropuee = τὸ χεῖρον. — 2. AcKkania S° : ce pluriel
est peu salisfaisant, et doit &tre altere de nckante. Dans la marge, ἃ la hauteur du
litre, 5.5 ἃ le signe @. — 3. skwa 5", ΜΔ 5". — A. KBITH Bo : ΒΜΤΊΕΜΕ 5". —
5. roxmo] x TOMoy Sa. — 6. ἧς nepka ou ἦ ἢ nepka 5". — 7. pazamkAxz 5", 91 3 ὅ-
y ?
10
ur
10
[47] DU LIBRE ARBITRE. 774
[4 - ,
— Τοῦτό φημι.
— Πότερον οὖν εἰς τὸ χρεῖττον ἢ εἰς τὸ χεῖρον
1. ἔ
— Εἰς τὸ χρεῖττον λέγειν μοι δοχεῖ.
μος en N FRONT EIS TER
— Οὐχοῦν εἰ ποιότητες ὕλης τὰ χαχζ, τὰς δὲ ποιότητας αὐτῆς εἰς τὸ κρεῖττον ἔτρεψεν
ἐν f ΄ 7) x x Br m ΕἸ ” ’ x " r r ε τῷ ’ εἰ “
ὃ θεός", πόθεν τὰ κακὰ ζητεῖν ἀνάγκη. Οὐ γὰρ ἔμειναν αἱ ποιότητες ὁποῖαί πὸτ Nav τῇ
“ . ι ῃ
| au ® NT RC ER N BE ur τ ΚροΝ δὲ 2 = \ = rn
φύσει. Ἤ, εἰ μὲν πρότερον οὐχ ἦσαν ποιότητες" χαχαί, ἐκ δὲ τοῦ τραπῆναι πρὸς τοῦ Ἴεοῦ
x
τᾶς προ
ρώτας τοιαύτας περὶ τὴν ὕλην γεγονέναι ποιότητας ῳής. αἴτιος ἔσται τῶν χαχῶν ὁ
=>
[21
Os
΄ \ ’ " ’ \ 5 \ c = a x x
s, τρέψας τὰς οὐχ οὔσας ποιότητας χαχὰς εἰς τὸ εἰναι χαχκάς" ἢ τὰς μὲν κακὰς ποιότητας
NN no N ıY \ r \ δὰ x \ , ΓΙ ᾽ ΄ 5
ἰς τὸ χρεῖττον οὐ δοχεῖ σοι τρέψαι τὸν θεόν, τὰς. δὲ Aoımag χαὶ μόνας ὅσαι ἀδιάφοροι
τε. er N ΄ “ " m - ἘΠ
τύγχανον τῆς διχχοσμήσεως ἕνεχα πρὸς τοῦ θεοῦ τετράφθαι λέγεις;
“ ” 5 ’ ‚
— Οὕτως ἄνωθεν εἶχον ἐγώ.
\
— Ilös τοίνυν αὐτὸν τὰς τῶν φαύλων ποιότητας ὡς εἶχον χαταλελοιπέναι λέγεις;
δ
'
r r ’ - δ 2 Sr
Πύτερον δυνώμιενον μὲν χἀχείνας ἀνελεῖν, οὐ βουληθέντα δέ, ἢ τὸ δύνασθαι μὴ ἔχοντα; Ei
x r - x 73 r m ’ e Ns
μὲν γὰρ δυνάμενον λέξ:ις, οὐ βουληθέντα δέ, αὐτὸν αἴτιον τούτων εἰπεῖν ἀνάγκη, ὅτι δυνά-
m τ x ὝΕ ΄ ß Ύ FEN er N
μενος ποιῆσαι pn εἶναι 404% συνεχώρησεν αὐτὰ υένειν" ὡς Ἣν, χαὶ μάλιστα ὅτε δημιουρ-
τ Ἢ er en > er » Ρ ἄ ΔΈ. = er ᾽ " 1 -
γεῖν τὴν ὕλην Ὥρξατο. Εἰ γὰρ und” ὅλως ἔμελεν αὑτῷ τῆς ὕλης, οὐκ ἂν αἴτιος ἦν ὧν
δι,
συνε ἐχώρει μένειν" ἐπεὶ δὲ μέρος μέν τι αὐτῆς δηυτουργεῖ, μέρος δέ τι οὕτως" ἐᾷ δυνάμενος
l’etaient pas.-Ou bien tu admets que la Ζια} 16. du mal n’a pas subi de modi-
fication, et que ce sont uniquement les autres qualites, celles qui etaient
indifferentes au bien et au mal, que Dieu a modifiees dans le sens du bien
pour ordonner l’univers. Est-ce cela que tu aflirmes?
B. — C'est la these que j'adoptais des le debut.
M.— Eh bien, en disant que Dieu a laisse sans changement la qualite
du mal, comment l’entends-tn? Admets-tu qu'il pouvait la detruire comme
les autres, mais qu’il ne l’a pas voulu, ou bien estimes-tu qu’il n’en avait pas
le pouvoir? Si tu dis qu'il le pouvait, mais qu’il ne l’a pas voulu, il te faut
eonvenir que c’est [αἱ le responsable du mal, puisqu'il a tolör@ que le mal
subsistät alors qu'il pouvait le supprimer. Et cela d’autant plus qu'il avait.
entrepris d’ordonner la matiere : car 5] ne s’etait pas du tout occupe de
Ja matiere, iln’y aurait pas ἃ lui demander compte de ses tolerances ; mais
puisque nous le voyons ordonner une partie de la matiöre et laisser l’autre
ukx 5". — 8. Dans la marge, S° a le signe @ qui introduit ordinairement les
titres. — 9. skma S®, una SP. — 10. Nasa S‘, NAYAT 5᾽. — 11. BAXMO S?, kecmA
Sb — 19, morHin 9". Alire morkı m (WHY) = χλχεῖνο.
ECD Ph S Ezn. Bo 172,12.174,1
1. τὸ χεῖρον : S a le pluriel, mais sans doute par suite d’une alteration. — 2. Apres ὁ θεός, S
ale titre : « Recherches, ἃ οὐ vient le mal » - ζητήσεις πόθεν τὰ χαχά (le pluriel « recherches » est
suspect). — 3. ποιότητες E, al ποιότητες CD Bo Rob. — 4. χαὶ μόνας : S est altere, — 5. ἀδιάφοροι :
διάφοροι El! Ph S. — 6. μένειν : S «etre ». — 7. συνεχώρει ECD, συνεχώρησε Ph S. — 8. οὕτως E, αὐτῆς
Ph, αὐτῆς οὕτως CS Bo (Ὁ ne prouve rien).
*Fol.15 v°.
*Fol.16 r°.
772 METHODE D’OLYMPE. [48]
Αλάπιεη KEITH ΜΉΤ ΤῊ CA, WCTAKNBZ YACTK ΒΕΙΒῊ ΒΗΙΤΗ ZÄK na "ΠΑΤΟΥῸΥ ΤΟΑ
ὙΛΟΌΤῊ Ware EcTn cATRopmaz. NO οὐκὸ ἡ ΞἘλΛὺ umoraa πὸ chi yacrm nenpasan-
CTEOBATH MM CA NINHTR, [WCTABNEZ YACTR Beim ZAK EnTH]' cHw ware CATEOPH
KeIpH SACTR, Πόμ ΒΗ. ΕἾ ἩΜΗῈ ZAaa. Äye KO KTO MCHBITAETR Skad zen,
ropmaa ὠκλ οτη HMATR HEINK NOCTpaAasııy Ken maye Apkunaro neoyspaurenia.
Ne oy πὸ εἴ pacrpoenk zrisum, Eme Mh ne nouwrn ZAnıXz Kkäue ei’ ΝΗ me
KAHIKAO NACTHH” EA IRHCTEO® npien A ἘΠΕ 3ληιχζ. ἤ ὦ sayk ke ΜῊ CKAZANIE
ce mpimmm" πὲ ΟΥ̓ KO BAWEPÄMENOY EN ΜῊ AHBOTOY ἈΜΙΈΙΗΝ TROPKIEM XHTNOCTIN,
Eine nmycörome” Ne NOYWTH ZÄHXZ WT ECTHcTKA ἀπ λμπιε᾽ NZ KAe° WT KOTA HARZ
ΒΗ 7, MH SWÜCTEO® NPHBAHMARMATO CA ZAA mpia". M ce, &e na naaroakrn Ken
WT KOTA TAATOACLIH EBITH, WEIKTAET cA πΑὰξ NA ropueE NIHEHBAA ei.
Aye AH ΩΤ MEIIOKENTA KOMA NOTSEHTH zÄnıXz, HEMONY EBITH TAATOAELLH
BOTOy. ” Eike KO HEMOENZ EKIIE Eike COyIpecTBoM NEMONOY EN KEITH KOYACTK,
Ham ἐπε ὠΛΟΔΈΒΑΤΗ cA CTpAKWUZ MOpAKOENOy NE WT KOETO KOAWATO. Äyıe ne
BOTA COYIBECTROMK NEMOIINA APKZNENIM pEıpn, ὦ camomm cmacemin KKARCTEOKÄTH
ΜΗ ca ΜΉ ΜΠ [A morsisarn]|''. Äye me ἐπε ὈΛΔΟΛΈΚΑΤΗ ca CTPAKWM WT BOAWATO,
EOAWA MHMALIM peipm KoTA ZAAA, WAavakraRıpa ἡ βολεῖ Ero OYerTpenaenim” ἐππε
ainsi ἃ l’abandon quand il pouvait l’ameliorer aussi, il me semble qu’il m£rite
d’ötre rendu responsable, du fait qu'ila laisse subsister une partie mauvaise
pour la perte de la partie qu'il avait ordonnee. Je dirai plus : le plus grave
des prejudices a et& cause ἃ cette partie de la matiere, celle-Ja möme que
Dieu a amönagee, qui &prouve maintenant le mal. En effet, si on va au fond
des choses, on trouvera que la situation actuelle de la matiere est pire que
son desordre primitif. Au temps de la confusion originelle, il n’existait pas
non plus de perception du mal; maintenant, chacune des parties diflfereneiees
de la matiere recoit la facults d’eprouver le mal. Prends-moi par exemple
le cas de l’homme : tant que l’art du cr&ateur ne lui avait pas donn& une
forme et n’en avait pas fait un @tre vivant, sa nature comportait l’insensibilite
complete au mal; des qu'il est fait homme par Dieu, il acquiert du m&me
coup la perception du mal qui vient l’atteindre. Ainsi, cette operation de
Dieu qui, d’apres toi, a &t& men6e pour le bien de lamatiere, on decouvre
que c'est plutöt ἃ son dötriment qu’elle s’est exerc&e sur elle.
1. WCTARHRZ ... ΒΜ ΤῊ, röptition de 1. 1, est une addition secondaire qui fausse le
sens, mais sa suppression laisse en l'air l’aceusatif Aw. — 2. JACTHn] yacTaum 5",
— 3. Ὑἤοτπο St, ΘΒ ΌΤ ΒΟ 50. — A. mpiema ers] npinmern 5". — 5. nuucörome S®,
unyecorome SP. — 6. κλὲ 55, rak 5}. — 7. 5m 55, BI S®. — 8. Ὑήοτ δῦ 5", YRR’CTEO
10
[49] DU LIBRE ARBITRE. 773
EN r 5 x Ὁ παν, ᾿ ἑ ze mn N N \ ;
χαἀχεῖνο τρέπειν εἰς τὸ χρεῖττον, αἰτίαν ὀφλισχάνειν ἄξιος εἶναί μοι δοχεῖ, χαταλιπὼν μέρος
ὕλης εἶναι πονηρὸν ἐπ᾽ ὀλέθρῳ οὗ ἐδημιούργησε μέρους. Ἀλλὰ μὴν καὶ τὰ μέγιστα χατὰ
m , ’ 3 m N N - - 2 ΄ - “ + ’ 2
τοῦτο τὸ μέρος ἠδικῆσθαι μοι δοχεῖ', τοῦθ᾽ ὅπερ χατεσχεύασε τῆς ὕλης μέρος, ἀντιλαμβα-
γόμενον τανῦν τῶν χαχῶν. Ei γάρ τις ἐξετάζοι En’ ἀχριδὲς τὰ πράγματα, χαλεπώτερον" νῦν
σι
εὑρήσει τὴν ὕλην πεπονθυῖχν τῆς προτέρας ἀχοσμίας. Iloiv γὰρ αὐτὴν διαχριθῆναι τὸ μηδὲ
᾿ ᾿ “ -" er ’ ΜΞ x δι “ - m ᾿ - » ,
αἰσθέσθαι τῶν χαχῶν παρὴν αὐτῇ" νυνὶ δὲ ἔχαστον τῶν μερῶν αὐτῆς αἴσθησιν λαμδάνει
-- “- Φ ’ x ἊΣ “- -“ ΄
τῶν χκαχῶν. Καί μοι ἐπ᾿ ἀνθρώπου τὸ παράδειγμα λάδε" πρὶν γὰρ εἰκονισθῇ χαὶ ζῷον γένηται
τῇ τοῦ δημιουργοῦ τέχνη, τὸ υνηδενὸς ἀντιλαμόδάνεσθαι τῶν χαχῶν παρὰ τῆς φύσεως εἶχεν"
5 -9 τ᾿ δὲ \ - ee) ‚ x \ " - 4 -
ἀφ᾿ οὗ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἄνθρωπος γίνεται, χαὶ τὴν αἴσθησιν τοῦ προσπελάζοντος χαχοῦ
r x - " ᾿ ᾽ x / ‘ _ “" ᾿ en - ΄
10 προσλαμθάνει. Καὶ τοῦθ᾽, ὅπερ ἐπ εὐεργεσία τῆς ὕλης πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι λέγεις,
εὑρίσκεται μᾶλλον ἐπὶ τῷ χείρονι προσγενόμενον αὐτῇ.
’ m ΄ - ῃ ᾿ - Ἴ ΄,͵
Εἰ δ᾽ ἐχ τοῦ μὴ δύνασθαι τὸν θεὸν ἀνελεῖν" τὰ χαχὰ [τὸ μὴ πεπαῦσθαι] λέγεις,
ἀδύνατον τὸν θεὸν φήσεις" ὑπάρχειν. Τὸ δὲ ἀδύνατον ἤτοι" τῷ φύσει'" ἀσθενῆ ὑπάρχειν
πᾶς ν Az ah 1) - p δ ὃ ΄ , > r ” x Ξ \
αὐτὸν ἔσται, ἢ τῷ vırdalaı τῷ φόσῳ δεδουλωμένον πρός τινος χρείττονος. Ei μὲν οὖν τὸν
= x ’ - ἂν > m m r an N -
15 θεὸν φύσει ἀσθενὴ ὄντα τολμήσεις εἰπεῖν, περὶ τῆς σωτηρίας αὐτῆς κινδυνεύειν '' μοι δοχεῖς.
- 7 "Ὁ ν ᾿ “Ὁ "Ὁ x r m -ὠ
Εἰ δὲ τὸ νικᾶσθαι '" φόδῳ πρός του "ὃ μείζονος, μείζονα λέξεις τοῦ θεοῦ τὰ κακά, νικῶντα τῆς
Mais si tu admets, pour expliquer la persistance du mal, que Dieu π᾿ ἃ
pas pu le detruire, tu es amene ἃ dire de Dieu qu’il est impuissant. Cette
impuissance ne pourra s’entendre que de deux facons : ou bien Dieu est
infirme par nature, ou bien il craint de desobeir ἃ quelque maitre auquel
ilest soumis. Mais oser parler d’une infirmite de la nature divine, c’est une
impiete qui met ta vie möme en peril. Et dire que Dieu craint de d&sobeir
ἃ quelque maitre plus puissant, c'est pr&tendre que le mal est plus puissant
que lui, puisqu’il commande ala volont& de Dieu. Ge qui est une absurdite :
Sp, —9. npia So npiaT S®. — 10. npuEBIBAA Bo: ΠΡ ΒΗΛ ἃ 381. - 11. A πότει-
KATH S®, variante maladroite ou glose de BkAKCTEOBÄTH = χινδυνεύειν
ECD Ph (abrege) S Ezn. Bo 174,1.175,7.
1. Apres δοχεῖ, S ajoute « ayant laisse une partie de la matiere &tre mauvaise », repetition de
χαταλιπὼν μέρος ὕλης εἶναι πονηρόν, I. 1-2. — 2. χαλεπώτερον : S traduit parle pluriel. — 3. τὸ παράδειγμα : S
« cet exemple » (« l’exemple que voici »).—4. ἀφ᾽ 05:8 « οὐ » (= « quand ») suppose peut-etre örov. —
δ. προσγενόμενον ECPh Bo, προσγινόμενον DS (altere). — 6. ἀνελεῖν ES Bo, ἀναιρεῖν D, ἀνέχειν CO. —
7. τὸ μὴ πεπαῦσθαι EC Bo,> DD’ S (Ph ei δὲ μὴ δύνασθαι παῦσαι τὰ χαχὰ τὸν θεὸν φής, Ezn « c'est parce
qu’iln’avait pas la puissance de supprimer les maux que Dieu a laisse... ») : ce doit δίγθ une addition
ancienne. —8. φήσεις EBo, et cf. D’ : ps D, et οἵ. Ph; S «tu dis », mais le traducieur slave a rattache
λέγεις A ἀδύνατον... ὑπάρχειν. — 9. ἤτοι : S comprend « en verite », « ἃ savoir » : « impuissant, c'est ἃ
'savoir... ou bien ». — 10. τῷ φύσει E Bo, τῇ φύσει GC Ph Ὁ (abrege) : S = τῷ ou τό. —11. χινδυνεύειν : S
- «etre en peril et perir », mais le second verbe, variante de traduction, est une addition. — 12. τὸ
᾿ γιχᾶσθαι C, τῷ νιχᾶσθαι E Bo (S = τό ou τῷ). — 18, πρός του Bo, πρὸς τοῦ S Rob. >
PATR. OR. — T. XXII. — F. 5. 51
*Fol. 16v°.
774 METHODE D’OLYMPE. [50]
NENOAOKNO MH CA ΜΉΤΕ TAATOAATH (ὦ Β05Ἐ. To τὸ πὸ me naue ch BYAATR ποϑή,
Πὸ TAATOAOY TROEUN WAOAKTH NOTOYA ΒΟΤΟΥ; Boroy 50 ὦπομον pesenn BHITH
Eike BOAYECKBIX HIATB RAACTR.
TlonsırTanie ἀιμε ΒΕ MPOCTA ΔῊ KAM ἐστε HAN οὐλόκεηλ.
Mano ze Tere ὦ ὦ BEIM CAMOM KANPANATH xy ἦ unk πρήηοοα TAATOAH
ἀπε πρόστα KAA ΒΈλιπε" Kepn Man ὁλολκιχηλ". ‚Pazanıenie‘ KO ERIBIIHX ΒΖ
kam πΈλπιε
*
cHyjeRoE MA MIHRÖAHT HCHRITANIE CETO cAoRece, Ὺμε BO ΠρΟΟΤᾺ
Ken M EAHNOWEPAZNA, CAAOMENZ ie MIMIA HM WT IINÖTOAHYRNRIX ECTECTRA CAr
CTABRZ HMATR ἢ pACTKOpENIE", HEMONO CEMIOY WT BEIM EBITH TAATOAATH, MKOME®
CAAOKENKIMZT NE AZk WT EAhmoro KoEro ἡ πρόοτα cACTARAEHNIA® Aurkrn’ cza0-
ENGE πὸ NPSCTKIX KHIXA" CABOKYMAENIE NOKAZAETR. με ΔῊ MAKKI Keim CAAO-
enk ἘΜΤῊ xXölpemm TAATOAATH, NE KCAKO Ah πὸ WT MpocTkix ΜΈΚΗΧ "ἢ
CZAOKHTH CA pesenum; με RE WT TNNOCTKIX CA CAAOMH, BkÄx® NExoraa ὦ cenk
πρόςστλα HIIKE ΟΑΛΟΚΕΝΟΜΕ. Keljik EB [TH]''" τ nerome ἡ TRAfERNA CAIIH TIOKA-
zaetn'? ca. ἦϊμε Ko CAnomeNA EcTh Beik, cAomena ze me!’ WT IMAOCTRIX CACTARZ
Hmoyrr, BhAue Hnoraa Kpkıra eraa πὲ KkAme rem, φέκιπε Apkuae caomenia
npoerkig” ἀπε ze Bau unoraa vpkma, ππλιπε πὲ minoan ΡΈΜΑ ETAA πὲ
ΒΈΛλιις CATEOPENA, BOYAETK NE HECATKOPENA ΒΕΙΒΕ. Wrewa8 ze BKOyASTh NINOTA
car alors pourquoi ne serait-ce pas le mal qui serait Dieu, quand il a le
pouvoir, d’apres ton raisonnement, de commander ἃ Dieu? Si du moins
nous döfinissons Dieu l’&tre qui a autorite sur toutes choses.
Mais j’ai encore quelques petites questions ἃ te poser ἃ propos de la
matiere elle-m&me. Allons, dis-moi ceci : est-ce que la matiere &tait chose
simple ou composee? La consideration de la diversit@ du r&eel m’amene
Al’examen de ce sujet. En effet, si la matiere &tait chose simple et homogene,
et si le monde est un compos& et est constitu& de substances diverses et
d’alliages varies d’el&ments, on ne peut pas dire que le monde tire son
origine de la matiere, attendu qu’il y a impossibilit€ ἃ ce que les choses
1. am S°, hat 50; namlsasa 85", nanora 55. Dans la marge, S° a le signe @,
— 2. uikäue] πΈλιμε 5°, wkäme 5". — 3. caomzna 5, avec 2 (en cursive) par
correction sur δ; CAAOMENA S”. — A. pazanuenie 5.5, pazanyie SP. — 5. ἡ φλοτπος
penie S° : lire peut-ötre ἦ pacrsopenin = χαὶ χράσεων, en retablissant l’ordre des
> EEE, Hu en δὴ
mots du grec : ECTECTKZ AH pACTKEOpeNIH CACTARZ. — 6. Mike Sı πὸ DS. —e
7. czanomennuz 55, ’ada’nnımz 5}, — 8. ezcerAnaenia S°, ἡ cacTanaenie 5} (d’apres
ur
10
15
[51] DU LIBRE ARBITRE. 775
προαιρέσεως αὐτοῦ τὴν ὁρμήν: ὅπερ ἄτοπον εἶναί μοι λέγειν περὶ θεοῦ δοχεῖ. Διὰ τί γὰρ
BEN a a , - x EN) \ x r \ + Ψ 4
οὐχὶ μᾶλλον ταῦτ᾽ ἔσονται θεοί, νικᾶν χατὰ τὸν λόγον τὸν σὸν δυνάμενα τὸν θεόν, εἴπερ
θεὸν ἐχεῖνό φαμεν ὃ τὴν ἁπάντων ἐξουσίαν ἔχει";
N \ ee ΡΣ ( AR 3 z ἘΣ ,
Βραχέα δέ σου χαὶ περὶ τῆς ὕλης αὐτῆς πυθέσθαι βούλομαι" καί μοι φέρων ὅ λέγε’ πότερον
- 5; € " Di ,ὔ « -
ἁπλῇ τις ἦν ἡ ὕλη ἢ σύνθετος; Ἡ γὰρ διαφορὰ τῶν Die εἰς τοιαύτην με περιΐστησιν
ἐξέτασιν τοῦδε τοῦ λόγου. Εἰ γὰρ ἁπλῇ τις ἐτύγχανεν ἡ ὕλη καὶ μονοειδής, σύνθετος δὲ ὁ
΄ 5% ὃ ͵ ᾽ = \ ” A Da\W? - 7 «
χόσμος χαὶ ἐκ διαφόρων οὐσιῶν τε χαὶ χράσεων τὴν σύστασιν ἔχει', ἀδύνατον τοῦτον ἐξ ὕλης
γεγονέναι λέγειν, τῷ τὰ σύνθετα μὴ οἷόν τε ἐξ ἑνὸς ἁπλοῦ τὴν σύστασιν ἔχειν" τὸ γὰρ σύνθετον
-» Σ r na \‘ ἘΣ r x 0 , 7 ᾿
ἁπλῶν τινων 'μῖξιν μηνύει. Ei δ᾽ αὖ πάλιν τὴν ὕλην σύνθετον λέγειν ἐθέλοις, πάντως" ἐξ
΄ - a fi x Ed ΄ Fer 2 er ΄ "Ὁ-Ὁ΄
10 ἁπλῶν τινων συντεθεῖσθαι φήσεις. Ei δὲ ἐξ ἁπλῶν συνετέθη, ἦν ποτε καθ᾽ ἑαυτὰ τὰ ἁπλᾶ
Ξ 7 ΄ ber al tz \ x = ν᾿ 2 > \ ‚ wren
ὧν συντεθέντων γέγονεν" ἡ ὕλη" ἐξ οὗπερ χαὶ γενετὴ οὖσα δείχνυται. Ei γὰρ σύνθετον" ἡ ὕλη,
x r se - x r E Ξ x er Bet =
τὰ δὲ σύνθετα ὃ ἐξ ἁπλῶν τὴν σύστασιν ἔχει, ἦν ποτε καιρὸς ὅτε ἡ ὕλη οὐκ ἦν, τουτέστι πρὶν
x r m αὐτὰ » 819 5 \ er : κα - = > Ξ δέ \ er x
τὰ ἁπλὰ συνελθεῖν" εἰ δὲ Ἣν ποτε χαιοὸς ὅτε n ὕλη οὐχ ἦν, οὐχ ἦν ὁέ ποτε χαιρὸς ὅτε τὸ
composees soient constituees d’une chose simple unique. Car le terme de
compos& indique le melange de plusieurs elöments simples. Si tu veux
pretendre au contraire que la matiere &tait composee, tu aflirmes du möme
coup quelle r&sultait de la composition d’&l&ments simples. S’il en est
ainsi, ces elements simples qui ont compos& la matiere ont exist6e d’abord
en soi, ce qui demontre que la matiere est cre6e. En eflet, si la matiere
etait un composd, et si les composes sont constitues d’el&ments simples,
il yaeu un temps οὐ la matiere n’existait pas encore, ἃ savoir anterieure-
ment ἃ la composition des el&ments simples. Mais s’il y a eu un temps ou la
matiere n’existait pas, et s’il n’y a jamais eu de moment oü l’inere6 n’existait
la copie de Bonwetsch). — 9. KEIXZ 5°, ΚΟΗΧ SP. — 10. NEKKIX Sur utkonx ΘῈΣ
ς΄ 11, ΒΗΤῊ 9" : lire ἘΜ = γέγονεν. — 12. ποκλξλέτι S°, πομλξϑέτι SP. —
13. CAOKEeNA κε Me 55, SP : lire sans doute caomenam me S°, Bo,
ECD (jusque 1. 3) Ph S Ezn. Bo 175,7-176,10.
1. εἴπερ : S « car », cf.57,,. — 2. Apres ἔχει, Sale titre : « Question : Ja matiere est-elle chose
simple ou composee » -- ζήτησις πότερον ἣ ὕλη ἁπλῆ τίς ἐστιν ἢ σύνθετος. --- 3. φέρων : S comprend
_ « apportant ». — 4. οὐσιῶν τε χαὶ χράσεων τὴν σύστασιν ἔχει : S « il a de diverses substances la consti-
tution et le melange » = οὐσιῶν τὴν σύστασιν ἔχει καὶ χρᾶσιν, traduction libre, si le texte n’est pas
altere. — 5. πάντως : S « n’est-ce pas tout ἃ fait que » = (ἄρ) οὐ πάντως ὅτι (ὡς), qui n’est sürement
_ qu’une traduetion renforcee. — 6. γέγονεν : S « ötre », mais la forme est alteree de « fut ». —
7. σύνθετον ΕἸ (quelques manuserits, d’apres Rob) C, σύνθετος ΕΞ S Bo. — 8. τὰ δὲ σύνθετα : S = σύνθετα
δὲ &, mais sans doute par suile d’une alt6ration. — 9. ei δὲ... οὐχ ἔσται E Ph (et cf. Ezn) : lacunes
et remaniements dans Ü ei δὲ ἦν ποτε χαιρὸς ὅτε ἀγένητος οὐχ ἦν, οὐχ ἔσται, οἱ 5. = εἰ δὲ ἣν ποτε
᾿ς χαιρός, ἦν δέ ποτε καιρὸς ὅτε γενητὴ οὐχ ἦν, οὖχ ἔσται.
776 METHODE D’OLYMPE. [52]
"Fol 171°. geczTKopenaa" ἄμε πὸ ΒΈΛ πὸ NECATKOPENZ KOTZ, KAXOY RE NECATKOENA IIIOCTAA
μ
ἡ EAHNOWEJAZNÄA WT NHXKe CA BEIMB CAOAH, NE BOYAETR ARdE TOKIO Necz-
᾿τπύρεποε.
Innt» ΔῊ Τῇ ca ΟΟΥΒΗΧ un&ahnoze cA Λα cenk ΠΡΟΤΗΕΛΆΤΗ;
or
— Wnnrtnr.
— TIpotugaaeth πὸ CA KOAA WTNERH;
— Ihorusaatn ΜῊ CA MNHT.
— Tasxoae ἡ ΟΒΈΤΟΥ τῆλ ἡ τεπλομογ' CTOyAENdE H coyxönoy BOATZKOE”;
— Tax UN.
— Tim ze ἀπε NHEAHNOME COYIHHXZ CAMO cenk NPÖTHBAAET cA, No cama 10
cene [,penme ApOyroE apsromoy;]® NPÖTHEAAWTR ca’, πὲ KOyAOYTR Belfk EAHNA,
HH WT EAHNOA BEIpH. δ
Tloaosnaro πὲ ΠΛΚΗ ΟΖ CAOKECE ΒΆΠΡΟΙΙΑΤΗ ἡ KOMOY- Una’ an TH ca YAcTH
Ne NATOYENRI CERE BAITH; EHITM πὲ ΒΕΙΒΉΡΗΙ YJACTENA ὦτηι ἡ KoA%, TAnome®
H ApOYTEIMS 15
— Tas UHR. ;
- Τό std; Ne umu(T)” an TH CA NATOYENA ΒΒΙΤῊ ὠτδεβή K0AA, ἃ TMA ᾿
cKkToy, ὦ ApoyTaA TAKWRE; ξ
— Wnur un ca. 3
:
pas, la matiere ne sera pas increde. Des lors, les ineress seront multiples : k
Dieu tant iner&6, et de m&me les el&ments simples qui ont compose la matiere,
ily aura plus de deux increes. ἢ
Admets-tu que rien de ce qui existe n'est son contraire ἃ lui-mö&me ἢ 3
B. — Je l’admets. ἢ
M. — Mais l’eau est le contraire du feu? 5
B. — Il me semble. δ
M. — De möme l’obscurite est le contraire de la lumiere, et le chaud du 2
froid, et encore l’'humide du sec?
B. — Je pense que oul. ᾧ
M. — Ehbien, si aucun des elements du reel n’est son contraire ἃ lui- 7
möme, et si ces elöments du τόθ] sont contraires les uns aux autres, ils ne ;
constitueront pas une matiöre unique, et ne seront pas davantage issus
5
d’une matiere unique.
BE
41. renaomY S® : renaoy 5°, sans doute d’apres cakroy (le texte slave, qui ne
N
Een
röpond pas exactement au grec, ἃ peut-Ötre te remani6). — 2. BOATZKOE] BOATZTAUE
p-
Sa, mongod SP. — 3. penme ApOYToE ap$romoy, glose ἃ CAMA CEBE, qui a entraind.
. . f Bun ε
le singulier πρότηβλαξτε S", pour IPÖTHBAAWTh. — A. BANNOMATH 8: (9 Ξ ΑἹ ΝΣ
ein.
ΓΙῸΣ
σι
10
15
[53] DU LIBRE ARBITRE. 777
ante " 2 » ” 9.9. 52 ie | n 4 5 ᾿ ΡΥ ΟΝ .e
EvVNTOV y ΟΥΧ NV, οὐχ EOTAL “ LYEVNTOG ἢ un . Τὸ ὃ ἐντεῦθεν EOTAL πολλὰ τὰ ἀγένητα᾽ εἰ
τ ὶ N
γὰρ ἦν ἀγένητος ὁ θεός, ἣν δὲ ἀγένητα καὶ τὰ ἁπλᾶ
Wa. 20 BER
ἐξ ὧν ἡ ὕλη συνετέθη, οὐκ ἔσται δύο
χαὶ μόνα τὰ ἀγένητα.
Δοχεῖ δέ σοι μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑαυτῷ ἀντικεῖσθαι;
- Δοχεῖ.
- Ἀντίχειται δὲ τῷ πυρὶ τὸ ὕδωρ;
— Ἀντιχεῖσθαί μοι φαίνεται.
— Ὁμοίως δὲ χαὶ τῷ φωτὶ τὸ σχότος καὶ τῷ ψυχρῷ τὸ θερμόν δ᾿, πρὸς δὲ τούτοις χαὶ
τῷ ξηρῷ τὸ ὑγρόν;
— Οὕτως ἔχειν μοι δοχεῖῦ.
— Οὐχοῦν εἰ μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑαυτῷ ἀντίκειται, ἀλλήλοις" δὲ ταῦτα΄ ἀντί-
χειται, οὐχ ἔσονται ὕλη μία, οὐδὲ unv® ἐξ ὕλης μιᾶς.
Ὅμοιον δέ τινα" τούτῳ '" λόγον πάλιν πυθέσθαι βούλομαι. Δοχεῖ σοι τὰ μέρη μὴ ἀναι-
ρετιχὰ τυγχάνειν ἀλλήλων;
— Amei'!,
— Εἶναι δὲ τῆς ὕλης μέρη τό τε πῦρ χαὶ τὸ ὕδωρ, ὡσαύτως δὲ καὶ τὰ λοιπά;
— Οὕτως ἔχω.
— Τί δέ; Οὐ δοκεῖ σοι ἀναιρετιχὸν μὲν εἶναι τοῦ πυρὸς τὸ ὕδωρ, τοῦ δὲ σκότους τὸ
φῶς, καὶ τάλλα ὅσα τούτοις παραπλήσια '";
— Δοχεῖ.
Laisse-moi te soumettre encore un autre raisonnement analogue.
Admets-tu que les parties d’un m&me tout ne se dötruisent pas mutuellement ?
Β. — Je l’admets.
Μ. — Et quelle feu, l’eau, etc. sont des parties de la matiere?
B. — Je le pense.
M. — Mais quoi? N’admets-tu pas ‘que l’eau detruit le feu, la lumidre
V’obscurite, etc. ἢ
Β. — Si.
szupamÄru 5", d’apres la copie de Bonwetsch. — 5. NA S: : ΜΗΑΤ 5}, d’apres
la copie de Bonwetsch. — 6. TAnome S°, τάπκοκπας S” : lire peut-ötre TAKOml(A)e ze =
ὡσαύτως δέ. — 7. UNHT 5°, avec T rajoute en cursive au-dessus de la ligne, sans
doute par une main posterieure.
EC Ph S Ezn (abrege). Bo 176,10.177,16.
1. τὸ ἀγένητον E Bo, ἀγένητον Ph, ἀγένητος ( (et cl. Ezn), γενητή S. — 2. καὶ τὰ ἁπλᾶ EC Ph Ezn : Bi
τὰ ἁπλᾶ χαὶ τὰ μονοειδῇ, addition d’apres 51,0. — 3. τῷ ψυχρῷ τὸ θερμόν : S = τῷ θερμῷ τὸ ψυχρόν. --
ἧς πρὸς δὲ τούτοις" Ph 5. — 5. S« je pense ainsi» = οὕτως ἔχω, comme 1. 17. — 6. ἀλλήλοις :
S « aeux-memes, c’est-A-dire !’un ἃ l’autre », glose appelee par l’ambiguite de la traduction initiale
— 7. ταῦτα» 8. — 8. μήν!» 5. — 9. ὅμοιον δέ τινα : S « le semblable » — τὸν δ᾽ ὅμοιον, traduetion
libre, ou qui s’explique par la chute de τινα. — 10. τούτῳ : S a le pluriel. — 11. öoxei> 5. —
12. χαὶ... παραπλήσια : S « et les autres choses egalement » — καὶ τἄλλα ὁμοίως, traduction abrögee.
*Fol.17 v°.
*Fol.18r°.
778 METHODE D’OLYMPE. [54]
— Tri ze <Äpe>' me coyTh JACTH CAMBI CEBE MATOYENKI, CH € MATSENA
*
IT * ceRe, NE KOYAOYTR CALIHI CEBE YACTH, NM KOYAOYTh WT EAHNoA Ben. Nz
oyEO ἦ τὰ πὸ KOYAATR? Beh, ἐππὲ NMEAHNOMOYKE KOEMOY COYIHHXZ CAMONOY
CEKE HATOYERNOY KBITH 10° MIOTHRAARIATO cA ὁλοβέοη. Ne 50 Ectn nuyToze
CAMIO CERE MPÖTHENO” MIOTHRAARAM KO CA MNkUZ NpARZ MMOYTR IPOTHRAATH
ca. Πρ. Mxo ἡ ukave cauo cene Me NAOTHBAAETR CA, MPOTHROY ke YPANOMOY
NPOTHRAAET ca’ H GHÄTZ me cene Me NOKAZAET ca ΠρΟΤΗΒ Δ᾽ Αἰλ΄, NZ KA τὴ
cHyE HIIKI MOKÄZAET οὐ", MH ApoyTaa τλμβοῖε Mora. Tku me ἀπε En A Bein
EAHNA KAA EHIAA, NE KRI CA CAMA CERE MAOTHRAAAA” CHM πὲ HMOYIeNZ NPOTHE-
NEIN ἐπεὶ MH NE ERITH BEIM KAMETR CA.
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MH Eama me oyEo ΜῊ TA ΒΑΠΡΟΟΣ TOTOEk ἩΠΈΤΗ ὦ ZAK <TEOpHTH>, ὦ
ΒΕ WCTAKHTH ΜῊ CA MNHTR CAORO" NA OYKAZANIE KO MKO ἘΜΙΤῊ Beim Ne
NECATRONENE AUKOANk UM CA UNHTR TAATOAATH.
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MNonkıranie * ὦ ZAHIX2.
Nz na zAsıx2 Henkitanie® npu-
xDAHTR Eon Akne A norpkenk 5zucKarn'" coypnx'' <BAZ sArykx>- Coypan
3ΛᾺ KA sarıykx KAKo'', κράξη AH BOYAATR zAa H<an>'? ἼΛΟΤΗ; Äye 50
Μ. — Eh bien, siles parties d’un m&me tout ne se detruisent pas mutuelle-
ment, et si ces elöments se detruisent les uns les autres, ils ne seront pas
parties d'un meme tout; s’ils ne sont pas parties d'un m&me tout, 115. ne
seront pas parties d'une matiöre unique. Bien plus, ces el&ments ne constitue-
ront pas une matiere, puisque rien de ce qui existe ne se detruit lui-m&me,
en vertu de la loi des contraires. En eilet, rien n'est son contraire ἃ lui-
möme : les contraires s’opposent par nature ἃ quelque chose qui est autre
qu’eux-mömes. Par exemple, le blanc n’est pas ἃ lui-m&me son contraire :
c’est par rapport au noir qu’on l’appelle un contraire. On d&emontre de
1, Ame>»8%, 56712; KOyAATR 5°, KYaer SP”. — 3. mo) πὸ πὸ 5". — A. np
5.5, en ligature : ce signe annonce une comparaison. — 5. mporuK(a)an] nporukaan
55. — 6. ποκάξαλότ ca 5", ποκλξϑετ᾽ ca 5". — 7. ὦ zAk... ὦ nen] ὦ 3ΔῈ ἡ nen
55, avee A pour & (Bo) et chute de TEOPHTH = ποιεῖσθαι. — 8. HenkITAanie] HeNKITA-
ἴα 5". — 9. npHXoAHTR 5, πρηχολήτη S?. — 10. BZHCKATH 55, Βα 3 μομάτη S”.
— 11. coyıpHux... KAKol coyıpa akaky (akaz 55) ΟΟΥΒΗΧ ΒΑ ὙλΒΗΈΧ. Kaxo 8". ce
10
ἀμ
[55] DU LIBRE ARBITRE. 779
> - 3 \ ’ ’ “ἷ Ian dv ’ m N Ian rn ᾽ \
— Οὐχοῦν ei! τὰ μέρη οὐχ ἔστιν ἀλλήλων ἀναιρετικά, ταῦτα δὲ ἀλλήλων ἀναιρετιχὰ
τυγχάνει, οὐκ ἔσται ἀλλήλων μέρη" εἰ δὲ οὐχ ἔστιν ἀλλήλων μέρη", οὐχ ᾿ ἔσονται ὕλης μιᾶς.
᾽ x "Ν᾿ ιν “ns Ξ᾿ N, > " BLEN® ἌΣ x - ,
Ἀλλὰ μὴν οὐδ᾽ αὐτὰ ἔσονται ὕλη, τῷ μιηδέν τι τῶν ὄντων αὐτὸ ἑχυτοῦ ἀνχίρετιχον ὑπάρχειν
N x n , ΄ , ν᾽» ἂν A ’ ’ € - ᾽ πὸ x \ ᾽ +
χατὰ τὸν TOD ἀντιχειμένου λόγον. Οὐδὲ γάρ ἐστί τι αὑτῷ ἀντιχείμενον" τὰ γὰρ ἀντικείμενα
‘ ei 0 \
[4 ) - , τ x - x ᾽ x € - ’ ’ x 1 ᾿
ἑτέροις ἀντιχεῖσθαι πέφυχεν. Olov τὸ λευχὸν αὐτὸ ἑαυτῷ οὐκ ἀντίχειται, πρὸς δὲ τὸ μέλαν
or
ἀντικείμενον λέγεται" χαὶ τὸ φῶς ὁμοίως " ἑχυτῷ ἡ μὴ ἀντιχεῖσθαι δείχνυται, πρὸς δὲ τὸ
, er 2, N WEN age ΄ “- “ ὙΠ ΄, \e ,
σχότος οὕτως ἔχον φαίνεται, χα! ἀλλα γοῦν" ὁμοίως πλεῖστα ὅσα. Ei τοίνυν καὶ ὕλη μία τις
ἐν a ᾽ Be - ᾿ ΄ r διε - ᾽ ΄ ’ ΄ N - “
ἣν, οὐχ ἂν αὐτὴ ἑαυτῇ ἀντέχειτο" οὕτω δὲ" τῶν ἀντιχειμένων ἐχόντων τὸ un εἶναι τὴν ὕλην
δείκνυται.
\ = Pr = r » = x 14
10 Kai ἐπεὶ '" σὲ οἶμαι περὶ τοῦ χαχοῦ τὴν ζήτησιν ἑτοίμως ἔχειν ποιεῖσθαι, τὸν μὲν περὶ'
δ, δ τῷ ΄ una) \ Seo _ N re g Na e RR 13
τῆς ὕλης παραλιπεῖν μοι λόγον δοχεῖ πρὸς γὰρ τὴν ἀπόδειξιν τοῦ μὴ τὴν ὕλην ὑπάρχειν
’ 4 ἰοῆσθαί + Dan. 10: \ - m 3% 7 15 x2,, 6 δεῖ Δ
αὐτάρχως εἰρῆσθαι μοι φαίνεται" ΄. ᾿Εἰπὶ δὲ τὴν τῶν χακῶν ἐξέτασιν" ἔοχεσθαι δεῖ καὶ ἀναγ-
, ᾽ 1% os \ Χχ ἀνθρώ Τὰ παρ᾽ ἀνθρώ N: \16 ΄ ἴδ , 41
Χαϊιῶς AVALNTELV τὰ παρὰ αν ρώτποις. α παρ ανύρωποις χάχα πότερον εἰ ἢ τυγχᾶνει
me&me que la lumiere ne s’oppose pas ἃ elle-m&me, mais ἃ l’obscurit6; et
ainsi de suite. Eh bien, s’il existait en plus des elements une matiere unique,
elle ne se contrarierait pas elle-m&me; puisque les elements contraires se
contrarient, il est prouv& que la matiere n’existe pas.
Mais comme je pense que tu attends l’examen du problöme du mal,
restons-en lä avec la question de la matiere. J’ai voulu montrer que la matiere
n’existait pas, et j'’estime en avoir assez dit sur ce sujet. Il nous faut mainte-
nant passer ἃ l’&tude du mal, et nos recherches vont necessairement porter
sur les faits humains. Les manifestations du mal chez les hommes, je veux
qui ne donne un sens qu’en le corrigeant d’apres le texte grec : coyıpa Akakx (sans
doute correction de akaa), qui est sürement pour coyıpam (ou coyınak) 3AA, a dü ötre
rajout6 au-dessus de la ligne, puis deplace, et le copiste a supprime un des deux BZ
sarıkg- — 12. han Bo, ἡ 85.
E (jusque 1.9) ἃ Ph S Ezn (depuis 1. 10). Bo 177,17-179,1.
1. > 5. mais il faut sürement retablir « si » dans le texie slave. — 2. εἰ δὲ οὐχ ἔστιν ἀλλήλων μέρη»
᾿ Phe S. — 8. οὐχ : 5 « πὶ », consequence de la lacune pr&ecedente. — 4. ἔσονται : S* « seront », S”« sera ».
$ — 5. ἀντικείμενον λέγεται : 5. — ἀντίχειται. — 6. ὁμοίως» S. — 7. ἑαυτῷ ES, αὐτὸ ἑαυτῷ C Bo. — 8. yoüv> S,
qui traduit πλεῖστα ὅσα par « nombreux ». — 9. οὕτω δέ E, οὕτως οὖν C Ph, οὕτως δέ Bo : S repond ἃ δέ
τς plutöt αυὰ οὖν. --- 10. καὶ ἐπεί, d’apres S « et done puisque » (« et donc » peul r&pondre ἃ xat, cf. 8,9),
- Ezn « et maintenant » : ἐπεὶ καί C Bo. — 11. ποιεῖσθαι... περί : ce passage est alter dans S. — 12. πρὸς
γάρ 5 Ezn Bo, πρὸς δέ C. — 13. τοῦ μὴ... ὑπάρχειν C ΒΟ, οἱ cf. Ezn « que oncques elle n’etait » : S « que la
matiere etait non increee » = τοῦ μὴ... «“ ἀγένητον» ὑπάρχειν, addition secondaire dans l’original grec
de S, ou dans la traduction slave. — 14. Apres φαίνεται, S a le titre : « Recherche sur le mal » =
ζήτησις περὶ τῶν χαχῶν. --- 15. ἐξέτασιν : le pluriel de S resulte d’une alteration. — 16. τὰ παρὰ ἀνθρώποις. Τὰ
map! ἀνθρώποις χαχά Ph Bo, τὰ παρὰ ἀνθρώποις χαχά C; S est completement altere, mais suppose la lecon
_ de Ph. — 17, τυγχάνει : S « seront ».
*Fol.18v°.
780 METHODE D’OLYMPE. [56]
ÜBpÄZEI CH ὦποτο χύιμετε ' pen, NECTR ApOYroE MAse CHXA ὦ cenk 280, ἐπε
poanı ὠπράξιι" Hensirorarn. Mo hi UnOTZ φύλα EcTk πὸ WEPAZOMZ ὠτλατο-
AoyEnz, θέκιπε. mo JAKoy a πὸ ApDYTHMZ MOAOKNKINZ, EAHKOME OYEO ΑΔΙΠΗΛ
coyıpa HZBOAENTA HWARHZANIE MUOYTR, NÖ Ne TAKO? CA MOKAZAETR. Ne πὸ
βέτεμα cemoy pWAOY Kocmoy CAMOMOy (ὦ ceKe ERITH nAye WEpAZz. Taxo ze? ἡ
W® ZA moyma TAATOAATH" ἐπε πὸ θολὸν pERWRZ CACTARZ 62 WEpAzkx ἡμξτη,
Ä πὲ ERITH MNOMOY πηϊούπογαιε ὦ cent. Aue me ECTR Er CATKOPENO ECTR
zA0' ὠκφά3η 50 CATRopenn ὑδιμὲ IOKAZART CA, ἄπο ἡ oynom® HM AWBOAKHCTEO
AM NOAOKNA’ CHIIZ.
ἀπε ΔῊ MAKKI YACTBIT WEROETO® ZAAA” ΟΗΠΙΣ ΓὙΛΑΓΌΔΕΙΠΗ KRITH, COYTR πὲ ch
TEAPERNA, NVA ἡ WNONOY CATEOPENOY ἘΜΤΗ HX’KE KO ἸΛΟΤῊ CATROENKL, ἦ
TEUZ TAKomMe NOyach ἘΒΙΤῊ CATROPENOUZ" K(Z)ceE!" πὸ WT YACTHH CACTOHTR, Hi
Kcee πὲ HE BVAETK YACTEMZ HE COYINEUR” JACTH ie ΟΥ̓ΕῸ BSAOYTR ἀπμὲ M Bcero
NE πάλετε. Nueahnoroe ΟΥ̓ πὸ CATEOPENKIX YACTR ECTR TEAfERKNA, JACTh Me
TAKZI NECATROPENA'!. Aue an A ce mpocrmuz'? caonecn, nkAue mknoraa ZA0 EraA
ne stAue ukao, penme Apkrac cATKopuTH Boroy Bein’ Toraa me ΠΈΛΟ EM’
savoir si elles constituent des especes d’un genre ou des parties d’un tout
qui serait le Mal. En eflet : si tu admets que ce sont des especes du mal,
il n’ya pas un malen soi different de ses manifestations, du fait qu’on
n’observe les genres que dans leurs especes. Par exemple, le genre animal
s’enonce comme un attribut de certaines especes, ἃ savoir de l’homme et
des &tres semblables, et de tout ce qui est anım& et dou& du mouvement
spontane, mais il n’apparait pas comme une r£alite. Si nous disons que ce
genre existe sans pretendre qu'il existe en soi en dehors de ses esp£ces,
il faut de möme dire du mal, dont nous avons fait un genre, qu’il a son
existence dans ses especes, mais qu’il n’est rien d’autre en soi. S’il en est
ainsi, le mal sera cr&6, car ses especes : le meurtre, l’adultere, etc., apparais-
sent cr&£es.
Si tu admets au contraire que ces manifestations du mal sont des parties
d’un tout qui est le Mal, comme elles sont erödes, le mal est lui aussi
necessairement er&e. En eflet, un tout dont les parties sont er&&es doit &tre
1. χόμετιε S:: lire sans doute Koypeum = θέλοις. --- 2. POARI ὠπφάϑιι 55, poAnı H
Ürpazmı SP. — 3. TARo 55 : lire peut-Ötre TAKZ. — A. TAKO ie 5", qu’on peut lire
aussi bien TAKome (= TAanomAe). — 5. HA ὦ 55, correction au-dessus de la ligne,
peut-ötre d’une main postörieure, de πὸ barre. — 6. oyBon ὌΝ OYEHÄCTEO 55 —
7. MOAOEHA S° : lire sans doute noAoR’NAA S®. — 8. YACTkM Nksoero S° (compris
10
15
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[57] DU LIBRE ARBITRE. 781
Ri IA ἐς ΠΩ ΡΕΥ ; Ἄνες ὁ ἦν ᾿
χαχοῦ ἢ μέρη; Εἰ γὰρ εἴδη ταῦτα ἐκείνου φάναι θέλοις", οὐκ ἔστιν ἕτερον παρὰ ταῦτα
χαθ᾽ ἑαυτὸ τὸ κακόν, τῷ τὰ γένη ἐν τοῖς εἴδεσιν ἐξετάζεσθαι". Οἷον΄ τὸ ζῷον γένος ἐστὶν
Kar’ εἰδῶν ἢ χατηγορούμενον, τουτέστιν χατά τε" ἀνθρώπου καὶ τῶν ὁμοίων᾽, ὅσα TE
ἔμψυχα ὄντα τὴν προαιρετικὴν κίνησιν ἔχει, ἀλλ᾽ οὐχ οἷόν zu? δείκνυται. Τοῦτο δὲ εἰ γένος
εἶναί φαμεν «μὴ; ἕτερόν zu? καθ᾽ ἑαυτὸ ὑπάρχον παρὰ τὰ εἴδη, οὕτω δὴ καὶ περὶ τοῦ
- ᾿ , ΝΑ ΄ " ΄ m " v Π ἡ
χαχοῦ λέγειν ἀνάγχη, ὃ δὴ "" γένος εἴπαμεν, τὴν σύστασιν ἐν τοῖς εἴδεσιν ἔχειν, μὴ εἶναι
Fr ᾿ q : & δ, A P q ὶ \ »
δέ τι" ἕτερον καθ᾽ αὑτό'", Ei δὲ οὕτως ἔχει, γενητὸν ἔσται" τὸ χαχόν" τὰ γὰρ εἴδη
Rap ‚ τ
γενητὰ ὄντα δείκνυται, οἷον φόνος καὶ μοιχεία χαὶ τὰ τούτοις παραπλήσια.
Εἰ δ᾽ αὖ πάλιν μέρη τινὸς χακοῦ ταῦτα εἶναι θέλοις "᾿, ἔστιν δὲ ταῦτα γενητά, ἀνάγκη
’ - x e L gr "πὶ N x 2 τ ’ m € EB 4), 4} ἘΞ Ξ “ 2 AR
χἀκεῖνο γενητὸν ὑπάρχειν' ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά, ταῦτα ὁμοίως ἐς ἀνάγκης εἶναι γενητὰ
τὸ γὰρ ὅλον Ex μερῶν συνέστηχεν, χαὶ τὸ μὲν ὅλον οὐχ ἔσται μὴ τῶν μερῶν ὄντων, ἔσται
δὲ τὸ έ A Δ x ὅλ. - Οὐδ N δ ἐν ", 45 IT, ΄ ἘΣ ἈΞ ΄
μέρη χἂν μὴ τὸ ὅλον παρῇ. Οὐδενὸς δὲ τῶν ὄντων “" μέρος μέν ἐστιν γενητὸν, μέρος
x - 7 -ῳ ΄ =‘ ε
δὲ" ἀγένητον. Εἰ δὲ καὶ τοῦτο συγχωρήσαιμι 7 τῷ λόγῳ, ἦν ποτε τὸ καχὸν ὅτε ὁλόχληρον
οὐχ ἦν, τουτέστιν πρὶν δημιουργῆσαι τὴν ὕλην τὸν θεόν" τότε δὲ ὁλόχληρον γίνεται ὅτε πρὸς
egalement ογόό, puisque le tout est un οοπιροϑό de parties, et que le tout
n’existera pas sans les parties, tandis que les parties existeront m@me en.
Pabsence du tout. On ne trouve pas dans la realit6 de tout dont une partie
soit cr6se, et une autre incrö6e. Mais je consens ἃ envisager cette hypothese :
nous dirons quily a eu un moment oü le mal existait, mais incomplet, ἃ
savoir avant que Dieu n’eüt ordonne la matiere. Il n'est devenu un tout
complet que quand l’'homme a &te form& par Dieu, puisque les manifestations
peut-ötre yacr» umk ποέγο, comme lit Bo), yacrn nknoero SP. — 9. zäna S: (=
3Δλ). — 10. w(z)cee] παοῖς 5". — 11. YACTh ie NAKZI MECATRONENA est rajoute dans 5"
au haut de la page. — 12. mpoerunz 5", mpoerkuz 5". — 13. EM Se, un 55.
C Ph (sauf 1. 2-7) S Ezn. Bo 179,119.
1. ἢ : 5 «et», ἃ corriger en « ou ». — 3. θέλοις : S « il veut » = θέλοι, mais la forme est sans doute
alteree de « tu veux». — 3. τῷ... ἐξετάζεσθαι : S « du fait d’observer les genres par le moyen des especes »
= τῷ τὰ γένη τοῖς εἴδεσιν ἐξετάζειν, mais il peut s’agir d’une traduction libre. — 4. Tout ce passage est
altere, autant par la faute des editeurs que par celle des manusecrils. — 5. xar’ εἰδῶν S, xar’ εἶδος ἃ Bo.
— 6. κατά τε C, κατά γε Μά Bo. — 7. τῶν ὁμοίων : S traduit « les autres choses semblables » = τῶν ἄλλων
ὁμοίων. --- 8. οἷόν τι] οἷον τε ἃ Bo, et de m&me sans doute S « ainsi » (ou « tel »). — 9. δείκνυται... ἕτερόν
τι C (sans μή) : S « car nous ne disons pas que c'est quelque genre en soi en dehors des especes »
= τοῦτο γὰρ οὐ (οιι τοῦτο δὲ εἰ μή, ef. 50,2) γένος τί φαμεν καθ᾿ ἑαυτὸ εἶναι (OU ὑπάρχειν) παρὰ τὰ εἴδη,
traduction un peu large (sans ἕτερον, mais avec la negation conserv6e) du texte de C; Bo δείκνυται
τοῦτο. Οὐ γὰρ γένος εἶναί φαμεν ἕτερόν τι, en partie d’apres le slave. — 10. ὃ δή C:S«carce 406 » Ξε
ὃ γάρ ou ὃ δή, τὸ γάρ Bo (τό Md). Le slave parait couper la phrase apres ἀνάγχη, et faire de γένος le
sujet de ἔχειν. --- 11. δέ τι S Bo, δ᾽ ἔτι C. — 12. χαθ᾽ αὑτό C, καθ’ ἑαυτό Bo. — 13. ἔσται C Ph Bo, « est »
S. — 14. θέλοις C, ἐθέλοις Ph Bo; S « tu dis ». — 15. τῶν ὄντων: S « des choses cr&edes » = τῶν γενητῶν
(ou traduction libre). — 16. δέ C Ph, δὲ «πάλιν» Bo, d’apres S « d’autre part », qui n’est qu’une
traduction renforc6e de δέ. — 17. συγχωρήσαιμι C Ph Bo: S = συγχωρήσαιμεν.
“
*Fol.19r°.
782 METHODE D’OLYMPE. [58]
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WTEWAOy Eme kam ἘΒΜΙΤῊ ZAOy BÜNeNZ BAACTR CATKÖPHRZ ΒΟΓΧ᾽ πε Ne a0npk
HMKTH MNHTR ΜῊ CA, ce ὁ Εὐ5Ὲ TAATOAATH.
ἄμμε AH NHEAHNOTORE WT ceWw XOıpemm raaroaaTn, ΔΈΛΤΑ ἢ ze mEnoEro ZAaro
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CHUCKÄA ΒΟΛᾺ TEOPHTH WT πηχλε M ZAZ TAATOAATH ca ἰπαρέμεητε! Hua! npme-
MAETB, BApHRA CADBECENB IIOKAZANXA.
— NamenY ze OYEO, ὠ Apoyase, CAOKEcH AOKAKNK TAATOAATH CA MNHTR UM.
M Tene ze ne ΟΥ̓ΤΑΙΆΤΗ οα "ἢ nm ἀπὸ κήπλο" ὙΛΕΖ BAHAKHKH ΟΥ̓ΠΈΤΑΤΗ AMATR
npAnz oyaonk<e>'?" Kenn!” πὸ KONEUNOE HCNKTANIE WEANYENTE NOAAETR Ark.
Tku me, Ape ΤῊ Eorn roak, ἡ ΜΗῈ moaamn BANpOC’HATO cAoRece MAAHIXZ
NOKZIPAWATH BOAHKUOY. CHE KO HCTHNNOMOy ΙΒῈ WEpKkern um ca MNHT, Ne
NOTOYEAAENOY TEOEMOY CAOBECH BANPAWANTENR MOHMZ" TOUNOY KO ERIKIN MONAT
TANID WT EAHNATO παν, MKOME ECTh HCTHNA Haskıparn ca Auara. Tante 50 cA
du mal, qui en sont les parties, sont l’euvre de l’homme. Et des lors c’est
Dieu, comme ordonnateur de la matiere, qui sera cause que le mal existe
en totalite : röle qu’il ne saurait &tre juste d’assigner ἃ la divinite.
Mais tu peux repousser les deux theses ἃ la fois, et concevoir les mani-
festations du mal chez les hommes comme des produits de l’activite d’un
Mal agissant. Alors tu denonces le mal comme ογόό, car l’activite d’un &tre
agissant aun commencement; et d’autre part tu ne peux faire du mal rien
de plus que ses manifestations chez les hommes, car quel produit d’une
activitE mauvaise as-tu ἃ indiquer en dehors des actions humaines? Nous
avons vu en effet que l’ötre agissant n’est pas me&chancete en tant que
substance, mais d’apres la facon dont il se conduit volontairement, et en
tant qu’il choisit d’accomplir les actes qui lui valent l’appellation de möchant :
c'est une des pr&misses que j’ai &tablies dans ma d&monstration.
1. Ἡλοτμή 85". yactn 5}. — 2. akania 5: : lire sürement akHnie (Bo) ou plutöt
ΔΈΗΙ = πρᾶξιν. — 3. aknnie 5: akania SP, d’apres la copie et les notes de Bon-
ρας | I
wetsch. — 4. NAYATOKZ S°, avec ὃ par rature sur A (lu sans doute NAYA TARA). — ὶ
ἢ ; τ Lee BE SRRIBE
5. coymnx 5°, cXıpe S®. — 6. ectsa 5": ΕΟΤᾺΝ 5, d’apres la copie de Bonwetsch. —
7. 328°: lire peut-Ötre ZAn = καχία (Bo). — 8. πό Hznoaenia me πράου 5", πὸ HZBo-
AENIW ie npAna S”. — 9. napeuenie Hua S°: la variante ἃ supprimer est NApeEueNIe,
10
A
[59] DU LIBRE ARBITRE. 783
δ
τοῦ θεοῦ γέγονεν ἄνθρωπος" τῶν γὰρ μερῶν τοῦ χκαχοῦ ἄνθρωπος ὑπάρχει ποιητής. Καὶ τὸ
ἐντεῦθεν' τοῦ ὁλόχληρον εἶναι τὸ καχὸν αἴτιος ἔσται δημιουργήσας ὁ θεός" ὅπερ οὐκ εὖ ἔχειν
μοι τοῦτο περὶ θεοῦ «λέγειν: " δοχεῖ.
Εἰ δὲ οὐδ᾽ ὁπότερον τούτων εἰπεῖν ἐθέλοις, πρᾶξιν 8. δέ τινος χαχοῦ εἶναι λέγοις, γενητὸν
5 ὑπάρχειν αὐτὸ μηνύεις" ἡ γὰρ τοῦ τινὸς πρᾶξις ἀρχὴν τοῦ εἶναι λαμβάνει. Πρὸς δὲ" τούτοις
οὐδὲν ἕτερον παρὰ ταῦτα τὸ χακὸν" εἰπεῖν ἔχεις" ποίαν γὰρ πρᾶξιν χαχὴν ἑτέραν παρὰ
τὰ ἐν ἀνθρώποις δειχνύειν ἔχεις; Ὅτι γὰρ ὁ ἐνεργῶν οὐ χατὰ τὸν τῆς οὐσίας λόγον ὑπάρχει
χαχία", κατὰ δὲ τὸν τῆς προαιρέσεως τρόπον, τοιαῦτα πράττειν ἐπαναιρούμενος ἐξ ὧν
- N r νᾺ Κ' -
τοῦ καχὸς λέγεσθαι" τὴν προσηγορίαν ᾽" λαμάνει, προλαδὼν ἔδειξα τῷ λόγῳ.
10 [E — Τὸν μὲν οὖν ἡμέτερον, ὦ φίλε, λόγον ἱκανῶς εἰρῆσθαί μοι δοχεῖ. Καὶ σὲ δὲ μὴ
λανθάνειν νομίζω ὅτι ἕκαστος ἄνθρωπος τοὺς πλησίον ᾿" παραιτεῖσθαι πέφυκεν εὐχολώτατος"
A γὰρ τῶν πραγμάτων '" ἀχριδὴς ἐξέτασις τὸν ἔλεγχον παρέχει σαφῶς. Ὅθεν, εἴ σοι φίλον
᾽ ΄ N Am \ r a en En ἢ 5 ΄ ᾽ deck 7 O5
ἐστί, χαὶ ἐμοι παράσχες τὸν τῆς ζητήσεως λόγον βραχέα ἀναπυθέσθαι προαιρουμένῳ. Ἅυτω
ὰρ τὸ ἀληθὲ θα mar οτος τοῦς ὦ ol com) obı Adydu mal Een
γὰρ τὸ ἀληθὲς σαφῶς εὑρηθήσεσθαί μοι δοκεῖ, οὐχ ἀναιρουμένου τοῦ σοῦ λόγου τῇ ἐμῇ
15 ’ » \ ΄ er ᾽ x er € - r r Ϊ x r ’ 6
ἐρωτήσει" LONG γῶρ γεένομενης τῆς ζητήσεως προς εχχστου Ὥμων, οποιὰ ἐστιν Ἢ an ειχ
A. — La these que nous avions posde, mon ami, ἃ ὁϊό discutee d’une
facon que j’estime satisfaisante. Mais tu n’ignores pas toi-m&me, je pense,
5 ν
que tout homme est par nature on ne peut plus enclin ἃ contester les alle-
- gations d’autrui : ce n’est que par un examen minutieux des choses qu'on
_ arrive A la convietion complete. C’est pourquoi, si tu le veux bien, je te
Ρ q
᾿ς _prie de me donner ἃ mon tour le röle d’enqueteur et de satisfaire ἃ mon desir
de poser quelques questions. C’est le bon moyen d’atteindre sürement ἃ la
y
verite, sans d’ailleurs que mon enquete detruise ton argumentation : que
q
chacun de nous se livre ἃ une recherche &gale, ce sera une garantie pour
oO δ
la connaissance de la verit6. Car il est βὰν que la verite reste souvent cachee
ἃ d’apres Se 10. οὐταῖτη ca 5", οὐταήτη ca 55. — 11. κιιήχιλο 5", KaAma0 S”.
= — 12. oyaork I. OYAOER S> : Ja lecon de S* invite ἃ retablir un comparatif (en
ο΄ valeur de superlatif), oyaos'ke (adv.) ou oyaorku (adj.). — 13. πειμηὴ S°, nem Bo
= (d’apres S®?).
=.
Fi , € (jusquel. 9) Ph (jusque 1. 8) S Ezn (abrege). Bo 179,19-180,10.
1. τὸ ἐντεῦθεν Ph, τοῦ ἐντεῦθεν C Bo. — 2. λέγειν S Bo,> C. — 3. πρᾶξιν : le pluriei du slave doit
resulter d’une alteration. — 4. ὑπάρχειν αὐτό (ou αὐτόν) C, αὐτὸ ὑπάρχειν Ph Bo (et S, qui ne prouve
rien). — 5. πρὸς δέ C, πρὸς δή Ph Bo. — 6. παρὰ ταῦτα τὸ xaxov Ph S Bo, παρ᾽ αὐτὰ τὰ χαχά U. —
7. παρὰ τά] παρὰ τό (et παρὰ τοῦ) Ph, παρὰ τάς C Bo: S -- παρὰ τά ou παρὰ τάς. — 8. χαχία Ph Bo, χἀχεῖνα
6: 8 « mauvais » — χαχός, qui peut δίγο alter& de « m&chancete » — καχία. --- 9. τοῦ χαχὸς λέγεσθαι
7 S, et cf. 39,10, et Ezn « un nom de malice » : τοῦ καχῶς λέγεσθαι C Bo. — 10. τὴν προσηγορίαν : S
-« Yappellation, le nom », variante de traduction. — 11. τοὺς πλησίον S, peut-Eire pour τὸν πλησίον,
Bet. 35,3. — 12. τῶν πραγμάτων « des choses » S*, « de la matiere » Bo (d’apres 5» ἢ).
* Fol. 19v°.
* Fol.
Το:
205
784 METHODE D’OLYMPE. [60]
IIHÖTRIKABI NO HOTHnk NeHCHKITNA COyIHH CAOBECENE AHCTHNA. Tku ze πολὺ TOroME
KAZAANIA' MOAOYIHTH WT TERE" " CHYE BO IIOKAZAKUIOY CA KOAMIENMOy CA TREpATD
HZKOAHTH CTIOHNWE KOMOYRAO BOYAcTR Mk.
— Nu cauız mie oYRO ÄZA, W ΤῊ, CAORECH MOEMOY NE ΧΟ AA BERA HCHHITAHIA
BOYAETR" NH 5 NUX’AIE BO BApHRZ px, ἀπμε ἡ πρότηπηο ἐοτε ἠπμμεμδ ἐμ", ρέπογ,
ἡ 3 ἈΝΊΕΙ πὲ ECkun ceMoy ΒΑ ΞΑΠΡΑΙΠΑΤΗῊ CA Χύμμογ, ἡ TERE ΠΌΛΙ ΒΟΕΙΟ ΜΟΙΒΕΝ
KAnpamania ca Apksarn. WT cero πὸ KEAHKAA ΠΟΛ’ ΞΟΒΑΤῊ 11} LIND” ἠςΠΗΙΤΑΗΟΥ
KO ERIKIUW cAoKecH um Auk, ἐπε Ne MRIMIAENTeHE? HCTHNNATO APkKATH CA, ΗΖ
5kad HcnnTaniemn‘ ROyAcT um. ΤΠ ze ck’ NBINA CAORO NAYHNAH.
— ΒΟΓΟΥ RAATOy ΔῊ TAATOAELIH KEITH;
— Baaroy TAATOAw KEITH.
— Baaro me ἐπε πημκοότγοκε ZAA TEOPHTH, Emoyke ZAOy EBITH Γλλγολέμε;
— Kaso ze ὦ ceum 3ΔῈ Kanpamaenın, βέκιπε ὠ oyron® ἦ ὦ amsoakhersk ἡ
ApOYTKIXZ ΠΟΛΟΒΉΒΙΧ ΟΗΠΖ, Hau ὦ ὀμΈχα EAHKOME oy50 ch” curkszumu cATBÖPHTH
NANOCATR ca Kozieu® * COyAWU, Mike CTPAZKMIHHN KA IpaRAY ZAA CA UNATR BAITH,
COyAZ NPHEMAMIHENZ? K NUxXE MECTO cukıua zÄHıXZ CATEOPHTH; Äye πε oYB0 ὠ
apkuae TAATOAANBIX TEOPH CAORO, KOTA NE NEKOY CHIUK τπύφηλ᾽ Becaonkenoy'” 50
UND ERITH Eike NPHKAHKATH CAS’ ΒΟΤΟΥ, Ark coyıpemz Hzkoaumm ch! CATEOPHTM.
faute d’un examen suflisant. C’est pourquoi je te demande de m’accorder
cet &change de bons oflices : on verra ainsi quelle est la these la meilleure,
ce qui donnera evidemment ἃ chacun de nous la possibilite d’adopter en toute
certitude l’opinion juste.
M. — Mais moi non plus, mon cher, je n’entends pas soustraire mon
raisonnement ἃ la critique, et je declare l’accepter möme sur les points
que j’ai deja etablis comme premisses, s’ils se trouvent constituer un obstacle
ἃ la discussion : c’est de tout caur que je desire que mon argumentation
soit soumise Al’examen, et je te prie de t’y employer de toutes tes forces.
J’estime en effet que j’en tirerai le plus grand profit : une critique precise
me vaudra de m’attacher A la verit& non par conjecture, mais par une e&tude
approfondie. Eh bien allons, maintenant prends la parole.
A. — Tu dis que Dieu est bon ?
1. παξλληῖλ 5", βαβαλληὶλ 5) (d’apres la copie de Bonwetsch). — 2. ἠπμεϑ ἐδ
S®, AıpenomY SP. — 3. me mniutaenfenk Bo: NALIKILIAENTENB 5". — 4. Skad Acnkım
TAnNiemn 5° : restituer peul-ötre skad <KONeYNKINK> HENIBITANTENB, ci. 34,7, το
5.08. S°, cen dans la copie de Bonwetsch (lecon de 557) : Πρὸ peut-&tre cd l=c$) ἡ.
e) .. x rn x .. Ἢ ah at
BB: oyson Sa, oysifiersk Sb, — 7..ch 835, cia 8". — 8. παῖε 5", sainuz 5".
σι
10
15
ΣᾺ, χῷ δ΄
10
15
[61] DU LIBRE ARBITRE. 785
βεθαιωθήσεται. Κρύπτεται γὰρ πολλάχις (ὡς) ἀληθῶς ἀνερεύνητος οὖσα τῷ λόγῳ ἡ ἀλήθεια.
Ehe ει πῆς are διοιδες > ae SS NEE ee royoelle:
ξιῶ τῆς αὐτῆς ἀμοιθῆς τυχεῖν παρά σου" οὕτω γὰρ δειχθέντος τοῦ χρείττονος (τὸ)
μετ᾽ ἀσφαλείας ἑλέσθαι τὸ συμφέρον ἑχάστῳ παρέσται σαφῶς.
— Οὐδὲ μὲν οὖν αὐτὸς ἐγώ, ὦ οὗτος, τὸν λόγον μου βούλομαι ἀνεξέταστον ὑπάρχ ειν᾿
οὐδὲ γὰρ ἐν οἷς προλαδὼν εἶπον, εἰ καὶ ἀντίκειται' τῷ ζητουμένῳ, φημί, πάσῃ δὲ προαι-
ρέσει τοῦτον ἀναζητεῖσθαι βούλομαι, καὶ σὲ εὔχομαι πάσῃ δυνάμει τῆς ζητήσεως ἔχεσθαι.
Ἔχ τούτου γὰρ τὰ μέγιστα ὠφεληθήσεσθαί με νομίζω: ἐξετασθέντος γχρ τοῦ λόγου μου
σαφῶς, τὸ μὴ ὑπονοίχ" τοῦ ἀληθοῦς ἔχεσθαι, ἀλλὰ πάνυ (ἀχριθεῖ) ἐξετάσει ἡ παρέσται μοι.
"Odev φέρε᾽ νῦν τοῦ λόγου ἄρχου.
— Τὸν θεὸν ἀγαθὸν λέγεις εἶναι;
- Ἀγαθὸν λέγω (εἶνα!).
— Ἀγαθὸν δὲ τὸ μηδὲν χαχὸν πράττειν, ὅπερ χαχὸν εἶναι λέγομεν :
p ᾽ v a
— Πῶς" δὲ περὶ τούτου τοῦ καχοῦ πυνθάνει, ἤτοι (πότερον) περὶ φόνου χαὶ μοιχείας
χαὶ τῶν ἄλλων τούτοις παραπλησίων, ἢ περὶ ἐκείνων ὅσα οὖν τοῖς ταῦτα τολμήσασι
πράττειν ἐπιφέρεται (ἐπιτίθεται) τῇ τοῦ θεοῦ δίκῃ, ἅπερ τοῖς πάσχουσι διχχίως χαχὰ δοχεῖ
εἶναι, δίχην λαμβάνουσιν (διδοῦσιν) ἀνθ᾽ ὧν ἐτόλμησαν καχῶν πράττειν; Εἰ μὲν οὖν περὶ
τῶν πρότερον εἰρημένων “ ἐποιήσω τὸν λόγον, τὸν θεὸν οὔ φημι τούτων ποιητήν" ἄλογον γὰρ
v
οἶμαι εἶναι τὸ προσφέρεσθαι (προσδάλλεσθαι) τῷ θεῷ, Ev τῷ φανερῷ ὄντων τῶν ταῦτα
M. — Oui.
A. — Etre bon, c’est ne faire aucun mal, et en faire, c’est &tre mauvais ἢ
M. — Mais ce mal sur lequel porte ta question, comment l’entends-tu ?
S’agit-il du meurtre, de l’adultere et des autres crimes semblables ἢ Ou bien
s’agit-il de toutes les peines que la justice divine inflige ἃ ceux qui ont eu
la t6merite de commettre ces crimes, peines qui semblent un mal ἃ ceux
qui les subissent justement et qui recoivent le chätiment du mal qu’ils ont
ose accomplir? Si tu as voulu parler du mal qui a dejä fait l’objet de notre
discussion, je nie que l’auteur en soit Dieu : il est pour moi absurde de
le rapporter ἃ Dieu, quand on a sous les yeux ses auteurs responsables.
— 9. mpmemamenz 5°, npienamıpuuz 5). — 10. Becaonkenoy 5", πεϑολοβέοην 55.
— 11. ch 5", ciA 55.
S Ezn (abrege). Bo 180,19-182,3.
1. εἰ χαὶ ἀντίχειται : litteralement εἰ χαὶ (ou x&v) ἀντιχείμενον 7, mais le slave a sans doute conserv& le
singulier du verbe grec, avec sujet neutre au pluriel (ἐν οἷς προλαδών « les premisses », plutöt que ὁ
λόγος). La phrase est un peu embarrassee, et le sens n’est pas sür. — 2. μὴ ὑπονοίᾳ, par correction de
S. — 3. πάνυ ἐξετάσει : on peut supposer une lacune, et retablir d’apres 35,7 « par un examen tres
< achev6 > », traduisant ἀχριθεῖ ἐξετάσει. --- 4. φέρε : S « eh bien » (Bo), mais le copiste de 55 a dü
comprendre « ce (discours) ». — 5. Bonwetsch met ἃ tort ces paroles dans la bouche de l’heterodoxe,
et conjecture la chute d’une reponse : « Je dis » apres « nous disons » — λέγομεν. — 6. τῶν πρότερον
εἰρημένων doit renvoyer, non aux lignes 13-14 : «le mal dans le premier sens » (Bo), mais ἃ toute la
- discussion anterieure; cf. 63,9.
* Fol.
Ve
20°
786 METHODE D’OLYMPE. [62]
ἄμε am Mmme ΔΈΛΕΟΣ akaa ZÄNK WT KOTA CA ΟΑΤΒΟΡΗΙΠΑ CAOKO TEÖpHUUM, TO ἡ πὲ
peny mn Mno 3ΔᾺ coyTk, NZ πρλβέληλ. Akno πὸ Ectn Anome no Herumk cATKöp-
woyeuY ZAna npasan MPIHMATH coyAz’ EMAme MPAROMOY HHKTOME Ne peser zA0y
BRITH, pAZZEK ὠπότο EAlnoro NOAELTAWINATO € ΔΟΕΡΈ. M nrınkumnda πὸ oyronga'
WT crapkäumnz coyaz mpienamıme? penY ΔΟΕΧΡῈ npinmaTn. Aospo npinmarH
«πεν TAATOAWTR", HA ΠΡΟΤΗΒΗῈ 310) ἔτ πὸ KoTomAw! «5105 ΔΈΝΙΒΗΧ Moyack
npanangoe ΜΗ ΆΤΗ πεπραβαήπο. Nz πὴ me pesenn cemoy ΒΕΗΙΤῊ 3ζΔογ.
— ἢ ἀξκα nd cauz πὸ u πὸ herunk Hcrunnwu® ἘΜΤῊ cHIIZ TAATOAR.
ΞΕ ÄG& NAXe Apkuae cATKo/pM ὁλομὸ, ὦ cux KZMpAWANInKZ” ÄRA KApuRZ
wWTakpax, υὖ TR, Mkome ΠΟΤᾺ WECTR CHIZ TROpeNR. Ἧτο ne OYRO MNATR TH CA
EBITH CH® 2AAA; ὠ HUXZE πὸ βαπϑλιπλπις ἈΔῈχ pazoyuknie noaax pAZAoyıHRz
CAORECENIK" A Eke Ἰοόμπον ἢ KRITH KAKO NE TAATOAELIH ἐμὲ, ἀπμὲ ΔῊ AKo ἡ ECTRETBA
HAH πὸ ἡ CRRIKNAM CA ECTKCTRWUR; ἀψε Ed ἀκα" ἐοςστεοταύμ Auz'!!' KEITH
TAATOACLIH, BAAZNHUIM CA CAOBECENIR" ÄIIE AU ἀπὲ CHKIKINAM CA, TAKO PEKY ΕΜ ΤῊ.
— Ama ne OYy50 pAZANUHTH Xöpemm KANPAMANTE ME, KAKO CHMZ CHRIKIIEN
CA KKITH TAATOAELIN ἦ KÖMOY H WTKOYAA npmmoca unk raaroan Heut.
v o 2 ͵ = 2
— Mxome KO NMITORE WT ZAHIX πὸ ECTRCTBENOUN CAOKRECH ZA0 ECTR βάρηβζα
Mais si c’est du mal inflige par Dieu comme chätiment des actions mauvaises
que tu entends parler, alors j'affiırme que ce n’est pas un mal, mais que
c'est de l’öquite. Car il convient evidemment que l’auteur du mal recoive
la juste punition de sa faute; et de la justice, personne ne dira qu’elle est
un mal, hormis toutefois celui qui en subit justement les eflets.
Ainsi actuellement, quand nos criminels sont punis par les magistrats,
je pretends que le traitement qu'ils recoivent est un bien. Eux ne disent
pas que c'est un bien, mais un mal au contraire : c'est le propre des mal-
faiteurs d’estimer la justice injuste. Mais nous, nous n’admettons pas que
ce soit un mal.
A. — Je dis moi-möme que tu as entierement raison.
M.— Quant au mal dont tu as parl& pr&ec&demment, j’ai deja repondu
ason sujet, mon cher, que Dieu n’en est pas l’auteur. Mais comment done
l’entends-tu, ce mal? Sur le mal qui faisait l’objet de tes recherches, je {αἱ
fait connaitre mon opinion au moyen d'une distinetion que j’ai introduite:
tu n’en parles plus, et tu ne me dis pas de quelle maniere tu envisages le
l. oyKonya Si SRinya SON NPTEMAMIpE S° : lire sans doute npTemamıpa,
acc. plur. — 3. Ne TAATOANTR| Ne> 85", raarvam Bo. — A. κοτόπα) KARAW
ΘΝ — 5. za0 Bo,> Β΄. — 6. Horunnwu S°, HOTHN’nhINZ SP. — 7. BANPALANIHXZ
5° : lire sans doute KANPAWANZ ou KANPAWANZ zÄnıX2. — 8.,08/S®, ΟΣ
10
10
15
[63] DU LIBRE ARBITRE. 787
πράττειν προελομένων. Εἰ δ᾽ ἅπερ' τῶν ἔργων ἕνεχα χαχῶν ὑπὸ τοῦ θεοῦ ἐποιήθη τὸν λόγον
ποιεῖ, οὐδέ φημι αὐτὰ ὅτι χακά ἐστιν, ἀλλὰ δίχαια. Προσῆχε γὰρ ὡς ἀληθῶς τὸν ποιήσαντα
(πεποιηχότα) τὰ χαχὰ τὴν ὀρθὴν λαμθάνειν δίκην" ὅπερ ὀρθὸν οὐδεὶς λέξει καχὺὸν εἶναι,
χωρὶς ἐχείνου χαὶ μόνου τοῦ ὑπέχοντος αὐτὸ χαλῶς. Καὶ γὰρ τοὺς νῦν φονέας πρὸς τῶν
ἀρχόντων δίκην λαμβάνοντας χαλῶς φημι λαμβάνειν. Ἰζαλὸν λαμθάνειν - οὐ“: λέγουσιν ",
ἀλλὰ τοὐναντίον χαχόν" ἔστι γὰρ ἑχάστου τῶν Aa >oUpywv ἀνδοῶν ἡ τὸ δίκαιον νομίζειν
ἄδικον. Ἀλλ᾽ ἡμεῖς οὔ φαμεν τοῦτο εἶναι κακόν".
— Κἀγὼ γὰρ αὐτὸς ὡς ἀληθῶς ἀληθὴ εἶναι ταῦτα λέγω.
- Tlepi δ᾽ ὧν πρότερον ἐποιήσω τὸν λόγον, περὶ τούτων τῶν ζητημάτων (ἐρωτημάτων) ὅ
ἐγὼ προλαδὼν ἀπεκρινά!ην, ὦ οὗτος, ὅτι ὁ θεὸς οὐκ ἔστιν αὐτῶν ποιητής. Τί δ᾽ οὖν δοχεῖ
σοι εἶνα: ταῦτα τὰ χαχά; Περὶ γὰρ ὧν ἐπυνθάνου χαχῶν τὴν γνώμην παρέσχον διελὼν τῷ
λόγῳ" τὸ δὲ τί εἶναί πως" οὐχέτι λέγεις, πότερον ὥσπερ οὐσίας ἢ ὥσπερ τὰ συμδεθηχότα
ταῖς οὐσίαις. Εἰ γὰρ ὡς οὐσίας αὐτὰ εἶναι λέγεις, σφάλλῃ τῷ λόγῳ" εἰ δ᾽ ὡς τὰ ouubehn-
χότα, οὕτω φημὶ εἶναιδ.
— ᾿Επεὶ τοίνυν διελεῖν θέλεις τὸ ἐρώτημά μου, πῶς ταῦτα oumbebnzura εἶναι λέγεις
χαὶ τίνι χαὶ πόθεν φέρων" μοι λέγε σαφῶς.
- Ὅτι γὰρ (μὲν)"" οὐδὲν τῶν χαχῶν χατὰ τὸν τῆς οὐσίας λόγον χαχόν ἐστι προλαδὼν
mal, si c’est comme une substance ou bien comme un accident de la subs-
tance. Si en effet tu en fais une substance, ton raisonnement est faux; si
tu. en fais un aceident, nous sommes d’accord.
A. — Eh bien, puisque tu veux introduire cette distinetion dans la
question que je pose, comment comprends-tu le mal en tant qu’accident ?
C’est un accident de quelle substance, et quelle est son origine? Allons,
explique-le-moi nettement.
Μ. — Qu’aucune des formes du mal ne soit un mal en tant que substance,
— 9. ycömoy 5", yeconY 5». — 10. ἄκη S®, ἄπο SP, et de meme 1. 14. — 11. Auz
Bo : Aust 8.
S Ezn (lres abrege). Bo 182,3.183,1.
1. ἅπερ : anacoluthe dans le texte slave. — 2. «οὐ; λέγουσιν, οἵ. Ezn. « les assassins... n’appellent
pas bienfaisants ceux qui les chätient, mais tres mechants ». Le slave doit masquer quelque locution
grecque, comme εὖ πάσχειν... χαχῶς. — 3. Le slave, altere, repond exactement ἃ ἔστι γὰρ ἕκαστος τῶν
ποιούντων ἀνήρ (ou ἀνδρῶν), mais la correction de « agissants » en « malfaisants » est süre, et cf. Ezn.
« telle est Phabitude des malfaiteurs ». — 4. ἀλλ᾽ ἡμεῖς. - χακόν : cette phrase, que Bonwetsch met dans
la bouche de l’heterodoxe, doit plutöt terminer le developpement de l’orthodoxe sur le malum poenae
(ef. Ezn « mais ἃ nous qu’il ne nous arrive pas de dire pareille chose »). La r&partition des r&pliques
entre les interlocuteurs est ün peu incertaine dans ce passage; quant ἃ la ponctuation de S*, elle est
arbitraire, comme ἃ l’ordinaire. — 5. τῶν ζητημάτων (ἐρωτημάτων) : S « les questions », mais le mot doii
ötre alter& de « interrog6 » ou « interroge sur les maux », ce qui donne un sens plus satisfaisant :
περὶ τούτων ἐρωτηθεὶς (τῶν χαχῶν) Ey... ἀπεχρινάμην. — 6. S = πως, ou πῶς interrogatif. — 7. σφάλλῃ τῷ
λόγῳ, οἵ. 31,21. — 8. οὕτω φημὶ εἶναι, οἵ. 37,12 σύμφημι χἀγώ. — 9. φέρων « allons » : S « apportant »,
οἵ. 51,4. — 10. γάρ : S «car », mais qui peut ἃ la rigueur traduire μέν. Le texte grec devait etre ὅτι μὲν...
ἐπεὶ δέ (I. 2).
* Fol. 901
γ΄.
788 METHODE D’OLYMPE. [64]
cKA<Za>yx' cnonecenn" Ti TERE ke ΜῊ ΠΟΠΗΈΤΗ WT NHXMe TAATOAAXZ” KA
ἀπολεῖν πὸ KOTOAO CARZKYMAAX 310ε. ἔλπλ πὲ 0YEO Xölemm LM CARKINE
MKome pazoyıkm ὦ ZA% cAaono ΟΧΤΕΟΡΗΤΗ K Tent, Akoze um BYAETR MONO
20" ΑΙ Ak NEITAELDE, * cuye Apkısa CA ὁλοδβεῦε.
Äzz npKEOE ECTECTROMR NMICOMOYRE NE PEKOY ZA0y ERITH, TPEEORANTA mie
δ N >
CAoKECEME ZAY KEITH TAATOAATH CA. Η um ΩΤ AWEOAKHCTEENATO cAoBece NAYATH CA
UNHTh. ÄmEOAKHCTBA HMA
HMxo ECTKCTKo<Um>? NHITOME NECTR 240.
CABOKANACNTA MOYKECKA TMOAA ἡ RENKCKA HMA ECTR
oysazaa εἰ. Na Ame ὠκπιμογέτι. τὸ πὰ cnoch πεν Anome Äcth A0cToAme,
JAAOPOAKCTBA Akaa u pWANHATO npkArtia, BAATO ποέ CAKOKOYIAENTE BOYACTR'
Äıpe an πάει WCTABÜRZ KTO ZAKONNDE WEIMERÄNIE IWKAA OYKAPAETKR EpÄKK,
NA ὙΠ11Ὲ KACKOAA Adıke, AKAO TROPHTR 280. Wsmesanie Tome, TYERORANIA ze
CAOEO NE TORE" WERZ KO TIPHCHRIH KHBAETR ὠϊμ, BZ MARK" NERkAOMA TEOPHTR
poanK’mare. A KÄOYyeNTA ke CAOKO Time UNHT UM CA KBITH' Mike BO TAAOPAh-
crsa akaa Wrmoya καὶ menk me carpkmaet, A time x amsoaknyn wenk ὠκιμονα
noxö'tn akaa ὦ πὲ poanaro Akaa WCTARZAENIA carpkmaetn ἡ HENPAKARCTESETR.
je l’ai montre et &tabli anterieurement, et je pense que tu te rappelles ma
demonstration : c’est A un acte de la volonte individuelle que je ramenais le
mal. Mais puisque tu desires que je te donne mon opinion sur le probl&me
du mal en reprenant le sujet par le commencement, je vais t'’exposer la ques-
tion aussi clairement qu’il me sera possible, et voici comment j’aborderai
le debat.
D’abord, quant ἃ moi, j’aflirme que rien n’est mal par nature, et qu’une
chose n’est dite mauvaise que du point de vue de l’usage qu’on en fait.
<Je vais commencer par la question de l’adultere>. Le terme d’adultere
designe les relations entre un homme et une femme, Mais si un homme a
des rapports avec sa femme en vue de la procreation et pour perpetuer sa
race, ces relations sont une chose bonne. Si un autre delaisse le commerce
de son &pouse legitime pour faire outrage aux droits conjugaux d’autrui,
il commet une action mauvaise. L’acte charnel est le möme dans les deux
2
1. cKazay] cnax 5%. — 2. Eernersom Bo, EcTko 5". — 3. ΟΥ̓́ΚΑΞΛΑ € 5", oyKa-
zaan 585. — 4. ὦπα πὴ (ou WEZ mie ΠΑ) Bo: WE0TO NAKn 5".
10
15
[65] DU LIBRE ARBITRE. 789
ἔδειξα τῷ λόγῳ’ καὶ σὲ (δὲ) οἶμαι μνημονεύειν ἐξ ὧν ἔλεγον "΄ εἰς γὰρ τὴν ἑκάστου προαίρεσιν
συνῆγον τὸ χαχόν. ᾿Επεὶ δ᾽ οὖν (δὲ) βούλει με ἄνωθεν ὡς διατίθεμαι περὶ τοῦ χκαχοῦ τὸν
λόγον ποιεῖσθαι πρός σε, ὥς μο: ἔσται δυνατὸν φράσω σαφῶς τὸ ζητούμενον, ὧδε ἐχόμενος
τοῦ λόγου. |]
,
᾿Εγὼ" πρῶτον μὲν" τῇ φύσει. οὐδὲν φαῦλον λέγω, τῷ δὲ τῆς γρήσεως" τροόπῳῦ ὸ
5 yo“ πρῶτον μὲν" τῇ φύσει οὐδὲν φαῦλον λέγω, τῷ δὲ τῆς χρήσεως" τρόπῳ χαχὸν
τ ee ἢ vr κι =
εἶναι λέγεσθαι". «Καί μοι ἀπὸ τοῦ τῆς μοιχείας λόγου ἄρξασθαι δοκεῖς». Τὸ τῆς μοιχείας
ὄνομα " χοινωνίας ἐστὶν ἀνδοὸς χαὶ γυναιχὸς σημαντικόν. ἌἊλλ᾽ ἐὰν χοινωνῇ τις τῇ
110 $ ἢ “ τον εξ SEEN I ὃ N τι 3, Ἐν ἢ ΄ , Ν
γυναικὶ" παιδοποιίας ἕνεκα χαὶ τῆς τοῦ γένους διαδοχῆς, ἀγαθή τις ἡ χοινωνία γίνεται
’ ΄ 4 \ AN ER a r u u 7 >. ‚ 4 » 42
εἰ δέ τις καταλιπὼν τὴν νομίμιην χοινωνίαν ἐνυδρίζοι γάμοις ἀλλοτρίοις", ἔργον
10 πράττει χαχόν. Kai!’ ἡ μὲν χοινωνία ἡ αὐτή, ὃ δὲ τῆς χρήσεως τρόπος '΄ οὐχ ὅμοιος" «ὃ
μὲν γὰρ γνήσιος γίνεται πατήρ, ὃ ὃ’ ἄγνωστον ποιεῖ τὸν rerovra>'?. Καὶ [ἐπὶ] "“ τῆς
πορνείας ὃὲ ὁ αὐτὸς λόγος [[{δοχεῖ wor εἶναι: ὁ γὰρ παιδοποιίας ἕνεκα κοινωνῶν (τῇ)
γυναιχὶ οὐχ ἁμαρτάνει, ὁ δὲ πόρνῃ γυναιχὶ κοινωνῶν τῆς ἐπιθυμίας ἕνεχα καὶ οὐ τῆς τοῦ
cas, mais le mode d’usage en est different <: le premier de ces deux
hommes s’assure une paternite incontestee, le second rend la paternite
douteuse>. Il en est <pour moi> de meme de la fornication < : celui
qui a des relations avec sa femme en vue de la procrsation ne commet pas
de peche, mais celui qui a des rapports avec une prostituse pour satisfaire
ses desirs et non pour laisser une descendance commet un peche et agit
mal>. Ainsi le commerce avec les femmes, abstraction faite du mode
D (depuis I. 5) S Ezn (abrege) Bo 183,..11.
1.8 = ἔλεγον, plutöt que εἶπον. — 2. Ce passage est abrege dans D, et le texte complet doit ätre
reconstitue ἃ l’aide de S (contröle par Ezn). — 3. μέν D,> Bo (S ne prouve rien). — 4. χρήσεως ἢ" S
Bo, φύσεως D. — 5. τρόπῳ ἢ : S « par le propos » (« selon ») --- λόγῳ. — 6. λέγεσθαι Dr S Bo, λέγεται D.
— 7. καί μοι... δοχεῖ. Τὸ τῆς, d’apres S : τὸ γὰρ τῆς D Bo, nam quod Dr. — 8. Apres ὄνομα, S ἃ le titre :
u Que par nature rien n'est mauvais — ὅτι (τῇ) φύσει οὐδὲν φαῦλον. — 9, ἀνδρὸς καὶ γυναιχὸς σημαντικόν Ὁ
Bo, et οἵ. D* Ezn : 8. « est le nom de l’accouplement du sexe masculin et (du sexe) feminin, qui le
designe » — ἀρρενιχῆς φύσεως καὶ θηλείας ὄνομά ἐστι σημαῖνον αὐτήν, traduclion large. --- 10. ἐὰν... τῇ
γυναιχί D Bo : les autres textes, sans doute ind&pendamment les uns des autres, insistent 'sur le fait
de l’union legitime : S « avec sa femme comme il convient » — τῇ (Exvrod) γυναιχὶ ὡς πρέπει, Dr cum
uxore legitima, Ezn « si quelqu’un, legitimement mari6 », ce qui supposerait une lecon comme ἐὰν
᾿ κοινωνῇ τις «“ πρεπόντως" τῇ γυναιχί, 51 n’etait pas plus vraisemblable qu’on a affaire A des additions
des traducteurs. — 11. ἐνυόδρίζοι... ἀλλοτρίοις D Ὁ" Ezn Bo : S -- ἀλλοτρίοις ἐνυθρίζοι γάμοις, ἐπὶ (εἰς)
ἀλλοτρίαν ἀναδαίνων χοίτην, sans doute du fait d’une addition ou glose inspiree par 15,12, — 12. ἔργον Dr
S Ezn Bo, λίαν ἔργον D. — 13. καί D Bo, et... quidem Dr, « car » Ezn,> 5. — 14. τρόπος DEzn Bo:S —
: λόγος. — 15. ὃ μὲν... τὸν τεκόντο, d’apres S (alter : ὃ δ᾽ pour τὸν δ᾽), et Ezn « parce que le premier
devient veritablement pere des enfants, et lautre par larein »; et cf. peut-tre Dr quantum uero
ad injuriam proximi οἱ reuerentiam legum. — 16. ἐπί D Bo,> 5: D, qui donne un texte abrege,
‚prouve moins que S. — 17. doxet... ἀδιχεῖ, d’apres S (Ὁ et D’ omettent ce passage), et ef. Ezn « les
memes raisonnements valent pour la fornication. Si quelqu’un s’approche de sa femme pour avoir des
_ enfants, c’est de plein droit; mais si quelqu’un, par convoitise, convoite un corps &tranger (var. des
corps £trangers), c'est la reellement une tres grande iniquite ».
PAT. OR. — T. XXI. — F. 5,
δ ξερόανο
52
EOl.217°.
790 METHODE D’OLYMPE. 166]
CzBoKoymaenie ze ὐπὸ BEZZ WEpAZA NenniTacmo TpkEoRANTA NEcth 380° TOTAA
πιὸ BOYAETB ZA0 ETAA WEIAZA BOYAETR Met.
Νό ἡ oysom' enge uukrn penoy. Äye BO τὸ Β ADKWARHCTRN ATOTO? ZAKonoy
npkaanz NOTOyEHTH KOMETR, coyAZ ὀπὸν WTAAA Erome Akaa catkopn, ZAA πὲ
TEÖPHTR" ἀμμὲ πὸ ΤῸ NE CTKOPMATO NHYTÖKE” NEMOAOBNBIX AA ΠΟΥ ΈΗΤΕ NHYCöTome! 5
unoro Akaa NZ cronx WTATTA, φέκιπε AHuknfa Malt BOTATBCTBA, EAN) TEOPHTR.
Akao ze ea<m>no’ 52 WEONX KRIBACTH, WRfAZA πὲ Akaa pazäÄnyenie TROPHTR.
K cum me Ah eme nzznuarn Auknie WEIAZONZ KZATIA ERIBAETR zi0. Äye BO
KTO AACTK WERMOYA ApOyToy® WT NHXE MUATR, BZENZAA<U>" NMYCÖTOME ME
ταύρητε 3Δλ᾽ ἀπε λὴ mann [me πὸ cnoeh voan] moymen [sTol® Örunern Man I
ὠτλή, Akao TRÖPHTR ZA0. " ἢ naumanie me IRIKHXA BA WEOEUZ ἔτη, WEIAZA
me KZATIA ZA0 ce ἡλὴ AORpO TEOPHTR.
Taxo Hi BorsuecTie A0RpO Hal ZAO KOYAETR WEIAZOLR. Äye 50 κτὸ ἠοτοπατὸ
STETR EOTA, AAO TEOPHT AORpO" Äpe ΔῊ ζεγὺ WETARHRZ NE COYIHATO YTETR H
d’usage, n’est pas un mal; il ne devient mauvais que lorsque le mauvais
usage qu’on en fait est patent.
Mais j’en dirai autant du meurtre. Si quelqu’un veut tuer l’homme adul-
tere qu’il a pris sur le fait, et demande justice du crime que cet homme a
eu la temerite d’accomplir, il n’agit pas mal; si quelqu'un fait perir celui qui
est innocent’de tout crime, sans autre motif que, par exemple, de lui enlever
ce qu'il possede, son argent ou ses biens, il fait le mal. L’acte est le meme
dans les deux cas, et c’est la fagon d’agir qui produit la difference. En outre,
prendre de l’argent n'est egalement un mal que selon la facon dont on le
prend. En eflet, si un homme fait part de ses biens et donne une partie de
ce qu’il possede, celui qui prend l’argent ne fait rien de mal; si au contraire
il le lui enlöve malgre lui ouen cachette, il commet une action mauvaise.
Dans les deux cas, on prend le bien d’autrui, et c’est la fagon de le prendre
qui fait dire que c’est mal.
Ilen est de möme de l’adoration divine, qui peut devenir un mal selon
la facon dont on la pratique. Si on adore le vrai Dieu, on accomplit une
-
1. ΟΥ̓] ὦ now 5". — 2. amswWahnersn AToro 5° = ATATO, mais compris
sans doute awkwWakherkha Toro), amkoakhctsin ἄτα Toro 5). — 3. πηυτῦλε
Sa . ]ire sans doute Ηλι. — A. NHAICOTOME 5", muyecorome 5". — 5. EA<H>NO|
eNo 55. — 6. ÜRBIpOyA ApOYTOY S° : il laut peut-etre supprimer ApOYTOY.
>
10
.
ERENER"
[67] DU LIBRE ARBITRE. 791
γένους (Evena) χαταλείψεως ἀμαοτάνε: χαὶ ἀδιχεῖ"]]. Ἢ χοινωνία τοίνυν χωρὶς τοῦ τρόπου τῆς
3 ΡΣ , Sr Wr Ne : ᾿ 3 2 ,
χρήσεως ἐξεταζομένη κακὸν οὐκ ἔστι" τότε δὲ γίνεται κακὸν ὁπότε ὁ τρόπος ἐστὶ" σαφής ἢ.
Ἀλλὰ χαὶ τὸν φόνον ὁμοίως ἔχειν φημί. Ἐὰν γάρ τις τὸν ἐπὶ μοιχείᾳ ληφθέντα
ἀποκτεῖναι dein", δίκας ὧν ἐτόλμησεν" ἀπαιτῶν, χαχὸν οὐκ ἐργάζεται" ἐὰν δέ τις" τὸν umndEv
τι τῶν ἀπηγορευμένων πεποιηχότα ἀναιρήσηῃ οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως ἢ λόγου χάριν τῆς"
τῶν οἰκείων ἀφαιρέσεως ἕνεκα, τουτέστιν ἢ χρημάτων ἢ" χτημάτων, φαῦλον ἐργάζεται.
Καὶ τὸ μὲν ἔργον τὸ αὐτὸ ἐπ’ ἀμφοτέρων γίνεται, ὁ δὲ τρόπος τοῦ ἔργου τὴν διαφορὰν
ἐμποιεῖ". Πρὸς δὲ "5 τούτοις χαὶ τὸ χρήματα "' λαμδάνειν [τινὸς] "ἢ τῷ τρόπῳ τῆς λήψεως
γίνεται χαχόν. 'Exv μὲν γάρ τις δώῃ" χοινωνῶν "΄ ἐξ ὧν ἔχει, ὁ λαμέξάνων οὐδὲν φαῦλον
ποιεῖ" εἰ δ᾽ αὖ πάλιν ἄκοντος "ἢ ἀφέλοιτο ἢ λεληθότως, ἔργον τι" πονηρὸν πράττει. Kat τὸ
μὲν ἀλλότρια '΄ λαμθάνειν ἐπ᾽ ἀμφοτέρων ἐστίν, ὁ δὲ τῆς λήψεως τρύπος χαχὸν λέγεσθαι
ι8
τοῦτο '” ποιεῖ.
Ὁμοίως δὲ "ἢ καὶ τὸ θεοσεδεῖν τρόπῳ χαχὸν γίνεται", ΕἸ μὲν γάρ τις «τὸν "" Anh
- r " EN , > δὲ Εν \ x RE ze Sa -
σέθει θεόν, εργὸν TIOLEL ἀγαθόν’ εἰ ὃεὲ τοῦτον χαταλιπὼν τῶν οὐχ οντὰ GEDEL Χαὶ τὴν του
bonne action; si on l’abandonne pour adorer un dieu imaginaire et si on
veut reporter sur des morceaux de bois ou des pierres le culte du ἃ la divinite,
— 7. BZEMZAA 5’. — 8. πὲ πὸ CKOEH KOAH... KT, qui suppose une lecture
” on» . . »
αχὼν τις, ἃ Ele corrige en HOYKER = ἄχοντος.
DS Ezn. Bo 183,14-185,3.
1. ἀδικεῖ S, OU χαχὸν πράττει (χαχοπραγεῖ, χαχοποιεῖ), οἵ. 69,1. — 2. ἐστί D, ἔσται Bo, d’apres S (qui ne
prouve rien). — 3. σαφής D : S « clairement » — σαφῶς. — 4. τὸν... θέλη D, cf. Ezn « si quelqu’un tue
celui qu’il surprend en adullere » : S « si quelqu’un veut tuer... l’ayant livre ἃ la loi » = τὸν...
ληφθέντα (τῷ) νόμῳ παραδοὺς ἀποχτεῖναι θέλῃ, glose secondaire ou addition du tradueteur slave, cf. Dr si
quis... indicet legibus et puniat. — 5. ἐτόλμησεν D Bo, οἷ. Ezn « pour sa tömerite » : S « lui rendant
la justice pour ce qu'il a fait », traducetion large, mais qui suppose peut-&tre une variante ἐποίησεν.
— 6. ἐὰν δέ τις Bh Bo, ἐάν τις δέ D. — 7. οὐδενὸς .. τῆς] οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως λόγου χάριν οὐδὲ τῆς Ὁ
(chute de 7, d’oü οὐδέ), avec les conjeclures des &diteurs : οὐδενὸς ἀλλ᾽ ἢ προφάσεως χάριν Jahn,
οὐδενὸς ἀλλ’ ἢ (OU τινὸς ἄλλης) προφάσεως, λόγου χάριν τῆς Bh, οὐδενὸς ἄλλης προψάσεως χάριν, ἀλλὰ τῆς Bo
(avec ἀλλά d’apres 5); λόγου χάριν est garanli indirectement par τ aut ut bona eius inuadat, aut tali
aliqua ex causa,; S donne une traduction abregee : « pour rien d’autre que l’enlövement de ses biens
propres » — οὐδενὸς ἄλλου χάριν (ou ἕνεκα) ἀλλὰ (ou ἢ) τῆς τῶν olxelwv ἀφαιρέσεως, ce qui doit r&pondre
ἃ οὐδενὸς ἄλλου ἢ τῆς... ἕνεχα, avec chute ou omission volonlaire de προφάσεως et de λόγου χάριν. —
8. ἢ... ἢ Ὁ Ezn Bo : S ne traduit pas le premier 7, cf. 69,1. — 9. ἐμποιεῖ Ὁ : S« fait». —
10. πρὸς δέ Dr, πρὸς δή Ὁ“ ΒΗ Bo. — 11. τὸ χρήματα S Ezn Jahn Bh Bo, τὰ χρήματα D. — 12. τινός ἢ
Bh Bo, mais le mot manque dans S et Ezn. — 13. ἐὰν... δώῃ D : lire sans doute ἐὰν... δῷ (ΒΗ) ou el...
δοίη. — 14. χοινωνῶν D D’: S « communiquant ἃ un (son) ami » = χοινωνῶν (τῷ) φίλῳ, ce qui doit
representer soit une addition du traducteur, comme dans Ezn « celui qui prend un present de son
maitre ou un don d’un ami », soit une variante de traduelion : « ἃ un ami » peut repondre ἃ une
lecture χοινωνῷ, corrigee en χοινωνῶν « communiquant ». — 15. ἄχοντος D Dr : S « si quelqu’un enleve
non volontairement par contrainte », mais il est visible qu’il s’agit d’une double traduction par
correction du texte : le traducteur avait d’abord lu &xwv τις, qu’il a rectifie en « par contrainte » —
&xovros, Ezn « celui qui par violence » ne suppose pas necessairement τις. — 16. τι Ὁ Bo,> 5. —
17. ἀλλότρια S Jahn Bh Bo, ἀλλότριον D. — 18. χαχὸν λέγεσθαι τοῦτο D, χαχὸν τοῦτο ἢ ἀγαθόν IS, χαχὸν
λέγεσθαι τοῦτο <A ἀγαθόν." Bo; mais la lecon ἢ ἀγαθόν supposee par S n'est qu’une alteration de λέγεσθαι.
— 19. 862> 5. — 20. χαχὸν γίνεται D, et cf. Ezn « c'est encore la formalite de l’adoration... qui fait
apparaitre sa malice » : S « sera bon ou mauvais » — ἀγαθὸν ἢ χαχὸν ἔσται, Bo «ἀγαθὸν ἢ. καχὸν
γίνεται; la lecon de S ne represenle qu’une addition secondaire, d’apres χαχὸν A ἀγαθόν de la ligne
preeedente- — 21. τόν 5 Jahn Bh Bo,>D,
* Fol. 91ν".
792 METHODE D’OLYMPE. [68]
BAMBWATO YECTk Apksoy Man κάμμι κου MIHNOCHTH XONETK, NENPÄRKCTKOYETR.
BorduecTia ze Ama Tome, ΤΡ ΒΟΒΆΝΤΑ ie WRJAZA πφρέμ πότε BRIKARIJEE.
N oyEo ἐπε ἢ WRJAZE NAH KANHIHA TROPHTH, He 380 ὁμή ECTRCTKÖNR, Tpk-
KOBANTA WESAZOLR ERIBAET 310. ἦε Ed κτὸ Kanne TROpÄT Ἱλκλ Hmoyıpe
ὠπῆλ3λ, πὲ KKITpoctm Akana! mm KANAUKK WBAZWM NOAOERCTKO ApOYRNE HZEO- ς
ANSZ ΒΗΛΈΤΗ, nd nouTenia Akaa ἢ πὸ ἡ KoTA” ΠΡΟΞΒΑΤΗ, 3λὺ akao TEOPHTR" ἡ
enyE WESAZZ CATKOPeNTA MH TEONAMETO MOMBICAZ ZAOY TEOPHT μ΄ KEITH.
M aa πὲ m EA<H>NONOY CHX TAATOAA HICKONYARATH CA IIND sok’ua, ΝᾺ
Apoyroe npimAoY. A mocmorpm ΠῊ ὦ menkzk Mnome ἡ τὸ Tpkronanie WrorAA
AOKPOY WEOTAA ZAOY ἘΜΤῊ NOKAZAETA. Aye KO πτὸ MIR ΠΕΠΟΛΟΚΗ ἢ TPEROYETR, 10
pen’ure πὲ ΒΖ ΠΟΤ ἜΒΗ Χ, πὸ Mall πὰ paaA WPATH 3επλι, HAN MAKKI NA ΑΡΟΥΤΑΑ
Me MOTPERNA coyTR Mau mA BCAmeNTA cAAORZ Halı πὰ ckıren’noy chrkoy" moao-
ENOY ERITH, NO NA Wpakie H HA KomiA ἢ EANKO NA oyannnie’ JAYKCKO OYIIKICAHINA
CA, Akao TEOPHTR zA0. Chu ae γέμον WT YAKZ TEOPHMONZ EAITH' CAUBIS 50
TEOPAIAA Βήλημζ, WT NUXAE ἀκ TRAPERNA CH TIOKAZART CA. 15
— @AAUMA πὲ ὐπὸ ὦ" ZAKHIXZ TROPH CAOKO H MIOKAZATH XOTA
>
Rzzuexanie'' Aıpe TRopamen ZAna YARUN ΩΤ (Ἐξ ΔῊ OYCTpANZAANT ἢ
CA NA NA, HAH WT EOTA, HAH WT HNOTD YCOTO.
ἴλκο τα 3ζλα
ὦ MKome CHXZ ὙΔΈΠΗ COyTkR TEOPIN, 30
Kanpec. ὲ
MAAO TANK ΒΆΠΡΑΙΙΑΤΗ TERE Χομογ WT
5
on agit mal. Le terme d’adoration divine reste le m&me : c'est le mode
d’usage qui change le resultat. ᾧ
Mais l’art de faire des portraits ou des statues n'est pas non plus en 850
un mal: il peut le devenir selon la facon dont on en use. En ellet, si un
sculpteur faitune statue qui reproduit la forme humaine, non comme @uvre d’art
ou parce qu’il desire retrouver dans une figuration humaine l’image ressem- ᾿ |
blante d'un ami, mais pour lui rendre un culte et l’invoquer comme un dieu,
il commet une action mauvaise. Ainsi c'est la fagon d’agir et c’est l’intention
de l’auteur qui font qu’il accomplit le mal.
Mais pour qu’on ne m’aceuse pas de perdre le temps ἃ faire defiler des
Ab Due
Ἂ
ΟῚ
1. Akama 85". akaa SP. — 2. ἄκο A Ka 5", ἤκο πτὰ 5". — 3. TEOpHTH 85,
TEOPHTR Senn: enomoy Sa — 5. Au nenoaosnk Bo : HAuene noaonnk 5". —
6. chruoy 55, ckAtsy SP. — 7. oyaamnie 5‘, Saonacnie 5". — 8. cam S%,- «ἡμὴ
SP, —9, ἀκ 5", ἅκο 5", -- 10. ὦ 5» (d’apres la eopie et la traduetion de Bonwetsch) :
or
10
’
[69] DU LIBRE ARBITRE. 793
3
x a »» οὶ ᾿ 2 , γῇ /= ΄ : PN
χρείττονος τιμὴν n' ξύλοις ἢ λίθοις" προσάπτειν ἐθέλει, καχὸν πράττει“. αὶ τὸ μὲν
m ’ " x ᾿ ΄ ει = , ΄ Ei aa N ΄
τῆς θεοσεδείας ὄνομα τὸ αὐτό, ὁ ὃε τῆς χρήσεως τρόπος ἐναλλάσσει τὸ γινόμενον.
τόν ἂν ἘΜᾺ ΠΌΣΙΝ er ὃ δ ς Re SR
[{ Ἀλλὰ μὴν καὶ τὸ εἰχόνας ἢ ἀνδοιάντας ποιεῖν, χαχὸν οὐχ ὃν τῇ φύσει, τῷ τῆς
’ Ἂν ‚ _ N ΕΓ Ὺ τὶ ᾿ " τὸ x
χρήσεως τρόπῳ γίνεται χακόν. "Exv γάρ τις ἀνδριάντα ποιῇ ἀνθρώπου ἔχοντα εἶδος, μὴ
a ΄ Ἂ Ψ ΝᾺ = Ex 7, us \ ε , fi r ἰδ - ἡ
τῆς τέχνης ἕνεχα μηδὲ τῷ τοῦ πλησίον εἴδει τὴν ὁμοιότητα φίλου προαιρούμενος ἰδεῖν ᾿,
> x - “ . \ € ᾿ ᾽ ΄ ᾿᾽ ΄ \ “ x r
ἀλλὰ τοῦ τιμῆσαι ἕνεκα χαὶ ὡς θεὸν ἐπιχαλέσαι, χακὸν ἔογον πράττει" χαὶ οὕτως ὁ τρόπος
- „Velc, , - Ν -Ὁ Ben ει
τῆς ποιήσεως χαὶ ἣ τοῦ ποιοῦντος διάνοια χαχὸν ποιεῖ αὐτὸν εἶναι.
Gr x “ ΄ "ὦ " ᾿ Er “" ’
Kat ἵνα μὴ καθ᾽ ἔχαστον τούτων λέγων διχτρίδειν δοκῶ τὸν χρόνον, Em’ ἄλλο ἐλεύσο-
7 τ ΄ Pr “ “Ὁ e -- x ’ x \
μαι, Καί μοι ἐπινόησον περὶ τοῦ σιδήρου ὅτι χαὶ τοῦτον ἣ χρῆσις ποτὲ μὲν ἀγαθὸν ποτὲ
δι x τ ͵ x , ᾽ = ᾽ “- ἘΞ z ug "Ὁ ΄ὔ
δὲ χαχὸν εἶναι δειχνύει. ᾽Εὰν γάρ τις αὐτῷ ἀπρεπῶς χρῆται, τουτέστι μὴ ἐν τοῖς χρησίμοις,
οἷον" ἢ εἰς ἄοοτρα (τοῦ) γεωργεῖν τὴν γῆν, ἢ πάλιν εἰς (τὰ) ἄλλα ἅπερ χρήσιμιά ἐστιν (τοῦ)
ἢ εἰς ἄροτρα (τοῦ) γεωργεῖν τὴν γῆν, ἢ πάλιν εἰς (τὰ) ἀλλα ἅπερ χρήσιμά ἐστιν (τοῦ
“Δ \ " , - οἷ a \ - N Fi 5 ’
Ἢ πρὸς τὰς φυτείας τῶν φυτῶν ἢ πρὸς τὴν τῶν σπεομάτων σπορὰν ἐπιτήδειον εἶναι", ἀλλ
7 NEN ve er ΤΡῚΣ εἴ , BEN , “- 1
εἰς ξίφη καὶ λόγχας καὶ ὅσα εἰς τὸ ἐνεδρεύειν τοὺς ἀνθρώπους (ἐπιδουλεύειν τοῖς ἀνθρώποις)
»“ r - δ᾿, x - ’ m
ἐπινενόηται, ἔργον πράττει χαχόν. Ταῦτα δέ φημι πρὸς τῶν ἀνθρώπων ποιεῖσθαι (γίνεσθαι)"
x x ΄ . 3 κι ἢ « x - ’
αὐτοὺς γὰρ τοὺς πράττοντας ὁρῶμεν, ἐξ ὧν" ὡς γενητὰ ταῦτα δείκνυται [].
— ᾿Επεὶ τοίνυν περὶ τῶν χακῶν ἐποιήσω τὸν λόγον --χαὶ"-- δεικνύναι" βουλόμενος ὃ
9 710 41
*, Ἢ x x \ “ r e N; : ΄ ΄
ὡς" ἔστι τὰ χαχὰ χαὶ ὅτι τούτων οἱ ἄνθρωποι τυγχάνουσι ποιηταί", βραχύ ru‘! πάλιν
πυθέσθαι βούλομαι" πότερον οἱ ἄνθρωποι τὴν [ἀφορμὴν '? ἀφ᾽ ἑαυτῶν λαμιδάνοντες ἔχουσι, :
exemples, je passe ἃ autre chose. Considere avec moi le cas du fer: lui
aussi est tantöt un bien et tantöt un mal, et c’est l’emploi qu’on en fait qui
‚le montre. Si on en fait un mauvais usage, c’est-a-dire si on le fait servir
non ἃ des fins utiles, comme ἃ fabriquer des charrues pour labourer la terre
ou d’autres bons outils pour l’adapter au travail de planter les plantes ou
semer les semences, mais ἃ forger des epees et des lances et tout ce qu’on
aimagine pour conspirer la perte d’autrui, on fait le mal. Mais ces qualites
mauvaises, je pretends qu’elles n’existent que du fait des hommes: nous en
voyons les auteurs, ce qui prouve bien qu'elles ne sont pas incr&ees.
A. — Eh bien, puisque c’est le probleme du mal que tu as traite, <et>
en te proposant de montrer comment le mal existe et que ce sont les hommes
qui en sont les auteurs, je veux te poser encore quelques questions. Est-ce
ὦ 55. — 11. A la hauteur de RZZuckanie, S’ a dans la marge le signe @. — 12. οὐ
CTPAUZAART 5", oycerpzmaknrt 55.
D (sauf 1. 3-15) S Ezn. Bo 185,3.186,4.
1. ἢ ξύλοις D (d’apres l’edition de ΒΗ) : 7, qui n’est pas lraduit par S (cf. 67,6), est omis par Bo.
— 2. ξύλοις. . λίθοις D D'Ezn : S a le singulier. — 3. χαχὸν πράττει D Bo : S « il est injuste » = ἀδιχεῖ,
et οἵ, Ezn « il fait un crime extr&mement grave »; on peut conjecturer χαχοπραγεῖ (χαχοποιεῖ). --- 4. οὐδὲ...
ἰδεῖν, cf. Ezn «a non par amour de quelqu’un qu’il aimait et que la mort a’eloigne de ses yeux ». —
5. La phrase slave est embarrassee; les infinilifs « labourer » et « Elre (approprie) », qui sont en l’air,
doivent traduire des g£nitifs d’intention du grec. — 6. ἐξ ὧν « par quoi » ou ὑφ᾽ ὧν (πρὸς ὧν) « par qui »,
mais-le sens neutre est plus satisfaisant. — 7. δειχνύναι D Bo : S = xal δειχνύναι, — 8. Apres βουλόμενος,
S ale titre: « Recherche, si les hommes qui font le mal recoivent l’impulsion vers lui d’eux-m&mes, ou
de Dieu, ou de quelque autre chose » — ζήτησις πότερον ol ποιοῦντες τὰ χαχὰ ἄγθρωποι ἀφ᾽ ἑαυτῶν παρορμῶντα
εἰς αὐτὰ ἢ πρὸς τοῦ θεοῦ ἢ πρὸς ἑτέρου τινός (« de quelque autre &tre », mal compris par le traducteur). —
9. ὡς : S traduit « que le mal existe ». — 10. Apres ποιηταί, S a le titre : « Question » = ἐρώτημα. —
11. τι 5 5. — 12. τὴν ἀφορμήν D Bo, mais les traductions supposent τὴν (τοιαύτην) ὁρμήν : Dr huiuscemodi
"uoluntales, S « l’impulsion telle », Ezn « pareils mouvements ».
794 METHODE D’OLYMPE. [70]
*Fol.22r°. gene ΔῊ JÄRIM CHUeROE OYcTpemnenie nzz<e>i(a)$'pe' HUOYTR, θέμις cAnım ce
Tpkrosanie MZzWEIkToma?, Ham τα CA WT EOTA CATROPHWA, HAN ἤηχ KTO
ECTR HAKKI” OYcTpemaamh Mm mA ce.
— Wr zora 5d° cuynuz KATH YAKwın nhazk ΓΛΑΤΌΛΑΤΗ um Nm"
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W camokaactaNnkur’.
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TRNOy πε MPKBOMOY JAKoY KEITH TAATOAW, peKIIE CROROARNY, WT πετῦπε ἦ
nokummen‘® pwa’ Toyme mpmAma”? ὁποπολογ. PerY me oYRO CEOBOANOY EBITH
JAKoy, PABOTATH ie Enoy Mnome xoıpern. Ce πὸ ἐμδ M KABINE AAPOKANIE WT
BOTA pexoy.
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Mxov pazsk CAOBECHBIX HNA ECA HOykER JABOTANTR KOM NoBeAkHIR.
Una πὸ xca nYmen PAROTAWTR Korim noreaknin. με BO NERV
pEsemm, CTOHTR NOCA RAAAHIKY A πὲ npkeroynaetk oycrannaro ukera’ ἀπε me ἡ
ὠ canyn Adıpemm cAOKO TEOPHTH, CKÖNYABAETR ἡ ὠπὸ SCTARZNIE MIECTKÜE, Ne
WTOHNAÄ CA WECTKIA, NA NOyakem ποεῖ" PABOTAA KAAAHNE. u ZEMAR TAKOME
*
*Fol.22V°. OYTREPKENOY KHAHLIH * ἦ CKONYARARINOY CA0Ko noreakkuaro. Taxoxe ἡ mpoy-
Y
NAA'" ΒΟΥ ΚΕ PAKOTADTR TROPHRUNAENOY'', NMEAHNOZSE MIOTHIH [ΣΤ ΒΟΡΗΤΗΪ "ἢ WT
que les hommes tirent d’eux-memes l’impulsion vers le mal, ἃ savoir en
inventant eux-mö&mes cette facon de mal user des choses, ou bien ont-ils
et6 ‚er&6s par Dieu tels qu’ils en usent mal, ou bien encore y a-t-il quelqu’un
d’autre qui incite les hommes ἃ agir ainsi?
M.— Que les hommes aient &t& er&es tels par Dieu, je ne l’admets pas
du tout. Mais je dis que le premier homme a 6t& ογόό maitre de ses actes,
c’est-A-dire libre, et que les continuateurs de l’esp&ce ont herite de lui la
möme liberts. Oui, je pr&tends que l’homme est n& libre, et je n’accepte pas
d’en faire un esclave. C’est m&me, dis-je, la plus haute faveur que Dieu
1. nazuSıpe St. _ 2. Azzbafkroma 55 : lire sans doute AzzWrfkrzue =
εὑρεταὶ γενόμενοι. — 3. MAKKI S°, dont la place dans la phrase est un peu insolite,
est peut-etre alter6 de YAKhI, et on peut conjeeturer, d’apres le texte gree : nal
ΠΆΛΗ ANZ KTO Ecth YAnnı oyorpemaamfi ma ce. — 4. πὸ S“, la phrase 6tant
rattachee ἃ ce qui precede : lire sans doute <oy>Ed = μέν. — 5. Dans la marge, ä
la hauteur du titre, S® a le signe ᾷ. -- 6: ἢ npkAuuen Sı ΒΗ πε 5"). —
σι
9
VATER
[71] DU LIBRE ARBITRE. 795
, \ Es , , r , a = TEN 3 ἢ
τουτέστιν αὐτοὶ τῆς τοιαύτης χρήσεως εὑρεταὶ γενόμενοι, ἣ τοιοῦτοι ὑπὸ θεοῦ γεγόνασιν,
Di‘ 5 “ 4 u) r ’ \ = \ ᾿ 2 n
ἢ αὖ πάλιν ἕτερός τις ὑπάρχει ὁ εἰς τὰ τοιαῦτα τοὺς ἀνθρώπους΄ παρορμῶν ;
— Πρὸς μὲν τοῦ θεοῦ τοὺς ἀνθρώπους τοιούτους γεγονέναι οὔτι μοι δοχεῖ λέγειν ὅ-
αὐτεξούσιον δὲ τὸν πρῶτον ἄνθρωπον γεγονέναι λέγω, τουτέστιν ἐλεύθερον, ἀφ᾽ οὗ χαὶ οἱ διζ-
σι
δοχοι τοῦ γένους τὴν ὁμοίαν ἐλευθερίαν ἐχληρώσαντο. Φημὶ τοιγαροῦν ἐλεύθερον γεγονέναι τὸν
ἄνθρωπον, δουλεύοντα. δὲ αὐτὸν οὐ βούλομαι". Τοῦτο γὰρ αὐτῷ καὶ μέγιστον πρὸς τοῦ θεοῦ
χεχαρίσθαι λέγω", ὅτι τὰ μὲν γὰρ" «ἄλλα πάντα ἀνάγκῃ δουλεύει τῷ θείῳ προστάγματι.
’Edy τε γὰρ οὐρανὸν εἴπῃς, ἕστηχε a τὸν δεσπότην, οὐ Be τοῦ ὡρισμένου
τόπου" καὶ ἐάν τε περὶ ἡλίου τὸν λόγον ποιεῖσθαι θέλῃς, ἐ Ὅπῖ οὗτος" τὴν ὡρισμένην χίνησιν,
10 οὐ παραιτούμενος τὸν δρόμον, ἀλλ᾽ ἀνάγχῃ τινὶ δουλεύων τῷ δεσπότῃ. Kat γῆν ὁμοίως
πεπηγυῖαν ὁρᾷς χαὶ φέρουσαν τὸ πρόσταγμα τοῦ χεχελευχότος. Ὁμοίως δὲ χαὶ τὰ ἄλλα
ἀνάγκη δουλεύει τῷ πεποιηκότι, οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ἕτερόν τι παρ᾽ ὃ εἰς, ἃ"
lui ait faite, parce qu’en eflet, hors de lui, tout doit executer servilement les
ordres de Dieu. Si tu nommes le ciel, il se tient immobile, portant son
᾿ς Maitre, sans bouger du lieu qui lui a 6t6 fixe. S’agit-il du soleil, il accomplit
le mouvement qui [αἰ est preserit sans jamais refuser de fournir sa course,
comme un esclave contraint de servir son maitre. Pour la terre, tu la vois
aussi, solidement aflermie, qui est soumise ἃ la consigne qu’elle a regue.
Il en est de m&me du reste de l’univers : tout sert par necessit& son er&ateur,
ΝΣ ΠΡΗΙΑΙΠΑ Sı : Jire sans doute npkaua = ἐχληρώσαντο. — 8. ἄπο 5". MKome
S». Dans la marge, S? le signe ᾷ. — 9. noeh 5". ΒΜΈΚΟΕ S". — 10. npoynaa 5",
πϑόπμλλ SP. — 11. TEOPHRINAENOY S“, Tropmp’meny En 5". — 12. CATROPHTH
Sa, doublet de AkATH, est sürement une addition posterieure.
DC ‘(depuis 1. 3) SEzn. Bo 186,1.187,.
1. τῆς τοιαύτης D Dr Bo: S = ταύτης. — 2. εἰς... ἀνθρώπους D Bo : S = εἰς τοῦτο αὐτούς, traduction
libre, si le texte n'est pas allere (τοὺς ἀνθρώπους est garanli par D* et Ezn) — 3. οὔτι... λέγειν GC Bo,
οὔ φημι D Dr: S « je pense qu’il m’est impossible de dire », qui suppose peut-£&lre, mais non necessai-
rement, une variaute comme οὐχ ἔστι μοι, δοχῶ, )έγειν. Apres λέγειν, Sale titre : « Du libre arbitre »
Ξ- περὶ τοῦ adrekoustou. — A. δουλεύοντα... βούλομαι C (D manque), δουλεύοντα δὲ αὐτὸν ᾧ βούλεται Bo : S
>
« qu'il sert (en esclave) comme il veut » — δουλεύειν δὲ αὐτὸν ὡς βούλεται, Ezn « il sert qui il veut »,
mais la traduetion armenienne doit eire une antieipation de ᾧ βούλεται πείθεσθαι 73,3, et la traduetion
slave repose evidemment sur un texte altere : Methode oppose la soumission servile (δουλεύειν) ἃ
lobeissance volontaire (πείθεσθαι). — 5. Apres λέγω, S avle titre : « Que, en dehors des Etres doues
de raison, toutes autres choses obeissent (servilement) par n&cessite a l’ordre divin » = ὅτι χωρὶς τῶν
b λογιχῶν τὰ ἄλλα πάντα ἀνάγχη δουλεύει τῷ θείῳ προστάγματι. --- 6. ὅτι τὰ μὲν γάρ GC, ὅτι τὰ ἐν D, τὰ μὲν γάρ
Bo, d’apres S Ezn « car ». — 7. τε» S. — 8. οὐ μεταχινούμενος D Bo (Ü manque) : « mais il ne
Bi transgresse pas » = οὐ μεταχινεῖται δέ, Ezn «et il ne bouge pas ». — 9. οὗτος D Bo: © « et celui-la »
= χαὶ οὗτος, Ezn « lui encore ». — 10. παρ᾽ ὃ εἰς ὅ D ΒΗ, παρ᾽ ὃ καὶ εἰς ὅ C, παρὰ τὸ εἰς 6 Bo: S «en
dehors de ce pour quoi » (et cf. Ezn) --- παρὰ τὸ (ou παρ᾽ 6) εἰς ὅ.
*Fol.23T°.
796 METHODE D’OLYMPE. [72]
NHxX Apoyroe τὸ upkcz τὸ πὰ meme Eotn TRopeno! AkArn. Thu ze mu χεάς
ANMZ ΗΧ CHE TIOCAOYINADIHR BAAARIKKI, HH KAM ἀπὲ HZ ΛΕΚΗΤΕ BOAUA HAACHA
MKO ΠΟΒΕΛΈΝΟΘ CAMOKVAKCTEONZ? CATKOPHIA.
Yıanz πε Emoyike XOıpern NOKANSTH CA IpHA” KAACTB, CAUZ CA MOPABOTA
Ä NE ECTKCTEA ACPKHUZ MNoyew® NM MOM WEAHMAELZ ἐπε ΒΑΙΒΒΙΠΗΧ CA
&uY Aakaa moaa°’, AA Nkutd KAINKUEE Unze HMATR NPinMETK WT BÖAKWATO,
ἐπε ENOy WT TOCAOYIMANTA TPHROYAETR ἡ κὸ M° AAATA WTUPICHTR WT CZr
TEOpKINATO. Ne Na NAKOCTR 50 peKA CATROPHTH cA JAKoy che, NZ ΒΑΙΒΕΙΠΗΧ
Abaa. !ᾳε KO MKO Η΄ EAHNO YTO ἘΠῚ ΟἹ CACTARZ HAH TAKOME NOyAieD PAROTA-
RIHHX EOTOy, πὲ Eie ΠΕΞΛΗΙ TOAORBNM HAZBOACNID MPHEMACTR, NZ Mxo ἠδ
CACOYAZ Khl EHAZ TROPEYR”, NH ὠ ΠΗ Χ Ἐἢ ΔΟΒΡῈ cATKopM XBAABI NH ὠ ΝΗ χ᾽ πὲ
3ΔῈ ΟΤΈΘΡΗ noxoyaenie'" πρμέμιλα᾽ ΤΈΧΖ 50 BUNNHKZ ERI KRIAZ Τῇ ἘΒΟΒΑΒΕΙΗ.
Nz ἡ sapsmaro ne nkaaue ἀλκὰ, HNOTO NMYCÖTORe NE ΒΈΛΗ, NZ WHO TOKIO
EANNO NA Nee CATEOPENZ ἘΠῚ peRnY" Thun me oyRo BOTOy, YJAKA cHyE TNIOJECTH
HZKOARUIOY H ΒΑΙΒΕΙΠΗΧΖ CABKACTEAN ERITH, BAACTK Emoy Make ΧΟΊΒΕΤΕ MOM
TEOPHTH AAKIIOY, ἦ BAACTK ETO NA OYNAUIE OYRpAMATH NAKAZARINOY, NE WT-
(neimoym$'! HAKBI CAMOBAACTKNATO, HZ BOAUIEE CAKAZATH XOTAMOY. Uoyr 50
et rien ne peut produire autre chose que ce pour quoi il a &t6 cree. Aussi
ne louons-nous pas l’univers d’obeir si bien ἃ son Maitre, et il n’y a pas
d’esperance plus haute qui lui soit reservee, parce qu’il π᾿ ἃ jamais ex&cute
que par contrainte ce quilui 6tait preserit.
Mais l’homme a obtenu la faculte d’obeir ἃ qui il veut et de se choisir
lui-m&eme son maitre, sans etre asservi ἃ une fatalit@ naturelle ni priv& du
pouvoir d'agir. Etje dis que c’est lä une faveur qu’il a recue pour son profit,
afın de lui permettre d’obtenir de son maitre quelque avantage en plus de
ceux qu'il possede, avantage supplömentaire qu'il retire de son ob&issance
et qu'il reclame comme un dü ἃ son createur. Car ce n’est pas, je l’aflırme,
un dommage pour l’homme d’avoir &t& ainsi er&& libre, mais un profi.
Admettons que Dieu l’ait fait pareilä un des el&ments de l’univers ou ἃ un
des &tres qui le servent de m&me par necessite : il n’y a plus pour lui de
r&compense de son merite; iln’est qu’un instrument dans les mains du er6ateur,
et iln’ya pas de raison qu'il encoure le bläme pour ce qu'il a fait de mal,
* Ὺ Ὺ °
1. TEOPENO 5", CATEONENO S®. — 2. CAMOKOAHCTKOMZ 5", CALIOBAACTROUZ SP. —
3. npna S', npiarz 5", — A. WRAHMAENZ S', par correetion sur WRANKOYELZ. -
5. πολ S", moaactk 5". — 6. A no ἡ 5", ano ἡ 8", — 7. ἅκο u 5", avec M par
correction de A. — 8. 'ἅκο A 55, ἄπο 5", —9. TBOpeyR S°, TBOpeyR S®. — 10. ποχόγ-
aenie S*: lire sans doute noxoyaenia, cl. XKAAnı. — 11. On πον 5", avec ἦ corrige
or
10
15
1
nd
Se,
SLAITERE
᾽
10 ἔπραξεν ἀλόγως μέμψιν ὑπομένων
5
[73] DU LIBRE ARBITRE. 797
γέγονεν ἐμποιεῖν". Διόπερ οὔτε" ἐπαινοῦμεν ταῦτα οὕτω πειθόμενα τῷ δεσπότῃ, οὐδέ τις
αὐτοῖς ἀπόχειται" κρείττων ἐλπίς, ὅτι τὸ προσταχθὲν ἄχοντες ἐφύλαξαν".
Ἄνθρωπος δὲ τὴν ᾧ βούλεται πείθεσθαι προσέλαδεν" ἐξουσίαν ἑαυτὸν δουλαγωγῶν,
aux” ἀνάγκη τῆς φύσεως χρατούμενος οὐδὲ τῆς δυνάμεως ἀφαιρούμενος" ὅπερ αὐτῷ τῶν χρειτ-
τόνων ἕνεκα χεχαρίσθαι φημί", ἵνα τι πλεῖον ὧν ἔχει προσλάδη παρὰ τοῦ χρείττονος, ὅπερ
αὐτῷ ἐκ τῆς ὑπαχοῆς προσγίνεται χαὶ ὡς ὀφειλὴν ἀπαιτεῖ παρὰ τοῦ πεποιηχότος. Οὐ γὰρ
ἐπὶ βλάθῃ οὕτω γεγονέναι τὸν ἄνθρωπόν φημι, Ever δὲ τῶν χρειττόνων. Ei γὰρ ὡς ἕν τι
γέγονεν τῶν στοιχείων ἢ τῶν ὁμοίως ἀνάγκῃ δουλευόντων θεῷ, οὐχέτι μισθὸν ἄξιον τῆς
προαιρέσεως λαμδάνει, ἀλλ᾽ ὥσπερ ὄργανον ἂν ἦν τοῦ δημιουργοῦ, τὴν ἐφ᾽ οἷς οὐ χαλῶς
\- τούτων γὰρ αἴτιος ἦν ὁ χρώμενος" ἀλλ᾽ οὐδὲ τὸ χρεῖτ-
τον ἄνθρωπος ἠπίστατο, umdev ἕτερον εἰδώς, ἀλλ᾽ ἐχεῖνο μόνον εἰς ὃ πέφυκεν εἶναι "“.
: Φυημὶ " τοιγαροῦν τὸν θεόν, οὕτω τὸν ἄνθρωπον τιμῆσαι προαιρούμιενον χαὶ τῶν KpELT-
, , Ί = r ı_ m n - N ΄
τόνων ἐπιστήμονα γενέσθαι '΄, τὴν ἐξουσίαν αὐτῷ τοῦ δύνασθαι ποιεῖν "΄ ἃ βούλεται δεδωχέ-
x ’ ΄ er ’ πὶ ’ , --
var'®, χαὶ τὴν ἐξουσίαν αὐτοῦ εἰς χρεῖττον -- ἐπιστρέφειν"-- παραινεῖν "7, οὐχ ἀφαιρούμενον ᾿ἣ
15 πάλιν τὸ αὐτεξούσιον, ἀλλὰ τὸ χρεῖττον μηνῦσαι '" θέλοντα" τὸ μὲν γὰρ δύνασθαι πάρεστιν
ἊΣ
δὴ
puisque la responsabilite en tombe sur celui dont il est instrument; mais
il n’y a pas non plus pour [αἱ de connaissance d’un bien superieur, et il
ne sait rien de plus que ce ἃ {001 il est destine par nature.
Ainsi je pr&tends que c’est parce que Dieu voulait, par ce moyen, honorer
U’homme et lui donner la connaissance du bien superieur qu’il lui a accorde
le pouvoir de faire ce qu'il voulait; et il linvite A tourner cette facult& vers
le bien, non qu’il lui retire par la sa libert@, mais parce qu’il veut lui indiquer
en N (ou inversement), et les additions e (en eursive) dans lintervalle entre N (Mi)
et u, et MH au-dessus de ἐ; wreuammY 55).
Ὁ (jusque 1. 13-14) CS Ezn. Bo 187,6-188,5.
1. ἐμποιεῖν C, ποιεῖν D Bo, « faire » Ezn : S (altere) « agir » est une traduction un peu anormale de
“ποιεῖν, et doit attester indirectement ἐμποιεῖν. — 2. οὔτε CS, οὐκ D Bo. — 3. ἀπόχειται CD Bo, ὑπόκειται
D»i Bh : S « git» suppose ὑπόχειται ou ἐπίχειται, κεῖται. — ἡ. χρείττων S Bo, χρεῖττον O, χρειττόνων D.
— 5. ἄχοντες C Bo, ἑχόντες DS. — 6. ἐφύλαξαν : S « [15 ont fait ». — 7. τὴν ᾧ Bo Bh: τῷ νῷ D, τῶν ᾧ C (ou
zu vw -- τῷ νῷ ἢ) ; mais D* in qua uelint parte obtemperandi sibi facultate concessa, S « la faculte
d’obeir ἃ qui il veut », Ezn « sert qui il veut », supposant τὴν ᾧ ou τοῦ ᾧ. — 8. προσέλαθεν S Bo
ΒΗ, et cf. ἢ" Ezn : καὶ προσέλαδεν D, προσέλαδεν γάρ C. — 9. οὐχ : S « mais non », la phrase etant liee
et ορροβόθ ἃ ἑαυτὸν δουλαγωγῶν. --- 10. κεχαρίσθαι φημί Ο Bo: S « lui a Ele accord& » — χεχάρισται. —
11. τὴν... ὑπομένων C Bo (Ὁ manque) : S « ne recevant ni de louange dans ce qwil a fait de bien ni
de bläme dans ce qu'il a fait de mal » — οὔτε ἐφ᾽ οἷς χαλῶς ἔπραξεν ἔπαινον οὔτε ἐφ᾽ οἷς χαχῶς ἔπραξεν
μέμψιν ὑπομένων, et οἵ. Ezn « soit qwil (le er&ateur) l’employät au mal, soit qu’il lV’employät au bien, il
(Uhomme) n’en aurait ni blämes ni louanges », mais il doit s’agir de traductions amplifiees. —
12. mepuxev εἶναι C Bo, πέφυχε D: 5. « 1] [αἱ fait ». — 19. S joint φημί ἃ la phrase pr&eedente (cf. 87,14),
ce qui donne le sens : « Je dis qu’il sail seulement..., que par consequent Dieu... Jui a donne... et
l’instruit » (les infinitifs δεδωχέναι et παραινεῖν sont rendus par des partieipes, en lant que dependant du
ΠΟ verbe « dire »). — 14. γενέσθαι D, cf. τιμῆσαι : γίνεσθαι Ci Bo; S « &tre», qui suppose plutöt γενέσθαι que
γίνεσθαι. --- 15. ποιεῖν CS Bo Bh, ποιήσειν D. — 16. δεδωχέναι CS Bo Bh, δέδωχεν D. — 17. εἰς κρεῖττον παραινεῖ
C, εἰς χρεῖττον τρέπειν (στρέφειν) παραινεῖν Bo : Ezn « et il conseille de tourner », S « (je dis...) qu’il
instruit ἃ detourner », supposant ἐπιστρέφειν (οὰ ἀποστρέφειν) παραινεῖν. --- 18. ἀφαιρούμενον Bo, « enlevant »
S : ἀφερόμενον C- — 19. μηνῦσαι C, μηνύειν Bo (S est ambigu, mais repond bien ἃ μηνῦσαι).
*Fol.23 v°.
798 METHODE D’OLYMPE. [74]
ἐστε RK NeMIK, ἀπὲ ἡ ΞΑΠΟΈΛΕ nn NA KAmRUeE ie WEPAINATH HZB0r
AeNIE BOTZ MOKAZAET'. HMxome πὸ ROTES CHINA KAKETB, BAACTR HMOYIHA ΟΥ̓ῚΗΤῊ
ca oysenienn ἠ πε ΟΥ̓ΤΗ ΤῊ; naue ΑΡΖΚΑΤΗ cA oysenin, ἄπο BAIRUIE CE? TIOKAT
zaA°, Ne M0ıpH ὠτφοῦτα WTENZAETR, Äype N NE CAMOROAKCTEOMZ oyunTH ΓΑ
χομέτα, TAxo um ἦ BOTA Ne INH BeAAA TOCAOYWATH zanoskan! Ero ὦτης-
MA'TH Emoy NM ΟΗΛΟΥ HZEOAENTA, Eike mom ἦ Ne ΠοΟΛΟΥΙΠΛΤῊ NoKeAkHin. Mc
nepka” πὸ Eike CHE KAZATH Moe KO NE WTM® KAACTH NOKAZAETR' KeAHTR
ie AR ΒΟΛΙΠΗΧ NACAAKATH CA YJARA NIOENZ BOYAETR’ CE BO nocakancTKoyETk
TIOCAOYILAHIM noreaknim koxim. Tku me nme AA KAACTR πεῖ AACTK ΤΉ ΜΕΤᾺ
ΒΕΛΈΤΗ XOlpeTk, NÖ AA KAIKUIAA OyCTABHTR MAKo ἡ AOCTOMNOY KAIBINHX MOAOY-
JHTH, Erome Akaa mocaoyla KOTA fi NenocaYImANiA KAACTR ΜΗ.
Ne πὸ recaonecnk" KoTauıe Korz cnye AAÄTH AAPZ, pexune gkunse neraknie
Becaonecnk" ie ἘΠῚ Ne 5A IPAKAOY Aa, ne ἘΜ me Herunnk Aamo, ἀπὲ πὲ
Örvero'? un ἀπ λα! KÄacTn Kzemaan'?, ΠΟΟΛΟΥΊΠΑΤΗ Eike ΒΕΔῊ ἢ BOTZ, TAKOME
ἡ <un> Ame'’ ne xöme'’. Ilpaneanoe KO AAET CA πὸ MOAORKCTEOY ἦχπε KTO
" “ἡ !
en quoi consiste le bien. L’homme conserve son pouvoir d’agir, m&me en
recevant les instructions de Dieu ; Dieu ne fait que lui conseiller d’orienter vers
le bien le libre usage de ce pouvoir. C’est comme quand un pere conseille
ἃ son enfant, qui a la possibilite de bien apprendre les seiences, de s’appli-
quer davantage encore A cette &tade, en lui en montrant l'utilite : l’enfant
n’est pas priv6 par la de sa libert6 d’agir, m&me s’il n’a pas de lui-meme la
volonts d’etudier. J’estime de m&me que Dieu, en pressant l’'homme d’obeir
ἃ ses commandements, ne lui enleve pas son libre vouloir, puisque l’homme
garde le pouvoir de ne pas obeir ἃ ses prescriptions. Car, en lui-m&öme, le
fait que Dieu lui donne ainsi des conseils prouve bien qu'il ne lui a pas öte
sa liberte; et si Dieu ordonne, c'est pour permettre ἃ l’homme de jouir du
bien superieur, bien qui resulte de l’obeissance ἃ l’ordre de Dieu. Ainsi
ce n’est pas pour retirer la libert& qu’il a octroyde que Dieu entend donner
des ordres, mais pour aceorder ἃ l’homme un avantage, en le rendant digne
d’obtenir un bien plus grand en r&ecompense de ce qu’ila obei ἃ Dieu quand
il avait la faculte de lui desob£ir.
1.nonazad 5°, ποκα 3ξϑέτι, 5", —2. Kappe ce 5° lu ΒΑΙμ απ ὲ par Bo), ROABIIEE
SP, — 3. mokazaa 5", nonazYa 5). — A. zanonkan 5. est sans doute un genitil
pluriel (= — in). —5.Ac πέφμλ ou ἧς πέρβα᾽ S: Ja eonjeeture «ἡ ἧς πέρβα de Bo
est inutile. — 6. Um 55", WTATZ 55}. — 7. NOKAZAETR 5", nonazder 5). — 8. Ne AA
KAACTK wel AA πὲ KaAacTim me 85". — 9. Kecaoneenk 55, nezcaoneenk 5), —
ar
10
[75] DU LIBRE ARBITRE. 799
Bons 2 ee! δ ΕΣ L] ΣΥΝ = δύ A712 ‚ / \ n ,
αὐτῷ, κἂν τὴν ἐντολὴν λαμοάνῃ, τὴν δὲ τοῦ δύνασθαι" προαίρεσιν εἰς τὸ χρεῖττον τρέπειν
Ω θ ᾿ - “Ὁ x \ δι κα 3 »; ΄ v au 0 ΄ \
ὁ θεὸς παραινεῖ. "ones γὰρ πατὴρ παιδὶ παραινῶν ", ἐξουσίαν ἔχοντι ἐχμανθάνειν τὰ
4 m ᾿ Ἂ , δ N τὶ ; ΄ > Ἢ τ'
μαθήματα, καὶ μᾶλλον ἔχεσθαι τῶν μαθημάτων, ὅτι χρεῖττον τοῦτο" μιηνύων, οὐ τὴν τοῦ
δύ θ Ἐς Ni, ν» ale = A ER ΄ δ ἢ er \ ᾿
ύνασθαι τοῦ παιδὸς ἐξουσίαν" ἀφαιρεῖ, χὰν μὴ ἑκὼν μανθάνειν βούληται, οὕτω μοι χαὶ τὸν
or
᾽ = ΄ x » r ἮΝ ΄ 9 - ᾽ na
θεὸν οὐ δοκεῖ, προτρέποντα τὸν ἄνθρωπον" πείθεσθαι τοῖς προστάγμασιν" ἀφαιρεῖν αὐτοῦ
N 0 = ΄ τ ᾿ \ ἂν ke - , 2
τὴν EEovatav'" τῆς προαιρέσεως, τῷ "" δύνασθαι χαὶ μὴ ὑπαχούειν τοῖς προστάγμασιν '".
x x \ RER: \ “ Bus “, “ἱμῳω en Sa 2 N 2 ἢ Een
Kai γὰρ τὴν ἀρχὴν τὸ οὕτως 'ἢ παραινεῖν ὅτι «μὲν: un" ἀφεῖλεν τὴν ἐξουσίαν μιηνύει
προστάττει δὲ ἵνα τῶν χρειττόνων ἄνθρωπος ἀπολαύειν δυνηθῇ" τοῦτο γὰρ ἔπεται τῷ πεισ-
m 45 - m m [4 “ ’ “ \ Ne ‚ Δ “ ’ r ΄
θῆναι "" τῷ τοῦ θεοῦ προστάγματι. ὍὭστε οὐχ ἵνα τὴν ἐξουσίαν ἣν ἔδωχεν ἀφέλῃ προστάττειν
10 βούλεται, ἀλλ᾽ ἵνα χρεῖττον δωρήσηται "ἢ ὡς ἀξίῳ μειζόνων τυχεῖν, ἀνθ᾽ ὧν ὑπήκουσεν τῷ
- x - \ » , vr
θεῷ καὶ τὴν τοῦ μὴ ὑπακούειν ἐξουσίαν ἔχων.
€
Οὐ γὰς ἀλόγως ἤθελεν ὁ θεὸς οὕτω διδόναι δωρεάν, τουτέστι τὴν αἰώνιον ἀφθαρσίαν"
Ve Y ' Ὁ
ἀλόγως δὲ γέγονε (δ᾽ ἦν) μὴ δικαίως διδομένη, οὐ γέγονε (οὐκ ἦν) δ᾽ ἀληθῶς (ὀρθῶς)
δεδομένη "7, εἰ un ἀμφοτέρου εἶχεν ἐξουσίαν ὁ λαμδάνων, πείθεσθαι '" ᾧ προστάττει ὁ θεός,
15 ὡσαύτως χαὶ <un> ἐὰν μὴ θέλη". Τὸ γὰρ δίκαιον δίδοται zart’ ἀξίαν ὧν τις ἔπραξεν᾽
Car Dieu ne voulait pas faire ainsi un don, celui de l’incorruptibilite
eternelle, sans raison : le don aurait &t6& fait sans raison 51] avait &t& accorde
sans justice, et ce n’aurait pas 6t& un don juste, si celui qui le recevait n’avait
pas eu le double pouvoir : d’obeir aux commandements de Dieu, et aussi
dene pas y obeir> 511 ne le voulait pas. Le don juste, en effet, est celui
40. Wuoero] ὦποε ce S%.— 11. nukaz] uukao 5". — 12. nzemaan] ββειλα, ἡ 5". —
4
13. nenn S°, βέλητ 5". — 14. ἦ Äme 5". — 15. χόιμε 5", Kopern 55.
C (jusque 1. 11) 5 ἔχῃ. Bo 188,9.189,6.
ῃ 1. χἂν... λαμδάνῃ S Bo, καὶ... λαμθάνει (. — 2. τοῦ δύνασθχι"" (5 (traduetion abrögee, ef. 1. 4): —
3. παραινῶν] παραινεῖ CS Bo, mais cf. peut-Elre Ezn « comme un pere, lorsqu’il conseille ». — 4. καί C,
et cf. Ezn « qui est capable d’apprendre quelque science, de ne pas s’eloigner par paresse de cette
science » : χαὶ «μὴ μανθάνειν"» Bo, d’apres S « le pouvoir d’apprendre les sciences et de ne pas
apprendre », mais il s’agit visiblement d’une addition secondaire. — 5. τοῦτο ( 55,5» SP. — 6. τὴν...
ο΄ ἐξουσίαν : S « le pouvoir de l’enfant », traduction abregee (cf. 1. 1). — 7. οὐ öoxet : S parait avoir
- eompris « ne pense pas » = μὴ δόκει (cf. 99,7). — 8. τὸν ἄνθρωπον Ü Ezn, > S. — 9. προστάγμασιν S Ezn
Bo, πράγμασιν C. — 10. τὴν ἐξουσίαν : S « lui enlever aussi la force », mais le slave rajoute frequemment
la particule « aussi » (« et »). — 11. τῷ] τοῦ C Bo; S est ambigu; Ezn « le pouvoir de sa volonte
a gräce ἃ laquelle il peut obeir et ne pas obeir » parait supposer τοῦ. — 12. προστάγμασιν S Ezn Bo,
1 πράγμασιν G. — 13. τὸ οὕτως Jahn Bo, τοῦ οὕτως C. — 14. ὅτι μή C Bo, mais S « qu’en effet iln’a pas
τ΄ enlev& » parait supposer ὅτι μὲν μή. — 15. τῷ πεισθῆναι S Bo, τὸ πεισθῆναι GC. — 16. δωρήσηται ἃ Bo: 5
« pour-qu’il etablisse les choses plus grandes » suppose χρείττονα (ou xpeirtov) ὁρίσηται. --- 17. Ezn porte
simplement « car c’eüt le vraiment injustifi& de le donner »; le slave est ambigu, et peut signifier « et
ce n’eüt pas &te vraiment (ἀληθῶς) un don » ou « et ce n’eül pas El& un don juste (ὀρθῶς) ». — 18. ἀμφο-
τέρου... πείθεσθαι : S est allere (— ἀμφότερον τοῦτο εἶχεν ἐξουσίαν λαμόάνον, χαὶ πείθεσθαι), mais οἵ, Ezn « ἃ un
etre tellement constitue qu’il n’aurait pas eu le double pouvoir : de consentir », etc. — 19. S « ἐρᾶ-
lement et s’il ne veut pas », mais cf. Ezn « et de ne pas consentir ἃ ce que celui-ei n’agr£ait pas ».
800 METHODE D’OLYMPE. [76]
CATKopn" TO κακὸ ἘΠῚ pazamsenie! AkAnia, ἀμμὲ me Koerome Eh KAACTR BA
*Fol.24r°. ἀμ λα ἀλκὰ; Ne ἄπολις Apkuae coyıpoy KOEMA ZA0Oy, Erome * ΒΛΛΟΤΕ ἀπε Eh
xorkaz YAKZ HZKOAHTH KZAAZ Eh, HA TOCAOYINANTA ποκα ἢ Nenocaoymanla
ΒΗΝῸΥ TOKIO” ce KO IIKICAAMIE CAMOKRAACTKNOE. H EHIKZ YARZ zanorkak IHEN-
σι
ACTK WT KOTA, H WTCWAOY 3λὺ MPHXOAHTR" NE MOCAOYWAETR 50 ΞΑΠΟΝΈΛΛΗΪΑ
komia. H ce τόπο &auno ukäme ZA0, npkeaoymanie, ἐπε naya® zutun. Ne 50
mozerh [ERITH]* gem nunTome πὸ WECTR TEApERNO, CATEOPHEINOYELN € cYıpa
CATRONENOY.
Rcaxo ze ΒΞΒΙΒΕΙΠΗ TO WTKOYAA CE ΟΧΒΕΙ ἡ CA Mpecaamanie.
Rzcnsitanie® ΟΥ̓ΚΟΥΛΟΥ YARY 31Δ0ε caoyın ca. 10
Νά ackutr ce ask
ΜῈ 5 KRIXZ CBATRIX KNHTAXZ" TEN ie NM TAKOTO CATROPENA YAKA ΩΤ EOTA
pesoy, mhnoero me OYYeNHENZ ce MPHÄTH ἐμὸν TAATOAN" NE BO stkÄme cuyero
ECTECTKA KZAAZ YARZ' ἀπε 50 ΒΗ TAKO KRIAZ, NE ἘΠῚ Πὸ nAaoysenim ce ἐπιὸν
SAOYYHAO CA, CAMOMOY ὑπ Huoyıpa EcTscTKoy. Taaroaern ie ΠΈΚΗΙΗΝ CKATZ 15
*Fol.24v°. TAACA NAOYIHTH CA ZAOMR YAROy’ oYınTn me" ca Emoy penoy Eme npkcaoymarn
o ΕἸ ιν 44
BOTA” CE BO EAHNO EcTR ZA0, ee upkcz Komiw ΠΟΛ EhIBACTR.
qui est accord& selon le mörite des actions de chacun. Mais comment faire
la difference entre les actions de l’homme, s’il n’avait pas le pouvoir d’agir
de l’une ou de l’autre maniere <, d’obeir ou de desobeir>?
Je dis que l’'homme a 6t& er&& pourvu du libre arbitre; non que j'admette
un mal ἀ6]ὰ preexistant pour lequel ’homme aurait regu le pouvoir d’opter
511 le voulait, mais il recevait seulement la responsabilite de l’obeissance
ou de la desobeissance ἃ Dieu : c’est ἃ cela en eflet que r&pondait l’oetroi
du libre arbitre. L’homme, une fois ογόό, recoit un ordre de Dieu, et des
lors le mal commence, l’homme refusant d’obeir ἃ la prescription divine. Et
c’6tait cela uniquement qui constituait le mal, la d6sobeissance ἃ Dieu, qui
a eu un commencement : car personne n’ira dire qu’elle 6tait increee, puisque
son auteur 6tait er&®.
Mais tu vas sürement demander d’oüu est venue cette desobeissance.
L’explication se trouve dans un certain livre divin, et c'est ce qui m’autorise
ἃ dire que l’homme n’a pas 6t& er&6 par Dieu pourvu de ce penchant, mais
qu’il n’en a dte aflect& que parce que quelqu’un le lui a enseigne : ’homme, —
en effet, n’avait pas pu le recevoir comme trait de sa nature, ou sinon ce
.. Ὑ “" Ὑ - - * N
1. pazamuenie 55, pazanyie 5’. — 2. Lacune entre YAKZ et Ne, mais qui peut
remonter ἃ l’original gree de 5. — 3. NAayA S", NAYAT S”. — A. EBITH 5", > Bo.
TERN ER
»ῳφν-ς
10
15
ἐφ γὼ. ὦ GE Ar
a
[77] DU LIBRE ARBITRE. 801
τ»
- ΄ x ΄ = εν x m a4 : " , ‚_- 4 , Ξ-
πὼς (TOLL δὲ γὙξγονεν ( Ἣν) Ἢ ὀιαφορὰ τῆς ποάξεως, εἰ μὴ ἐχατερου αὐτῶν ἐζουσίᾶν εἰγεν
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ὁ avbowmoag'...;]]
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Αὐτεξούσιον δέ φημι: τὸν ἄνθρωπον γεγονέναι" οὐχ ὡς προῦποχειμένου τινὸς ἤδη
χαχοῦ, οὗ τὴν ἐξουσίαν τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο᾽, ὁ ἄνθρωπος ἐλάμβανεν, ἀλλὰ τὴν τοῦ
ε ΄ 5 θεῷ χαὶ «ἡ ὑπαχού 3... , x \ ΡΣ Κρ «τος 3a 5 Kaı
ὑπαχούειν τῷ θεῷ χαὶ un ὑπαχούειν αἰτίαν μόνην᾽ τοῦτο γὰρ τὸ αὐτεζούσιον ἐδούλετο". αι
γενόμενος ὁ ἄνθρωπος ἐντολὴν λαμξάνει παρὰ τοῦ θεοῦ, καὶ ἐντεῦθεν ἤδη" τὸ χαχὸν
᾿» ῃ ΄ -- ᾿ Er π , r «
ἄρχεται" οὐ γὰρ πείθεται τῷ θείῳ προστάγματι. Kai τοῦτο χαὶ μόνον ἦν τὸ χαχόν, ἡ
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παραχοή, ἥτις τοῦ εἰναι ἤρξατο. Οὐδὲ «γὰρ: " ἀγένητον ταύτην τις εἰπεῖν ἔχει, τοῦ
ποιήσαντος αὐτὴν ὄντος γενητοῦ.
Πάντως δὲ πόθεν τοῦτο" τὸ παρακοῦσαι ζητήσεις 5, Ἀλλὰ κεῖται "' σαφῶς ἔν τινι '“ θείᾳ
- 7 ug: a \ 02 \ “ ( FR ΄ ‚ \ δὲ
γραφῇ, ὅθεν οὐδὲ τοιοῦτον τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φημί, χατὰ δὲ τήν τινος
διδασχαλίαν τοῦτο πεπονθέναι '᾿ λέγω" οὐδὲ γὰρ τοιαύτην «ἦν φύσιν εἰληφὼς "΄ ὁ ἄνθρω--
πος εἰ γὰρ οὕτως εἶχεν, οὐκ ἂν αὐτῷ χατὰ διδασχαλίαν τοῦτο προσεγένετο, τῆς φύσεως
᾿ m “ ’ , r‚ / ’ x ΄ \ v ‘ + ’
αὐτῆς οὕτως ἐχούσης. Λέγει δέ τις θεία φωνὴ μεμαθηχέναι τὸν ἄνθρωπον τὰ πονηρά" dıdz-
σχεσθῦαι δ᾽ αὐτόν "" φημι τὸ παραχούειν θεοῦ" τοῦτο γὰρ χαὶ μόνον ἐστὶ τὸ χαχόν, ὃ παρὰ
τὴν τοῦ θεοῦ προαίρεσιν γίνεται.
penchant ne se serait pas developp& en lui comme une chose apprise, puisque
sa nature elle-m&me l’aurait comporte. Une certaine parole divine deelare
quel’homme « a appris le mal »; et je dis que ce qui lui est enseign6,
c’est de desobeir ἃ Dieu, car cela seul est le mal qui arrive contre le desir
de Dieu.
— 5. CAEKI S?, CABRICTR S?. — 6. Dans la marge, ἃ la hauteur du titre, S® a le
signe @.
€ (depuis 1. 3) Ph (l. 3-8) S Ezn. Bo 189,6-190,7.
1. Lacune dans S (ou son original grec) jusqu’ä γεγονέναι; Ezn « si ’homme n’avait eu double
pouvoir : et d’obeir et de desobeir » permet de croire que cette lacune (par hom@oteleuton sur
le mot’« homme ») est de deux lignes environ, et de restiluer approximalivement ὁ ἄνθρωπος, «(χαὶ τοῦ
Ο ὑπαχούειν χαὶ τοῦ μὴ ὑπακούειν». — 2. τὸν ἄνθρωπον ᾿ γεγονέναι Ü, γεγονέναι φημὶ τὸν ἄνθρωπον Ph,
γεγονέναι τὸν ἄνθρωπον Bo,> 5. — 3. ἤδη:» 5. — 4. τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο ὦ Phr, εἰ βούλοιτο τοῦ
ἑλέσθαι Ph? Bo : S röpond litteralement ἃ οὗ τὴν ἐξουσίαν εἰ βούλοιτο ὃ ἄνθρωπος ἑλέσθαι ἔλαθεν ἄν (ou
᾿ ἐλάμθανεν); la phrase slave est ambigue, mais la conservation du genitif du relatif (attraction du
relatif dans le texte grec) laisse supposer que le traducteur a compris « l’homme recevrait la
faculte du mal, s’il vonlait (le) choisir », et qu'il a lu peut-ire τὸ ἑλέσθαι. — 5. ἐδούλετο Ph Bo
(ἠθούλετο C): S « pensait » (« se proposait »), bonne traduction. — 6. ἤδη,» 8. — 7. ἄρχεται : S « arrive»,
supposant ἔρχεται. --- 8. γάρ S Bo,> C. — 9. τοῦτο : S traduit « cette desobeissance se produisit ».
— 10. Apres ζητήσεις, Sale litre : « Recherche, d’otı le mal est-il advenu ἃ ’homme » -- ζήτησις πόθεν
τῷ ἀνθρώπῳ τὸ χαχὸν προσεγένετο. — 11. χεῖται C, κεῖται «τοῦτο» Bo, d’apres S « cela git », mais
« cela » peut avoir &te rajoute par le tradueteur. — 12. ἔν τινι S Bo : ἔν τῇ C, et cf. Ezn « par les
divines Eeritures ». — 13. πεπονθέναι C Bo : S « avoir recu », traduction libre. — 14. <Av>... εἰληφώς]
εἰληφώς C Bo : S « avait pris » = εἰλήφει ou ἦν εἰληφώς (lordre des mots est en slave : οὐδὲ γὰρ ἦν
τοιαύτην φύσιν εἰληφώς). — 15. δ᾽ αὐτόν 5, οὖν Ci Bo.
*Fol.25r°.
802 METHODE D’OLYMPE. [78]
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CAMIOTO EOTA CATEOPENZ" OYIHTR! ie YAKA CAAPATHOYTH X0TA WT KAILINATO.
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ΕΟΓῸΥ ΒΗΝΝΗΚΟΥ φΕ ΕΠ KRITH ZAÄHMZ, CANAAACLIN WT ykaosuznaro CITBICAA.
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H Zn, Wake ATABOAA napuun'', ukaknie ZAaro. Iporunoy ze ce aonpk TAATOAETR
ca, Ko Alan0az οὗ ZA0 pazoyırk Eme mpecaoymarn kora' Thu ze ἦ ma ce oyorpemm
Ainsi l’homme n’apprend pas de lui-m&me ἃ faire le mal. Eh bien, celui
qui le lui enseigne est le Serpent, ογέό par Dieu m&me; et il le lui enseigne
dans l’intention de l’empecher d’atteindre au bien sup6erieur. Si tu veux
encore en savoir la cause, c'est qu’il porte envie ἃ l’homme. Et si tu demandes
aussi l’origine de cette envie, c’est parce qu’il n’a pas recu les memes
honneurs que l’homme. En eflet, l’homme seul a obtenu d’ötre ere& « ἃ
l’image et ἃ la ressemblance » de Dieu. Mais si tu prötends pour cette raison
que Dieu est responsable du mal, tu sors du bon sens. Car si Dieu avait pris
de ce que possedait le Serpent pour en faire don ἃ l’homme, il aurait 6te
reellement le responsable du mal; mais s’il a maintenu le Serpent tel qu'il
l’avait cre6, et 51] a voulu er&eer l’homme avec ces avantages, la responsabilite
vaau Serpent et ἃ son envie. Et en eflet, si un maitre qui a deux esclaves
maintient un d’eux dans la servitude et adopte l’autre comme fils, et si
1. ΟΥ̓ῚΤΗΤΕ S‘, oyan 5. (d’apres Bo'). — 2. WTZeUZ 85, par correction de ὦτο :
ὃ est ratur en Δ, et ἘΠ est rajoute en cursive au-dessus de la ligne; ce qui invite
ἃ restituer ᾧτε WT. — 3. ΠΟΛΑ͂Λ ἘΜ ERIAZ 5°, avec A Gerit sur A, et peut-ötre
rajoute; on peut conjecturer encore Äıpe KO «ΕΒ „..TI0AAA, EBIAZ ΒΕ]. — 4. Πρ (en
ligature) S°, annoncant une comparaison. — 5. Ne BO Νό 55, He πὸ 8", — 6. Hukı 5%,
nukA SP. — 7. zAoy St, zA6m8 S®. — 8, uuurtdae 55: lire”sans doute HHYCHRE. —
10
10
[79] DU LIBRE ARBITRE. 303
᾽ x = « { 96 ᾿ ᾿ E " % « N, ‚
Οὐ γὰρ οὖν' ah’ ἑαυτὸν" τὸ πονηρὸν" ἀνθρωπος᾿ διδάσχεται. Ὁ διδάσχων τοίνυν
[τὸ κακόν] " ἐστιν ὁ δράχων,
Γ x ᾽ Ὁ ὙΠ: m Ξ , N INSEL δὲ x ν ἘΞ ΕΗ,
[πρὸς αὐτοῦ τοῦ θεοῦ γεγονώς" διδάσχει δὲ τὸν ἄνθρωπον ἐπισχεῖν
βουλόμενος ἀπὸ τοῦ ὑψίστου (xpeirrovog)". Ei δὲ nal τὴν αἰτίαν θέλεις εἰδέναι, φθόνος
ER πος ἡ", τ2 ᾿ ΠΑ en DE Wr δὰ ESSEN on,
ἐστὶν αὐτῷ ἐπὶ τῷ ἀνθρώπῳ (φθόνος ἐστὶν αὐτοῦ ὁ ἐπὶ τῷ ἀνθρώπῳ). Ei δὲ χαὶ τὸν φθόνον
ζητεῖς πόθεν, οὗ ἕνεχα οὐχ, ὁμοίως τετίμηται": μονὸς γὰρ ὁ ἄνθρωπος zur’ εἰκόνα χαὶ χαθ᾽
ε ͵΄ ı» Er 8 4. ΄ \ re n ᾽ \ δὲ x n s
ὁμοίωσιν ἔτυχεν (χατηξίωται) " εἶναι (γεγονέναι) τοῦ θεοῦ. ᾿ὰν δὲ κατὰ τοῦτο τὸν
᾿ »" 5 R- Ἢ a r ν᾽ Εἰ , , ΄ >
θεὸν αἴτιον εἴπῃς εἶναι τῶν χαχῶν, ἐχπίπτεις ἐκ τῆς σώφρονος συνέσεως (διανοίας). Ei
’ ’ r fi - 63 3 ’ a - ᾽ m
γὰρ ἀφελὼν <Ar’> Exeivou” 0) εἰχε τῷ ἀνθρώπῳ παρέσχεν, ἐγένετ᾽ ἂν ἀληθῶς (ὡς ἀληθῶς)
αἴτιος τῶν χαχῶν" εἰ δ᾽ ἐχεῖνον ἐφύλαξεν ὡς γέγονε", τὸν 8° ἄνθρωπον οὕτως ἠθέλησε
ποιῆσαι, αἴτιος ἐχεῖνος (αὐτὸς) φθονῶν. Οὐ γὰρ ἀλλὰ (καὶ γὰρ) "' ἐὰν ἔχων τις δύο δούλους
x UT; > ὃ r ıB, \ y “ > en r 12 ER "ΩΣ ΩΡ (ἢ
τον μεν ἕτερον εν ουλεία φυλάζῃ, τον ETEDOY εἰς LLOU τοπὸν ποιη πὴ (ποιήσηται), εχεῖνος
δὲ φθονήσας ἀποχτείνη τὸν οὕτω τετιμημένον τῷ δεσπότῃ, ἀρ’ αἴτιος ὁ δεσπότης ἔσται
pi ΄ὔ ὌΝ ᾽ ΄ ὐὸδ x ’ \ ent δέ Ben. ΄ ΄ 8»:
ἐκείνης κακῆς ἐπινοίας, οὐδενὸς ἀφελὼν αὐτὸν οὐδέ τι AM’ ἐχείνου τούτῳ παρασχών“;
Ἀλλὰ μὴν καὶ περὶ τούτου ζητεῖν ἔχεις (ζητήσεις), οὐδενὸς (οὐδέ τινος) ὄντος κακοῦ "΄,
πόθεν χαὶ τῷ ὄφει, ὃν διάόολον χαλῶ '’, ἡ γνῶσις τοῦ κακοῦ. Ἀντιλέγεται δὲ τοῦτο καλῶς
[7 ε ὃ 6 m x FAN) x ΄ er er \ 3 EN, ΄ x
ὅτι ὁ διάδολος τοῦτο χαχὸν ἐνόησε τὸ παραχούειν θεοῦ, ὅθεν χαὶ εἰς τοῦτο παρώρμησε τὸν
le premier, pris d’envie, tue celui que son maitre a ainsi honore, est-ce que
le maitre sera responsable de cette entreprise criminelle, alors qu'il n’a rien
enleveä cet esclave et qu’il n’a rien donne ἃ l’autre de ce qui lui appartenait ἢ
Mais tu peux encore soulever ce probleme : s’il n’y avait pas de mal
preexistant, d’oü est venue au Serpent, que j’appelle le diable (le fauteur
de discorde), la connaissance du mal? Voiei la bonne reponse ἃ faire ἃ cette
objection : le diable s’est apereu que le mal consistait dans la desobeissance
9. Weuz 55. avec € rajoule au-dessus de la ligne, et Ὁ rature sur bh. — 10. ATABOAOY
ukaknie Bo : Alanovaz oyskaknie σὴς Dans la marge, δ᾽ a le signe ᾷ. — 11. ΒΑΡ ΗῊΝ
55: NAPHYWT Sb (?), « on appelle » Bo.
C (1. 1-2) S ἔχῃ. Bo 190,7-191;7.
1. οὐ γὰρ οὖν] οὐ γὰο ἀν Ü, οὐ γὰρ ὧν S, οὐ γὰρ δή Μὰ Bo. — 2. ἑαυτόν S ΒΟ, ἑαυτό Ü. — 3. τὸ πονηρόν
C Bo, ὧν... πονηρός S, ὧν... πονηρός τὸ πονηρόν Md. — 4. «ὁ» ἄνθρωπος Βο. ---ὃ. τὸ χαχόν ( Bo,> S. --
6. τοῦ ὑψίστου (τοῦ ἄνω) : sans doute τοῦ χρείττονος, cf. 4,7, et Ezn « de ses biens ». — 7. κατ᾽ εἰχόνα χαὶ
χαθ᾽ ὁμοίωσιν, Genese, I, 26. — 8. χατηξίωται, d’apres 85,10. — 9. « ἀπ᾽ ἐκείνου, cl. Ezn « si Dieu lui
avait öte quelque chose », supposant un tour partitif : le texte des manuserits slaves pourrait
röpondre litteralement ἃ ἀφελὼν ἐκεῖνον οὗ εἶχε, mais il est rature, et la conservation exacte de la
construction grecque en slave est peu vraisemblable. — 10. γέγονε : S « il fut », mais le sens est
sürement « il fut eree », ef. Ezn « dans l’etat m@me ou il avait &te ογόδ ». — 11. χαὶ γάρ : Ezn « car ».
— 12. εἰς υἱοῦ τόπον : la locution « ἃ la place de » traduit ordinairement ἀντί, mais cf. Ezn « inserit
lautre au rang des fils adoptlifs ». — 13. Apres παρασχών, S (altere) a le titre : « Question : d’oü vienl
au diable la connaissance du mal » -- ζήτησις πόθεν τῷ διαθόλῳ ἡ γνῶσις τῶν καχῶν γίνεται. — 14. οὐδενὸς...
χαχοῦ : S comprend « personne n’ctanl mauvais », mais Ezn « si aucun mal n’existait auparavant ».
— 15. χαλῶ, cf. Ezn « que vous appelez »; le slave peut aussi signifier « on appelle » -- χαλοῦσι,
comme le comprend Bo (mais sans doute d’apres SP”).
ἘΡΟΙ. 25 γ5.
80% METHODE D’OLYMPE. [80]
JAKA. np'. Mxoxe πὸ λιμεῦ KTO KATZ Chi KÄNETR? RpAMAKKOY’, WTAH χότα
ἈΔη. WEAOKUTH, Ne ΒΈΛΕΙΝ πὲ MpARA ZAOKNATO NO NEMOYyAE MONENZ KOYAET
CATKOPHTM CE Eike MBICANTR, BANpAmAA NERoro ΕΡΑῚΒΕΈ XBITpA coyıpa enonkaa-
K’maro KanznyE, pexme ÜNONOY enYse cuM XOTAUE CATKOPHTH MAKOCTB, CHH
ΛΈΣ πὸ HEMOYKE LIOIMENZ KOYAETK CAAPARZ" EHITH, HA ΒΡ Πα EAnno Scrasııaz
ECTR 5 HENKE TOKMO TPEROBATH AAim Malt MNOTKIX KPANIENA ὠοταπλεηῖς ἠἡλὴ
cero ἢ“ RIAMINA TOKIO ΟΥ̓ΚΈΤΙ ΙΔ, ὑπ᾽ ze τὸ ἀεϊε me HM CABINARZ MKoO M ὁζ
ApdysEoR TIOMMEAZ ἢ KpANA MOTAZABZ MKO ἢ HAKOCTRNAA ἐμὸν ΠΟΒΕΛΈΒΙΠΟΥ,
ΒΕΛΗΤΕ ke HAKKI ΠρύΤΗΒΗΛΑ TROPHTH Hmke ΠΟΒΕΛῈ ὦπα, MH cnye ΟΥ̓ΜΈΡΗΒΧ
NAKOCTK CATROPH JAKOY, ne apkune cero nkanın ἩΑ͂ΒΑ ZAÖENATO, NA WT moreak-
7«
NIA BOAYCKA NARHIKZ" TAKOmME* mm ἢ Alarona pazoyukn nepkoe KAZ’APERNOKATH,
raue [morom]" ne ΒΈΛΈΤΗ mpasa KAno KB CATKOPHTH ZA0" me Ko KkAue apkrae
3ΛᾺ WT Nerome ἘΠῚ MOTAZ KZATH Kkaknie nkanın ne WT BoTA Zanorkar JAKOY
AANOy NE AAAOYIBOy Man KKoycHTn nk WT ποέτο Apkra, Mkome UM CA LINHTR,
ne Hnome Apksoy cmprr Amoypa nm" πὸ ne BaAaronorpkanoy YARWI ΝᾺ
han pazauksz, Ham πὸ cAAz cuprm πολλιλπις ἦ Toro Akaa KZZ’EpANH CA YAKOY
NPHÄTH WT NETO, WT NErome ἢ oyuern IINAUIE YAKS, HAM MAKKI ETOKE πρεύλογ-
a Dieu; et c'est pourquoi il a incite ’homme ἃ desobeir. Imaginons en οἶος
un ennemi qui dissimule sa haine : 1] a l’intention cachee de plonger dans
le malheur celui qu'il deteste, mais il ignore la maniere de nuire gräce ἃ
laquelle il pourra r6aliser son dessein. Il apprend qu’un homme habile dans
l’art de la medecine a preserit A son prochain, ἃ savoir ἃ celui ἃ qui il voulait
nuire, le regime qu’il doit suivre pour avoir la sante : soit qu'il lui ait fixe
le moment qui seul convient pour prendre -de la nourriture, soit qu’il lui
ait interdit divers aliments, ou bien qu'il lui ait ordonne seulement de s’abs-
tenir d’un aliment determine. Et lui, des qu’il est muni de ces renseignements,
se pr6sente chez cet homme en simulant l’amitie; il accuse le medeein de
lui avoir preserit un rögime nuisible, il lui conseille le regime oppos& ἃ celui
du medeein, il le convaine, et ainsi il lui nuit. Il ne connaissait pas aupa-
ravant la maniere de nuire, mais c'est la preseription du mödeein qui la lui
a apprise. De la möme facon, considere avec moi que le diable a d’abord
6prouv& de l’envie, puis il s’est trouv6 ignorer la maniere dont il ferait le mal:
iln'y avait pas en eflet de mal preexistant dont il püt tirer la science qui lui
1. np en ligature) 5°, annoncant une comparaison. — 2. MKOKE πὸ Aue] ἄιμε
50 λιμε Du ἄμμε πὸ Ss (d’apres la copie et la traduetion de Bo). — 3. cn (ou cz)
KaHETR] CAKÄMETR 5’, — A. KpAmnKoy 5, KpAmas 5». — 5. NpARZ| mpana St, —
6. CAApARZ 855, 2’apAnz 5". — 7. NARKIKZ 80, Bo, ΑΒΗ 85. — 8. TARome 85, qu’on
1
10
Vener na σον =
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15
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[81] DU LIBRE ARBITRE. 805
ἄνθρωπον. “Ὥσπερ γὰρ ἐάν' τις ἐχθρὸς <av>? [ἀπο]χρύψηται τὴν ἔχθραν, λεληθότως
«(μὲν βουλόμενος χαχοῖς περιδαλεῖν, μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) δὲ τὸν τρόπον τῆς χαχίας καθ᾽
ὃν δυνήσεται ποιῆσαι τοῦθ᾽ ὅπερ ἐπινοεῖ, πυνθανόμενός " τινα τῆς ἰατρικῆς ἐπιστήμονα ὄντα
ἐπαγγείλαντα.᾿ τῷ πλησίον, τουτέστιν ἐχείνῳ ᾧ οὗτος ἤθελε ποιήσασθαι βλάθην, τοῦτον τὸν
,ὔ , ἃ ὃ / ε x τ ΄ 5 v , “ ε Bir , -
τρόπον καθ᾽ ὃν δυνήσεται ὑγιὴς εἶναι (γενέσθαι) ", εἴτε χρόνον ἕνα ὡρίσατο ἐν ᾧ μόνον χρῆσθαι
Pr er ” v x - .. ’ 04 ’ ΄ μι n 3
τῆς τροφῆς (βρώσεως) εἴτε τὴν (τῶν) πολλῶν ἐδεσμάτων ἀπόστασιν εἴτε τοῦτο ἔδεσμα
<xa> μόνον φεύγοντα, ἐχεῖνος δ᾽ εὐθέως δὲ χαὶ (ἅμα τε καὶ) ἀκούσας ὡσπερεὶ μετὰ
φιλίας ἐλθὼν καὶ τὸν ἰατρὸν διαδαλὼν ὡς τὰ βλαδερὰ αὐτοῦ προστάξαντος (αὐτῷ προστά-
ξαντα)ὴ", προστάττῃ [88]? πάλιν τὰ ἐναντία ποιεῖν οἷς προσέταξεν ἐχεῖνος, καὶ οὕτω πείσας
βλάόθην ποιήσηται τῷ ἀνθρώπῳ, μὴ πρὸ τούτου (προτοῦ) εἰδὼς τὸν τρόπον τῆς χαχίας,
ἀλλ᾽ ἀπὸ τοῦ προστάγματος τοῦ ἰατροῦ μαθών: ὁμοίως" μοι χαὶ τὸν διάδολον ἐπινόησον
πρῶτον" «“ψὲν"- φθονῆσαι, εἶτα '" μὴ εἰδέναι τὸν τρόπον πῶς ἂν ποιῆσαι (ποιήσειε, πῶς
ποιῆσαι δεῖ) τὸ χαχόν" οὐ γὰρ ἦν πρότερον (προῆν) χαχὸν'" ἀφ᾽ οὗ ἂν ἐδυνήθη λαθεῖν τὴν
γνῶσιν" εἰδὼς δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἐντολὴν τῷ ἀνθρώπῳ δεδομένην ἐπέχουσαν τοῦ ἐδέσματος
γεύσασθαι ἀπό τινος δένδρου, ὥς μοι δοχεῖ, οὐχ ὡς τοῦ δένδρου θάνατον ἔχοντος οὐδ᾽ ὡς "ἢ
οὐχ εὔχρηστον τοῖς ἀνθρώποις πρὸς τὴν βρῶσιν νοήσας, εἴθ᾽ ὅτι τὸ φυτὸν τὸν θάνατον παρεῖχε
\ r “ ᾽ ΄ - ᾽ ’ © 9 > τὸ Da € x ’ -
χαὶ τούτου ἕνεκα ἀπηγορεύθη τῷ ἀνθρώπῳ Axbeiv ἀπ᾽ αὐτοῦ, ἀφ᾽ οὗ χαὶ ἀποθανεῖν
manquait. Mais il apprit que Dieu avait ἀοππό ἃ l’homme un ordre qui lui
defendait de prendre sa nourriture d’un certain arbre — sans comprendre, ἃ
mon avis, que l’arbre portät la mort ou qu’il ne füt pas bon pour la nourriture
de l’homme —, soit parce que l’arbre donnait r&ellement la mort et que pour
cette raison il avait &t& interdit ἃ l’homme de prendre de ses fruits dont il
peut lire aussi TAK0 ae. — 9. TAye moTom 55, mais le second mot doit &tre une
glose du premier. — 10. nu] nz 55.
S Ezn. Bo 191, 7.192,53.
1. ὥσπερ γὰρ ἐάν, par correction de S : cf. Ezn « comme lorsque ». — 2. ἐχθρὸς ὥν, par correction de
S qui repond ἃ ἐχθρὸς ἀπο(κρύψηται): Ezn « lorsque quelqu’un est ennemi de quelque autre, et qu’ayant
cache ». — 3. πυνθανόμενος est restitu& sürement par la traduction fautive de S, qu’il explique :
« interrogeant », au lieu de « &tant informe que »; Ezn traduit largement : « ayant trouve une &poque
οὗ quelqu’un des medeeins ait donne a son ennemi l’ordonnance », etc., joignant 1. 3 et 1. 5. —
4.8 = τὸν ἐπαγγείλαντα, mais la forme determinee du slave n’a pas une valeur precise apres le pronom
« quelqu’un », et d’autre part le traducteur a compris « interrogeant un medeein qui avait prescrit ».
— 5. ὑγιὴς γενέσθαι : Ezn « arriver ἃ la sante ». — 6. αὐτῷ προστάξαντα : le sens est sürement « que le
medecin lui a prescrit » (Bo, et cf. Ezn), mais le tour slave est ambigu. — 7. προστάττῃ δέ 8 : il est
probable que l’adverbe πάλιν « ἃ rebours » a 6(6 interpret& comme conjonclion adversative (δὲ πάλιν).
Touie la periode, claire chez Eznik, est assez embarrassee dans le texte slave, qui rend par « ou...
ou » (l. 5-6), avec anacoluthe, ce qu’il faut comprendre « soit que... soit que ». — 8. ὁμοίως S, ou οὕτω
δέ. — 9. πρῶτον S: Ezn « ἃ I’homme cree le premier », supposant peut-Etre une variante πρώτῳ (τῷ
μὲν πρώτῳ). --- 10. εἶτα : S « puis ensuite » = εἶτα ἔπειτα, mais le second mot est sürement une variante
ou glose du premier. — 11. xaxov : S « de mal » ou « du mal » (= τὸ xaxöv), Ezn « aucun mal ». —
12. οὐδ᾽ ὡς : S« mais comme » —= ἀλλ᾽ ὡς, mais « mais » doit ötre corrige en « πὶ» (Bo), cf. Ezn
« lequel n’etait ni mauvais pour l’alimentation de l’homme ni arbre mortifere par nature ».
PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 5, 3
806 METHODE D’OLYMPE. [82]
”
*Fol.26r°. MATH KOTA EKHNA οαὐτη! JAKOY ΒΕΓ MKOME CATBOPIIA οὗ ἐπε τρέπε KOTZ,
noknpk ὙλκΑ npkersuntn ΞΑΠΟΒΈΛΔΕ βοΐ, ne Eye ΒΈΛΗ ποε ἦχ EcTn 3λο᾽
NABBIKZ ze Mocakme ΕΟΤᾺ TIOXOYABILA ἀκα ὦ NHXKE mpecaoyma ΞΑΠΟΒΈΛΕ
ἐτὸ H KÖpHcTR WCOyKeNiA KZEMBAMMA, NE WT APERNATO ECTRCTBA, NZ WT npkr
με KOmTA ΤΟΥΛᾺ pazoyuk KaKo EcTn 380.
Άκοκπε" 950 ΒΡΑῚΛ Ne xXoyanız ΠΟΒΈΛΑΒΙΠΑ KIM? NPAKWM YAKz VApARZ
MOMETh KBITH, ἀπε ἦ mAue KpATZ Apkune me nkaaue πὸ KocmY HJAROY ΒΒ MOM
NAKOCTR WNONOY CTEOPHTH, NA WT BPAYERNATO® HAKAZANTA NARKIKZ — NE BO ER
Akno KBITpONOY CTPOHNATO TÄHTH’ NE KkAHM BO WNZ ἦ ce EhI MOAZMAZ ἐπε WT
πράχιβα πολλά" TIOKAZANIAT, ἡ Eike WTCMAOY IPHÄTH YTO ZA0 BÜNENZ He” TOTAA
Ne ΟΥ̓ πρηῆτη ὀμόμου CTPACTH ΒΈΛΜΗ, Ro πρμήμετε NE HAKAZANZ" M BpATOY ie
NO TIONIKICAOY CBRIBAUE CA, coya’ € MPIHMATH NE MOKAUIE BECAOKECNHA ΔΈΛΑ
"lol. 26v%. πφάπεει, πὲ HONOBkAAA BpAMERI !" —, "TEE WEIAZWM ἀπε Hnaue AUMKOAOY ἈΡΆΤΟΥ
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EbIEIIOY YAKWI HE ἐπμὲ ἡ ΒΈΛΕΗΝΤΑ Hurt ZAaro, NA WT ΞΑΠΟΒΈΛΗ ΦΑΞΟΥΜΈΤΗ
devait mourir, soit encore que la desobeissance ἃ Dieu ait &te pour ’homme
une cause de mort, pour avoir fait ce que Dieu avait reprouve. Il persuada
l’'homme de transgresser l’ordre de Dieu, sans savoir encore en quoi residait
le mal dans cette action. Puis il s’apercut que Dieu blämait l’homme d’avoir
desobei A son ordre et qu’il le depouillait comme un condamneg, et il comprit
alors, non du fait de sa nature anterieure, mäis par les menaces de Dieu, en
quoi le mal eonsistait.
Mais nous ne faisons pas reproche au medecin d’avoir indiqu& ἃ notre
homme la maniere d’avoir la sante, m&me si son ennemi ignorait jusque-
lalafagon dont il pourrait lui nuire et si c'est la prescription du medeecin
quila lui a apprise. Car cet homme savant ne pouvait pas garder pour lui
le renseignement utile qu'il connaissait : l’autre aurait &prouv& par ignorance
ce qu’il a &prouv6 du fait des conseils de son ennemi, et des lors la responsa-
bilit6 du mal subi irait au medeein qui savait qu'il n’avait pas encore
l’expörience de’ la maladie, puisqu’il serait tombe malade faute d’etre
γε δὲ μϑ
u ie
conseille ; et quant Ason ennemi, ses dösirs se seraient r&alis6s, maisiln’aurait
merit6E aucun chätiment pour sa haine instinctive, puisqu’il ne l’aurait pas
1. cuprH Su cHpTR Sb, — 2. ἄκοκε : dans la marge, 5° a le signe Πρ (en A
ligature), annoncant une comparaison. — 3. KbIM S", KoAnz 8". — ἡ. BPAYERNATO St:
lire peut-ötre KPAYERNATO. — 5. MOAZMAZ| moaAMaz 5". ὁ. πολχιὰ 5", nwanTz 5. —
7. IOKAZANIA 5, NAKAZANTA 5". — 8. Haie 5°: Bo comprend ἃ tort Haas, au sens de
νυν
[88] DU LIBRE ARBITRE. 807
(ἀποθανεῖσθαι) ἐδόχει ' τὸν ἄνθρωπον, εἴτε πάλιν τὸ παραχούειν" θεοῦ αἰτία τοῦ θανάτου
τῷ ἀνθρώπῳ γέγονεν ὡς ποιήσαντι τοῦθ᾽ ὅπερ ἀπεβάλεθ᾽ (παρητήσαθ᾽) ὁ θεός, ἔπεισε τὸν
ἄνθρωπον ὑπερθῆναι τὴν ἐντολὴν τοῦ θεοῦ, οὔπω εἰδὼς ὁποῖον (ὁπότερον) αὐτῶν ἐστι χαχόν᾽
μαθὼν δ᾽ ὕστερον τὸν θεὸν μεμψάμενον τῷ ἀνθρώπῳ ἐφ᾽ ὧν παρήχουσε τῆς ἐντολῆς αὐτοῦ
5 χαὶ τὰ σχῦλα τῆς χαταδίχης λαμδάνοντα, οὐχ ἐκ τῆς προτέρας φύσεως, ἀλλ᾽ Ex τῆς
ἀπειλῆς (τῶν ἀπειλῶν) " τοῦ θεοῦ τότ᾽ ἐνόησε πῶς ἐστι τὸ χαχόν.
Ὥσπερ" οὖν (τὸν) ἰατοὸν οὐ ψέγομεν μιηνύσαντα οἵῳ τρόπῳ (ὁ) ἄνθρωπος ὑγιὴς δύναται
εἶναι (γενέσθαι), εἰ χαὶ τὰ μάλιστα ὁ ἐχθρὸς πρότερον μὴ ἤδει χαθ᾽ ὃν τρόπον ἂν δύνασθαι
(δύναιτο) βλάδην ἐχείνῳ ποιήσασθαι, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῆς ἰατρικῆς" παραινέσεως μαθών --- οὐ
10 (οὐδὲ) γὰρ ἔδει (ἤομοζε) τὸν ἐπιστήμονα τὸ συμφέρον χρύπτειν' μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) γὰρ
ἐχεῖνος καὶ τοῦτ᾽ ἂν ὑπέστη ὅπερ ἀπὸ τῆς τοῦ ἐχθροῦ" ὑπέστη νουθεσίας, καὶ τὸ ἐντεῦθεν
(τοῦ) λαθεῖν τι χαχὸν αἴτιος ὁ τότε μήπω Anbeiv ἐκεῖνον πάθημα εἰδώς", ὅτι λήψεται οὐ
mapyynuevog''" καὶ τῷ μὲν ἐχθρῷ κατὰ νοῦν συνέθαινε, δίκην δὲ λαμῥάνειν (διδόναι) οὐκ
ἐδύνατο τῆς ἀλόγου ἕνεκα ἔχθρας, οὐκ ἐξαγγέλλων τὴν ἔχθραν ----, τὸν αὐτὸν <> τρόπον ""
15 εἰ χαὶ τὰ μάλιστα '“ τὸν διζόολον ἐχθρὸν γεγονότα τοῖς ἀνθρώποις μηδέπω τὴν γνῶσιν ἔγειν
τοῦ κακοῦ, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῆς ἐντολῆς συνεῖναι (ἐπιγνῶναι) τοῦ θεοῦ... ψέγοντος, μηνύσαντος
manifestee. De la möme facon, tout en <affirmant> que le diable, ennemi
des hommes, n’avait pas encore la connaissance du mal et que c’est l’ordre
donn& par Dieu qui lalui a procuree, <je ne> faispas reproche ἃ Dieu d’avoir
« quoique ». — 9. Ne NAKAZANZ| ne NAKAZANTe 5". — 10. RPÄMRER ... BPARERI 55,
ΒΑ ΔΗ... BOAMABI 55.
S Ezn. Bo 192,5.193,10.
1. ἐδόχει « il semblait » : S « il pensait », sürement mal compris. — 2. τὸ παραχούειν : S® « la raison
de la desobeissance ἃ Dieu fut (raison) de mort pour l’homme » (d’oü S® « la raison de la desobeis-
sance... fut la mort »), supposant τοῦ παραχούειν (OU τοῦ θεοῦ παραχούειν pour τὸ Beoü...), mais cf. Ezn
« mais la desobeissance fut pour l’homme cause de mort ». — 3. S « prenant le butin de la condamna-
tion » : Ezn dit simplement « c’est justement qu’ils furent punis ». — 4. οὐκ... φύσεως : S « non de la
(sa) nature anterieure », ou « non de la substance anterieure » (= οὐκ Ex τῆς προτέρας οὐσίας, le mal
preexistant), comme a compris Bo, mais on attendrait alors le tour indötermine (« une substance »);
et cf. Eznik, qui rapporte ces mots ἃ l’arbre « qui n'etait pas mortifere par nature ». — 5. τῆς
ἀπειλῆς : le singulier du slave peut röpondre au pluriel, cf. Ezn « en vertu des menaces de Dieu ».
— 6. Ce passage est assez confus el altere dans S, et l’interpretation en est par endroits difficile,
comme l’a not& Bonwetsch; la traduction armenienne, tr&es aberrante dans le detail, n’est pas d’un
grand secours, mais le sens general se laisse retablir, gräce surtout au parallelisme des deux parties
de la comparaison. — 7. τῆς ἰατρικῆς : S « medical », qui peut &tre une faute pour « du medecin » =
τῆς τοῦ ἰατροῦ; cf. Ezn « du commandement du mödeecin ». — 8. ἂν ὑπέστη : S « aurait donne (fourni) »,
᾿ς faute &vidente pour « aurait subi ». — 9. τοῦ ἐχθροῦ : « de l’ennemi » 55 SP, « du medecin » Bo, par confu-
sion de mots. — 10. ὁ... εἰδώς : tel est le mot-A-mot du slave, qui donne un sens satisfaisant; l’interpre-
tation de Bonwetsch : « bien que ne sachant pas alors », supprime le sujet de la phrase, et fausse le
raisonnement.— 11. ob παρηνημένος : S « non une (l’) admonition », faute pour « non admoneste », comme
le montre la place de la negalion. — 12. τὸν αὐτὸν «δὴ» τρόπον, cf. 103,10. — 13. Mot-a-mot du texte
slave. Le passage est alter, et suppose une lacune, dans l’original grec de S plutöt que dans le slave,
_ qui est grammaticalement coherent, si ce n’est que toute la phrase conditionnelle est en l’air. Il faut
"retablir avec Bo le verbe « dire» : cf. Ezn « de meme aussi disons-nous de Satan qu'il est devenu
-Pennemi de l’homme ». D’apres 1. 7, on peut conjecturer ei xai τὰ μάλιστα... τοῦ θεοῦ <pnut, τὸν θεὸν οὐ»»
Ψέγω (ὡς) μηνύσαντα,
808 ETHODE D’OLYMPE. [84]
EOTOy ΧΟΥΛΑΙμΒΟΥ, CKAZAKILOY JAKoy Ἄκο ypkcz ΠΟΛ Ero ἀππὲ RKoycHTR Apksa
cupTR Hmarn Hmkrn T’peToy’ Äme BO ἘΠῚ KAPHRZ ME CKAZAAZ YAKOY ἰζκὸ πε
xdıper Eme! nuYcutn Emoy WT Apkra, βολκὸ me pazoyuka EA KroycHaz u
KÖNENR ER HUkaAZ MH KHTHÄ’, HAH MROme ἢ Eine Ne MNOTRIH Tpankrn TIAOAA
apkunaro, mso nn Akraııa ἐμὲ KOpAUMMA MAEKWU TREP’AOY MOMETR ΠΡΗΛΤΗ 5
MAb, HAN ΠΑΙ͂ΔΕ ypkez’ KOKIW Koa® npinuz Wr Apksa' ἡ ROAA ze ΜΊΜΝΕΙ
CABpAWAXN cA, me ἘΠῚ ne ΟΥ̓ πὸ aknork πῇ ΛΟ ca coya’ mpinmarn Becaogec-
"μπᾶ Akaa 8’ yany KOAMEN', Hnome? mmnoeme cukrum Akao Ask Kazum
AOCTOHND.
Nauaton’ ze ὅκοὸ ZAa ΞΛΆΜΟΤΕ ΦΈΧΑ AZZ, ZAKHCTR Me ZANE KOAMA YECTH 10
ΠΟΛΛΑῚ YAKA WT ΒΟΓΛ᾽ 310 me mpkeaoymanie, WT nerome K ΞΑΒΈΤΖ KNACTH
*Fol.277°. JAKOy MpecToymanııe Zamonkan πιύπη δ᾽ Thun me ἡ ππότειπαμ Ὁ, Äpe ἦ maye
ERIBAAE ECTKETKWU WECTR 280, NZ Erome Akaa Koroy ne ΒΕΛΈΤΗ ἘΒΙΤῊ ἐμὸν,
xoraa ze Sno noßparn akno’ ταύρητη, Eee npkeaYimarn τόκππο ποτὰ Merk
hassen (z/memoy® KRITH 3λογ. ΒΈΛιπε 50 Mmoraa ΡΈΜΑ Eraa monenk Korz DB
NPKERIM AWACU K ZEMAN WERTNSM" KXOAHTH, ἦ TOTAA NE TIOCAOYINALIA πόδες
Aknia BomiA nm WEKIpANia NACAAMATH CA χόταχογ᾽ TIAKKI ἅτε oyEo πὸ AAASınoy
fait savoir ἃ l’homme que, s’il goütait des fruits de l’arbre contre sa volonte,
il recevrait en punition la mort. En eflet, si Dieu n’avait pas fait connaitre
A lavance ἃ l’'homme qu’il lui interdisait de goüter aux fruits de l’arbre,
’homme y aurait sürement goüte par ignorance, et il aurait ainsi trouv& le
terme de sa vie : 5010 qu’il ne püt pas supporter encore les fruits de l’arbre,
‚de möme qu’un enfant qui est encore nourri de lait ne peut pas prendre de
nourriture solide, soit parce que c’est contre la volonte de Dieu qu’il aurait
pris ces fruits. Et ainsi les desirs du Serpent se realisaient, mais il n’aurait
pas paru juste qu’il recüt une punition pour sa haine instinctive contre
’homme, puisqu’il ne se serait permis ouvertement aucune action digne
d’un chätiment. ἡ
Ainsi jai dit que la cause premiere du mal etait l’envie, et que l’envie
r6sultait de ce que Dieu a πρό I’homme digne d’un honneur plus grand. Et
le mal consiste dans la desobeissance, du fait que I’homme, en transgressant
l’ordre de Dieu, a encouru le chätiment que comportait sa faute. <Si bien
qu’> il arrive souvent qu'une action, encore quelle ne soit pas mauvaise
1. Exe] Eine 5". — 2. πητμά 5", AKHTiR 9". — 3. upkez 55, upkaz SP. — 4. KpAmEN
55, upamanı 5%. — 5. tnome 5", Mno 5). | 6. ππόγειπαμ S', uMöramanı 5». —
7. Apres akno, Bo conjeeture la chute de 310 « mal », et il comprend : « mais quand
na 2,
10
15
[85] DU LIBRE ARBITRE. 809
τῷ ἀνθρώπῳ ὅτι παρὰ τὴν προαίρεσιν αὐτοῦ εἰ γεύσεται τοῦ δένδρου (τὸν) θάνατον ἕξει
ζημίαν" εἰ γὰρ προλαδὼν μὴ ἐμήνυσε τῷ ἀνθρώπῳ ὅτι οὐ θέλει τὸ γεύσασθαι' αὐτὸν ἀπὸ
τοῦ δένδρου, πάντως μὴ συνιεὶς [γιγνώσχων) ἂν ἐγεύσατο χαὶ τέλος ἂν ἔσχε καὶ τοῦ ζῆν,
εἴτε ὡς ἔτι μὴ (μήπω) δυνάμενος ὑπομένειν τὸν χαρπὸν τοῦ δένδρου, ὥσπερ οὐδὲ νήπιος
ἔτι τρεφόμενος γάλαχτ' στερεὰν δύναται λαύεῖν τροφήν, εἴτε πάλιν παρὰ τὴν τοῦ θεοῦ
προαίρεσιν λαδὼν ἀπὸ τοῦ δένδρου" χαὶ αἱ μὲν βουλαὶ τοῦ ὄφεως ἐξετελοῦντο, παρὰ δ᾽ οὖν
(δὲ) τὰ προσῆχον ἂν ἐδόχει δίκην λαμδάνειν (διδόναι) τῆς ἀλόγου" ἕνεκα πρὸς τὸν ἄνθρωπον
τς
ἔχθρας, ὡς μηδὲν τολμήσαντα ἔργον σαφῶς τιμωρίας ἄξιον.]]
Τὴν μὲν οὖν ἀρχὴν τοῦ καχοῦ τὸν φθόνον εἶπον ἔγωγε, τὸν δὲ φθόνον ἐκ τοῦ κρείττονι
τιμῇ κατηξιῶσθαι τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ" τὸ δὲ χακὸν ἡ mapanon’, ἐκ τοῦ προστίμῳ "
περιπεσεῖν τὸν ἄνθρωπον ὑπερδάντα ® τὴν τοῦ θεοῦ ἐντολήν, «ὅθεν χαὶ 7 πολλάχις, εἰ χαὶ
τὰ μάλιστα τὸ γινόμενον τῇ φύσει φαῦλον οὐκ ἔστιν, ἀλλά γε δὴ διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι τὸν
θεὸν γίνεσθαι αὐτὸ ... σαφῶς ... ὑπάρχειν χαχόν". Ἦν «ποτε γὰρ; χαιρὸς ὅτε προσέ-
ταΐξεν ὁ θεὸς τῷ πρώτῳ λαῷ εἰς τὴν τῆς ἐπαγγελίας εἰσάγειν '" γῆν" χαὶ τότε μὲν οὐχ
ἐπείσθη τῷ θείῳ προστάγματι οὐδὲ τῆς ἐπαγγελίας ἀπολαύειν ἤθελεν" ὕστερον δ’ αὖ πάλιν
en elle-möme, se trouve cependant ὀΐγθ mauvaise parce que Dieu ne voulait
pas qu’elle s’accomplit <, et qu’il a indiqu& le moment ou il convenait de
l’accomplir, et uniquement du fait que son auteur, qui 6tait> exactement
<renseigne, a desobei ἃ Dieu>. Il ya eu <en ellet> un temps oü Dieu
prescrivit au premier peuple d’entrer dans la terre promise, et le peuple
n’ecouta pas alors la prescription de Dieu, n’acceptant pas de jouir de ce qui
lui etait promis; mais plus tard, comme Dieu le retenait au contraired’yentrer,
il faut convenir que faire le mal est seulement desobeir ἃ Dieu ». — 8. HZKnIK(Z)-
wenoy] HzEnIKZ cemoy St. 9. ὠκξτηδι 5", ὠκξετοκάπ᾽ δ 5).
C (depuis 1. 9) S Ezn (jusque 1. 13). Bo 193,10-19%,13.
1. οὐ θέλει τὸ γεύσασθαι : S « ilne veut pas encore 41}}} goüte » — οὐ θέλει ἔτι (οὔπω θέλει) γεύσασθαι,
mais « encore », qui n’a pas de sens, est aller de « le » = τό, sous liinfluence de 1. 4. —
2. ἀλόγου : 5 « la haine deraisonnable », Ezn « une inimitie feroce (implacable) ». — 3. ἡ rapaxon
C Bo: S et Ezn s’accorderaient aussi avec une lecon τὴν mapaxonv. —4.&x τοῦ C Bo, οἱ οἵ. Ezn « car w:
S repond ἃ ἐξ οὗ ou ἃ ἐχ τοῦ. — 5. προστίμῳ : S « convention (pacle) » doit vouloir signifier « peine
fix&e ».— 6. ὑπερδάντα Μὰ Bo, cf. S « ayant transgresse », Ezn « ayant desobei,il a rejete » : ὑπερθέντα ἃ
— 7. «ὅθεν καί», d’apres S « c'est pourquoi aussi », Ezn « d’oü nous savons que »,> Ο. — 8. ἀλλά γε
δὴ... ὑπάρχει καχόν C (lextrait debute ἃ πολλάκις 1. 11), ἀλλά γε δὴ... <toüro> ὑπάρχειν χαχόν Bo
(d’apres 5). Le texte de C est abreg6, et plus encore celui de Ezn. Le slave, quelque peu obscur,
repond litteralement ἃ : ἀλλὰ διὰ τὸ τὸν θεὸν μὴ βούλεσθαι εἶναι (γενέσθαι, ou γίνεσθαι) αὐτό, πότε (interrogatif)
δ᾽ οὖν (δὲ) παραινεῖν (ἐγχελεύεσθαι, παροξύνειν) δεῖν ποιεῖν τὸ (τῷ) παραχούειν μόνον (τοῦ) θεοῦ σαφῶς (ἐκ)μαθὼν
τοῦτο ὑπάρχειν χαχόν, mais « ayant appris cela » est une faute pour« celui qui a appris » = τὸν (ἐκ-)
μαθόντα. On peut conjecturer : ἀλλά γε δὴ διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι «μὲν τὸν θεὸν γίνεσθαι αὐτό, «πότε δὲ δεῖ
ποιεῖν παραινεῖν, τῷ παραχούειν (τοῦ) θεοῦ μόνον τὸν "» σαφῶς «ἐχμαθόντα > ὑπάρχειν καχόν. --- 9. «ποτε γάρ;"»
Bo, d’apres S « car il y avait jadis »,> C. — 10. εἰσάγειν C Bo, « entrer » S; lire peul-etre ἐπάγειν
(ou ὑπάγειν), intransitif.
*Fol.27v°.
810 METHODE D’OLYMPE. [86]
ΒΟΓΟΥ kaaza' dmoro? xoyme cumıcam mpkcaoywaru NAoYıHRZ CA KOTA ἡ ypkez’
& ᾽ 22 5 5
Boxim KoAm Kakzzue 5 ΔΈΠΟΤΟΥ npumma Kazun. Taxo πε΄, Äme ἡ 3Ἐλὸ cn
COYIHECTROMIK NE COYTh 3Δλ, Erome akaa ne ΧΟΤΈΤΗ Boroy ΒΕΙΤῊ ἦ SARyu TEIT
ῬΗΤῊ ΟΥ̓ΤΑΤ ca.
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Mxo’ ne 380° gem alanoa® ΒΕΛΈΤΗ 310 Eme npecaoymarn Bora”.
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WATH EOTA,) πὸ mpkcaoyWwarm ΒΟΤᾺ ZA0, He AORpO ERITH MNHTR MM ca. Ne
NECHTRICAENZ KO EhI WT KOTA, MKoze * ne'" menkaktn πὸ mEcth Kaaro ἐπε ypecz''
KOAD KOAIW TKROPHTH ἹΤδ᾽ Toro KO Akaa'? ἦ πὰ ΠΡΛΈΛΟΥ MAUHTH CA Euoy JeKoy,
MKO CAMBICAENZ CATEOPENZ WT ΒΟΓᾺ ἦ ΒΈΛΕΝΙΕ Hurın AKo 340 ECTk NPOTHKAATH
CA NOREALNIM® ποκῖν, ce cuk CATKOPHTH. 2A0 ze pen! nykcaamanin "ἢ, NE MKOKE
CACTABZ Krim Apksae οὐ πὰ nkaknie pixz Hukrn AlaRoaoy, Nö HKo A TO
CEMIKARIEHX CA ErIBABIIE HZROAMEMOy pena’ Thu ze ΟΥ̓́ΕῸ JAKY ÄCTHn’HOyR npin-
MATH KAZNR ὦ πηχῖπε TRÖPHTR" CAMOXÖTRW'T EO CA HA oysenie πολλέτμ, WCTAETR
il se soucia moins de cet empöchement (qu’il n’avait fait des autres), car il
avait appris ἃ desobeir ἃ Dieu : il entra dans la terre promise contre l’ordre
de Dieu, et il regut le juste chätiment que reclamait sa faute. Ainsi, bien
que ces actions ne soient pas mauvaises en elles-memes, c'est parce que
Dieu ne veut pas qu’elles s’accomplissent que le diable apprend aux hommes
ἃ les faire.
D’autre part, il me parait qu’on est dans le vrai en disant que, des qu’il
fut er&& par Dieu, le diable savait qu’il est mal de lui desobeir. Car Dieu
ne l’avait pas ογόό depourvu d’intelligence, en sorte qu’il n’ignorait pas
que ce n’est pas bien de faire quelque chose contre la volonte de Dieu ; et c'est
pourquoi je dis que le diable est justement soumis aux tourments, parce que
Dieu !’a fait intelligent, et que, sachant qu’il est mal de s’opposer ἃ l’ordre
de Dieu, il a os& le faire. Quant au mal, j’entends la desobeissance, ce n'est
pas comme une substance pr6existante, je l’ai deja dit, qu’il est venu ἃ la
1. naaza 5, βχολλ 5). — 2. Wnoro 55 : lire peut-ötre WNAMO = τὴν ἐχεῖ,
— 3. pbez 5°, upkzz 5». — A. TARo ie 55, ou TAKOMe. — 5. ὁ 834, οἵλ 8". —
6. #4 55 : lire peut-tre A<uz>. — 7. Dans la marge, 5" ἃ le signe @. — 8. πὲ 380
S": SP 310 « il est mal de dire », d’apres me A0Rpo (1. 8) mal compris. — 9. EOTA
Bo : 50 ca 85. -— 10. ne est rajout6 dans 5‘, mais sans doute par la premiere main.
10
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10
15
An Dei le ee Sue
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[87] DU LIBRE ARBITRE. 811
’ ΄ ΗΝ - θ0 n \ v ὃ \ au 677 . ,΄, ’ = f n ἊΝ
ἐπέχοντος τοῦ θεοῦ τὴν εἴσοδον τὴν ἐκεῖ' ἔλαττον ἐφρόντισεν, παραχούειν τοῦ θεοῦ δεδι-
δαγμένος", χαὶ παρὰ τὴν θείαν βουλὴν εἰσελθὼν δικαίαν ἀπητήθη τιμωρίαν.
rt“ r Ν “4
[[Οὕτω ᾿ δέ",
εἰ χαὶ πάνυ (τὰ μάλιστα) ταῦτα τῇ φύσει οὐχ ἔστι καχά, διὰ τὸ μὴ θέλειν τὸν θεὸν
ἐνέσθαι (γίνεσθαι) χαὶ ἢ οἱ ἄνθ , διὸδζ x
γενέσθαι (γίνεσθαι) καὶ " οἱ ἄνθρωποι πράττειν διδάσχονται.
Ἀλλὰ μὴν" εὐθέως γεγονότα τὸν διζθολον πρὸς τοῦ θεοῦ εἰδέναι εἰπεῖν (φάναι) ὅτι χακὸν
ἯΣ
J
δοκεῖ. Οὐ γὰρ ἀνόητος γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ, ὥστε μὴ ἀγνοεῖν ὅτι οὐκ ἔστιν ἀγαθὸν τὸ
παραχούειν τοῦ θεοῦ, [ὅτι παραχούειν τοῦ θεοῦ χακόν,]7 οὐ χαλὸν εἶναί (οὐκ εὖ ἔχειν) μοι
παρὰ τὴν προαίρεσιν τοῦ θεοῦ πράττειν τι" τούτου γὰρ ἕνεχα χαὶ δικαίως βασανίζεσθαι αὐτόν
φημι, ὅτι νοητικὸς πεποιημένος πρὸς τοῦ θεοῦ χαὶ τὴν γνῶσιν ἔχων ὅτι καχόν ἐστιν
᾿ - Ἂς ΄ Pe N γεν x ὃν x \ ,
ἀντικεῖσθαι τῷ προστάγματι τοῦ θεοῦ, τοῦτ ἐτόλμησε ποιῆσαι (ποιεῖν). Τὸ δὲ χακόν
φημι τὴν παραχοήν, οὐχ ὡς σύστασίν τινα πρότερον οὖσαν (προῦποχειμένην) εἰς (πρὸς)
γνῶσιν εἶπον ἔχειν τῷ διαδόλῳ (τὸν διζδολον)", ἀλλ᾽ ὥς τι τῶν συμβεσηχότων γινόμενον
τῷ προαιρουμένῳ φημί: ὅθεν οὖν (τοιγαροῦν) " τὸν ἄνθρωπον τὴν ὀρθὴν λαμθάνειν τιμωρίαν
N Fl P > r ᾿ ΄ x FE ᾿ € ἢ ᾽ ἢ διὸ ΄ --
ἐφ᾽ οἷς πράττει" αὐτοθελείᾳ (αὐτομάτως, ἐχουσίως) γὰρ εαὐυτὸν εἰς τὴν ὁὀιδασχαλίαν (τῇ
connaissance du diable, mais comme un des accidents de la substance qui
resulte de l’usage de la volonte. Voilä pourquoi j’aflirme que l’homme regoit
la juste punition de ses actes : car c’est volontairement qu’il se livre ἃ
— 11. upecz 55, upkzz 5". — 12. akaa S®, paam 5". — 13. nikcaamanin St,
npecadwÄnit S°. — 14. camoxöTam 5", cauoxorutn” 8",
Ὁ (l. 1-2) S Ezn (depuis 1. 6). Bo 194,13.195,11.
1. τὴν ἐχεῖ U Bo: S « celle-la » τε τὴν Exeivnv, mais la forme peut £tre alteree de « la». — 2. ἔλαττον...
δεδιδαγμένος : le slave calque le grec, dont il conserve le singulier, ce qui parait donner le sens : « il
(!’homme) reflechit de fagon moindre, ayant appris ἃ desobeir ἃ Dieu, et ils (le peuple) entrerent... ».
Pour le texte grec, voir Nombres, xıy, Deuteronome, ı : Israel avait craint la puissance de ses ennemis,
et il craignit moins liinterdietion de Dieu. — 3. Le slave donne un sens satisfaisant, et les additions
de Bonwetsch sont inutiles. — 4. οὕτω δέ : S « ainsi », plutöt que « egalement» — ὁμοίως. --- 5. καί : 5
«et», qui peut etre une addition du slave, ou une faute pour « elles » = (γίνεσθαι) αὐτά. — 6. Apres
ἀλλὰ μήν, S a le titre: « Que ce n'est pas mal d’affirmer que le diable savait qu’il est mal de d&sobeir
ἃ Dieu » = ὅτι οὗ κακὸν φάναι τὸν διάθολον εἰδέναι κακὸν τὸ παραχούειν τοῦ θεοῦ. --- 7. Variante de traduction
par simple changement de l’ordre des mots : le traducteur a visiblement voulu accentuer l’opposition
de « mal» et « non bien ». Malgre l’accord de S et de Ezn « Satan sut qu’il est mauvais et non bon
que quelqu’un desobeisse ἃ Dieu », la redondance « mal, non bien » est peu satisfaisante. On peut
conjecturer : εἰδέναι φάναι ὅτι xaxoy παρακούειν τοῦ θεοῦ [οὐχ] εὖ ἔχειν μοι δογεῖ (cf. 19,13, 33.13, etc.), ou bien
«οὐ χαχῶς ἔχειν μοι δοκεῖ (cf. le litre de S : « que ce n’est pas mal »). — 8. Le sens probable du slave
est: « Je dis que la desobeissance est (le) mal, ce n’est pas comme (est) une substance preexistante
que j’ai dit qu’elle est ἃ la connaissance du diable » (ἔχειν τῷ διαθόλῳ, plutöt que « le diable l’a A sa
connaissance » = ἔχειν τὸν διάδολον). Mais la construction est lJaborieuse avec le verbe « avoir ». D’apres
Ezn « nous parlons de la desobeissance. Et cette desobeissance est venue ἃ la connaissance. de
Satan- », il faut supposer que « avoir » (ἔχειν) est alter& de « &tre venu » (ἥχειν), et restituer approxi-
mativement τὸ δὲ χαχόν, τὴν napaxonv φημι, οὐχ ὡς σύστασίν τινα προὐποχειμένην εἰς γνῶσιν εἶπον (εἴρηκα)
ἥχειν τῷ διαδόλῳ. --- 9. S « mais je dis comme un des aceidents arrivant ἃ qui a choisi; qu’ainsi ’homme
recoit le vrai (juste) chätiment » : le verbe « dire » a &t& rattach@ ἃ tort ἃ la premiöre phrase (Bo),
et il faut restituer... τῷ προαιρουμένῳ. Φημὶ τοιγαροῦν, cf. 73, 12, et Ezn « de plus nous disons que
l’homme subit justement le chätiment ».
812 METHODE D’OLYMPE. [88]
ze ca Suenin TorAaA ἐγλλ cAauız χύμετα. Xorknia πὸ ἧπάτε ἦ Nexötknia
EAACTB, NOCAKABCTEOYETR he Euoy' ἦ ἐπε MOM TEOPHTM Eike χόμετε.
- ἢ ἐλπὰ κε OYEO, ὦ αρϑαπε, πὲ TAATOAELLH zÄRIX ΤΟΝ KEITH BOTOY,
CATEOPENOM ke HUZ peyemm EETM πὸ AkHcTEY AlAnoam ἦν NOCADYUNHKWM
NoAAR’mIEN” CA ὠποτο ἡϑπόλεηϊι, Tku ze A πὸ MHcrunk Hz KAZNHTH ca
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KAZUA ὦ nuxme cuka’ ΟΧΤΕΟΡΉΤΗ. MAnome 50 Ne TAKZ EM WT EOTA KApHEZ
l’enseignement du diable, et il s’&carte de ses lecons de lui-m&me, quand il
le veut. Il a en effet la facultö de vouloir ou de ne pas vouloir, ce qui a pour
consequence le pouvoir de faire ce qu'il veut.
A. — Eh bien, mon ami, puisque tu nies que Dieu soit l’auteur du mal,
et que tu declares que le mal a &t& cer&& sous l’action du diable par ceux qui
lui obeissent et qui se sont soumis ἃ sa volonte, — ce pourquoi, dis-tu, ils
sont justement punis, parce qu’ils peuvent repousser les suggestions du diable
et qu’ils ne veulent pas le faire —, je desire te poser une question sur cet
instigateur du mal lui-m&me, sur le diable : est-ce que Dieu l’a ογόό tel, ou
bien s’est-il tourne de lui-m&öme vers le mal, contrairement ἃ sa nature
primitive ?
Ν. — S’il avait 6te er&6 tel par Dieu, il ne devrait pas encourir de punition,
puisqu’il resterait fidele ἃ la nature que Dieu lui aurait donnee : c'est en eflet
de ceux qui accomplissent quelque action contre la volonte de Dieu que
nous disons qu’ils sont condamn6s justement, parce qu'ils ne sont pas restes
1. Ey 55, peut-ötre alter de cemoy. - 2. MS‘, sans doute ἃ supprimer. —
3. Dans la marge, S° a le signe @. — 4. aykırae 5°, avec une lettre eflacde devant
A, sans doute T (en cursive), donc par correetion de ΤΑ Ἐπ’ ie. — 5. ΑΒΘ Β΄, par
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10
15
[89] DU LIBRE ARBITRE. 813
διδασκαλίᾳ) παρέχει (ἐπιδίδωσι), ἀφίσταται δὲ τῶν διδαγμάτων τότε ὅτ᾽ αὐτὸς θέλει. Τοῦ
γὰρ βούλεσθαι ἔχει καὶ μὴ βούλεσθαι ἐξουσίαν, ἕπεται δ᾽ αὐτῷ (δὲ τούτῳ) ' χαὶ τὸ δύνασθαι
ποιεῖν ὃ βούλεται.
— (Kat) ἐπεὶ τοίνυν, ὦ φίλε, οὐ λέγεις (φὴς) τῶν χακῶν ποιητὴν εἶναι τὸν θεόν,
πεποιῆσθαι (πεποιημένα) δ᾽ αὐτὰ φὴς κατ᾽ ἐνέργειαν τοῦ διαόλου [καὶ] τοῖς ὑπηχόοις"
παρασχοῦσιν (ἐπιδοῦσιν) ἑχυτοὺς τῇ ἐχείνου προαιρέσει, ὅθεν καὶ ἀληθῶς (ὀρθῶς) ᾿ αὐτοὺς
χολάζεσθαι φής, ὅτι δυνάμενοι ἀποδάλλεσθαι τὰς αὐτοῦ διανοίας οὐκ ἐθέλουσι, περὶ αὐτοῦ
δὴ (ye)* τούτου πυθέσθαι σου βούλομαι τοῦ διαόλου", πότερον οὕτως (τοιοῦτον) αὐτὸν
ἐδημιούργησεν ὁ θεός, ἢ αὐτὸς ἐπὶ τὰ χείρονα ἐτράπη, πρὸ τούτου οὐ γεγονὼς οὕτως
(τοιοῦτος).
— Εἰ μὲν οὖν οὕτω (τοιοῦτος) γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ,. οὐκ ἔδει αὐτὸν τιμωρίαν
λαμόάνειν φυλάττοντα ἑαυτὸν τῇ φύσει ὥσπερ (ὁποῖον) αὐτὸν ἐδημιούργησεν ὁ θεός" }}
τοὺς «γὰρ; " παρὰ τὴν προαίρεσιν τοῦ θεδῦ πράττοντάς τι διχαίως χρίνεσθαί Τ φαμεν ὅτι
μὴ ἔμειναν τοιοῦτοι ὁποίους ἤθελεν" ὁ θεός" -
[{εἰ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἀγαθός τις '" γέγονε, μετέ-
στρεψε (μετέδαλε) δὲ τὴν προαίρεσιν αὐτοῦ πρὸς τὸ χκαχὸν ἀποστὰς τοῦ χρείττονος, διχαίως
(δίκαιον) "' λαμόάνειν αὐτὸν τιμωρίαν ἐφ᾽ οἷς τολμῶν ποιῆσαι (ἐτόλμα ποιεῖν) "". Ὅτι γὰρ
1615 que Dieu les voulait; mais si Dieu en ἃ fait un ötre bon, et s’il ἃ detourne
sa volonte vers le mal en abandonnant le bien, il est juste qu’il regoive un
chätiment pour les actes qu'il a os6 commettre. Or le diable n’a pas te ογέό
+ ΝΆ ὃ ;
rature sur AOB9O. — 6. ἘΒῚ St, ἘΒῚ S®. — 7. cuka S°, avec A rajoute sur Ἔ; cukA 5"
(d’apres la copie de Bonwetsch).
Ὁ (1. 13-14) S Ezn. Bo 195,11-196,7.
1. 8 doit signifier « il suit pour lui », mais « lui » peut &tre alter& de « cela », ou representer τούτῳ
« cela » mal compris : ef. Ezn « d’oü suit aussi le pouvoir ». — 2.S « sous l’action du diable et aux
diseiples » ou « sous l’action du diable et des diseiples », mais il est vraisemblable que « et » a &le
rajoule, et que le datif du slave calque le datif gree mal compris : cf. Ezn « mais les maux sont,
moyennant la suggestion du diable, venus des hommes qui lui obeissent » (« des obeissants de lui » =
τοῖς ὑπηχόοις). --- 3. ὀρθῶς : S « selon la verite » ou « selon l’Equite », Ezn « justement ». — 4. δή (γε):
ef. Ezn « pr&cisement au sujet de ce möme Satan ». — 5. Apres διαθόλου, S ἃ le {{|{ πὸ: « A l’adresse
de ceux qui disent : est-ce que Dieua cree le diable mauvais, ou bien s’est-il transform& de lui-meme
pour prendre l’etat contraire ἃ sa nalure » = πρὸς τοὺς λέγοντας ὅτι ὁ θεὸς πότερον καχὸν ἐδημιούργησε
τὸν διάθολον, ἣ αὐτὸς μετεδλήθη εἰς τὸ ἀφύσιχον (τὸ παρὰ φύσιν, τὸ μὴ χατὰ φύσιν). — 6. γάρ S Bo,> C. —
7. χρίνεσθαι C, « est chätie » Ezn : S « punir et condamner », mais « condamner » doit &tre une
correction de « punir », et le slave repond ἃ « nous disons qu'il (Dieu) punit » — χρίνειν φαμέν.
— 8. ἤθελεν C : S « a voulu » = ἠθέλησεν. — 9. ὁ θεός CO, ὁ θεὸς <eiva> S Bo, mais Vaddition du
verbe « etre » s’explique par la syntaxe slave. — 10. ei δὲ... ἀγαθός τις : S « ou Si », s’opposant ἃ
« si done » = εἰ μὲν οὖν, ce qui prouye que « quelqu’un de bon » — ἀγαθός τις se rapporle au diable;
cf. Ezn « si donc il a &t& ογόό bon ». — 11. διχαίως : S « selon la justice », mais il faut sans doute
supposer une phrase nominale « il est juste que » = δίχαιον; Ezn « c'est avec juslice que ». —
12. ἐτόλμα : le tour slave par le participe present (en proposition completive) doit repondre au present
- ouä l’imparfait; Ezn « pour ce qu'il a ose ».
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* Fol. 28v°.
= Fol. 297°.
814 METHODE D’OLYMPE. [90]
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BONA oymapan, EraA monpania ErO KAACTK ZEINKIMZ AAMME yaswın. Ne πὸ
ΒΗΠΠᾺ ETO WTMETNHKA’ CKATKIA KNHTH NAPHYAAHT, ἀπὲ ἘΠῚ TAKZ" ΠΡΈΒΗΙΒΑΛΑ
ἤἄποσιε ΟΧΤΒΟΡΗ CA EOTWUR, A NE WCTABURZ ἐπε BR RZ Nee Ne BR npkcroynnaz"
WTIETNOE KO’ ἤπια πὸ NE Tome EcTn ἩΜΗῈ ἐπε uk apkuae οκλϑαότε "ἢ. Wr
Neromke M MOKAZAET CA NE NECATEOPENZ EBITH" ἀμμὲ KO NECATKOPEN ἘΠῚ EBIAZ,
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ukäme alaronz ZA. Nö οὐπὸ ὕπο ἡ πὲ ἐοτβοτβένο ποκαβαέτ'' ca zA0° Tome
BO ECTBCTEO πρξεμπλά Ne TEPNHTR EBITH WEOTAA 3λ0, WEOTAA MAKKI AOEPO.
tel par Dieu : c’est un point que j’ai etabli anterieurement, quand j'ai declare
que c’est l’envie qui &tait chez lui cause de cette volonte de faire le mal.
Et puisque tu me demandes de reprendre la question, je commence.
J’affirme quant ἃ moi que Dieu, en er&ant le diable, n’en a pas fait un
rebelle par nature, mais une force au service du bien; et je dis que c'est en
concevant de la haine contre l’homme qu’il s’est fait diable par sa. propre
volonte : c’est lui qui a abandonn& l’obeissance A Dieu et qui s’est mis A
desobeir et ἃ enseigner le contraire de ce que Dieu veut, en s’ecartant du
bien et en devenant pour ainsi dire un transfuge de Dieu. J’ai pour parler
ainsi le temoignage d’une certaine parole divine, qui l’appelle le serpent
fugitif, et qui dit : « <Avec le glaive », c’est-äA-dire>par un ordre, « Dieu
a tue Leviathan, le Serpent apostat » — car il y a eu reellement une parole
de Dieu qui tuait le diable, c’est ἃ savoir quand Dieu donnait aux hommes
terrestres le pouvoir de le fouler aux pieds. En eflet, l’Eeriture sainte ne
l’appellerait pas apostat, sil etait rest& tel que Dieu l’avait eree et s’il n’avait
1. KuNnkS®, sunnk SP. — 2. τὸ 8", valant sürement TA. — 3. K’YA ... HAYA 8",
NAYAT ... NAYAT 5’; peut-Öötre NAyA n’est-il qu'une variante de 8’4A introduite
secondairement dans le texte (cf. 70,17.72,1). —A. ΒΈΓΟΥΗΧ S*, sans doute pour BETOYNR.
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[91] DU LIBRE ARBITRE. 815
οὐ τοιοῦτος γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ προλχύὼν εἴρηχα τῷ λόγῳ, εἰπὼν τὸν φθόνον αὐτῷ (τὴν)
αἰτίαν εἶναι τῆς τοιαύτης προαιρέσεως" χαὶ ἐπεὶ πάλιν εὔχει (ἀξιοῖς) εἰπεῖν, ἄρξομαι τοῦ
λόγου.
Ἐγώ φημι τὸν διάθολον μὴ τῇ φύσει στασιαστὴν γεγονέναι πρὸς τοῦ θεοῦ, ἀλλὰ δύναμιν
τινα ὑπηρετικὴν πρὸς τὰ χρείττονα' ὃν φίλεχθρον γενόμενον ἐπὶ τὸν ἄνθρωπον τῇ ἑαυτοῦ
προαιρέσει διζδολον γενέσθαι λέγω. Καὶ ταλιπὼν γὰρ οὗτος τὴν θείαν (τοῦ θεοῦ) ὑπαχοὴν
παραχούειν ἤρξατο καὶ τὰ ἐναντία τῷ θεῷ διδάσχειν ἤρξατο", ἀποστὰς τοῦ χρείττονος χαὶ
ὡς εἰπεῖν δραπέτης (φυγὰς) γενόμενος ἀπὸ τοῦ θεοῦ. Μαρτυρεῖ δέ μοι οὕτω (τὸ τοιοῦτο)
λέγοντι θεία" τις φωνὴ δραπέτην (φυγάδα) δράχοντα αὐτὸν καλοῦσα, εἰποῦσα τῷ δὲ
προστάγματι (προστάγματι δὲ) ἐθανάτωσε (ἀνεῖλε) τὸν δράκοντα ᾿ τὸν ἀποστάτην" ἦν γὰρ
ἀληθῶς θεῖος (τοῦ θεοῦ) λόγος τὸν διζόολον θανατῶν (ἀναιρῶν), ὅτε τοῦ καταπατεῖν αὐτὸν
ἐξουσίαν τοῖς τῆς γῆς (ἐπὶ γῆς, ἐπιγείοις) ἐδίδου ἀνθρώποις. Οὐ γὰρ ἂν αὐτὸν ἀποστάτην
ἡ θεία γραφὴ ἐχάλει, εἰ τοιοῦτος ἔμενεν ὡς (ὁποῖος) ἐδημιουργήθη ὑπὸ τοῦ θεοῦ χαὶ μὴ
χαταλιπὼν ὃ ἦν εἰς ὃ οὐχ ἦν μετέθη: τὸ γὰρ τῆς ἀποστασίας ὄνομα ὅτι οὐ τὸ αὐτό ἐστι
γῦν ὃ ἦν πρότερον μηνύει. Ἀφ’ οὗ χαὶ δείκνυται οὐκ ἀγένητος εἶναι“ εἰ γὰρ ἀγένητος ἦν,
οὐκ ἂν ἀπέστη τῆς ἑαυτοῦ φύσεως. ᾿Βὰν δὲ χαὶ τοῦτο δῶμεν (I)? δύνασθαι (δυνατὸν εἶναι),
νῦν ὄντος τοῦ διαθόλου καχοῦ, ἀνάγκη φθέγγεσθαι ὅτι ἦν ποτὲ χαιρὸς ὅτ᾽ οὐχ ἦν ὁ διάθολος
χαχός. Ἀλλὰ μὴν ὡς οὐ φυσιχὸν (ἀφύσικον, οὐ κατὰ φύσιν) δείκνυται τὸ καχόν᾽ ἡ γὰρ
αὐτὴ φύσις ἐπιμένουσα οὐ φέρει εἶναι ποτὲ μὲν κακή, ποτὲ δ’ αὖ ἀγαθή.
pas abandonn& ce qu’il &tait pour passer ἃ ce qu'il n’etait pas : le terme
d’apostat indique qu’il n’est plus actuellement ce 411} etait auparavant.
Du meme coup il apparait quil n’est pas ineree : 51] e&tait ineree, il
n’aurait pas renonce ἃ sanature. Mais m&me si nous accordons que cela soit
possible, comme le diable est actuellement un &tre mauvais, il faut neces-
sairement declarer qwil y ἃ δὰ un temps oü le diable n’etait pas mauvais.
Et alors il apparait que le mal n’est pas attache ἃ sa nature : une me&me
nature pers6verant en elle-m&me ne souflre pas d’etre tantöt mauvaise et
tantöt bonne.
— 5. säryun] sirynz ἡ 5". — 6. mapnya 5’, NApmyeT 5. — 7. NApHYAAH Sa,
NApHYAAH Sb, — 8, TAKZ 95, TAKORZ 5". — 9. WTUETNVE 50 Bo : WMETNO πο 855,
WTUETHO E08 5». — 10. κλ3λέτι 5΄, ΤΑ 3 ΜΈΤΑ SP. — 11. MOKAZAET 55, ΠΟΚΑΞδΕΥ 5".
S Ezn. Bo 196,8-197,19.
1. οὗτος : $ « cette » — ταύτην ou « celui-ei » = οὗτος; Ezn « apres s’etre departi de la soumission ἃ
Dieu ». — 2.8 « il se mit... etil se mit » : "απ des deux verbes peut &tre une addition secondaire,
ef. Ezn « il se mit A desobeir et ἃ enseigner »; ou bien le gree avait deux verbes differents, par
exemple ἤρξατο καὶ... ἐπεχείρησε. --- 3. θεία :S « sainte.», et de m&me 1. 13, mais cf. 77,10-14 et Ezn « la
divine Parole ». — 4. Set Ezn a par (l')ordre il tua le dragon rebelle ». On peut supposer une
lacune ancienne, et retablir approximativement d’apres Isaie, xxvın, 1: « τῇ μαχαίρᾳ >, ὃ δὴ προστάγματι,
ἀνεῖλε τὸν δράκοντα. -- 5. δῶμεν : D « si nous donnons » ou « si je donne » (Ezn manque).
*Fol.29v°.
816 METHODE D’OLYMPE. [92]
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HENOCAOYIIANIE,
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BEZEHNENA BOYAETE, EAUNRCKBIX” xe mAakn° BAAXORZ.
— Muoxe πὸ merkaknie κὺρ &ctn ὦ Kosk, ce TAATOAATH NENOAOKNO URNHT
IH CA EMTH" UWIKE KO CE ECTh ποκα ECTHCTKA’ A πόλις NAKK ΒΟΥ ΠΧ BkAk-
Nie * HIIKI CTKOPHRZ AHMKOAA KUNENZ ECTh 3λον, TAnome ἦ πΕΠΟΛΌΒΗΟΥ ἦ ceMa
EBITH gen®. Haskıpan se ὦπλῃς BuNoy Erme Akaa mporkanın KoyAnee cero
CATKOPH EOTZ' PER ἀπὲ ce oyE0 AKO KAATATO ECTRETBA CHIN KOTZ NE XKOTK NOTAHTH
ca zaaroakhnim cno@uy Nm Toro Akaa WEARAENZ? EHTM' ero<me> Akna° ἡ
.. 4 ΕῚ Er) 7 κὰν
ΠΡΟΒΈΛΜΗ AYARONA WTETOYNARMA H JABKONZ carpkuarh Τα Δ: 3 npkeaoy
A. — Ehbien, sile diable a &t6 er&e, mais non pas er&& par Dieu tel qu'il
est, et 511 a abandonn& de lui-m&me le bien pour se tourner vers le mal, c’est-
aA-dire pour passer de l’obeissance ἃ la desob6issance, dis-moi si Dieu
ignorait qu’il deviendrait tel, et si c’est la raison pour laquelle il l’a er&e, ou
bien s’il l’a fait avec la connaissance de ce qui devait arriver. En eflet, si
Dieu savaitä l’avance ce qui arriverait, quelle n’est pas sa responsabilite
pour avoir donn& l’existence au diable! S’il ignorait que le diable deserterait
la cause du bien, il n’encourt plus de responsabilite, mais le voilA införieur
aux devins des paiens.
Μ. — Dire qu’il y ἃ quelque ignorance en Dieu, cela me parait absurde,
car c’est contraire Ala nature divine; dire d’autre part que Dieu, qui avait
la connaissance de l’avenir, est responsable du mal pour avoir ere& le
diable, j'affirme egalement que cela est absurde. Mais j’imagine la raison
pour laquelle Dieu, qui prevoyait ce qui arriverait, a er&& le diable, et je
vais la dire tout de suite. Dieu, qui est bon par nature, na pas voulu que sa
1. Dans la marge, S° a le signe @. — 2. &AnnscKkx 5», Earann’cnnig 5
3. ΜΑΔΈΗ 8, manke SP. — ἃ, Tanome A 855, TAKome S’ (sans ΠΗ), — 5. Lire peut-etre
10
15
10
[93] DU LIBRE ARBITRE. 817
— Ei τοίνυν χαὶ γενητὸς ἦν ὁ διάξολος, ἀλλὰ un οὕτω (μὴ τοιοῦτος δὲ) πεποιημένος
πρὸς τοῦ θεοῦ, ἀλλ᾽ ἑαυτὸν μετέδαλεν αὐτὸς ἐπὶ τὸ χεῖρον ἀπὸ τοῦ κρείττονος, τουτέστιν
ἀπὸ τοῦ ὑπαχούειν ἐπὶ τὸ μὴ ὑπακούειν, λέγε εἰ τοιοῦτον αὐτὸν γενησόμενον οὐχ ἤδει
(Ὠγνόει) ὁ θεὸς χαὶ τούτου ἕνεχα ἐποίησεν αὐτόν, ἢ τοῦ μέλλοντος γνῶσιν ἔχων. Εἰ γὰρ
πρότερον ἤδει (προεγίνωσχε), τίς (οἵα) αἰτία τοῦ εἶναι τὸν διάθολον"" εἰ δὲ μὴ ἤδει τὴν ἀπο-
στασίαν τοῦ διαόλου ἀπὸ τῶν χρειττόνων (τὸ ἀποστήσεσθαι τὸν διάδολον τῶν χρειττονων),
ἀναίτιος <utv> ἔσται, τῶν δὲ τῶν Ἑλλήνων ἐλάσσων μάντεων.
— Ὅτι γὰρ (μὲν) " ἄγνοιά τίς ἐστι περὶ τὸν Beöv', τοῦτο λέγειν ἄτοπόν μοι δοχεῖ εἶναι"
ἀνοίχειον γὰρ τοῦτ᾽ ἐστι τῆς θείας φύσεως ἡ" ὅτι ὃ᾽ αὖ πάλιν τῶν μελλόντων γνῶσιν ἔχων
πεποιηχὼς τὸν διάδολον αἴτιός ἐστι τοῦ χαχοῦ, ὁμοίως [χαὶ] ἄτοπον χαὶ τοῦτο εἶναί φημι.
Βεξαιοῦμαι (τεχμαίρομαι) δ᾽ ὅμως τὴν αἰτίαν dv ἣν προειδὼς τὸ μέλλον τοῦτον ἐποίησεν
ὁ θεός, λέξω δ᾽ ἤδη, ὅτι (τῆς) ἀγαθῆς φύσεως ὧν (ἀγαθὴν τὴν φύσιν ἔχων) ὃ θεὸς οὐκ
ἠθέλησε χρυφθῆναι τὴν εὐεργεσίαν (τὸ εὐεργετιχὸν) " αὐτοῦ χαὶ μὴ διὰ τοῦτο φανερὸς γενέσθαι
(χαὶ διὰ τοῦτο ἀφανὴς ὑπάρχειν)" δι᾿ ὃ χαὶ προειδὼς τὸν διάδολον ἀφιστάμενον (ἀποστη-
σόμενον) χαὶ τοὺς ἀνθρώπους ἁμαρτάνειν ποιοῦντα (ποιήσοντα), παραχούειν δὲ (τε) τῶν
προσταγμάτων αὐτοῦ", δὲ’ ὃ (1) " καὶ μᾶλλον (μάλιστα) "' τῷ ἀνθρώπῳ τὸ αὐτεξούσιον ἐφαί-
bienfaisance restät cachee et qw'ainsi il demeurät meconnu. C’est pourquoi,
tout-en prevoyant que le diable ferait defection et qu’il amenerait les hommes
a pecher et ἃ enfreindre ses ordres, — ce qui devait justement permettre
WBARAENZ «πε». — 6. Erome Akaal Ero akaa 55. — 7. TRopama] TRopa 5", qui se
rapporterait ἃ Dieu, ce qui est impossible.
S Ezn. Bo 198,1-20.
1. Apres μὴ ὑπακόύειν, S ἃ letitre : « A l’adresse de ceux qui disent : Dieu savait-il que le diable
deviendrait mauvais, ou l’ignorait-il? » — πρὸς τοὺς λέγοντας" πότερον ἤδει ὁ θεὸς τὸν διάδολον γενησόμενον
χαχόν, ἢ οὐχ ἤδει (ἠγνόει). --- 2. S « quelle cause d’ötre le diable (de l’existence du diable) », οἵ. Ezn
« e’est lui-m&me (Dieu) qui est cause »; la phrase est sürement exelamative, bien qu’elle se comprenne
plutöt en slave comme interrogative. Bonwetsch traduit « quelle faute aura le diable? », ce qui sup-
poserait « sera » ou «fut » — ἔσται (ἦν) τῷ διαθόλῳ au lieu de l’infinitif « Etre », etfausse l’argumentation.
— 3. ὅτι μέν : 5. «car que 5, mais cf. 22,14, etc. — 4. περὶ τὸν θεόν, Bo « chez Dieu », et non « dire cela au
sujet de Dieu » — περὶ τοῦ θεοῦ τοῦτο λέγειν : οἷ. Ezn « admettre l’ignorance dans le cas de Dieu ».
— 5. ἀνοίκειον... φύσεως : οἵ. 19,4. — 6. βεδαιοῦμαι : le verbe slave est ambigu et peut signifier
« jexprimerai » — ἐχφράσω (Bo) ou « j'etablis (je conjecture) » ; Eznik fait defaut. Mais chercher la
cause de la creation du diable, comme de celle du monde (101,5), c'est interpreter les intentions de
Dieu, ce qui ne peut se faire que par conjecture. — 7. ἤδη : S « eh bien done », qui doit repondre ἃ
«ἤδη (cf. 13,13, 15,8). — 8. τὴν εὐεργησίαν : S « sa bienfaisance »; Ezn « sa noblesse », mais la traduction
armenienne avait deja rendu « ayant sa nature bonne » par « est un ötre bienfaisant ». — 9. Ezn
‘« qu'il (Satan) se detournerait et qu’il ferait p&cher les hommes en les amenant ἃ ne pas preter
l’oreille ἃ ses commandements ». — 10. δι᾽ 5: Ezn « par ou », S« ἃ cause de quoi », qui peut traduire
aussi 7 (cf. 103,12). — 11. καὶ μάλιστα : S « et toutä fait » plutöt que « et davantage », Ezn « loutä la
fois ».
* Fol. 30r°.
818 ᾿ METHODE D’OLYMPE. [94]
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CAZAR HM ΒΟΓΖ, AA npkenkmmoe EAATOCTH ETO WEARZAENO πογλε' JAKONZ,
noAamNia? Akaa WCTARACNIA NpKREIX rpkxz, He APAKATH Re ZAOKH® ΠΡΗΟΝῸ
erome akaa &noro npkcaoymaxoy, NOCAOymAxXoy ze pABA CATROpENATO. Toro Akaa
pexoy πότον, ἀπε HM Sad mponkaame cmyero KOyAAATO ATÄROAA, CATKOPHTH’,
AA KAATOTOY® CROW YÄKWII NO" KATKETK, AA KAATOAKTR® Komim NOZNAETK YÄRZ',
AA IMNÖTOAHYNOE ETO MOZNARTE JARyn. με Ed πὲ ἘΠῚ MPOTHENATO CAOMENTA
3Aaro'', BAATGE MKomE BAATO EcTk ΜΕΒΈΛΟΜΟ ἘΒῚ KBIAO, (ΕΓ EAHNOTO CAnkak-
12
Nie HUIOYIHENZ NANUZ, NE skaoyıpeuz pazanyenia” BABBIUHX"
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W'3 cAMORAACTARN EM.
κ᾽ CHI ie H ολπὸ-
BAACTKBNOE WTNATO ΒΗ ERIAO WT YAKA, NOCAOYWANID TOKIO EAHNONOY staoypa
pAROTATH TÖUNO ke ἘΠῚ ErAO ὦ KChx YARZ CKoNYanie, Nepazadanıy coyıpa
KOTORAO MZKOAENIK, ἡ TOUNA ἘΠῚ BACHPOCHAZ NRINEIINIH ZAZ AApA.
-- Äye Re 0YEO RAATÖE CHOETO ECTKCTBA MOKAZATH χότα EOTZ WCTABACHIA
ΔΈΔΑ rokxa TAKOTO ΒΈΛΗΗ AHMEROAA πὸ opkak CTEOAH, πὸ “τὃ ec πὲ, δἴλβολον
au libre arbitre de l’homme de se manifester —, Dieu a ογόό le diable,
afın de rendre visible aux hommes l’exces de sa bonte, pour qu’ils soient
gratifi6s de « la r&mission des fautes anterieures » au lieu de conserver en
euxä jamais le mal en punition du fait qu’ils lui desobeissaient pour obeir
ἃ son esclave et ἃ sa cr&ature. Voila pourquoi, ἃ mon avis, Dieu a ογόό le diable,
tout en sachant bien qu’il deviendrait tel : il voulait montrer aux hommes
sa bonte, faire connaitre ἃ l’'homme [sa generosite, faire connaitre aux
hommes] lexcellence de sa nature. En eflet, sans l’antithese du mal, nous
n’aurions pas su que le bien est bien, puisque nous n’aurions eu connaissance
que du bien seul et que nous aurions ignore en quoi il differe du mal. En
1. Dans la marge, S' a le signe @. — 2. E'noro 5. — 3. pazanuenia 5",
paz’anyiA 5". — A. βογϑὲ 5᾽, KVaetT 5»... 5. πολλιληῖα 5", πολαϊληϊὲ 5} (d’apres
la copie et la note de Bonwetsch). — 6. ZA0EH 55, ZA0EK SP». — 7. CATEOPHTH (ou
carkoputn u) Bo, CATKopenA 5". — 8. KATOTOY 5", KATOCTR 5». — 9. BATOAKTR 8",
“Δ N en » Ἢ A x .
BATTR 5”. — 10. AA KATOARTR ... YAKZ 5° : cette phrase est peut-Ötre ἃ supprimer,
or
10
ε
"
Ψ
3
ὃ
10
[95] DU LIBRE ARBITRE. 819
8 r ἄν ἢ Ω “ « , - ᾽ ᾿ ο 5 4
vero!, ἐδημιούργησεν αὐτὸν ὁ θεός, ἵνα τὸ ὑπερθάλλον τῆς ἀγαθοσύνης αὐτοῦ φανερὸν γένη-
᾿ I}
- ’ δι x .Y , ᾿ - r ς 2
ται τοῖς ἀνθρώποις, διὰ τὸ χαρίζεσθαι (δίδοσθαι) τὴν πάρεσιν τῶν πρώτων (προγεγονότων)
ἁμαρτημάτων, μὴ φυλάττειν ᾿ δὲ τὴν καχίαν ἀεὶ ἀνθ᾽ οὗ (ὧν) ἐκείνου «μὲν: παρήχουον,
᾽ ΄ δὲ m ὃ r - , N “ r x r ᾽ \ 7 N ,
ἐπείθοντο δὲ τῷ δούλῳ τῷ πεποιημένῳ. Τούτου ἕνεκ φημι τὸν θεόν, εἰ καὶ πάνυ (τὰ μάλιστα)
͵ Ὁ - x = P Ξ Ἢ ᾿ r
προύδει τοιοῦτον γενησόμενον τὸν διάδολον, δημιουργῆσαι (xbrov)', ἵνα τὴν ἀγαθότητα
Ὁ - ᾽ ‚ ἮΡΕ " ᾿ ΩΝ "Ὁ --- ε „ Ὁ =
αὐτοῦ τοῖς ἀνθρώποις δείξη, ἵνα τὴν εὐεργεσίαν τοῦ θεοῦ γνῷ ὁ ἄνθρωπος, ἵνα τὸ διάφορον
αὐτοῦ γνῶσιν οἱ ἄνθρωποι". Εἰ γὰρ un ἐγένετο (ἦν) n ἀντικειμένη σύστασις χακή (τοῦ
- «'ν 5. ΄ - “ N ᾽ Η͂ δ ᾽ ᾿ " ᾿ ΄ Ξπ r
χαχοῦ, ἡ ἀντίθεσις τοῦ χακοῦ), τὸ ἀγαθὸν ὅτι ἀγαθόν ἐστιν ἄγνωστον ἂν ἐγένετο (ἦν), “τούτου
3 N ΄ in Β r ΑΙ Σ eo \ FW; ᾽ r \ ἢ τ
«χαὶξ- μόνου τὴν ἐπιστήμην ἐχόντων ἡμῶν, μὴ εἰδότων (ἀγνοούντων) τὴν διαφορὰν τῶν
£ 6 x IN ΄ x ’ ΄ 5 ᾽ f ᾽ > ᾽ -
χρειττόνων "" πρὸς δὲ τούτοις χαὶ τὸ αὐτεξούσιον ἂν ἀφῃρέθη (ἀπὸ) τοῦ ἀνθρώπου, τῇ
ὑπαχοὴ μόνον εἰδότος δουλεύειν: ἴσον δ᾽ ἂν ἐγένετο (Av) χαὶ πάντων τῶν ἀνθρώπων τὸ
4 ᾽ ’ ᾽ Ὁ ΄ "» ν᾿ ’ ε -
τέλος, ἀδιακχοίτου οὔσης τῆς ἑκάστου προαιρέσεως, καὶ ἴσην ἂν ἀπήτησεν ὁ νῦν χαχὸς δωρεάν.
— Εἰ τοίνυν τὸ ἀγαθὸν τῆς ἑαυτοῦ φύσεως δεικνύναι βουλόμενος ὁ θεὸς διὰ τὴν πάρεσιν
τῶν ἁμαρτημάτων τοιοῦτον εἰδὼς τὸν διάδολον ἐν μέσῳ ἐποίησε (εἰς τὸ μέσον ἔθηχε), διὰ
outre, meme le libre arbitre aurait ὁ 6 enleve ἃ l’homme, qui n’aurait su que
suivre servilement la loi d’obeissance. La me&me fin aurait attendu tous les
hommes, puisqu’il n’y aurait pas eu de distinetion entre les volontes indivi-
duelles, et les möchants actuels auraient pu pretendre aux memes faveurs
que les bons.
A. — Ehbien, si e’est pour faire voir la bonte de sa nature et en vue de
la remission des p&ches que Dieu, qui savait que le diable deviendrait tel,
l’a fait paraitre au monde, pourquoi n’a-t-il pas detruit le diable ensulte,
comme variante de traduetion de la phrase suivante. — 11. ZAaro 55, Bo, ZA0€
Masing (sans raison). — 12. pazanyenia S°, paz’anyiA 5”. — 13. Dans la marge,
: :
8558 le signe @.
S Ezn. Bo 198,20-199, 18.
1. Apres ἐφαίνετο, S a le titre : « Que l’'homme ne possederait que la connaissance (science)
du bien, ignorant la difference du mal » — ὄτι μόνου τὴν γνῶσιν (ἐπιστήμην) τοῦ ἀγαθοῦ ἂν ἐγίνωσκεν ὁ
ἄνθρωπος, μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) τὴν διαφορὰν τοῦ καχοῦ. -- 2. προγεγονότων, d’apres Rom., 11, 25, et Ezn « les
peches qu’ils ont commis anlerieurement ». — 3. μὴ φυλάττειν : l’infinitif slave est en l’air : « pourla
gralification de la remission des premiers peches, mais ne pas garder ». Il faul comprendre par le
grec : διὰ τὸ δίδοσθαι..., μὴ φυλάττειν δέ « ἀπ que leur soit donnee la r&mission des peches (cf. Ezn « en
vue du pardon ») et qu’ils ne gardent pas ». — 4. δημκουργῆσαι : S «er&e& », faute pour « creer » ou
« le ereer » (Bo); le pronom complement pouvait manquer dans le texte grec. — 5. Ezn « afın
que füt manifestee la bont6 de Dieu, et que les hommes connussent sa gräce ». Il est possible que
les. deux dernieres phrases du slave ne soient que des variantes de traduclion d’une m&me phrase
greeque, resultant de la diflicult€ de rendre le mot auquel r&pond Ezn « la gräce » et S « la
bienfaisance » et «le multiple ». Ce mot doit &tre ro διάφορον « Vexcellence »; l’hypothese de
Bonwetsch, qui suppose τὸ φιλάνθρωπον alter& en τὸ πολύτροπον, est ingenieuse, mais plus compliquee.
On peut done conjecturer une phrase unique : ἵνα τὸ διάφορον αὐτοῦ γνῷ ὁ ἄνθρωπος. — 6. Apres τῶν
κρειττόνων, S ἃ le titre : « Du libre arbitre » = περὶ τοῦ αὐτεξουσίου.
* Fol. 30v°.
*Fol.31 r°.
320 METHODE D’OLYMPE. [96]
NOKAZABZWOY ca ZA0y Mi BAATÖCTH soxin Ark BRIKUIM YÄKOMZ, Ne NOTOYEH
ἐτὸ x Toms, AA ne πηύπιλῆιπὴ οὐ παρ ας τ ὙΛΒΠΗ;
— Ne ἄπολις menomo οὗ πΈλπιε BoToy, AHMAKROAA TIOTOYEHTH, NM MKO JAAZ ECTk
cuprn * yayncrkn’ nuycöroxe CHNETO CTPACTOKATH ῥέπον, NA πρᾶποε MHYCHTOME
BEAHKBIX TEOPAIIE KOTA ATÄBOAA CAUIZ COBÖM IIOTOYEAAM, CAZAANTE IAAO ἢ TRANERNO
ἦ na nennitie paz’apkuntn” ca moMo" KTOpEE πὲ MKO TAKomEe NeRkA0U ΒΕ
EBIAO ποπεΐε KAATÖAKHCTKO ποτόμα BOYAAIIHUA YAKWII, ἀπε ἘΜ BApHRA ΟΥ̓ΙΠΟΡΗΔᾺ
MTÄRONA, KO:KAO πὸ JAKZ πὲ HIIKIH ΟΥ̓ CERE WEAHYENIA ἈΠῈ KAATZ CA ἘΠῚ B’2hIRAAZ
ἦ ἀκμὴ NOpERNOKATH πὴ XOTkAZ πότου, MKo ἦ ΤΟΝ πύρα Eu.
Toro akaa werpkae ἐτό, AA KcH yAyn KABWATO ΒΈΛΒΗΪΕ NPIHMOYTB,
Waoaknr ze Enoy Wukuz Waoaknin‘ Apksae. Ce Ko ΒΈλιπε IwAno H BEAHKO, AA
ποκπίη Ἱλπὰ WAOAKETR AlAKROAOY WT CAUOTO EOTA EANIM HAOYIENZ. TIOK >. Asome
KO OYIHTEAR Β0ὲ MPOPAZOYITkNIE CATKOPHRZ ὦ wroöykx cnonxz ἡ ΒΟΉ NAOYYHRZ
BPÄNENZ MUNIKE MAAATH® MIOTOYTR NPOTHKAARINEN CA, HCNOYCTHTR A NA RAN
Εράτ CA cz npornuennum, ἢ WAsakmiw ἦπι ἡ" ΟΥ̓ΤΗΤῊ CA KAMETh MH MOARHZATH NA
ne, merpkm me ἦ cAmoro KHTRA ΜΈΛΗΤΕ, TOKIO AA ἘΠῚ NEMAKOCTR? ZA%' Hme
des qu’il se fut montre mauvais et que la bont& divine se [αὖ manifestee aux
hommes, pour &viter la mort ἃ un nombre d’hommes plus grand’?
M. — Ce n’est pas 4} füt impossible ἃ Dieu de detruire le diable, ou
que Dieu se r&jouisse de la mort des hommes : sa nature, je l’aflirme, ne
comporte rien de tel. Mais d’abord Dieu n’accomplissait pas un bien grand
exploit en detruisant de sa propre main le diable, &tre chetif qui n’etait
qu’une erdature, et facile ἃ dissoudre et ἃ rendre au n&ant. En second lieu,
la bienfaisance de Dieu serait de la m&me facon restee inconnue des hommes
ἃ venir, s’il s’etait häte de faire perir le diable; et ne trouvant pas en lui-
meme de preuve nette du contraire, chaque homme se proclamerait bon,
et il se penserait en quelque mani£ere le rival de Dieu, comme ayant un merite
egal au sien.
C’est pourquoi Dieu a laisse subsister le diable, afin que tous les hommes
acquierent la connaissance du bien et que le diable soit vaincu par ceux dont
il avait 6t& d’abord vainqueur. C’6tait la en eflet un dessein grand et admirable,
que l’homme, enfant de Dieu, triomphät du diable, instruit par Dieu lui-
1. παδπκα ἀπιὴ 55, πόα ἀππτ ἢ 5), --- 2. oyupın 5". — 3. paz’apkumrn S“, avec
ΤῊ rajout6 au-dessus de la ligne, — ἡ, wavaknin 55, Waoaknn Bo, sans raison.
— 5. S® a dans le texte le signe ΠΟΙ͂ (en ligature), qui annonce une comparaison.
— 6. maaarn S°, Bo, noaATH S°, ὃ", — 7. NENAKOCTKR] HENAKOCTH (HE NAKOCTH) 55.
Apres ΔΈ, Bo ajoute <NOCATR>, et traduit « pour que seulement 115. n’emportent pas
10
15
[97] DU LIBRE ARBITRE. 821
, x ” Pre \ ΄ δ ‚ n " m ᾽ r n - - ,
τι δὴ OU, τοῦ διαθόλου δειχθέντος χάχου KL τῆς ἀγαθοσύνης τον θεοῦ φάνερας γενομένης
τοῖς ἀνθρώποις, οὐχ ἀνεῖλεν ' αὐτὸν (τὸ) λοιπόν", ἵνα vn πλείονες ἀποθάνωσιν ἄνθρωποι:
᾽ er N, m = n x ΄ ’ > ᾽Ν er ’ ᾽
— Οὐχ ὅτι ἀδύνατον τοῦτ᾽ ἦν τῷ θεῷ, τὸν διάῤολον ἀνελεῖν, οὐδ᾽ ὅτι προθυμός ἐστι
\ ἢ , ἢ Ξ ΄ = > ἢ Ἃ 5 Beten
πρὸς τὸν θάνατον (χαίρε: τῷ θανάτῳ) τῶν ἀνθρώπων" μηδὲν τοιοῦτον πάσχειν φημί, ἀλλὰ
m x ΕἸ “- ‚ "» « ι x ’ x ᾽ Ω -
πρῶτον -«μὲν"-- οὐδὲν τῶν μεγάλων ἐποίει ὁ θεὸς τὸν διάδολον αὐτὸς ἀφ᾽ ἑαυτοῦ (χαθ᾽
ce x > - Ν ᾿ nr \ x \ ’ Η͂ νι τ
ἑαυτὸν) ἀναιρῶν, δημιούργημα (κτίσμα) ὀλίγον χαὶ γενητὸν χαὶ εἰς τὸ μὴ εἶναι διαλυ-
θῆναι δυνατόν" δεύτερον δ’ ὅτι ὁμοίως ἄγνωστος ἂν ἐγένετο ἡ τοῦ θεοῦ εὐεργεσία (τὸ ...
᾿ ὴ 12 ı ἔπει ἐσοιυέ ς ἀνθοώποις I 00% ς (προλχϑὼν) ἐθ 7, ὴ
εὐεργετικὸν) τοῖς μετέπειτα. ἐσομένοις ἀνθρώποις, εἰ φθάσας (προλαρὼν) ἐθανάτωσε τὸν
“Προ οι oe
ἰχόολον, ἔχάστος ὁ ἀγύρωπος οὐκ ἔχων ἐφ’ ἑαυτοῦ τὸν ἔλεγχον " σαφῶς ἀγαθὸς ἂν ἑαυτὸν
ΝΑ το θ es or - > [7 m ἢ τὰν ἄν AN ῃ ταν ΚΣ
10 ἐκάλει χαὶ ὡς φθονῆσαι ἂν ἤθελε τῷ θεῷ [(ς(ηλῶσαι ... τὸν θεόν)". ὡς ἴσον φερόμενος αὐτῷ".
» Ἵ sr " ΄ ", =, , τ
Τούτου ἕνεκα εἴασεν" αὐτόν, ἵνα πάντες ἄνθρωποι τοῦ χρείττονος γνῶσιν λάθωσι,
Δ 5 ξεν ne ΄ , 7 # n - \ τ x x 7
νικήσωσι δ᾽ αὐτὸν οἱ ὑπ᾽ ἐχείνου νικηθέντες πρότερον. Τοῦτο γὰρ ἣν θαυμαστὸν χαὶ μέγα,
- -Ὁ ” 63 " Ὁ m - m ’ " ‚
τὸν τοῦ θεοῦ ἄνθρωπον νιχῆσα!: τὸν διάδολον πρὸς αὐτοῦ τοῦ θεοῦ ἀγωνίζεσθαι δεδιδαγμένον.
Ὥ, RN ΝδΝ Δ 8 - 7 r x - ὃ ᾽ n
σπὲρ γὰρ διδάσχαλος (γυμναστὴς) ἡ πᾶσαν πρόνοιαν ποιησάμενος περὶ τῶν παίδων αὐτοῦ
x r Ν “ἴδ r τ ’ r ΄
15 χαὶ πάντα διδάξας παλαίσματα οἷς πίπτειν (καταθάλλεσθαι) δύνανται οἱ ἐναντιούμιενοι,
’ ΄» δ " ᾿ x r ‚ ‚ ı? \, > 3 4 x x
ἐχπέμπει αὐτοὺς εἰς τὴν πάλην (παλαίστραν) ἀγωνίζεσθαι σὺν τοῖς ἀντιπάλοις, χαὶ τὴν
νίκην αὐτοῖς μανθάνειν (μελετᾶν) " παραινεῖ χαὶ σπουδάζειν εἰς αὐτήν, ἀμελεῖν δὲ καὶ αὐτοῦ
- -- ΄ ΄ ᾿ " ,ὕ ε δ ΄ - ΄ Ἵ ΕΝ . np “Δ
τοῦ ζῆν προστάττει, ιμκόνον εἰ ἐγένετο ἡ ἀδλάξειχ χακῶς (μόνον εἰ καχῶς ἢ ἀθλάθδεια) ""- 05 _
meme au combat. Ainsi un gymnaste qui a pris tout le soin possible de ses
eleves, et qui leur a appris tous les coups qui doivent leur permettre de
‚renverser ceux qui leur seront oppos6s, les envoie ἃ la palestre lutter contre
des adversaires, et il les exhorte ἃ s’appliquer ἃ vaincre et ἃ chercher de
toutes leurs forces le triomphe, il leur preserit m&me de risquer jusqu’ä leur
vie pour peu qu'ils ne puissent pas 6viter le peril sans honte; celui qui
un outrage mauvais »; mais cette addition est inutile, et d’ailleurs NAKOCTR signifie
« dommage » (βλάδη),
S Ezn. Bo 199 ,18-201,7.
᾿ 1. οὐκ ἀνεῖλεν : le slave repete la negation. — 2. λοιπόν : S « ensuite », Ezn « totalement ». ---
: 3. τὸν ἔλεγχον : S «l’aecusation (le fait d’&tre convaincu) », Ezn « aucun signe ». — 4. S « il voudrait
ἣν ‚comme rivaliser avec Dieu », a quoi doit repondre librement Ezn « peut-&tre m&me quelques soupcons
sseraient-ils venus ἃ naitre » (idee de « malveillance », φθόνος). --- 5. Ezn « que celui-lä 6lait quelqu’un
* ‚d’egal a Dieu » (rapporl& ἃ Satan); S « comme portant l’&gal de lui » calque sürement une locution
3 ‚grecque avec φέρεσθαι « obtenir (un prix, un rang) ». — 6. εἴασεν : Ezn « il le conserva », 5
« il le negligea (le laissa la) »; le verbe slave traduit ἐᾶν, οἵ. 47,17et 99,13. — 7. οἵ... νιχηθέντες : c'est ἃ
quoi repond exactement le slave, que Bonwetsch a mal compris; cf. Ezn « ἃ la place de ceux qui
„au debut avaient et& vaincus par lui ». — 8. διδάσχαλος : S « un professeur », mais Ezn « un
professeur de lutte », supposant γυμναστής (ou ἀγωνοθέτης, cl. Bo?, p. 515, 1. 18). — 9, μελετᾶν : S
« apprendre la vietoire », Ezn « avoir en vue la victoire ». — 10. μόνον el... χαχῶς : le slave
‚(legerement altere) signifie sürement « si seulement le non-dommage (ἀδλάδεια) avait lieu mal »;
Eznik paraphrase : « Car il estime qu'il leur vaut mieux mourir pour l’honneur de leur nom que
‚de rester vivants et avoir un nom deshonor& ».
PATR. OR. — T. XXII. — F. 5
or
rs
* Fol.31v°.
822 METHODE D’OLYMPE. [98]
οὐκ npkERIKANpA Harn ΟΥ̓ΤΗΤΕΛΑ ποβελ ΝΑ ἡ ὠλολ ἜΑ cnazania, WaonkErk
COYNOCTATOy ἦ φλλογὰ ca ἡ nkmeyn Nöca KA ΟΥ̓ῚΗΤΕΛΔΙΟ NPINACTR, NOKAZANTE
Tpoyaa Waoaknie noca NPWTHR’NHRA' A Mike DYUHTenA NA DAMATH NE HNATR, ΒΕ
ZAKHTR ie ΠΡΈΛΑ H IPOTHEZNAA COYMICTATOY BANTA, Ne zEad ze aa meyeT ca
&aoakmienz ὁποῦ, NAACTK CA CKOPO ΟἹ COYNÖCTATNHRA!" ὁπηὲ Skad Waonkracıız 5
H Blenz πὸ ACTHN%k οὐκόρητε CA, BOANKNATO Tpoyaa ne crepmE&rz. Taso um ἢ ΒΟΤᾺ
nn, ΞΑΠΟΒΈΛΙΜΗ cROhMM CA CYMOCTATOMZ NAOYIHRWA KATH aoupk cn0A YAKhI,
NOXKARATH WAOAKRWMATO Mnozme Ne WCPALIN AORPATO OYUHTEAA NAKAZANIA" ἀπμὲ ΔῊ
κτὸ ἄπο U nnyToxe ΠΗΈΒΧ zanonkan ROKTA CAKYIHT ca? ΕΖ ATABOAOY, Toy
*
Arie ὦ ZeEMAm * WEPAZUT CA, MoBkAnKıy He Hıımım 5 Tomoy mpAnz" Tku ze no 10
npanak ἡ Weoyikenie MpMENAeTR TAKORHIN, ETOike Akaa ne moAoEnKk ca norpoyan
BAHAHYE.
Toro akaa nerpkipn ca anAzoana pExz 5 umpoy πὸ ἡ ἘΖ BpANH ὁζ Kozinum
ΟΡ CA SyeHNHKEHI, ἤπιε πλάλέτε WADAkKAENZ, AR ἡ noxsaaa! apksnaro
&aoaknia Ero pazopur ca unınk TAKonKIUmKE YARKı, NORHNOyRIp_ cA® AoRpoy&noy® 15.
erpacrin? Ero Urpaza WAOAkTH HAOYAcNOMZ BAACTRNO. TOCTAAnz 50 τη NAUIHMA
HOTANA H ACKHTR ΤΕ, ΒΈρύόν ΒΑΜΙΒΊΠΗΧ oyaoaknz.
s’attache fermement aux prescriptions de son maitre et aux lecons qui menent
Ala vietoire triomphe de son adversaire et, tout joyeux, couronn6, il revient
vers son maitre en lui rapportant comme t&moignage de ses eflorts sa victoire-
sur son rival; mais celui qui, loin de se soucier de la victoire, perd le souvenir
de son maitre et qui a oubli& jusqu’aux coups qu’il doit opposer A celui qui
lutte contre lui, celui-la est rapidement renvers& par son adversaire, et ainsi
defait et bien battu il subit des outrages mörit6s pour n’avoir pas supporte
V’ellort de la lutte. De la m&me facon, j’estime que Dieu qui, par ses comman-
dements, a appris aux hommes, ses enfants, ἃ soutenir un beau combat contre
leur adversaire, donne ses louanges A celui qui en sort vainqueur, parce
qu'il π᾿ ἃ pas fait honte ἃ l’enseignement d’un Maitre excellent; mais celui-
qui ne fait aucun cas des prescriptions divines, quand ilen vient aux mains
avec le diable, est aussitöt renvers& A terre, faute de s’ötre maintenu dans
les dispositions qui meaent ἃ la vietoire, et c'est justement qu’un tel homme.
encourt une punition pour n’avoir pas fait les m&mes eflorts que son voisin.
Voilä pourquoi, comme je l’ai dit, le diable est laiss& dans le monde
comme dans une palestre oü il lutte contre les athletes de Dieu qui triomphent
de {|| et le renversent ἃ terre, alın que m&me la gloire de sa victoire nz
ἢ
1. coynöerarnuka 55, οὐποοτάτα 5). — 2. cARduHT ca 5“, coRoKYnÄTn
ca 5». — 3. ἦν» 85», —4, moxsaaa Bo, ποχβάλου 855. — 5. nosunoyripa ca-Sı,
I [99] DU LIBRE ARBITRE. 823
τύ x \ ΄ ΄ " 5 ῳ ΨΥ ΄ ΄ \ ἈΝ ᾿
οὖν (μὲν) μένοντα (novuna) ἔχει τὰ τοῦ διὸ χσαχάλου προστάγματα χαὶ τὰ τῆς VIANS παρᾶα-
\ N N ι γᾷ ἐν 3 ἴ
1 m \ > x > - D \ x ΄ - ΝΙΝ
δείγματα νυ νιχὰ τῶν ἀνταγωνιστὴν χαὶ χγαλλιώμενος χαὶ (τον) στέφανον φέρων τῷ διδα-
΄ ΄ ͵ A Si ᾿
σχάλῳ προσέρχεται, σημεῖον τοῦ πόνου τὴν νίχην [ἡτταν) φέρων τοῦ ἀντιπάλου" ὃς δὲ τὸν
ι
διδάσχαλον (γυμναστὴν)" ἐν μνήμῃ οὐκ ἔχει, λήθη, δὲ παρέδωχε χαὶ τὰ ἐναντία τῷ ἀντιπάλῳ
0
Tau re Kr) 3 m \ « na , δ Pr ἢ
ε ὅτι (μὴ ὅτι)" μεριμνῷ τὴν ἑχυτοῦ νίχην, χαταδάλλεται ταχὺ
5 παλαίσματα, οὐ μάλα ὁ
ὑπὸ τοῦ ἀνταγωνιστοῦ" οὕτω πάνυ νικώμενος χαὶ πλη σσύμενος ὀρθῶς NIT ETAL, τὸν τῆς
πάλης πόνον οὐχ ὑπομείνας. Οὕτω wor zur τὸν θεὸν δύχει (δοχεῖ)", ταῖς ἐντολαῖς αὐτοῦ
x Pr RER EN INS δ 4. ᾽ σῇ -» ᾽ ε ᾽ 6 + 3 - ᾿
σὺν τῷ ἀντιπάλῳ διδάξαντα ἀγωνίζεσθα! καλῶς τοὺς ἑχυτοῦ ἀνθρώπους, ἐπαινεῖν τὸν
’
’ -“ ᾽ " . ms a NIN Im N} 3 Νι ε δι ΄
νυχησαντα ὅτι οὐχ Ὥσχυνε τὴν τοῦ χαλοῦ διόασχάλου παιδείαν" ἐὰν δέ τις ὡς υηδὲν νομίσας
10 (μηδενὸς ποιησάμενος) τὰς ἐντολὰς τοῦ θεοῦ συνάψη (συμδλλ,) τῷ διασόλῳ, εὐθέως τῇ γῇ
προσπίπτει, τοὺς τῆς νίχης οὐχ ἔχων (τὸ) λοιπὸν τρόπους" ὅθεν διχαίως χαὶ (τὴν) χαταδίχην
΄,
Ἰ ei « Ὁ , ’ τ ’ rn " > [4 , - ‚
᾿ς λαμοάνει ὁ τοιοῦτος, ἀνθ᾽ οὗ (ἀνθ᾽ ὧν) οὐχ ὁμοίως ἐπόνησε τῷ πλησίον.
“
Τούτου ἕνεκα ἐᾶσθαι" τὸν διζόολον εἶπον ἐν τῷ κόσμῳ ὡς ἐν πάλῃ (παλαίστρᾳ) σὺν
Be ΕΝ βητχῖς [ἀθλητ δ ὑφ᾽ ᾧ ΓΞ TEN “ Net 7
τοῖς τοῦ θεοῦ μαχόμενον μαθηταῖς (ἀθληταῖς) ", ὑφ᾽ ὧν πίπτει νιχώμενος, ἵνα καὶ ὁ ἔπαινος
15 τῆς προτέρας νίχης αὐτοῦ χαταλυθῇ νῦν τοῖς ὁμοίοις ἀνθρώποις, ἡττωμένου τοῦ καλοῦ τῶν
ΓᾺ ΣΝ N τ SEN Υ ΄ 8 ᾿ \ ka \ ὦ
ἄθλων αὐτοῦ τρόπου νιχῆσαι: δεδι αγμιένοις "χυρίως", Κατέστρωται γὰρ τοῖς ποσὶν ἡμῶν
χαὶ χεῖται νεχρος, τῇ πίστει τῶν χρειττόνων χρατηθείς,
rieure soit detruite maintenant par le moyen de ces m&mes hommes qu'il
saires que Dieu a proprement instruits A le vainere. Car le diable est foul&
Ä
᾿
4
3 avalt vaincus, et que la beaute de son exploit soit eflacee A l’aide d’adver-
᾿
sous nos pieds et il est &tendu mort, ὑπό par la foi dans le bien.
τῷ © ” .. ἴ ..
ΠΟΒΗΝΟΥΟΊΒΗΠΙ ca Bo. — 6. AoBpoyenoy 5", AoupomY Sy. — 7. erpacrin] erprie
gun ἘΣ
>> erptu 5", Bo.
ἊΣ S Ezn. Bo 201,7-202,11.
1. παραδείγματα : S « les indicalions », mot de sens vague qui peut r&epondre A παραδείγματα,
διηγήματα, ἐπαγγέλματα, παραινέσεις, elc.; Ezn « les recompenses que procure la victoire », qui repondrait
plutöt ἃ τὰ ἐπινίχια. On peut supposer un lour comme τὰ τῶν ἐπινιχίων παραδείγματα « les lecons qui
assurent le triomphe ». — 2. διδάσχαλον S, « professeur de lutte » Ezn. — 3. Le tour slave « non
beaucoup que » doit repondre au grec μὴ ὅτι « loin de» : le sens est done «bien loin de s’inquieter »
et non « sans s'inquiöter beaucoup ». — 4. οὕτω par... δοχεῖ : 5. signifie « pense avec moi » (imperatif)
f τ plulöt que « il me semble », mais le traducteur a pu lire δόχει pour δοχεῖ (cl. 75,5). — 5. ἐᾶσθαι :
γον p. 97,11. — 6. ἀθληταῖς : S «les Elöves », Ezn « les athletes ». — 7. ὃ ἔπαινος : S est altöre, mais
ef. Ezn « la gloire de sa premiere victoire est detruile ». — 8. ἡττομένον... χυρίως. Telle est la
construclion de la phrase slave (ἃ une correction pres, qui s’impose); quant ἃ son sens exact, il est
plus difficile a preeiser, plusieurs mots pouvant avoir des significalions difförentes. Le mot-A-mot
_ est: « la belle forme’ de ses lultes (de ses souffrances, de sa passion) se soumeltant (ob6issant —
πειθομένου) ἃ des (hommes) instruits ἃ vainere aulhentiquement (avec puissance)». Bonwelsch comprend,
_ en modifiant le texte : « par des hommes qui obeissent (πειθομένοις) ἃ la belle image de sa passion »;
"mais «sa passion (ses luttes) » se rapporle sürement, non ἃ Dieu, mais au diable. Eznik traduit
largement : « par de tels hommes, qui par le desir du bien triomphent de lui et arborent le signe
_ dela vietoire dans la lulte », en raltachant δεδιδαγμένοις a ἀνθρώποις ; en slave m&me, le dalif « instruits »
peut eire appos& ἃ l’instrumental « par les hommes ».
824 METHODE D’OLYMPE. [100]
— (ac! me Aa Hmarn κόμεημ ὁλόπὸ ἐπε ὦ ZÄ0RM'
Trapesna” AH ECTh BEIHR HAN πη, ἡ πὸ 4TO NAYA” EOTZ TROHTH ΜΠΗΡᾺ.
na nkıpnoe ze BAZ’BOATHTH
ca χόϊμον, ἡ TERe TAKOME ΠΟΛ ὦ NEM CABPAIIHTH CAORO, ἢ KAA KUNA Eke EhITH
εἴ nnink, ne coyıpm eh Apkune, cnamm unk Merk. Ame 50 ne πἜλκπις sp CA
EOTWM, πὸ TO KBITIE MHPBCKOE NAYA TROPHTH BOTZ5
ἘΡῸΪ 820, -- Mzsoneniä ae 0yE0 ποκα * CAORO AAHTH YAKOY NEMONO ἡ WRAHIINO UNMT
Im CA KRITH, Here NH BAHKUKZ NAUIMXA MOMKETK KTO MBICAR enontaarn. ἢ
Cana πὲ OYRO KCAYECKKIX BAAAHIKA TOAHKA" TIOKAZA YAKOAWEKIA TIAOAZ MRome Mi
schhrn ΒΈΚΜΙ cno&A πολ znauenYa, ΟἿ Ame’ mw ca ΒΈΛΈΤΗ Naskıpam Akk.
βέκογ me OYEO IINÖTOMZ CKAZANTENR KEITH KOTOY Πὸ ΠΗ ἢ μπὲ TROPHTM ὁπ
πΈλιπε akno’ nepnoe XBITpocTnnoe wkaknie, EriYxe HENOAOKNO KR πρΑϑηὸν ΠΡΈΒΡΙ-
KATH, IORHNOYRINOY CA MOINOMOY TEROPHTH cn Mme nkaaue πτόφοἐέ me ἡ ἐπε
ECTHETEOM” CA ἐμὸν KAATOE, ἐπιε KEC MOARZKI ΠΡΈΒΕΙΒΑΤΗ πὲ ΜΉ ΛΊΠΕ CA" MINOTA ἀπὲ
ἦπα CHILE IWAORNA BEÄXOY ΒΟΓΟΥ, erome Akaa umpa EHITIE NAYA TEOPHTH. TIOK°.
ἄμε Βὸ πτὸ XBITNSCTR husın ham moycHKia Mal BpAYEHL Hal apknoakanctka,
&annome ca Akaa ne° AphKHTR HH XBITPOCTR CKOW IIOKAZAET” HZ, BE COyE XBITPOCTR
*Fol.32v°. ANETH UNHT CA, NH CAUZ ἠχ᾽ πε uk!" marcaamam ca nu Ankıız [ΔΈΛεΟΣ] "' ΧΑ
A. — Arrötons iei la discussion sur la question du mal; mais je desire
revenir au probleme de la matiere, et je te prie de bien vouloir, toi aussi,
achever de traiter ce sujet. Quelle est la raison pour laquelle la matiere
existe aetuellement, alors qu'elle n’existait pas tout d’abord? Je te demande
de me l’expliquer elairement. Car si elle ne coexistait pas ἃ Dieu, pourquoi
Dieu a-t-il entrepris de donner naissance au monde?
M. — Rendre compte de la volonte divine est pour !’homme, ἃ mon avis,
une chose impossible et prösomptueuse, quand nous ne sommes möme pas
en tat de röveler les intentions de notre prochain. Mais puisque le Maitre
de toutes choses a manifeste les effets de son amour pour I’humanite jusqu’ä
semer pour (chez) quelques hommes des signes de sa pensee, je vais ttex-
poser clairement ce que je crois savoir.
1. cAe 9°, ZA6 Sb, — 2. Dans la marge, 5° parait avoir la trace du signe #. —
3, ΒΑ 85, nAyAT 5», — A. TVAHKZ| TOAHKO 5%. — 5. ciAme 5". — ὁ. ΠΟ len
ligature) 5°, annoncant une comparaison, et tenant la place de ὥσπερ du texte grec;
Bo eonjeceture <MKOME> Äype. al: apkuonkanctsal apksoakancrno 3.5, — 8, akaan
10
15
[101 | DU LIBRE ARBITRE. 325
= N N Ὧδε "- fi ’ ‚ x Pr ἢ 2 \ x a em ᾽
— Ὧδε 0’ ἐχέτω τέλος ὁ λόγος ὁ περὶ τῆς χαχίας "" εἰς δὲ τὸν τῆς ὕλης ἐπανχ-
στρέψαι βούλομαι, χαὶ GE ὁμοίως εὔχομαι περὶ αὐτῆς τελευτῆσαι τὸν λόγον, χαὶ τίς ἣ αἰτία
m % ’ ῳ " ΡΟ , er > ν ἮΝ ἣν em
τοῦ εἶναι αὐτὴν νῦν, μὴ οὔσης αὐτῆς πρότερον, φράσον μοι σαφῶς. Ti γὰρ μὴ ἣν ἢ ὕλη
\ x m a τὸ N. Ρ- x , A ᾿ vor weine f
σὺν (pin συνῆν) τῷ θεῷ, διχ τί τὴν γένεσιν τοῦ κάσμου ἤρξατο ποιεῖν" ὁ Neo;
me x 5 ; ἐξ ει , NN ΕΑ = u ENG
— Τῆς μὲν οὖν προαιρέσεως τοῦ θεοῦ λόγον διδόναι τῷ ἀνθρώπῳ (τὸν ἄνθρωπον) ἀδύ-
Sn εν τ δ .\8 N 5 “ DNS τ ἡ Ps δύ ΄
varov χαὶ περιττόν (ἄσχημιόν) ἡ wor δοχεῖ εἶναι, ὅπου οὐδὲ τῶν πλησίον ἡμῶν ὀύναται τις
; „- Zu a a ER - τ τν ἀπε a 7 N - = Ἂν r
τὴν διάνοιαν ἐξαγγέλλειν. Kat ἐπεὶ οὖν (ἐπεὶ δὲ) ὁ τῶν ὅλων δεσπότης τοσοῦτον ἔδειξε
>
- [4 x ‚ x Er mn [4 - ’ - 1?
(τῆς) φιλανθρωπίας καρπὸν ὥστε (χα!) σπεῖραί τισι" τῆς ἑαυτοῦ διανοίας σημεῖα, ταῦθ
"" δ τὸ Ν , n 7
ἅπερ 0046 εἰδέναι ἐχφράσω σαφῶς.
l
m er das 4, “ 8 δι \ Η ΕΞ ΄ > \ Ey Π] Bere “
ποιεῖν TAUTX περ ἡπιστατο" υστέρον δὲ χαν TO τῇ φυσε! ἀγαθὸν ὑπάρχον αυτῷ. περ
ἊΝ \ ‚ > , ei x , ᾿ ᾽ ΞῊ € r „> Nr γῇ
πρῶτον μὲν τῆς τέχνης ἐπιστήμην, ἣν ἀργὴν μέν« εἰν" οὐχ ἐχρῆν ἡττωμένου τοῦ δύνασθαι
᾽ \ ’ ᾿ "Δ ὯΝ δι x ΄ “
ἀνωφελὲς μένειν οὖχ ἐδόχε;" πολλὰ δὲ χαὶ τούτοις ὅμοια πὸ
ὶ - :
τ προ
ΟΟΝ τῷ Ew, . περ κόσμου
10 1
΄ “.r m u x v > ’ 5 ἘΣ ΟῚ 5 N . PS
γένεσιν ἤρξατο ποιεῖν. ὥσπερ γὰρ ei!" τις ἐπιστήμην ἔχων ἢ μουσικῆς ἢ αὐ πάλιν" ἰατρικῆς
DJ = E} er - ΄ v ᾽ δ ᾿ er Ἴ
Ἢ τεχτονιχῆς, εἰς ὅσον τοῦ ἔργου un ἔχεται μήτε "5 dv αὐτοῦ τὴν ἐπιστήμην δείκνυσιν. μάτην
τέγνην ἔχειν δοχεῖ. υ»ήὴήτε αὐτὸς ἀπολαύων ὧν ἐπίσταται MALTE ἑτέροις γνῶσιν παοέγων τούτων
ν aut > - ‘ " ν
Eh bien done, je dis que Dieu avait plusieurs sujets de faire @uvre de
er&ateur : d’abord sa science d’artisan habile, qui ne devait pas rester inactive
en mettant en echee son pouvoir de realiser ce qu’il savait faire; ensuite sa
bont6 naturelle, qu’il ne convenait pas de laisser sans emploi; et il y avait
encore plusieurs raisons semblables, qui ont fait que Dieu a entrepris de
donner naissance au monde. C'est comme siun homme connait la musique,
ou bien la medeeine, ou l’art du charpentier : pour autant qu'il ne se met
pas ἃ l’onvrage et qu'il ne temoigne pas de sa science par son @uvre, on
pense qu'il poss@de inutilement son art, puisqu'il ne tire pas profit lui-m&me
ne] akaanie 55, akaanie (ou akaanim) «περ Bo. — 9. nonazae 5", nonazVern 50.
— 10. 8% 5". nkern SP. — 11. Ankırz [akaccz] Bo : ink akaccz St.
C (depuis 1. 10) S Ezn (sauf 1. 1-9). Bo 202,11-203,10.
1. Apres καχίας. Sa le litre: « La matiere est-elle erde ou non, et pourquoi Dieu entreprit-il de
ereer le monde » — πότερον γενητή ἐστιν ἣ ὕλη ἢ οὔ, χαὶ διὰ τί ἤρξατο ὁ θεὸς ποιεῖν τὸν κόσμον. — 2. τὴν
γένεσιν... ποιεῖν, ch. 1. 13-14. — 3. περιττόν : S « superflu », mais cel adjectif sert aussi ἃ traduire ἀσχήμων
« ineonvenant »; le sens doit @lre ici « vain », « presomplueux ». — 4. S « et puisque donc »
peut röpondre ἃ ἐπεὶ δέ. — 5. σπεῖραί τισι : S « semer pour quelques-uns », sans doute pour « semer
dans quelques-uns » (ἐνσπεῖραί τισι). --- 6. ἀργὴν μένειν, d’apres S « rester inaclive », el cl. Ezn « laisser
inactive » (pour le f&minin &pyr chez Methode, cf. Bo®, p. 300,2); ἀργεῖν uevC Bo. — 7. τοῦ δύνασθαι ( :
S traduit « le capable (la capacite) » = τοῦ δυνατοῦ. --- 8. ὕστερον C Bo, ἕτερον Pilra : S et Ezn « en
second lieu » supposent plutöt δεύτερον. --- 9. ὑπάρχον S, ὑπάρχειν C Bo. — 10. ὥσπερ γὰρ ei C Bo, « comme
quelqu’un, s’il connail » Ezn : S « carsi» — εἰ γάρ (et la phrase condilionnelle est en l’air), mais
precede du signe qui introduit les comparaisons; on peut eonjeclurer ὡσπερεὶ γάρ. — 11. αὖ πάλιν» S.
τ ς-- 12. μήτε C, μηὸξ Md Bo.
*Fol.33r°.
826 METHODE D’OLYMPE. [102]
ΒΈΛΈΕΗΝΤΑ πολλὰ Acaeccz, ἡ ἐπὶξ WT οετὸ TAme! ἐπογπεε MH NHAYATKA Ne shaamyeny
EBIBAET, NE ΟΟΥΒῊ XBITNOCTH ΔΈΜΟΤΒΕΜ ἘΠ πλᾶπε πὸ xsitpoern? ΔΈΠΟΥΒΟΙΝΧ
NOKAZANIE npiemAeTR MH MKOME CAORO pen EHITIA CAcTanaende’. DIOR‘. Tanome’
ΠΑ͂ΜΕ Ale Τὸ KAATZ CKIH Ne HNATR He ΒΒ KATTR TEOPHTH, B γε KAATZ CA
UNHTb KEITH" BAATOE BO TAATOACUKIX APOYTOMA ECTR, Ne ΟΥ̓ ke NURKINRE
K ΜῈ CE BOYAET, MC ΠΕΡΒΑ NH KAATO KOYACT, ΤΑΙ CA EZ WNONK TOKIO EAHNOLR
HIOYIHHIIR, NeRkAoMO Οὗ Eike Ποῦ <NH>® EBITH Toksoymıpmuz cero" Äne
AM COyTR MM’ MNIKE MOMET KAATOAKHCTEOKATH, TOTAA MOKAKET CA ETO KAATSE,
MOTOM ke ἡ KAATONOTIKENO ERIBAET NOANIHKWOYENA WT TOTO KRITH ECTRCTEA,
IINOTKIM® KAATOCTI[M|? Erd NACAAKATH cA moroymenz !".
Tkurze'! onpazwu A ὦ nosk pazoysrkrn Ecrn akmo, Aso Kcea Χμ τβόοστη
skaknie HAnsın, ἀιμε NE ἘΜ NHUICHTOME CATEOPHAZ, K coye ἘΠῚ " umkaz'” ca
KBITpocTR Mukrn, um coyıpemz KBIMZ MIKE NONE AKA Keirpeyn sm KkAue
NOKAZATH ca mornn’ Erome Akaa Akao caTKöpurn Emoy pexoy ἦ MOKAZATH
Hzkoanmoy 5 Akakx Ero'’. Ne πὸ aosaaue nkaknie Eanno npouk 5 mmgme Euoy
.
de ce qu'ilsait et qu'il ne permet pas aux auires de prendre connaissance de
sa science par ses re&alisations; et d£s lors il se rend semblable ἃ celui qui
ne sait rien du tout, du fait que son art n’agit pas : car c’est par l’action que tout
artse manıfeste et recoit, comme on dit, la realisation de son existence. Q’est
ainsi encore que d’un homme qui est bon, mais qui n’a personne ἃ qui faire
du bien, on pense qu'il est bon inutilement : car la bont& est par nature une
vertu de relation, et s'il n’existe personne sur qui elle puisse s’exercer, elle
n’aura elle-meme absolument aucune existence, restant cache dans l’homme
bon et connue de lui seul, du fait que ceux qui auraieut besoin de son action
font complötement döfaut ; mais 51} se rencontre des personnes que ’homme
bon puisse obliger, alors la bonte qui est en [αἱ a premierement l’occasion
de se manifester, ensuite il trouve lui-m&me un emploi heureux. de cette
nature 4111} a regue en partage, du fait quil y a quelqu/un pour proliter
de sa bienfaisance.
De lam&me maniere, il faut considerer que Dieu, qui ala connaissance de
1. TZAE] Tomoyme δ΄, TAKZMAEL ou Tanome Bo. — 2. ABITIOCTR S’ : d’apres
la 2° edition de Bonwetsch, S” porterait KBITOCTH, qui serait la bonne lecon
(= τῶν τεχνῶν): mais cette variante de S” n'est βίρπα]όο ni dans la premiere edition,
ni dans la copie de Bonwetsch. — 3. CACTABAENIE] οχοταβλεηῖλ 55. — A. ΠῸΝ 8:
(en ligature) dans le texte. — 5. TAKORE 85", ou TARO. ae. — ὑ. MHCKoONH <NH>|
HcKonH 5". — 7. πη ἢ 5.5 (avec ἦ rajoute au-dessus de la ligne),> S”. — 8. MNÖTBIM
ou πη 3 ἘΠῚ mmörkg 5°. — 9. saarocrn Bo, kArderin 5°. — 10. moroymenz S%,
10
μ᾿
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ἀφ ABEL ENTE ἐκ σα τϑ
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[103] DU LIBRE ARBITRE. ἊΣ
᾽ ı 3
PERF, 2 \ vo. 2 mr \ N ᾽ P , Es .
τῷ koyw', καὶ τὸ ἐντεῦθεν ὅμοιος" τῷ μηδὲ τὴν ἀρχὴν" ἐπισταμένῳ γίνεται, μὴ οὔσης τῆς
Pe nk ὡ \ ü 1 =
)Ξ 0 ἑ ΕΣ ΝΥ ΔΑ ne ΔῈ ἢ ἣν δεῖξιν ) Er ἮΝ ΠΕΣ
τέχνης ἐνεργοῦς" ἑχάστη γὰρ τῶν τεχνῶν διὰ τῆς -ἐνεργείας τὴν δεῖξιν λαμοάνει χα! ὡς
Ψ, 3 RT ΠῚ «ε , ΄«- " ᾽ “Δ " »
re εἰπεῖν" τὴν τοῦ εἶναι" σύστασιν. Ὁμοίως δὲ πάλιν εἴ τις ἀγαθὸς ων μὴ ξεγο!: οὺς
-" ΄ ᾽ nd Ν - x x ’ \ - 7 , τ
εὐεργετῆσαι δεῖ, μάτην ἀγαθὸς εἶναι δοχεῖ. τὸ γὰρ ἀγαθὸν τῶν πρὸς ἕτερον πέφυχεν εἰνα!,
a = 13 κ᾿ BERND, οἷ 2 B- - Ξ ᾽ N NS} ’ ΄ 3
5 οὐκ ὄντων δέ τινων πρὸς οὕς ἐστιν᾽ τοῦτο, τὴν ἀρχὴν οὐδ᾽ ἀγαθὸν ἔσται, κρυπτόμενον ἐν
Ω ΄, Pe} ER 2 v , x « " Ν δ ῃ \ ’ x δι - Ὁ \ ἧς
ἐκείνῳ τῷ ἔχοντι χαὶ μόνῳ γνωστὸν ὑπάρχον, διὰ τὸ τὴν ἀρχὴν μηδὲ παρεῖναι" τοὺς τούτου
N Ξ ER ᾿ AR R 3 ζ FL
δεομένους" ἐὰν δὲ παρῶσίν '" τινες οὺς εὐεργετεῖν δύναται, τηνικαῦτα δείχνυτα: υὲν αὐτοῦ
-. Be er ΄ ” τι NEN ἐν αν Ὁ; τ > ‚ ΄ 13
πρῶτον '' τὸ ἀγαθόν, ἔπειτα δὲ τὸ εὔχρηστον "" γίνεται τῷ τῆς τοιαύτης φύσεως εἰληχότι "",
ΕΟ πετ τες ; RT 5 \
πολλῶν τῆς es αὐτοῦ ἀπολαύειν δυναμένων.
x ι “ἢ a “- 2 . ΄, ΄ x "» ,
10 Τὸν αὐτὸν δὲ' ἡ τρ ὅπον χαὶ περὶ τοῦ θεοῦ σχοπεῖν χρή, ὅτι πάσης τέχνης τὴν ἐπιστήμην
»ο > ἝΝ ΝῊ R ΄ ΝΥ , 7 a5» - τ “"
ἔχων, ει undev res: PATNY ἐδόχει τὴν ἐπιστήμην ξχειν, un" Ὥντῶν τινων OLS ZZV
18
”_ 16 3 er, εἴα Sr ΤῊΝ 1952 \ ᾿ 5" τὰ
ὡς τις ᾿ ἐπιστήμων ὑπῆρχεν δείχνυσθαι "΄- Ἢ τὸ ἔργ ον πεπονηχένα: "ὃ λέγω. τὴν τέχνην αὐτοῦ
2 5 - ” . - ’ u [2 , », -
EV αὑτοῖς τοις εργοις ἐπιὸ εἴξαι προαιρούμενον ὁ" . Οὐ γὰρ ἤρκει 7 ἐπιστημἢ μόνη. ανε τῶν
tous les arts, aurait semble, s’il w’avait rien @uvre, posseder inutilement
cette science, quand il n’aurait rien existe pour attester au moins la presence
d’un artisan habile; et je dis que c'est pourquoi il a produit son τοῖν ΓΘ,
parce qu'il voulait manifester son art dans ses r&alisations m&mes. Car Dieu |
ne pouvait se contenter de sa science seule, sans objet sur quoi l’appliquer :
aorYıpnm SP. — 11. Tkume S°, ou Tku me. — 12. unkaz S°, umma 5". — 19. re
ἐτὸ S® : lacune, soit dans l'original gree, soit dans le slave, par chute de τὴν τέχνην
ou de KBITIOCTR.
CS Ezn (abrege). Bo 203,10-204,9.
1. τρύτων τῷ ἔργῳ] τούτων τῶν ἔργων Ü Bo; S (allere) repond de meme ἃ τούτων... τῶν ἔργων:
wais Ezn « ni ne revele ἃ d’aufres la connaissance de οδί art » suppose τούτων « ces choses »
(& ἐπίσταται). D’apres l’ordre des mots dans S (qui prouve peu), on peut conjeclurer ware ἑτέροις
τούτων γνῶσιν παρέχων τῷ ἔργῳ. — 2. ὅμοιος Bo, ὁμοίως ἃ (S est allere). — 3. τὴν ἀρχήν : S parait en
faire un compl&ment direct : « ἃ celui qui ignore meme le commencement ». — ἡ. τῶν τεχνῶν (ἃ :
S“ « chaque art », mais S® porte peut-elre « chacun des arts ». — 5. ὡς λόγος εἰπεῖν Ü, ὡς λόγον
εἰπεῖν Bo: cf. 9,8. — 6. τοῦ εἶναι S Bo, τοῦ ὁμοίου C. — 7. τῶν πρὸς ἕτερον Ü, « consiste ἃ ce que
les autres en jouissent » Ezn : S comprend « appartient aux choses dites ἃ un aulre ». — ὃ. ἔστιν
C Bo, ἔσται Μά; S « sera » ou « est ». — 9. Ev ἐχείνῳ... παρεῖναι ὦ Bo : S repond ἃ ἐν ἐχείνῳ τῷ
ἔχοντι χαὶ μόνῳ, «ἄγνωστον ὑπάρχον τῷ (plutöt que διὰ τὸ) τὴν ἀρχὴν παρεῖναι, mais il faut retablir
« <ni> etre » — μηδὲ παρεῖναι ; la variante « inconnu » - ἄγνωστον resulle d’une coupe faulive de la
phrase. — 10. ἐὰν δὲ παρῶσιν] ei,ö: παρῶσιν Q, ei δὲ πάρεισιν Bo Μά, avec la conjecture ἂν (Av) δὲ παρῶσιν.
— 11. πρῶτον > 5. — 12. ἔπειτα δὲ τὸ εὔχρηστον C Bo : S repond ἃ ἔπειτα δὲ (Kal) εὔχρηστον (sinon
ἔπειτα δέ τε εὔχρηστον). — 13. τῷ... εἰληχότι C Bo : S « ἃ celui qui a oblenu d’etre de celte nature »
— τῷ εἰληχότι ἐκ ταύτης εἶναι φύσεως. Tout le passage, sans supposer necessairement un texte different
de celui de GC, semble mal compris dans la traduction slave, et le sens parait elre « ensuite cela
devient &galement utile ἃ qui a recu l’Etre de cette nature (celle du bien) ». — 14. δέ C Bo, δή MdKl;
S — τὸν αὐτόν ou τοῦτον δέ (δή), et ne prouve rien. — 15. μή CBo: S —= μηδέ (ou μή). — 16. κἂν ὥς τις] χἂν
ὅτι C, χἂν ὅτι ἐπιστήμων «τις» Bo?, ἂν ὅτι ἐπιστήμων Μὰ Bol; S = av ὡς ἐπιστήμων τις. —
17. δείχνυσθαι C, δεικνύναι δυνηθείη Md (ou δείξειεν) Bo : S « n’existant pas (m&me) quelques (personnes)
A qui (Dieu) pouvait au moins se montrer comme &tant un (artisan) habile »; le tour slave « pouvait
(litteralement « pouvant ») se montrer » est une traduction libre. —18.7]% C, διὰ τοῦτο Bo, d’apres 5
«A cause de quoi ». — 19. πεποιηχέναι « αὐτόν" Bo, d’apres S, qui ne prouve rien. — 20. av...
= προαιρούμενον Ε: S repond litteralemeut ἃ (καὶ) ἐπιδεῖξαι προαιρούμενον ἐν τοῖς ἔργοις αὐτοῦ, avec chute de
πὴν τέχνην (dans l’original grec ou dans le texte slave).
* Fol.33v°.
828 METHODE D’OLYMPE. [104]
ΒΈΛιπε akno ΒΒΙΤῊ Koroy’ NENOTHERNO ΟΥ̓ Mero, nase ie NPAZANd enyeroe np&-
EBIBATH TOKAZORAME ca. MH cmaa ze me ΔΈΠΟΥ ΒΟΥ ΟΙΒΤΑ Ne ἘΠῚ ἘΛΑΓΟ ΠΟΤ ΈΚΝΑ
HıoyıYenY" NZ οὐπὸ MH KAATZ CKIH Ne ΠΕ NACAAZKAA CA BAATOCTH ὑποεἃ, Tpk-
BOyRıınx EA πὲ ἡπεῆῖη. Tku xe KAATZ cKım
7 1
Mxo! wr ne Coypnx ΜΗΔ.
CAZAA M NE CoyıpaA? CATROpM, CHI
u Apksae [mosazanial? KAATÖCTK MOKAZATH HZKOAHRZ" ce 50 nokenkumaro Ectk-
CTEA ECTK BAATA, Eike KHTIE MOAATH NE KRIKIIHMA NHKOAHKE MOTOM πὸ ἦ
Kaypsmmg Orkıpanfens, me EcTk ἘΜΙΒΙΠΗΙΠΙ WT Nero ὠξπιμαλα᾽ ne KHITIE 50
ΤΟΙ EAHNO πόλλ Hz, Nz H ΒΑΙΒΒΙΠΗΧ CA HACAAKATH, CHUE BAATOCTR (ΒΟ
NOKAZOBATH XOTA" ΗΠ πὸ MKO M ECTR KAATGE MOKAZA"ETR ca, TpkroyBıpaa Hırkın.
KR’ cum? ae, Äype ne ἘΜ UHPRCKATO KHITIA CATEOPHAZ BOTZ, MC TEpBA ἄπο
ECTh KOTZ HERKAWM ΕΠ KBIAZ, Ne cCoyıpHlz MOTOYIHHLK oystakrn η΄ Tku
πὸ ἢ πὰ oyskaknie cA ΜΈΚΗΠ ΠΡΈΛΛΟΚΗΤΗ χότὰ H MKOME ECTh MOKAZATH
IIBICAA, CATKOPH MKOmE BRAOMA cene MOAATH, CHNE TOTO M CKOETO ECTKETKA NACAAT
7KATH CA MOTEIN.
Ipouce AN ΟΥ̓πὺ ΜΉΦΑ CACTARAENIE yAyncKATO ΔΈΛΔΑ CADYKENTA EHITH' penoy
noTpkankinz EA, yAKA πὲ camoro Akaa KOTA, AA CAAKHTR BAAABIKOY, Mm Δὰ
cet Etat d’inaction lui paraissait sterile, ou pour mieux dire paresseux. Puis,
une force non agissante ne peut qu’ötre sans profit pour celui qui la possede,
et Jui qui etait bon, il ne jouissait pas de sa bonte, faute d’avoir sur qui
l’exercer. Voilä pourquoi, etant bon, il a fait euvre de createur et a donn&
l’etre au neant : il a voulu manifester sa bonte, d’abord par cette er&ation
meme, car c'est d'une nature &minemment bonne que de procurer l’ötre ἃ ce
qui n’a jamais exist6; puis egalement par la promesse d’un bien superieur
qu'il a faite ἃ ses er&atures, car il ne leur a pas accord& seulement l’existence,
mais aussi la jouissance du bien supr&me, voulant montrer par la le bien
qui etait dans sa nature : c’est lA encore, en effet, un moyen pour le bien
de manifester son existence, que d’avoir qui le desire.
En outre, si Dieu n’avait pas donne naissance au monde, sa qualits de
Dieu restait completement ignorde, puisqu'il n’y aurait eu personne pour
en avoir connaissance; c'est pourquoi, voulant porter sa divinite ἃ la connais-
sance de tömoins et montrer qu’il existe, il a er6& un etre dans lequel il püt
l. Dans la marge, St ale siene . — 2. CA2AA MH Ne coymaa Bo : CAZ2AANIA
le} ie}
coymaa 55. — 3. noKAazania 5" (= πρὸ τοῦ... δεῖξαι), premiere traduetion, corrigee
10
ae A τ σῶν» τον
[109] DU LIBRE ARBITRE. 324
ἐν οἷς ὑπάρχειν ἔδει, τῷ den!" ἄχρηστον γὰρ αὐτῷ", μᾶλλον δὲ ἀργὸν τὸ τοιοῦτον μένειν
ἐφαίνετο. Ἥ τε" δύναμις οὐκ ἐνεργοῦσα οὐκ ἂν εὔχρηστος ἢ -:νΞ- τῷ κεχτημένῳ, χαὶ "
ἀγαθὸς ὧν οὐκ ἀπέλχυεν τῆς ἀγαθοσύνης αὐτοῦ, τοὺς δεομένους αὐτῆς οὐχ ἔχων. Διόπερ
ἀγαθὸς ὧν" ἐδημιούργησεν χαὶ τὰ οὐχ ὄντα ποίηχεν᾽. διχ τούτου χαὶ πρ ὦτου " τὴν
5 ἀγαθοσύνην αὐτοῦ " δεῖξαι προαιρούμενος" τουτὶ τ ὑπερδαλλούσης φύσεώς ἐστιν ἀγαθῆς, τὸ
εἶνα!: παρασχεῖν τοῖς οὐχ οὖσιν ποτέ" ἔπειτα δὲ χαὶ διχ τῆς τῶν χρε!: ττόύόνων ὑποσχέσεως, ὰ
δὴ" τοῖς πρὸς αὐτοῦ γενομένοις ἐπηγγείλατο" οὐ γὰρ τὸ εἶναι μόνον παρέσχεν αὐτοῖς, ἀλλὰ
BER
χαὶ τῶν χρειττόνων ἀπολχύειν, οὕτως αὐτοῦ τὸ ἀγαθὸν ἐπιδειχνύναι προαιρούμενος" διὰ
EN τς ee ae 2 5 5
τούτου γὰρ καὶ ὅτι ἔστιν τὸ ἀγαθὸν φαίνεται. τοὺς χρύζοντας ἔχον"
δ
ἸΠρὺς δὲ EA TERN ΤΟΣ ; Sr Del nr: 3 08
10 POS 0E τοῦτοις,. εἰ UN χόσμου γένεσιν ἐποίησεν ὁ θεός, τὴν ἀρχὴν τι ἐστιν ὕεὸς
ῃ
Ἂ Ξ Ὁ x ; ; τ
ἄγνωστος ἦν, οὐχ ὄντων τῶν γινώσχειν "ἢ δυνχμιένων᾽ ὅθεν χαὶ εἰς
ες ΄ : “ «» γπ BEN ΄ 3 1 -
προΐγειν βουλόμενος χαὶ ὅτι ἔστιν δεῖξαι θέλων, ἐδημιούργησεν ἐν ῳ΄γνῶστον παρασγ εἴν
΄ Ὁ r x € - ᾿ .
ἑαυτόν <, οὕτω τούτου καὶ τῆς ἑαυτοῦ φύσεως ἀπολαύειν δυνάυ: evoc>'?.
u \ - \ Ει , \ N Be
7 je) μὲν οὖν λοιπὸν τοῦ χόσμου συστημα διὰ τὸν ἄνθρωπον γεγονέναι φημ." πρὸς Um vnper
-
15 σίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ '΄, <rov δ᾽ ἄνθρωπον δι’ αὐτὸν τὸν θεόν... "΄ ὅπως δοξάζη τὸν
mettre la notion de son existence <, ce qui lui permettait de jouir de cette
cr&ature et de sa propre nature divine> .
Ainsi je pretends que l’ensemble du systeme du monde a “te cr&& pour
l’homme et en vue de satisfaire A ses besoins, <et que l!’'homme a et@ eree
Di wen Hi a ᾿ ;
pour Dieu, > afin qu'il glorifiät son Maitre et pour que la bonte de Dieu
en apkane “ον TOKAZATH. — A. COylpHnz 5°: lire sans doute coyenz, οἱ de meme
102,5.
C S Ezn (abrege). Bo 204,9.205,10.
1. τῷ θεῷ : S doit signifier « en dehors (des choses) dans lesquelles il convenait qu'elle (la science)
füt pour Dieu ».— 2. γὰρ αὐτῷ C Bo : S suppose παρ᾽ αὐτῷ. --- ὃ. ἥ τε S Μά Bo, εἴτε (, — A. οὐχ ἂν... ἦν]
οὐχ ἂν... ἢ C, οὐκ ἂν... εἴη Md (ou οὐκ... ἦν) Bo; S suppose plutöl l’irreel. — ὅ. χαί C Bo: δὶ « mais done
aussi » peut &tre une traduction renforeee de χαί sS’opposant ἃ τε. — 6. Apres ἀγαθὸς ὦν, S alelitre:
« Que le monde est (lire) du neant » -- ὅτι ἐκ τῶν οὐχ ὄντων ὁ χόσμος. — 7. Eon μιούργησεν... menoinzev (ἃ :
8 est altere. — 8. πρώτου Νὰ Bo, πρὸ τοῦ ( S (allere). — 9. αὐτοῦ > 5: — 10. &5> S. — 11. ἔχον] ἔχων C
Bo (S est ambigu). — 12. γινώσχειν « αὐτόν» Bo, d’apres S; mais le pronom complement, qui manque
dans Ezn comme dans C, est une addition du traducteur slave. — 13. &avröv, d’apres S « voulant se
proposer ἃ la connaissance de quelques-uns » : ἕἑαντοῦ C Bo, el cl. Ezn « parce qu'il a voulu amener
ἃ sa connaissance ». Le sens et la correetion grammalicale r&clament, soit ἑαυτοῦ τινας, Soil ἑαυτόν
ts, « promouvoir quelques-uns » (Ezn) ou « se promouvoir » (S). — 14. ἐν ᾧ :S «il erea en sorle
de (= ὥστε) se rendre connu », traduclion infidele, ou reposant sur une alteration de ἐν ᾧ (sans doule
ᾧ). — 15. Lacune dans C, comblee par S « pouvant ainsi jouir de cela et de sa (propre) nalure »;
ef. Ezn « afin quelles (les cröatures) puissent jouir de sa bienfaisance », qui r&öpondrait plutöt ἃ οὕτω
τούτου χαὶ τῆςφύσεως αὐτοῦ ἀπολαύειν δυναμένου. --- 16. S « pour que l’'homme serve les choses qui lui sont
necessaires » — διὰ τὴν ἀνθρώπου... ὑπηρεσίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ, m’est peul-Eire qu’une Lraduclion
abregee, avec ὑπηρεσία « fourniture » pris au sens religieux de « service ». — 17. « τὸν δ᾽ ἄνθρωπον
δι’ αὐτὸν τὸν Beov> Bo, d’apres S, el cl. Ezn « et l’'homme pour sa gloire »; lacune dans C.
*Fol.34r°.
830 METHODE D’OLYMPE. [106]
4 7 "» .. 2
BAATDE ΜῈ & KhIX AkHCTEOYETR BORTE. AxzZ me Ἢ ἈΦΈΚΛε TEOPUR EHITH ἘΟΓΟΥ,-
ὦ πηχάπιε TROPHTM XKOTAmE KpACöRATH ca EuV genoy’ ne ΒΈΆλιπε πὸ MpAz’AcnZ
NHKOAMIKE, IIHICAKD WEPAMAA E CERE AOEPOTOY xKITpoctn Ero. Thu me ἐμὸν
NHKOAHME ΧΕΙΤΡΟΟΤΗ ΠΕΠΟΤΡΈΚΗΈ ἘΒΙΤῊ ΓΛΑΓΟΛ, Akao Ero ΟΑΒΒΙΠΙΕ Momiw
Amovınoy’ nz ὐπὸ me 5 coye mocakze ἐμὸν KAATOy KEITH TAATOAR, ΜΒΙΟΛΕΙ
1unoronz oyıse ἡ Apkn’ae " EMTIA TROpAMOy AORpo. Ne χύταιπε ze Δ HZ’S0AcNiA
TOK’UO EAHNOTO CENIOY EBITH KR NER, ἀ ἡ me Akaoııs KRITH HZEOAENIM" Necä-
KORMENOY KO MMAMIE CEMOYy ERITH, K -CEMOY RE TAAXOY CA Erd ckamkaÄ Xhl-
Tpoctu Akasca. Thum ze XBITpocTB ἐτὸ M ECTRETKRO MH CHAOY TOKAZATH χότὰ
ἢ ΒΈΛΟΙΜΟΥ CTEOPHTH, CAZAA YAKA M ΒΟΤΑ ΔΟΒΡΑ cankaknie” Hukrn morYipa.
Th me mmucönoyise, YAYe, TAATOAH CANIOCACTARZNOY EhITH CA BOTONk, NH
BEAHYECTRA CHAbI ἐτὸ ὠτήπλτη [Hau WTAOYSATH|” χόμμη᾽ WEAYE τὰ πολλ΄
ERITH Ne coyıpmuz ΑΡΈΒ Δ εὖ, mm CACTAKAENTA Ne MMOYTR BEZNAYAANA. τὸ Xen
Ὑ ΕΠ ΤΟΝ. ΧΟΙΒΕΙΠΗ KRITM ποτὸν; Ἵτὸ Aaponanie Erg ὠτόπλειπη, AKO MH XBI-
TPOETR ΤῸΝ τὸ EANNOY ΒΕΙΒῊ AAKINY, λ Ne EBITH ἠδ czcTaraenia; Ne 5% nnyuTome
eüt des sujets sur lesquels s’exercer. Et je dis que m&öme avant d’avoir
realise sa er6ation Dieu goütait la joie de l’auvre qu'il devait accomplir:
car jamais il ne restait inactif, et son intelligence se representait l’excellence
de son art. Ainsi j’estime que jamais sa science ne s’est trouvee sans profit,
puisqu'il portait en puissance son «uvre des le debut. Et sa bont& non plus
n’ötait pas sterile anterieurement ἃ la er&ation : il lexergait deja en pensce
sur des erdatures, avant m&me que de les faire naitre. Mais il ne voulait pas
s’en tenir A la seule intention interieure, sans realiser en fait son intention :
cela lui paraissait une chose imparfaite, et en outre toutes les ressources
de son art restaient cachees. Voilä pourquoi, voulant manifester et faire
connaitre son art, sa nature et sa puissance, il a cr&& l’homme en lui adjoi-
gnant la facult& d’avoir la connaissance du bien divin.
Ainsi done, homme, ne dis pas que Dieu avait ἃ sa disposition une subs-
tance existant par elle-meme, et ne cherche pas ἃ le depouiller de sa toute-
puissance. C’est lui-meme qui a donne l’etre A Tunivers, qui n'existait pas
anterieurement et qui n’6tait pas constitue de toute sternite. ‚Pourquoi veux-
x
1..n2 οὐπὸ] ne οὐπὸ 55; lire peut-Ötre na A oyEd πὲ = ἀλλὰ μὴν οὐδέ, cl. 08,3. 4
— 2. eankaknie 55. cankakniA 5". — 3. Halı Waoysarn 5", variante de (νάπος
5
10°
E [107] DU LIBRE ARBITRE. 831
r x 9) ᾿ , m m \
δεσπότην, -«- χαὶ ὅπως τὸ ἀγαθὸν εἷς τινας" ἐνεργήσῃ τοῦ θεοῦ. ’E γὼ δὲ καὶ ποὶν δημιουο-
Η]
cn.
yov γενέσθαι τὸν θεὸν [τοῦ κόσμου τοῦδε" ἐφ᾽ οἷς ἔμελλεν ποιεῖν τέρπεσθαι᾽ λέγω" οὐδὲ γὰρ
3 δέ en ΣΕΥ ἢ 1 ANERR NN Ὁ, P a N 5 TUR? ᾿ :
ἤργει οὐδέποτε, τῷ λογισμῷ αἀνατυπούμιενος ἐν ἑαυτῷ τὸ χάλλος αὐτοῦ τῆς τέχνης. Διὰ
τι ee % A Ser BETEN:
τοῦτο δὲ αὐτῷ μηδέποτε τὴν ἐπιστήμην ἄχρηστον παρεῖναι λέγω, τὸ ἔργον αὐτοῦ" ἄνωθεν
5 -» δι ΄ FE A AA) \ Δ δὲ ΄ Ἵ τ ,
τῇ ὑνάμει φέροντος ORAL μὴν OUdE BAT πρότε οον αὐτὸν ΠῚ εἰναι λέγε ΟΣ
\
Φ τὸ λογι-
\
— N \ EN, 5 S er x z =.
σμιῷ πολλοὺς ἤδη χαὶ πρὸ τοῦ εἶναι εὖ ποιοῦντα (εὐεργετοῦντα). Οὐκ ἤθελε δὲ μέχοι τῆς
(
x
΄ x 4 “ὦ Δ - εἰ ᾿ ᾿ \ ᾿ +
προαιρέσεως χαὶ μόνης τοῦτ εἶναι ἔν αὐτῷ. μιὴ γενέσ τ δὲ χαὶ ἔργῳ τὴν προσίρέσιν"
᾽ x x ᾽ 0 Y n “ ν δι z ’ “ ,
ἄτελες γὰρ ἐνόμιζε τοῦτο εἶναι, πρὸς δὲ τούτῳ ἐχρύπτοντο αὐτοῦ τοσαῦτα τῆς τέχνης ἔργα.
4 x [4 ΤΣ Ὁ . \ 7 x x 8, nr - x %
Διόπερ τὴν τέχνην αὐτοῦ χαὶ τὴν φύσιν χα! τὴν δύναμιν δεῖξαι θέλων χαὶ γνωστὴν (φανεραν)
10 ποιΐῆσ ἐδ υκού σ ὃ 19 san τοῦ θεῖ λοῦ (ἀγαθοῦ ΄ x NT
τοιῆσαι ἐδημιούργησε τὸν ἀνύρωπον χα! τοὺ Veıiou χάλου (ἀγαθοῦ) ἐπιστήμην ἔχειν ὁυνα-
.
evov.]]
Μηδὲν τοιγαροῦν, ἄνθρωπε, αὐτοσύστατον εἶνα! λέγε τῷ Ben‘, undt τὸ μέγιστον"
S
“ Ὁ - z - 75. -Ὁ x r x ἘΠ
αὐτοῦ τῆς δυνάμεως εἰν νας θέλε: πᾶσιν ' τὸ εἶναι αὐτὸς παρέσχεν, οὐχ οὖσιν πρό-
Ε΄ τερον οὐδὲ τὴν σύστασιν" ἄναρχον '" ἔχουσιν '΄. Τί τεχνίτην μόνον θέλεις εἶναι τὸν θεόν; Ti
45 τὴν δωρεὰν αὐτοῦ τ τες "Ὁ ὡς τέχνην χαὶ μόνην τῇ ὕλῃ χαρισαμένου "", οὐχὶ ὁ δὲ χαὶ τὴν
τοῦ εἶναι σύστασιν; Οὐκ ἦν σύγχρονόν τι τῷ θεῷ, οὐδέ ποθεν ταῦτα λαχὼν ἐδημιούργησεν
Ἅ
δι π faire de Dieu qu’un artisan? Pourquoi enleves-tu de ses bienfaits, en
᾿ς prötendant qu’il n’a accord6 Ala matiere que le don de son art, et quiil ne ui
᾿ a pas ἀοπηό ögalement l’etat d’existence? Il n’y avait rien de co6ternel
3
Ἷ tion de Whuarn. — A. noaa 5", πολάοτε 5). Bi apkae S° avec A qui parait
3 rajoute. — 6. KEITH ἡ Si, EHITUM S”.
4
2
C (sauf 1. 6-11) S Ezn (abrege). Bo 205,10-206, 10.
1. <iu> S Ezn Bo,> C. — 2. εἴς τινας : S « dans quelques-uns » — ἔν τισιν, traduclion libre. —
3. τοῦ κόσμου τοῦδε C Bo, mais ce doit &tre une addition secondaire, qui manque dans S, et el.
Ezn « et ainsi jamais Dieu ne cessait de travailler ἃ la er&ation ». — 4. τέρπεσθαι «αὐτόν > Bo,
d’apres S, qui ne prouve rien. — 5. αὐτοῦ, d’apres S (qui le comprend comme compl&ment de τὸ
ἔργον) : αὐτῆς C Bo. — 6. φέροντος : S traduit « ayant son @uyre» — ἔχοντος. --- 7. οὐδὲ μάτην πρότερον : S
— οὐ(οιυ οὐδὲ) μάτην ὕστερον. --- 8. « σὺν τῷ θεῷ Bo, d’apres S « etre avec Dieu (= coexister ἃ Dieu) »;
Eznik paraphrase : « que le monde subsiste par lui-m&me ni qu’il se tienne comme un associe
en quelque sorte aupres de Dieu ». On peut conjeceturer «παρ >eiva ou «προσ >eivat, plutöt que
᾿ς « ouv>eivar : le sens est « il ne faut pas dire que Dieu disposait (pour faire son @uvre) d’une
᾿ς matiere », et non « qu'il y avait une matiere coexistante ἃ Dieu ». — 9. τὸ μέγιστον C, « la grandeur »
Καὶ Ezn (supposant peut-etre τὸ μέγεθος). — 10. περιαιρεῖσθαι C,« detruire » Ezn : S « enlever ou separer »,
mais il Sagit d’une variante de traduction. — 11. πᾶσιν C Ezn : S « pourtant celui-la a accorde l’elre ἃ
ce qui n’etait pas auparavant », supposant πλὴν τὸ εἶναι οὗτος (αὐτός). — 12. σύστασιν S Bo, δύναμιν (. —
18. ἄναρχον CS, ἀνάρχως Bo. — 14. ἔχουσιν : ὃ comprend « et elles (les choses) n’ont pas » (3° plur.
Ἢ pres.). — 15. παραιρῇ, d’apres S « lu enleves » : παραιτῇ C Bo (Ezn « @carter » ou « faire disparaitre
sa puissance »), — 16. χαρισαμένου] χαρισάμενον ἃ Bo.
* Fol. 34 v°-
832 METHODE D’OLYMPE. [108]
CAKPENIENNO CA KOTOLB, HH WT ἡπογαν ΝῊ WT κουλᾶ BAZENMZ! CH KCA ΟΧΤΒΟΡΗ
korz’ nn unimkumaire yAna Apkuzae’ πολφλλιλ, παάϊμηή μή Skad ec ΜΈΡΗ
* YAUBCKATO ECTRETKA, Ne ÜBIAZWM TOKIO TROPEUR ERIK, nz u? coyipee ΟΥ̓
HETO ECTKRETEO, AKO KK NOAOENO" TA 50 ECTk H ECTkcTkwu ΒΟΈΠ TEOpEUR.
Cu TAATOAATH ΔΈΠπο EcTk Ὑλπον, ΠΗ ΧΑ CAKAZANIH ΒΟΥΛῊ TAATOARNHKZ, CHE
CAAKM BOTA MKo cAmz xöern. Ne xö$ πὸ mocaoyXATAH ERITH CKAZANIH NEROT
sing.
Dieu, et il a ere& de lui-m&me le monde, sans en prendre quelque part la
matiere. Et il n’a pas, anterieurement ἃ la naissance de l’'homme, imit& le
travail de l’'homme actuel : sa nature est superieure A la nature humaine.
Il n’a pas ete l’auteur des formes uniquement, et iln’a pas mele la substance
de la matiere ἃ son essence pour produire la substance du monde: il est lui-
meme createur des substances egalement.
1. BAZenA 5°, avec € au-dessus de la ligne par surcharge sur ἢ, — 2. Apkuzae Sa
avec Δὲ rajoute au-dessus de la ligne. — 3. Ce passage est altere, du fait de l’obs-
curite de l'original grec, dont le traducteur a tire, comme il a pu, un sens
approximatif. Toute correetion est, du m&me coup, hypothetique. Mais N2 # doit
vraisemblablement &tre lu NH = οὐδέ, et on peut encore conjeeturer ἘΜ (= γέγονεν)
;
pour ΒΒΙΒᾺ.
vr
TEE Er EEE er nah
[109] DU LIBRE ARBITRE. 833
\ \ n » et ΄ ER 2 , ’ /
αὐτός" οὐδὲ τὸν νῦν ἄνθρωπον πούτερον ἐμιμήσατο" χρείττων αὐτός ἐστιν΄ τῆς ἀνῃρωπίνης
΄ 2 B r ΄ 3 , νι x wis ΄
φυσεὼς. Οὐ σχήματοων μόνον Ὑξγονεν᾽ ποιητής, οὐδὲ τὴν Οὐυὐσιὰν AKUTE
jet
pasev!- αὐτός ἡ ἐστιν χαὶ τῶν οὐσιῶν" δημιουργός.
[{Παῦτα λέγειν δεῖ τὸν ἄνθρωπον, τοιούτων δογμάτων (διδαγμάτων) ἔστω ῥήτωρ,
Ρ ry x \ ἀπ ἢ ΣΕ A = \ ᾿ Ἢ “ ,
5 οὕτω δοξαζέτω τὸν θεὸν ὡς αὐτὸς θέλει. Οὐ γὰρ βούλομαι ἀκροατὴς εἶναι δογμάτων
(διδαγμάτων) ἀθέων.
Voilä ce que l’'homme doit aflirmer, voilä les doctrines dont il doit etre
l’orateur, voilä comment il glorifiera Dieu comme Dieu lui-m&öme veut etre
glorifie. Pour moi, je refuse d’ötre auditeur d’enseignements impies.
C (jusquel. 3) S Ezn. Bo 206,10-16.
1. ταῦτα... αὐτό: C, et ef. Ezn: S « Dieu fit toutes ces choses » = ταῦτα πάντα (cl. 1. 3) ἐδημιούργησεν
ὃ θεός. — 2. αὐτός ἐστιν ἃ Bo : S « etant entierement sans mesure = ὧν λίαν ἀμέτρως; il faut peul-Elre
} reslituer χρείττων ὦν, plus un adverbe (en -στι 7) au sens d’« excessivemenb», alter€ par Ü en αὐτός ἐστιν.
— 3. γέγονεν C Ezn Bo: S «ayant dte » — γεγονώς, qui peut ötre une alteration de « il fut ». — 4. οὐδὲ...
συνεχέρασεν] οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ εἰς οὐσίαν συνεχέρασεν Ü, οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ «οὐσίαν "- εἰς οὐσίαν
συνεχέρασεν Bo; Ezn « ni (il n’a) mele une essencee ἃ des choses existant par elles-memes »;
᾿ S est completement alter : « mais aussi la substance qui lui appartient, parce qu’ (comme) il
convenait », ce qui, en corrigeant « mais aussi » en « ni », peut r&pondre ἃ οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ
. οὐσίαν, plus une mutilation de συνεχέρασεν, par exemple (ὡς) σύγχαιρος ἦν. — 5. αὐτὸς <ydp>
{ Bo, d’apres S, mais l’asyndete regne dans tout le passage. — 6. τῶν οὐσιῶν C, et cl. Ezn : τῶν οὐσιῶν
«πασῶν. Bo, d’apres S, mais οἵ. la note 1.— 7. ὡς :S «comme », ou « parce que » -- ὅτι.
᾿
LEXIQOUE
DE LA TRADUCTION SLAVE DU DE AUTEXUSIO!
A
ad: (marquant une opposition) 18,15, ete., (S’opposant A μέν) A,s, ete.; me... A
μὲν΄... δέ 20, 1-9; rajoute pour accentuer une opposition : 38,17, 72,5.
ΛΈΜΕ : TV ἀπὶε εὐθέως 10,15, 1A,;, « aussitöt » 86,,, 98, 9-10; TY- Arie ze ἦ cABINARZ ὦ
80,, « aussitöt qu'il a entendu ». Ä
AZA ἐγώ, ἔγωγε 8%, 10. I
ΑΒΕ (S” πὸ 10,11, 12,13, ete.) ὡς 10,1, 28,4, καθάπερ 26,6, « comme » 12, 13, ἢ
62, 13, 14, 68,15, devant un substantif, un participe, ete.; devant un infinitif:
ÄKKI TIOPERNOBATH KR KOTkaz Koy 96,5 «1 voudrait comme rivaliser avec
Dieu »; devant une phrase dont le verbe est ἃ un mode personnel : ἀπὲ
xBiTpeyn num KkAue moxazarn ca 102, 13.14 ὥς τις (( ὅτι) ἐπιστήμων ὑπῆρχεν
δείκνυσθαι.
ANOCTVAKCKA τῶν ἀποστόλων : GEN. MAasc. sing. ÄMARCKATO A138.
ae ei, ἐάν; λιμὲ ἡ εἰ χαί, χάν 56,13, 74.., «; ἀιμε ... ἀπε Am AD, 11.19 εἴτε... εἴτε:
Äye ... AA ἐάν 66,5, «si» 78,9.10, ἀπὲ 50 « si oui » 16,17-18,1, 42,5, voir
p- ıxx; dans l’interrogation indirecte : Mr ... MAH πότερον ... ἤ 50,6, « Si
s 3
... OU» 92,6-7, Alpe... AM... HAN «Si... ou» 5A,n, 68, 17-18.
Ε
BEZAKONRNZ παράνομος [4..., 16,2.
ΒΕΞΒΜΉΒΗΣ « sans responsabilite » 92,9,
BEZNAYAARNZ ἄναρχος 106, 13.
ΒΕ21 χωρίς 66,1; 563 NAYAAA ἀνάρχως 40,5. Βὲ3Χ ὀμφάϑα ἀσχηυνάτιστος 18,9, 32,8,
KeC KAKÖKRCTBA ἄποιος 18,5, 32,8, 10-11, 20,4 ete., Rec MVARZM ἀνωφελής LOO, 17,
Bee’ UNNA ἀτάχτως 26,5, Kec ukpkı « demesurement » 108, >,
BECADRECHNZ (S” BEZCAOK-) ἄλογος 16,13-1,, « absurde » 60,17; gen. fem. BECAO-
BECHBIA ... BÄREN 82, 19.13, 81.7.5. « haine irrationnelle, instinctive ». ᾿
Becaonechnk (Β᾽ πεξολομ-ὶ « sans raison » 74, 15, 153, adv.
/
7
l. Les mots sont donnes dans l’orlhographe normalisde du vieux slave, si ce n’est que la ligature
K est remplacde par €, €, conformement ἃ l’usage du texte. L’asterisque * indique les formes resti=
indes par correclion ou conjeclure,
[111] LEXIQUE SLAVE-GREC. 835
BECYHNHE : instr. Kec’yunleur ἀτάχτως 18,0,
eckaonatn διαλέγεσθαι 6,5, προσδιαλέγεσθαι 432,0. neckaoynpaeıoy c mumn τῷ
a πμῥῳ ΠΝ ΤῊ
BHTH : part. pres. passil KieMZ « battu » 98, 6.
BAAroAkHeTEDO : BATSAKHeTKO « bienfaisance » 96, τ,
KAATOAKHCTROKATH : HE ... BATOAKHCTROKATH οὖς εὐεργετεῖν 102,5.
Er . 9 A
BAATOARTE : KATOARTR εὐεργεσίχ « bienfait » 48,10, « bienfaisance » 94,9, BATTR
[ TEOPHTH εὐεργετῆσαι 102, 1.
Ἦ
gaaroakunne « bienfaisance » : dat. saroeaknnim 92, 15,
KAATONOTOEERNZ | KArONOTpkEN- εὖὔχρ onszog 102,9, 104,95. « propice » 80,15.
" KAATOCMABRNZ εὔφημος : neutre KATA ὁλάπην 28, 10 (altere).
BAATOCAOKHTH εὐλογῆσαι : Imper. KAKm 9. ”
BAATOCTK (BATSCTH) ἀγαθοσύνη 102, 10, 104, 3,7, « bonte » 94,5, 96, 1, KATTR τὸ ἀγαθόν:
104, 10.
BaaroTa « bonte » : acc. KArOTOy (SP kArocTk) 94,0,
KAATOOyIRUK εὐγνωμόνως : zardoyunk 22,5.
Kaarz (KATZ) ἀγαθός: BATdE τὸ ἀγαθόν 100,14, ete.; πὐτόε ... oyspamenich ... εὐκοσ-
μία 12, 12.
BAAZNHTH CA « Se tromper Ὁ: pres. BAAZNHUM CA 62, 14.
Banana ὁ πλησίον 6,10-11, 12,16, 19,6, 26,1, « le prochain » 68,;, 80,,, 98, 12
(masculin : gen. BKAHAUKKM “ποέτο 6, 10-11); au pluriel : gen. BAHKUKZ 34,3
(— πρὸς τὸν πλησίον, sing.), 100..5 (RAnsusz ΗἽἽἼΠΗ ΧΑ), acc. BAHHSH 58,18.
BAAM(A)EHHE πορνεία 6A, 15,
Γ τὸ Ὑχρ;. καὶ γάρ 12,11, 22,1, 4,1; rend εἰ δύ,., εἴπερ ὅ0,.. au sens de « 5} est
vrai que »; r&pond, surtout apres - me, ἃ χαί 8,13, μέν 22,14, 70,n, δέ 48,15,
ön 56,6, voir p. LXX; — Ü... Εὸ χαὶ γάρ 20,2, 74,6, «et en effet » 62,4;
πὸ οὐπὸ τοίνυν 32,12 (apres me), ὦ... 50 ΟΥ̓ πὸ χαὶ γάρ 24,17, ΝΟΙΡ Ρ. LXX; Ne
BO πό «eten ellet » 78,9.
BOTATRETEO χτήματα 66,6: gen. Hırknia Hau KOTATRCTBA ἢ χρημάτων ἢ χτημάτων.
gorounerne (Τό ΤΊ ε) τὸ θεοσεθεῖν 66, 13, θεοσέδεια 68,3.
_ BOTZ (BETZ, 52) θεός: loc. πὸ ἘΓ 5Ἐ), voir p. xxxvim; nom. plur. Β΄ δή θεοί 50,1.
BOmHH (sin) τοῦ θεοῦ 18,10, ete., θεῖος 70,12, 76,6, 8A, 17, 86,2.
ROBCTERNZ (EATREen-) θεῖος 2, 12,4, 2, etc.
BOAHH χρείττων 72,2, 6, ete., μείζων ie AB, 16, 17.
2 BOHNHE τὸ φοσηθῆναι 20,7.
BOHTH ca: part. pres. Kom ca πεφοδημένος 1,0, KOM CA δεδοικότα A, ;.
® BJAKZ γάμος 14,1, 64,13,
spanue « combat » 96,12, 866. plur. spania « tours de lutte » 98,4.
paun « palestre » 96, 11, 98,15, dat. plur. spAnemz «tours de lutte » 96, 11.
836 METHODE D’OLYMPE. _ [112]
ΕΡΑΗΒΗΖ « de la lutte » : gen. EOANRNATO 98,6,
sparu « combattre » 98, 7, refl&chi ἘΔ ca « lutter » 96, 1; (supin, voir p. xLıx),
part. pres. kopmpw ca 98, 11.
EIATHM ἀδελφοί : gen. sing. Hwcnosun un. BOATIA 6,9,
KIATA ἀδελφός 6,10, etc.
* EPATENR, adj. : 5. NENÖCTHTZ EPATIA HAKONKYABATH, S’ — EPÄTE HE KONYAÄRATH
6,12 = τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ ἄναπ πη ΟΣ: lire sans doute — Ἐφάτεμε KONKYAT
KATH. ᾿
Kpammmo : dat. sing. ἘΡΑΠΠΗΟΥ ἐδεσμάτων 6,13, gen. zpauma « aliment » 80,,
gen. plur. spamenz « aliments » 80,6
ἘΦΈΓΧ αἰγιαλός 6,15.
sokıpm, voir ΠΕΒΡΈΙΒΗ.
ΒΟΥ ἀχόλαστος A, 1.
BAXZIO) ὅλως : ἀπε πὸ Ray (S” Kecma) merpkaame ca Emoy εἰ γὰρ und” ὅλως
ἔμελεν αὐτῷ Ab, 10.
; ” v
EAIBATH γίνεσθαι 2,10, etc.; part. pres. EBIKAWMA ὄντα 34,15.
ΒΗΙΤῊ εἶναι 18,5, ete., ὑπάρχειν 22,12, 34,11, 38,12, etc., παρεῖναι 102,,, 106,5,
ίνεσθαι 84. 15. 1,1; (var, γενέσθαι), γενέσθαι 106,1, γεγονέναι 8,7, 12,11, 16,1. ete.;
Y ‚1 ᾽ „1 Ἢ al ’ YEY Y,4/, ’ ’
; 3 > J v
rend καθεστάναι 20, 14, μένειν 40. 15 (λέγειν 26,8, Äpe ... ΔΑΒ ERITH &üv... εἴπω-
μὲν 26,7); BBITH CA ... συνεῖναι 6,13, 12,9.10, AA, 16, συνυπάρχειν 18,4; Apkazae
ἘΒΙΤῊ προεῖναι 42. 12; a KEITH οὕτω διαχεῖσθαι 34,8; — present imper-
fectif : ἔστε (ΕἸ ἐστίν 0,3, ete., ὑπάρχει 34,17, 36,12, ete., τυγχάνει 24,9, πάρεστιν
6,5, 102,5 (EcTn 5 NemR πάρεστιν a 74,1), γίνεται 2,11, πέφυκεν εἶναι 102,5;
Tanı € οὕτως ἔχει 34,19, 36,3, ete.; ECTR peıpm ἔνεστιν εἰπεῖν 10,9, € ... TAATH
dei... λέγειν et voir p. LxvIı; part. pres. crı(M) ὦν, ὑπάρχων 12,5
τυγχάνων 2A,c, ὑποκείμενος 20,9, TOy ΟἿ᾽ παρών 42,7, Apkuae coyınoy προὐποχειμένου
δώ ᾽ μ 7, p ι
76,3, cnı(M) CA ... συνών 12,5, συνυπάρχων 12,6; — imparfait stawe (5%, voir
Ρ- xLvimm) ἦν, ἐτύγχανεν 18, 13, 40,6, A6, 19, παρῆν A8,6; UNOTA ne nA. ον ΒΈΛχΟΥ
πολλὰ δὲ ... προσῆν 100, 14-15: Mike skÄxoy ὡς εἶχεν 18,14, ete.; — present
perfectif:: ἐξα ... BOYAETh ὁπότ᾽ ἂν ... παρῇ 90,5. ἀπε ἡ... ΒΆΔΕΤΕ Kay... παρῇ
56, 13-11; Imper. ΒΗ 38% ὕλη μηδὲ ἀπεχθῶς ... διατεθῆς 6,5; AA Boyaoy rend
δοθείη 2A, 16-17; part. present, voir p. LXxII; — part. passe KBIKA γενόμενος;
HE EBIEBIIHMZ NHKOAHME τοῖς οὐχ οὖσιν ποτέ [0)4.. 5.
ΒΗΙΤΗΕ τὸ εἶναι 3A, 18, 36,3, 8, ete., γένεσις 20,3, 32,4, 100, 15, 10%, 13.
skroyna « fugitif » (voir pp. xuı, za) : nom. kkroynz 90,,, gen.-ace. "skrYun
(serit sErYnz ἀ) 90,5,
BEARCTEORATH : BRABHCTEOBÄTH ...[H MOTKIBATH] χινδυνεύειν AB, 15-16, VOIr P. xen.
ΒΈΛΖ λευχός DA, 6, .
, , . IE 3
ΒΈΘΤΕΟ φυγή : gen. ukersa (S? ἘΈΓΧΟΤΒΑ) 8,9, instr. KECTKBOMZ 14,3, Voir P. LXXX.
[113] LEXIQUE- SLAVE-GREC. -; 837
R
BApHTH : part. passe KAphRZ προλαύών « posant des premisses » 22,15, 32,5,
40,5, 58,10, ete., « ἃ l’avance, en se hätant » 96, ,
BApENHE πρόληψις « Idee pr&congue » : instr. sapknienn 20,19.
BEAHKZ « grand » 60,7, 96,5, 11.
BEAHYBCTEO τὸ μέγιστον (lu peut-Ötre τὸ μέγεθος) 106,13.
ΒΕΛΈΤΗ προστάττειν 74, 7,10, προτρέπειν 74,5, « prescrire » ou « exhorter » 80,9,
I6, 16, θέλειν 16,13, βούλεσθαι 84, 13.
BEIEHZ : ΒΒΎΕΡΑ ὦ neuepa χθὲς τὸ δειλινόν 6,15.
zegepm δεῖπνον 16, 1.
zen ὕλη 18,7, 20,8, 22,13, ete., οὐσία 20, (voir p. Lxxxıv); plur. Ben τὰ πράγ-
ματα 20,13, 48,., « les choses » 58, 13.
KEMENZ τῆς ὕλης 52, 14, « de la matiere » 100,3,
suaknne 8,1, voir vkaknne.
ΒΗΛΈΤΗ ὁρᾶν 8,7, 10,12, ete., ἰδεῖν AA,10, βλέπειν 34,12; MNAXZ ΒΗΛΈΤΗ μοι ...
ἐφαίνετο 10, ;.
suna αἰτία 10,15, 40,17, 46,91, 76,., « cause, responsabilite » 92,7, ete., ἀφορμή
42. 5,
EHNOERNZ αἴτιος 38,5 (et dat.).
KHNANHRKZ αἴτιος 38,16, 46,10, 17, 72,15, ζ responsable » 78,6, Ne ... KÄHRNHKZ
ἀναίτιος AU, 17.
KHNKNZ αἴτιος 46, 10, 58,2, « responsable » 78,3, 9, 11, οἷο. (et dat.).
unaanıka (BAKA) δεσπότης 10,5, 70,13, 15, 72,2, etc.
BAACTR ἐξουσία 50,3, 72,4, 15, 16, etc.
BAACTBNA : adv. KAACTRNO « proprement, authentiquement 9 » 98, 16.
" RAATZEZ (S” 110K9Z) ὑγρός : KOATZKOE (Ecrit KOATATAGE) τὸ ὑγρόν 52,5.
KAZNA κῦμα 8,5, 7.
BAZXKZ « devin » : gen. plur. KAAXORZ 92,9.
BoAA ὕδωρ 28,6, etc.
BOAHTH ἐπαναιρεῖσθαι 58,9, « desirer » 58, 15.
KOAH προαίρεσις 76,17, 88, 14, βουλή 86,5, « volonte » 84,1,6, 86,10, plur. Βολὰ
« desirs, intentions » 84,6; [me no cnoch noam] moymem dxovros. 66, 10,. voir
p- zer.
BOCKZ χηρός A, 19.
BPATZ « ennemi » 80,1, 82,7, 11, 13.
BPARUN « de l’ennemi » : gen. sing. spAAkA 82, 10.
KOAZIhEA (OU BPAMRAKBA, VOIr P. LXXX) « haine » : acc. spazanoy 80,1 (S” πρά-
a8), gen. πράπεμι 82, 13 (2 ex.), 84,5 (S’ npazanı).
BIAYERZ « du medecin » 80, 11.
PATR. OR. — T. XXIL — F. 5. 55
838 METHODE D’OLYMPE. 1114]
" RpAYERKNZ, VO I ΒΡΑἹΒΕΒΗΖ.
Rpaun ἰατρός 38,2, 19, « medecin » 80,3, 82,6.
RpAURBA ἡ ἰατριχή 38,3 (2 ex.), 38,19, 100,16, « art medical » 80,3.
ΒΡΑΊΒΕΒΗΖ « medical » : Ürpauennaro naKazania « de la prescription medi-
cale » 82,3 (lıre peut-Etre npauennaro « du medeein »).
BIANA χορυφή 8,7.
BokmA χαιρος 18,1, 50, 16, 17, ete.
nz et loc. : ἐν, παρά (et dat.) 2.9, 4,9, 10,10, (et acc.) 4,9, ἐπί (et gen.) 26,9,
66,-,11; — et ace. : eis; rend ra>% (et dat.) 18, 15, διά (et gen.) 26,16, 5 NA-
ἙὁτΑ ιμ μή τῇ ἐπιούσῃ 12, 1,, 6A Anemmin σήμερον 12,14; 5 Aknmoroy δικαίως 88,14,
5 cäe μάτην Ds, etc.
BAZEIANHTH CA « Ötre interdit » 80, 18.
KAZEPATHTH CA « revenir » 100, 3.4.
KAZBANPALATH : part. pr6s. KAZZKANpAUNAAH ὁ προσζητῶν 42, , (S’ Banpamaan).
KAZKEMTH : aor. BAZERA « souflla » 8,,, en regard de &nrov mal compris.
BAZAANHE (EBAZAAMNHE, VOIr P. LXXIX) « echange de bons offices » : gen.
KAZAANIA 60,5 (8) βαϑβλλληῖλ.. ͵
a En
BAZAPKERNOBATH « avoir de l’envie » : BAZ’APERNÖBATH 80, 11.
»»
BAZAOYXZ ἀήρ 28,1, 6.
KAZHMANHE τὸ λαμδάνειν 66, 11.
KAZHMATH Aapbaverv 38,4, 60.5.9, « prendre » 74,1, 82,4; inf. BZAMATH AQ, 1
(altöre, voir p. 1) en regard de λαμβάνει; part. pres. KzzmVıpe λαμδάνοντες
70,1, lire na zem(a)$ıpe (voir p. ΧΧΧΙΧ).
BAZHpATH ἀτενίζειν 10,3 (construit avec na et acc. — εἰς).
BZZHCKANHE (S" RAZnIcK-) ζήτησις 34,2, « recherche » 68, 17.
BAZHCKATH (S” BZZHIcK-) : 1° perlectif : szuyeumn ζητήσεις 76,9: — 2° imper-
fectif : nzuckaa ἀνηρεύνων (lu ἀνερευνῶν) 10,16; — ambigu : BZHCKATH ἀναζητεῖν
54,16.
BAZHCKOKATH ζητεῖν : ἡ π᾿ Ξβοκόβλτη |H NMBITATH| ΒἼΑΛΛΑ τὴν ἀρχὴν χαὶ ... ζητεῖν
20,9-10 (voir p. Χαπ).
BAZAATATH « Imposer » : HH CAMOMOY ὅ3ει BAZAATATH οὐδὲ ἑαυτὸν ... δεσμῷ περι-
βάλλειν A,
ΒΧΞΗΒΑΤΗ cA « s’appeler » 96, 5,
BRAZATH λυδεῖν 108,1, « prendre » 80, 13.
BZZATHeE λῆψις 66,8, 12.
RAKOYNHTH CA! RKYTIENd € ἥνωται 26,1 (avec xz et dat.); sKAnNoy BKHITH 26,1
ἡνῶσθαι, lire sans doute ssan(a)enoy (voir P. XXXIX).
BAKoynn ἅμα 22,14; KKOYMR ... KATH ἡνῶσθαι 2A, 45, Βαῦπε (S” δ᾽ x$nk) gnTH
« etre uni » 24,5, Et voir 52 ΚΟΥΠΈ (sous "Koynz).
BAKOYIIKNZ, vor BAKOYNHTH CA-
[115] LEXIQUE SLAVE-GREC. 839
BZKOYCHTH « goüter » 80, 1, 84,1, 84,3 (2 ex.). Voir p- ταν.
BAAAZZ (S’ BAxX0AA) εἴσοδος 86,1.
BZAKCTH εἰσελθεῖν S6, 5.
BZUECTHTH χωρῆσαι « contenir » 26, 16: BZ ΒΟ cA KMECTHTH ΒΕΒΕ δι᾿ ὅλης χεχωρη-
χένχι τῆς ὕλης 20. 16-17.
ΒΑΜΈΞΤΒΗΖ χωρητός « qui peut &tre contenu » 26,7.
ΒΧΠΈΤΑΤΗ « jeter dans » : ΝῊ cam χότα KUkTATH ΒΔ οὐ 34. οὐδὲ ἑαυτὸν δεσμῷ
περιθάλλειν ἐπιθυμῶν 2,5 (lire sans doute <ca> ... KMKTATH).
BAORAZHTH « former » : Ne ΟΥ̓ Εὺ πα πράπενον eny πρὶν γὰρ εἰχονισθῇ AB, 5,
BANACTH περιπεσεῖν 84,11 (avec δΒζ et acc.).
BANAWANHE « recherche, question » 58, 16, 60,7, 62, 15: loc. plur. KANPALIANIHXA
62,,, sans doute alter de sanpawanz ; 6erit Banpdwanie 32,; (S’ sanpomenit).
BANPAWATH ζητεῖν 20,11, 32,4, ἐρωτᾶν 22,;, A2, 15, πυνθάνεσθαι 22,10, πυθέσθαι (com-
plement du verbe « vouloir », voir p- exxu) 32,5, 44,11, 50,5, 68,98, « inter-
roger » 60,13, ete. ; Eerit nanpomarn πυθέσθαι 52,13; AA Kanpamaemz 324. 17,
repondant ἃ ἐροίμην ἄν alter6, traduit une forme du verbe ἠρόμην.
sangocz ζήτημα 20, 10, ζήτησις 5A, 11, « question » 68,31 ἱκχπρῦ, avec des ligatures),
78, 14.
KANNOCKNZ τῆς ζητήσεως 20, 1,, « de l’interrogation » 58,14.
KANOANNE, KANMNOMATH, VOIT BANPAL-.
BANNOLIENHE (5) 32,3, ΝΟΙΡ KANPAWANNE.
KANAYHTH CA OU KANAYATH CA (VOIr P. LXXVIN) « se gonfler » : Kzae ἡ βαπόγαιπε
ca 1ope ἅμα <o> κυρτωθῆναι τὴν θάλασσαν 8, 10-11.
BZcAamtA)enHe « plantation » : plur. scamenia 68, 12.
BACHpAWATH ca « Etre recherche » 60,6.
ΒΖΟΠΡΟΟΉΤΗ « reclamer » 9%, ı7.
BACHBITANHE « recherche » 76, 10.
᾿ΒΧΟΠΈΤΗ ἄσαι 6,1.
RZCTOYRNZ « de l’est » : BACTOYENZ ΒΈΤΡΖ 8,, rend Ζέφυρος.
BZCKOAHTH ἀνιέναι IO,1,, « monter » 64,13: BACKÖAAINB sale 10, 1, est en regard
de προχόπτουσαν τῷ δρόμῳ. ἷ
Bzcxotknne ἐπιθυμία 20,13 ; loc. <k> socxörknin, ἃ moins qu'il ne faille corriger
en ΒΖ xötknin.
ΒΖΟΧΟΤΈΤΗ ἐπιθυμεῖν : 1° sing. pres. BACKömm A, 1,
_ BZCAMATH ἀναπέμψαι : 1° plur. imper. rzcaeız 6, | (voir p. xLvir).
BACkuTH « semer » 100, 10.
ΟΒΖΤΟΡΟΕ δεύτερον 34,5, « en second lieu » 96,5; en regard de ὕστερον 100, 13.
_ BAXOAHTH «entrer » est en regard de εἰσάγειν 84, 16.
Rax0Az (S”) 86,1, voir KAAAZA.
_ BZYEAHTH CA : part. pass& nz4eanum ca « s’etant dressde? » 8,;, voir p. Lxxvun.
er
ἵν
840 METHODE D’OLYMPE. [116]
KZYHNATH ἄρχεσθαι 10,3.
BZYAAD ἀρχή 20, 10.
BAYAARNK, Voir "NERZYAARNE.
KZJATH « commencer » 90, e.
Khrute « plus haut » : szexdaaypn sn (0,1, est en regard de προκόπτουσαν τῷ
δρόμῳ; δαπππε 34,4, VOIT CAKHIMIE.
samn rend χρείττων dans KKIIIBINATO ... MÖRHTKA τοῦ xpeitrovgg ... βίου 4,7.
KRINIKNB « Superieur » : W KRIINATO « du bien superieur » 78,2.
BBCAYBCKEIH, VOIT BRCMHYhCKAIN.
Khch πᾶς, ἅπας 6,10, 8,9, 40,17, σύμπας A,s, ὅλος 26, 16 (2 ex.); plur. sca τὰ ὅλα 12,1:
determ. Bee 56,13, " πία)οες 56, 12 (Eerit Bzcie), gen. Beero 50,15 — τὸ ὅλον,
voir p. XLIII; Bea A, 1] rend ἑχάστῳ.
unchua (S?) A6, 19, VOIr BAXZM(O)
ERCHKO (BCAKO) πάντως 24, 1, 50, 12, 76,9, etc.
BRCHKZ : ΒΟΑ, glose marginale ἃ unch A,, (voir p. xrım).
BBCHYRCKEIH ! BZCAURCHÖE (S” Kcauechoe) πᾶσα 4,10, BCAUECKKIX ἁπάντων 50,3, « de
toutes choses » A100, 9.
ΒΡ ΕΑ χθές 6,15, 8n.
wkaatn : ukaaaz ἘΜ « connaitrait » 94,3 (voir p. 1).
ukan, forme alteree, voir zanonkan.
skaknne γνῶσις 20, 14, 102, 1, ἐπιστήμη 100, 12, 102, 12, 15, « connaissance, science »
78,16, 80,13, 82, 14, ete. ; 6erit sHaknia ἐπιστήμης 8,1.
ukakrn ἐπίστασθαι 34,7, 72,13, 100, 13, 18, 102, ı, « savoir » 78,3, ete., voir p. XLIX;
part. present actif ΒΈΛΗ εἰδώς 72,15, « sachant » 82, 11, ete.; part. presei
passif skaouz γνωστός 104,15, φανερός 34,5, « manifeste » 106, 10: — πφέππε
staaue «il prevoyait » 92,7; ne ΒΈΔΈΤΗ « ignorer », volr NerkAkTtH.
KENRUR « couronne » 98,2.
ΒΈΑ « foı » 98, 17.
BE πιστεύειν 16,1 (2 ex.), συγκατατίθεσθαι 42,3,
ΒΈΤΗΗ ῥήτωρ 38,9, '
BÄTIZ : KACTOYENZ ΒΈΤΟΖ 8,4 rend Δέφυρος.
ΒΕΥΒΗΣ αἰώνιος 4.5, « eternel » 7A, 12.
ΒΈΙΒΑΤΗ « declarer » 90,17.
BAMHH χρείττων 6,4, etc., « meilleur » 88,16, ete., πλείων 72,6, μείζων 7A, 10,
μέγιστος 70,9 h
r Bi
TAATOAATH (TÄATH, TATH) λέγειν, φθέγγεσθαι 8,2, φάναι 40,3, 44,10, 46,1, 88;
εἰπεῖν 22,9, 32,11, εἰρηκέναι 42,10 (et cf. AO, 5); FAATOAATH ca λέγεσθαι, εἰρῆσθαι
54,13; — rend δοῦναι 20, 5. TÄANAA τὰ ἀπηγγελμένα 4.15; MPOTHROY.. TÄeTh CA
« s’allögue contre, s’oppose » 78 ,16-17.
[117] LEXIQUE SLAVE-GREC. 841
TAATOAZ λόγος : dat. rAoy 50,2.
TAATOARNHKZ (TÄRNHKZ) « orateur, heraut » 108, ;,
TAACHTH : ὃ NALH TAACAIIHXA 6,6 rend τῶν ... συναδόντων.
τλλοζ (raA) φωνή 2,12, 4,1, 76,16, « parole » YO, 5; rend ἀκρόασις 2,7, ᾧδή 2,6, 10, 4,3.
TAAChNZ τῆς φωνῆς 2,6.
ΓΗΈΒΑΤΗ ca θυμοῦσθαι 10, 1.
ΓΗΈΒΖ ὀργή 10,1, θυμός 8,15, 14...
roak : ἀπε TH ἔ roak « 5} te plait » 58, 1.
TONHTH διώχειν 6,9, 14,4.
Topa : ὁ Tops ἄνωθεν 40), 15.
ΓΟ χείρων 40... ete., χείριστος 18, 11; rend δεινότερος 12, 16; χαλεπώτερος 48,5.
TOPRCKZ ὀρέων 8,7.
ΓΟΟΠΟΛΜῊΣ (THN-) δεσπότης 8,13,
TocHoAb « Seigneur » : voc. TH 2,4.
rotosk ἑτοίμως : ΓΟΤΟΒῈ HAN ἑτοίμως ἔχω 22,9, TOTORKk ἐπα ἜΤΗ ἑτοίμως ἔχειν 54,11.
TPAMOTHKHM ἡ γραμματική 928... 3.
TpANZ στίχος 8,3.
TpZAA χελαινός 8,5.
rpkxz « pech6 » 9A, 6,19 (— ἁμάρτημα, d’apres Rom., III, 25, voir p. xxvım).
A
aa ἵνα, ὅπως [04,154 (2 ex.); An cKAameTk φρασάτω 26,17, Era χόμα ... AA
20,15, ete., ἀπε ... AA 66,5, etc., voir p. LXX.
ΛΈΒΗΣ : HZA AAKNA ἐκ πολλοῦ 34,5,
AAPORANHE δωρεά 106, 14; rend κεχαρίσθαι 70, 9.
ΔΑ « don » 74,12, 9A, 17.
AATH doöva:; rend χαρίσασθαι 106, 15, παρασχεῖν 42,5; ἀιμε ... AAMk ΒΗ͂ΤΗ ἐὰν ...
εἴπωμεν 26,7, ἀμμε ... ΑΑΜᾺ mom « si nous accordons comme possible »
90,15. AA<a> πόχβλλέημε 12,1 rend ἐπαινεῖν; — πε AATH οὐχ ἐᾶν 20, 11, μὴ θέλειν
1A, 15, ἐπέχειν 84,17, «ne pas permettre » 80, 14.
AamTu διδόναι 14,7, « donner » 7A, 12, ete.; CAOKO AaAhTH «rendre compte » 100,7,
Aumsoaz « diable » 78, 17, etc.
Anmsoan « du diable » 88,,, 92,3.
AAATA ὀφειλή 72,7.
AAZKKNZ : EÄNOW AAZKENZ KBITH αἰτίαν ὀφλισχάνειν ἄξιος εἶναι 46, 21-48, 1.
AO μέχρι 2A, 15; Ad HZ’EORENTA TOK’MO ... KEITH « ötre limite ἃ l’intention » 106, 6-7.
Aospoakmnne τὸ εὐεργετεῖν 36, 14.
AOBQOTA κάλλος 106, 3.
AORpZ καλός A, 16, 6,13, ἀγαθός 66,14, « bon » 66, 13, 13, 88,15, etc. ; compar. aongkär-
Ve δὰ
842 METHODE D’OLYMPE. [118]
WAA τὰ χάλλιστα 18,11; subst. A050 « bien » 106, 10: TEOPHTH Aonpo 106,6,
AOBpO NPINMATH 62,5,
ἈΘΕΡῈ χαλῶς 40,5, ete., εὖ 12,13, ete:, « bien » 78, ı6, etc.
ADBOARNZ ixavos 20,5.
AOROAKNK ἱκανῶς AU, ,, αὐτάρχως 5A, 13, AOBAKNK « suflisamment » 58, 11.
AOKKARNK, ΝΟΙΡ AOBOARNE,.
_ AOBBAKTH ἀρχεῖν : imparfait aonaauıe 102, 15.
ἈΟΒΈΛΈΤΗ : 1” sing. pres. ne aonkak ἀγνοῶ 3A, 10.
AOMA οἰχία 12,13.
AOCTOHNZ ἄξιος A,11, 74,10, « digne » 84,9, € λοοτοῆνο «il convient » 64,10.
AOXOAHTH ἐφιχνεῖσθαι 8,5 (avec gen.).
Apenae ᾿ΑΡ Ἐκλεὶ πρότερον 106, 13, 108,5, « auparavant » 62,9, ete.; Apkrzae KATH
προεῖναι 42,12, « preexister » 80,19, Aptsae CHI προὐποχείμενος 76,9, « preexis-
tant » 86,13; — prepos. Apksae πρό 24,,, οἷο, « avant » 106, 6, etc.;
Aptsae cero πρὸ τοῦ 42,18, « auparavant » 80,10, Apkkae caozenia ποὶν ...
συνελθεῖν; ΑΡἜΛΛε ΟΧΤΥΒΟΡΗΤΗ πρὶν δημιουργῆσαι 56,16, ἈΡ ἘΠΛε TROpUM ἘΒΙΤῊ πρὶν
δημιουργὸν γενέσθαι [0 0.1, voir p- Lxvm.
Apenunn (APEERNK) πρότερος AB,; «anterieur » 82,,, 98, 1r.
"apom(a)una ou "Apomla)na « lie » 18,13 (Eerit Apoyauna), glose ἃ noanNeHA
τρυγώδη, VOIr PP. LXXXI, ΧΕΙ. ;
APOYTOHUH ἄλλοτε : APOYTOMKO Αρογγοήΐπηη ἄλλοτ᾽ ἄλλως 26, 10.
ApOYToMKO ἄλλως 26, 10, voir ci-dessus.
APOYTZ φίλος : voc. Apoyze 18,16, ete., voc. plur. Apazu 6,15; dat. ApOyToY 66,9,
repondant peut-etre A une lecon * κοινωνῷ.
APOYTKIH ἕτερος 12, 10, ete., ἄλλος 52, 18, λοιπός 46.1.5, 52,15, ὁ πλησίον 2A, 5: ApOYrATO
24,1, repond ἃ ἑκατέρου (qui peut avoir 6t& lu ἑτέρου) ; aparoe 24,, calque
τὸ Erepov «l’une des deux choses » ; — WRZ ... APOYTKIH ὃς μὲν ... ὁ δέ 12, 17- R
1A, 1.2, δή ... Apdyzin οἱ μὲν ... οἱ δέ 20,5: Apoyroe Apoyromoy 52,11, glose ἃ x
CAMA CEBE ἀλλήλοις, VOIF P. ΧΕΙ. 3
APOYKHNA οἱ ἑταῖροι 2,7, 4,4: Apoyauna 18,13, altere, voir “apo(A)unaA. iR
ApOyRKBA φιλία 34,3, « amitie » 80,5. 2
Apoyzsnk « d’ami » 68,5. A
APAKATH φυλάττειν 10,10, κρατεῖν 20,12, 72,5, « garder » 94,6; rend φράττειν « ren- ὼ
fermer » 10,1. — Apamatn ca ἔχεσθαι 22,10. 40,15, 74,5, 100,17, « s’attacher
ἃ, entreprendre » 60,7, 3, 64,, (avec le genitif).
APZZATH θαρρεῖν 6,7. x
APAZHATH τολμᾶν 8,15, Älpe ... Apkznemm ei... τολμήσεις AB, 14-15. ;
apkso « arbre » 80, 14, 10, 84, 1,3, 6; traduit le pluriel ξύλα 68, ı.
Apkuoakancteo ἡ τεχτονιχή 100. τς. $
Apksanz « de l’arbre » 84,;, -
[119] LEXIQUE SLAVE-GREC. 843
AOYXOEBNZ AXSEN-) πνευματικός 0.9.3. 13.
AOYXA AXZ) πνεῦμα « Esprit (saint) » A,7, 15.
ADYLLRNZ ἔμψυχος 26,3.
AZBOH : NE BOYAETR ABDE ... NECATBÖPENGE οὐχ ἔσται δύο ... τὰ ἀγένητα D2,93; W
ABdETO KO EAHNO δυοῖν γὰρ θάτερον 42, 5,
AbNRNA τῆς ἡμέρας 100,15. τῶν ἡμερῶν 10, 16.
ABNRIUKNK : BA ἈἨΕΙΠΉΤΗ σήμερον 12, 12.
ΔΈΠΟΥΤΒΟ ἐνέργεια 38,11, 102,2, « action » 88,4: plur. akuersa evepyeızı 36, 1,3,38, 16.
AkHcTKoKRANHE 36, ; traduit ὅπερ ἐνεργεῖ « ce que (l’etre agissant) opere ».
AKHCTEOBATH ἐνεργεῖν 36, 3,5, 11, 38,0, 19, ete.
AKHCTERANZ ἐνεργής 102,5.
akaanne 100,17, faute pour akar πε.
Akao ἔργον, voir p. ΧΙ.
Akanma ἕνεχα 2,7, « a cause de » (S’ akaa) 68,;, place apres le substantif.
akam ἕνεκα 34,3, A6,15, ete., διά (et acc.) 6,11, ete., toujours place apres son
regime (voir p. Lviı); rend περί (et gen.) 10.,:. — Ervme akaa ἡ 102,14, ἀνθ᾽
ὧν 7A, 11, ἐφ᾽ οἷς 6,9, δι’ ἅπερ 100,15, ὧν 66,,, « pour ce que » 78,,, etc.; rare-
ment avec le genitif pluriel : Axme akaa ὧν 46, 90.
akruıpr « petit enfant » 84,5,
Akmnne πρᾶξις 58,4, 5,7, « activite » 76, 1.
akurn ἐμποιεῖν (var. ποιεῖν) 72,1, Aktıng 62,5, lire <3a0> akwıpng « des mal-
faiteurs ».
ἦι
me δέ, δή 56,5 (9). τε 16,6, 18, 10, μέν 42... πε... Re μὲν ... δέ 3A, 5.7, μὲν οὖν ... δέ
48. γμ16, KALI νος μὲν Ans δέ 66,5, 68,5, HUNTER RE AR ἱξῆς μὲν ΠΣ δέ 14. .,.7,
16, 10, 66, 11-12; Be... ἀ μὲν πα δέ 20, 1.9 (A pour ze ἃ οὐϊό de HMROME, voir
p- LXX), ἡ... me... ἀ καὶ... μὲν .. δέ 14... €... NA μὲν ... δέ 94,... (ΝΖ pour
πε ἃ cöte de &ama mie); Äpe ze ... ἀπμὲ am εἰ μὲν ... εἰ δέ 24... ι; — Ale πε
εἴ γε 8,1; ἀιμε πὲ ἡ χαὶ ἐάν τε 70,13: ---- ἡ ... πε χαί 2,7, 20,7, 32,5, ele.. τε
104,5, δέ 26,10; — NM ... πεν Voir NM; Re OYRO, voir oyRO.
menkz0 « fer » 68,0.
enA γυνή 1A, 13, 6%, 10.
TRENRCKA : MOYZRECKA TIOAA ἡ KENKCKA ἀνδρὸς χαὶ γυναιχός 6A,g,
ἌΜΒΟΤΧ ζῷον 12,2, 28... 48,5, 56,5, rajoute ῶ4. 5.
anrtne τὸ Liv 4.ς, 14,7, « la vie » 84,,, 96,16; AHThA βίου A,r, lire sans doute
NOAHTBA,
544 METHODE D’OLYMPE. [120]
ZABHTB « oubli » 98,4.
ZABHCTR φθόνος 84, 10 (2 ex.), ζῆλος 6,5, « envie » 78,3, 4, 90,1.
zaskrz 84,11 rend πρόστιμον « peine fix&e », voir p. LXxXT.
zanonz « loıi » 66,3,
ZAKONRNZ νόμιμος 6A, 12,
ZANE : ZANE ... YECTH TIOAAUH ἐχ τοῦ ... τιμῇ κατηξιῶσθαι 84, 10-11.
ΞΑΠΟΒΈΛΛΗΜΕ πρόσταγμα 76,5.
ΞΑΠΟΒΈΛΔΕΒ ἐντολή 10,9 (Eerit akno ΚἘΛΔΑ), 74,1, 76,4, 84. 1, πρόσταγμα 74,5,
« ordre, prescription » 80, 13, 82... 5, ete.
ZATROPMTH (voir p. LxxXv) ἀποφράττειν A,u, ἐμφράττειν 2,7.
zu%pn θήρ : AMTEIM Zu E95 ἄγριος θήρ 1A, 8.0.
zemam γῆ, loc. zeman 12,17, etc.
ZEN“ « terrestre » : dat. plur. zeumnnmz ... yAswm 90. 10.
ZHAATH, VOIr ΞΒΑΛΤΗ.
zumn δράκων 78,1 (6erit SMUN, voir p. xxxvin); acc. zmia 90,5, 9, r&pondant ἃ
τὸν δράκοντα d’apres Isaie, xxvır, 1 (voir p- xxvin).
ZUMHNZ «du serpent » 84,6.
zunm « serpent » : dat. zuin 78,16, röpondant ἃ τῷ ὄφει d’apres Apoc., χιι, 9
(voir p. xxvım).
ZNAMENHE «signe » 100, 10,
3za0BA (S") « m&chancete » 94,6, Voir 2ZA0ER.
32A0&r « mechancet6 » : gen. zaosn 94,6 (S’ ZA6EM), loc. ZAonu 100, |,
320650 « de la mechancet6 » 80,5, 10.
2212 (ZA2) καχός, φαῦλος 16,9, A6,15, 64,5, 84,13, πονηρός 6,11, 48,1, 76,16; rend
ἄτοπος 16,11; ΝῊ ZAX BYAH μηδὲ ἀπεχθῶς ... duareßfis 6,3, — compar. zaknıa
88,11; — subst. za0 « mal », voir p. xLıv; «3Δὺ» ΔΈΝΙΒΗΧ « des malfai-
teurs » 62,5.
" ZAAh χαχία peut ötre suppose dans 342 EcTr ὑπάρχει καχία 58,5,
3ΔΛῈ χαχῶς 22,11, οὐ καλῶς 72,10, «mal » 96, 16: Ak mKıcaa « hostile » 14,5,
ZbAATH : inf. zZHAATH δημιουργεῖν 18,15, pres. zumeum ἀναπλάττεις 38,7,
35pKTH ἀτενίζειν 6,15 (avec πὰ etacc.).
z%ao (skao, voir p. xxxvıu) πάνυ 18,15, 20,3, σαφῶς 34,7, ἐπ᾽ ἀχριδές AB,,, « for-
tement » 98... 3Ἐλὸ umoraa τὰ μέγιστα 48... 5ἘΛό Aonpk χαλῶς 12,7, skad
Bec ΜΈΡΗ « infiniment » 108,5, 02 3kad ΚΟΝΕΎΜΝΗΙΠΝ HcnKITAnTeHR μετὰ ἀχριδοῦς
ἐξετάσεως 34,7, 5kad Hennirtaniens « par un examen approfondi » 60,9 (chute
de xoneunnmn?); — ἀμμὲ ἡ Skad εἰ καὶ τὰ μάλιστα 22,15, « möme si » 86,5,
« bien que tout ἃ fait » 94,5; — πὲ z%kad.... aa « loin que » 98,.,
τ
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[121] LEXIQUE SLAVE-GREC. 845
Hu
u χαί, re χαί 50,9, 52,14, 56,3, δέ 10,13, frequemment rajoute : 4,9, 15, etc.
um(A)eme « quand » 100, 5,
nme: Erome ἧς 2,19, Eme ὅπερ 18,5, Me ἅτινα 36,15, ete., et voir p. Lx; Mike ὅσαι
A6,19, ἅπππες WEIAZWM οἵῳ τρόπῳ 34,5, ele.; — con]. exe « du fait que »
40,9 rendant ἐκ τοῦ, voir p. LXxx; — πό Nee χαθό 38,5.
ἩΞΒΟΛΉΤΗ προαιρεῖσθαι 26,15, 44,1), 72,15, 102, 15, 104,7, ἑλέσθαι 76,3, « choisir »
60, 3, etc.
HZBEOAENHE προαίρεσις 20,12, 34,5, 48,17, etc., HZEOAENTA nÜRHZAnTe τὴν προαιρε-
τικὴν κίνησιν 56,4.
HZERIKNATH ἐχμαθεῖν 22, 11.12, « apprendre » 84, 15.
ἩΞΒΈΙΒΑΤΗ (voir p. uxxıv): 1° haskıpam « j’exprimerai » 100,10, perf.; 2’ Azuk-
AR « je conjecture » 92, 13, üzskıparh « ötre &tabli » 58,17.
HZTAATOAATH: ἄξγλετα λέξει 42,7, ἀξατλαχᾷ ἐξεῖπον 32,9, ERITH h’TAANAA εἰρῇ-
σθαι 18,17.
HzAgemm λέγειν 8, 15, repond ἃ εἰπών 34,6; Pr6s. HZ’ApEKOY λέξω 22,5
HZ0BpkeTH : KTO.... HZORphAR τίς ὁ... μηχανησάμενος 16,5 (voir p. LI); ἠξχώς-
BIKTOMA εὑρεταὶ γενόμενοι 70... (lire sans doute HzaWsfkrzue).
Incoycz : acc. Ica Ἰησοῦν 6,9.
man ἥ; Mad... Hau... ἡ 24,1, Man... Hal πότερον ... ἤ 10,5, Ne... AM... Han
πότερον ... ἢ 12, 5.6, etc.
nutknne 66,6, 5 rend le pluriel χρήματα.
HUKETH ἔχειν, voir Ὁ. L; ἡπογ δέν τῷ χεχτημένῳ 104,3; Huoyımoy rend φέροντος
106,5, NpABZ MHMOYTh πέφυχεν 54,5, ΑΕΡῈ uukrn εὖ ἔχειν 18,16, 32,7, 58,23,
rorosk HukrTu ἑτοίμως ἔχειν 22,9, 5A, 11, CHYE HukTH οὕτως ἔχειν 22,3, 32,1,
5A,s, 76,15, ὁμοίως ἔχειν 66,5, CH ... HMOYIpEZ οὕτω... ἐχόντων 54,9, VOIT
p- LXXXv; napemn HMALIM εἰπεῖν ἔχεις 58,6, HMATR ERITH γενήσεται 22,7, ete.,
voir p. LXII.
uma ὄνομα 36,14, 38,6, 64,7, προσηγορία 38,4, 11, « terme » 90,13: [mapesenie] Aura
τὴν προσηγορίαν 58,9, Voir P. XCI.
HNAKZ : ApoyrouY Anaxomoy « une autre chose diflerente » repond ἃ ἕτερόν τι
„ παρ᾽ αὐτόν 12,10 (voir p. ΧαΠῚ.
unoTaA ποτέ Ab,s, 50,17, Hnora ... ETAA ποτὲ ... ὅτε 50,16, « un temps ... oü »
90,16, et cf. 8A, 15; rajoute 2,9,
Hnouoxrz « d’(Enomaus»: Hnsıosoy ... CABOKINAENIM τῇ Οἰνομάου ... ἐπιθυμίᾳ 16,5,
HNA ἕτερος 8,5, etc., ἄλλος 66,5; rajoute : ΝΗ HNO NHYTORE οὔτε τι 38,1; HNA ...
ukAxoy rend προσῆν 100,15.
840 METHODE D’OLYMPE. 122]
HNAAoy Ὁ NH ὦ ἠπογλδ πη @ noyam οὐδέ ποθεν 108,1 (cf. Jean l’Exarque,
Sestodnev, KA, 2" τὸ TEXA Naueaa πὲ An W HNoyaS NHÜKoyAoye).
Mocudorz τοῦ Ἰωσήφ: gen. fem. Hiendösn 6,9.
Mcasz Ἡσαῦ : dat. Hcasa 6,8.
HcKAnHe « recherche » Ab, sg.
ΠΟΚΆΤΗ ζητεῖν 12,5, ἀναζητεῖν 10,,, part. present passil KıpenuY&uy « la chose
discutee » 60,5. AHcKAXZ 8,10, en regard de ἀνέπλαττον (man. ΕἾ), suppose
ἀνεζήτουν.
HCKONH τὴν ἀρχήν 102...
HCKONKYABATH : HCKONYARATH ... ΡΈΜΑ « öpuiser le temps » 68,5.
HCNHAZNMTH πληροῦν 8,15, 26, 13.
nenoßkaarn « manifester, exprimer » 82,13, 100,3,
HCHOYCTHTH « envoyer » I6, 11.
HenBITAnHe ἐξέτασις 10,15, 34,7, 50,7, 54,15, «examen » 58,13, 60,2,9: ΟΣ KONEYNKIMR
HCHBITANTENZ TIBITANTE TEOPHTH axpı6n ποιεῖσθαι τὴν ἐξέτασιν AP, 3.4 (οἵ. 34. τ).
ΜΟΠΗΙΤΆΤΗ ἐξετάζειν 924... AB,, ἀμμὲ... ἀςπμταότε,, 66,, (ἀπε ταξιιο), « exa-
miner » 60... Aensıtanoy); l’aspect est imperfectif dans un exemple : 66,:͵
et plutöt perfectif dans les autres.
HCNBITORATH rend ἐξετάζεσθαι 56,0,
HCTAYANHE (S” HCTHNANHE) ἀπόρροια AU, 16.
HOTHNA ἀλήθεια 34,7, πὸ ἀς ΤΗΝ Ὲ ἀληθῶς (var. ὡς ἀληθῶς) 40... «en verite » 60,1,
78,5, 90,0. « justement » 88,;, 98... en regard de δεόντως (lu sans doute
ὄντως) 42,10: — MAKome πὸ πὸ ἠςτή ΜῈ ὡς ἀληθῶς γάρ 20,5, ἰπκοππε no ἀστή Ὲ
«en verite » 62,5, ἅκο ἡ πὸ Acrunk «en verite » 62,5, voir p. ıxxxv; ἦ umk
ze Ako no Acrunk 12,, en regard de χαὶ ὁμοίως ἀληθῶς, suppose une legon
χαὶ ἐμοὶ ὡς ἀληθῶς.
HCTHNRNZ « vrai» 62,5, « juste » 86, 14; ἀοτήπηλ « veridique » rend ἀληθῶς 16,1:
— HCTHNKNOE τὸ ἀληθές 20,8, 14, 22,11, « le vrai » 58,15, 60,5. plur. ἠότήης
NhIXZ ταληθῆ 42,9. MOTHNNAA τἀληθές (lu τἀληθῆ) 22,
HCTUNKNK « vraiment » ou « justement » 7A, 15.
Ir
HOTHYANHE (8) ἀπόρροια AU, 16, VOIr HCTAYANHE.
HCToBZ ἀληθής 66,15, MOTonde τὸ ἀληθές 34,5; METOROMOY NERECTRNHKOY rend τὸν
γεγαμηχότα 1A, 1415, ME πὸ HCTOBOMA ... CAOKECH παρὰ λόγον AD,u5.
HTH ἔρχεσθαι 12,5, 5,16, 14,15, 16,4 (fausse interpretation de ἠρχόμην, voir
P- LXXXIX); χωρεῖν 1A,,, et en regard de ἀναχωρεῖν 12,13; avec participe ou
supin, voir p. LXV.
Heaaynssm « hellenique » 2,;, sans doute alteration de "Haau'n cum ὁ 1θα-
χήσιος.
ἐῴη
ἐκ τα
νὰ τ»
Ρ
Be χά. rer
3
[123] LEXIQUE SLAVE-GREC. 847
K
KAZATH παραινεῖν 7A,9,7, « exhorter » 96,15, μηνύειν 58,5; KAZATH CA δείχνυσθα!
54, 10.
KAZNHTH : KAZNHTH ... [ἦ Wcoyatu| rend χρίνεσθα: 88,14, volr Pp. XCIT; KAZNHTH
ca « etre chätie » 88, >5.
KAZNR τιμωρία A,5, 86,2, « chätiment » 84,3. 86, 15, 88, 13. 17.
Kaunosz τοῦ Kai : gen. fon. Kannönk 6,5,
KAKO πῶς, KAKO... AH ... HAM πότερον ... ἤ 32,5.6, 46,2, DA, 17.
KAKORZ (50) : kanora 50,,, pour 55 κακὰ altöre de sam « quelque ».
KAKOKBCTRO ποιότης 32,6, 7, 40,6, etc. ; Βεὸ KAKÖRKCTBA ἄποιος 18,8, AU, 6, 11-12, 13, etc.
KAKOERCTERNZ ἔμποιος « pourvu de qualites » : Key KAKORBCTKENK EKHTH τὴν
ὕλην.... ἔμποιον εἶναι 42. 10, :
KAKZ ὁποῖος AU, u: κλπ (S” καποβα) 50,, faute pour kam.
KAMENHE λίθοι AA, a, 5. 6.
KAMO ποῦ : KAUO ... ἰὕχόλητιε ποῦ... χωρεῖ 10,5,
KAUBIKZ λίθος 11. 68,1 (voir p. 1.11).
sannıpe « statue » 68,3, 1.
koraa « quand » 8%, 1, (interrogatif).
KONRUR τέλος 20,10, « fin » 84,1, 100,,, söneys A,, traduit τὸ τέλος compris,
semble-t-il, comme locution adverbiale.
KONBYAKATH ca χαταπαύειν 1Ü,4: KONKYAKATH ἀναπληροῦν 6,12 dans S”, sans doute
meilleur que S' nasonkYABATH.
KONKYRNZ ἀχριδής : CA ZEad Koneunkim HcnKITANTEMK μετὰ ἀχριδοῦς ἐξετάσεως DA, 7,
© KONEYNKIMK HCNBITANTENZ IIBITANIE TROPHTH dxa6H ποιεῖσθαι τὴν ἐξέτασιν
42,5, κομέμηοε henkitanie « l’exameu approfondi » 58, 13: restituer peut-
ötre skad <koneunnun> HenkiTanieus « par un examen approfondi » 60,,.
xkonHe « lance » 68,13.
Kopakan κιδωτός « arche (de No6) » 8,10.
sopuetr « depouilles » 82, ,.
KOTopA φιλονεικία 16,3.
KOTOpATH ca διαπληχτίζεσθαι 12, 15.
Kooyna μῦθος 2,5. i
Kpacosarn ca τέρπεσθαι 106,5. :
spomk : cHx xpomk τούτων ... μακράν 0, 10, ECTRO (lire ECTKZ) πρό ἐχτὸς οὐσιῶν
34,11 (volr p. τιν πη); spöurk 5 NHXME ἄνευ τῶν ἐν οἷς 102, 15 (voir p. τικι),
KOZUNTH « nourrir » : ἜΤΗ. Eipe KOPZMHMZ makswu « un enfant encore
nourri de lait » 84,5.
"spsitu « cacher » : casfmer» 80, 1, lire ch KHIETR.
KATZ χύχλος 10, 3, 10.
848 METHODE D’OLYMPE. [124]
KpmmmNz « circulaire » : KIAMNOE NOmMBCT(B)ie τὴν χύκλῳ φοράν 10, 5.6.
“Koynz : noßpnxz 5 sank H... τῶν ἅμα τε καὶ ἀκουόντων (lu ἀδόντων) καὶ... 6,6; et
voir KAKOYlIR.
μὰ πρός (et acc.) 22,5, ete., ἐπί (et acc.) 12,13, 14... NPHAATÄTH K NEMOY προσαρ-
μόζειν αὐτῷ 18,3, etc., voir Pp. ΤΥ; — ΚΖ cHMZ πρὸς τούτοις AA,13, 18,0, 26,10,
28,3, 58,6, ete., x cemoy « outre cela » 106,5; — 8 τόμ τὸ λοιπόν 12,4,
AD, etc.
xzae (S’ ra$, voir p. xxxv) ποῦ 10,4; — conjonction : rend ἀφ᾽ οὗ (ou ὅπου 9) 48,9,
ἅμα. (et inf.) 8,10, voir p. LXXI.
καλὸ ἕχαστος 6,10, ete.; KOTOKAO AMKO ἡστινοσοῦν 40), 19.
KANHTHI γραφή : B.... eTHiX KHHTAXA ἐν ... θείᾳ γραφῇ 76,12, cTua suurH « l’Eceri-
ture sainte » 90, 11.
KANHABNHKZ rend γραμματιχός 38,2 (voir p- LXxxvI).
KATO τίς, τις, YRTO τί, τι; ITO τί « pourquoi » 106, 13, 14; πὸ Ὑτὸ διὰ τί 50,1, « pour-
quoi » 100,5, 6.
KRIM τίς, τις, ποῖος 1O,., 58,6; um nam me οὐδέ τις 72,9, VOIr NH... i£.
whim(a)e : καῖε ἑκάστη 102,5, κοότὸ « de chacun (des deux) » 76,1.
KRIHKAO ἕκαστος 48,7. οἷο. (voir p. xLım).
KAAoY : ÜUxoyaoy πόθεν 16... 6, 46,7, 76,9, « d’ou » 32,3, A6, 6, 62,16, 78,4, 14, 15;
Uraas (lire Wnaas) ὅθεν 12... nu W Hnoya® nm W noyam οὐδέ ποθεν 108,1
(voir sous HNAAOY).
naak: Onaak πόθεν 10...
A
aematn χεῖσθαι AA,10, 76,11, « Etre 6tendu » 98,17; aemntn 72,5, en regard de
ἀπόχειται, VAT. ὑπόχειται.
an rajoute : 36,1, ete.; dans l’interrogation indirecte : am ... HAH πότερον ... ἥ
12, 5-6, 26, 13-14, Θίο., εἰ... ἥ 24,17-26, 1, etc., ἀμε ... ΔΗ ... ἦλῃ 50,4, 68, 17-18
(voir p. ıxx); dans liinterrogation indireete double : Usmak ... καὶ ΔῊ
πόθεν ... χαὶ ποῦ 10,,, ὥπογλογ ... κοὲ πιὸ ΔῊ πόθεν ... τίς δέ 16,05; Äpe am εἰ
δέ 26, 2, etc., λιμὲ ΟΝ ἀιε AH εἴτε ... εἴτε A2 11-12.
AMKZ χορός A, 1,13, 16.
AOKHTH λῃστεύειν [4.15 (et gen.).
λοις χοίτη 14.1,, « couche » 64,13.
Λάπιλ ψεῦδος 3A, 6, A0,nı.
Anzk : me azk οὐκ ἔστιν (var. ἔνεστιν) 44, ἀδύνατον 22, 1,, μὴ οἷόν τε 50,10; NE Βὸ
3 Δ᾽ 3Ὲ (6erit ZA%) οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν 40.1.5; Nkazk rAaTn um πῆ 70,, rend
οὔτι μοι δοχεῖ λέγειν.
ΛΈΠΟΤΑ : x aknoroy διχαίως 88,11, rend δικαίαν 86,5; πὸ ΛΈΠΟΤΈ « convenable-
ment » 84,7,
Dr ὦ
=
[125] LEXIQUE SLAVE-GREC. 849
aknız : € ΔΈπο δεῖ 16,15, 26,9, 28,3, etc., χρή 8,1, 102,11, προσῆχε 42,5, akno
u ΒΈλιπε ἥρμοζεν 18,12.
AREBHTH : ADKAIHX OYyenie τῶν φιλομαθῶν 42,9,
AMBO : ἀμμὲ TH € AWEO εἴ σοι φίλον ἐστίν 40,15, ANEO Mm ΒΕῚ MNETH ἔδοξέν wor 18,4;
KOTOKAO AmE0 40).0 en regard de ἡστινοσοῦν.
AWEORPARKERNA « haineux » YÜ,, (voir PP. LXXX, LXXXII).
AWBOAKHCTEO μοιχεία 38,1, 12, 56,8, 64,7, « adultere » 60,13.
AWBOAKRHCTEHE μοιχεία : loc. sing. answWaknctsn 66,5 (voir p. LXxXX).
AmBOAKHCTEENZ « de l’adultere » : gen. amsoaknerkenaro 64,6.
amsoAaknya « (femme) adultere » : καὶ ΔΙΟΒΟΛΈΠΠΗ enk 64, 16.
© EN a 2
. AnEal φιλία 20,11, ΔΈΗΙ ΤῊ Ε πόθος ἐστί σοι 32,9 (voir p. XLi).
AmAHE λαός 84,16 (voir p. LIT).
AWTA ἄγριος 1A, 5.
u
MAAZ « petit » 58,12, 96,5, compar. maakn μιχρότερος 26,15, « inferieur » 92,9
(voir p. xLv1); maao βραχύ 68,95, βραχέα 32,5, 4A, 11, 50,5, πὸ mank μετ’ ὀλίγον᾽
10,5; aaa ne « peu s’en faut » 8, ; (voir p. xLvin).
mer(A)oy ἀνὰ μέσον 24, 11 (et instr.).
Mesoane Μεθόδιος : gen. Mewoası 2,, (nom. Meooaie p. 2, note 1, voir
p- xxxvim).
MIHAOBATH ἐλεεῖν AA, 5.
ΜΉΡΖ χόύσμος 50,3, « monde » 100,5, ete. (voir pp. xL1, LXXVI).
umpschz χόσμου 104,15, « du monde » 100,6.
MAZYANHE σιγή 2,11.
umakso « lait » 84,5.
om ἐμός 12,1, (pour le reflechi, voir p. Lıx).
ποῦ (S") 52,3, voir " BAATAKA.
MOAHTERENHKZ (MÄTRENHKZ) ἱχέτης 1,6.
MOAHTH εὔξασθαι 6,14, ἀξιοῦν 1A,7, 34,, (voir p. Lxxxvi), « prier » 60,1, ete.;
MOAHTH Ca εὔχεσθαι A, 16, rend εὐκτέον εἶναι A,ı9, MMAM CA NACAAMATH ἀπολαύειν
ον εὔχομαι 2,12 (voir p. LIx).
MOARERNZ ἱκέσιος : Pak oaeEnk AA,s,
MOPKCKA τῆς θαλάσσης 6,15.
anope θάλασσα 8,11, 10,1.
uomn δύνασθαι 22,10, ete.; « &tre possible » : ἀπε πὲ Hi cemoy AAnız mom 90,15;
rend ἔχειν: me πὸ MOETk [EHTH] Pen οὐδὲ <yip> ... εἰπεῖν ἔχει 76, 0-7.
on δύναμις 72,5, 106, ,, τὸ δύνασθαι A6, 16, 72,17; rend τὴν τοῦ δύνασθαι ... ἐξου-
σίαν 74...
850 METHODE D’OLYMPE. [126]
ΜΟΙΒΒΗΖ : AA ... ΜΟΙΒΕΝΖ BOYAETR ἵνα... δυνηθὴ 74. ς, MOINENZ Βογλε τί) « il pourra »
80...» (voir p. ıxxv), C43AAnie ... paz’apkumtn ca möno « erdature ...
facile ἃ dissoudre » 96, 5-6; ΜΟΙΒΉΘΙΜΟΥ TKOPHTH τοῦ δύνασθαι ποιεῖν « la capa-
eite de faire » 100,13: — öpno δυνατόν 32,19, UÖRNOY δυνατὸν εἶναι 16,15
(voir p. LxvV), BYAETR mono « il sera possible » 64, 5: et voir Nemomanz.
MATRA « mort » 98, 17.
hf
4,1.
UPATEKUN νεχρός : 800. μερ τβέηλ 12,17, 1
moycnsum ἡ μουσική 100, 16.
1(z)NoOTAMARı (SP), Voir MI(Z)NOTOKABI, M(Z)NOTBIKAK, M(Z)NOTBINIRABL.
11(Z)NOrORAnNı (Θ᾽ MNOTARABI) πολλάκις 2, 12 (VOIr-p. XLvin).
(A)NOTOAHYRNZ ποιχίλος 12,93, διάφορος 50,5. unöroanunoe 94,0 doit repondre
A τὸ διάφορον « l’excellence ».
1(Z)NOTONACTKNZ πολυμερής 2A, 5.
(A)NOTZ πολύς, compar. undanum « plus nombreux » 96,5, πηόπλήιϊπλ πλείονα
14,.; UNOTA πλεῖστα ὅσα 5A,s, MNÖTHIXA πλείστων ὅσων 24,15; UNÖZkUZ nase
πλεῖστον ὅσον 26, 15.
II(Z)NOTRIZKAHI (S” MNOTARAH| πολλάχις 8A, 12, « souvent » 60, | (voir p. xLvmn).
11 Z/NOTHIIIBABI (S” MNÖTAKAH) πολλάκις 8. 15.
RICANTH « mediter » 80.5 rend βούλεσθαι 76,,, θέλειν 10A, 12: 31 ῈἙ meicaa « hos-
tile » 1A, 3.
μη λογισμός 106,3, « pensee, dessein » 88,6. 100,3, 10, 106,5.
*URIINAENMHE : NE MEIMIAENTEM» (6erit NALKIMAENTeHR) « non par conjecture »
60,5.
IH ZAA μισθός 72, 10.
με η τη (SP) 102,19, voir maAnKkrH et p. τι.
unnkrn νομίζειν 6,11, 8,10, 12,13, 22, 10, 14, 34,8, δοκεῖν 6,4, 34,5, δόξαι 20,5, οἴεσθαι
54,11, « penser » 98,-, ete.; παν μοι doxei 4.1», unkxz δοχεῖ 8,7; TAKo ΜῊΝ
οὕτως ἔχω 52,16, rend οὕτως ἔχειν μοι δοχεῖ 52,9. AWEO ΜῊ BBI ΜΗΈΤΗ rend
ἔδοξέν μοι 18,,, umaxz ΒΗΛΈΤΗ por... ἐφαίνετο 10).1. INHTR 26,, est en regard
de Air; — Μ(ΒἸΝΈΤΗ ca δοχεῖν « sembler » 12,9, 22,1, 22,15, 100, 1,, ete.,
δόξαι 20,13, 40,5: UNHTR ΜῊ ca μοι δοκεῖ 18,9, 15, 32,13, ete., μοι φαίνεται 36,2;
UNHIKIX τῶν δοκούντων 38,5; — MNHTR δοχεῖ « il semble » 34,16, etc. (voir
p- ıx).
ΜΕΤΑ φαντασία 10, 15.
ΜΈΡΑ : nec ΜΈΡΕΙ « sans mesure » 108,5,
ΜΈΡΗΤΗ καταμετρεῖν 10,3.
ukero τόπος 8, 10, ete.; Β.Ζ} ...mkcTo « ἃ la place de » 60, 15, 78, 10.
akcayr (nur) σελήνη 10,13.
mama ἀνήρ 20,,, « homme » 62,6.
MACK : MOYRECKA ΠΟΛᾺ « du sexe mäle » rend ἀνδρός 64,1.
[127] LEXIQUE SLAVE-GREC. 851
-,
MAYENHKZ « martyr» : gen. αὐ κα 2,0,
MANHTH « tourmenter » 86, 10.
N
na et loc. : παρά et. acc. 6,13. — et acc. : εἰς 10,;, 24,7, 26,12, ete., ἐπί et acc.
14,14, 20,14, 32,4, ἐπί οὐ dat. 48,1, 10, 11, πρός et acc. 6,3, 18, 14.
NABBIKNATH μανθάνειν 22,38 « apprendre » 80,11, 82,3, 3; Naskıkoma rend πέφυχε
12,3.
NATQOERNZ : NATPOBNAA (S” NAA’TIOKNAA | ἐπιτάφιον 2,11 (voir P. LXXXII).
NAACHK(A)A ἐλπίς 72,8,
NAAZTIORRNZ (S", 2° main) 2,]1, VOIr NATOEKNA.
NAAkHTH ca ἀπεχδέχεσθαι 4... (voir p. LIV).
NAKAZANHE « prescription, enseignement » 82,3, 98,3; NAKAZANIA 82, 10 (SP),
voir IOKAZANHE.
NAKAZATH παραινεῖν 72,16; " NAKAZANZ (Ecrit NAKAZANIE « conseille » 82, 11.
NAKONBYABATH ἀναπληροῦν 6,153, sans doute faute pour KonRyARATH S”.
NAUBIWIAENTENK 60,5, voir " ITHINTAENHE.
NANERECHNZ ἐν οὐρανῷ : NANKCHNATO 10,7,
NANOCHTH « infliger » 60, 15.
NATIHCATH διαγράφεσθαι : part. pres. nanncaa AU, 11.
NATIPACHO ἐξαπίνης 8, 5.
NApEIENHE, variante de μὰ προσηγορία 58,9.
ΒΑ ΕΗ εἰπεῖν 58,6: NapexY 12.} est en regard de ἂν εἴποιμεν.
NAAHNATH χαλεῖν 8,1, NAPHYATH (S’ napuyarn) λέγειν 16,7, « appeler » 78, 16, 90, 8,11,
NAPHYATH CA (SP παφμηάτη ca) ὀνομάζεσθαι 38,. (voir P. LXXIV).
NACAAAHTH CA ἀπολαύειν Ö,4, ... CA HACAAAH(T) ἀπολαύσει A,7 (et gen.).
NACHARAJATH cA ἀπολαύειν 2,19, 74. 5, 84, 17, LOO, 18, 102, 10, 104,3, 10.
NACTABHTH : HACTARÜRZ « ayant guide, instruit » 34,10 est en regard de παρα-
στῆναι.
NACTAKRAHTH χειραγωγεῖν ἄγ.
NACTAHTH : 5 ΒΑΟΤΑΙΒΗΗ τῇ ἐπιούσῃ « le jour suivant » 12,1).
NAOYYATH διδάσχειν : NABUAET ca 78,1.
NAOYYENHE διδασχαλία 76,14.
ΜΑΟΥΎΗΤΗ « enseigner » 96.13, 98,7; repond ἃ μαθεῖν « apprendre » 22,10, —
NAOYIHTH ca μεμαθηχέναι 76,16, NAOYIHRZ CA δεδιδαγμένος 6,12, 86,1; ΝΑΟΥ ΝΖ
« instruit » 96, 12, 98.16 (avec le datıif).
HAUHNATH ἄρχεσθαι 10,,, 1%, 9, 18, 11, etc.
HAYAAO ἀρχή 16,5, 44.1,; BEZ HAHANA ἀνάργως AO, >.
NAyATH ἄρξασθαι AU, 1, 46,19, 76,6, ete.
NAYATZKZ ἀρχή AU, 1, 58,5, 8%, 10, 102,1.
852 METHODE D’OLYMPE. [128]
nauıs (πη χ 2 100,5): mauıe ἢ παρ᾽ ἡμῖν 6,4.
NE οὐ, μή, οὐχί 44.1γ, 50,1. 106, 15; me πὸ οὐδὲ γάρ 3A, 11, 40,12, ὅ4,ς, 76,13, πε... 50
οὐδὲ γάρ 106,5; πὲ πὸ ἢ οὐδὲ γάρ 42... πὲ BO... NH οὔτε γὰρ ... οὔτε 36,15-38,1,
NE πὸ πὸ « etenellet» 78,9.
NERO (NEO) οὐρανός 10,3, etc. (voir p. XLr).
HEROAHN « impie » : NERKINK 108,67.
nerpkin « negliger » 96,16 (et gen., voir p. τιν), ἐᾶν 46,51, « laisser » 96,10,
98,13 (voir p. LXXvIn); Nenpkmame ca ἔπιον ὦ Ken μηδ᾽... ἔμελεν αὐτῷ τῆς
ὕλης 40, 19.
NERHITHE « le non-etre » 96,6, rend τὸ μηχέτ᾽ εἶναι 38, 16.
NHERHNRNZ ἀναίτιος 32,12 (et dat.).
NEROAM : NERVAEM rend ἄχων 8, 13.
"NeRZUAARNk « sans commencement » AO, 10 (&crit NZ KYAAHK).
nerkaknnme « ignorance » 92,70; ® nenkacnia rend ἐκ τοῦ μὴ κατ᾽ ἐπιστήμην 20,5.
nenkaktn « ignorer » : ne nenkakrn 86,9 (voir p. LxxI); NeRkAouz ἄγνωστος
104,13, « inconnu » 64, 14, 94, 11, 96, 6; merkaouo 102, ,, en regard de γνωστόν,
NERkIORATH ἀπιστεῖν : NE nenkpoym 16,9.
Nenkpnnz ἀπίθανος 12, 5.
NERECTRNHRZ : HCTOBONOY NERECTENHKOY τὸν γεγαμηχότα 1A, 14-15.
NEZAKHCTENZ : NEZAKHCTENKI MH YHCTH ... ΛΆΧΗΙ rend φθόνου καθαρὰς ... τὰς ἀχοάς
0.7.8.
NEHCHKITRNZ « non examıne » 60,1.
NEMIOKENHE τὸ μὴ δύνασθαι 48, 19,
ΜΕ ΒΗ ἀδύνατος AB, 15, 15, ἀσθενής 48,15. 15, NeMoenz BRÄXZ rend (τολμᾶν) οὐχ
οἷός τε Av 16,7, ΝΕΜΟΒΗ (ΕΗΙΤῊ) ἀδύνατον 18,5, 24,13, 0,0, « Impossible »
96,3, 100,7; nennoymo 42,7 est en regard de δυνατόν.
NENABHAETH μισεῖν 6,10.
HENAYAARNK ἀνάρχως 40), 16.
nenasoctk « absence de dommage, securite » 96, 16 (voir p. LXIV).
HENIOAOBRNZ ἄτοπος AA,1, 50,1, « absurde » 92,10, 12, ἀνάρμοστος 18,13-14; HENOAO-
ENKIX rend τῶν ἀπηγορευμένων 66,5, NENOAÖBZUHIA ἀκόλαστον 2,5; NEMOAORNO BR
οὐχ ἐχρῆν 100, 15.
“wenoAossNk « non convenablement » 68,10.
NENOCAOYIANHE τὸ μὴ ὑπαχούειν 74,11, 76,5, « dösobeissance » 92,3; NenocaYmanin
6,12, voir ΠΟΟΛΟΥΠΙΆΉΗΕ.
HENOCTHUTAZ rend τὰ λείποντα 0. 15.
nenoTpkannz ἄχρηστος 104, 1, 106,4, περιττός 32, 13.
NENPABKAHRZ « Injuste » 62,7,
NENPABK(ARJETKOKATH (Voir Ὁ. ΧΙ) « mal agir » 64, 17, en regard de χαχὸν πράττειν
68,1; HENPARARCTEOBATH (ca) ἠδικῆσθαι AB, 2.5,
x
[129] LEXIQUE SLAVE-GREC. 853
HEPAZAAUKNZ ἀμέριστος 21..5 « sans distinetion » 9,16; NEAZASINOY KRITH μὴ
χεχωρίσθαι 26,5.
Nepazoyukrn ἀγνοεῖν : ne mepazamkeum 22,7; (voir p. LXXT).
NeczBpZUeNZ « imparfait » 106, 3.
NECZMBICARNZ « inintelligent »
: NE NECHIRICAENA 86, 9-9.
HECATEOPENZ ἀγένητος 22
22,11. 2A, 10. 16,17. 26,4, 40,3, οἷοι, ne NECATKOPENZ DU, 15.
5A, 12-13, I0, 14.
HECATEOENk ἀγενήτως ΔΊ, 16.
HECAIMKCTEO τὸ νη(κέτῃ eivaı 16,17.
HETEOPENZ (NETEOAKNZ, volr p- ΧΧΧΥΠῚ ἀγένητος ᾿ πετπορέπος 24,
5, NETRÖPKRNK 24
HETBAKNHE « incorruptibilite » 74, 15.
γῇ.
NeoyApzsarn (ca) « s’allranchir de la retenue » : xoTauıe cene NEOYApZKATH
nEsaso 10, ,., röpondant sans doute ἃ χρχατῆσαί τι ἐχυτῆς οὐ βουλομένην (voir
Piz).
HEOYKPALIENME ἀχοσμία 48,5.
NEOYKALIENZ ἀχόσμητος 28,8,9; BA ' NEOYKpALIENBIX (Gerit OYNERpALIENKIX) NH 5A
OYUHNENKIX 26, 12.13 repond ἃ ἐν ἀχοσμήτοις, NEOYETPOENA H NEOYRpALLENA 6,1
ἃ ἄχοσμος. ]
HEOYCTIOENZ ἄχοσμος 26, 41, volr NEOYKpALIENZ,
HEOYUHNENZ ἄταχτος 28,3.
nexotknne « fait de ne pas vouloir » 88, 1.
NEECTKRETEBRNZ « non naturel » 88,9.
un «non » 18,5, 100,5, rend οὐχέτι 18,9, — οὐδέ, μυδέ, οὔτε, wire (voir p- τχχὴς
rend οὐ 4.10, 6,8,» (preeede de οὐ); M nm χαὶ μηδέ 14,11: mM... πε, voir
NHKAKOE, HHKOAHAE, etc., ei de möme : un Kam ie οὐδέ τις 72,
ἡμπάποῖκε : rend μηδέν 34,9; doit rendre οὔ ... τι 14,3. \
unxoanme οὐδέποτε 106,5, underore 0,5, repond ἃ οὐ 16,17: me.
)
εν NHKOAHKE οὔ ...
ποτε I0A,s, NM... NHKOAHME 0388 ... ποτε 36,5.
HHKATOME οὐδείς, οὔ ... τις 76,7; NHYRTOME οὐδέν, μηδέν, οὐ... τι 106,15, μή
56,,, ete., οὐδ᾽ ὁπότερον 38,6.
NHKBIHRE 00... τις 34,17, etc.
. τι
HHEAHNOKE οὐδέν 96,14, μηδέν 52,4, 10, 54,3, οὐδ᾽ ὁπότερον 38,5, 58,4, 9,5.
nora « pied » : dat.-instr. duel nauımma noraua 98, 16-17 (voir p. Li).
HOCHTH φέρειν 70,15, etc., NOCHTH CA φέρεσθχι « se mouvoir » 18,9, 10, 26,5, το:
en 2 « ‚
cUPTR NOCAM<Aam> αἱ θχνατηφόρο! A
Noesz τοῦ Νῶς 8,10.
NpABZ τρόπος 58,5, « maniöre » 80, >,
3.
2 ᾽
5. ete.; HpPAKZ HMOYTR ΠΡΟΤΗΒΛΆΤΗ CA ἄντι-
ne > - e) L
χεῖσθαι πέφυχεν 51.5.0, HNATR HPÄRZ « ἃ coutume » 58, 12.13.
HOYAHTH ἀναγχόάζειν 8,13, ᾿βιΖζειν (eerit παίζειν) 14,15.
noya(A)a ἀνάγχη 18,1, 24,9, 11, 26,9, ete.; usuellement au sens de « il faut »
VOPAUR. OR. — T. XXI. —F..5. 56
854 METHODE D’OLYMPE. [130] #
avec ἔτη (26 ιτ, 28,9} ou formant une phrase nominale; nYmen ἀνάγχῃ Ϊ
ἘΞ
70,13. eich ἀνά ΟΝ PRESSE 16, 56,13, rend ἄκοντος 66, 10.
HOYzK(A)RNZ ὁ ἐξ ἀνάγκης 26,3; moyamo (phrase nominale) ἀνάγχη 26, 11, ἐξ ἀνάγκης
. δεῖ 206. 7.
NA ἀλλά, ἀλλὰ γάρ 8,10, ἀλλά γε δή 84.,5. ἀλλὰ πάντως: 34.10: δέ 2.10. 20,11. 52,10.
ὅδ, τ, ete., en partieulier devant un mot termine par -me : ΗΖ ἐπε A6,o, et
de möme nA ἐλπὰ me ἐπεὶ δέ 34,9.3, 40.590. 7: πηπούτοσκε Hnoro Akaa nz
οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως (ἕνεχα) 1 66, 5-6; — Nö ἡ χαί 36,14: NE KO πό « et en
effet » 78,9, NZ οὐκ, voir oyR0.
usınk (ΠΕ, nsınn (ΗΔ, voir Ρ. xxxv) νῦν, νυνί 48,6, τανῦν 48...
nnınkuns (uNkun-) ὁ νῦν 108,5 « de maintenant » 02... 94,17.
ukkaso πως, rend τι 8,15. et cf. 10,3,
uksoräa ποτε 26,11. 50,13, ete., NERoTAA ETa ποτε ὅτε 36,18.
uksoan ποτε 18,1 (... ETAA), 42,17, etc.
WERZTO τις, NEYRTO τι; ΜῈ πό ycomoy χατά τι 22,1,
NEKHIH τις; ne W κοέτο ἔχ τινος 12.- etc.
NEYHH τοῦ τινός 58,5.
N
ο (ὦ) ὦ 6,15. ete. (et voc.); avec le datif : A, 15, ı6 (voir p. Lv1). |
o et loc. : περί (et gen.) 2,3, etc., (et acc.) 40,0, et cf. 92, 10, ἐπί (et gen.) 24,16
(altere), 34,17, 44,., 48,7, (et dat.) 12,,, 72,11, 106,2; κατά (et acc.): ὦ cerk
χαθ᾽ ἑαυτόν 78,1, καθ’ ἑαυτό 56,1, 5,7, καθ᾽ ἑαυτά 50, 15. τ ποτα τ τος TEOpHTH rend
ἐμαυτῷ χατασχευάζειν AD, 12; ὦ repond A ἐν 26,5 (voir p. Lviu), 34,5, 42,1, —
et acc. : ὦ ZeMAM,« contre terre » 98, 10.
0BA ἀμφότεροι 22, 9.
oBAKHTH « manifester » 92,15, 94,5.
ὁπλὰς « cependant » 92, 13, doit traduire ἡ πλήν (faute pour πᾶσιν) 106, 13.
VKAHYENHE « conviction » 58,13, « preuve » 96,3.
OKAHYHTH : WEAHYHTR ἐλέγξει 42,9,
0KAHYRNZ, VOIT OKAHIIKNZ.
OKAHWATH : WBAHWAENZ ἀφαιρούμενος 72,5 (Voir P. LXXIV).
OKAHLENZ : WEAhMINO « vain » 100,>, (6erit WRAMYNO) περιττόν 42, 13.
OBAOKUTH : ΞΔ ΜῊ WRAOKHTH « couvrir d’infortunes » 80,»
OKNAZATH γυμνοῦν 11...
ΘΒΗΛΊΚΗΤΗ γυμνῶσαι 1Δ.11 (et gen.).
ΒΗ : sing. neutre " WEOETO (derit ὦποε ce) 74,14, loc. WEVENZ ἀμφοτέρων 66, 11,
2
instr. WEOHMR ἀμφοτέρων 24,11; plur. masc. WEOHNZ ἀμφοτέροις (var. ἑχατέροις) ’
20,5, masc. ou neutre BA WROHX ἐπ᾽ ἀμφοτέρων 66, 7.
ὡς
Δ ΦΑ Ἐφ a
er
SE -
en
‚[131] LEXIQUE SLAVE-GREC. 855
OBPAKATH ἀνατυποῦσθαι 106,3.
OBEPAZHTH CA « etre renverse » : W ZEMAR ÜBPAZHT ca 98,10.
ΘΕΡΑ 31 εἶδος 40... ὅ4,.1γ, 6.1, 5. 5,8, ete., σχῆμα 108... εἰκών 14... et cf.
« De » 68,3, 631 OBpÄZA ἀσχημάτιστος 18,9, 38,8; τρόπος 10,7, 42. 1;
66,1, 5, 7, 8,11, ete., ἀπππεὸ ὠπφλϑὼμ οἴῳ τρόπῳ 94,5. Τόροπα A ὅν ou * ὅσον
(altere) ἐμὴν ἢ
ΘΕΡΑΤΉΤΗ CA τραπῆναι 14...α (6erit CABPATHTH, 20,15, « se tourner » 88,11.
ΘΕΡΑΙΒΑΤῊ τρέπειν T7A,1.
ΘΕΡΈΟΤΗ εὑρεῖν 4.5. 34,5, 48,5, « trouver » 58,15.
ΘΕΡΈΤΑΤΗ εὑρίσχειν AS, 11.
OBpETENHE εὕρεσις 16,6.
OBAXOM(AJENME περίοδος 10, 5.
OEBIJEKANHE xoLvovix 64, 12, 13.
OBRIMEBATH χοινωνεῖν 64, 10, 66,9, « avoir des relations (avec une femme) » 64,15
(2. ex.).
ERIK κοινός 22,9," WE(E)EE (Kerit ὠπειμεοτποὶ τὰ χοινά 20, 11.
OEKIHRCTEO, VOIT OERIIR.
ὉΕΒΈΤΒΗΣ : ZENAm ὠκΈΤΗδι (S? WEKTORAN’NIR) τὴν τῆς ἐπαγγελίας ... γῆν 8A,ı6
OBKTORANBNZ (5), voir ὉΒΈΤΒΗΧ.
ΘΒΈΙμΛΗμΕ ἐπαγγελία 8A, 17, ὑπόσχεσις 104, 9.
ΘΕΈΙΒΑΤΗ ἐπαγγείλασθαι 10)4..9͵
OBOTAA ... OBOTAA ποτε μὲν ... ποτε δέ 36,13-1,, « tantöt ... tantöt » 68,9-10, 90,15.
ΕΖ ... 062 ὃ μὲν ... ὃ δέ 1A,10-11, « Ἰ'πη ... l’autre » 64,14; ὦπα ... ApOyrEIn NAKK
ὃς μὲν ... ὁ δέ 12, 17-14, 1.8, ὠπή... Apoyzin οἱ μὲν ... οἱ δέ 20, :,
ΟΥΛΑΓΟΛΟΒΑΤῊ χατηγορεῖν « Enoncer un attribut » : &rAoyeuz 56,93.
ὉΤΉΒ πῦρ 52,6, etc. (voir p. xLı).
VAHpATH σχυλεύειν 12, 17, 1A, 11.
ΟΛΟΛΈΒΑΤΗ νικᾶν AB, 14, 16, 17, « vainere » 98,5, 14.
ὉΔΟΛΈΝΠΗΕ τὸ νικῆσαι 22,11, « victoire » 96,15, 9851, 3, 5, 15.
ὉΔΟΛΈΤΗ νιχῆσαι 3A, 6, νικᾶν 50,5, « vaincre » 96,11, 12, 98,1, etc.
VAKPATH ἀφιματῶσαι 12,
QavcHnnz ὁ Ὀδυσσέως : er A,9.10 (voir P. xxxvi).
(OKOYINATH CA πειρᾶσθαι 12,16. Ἷ
ρας (et dat.) ὦ (et gen.) : Wae mocaYwaniw 6, 1. (Gerit ὦ menocaYuranin), voir
p- ivi.
QumpncKz Ὁ μηριχός 8,9
*onamo : KAAZA Wnoro 86,1, lire peut-etre KAAZA WNANO τὴν εἴσοδον τὴν ἐχεῖ.
NZ ἐχεῖνος, οὗτος 70,1%, ὦπα ταυτί 40,3; αὐτός 12,11, 38,6, ete.; A ὧπα ὁ δέ 1A,;,
55.
ὧπ᾽ me ὁ δέ 1A,,, Und χε τὸ δέ 8,10; ὦπα... λ οήπμ ὁ μὲν ... ὃ δέ 14,5, ἅ,ς,
eg ον ὦ ἐμὰ (&crit A ὀππὶ οἱ μὲν ... οἱ δέ 4, 1,
850 METHODE D’OLYMPE. [132] ξ
x
ONHCATH περιγράφειν 26,5, «inscrire dans » 28,5. :
ompazarn ᾿ἐπαίσσειν : ὑπρΆϑαιπε na were ὠρ λα 2 ἐπ᾽ αὐτὸν ... ἐπάϊσσε (Eerit R
ἔπαισε, ἔπαιεν) τῷ ξίφει 14. - (voir p- xxvin). Υ
ΟΡΆΤΗ « labourer » 68,11. Ἶ
opamne ξίφος [A,2,5,0, 16,3, « les epees » 68,13 (voir p. ir). ζ
OCKAAKBATH ἐπιλείπειν 10, 12-13. ᾿
ΘΟΦΑΜΉΗΤΗ « deshonorer » 98,3. i
VCTAEHTH χαταλιπεῖν 14,1, 18,10, 14, 48,1, 6A, 12, 66,14, καταλελοιπέναι 40,15, map ©
λιπεῖν 54,12, « laisser » 90, ;, etc. ἢ
ΘΟΤΑΒΛΕΝΗΒ « fait de laisser » 64,17, 80,6, « remission » 94,6, 18 (rend πάρεσις, =
voir p. Xxvin).
0CTATH cA « S’Ecarter » 88, 16 (et gen.).
VCTAMTH ca « S’Ecarter » 86, 15 (et gen.).
ocam(A)ATM : KAZHHTH ... [ἡ Weoyzarn] 88,1, röpond ἃ κρίνεσθαι (voir p. xc11).
vca(A)enne « condamnation, punition » 82,4, 98,11.
voran λεληθότως 66, 11, « en cachette » 80, |.
OTHMATH ἀφαιρεῖν 74,1, 5.6, ἀφαιρεῖσθαι 72,16.17, ᾿ παραιρεῖσθαι 106, 14 (voir p. τὺ;
ϑήπλτη [ἡλὴ Waoysarn] περιχιρεῖσθαι 106, 12 (voir p. xeı).
OTHTH ὑποχωρῆσαι 28,1.
OTpENH ca παραιτήσασθαι 20,10.
OTIHYATH CA παραιτεῖσθαι 20, 11, 70,15.
orponz « enlant, eleve » 96, 13.
ΟΥΦΟῚ τοῦ παιδός 74...
en.) 18,17, 24,8, 36 40, 5, eic.,
etc. (voir p. Lvı1); rajoute, voir
012 ἐκ 34,1, ete., ἀπό 10,;, 18, 11, πρός en σό
παρζ (et gen.) 48,0, 72,7, ὑπό (et gen.) 70,.
p- Liv; repond ἃ ἐν 28,;, voir p. LVIM.
orzspkıın « rejeter » : 3° sing. aor. Ünpkme 82,1.
ΟΥΧΒΈΙΒΑΒΑΤΗ ἀποχρίνασθα! 1 12,15; Ünkıpa<ka>h ἀπόκριναι 44,11.
ΟΥ̓ΧΒΈΙΒΑΤΗ ἀποχρίνχσθαι 22... « repondre » 62, 10:
OTZAAMTH : COYAZ ... ὕλλα δίκας ... ἀπαιτῶν 66,14.
OTAZHIBATH : ÜZMKAENZ -ἀνα---χαλούμενος 10,11.
OTZKAAOY, OTZAKAAR, voir KaAdy, ΚΑΛΈ.
OTZAAYATH διαχρίνειν 18,17; Whmarn [Ha Waoysarn] περιαιρεῖσθχι 106,12 (voir
pP} cm): 2
OTZAAYHTH : ὅλου εν KEITH χεχωρίσθαι 2A, 11.
OTAUETATH (OTZUKTATH, Voir Pp. LXXIV) ἀπαγορεύειν 16,9, ἀποδάλλεσθαι 16, 10, mapaı-
τεῖσθαι 16,11, « rejeter » 88,65, « recuser » 58,12.
OTAUETRUHKZ « apostat » 90,9, (doit traduire ἀποστάτης, voir p. ΧΧΥΠΙ).
OTAUETRNZ « d’apostat, d’apostasie » : * Wmernoe ... Hua 90,13,
oTzukTATH, Voir OTAMETATH.
φὰς Ὁ, 3...
De
RAT
A
&
133] LEXIQUE SLAVE-GREC. 857
OTANIOCHTH : Ünpocntn ἀπαιτεῖ 72,7 (pres. perf., οἵ, p. ıxxun).
STZCTANATH « faire defection » 92,16.
OTZCTANHTH « s’ecarter » 90,ς (et gön.), 90,1; (avec στὰ et gen.); voir p. Liv.
OTZCTANAENHE « desertion » 92,53 (avec οὐχ et gen.).
OTZCHRADY, voir cHAoy.
OTAXDAHTH ἀπέρχεσθαι 10). 10, χωρεῖν LO, 3.
OTAUIKCTHE ὑποχώοησις 28,5 (voir p- LXXX).
5. ᾿ ac
OThUB (ὦ τὶ πατὴρ voc. WE Dre
ὉΤΆΤΗ ἀφελεῖν 74,7, 9, ἀφελέσθαι 66,10, « enlever » 78,7, 12, 94,1; (voir p. L); avec
0TZ et gen., voir p. LIV.
"TATHE ἀφαίρεσις 10, 15, 66,6.
:
ῃ
πΑγογλ ὄλεθρος 48,1.
NATOYERNZ ἀναιρετιχός 52,14, 17, 9191 (2 EX), LER
naaaTn « tomber, ötre renvers& » 98,14; &erit πολίτῃ 90,1.
MAZOYXA χόλπος : coyıparo 5 mazack Ero τὸν ἐν χόλποις αὐτοῦ 6,5 (Voir p. LXXVIT).
maxoctk βλάόη 72,3, « dommage » 80, ,, 10, 82,3.
NAKOCTRNZ « nuisible » 80,5,
DAKBI πάλιν Au. 8.11. 12,17. 16, 17, etc., a) πάλιν 20,6, 26, ΤΌΝ ΜᾺ 38,1, 42, 12, etc.,
δ᾽ αὖ πάλιν 12,15: δέ (marquant une opposition) 1ἅ. 15, 20,9, ApOyTEIH ΠΑ͂ΚΗΙ
ὁ δέ 14...5: πὸ mann δέ 10,11, 36,1, 56, 14-15; Äpe ΔῊ man εἰ δέ 64,13: MAKKI
Re ΟΥ̓ πὸ ὕστερον δ᾽ αὖ πάλιν SA, 17,
DAMATR « memoire » 98,3,
nacrn : au reflechi (passif) naaerk ca « est renverse » 98,5.
Harapsensin « de Patara » 2, note I, dans une addition posterieure.
maye μᾶλλον 34,3, 48,11, DO, 1, ete., ἐπὶ πλεῖον A,6, μάλιστα 6,5, 20,11, 46, 18,
« preciscment » 9A, ı: Äpe M πλὴὲ ei χαὶ τὰ μάλιστα 16,15, 20,12, 84,1»,
« meme si » 82,,, 13: undzkuz maye πλεῖστον ὅσον 26,15; ie MAye rend δέ
Yun: — nase (et gen.) παρά (et acc.) 56,1, 5, 58,6, τ: TOpWAA ... πλὰξ apksnaro
χαλεπώτερον ... τῆς προτέρας A855.
nem ca «se soucier » 98, , (et instr.).
πλλὰμ rend τραγῳδία 1A,1; (voir pP. LXXXIV).
naoaz « fruit » 84,,, 100,9.
ΠΛΟΥΤῊ πλεῖν : πλλπάιπε (85 maosAme) 2,6, VOIr P- XXXVI.
πὸ et dat. : κατά et acc. 2,;, 22,1, ete.; no ucrunk ἀληθῶς 12,9, ete., mo nparak
δικαίως 12,1, ete., ἀληθῶς 29... NE πὸ ἤοτόβομαι... CAOBECH rend παρὰ λόγον
42, ως, [πὸ πὸ ὁποεῆ Β0ΛΗ] rend “ἄκων 66,10 (voir p. χοιπὴ; — et acc. : πὸ
τ διὰ τί 50,1, « pourquoi » 94,19, 100,5, 6; πό nee καθό 38,8; — et loc. :
4 E Ξ Λ ἦ A “
Erna ee χαθ᾽ ἄς « par rapport auxquelles » 44,3, noToMR, VOIT ΤΆ.
858 METHODE D’OLYMPE. [134]
moskARNz « de victoire » 98,10.
NOBAM(AJATH ὑποδάλλειν 38, 3-9,
noBeAknHe πρόσταγμα 8,13, 12, 70,12, 74,6, 0, etc.
ΠΟΒΕΛΈΤΗ προστάζα! 72,3, 84,15, κεχελευχέναι 70,16, « prescrire » 80, 5, 9,
IOKHNOBATH ca ἡττᾶσθαι IOD, 13, « se soumettre » ou « etre vaincu » 98, 15.
IORHNATH ca πείθεσθαι 72,, (et dat.).
NORANPAWATH « questionner » 58, 1; (et gen.).
ΠΟΒΈΛΑΤΗ ἀπαγγέλλειν 20,19, μηνύειν AO,ı,, moskaanma « ayant indique » 82,6
(voir,p- L).
NOTPAZHTH : KBITH NOTpamenk ἐπιχλυσθήσεσθαι 8.0,
NOTOYEHTH ἀνελεῖν A6, 16, 48,12, 66,5, ἀποχτεῖναι 66,4, « faire perir » 96,1, 4.
IOTOYRAMTH « faire perir, detruire » 58,16, 96,5: NoroyRAame rend ἂν ... ἀνήρει.
16, 17 (voir p. xım).
NOTKIBATH : BRABCTEOBÄTH ... [ἡ MOTBIKATH] κινδυνεύειν 48, 15-16 (voir p. xcın).
MOAATH παρασχεῖν 104,8, 10,15, 106, 12, δοῦναι 40,5, « donner, fournir » 58, 14,.62,11:
ΠΟΑ͂ΛΤΗ CA χεχαρίσθαι 72, 5-6,
MOAAMNHE « gratification » 9A,g.
IOAAMTH παρέχειν 6,5, 10,15, 102,1, « fournir » 58,13, ete.; cAoReca moAAMTH 22,5
rend τοὺς λόγους προσίεσθαι (var. ποιεῖσθαι).
MOABHENHE χίνησις 10,5, προθυμία 20,1; οὐτπέρ πεῖς [ἡ πολπήπεητε! rend βάσις.
10. ς (voir p. xcır).
TOABHZANHE χίνησις 16,5, 56,4, προθυμία 42, 1,
MOARHZATH CA χινεῖσθαι 42,5. « s’ellorcer » 96, 15.
NOAOBRNZ ὅμοιος 14,1, 38,13, 92,13, etc., παραπλήσιος 8,7, 56,9 (et dat.); ἄξιος 72, 10.
(et dat.), ἁομόζων 26,4, « approprie » 68, 12-13, ΟΟΥΒΑ ... TIIOAOBNA προσήχοντα
18, 19:15: MOAORNO ἔξεστιν LO, 10. ER moAoRNo « 1] convenait » 108,4,
TOAOERNK ὁμοίως 6,3, 22,1, « semblablement » 98,11 (et dat.).
MOAOERCTKO « ressemblance » 68,;, mo nöAoKRCTKOY 78,5 r&pond ἃ καθ’ ὁμοίωσιν.
(voir p. xxvan); πὸ NOAOKKCTEOY « selon le merite » 74,15.
MOAPARATH μιμεῖσθαι 6,5, μιμήσασθαι 108,9, MoapAmarn ca βέλη [A ποολελμοτβές
πη ἐπιϑ KEITH] 16,13 röpond ἃ μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει (voir p. xcı).
NIOAZHWMATH « subir » 02...
NIOAZNRNZ τρυγώδης : MOARNENA ΚΈΛΧΟΥ |, pen’ue "apommna] 18,13, voir p. xcı.
nvAZATH « subir » 82,9 (eerit πολάϊλλζ,, 82, 10.
nomnuTHe βίος : lire NOAHTRA A,, plutöt que uTBa.
NOZHATH « connaitre » 9A, 9-10 (voir p- Χαιπὴ.
TOHcKATH ζητεῖν 40, τ,
ΠΟΙ 96, 13,100, 15,102, 3, abr&viation introduisant une comparaison(voir p. χχχιν),
nokazanne δεῖξις 102,3, apkuae [monazanial πρὸ τοῦ ... δεῖξαι 104, , (voir p. xcrın);
«indication » 82,10 (S’ naxazAniA), « tömoignage » 98, 2.
ὡ
Ka ὅν
e-
ee ee
ar gone:
4
=
Dt rn rates
van
πεν U a 8
-Ψ
ὙΠ νὸν a U nn
[135] LEXIQUE SLAVE-GREC., 359
IOKAZATH δειχνύναι 68,16, δεικνύειν 58,7, δεῖξαι 58,10, OA, 7, 10, ἐπιδεῖξαι 102,17,
« montrer » 106,5, ete., nokazarn ca δείχνυσθαι 102,14; — Pr&s. AA ... ΠΟΙᾺ
RETR « pour montrer » 9A,, AA moname ca δειχθῆναι 34,6-7, MOKAMET ca
(prösent-futur) rend δείκνυται 102,3: — pres. NOKAZAETR δείκνυσιν 24,13, 100, 17,
μηνύει 50,11, 7A,3-4,7, παραινεῖ 74,5 (S” ποκαΑξδέτε,), MOKAZAETR CA δείχνυται
32,1, 94,7, 56,5, etc., φαίνεται 38,5, 5A,,, 104,11, « se montre » W, ı7, etc.
(S’ noxazser ca). Voir p. Lxxiv.
IOKAZOBATH ἐπιδειχνύναι [01.,}} nonazorame ca ἐφαίνετο 10A,5.(voir p. LXXIV);
IINHTR CA TIOKAZOKATH 14,5 est en regard de φαίνεται (voir p. xcııı).
ΠΟΚΡΕΙΒΆΤΗ σχεπάζειν 1A, 11.
πολοόῖέημε θέσις 10,5. :
MOAOYYHTH τυχεῖν 7A, 10-11, εἰληχέναι 102,9, « obtenir » 00),5, 78,5 (et gen.); yectH
ΠΟΛΛΑῚ SA, 10-11 rend τιμῇ χατηξιῶσθαι, moaaynın anTia 14... est en regard
de τὸ ζῆν ἔχειν.
ΠΟΛΖ « Sexe : MOyskecKA moAA ἢ ππεημοπα 64,9 rend ἀνδρὸς χαὶ γυναιχός.
NOABKZA ὠφέλεια 3A, 5, πεὸ ΠΟΛΕΞΕΙ ἀνωφελής LOO, ı,, CATKOPHUM πόλ 3:0 ὠφελήσεις “4.9,
MOAZA NPIHMETR ὠφεληθήσεται 42, 5.0 (voir Ῥ- Στ):
ΠΟΛΕΞΟΒΑΤΗ « profiter » 60,7,
HOLRICAHTH ὑπονοῆσαι 20,13.
NONBICAZ « Intention » 68,7, 82, 13.
ΠΟΙΠΗΠΠΛΙΑΤῊ : ΟΕ... NONBIMAATH εὖ διατεθεῖσθαι 12, 13.
NIOITKIIIAENHE « dessein » 78,19.
momsnkrH « 58 rappeler » 64,1.
nonk χάν 102, 13.
monoyipsune ἄνεσις A, 11.
NONBITANHE ζήτησις 20,5, « recherche » 18,;, 50,4, 54, 12, 98, 16:17.
monppanne < fait de fouler aux pieds » 90, 10.
NOPAKOTHTH : TIOPAKONENOY δεδουλωμένον AB, iu, CAUZ CA NOPABOTA ἑαυτὸν δουλαγωγὼν
7. (voir p. τυ χτι)-
ΠΟΡΑ ΞΟΥΠΈΤΗ ἐπινοῆσαι 98,7.
TOPBERNOKATH φθονῆσαι 18,10, « envier » 78,11, 96,9 (et dat.).
OCAOYyKATAH ἀχροατής 2,10, 20,15, « auditeur » 108, .
ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΉΜΕ ἀχρόασις A,;5, 6,3, ὑπαχούή 72,7, τὸ ὑπακούειν 76,3, τὸ πεισθῆναι 71..͵
« obeissance » 90,ς, ete.; nocammaniem ἅς rend μετὰ τῆς φωνῆς (mal com-
pris), * nocaYwaniw (6erit NenocaYwanin) 6,12 traduit ἀχροατηρίου (Voir
Ῥ- LXxxiV).
NOCAOYINATH ἀχούειν 2,10, 4,1, 1», 13, ete., ὑπακοῦσαι 7A, 11, πείθεσθαι 72,9, 70,5
« obeir A» 94,7 (et gen.); möcaammÄn ὁ ἀχροατής A,c, 712, 6.
OCAOYLIRNHKZ « Sujet, disciple » 88, x.
OCAOYINRCTEOBATH « temoigner » 9, 7.
800 METHODE D’OLYMPE. . [136]
NOCAKARCTKOBATH ἕπεσθα! 71. 5, « Etre la consequence » 88, > (et dat.).
NOCAKABCTERNHKZ : MOAPARATH CA βέλη [ἦ Mocakanctkennkwu EMS KEITH] μιμη-
τὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει 16,15 (voir p- χαπὴς
mocak(A)e « ensuite » 82,3. en regard de πρότερον (lu * ὕστερον) 106,5.
nocnkıuenne σπουδή 20,5. 34,5, 22,1, προθυμία 22,9,
noentunnk προθύμως 20, 1%.
NOCTPAAATH πεπονθέναι 18. -͵
ΠΟΟΤΆΛΑΤΗ : Πόρτλληζ « etendu, couch6 A terre » 98. 16.
NOCAUOTIHTH « considerer » 68,9.
ΠΟΤΛΉΤΗ cA « Ötre cach& » 92, 1,.15. ποτλέμοε τὸ χρυφθέν 12, 17.
NOTOMR, VOIr ΤΑ.
NOTPOYAHTH ca « faire eflort » 98, 11.
noTpksnnz avayzatos 104,15, « utile » 68, 11, 12, compar. notpennke χρησιμωτέρα
2,11.
ΠΟΤΡΈΒΕΝΈ ἀναγχαίως DA, 16.
ΠΟΤΆΞΑΤΗ « calomnier » 80,5,
mooyıparu « exhorter, conseiller » 8%, ı..
noxkaaa « louange » 98, 11.
NOXBAAMTH ἐπαινεῖν 42,5: « louer.» 98,3.
IOXBAAENNE : AASA> MOXBAAENME ἐπαινεῖν 12, 1.
noxork « desir » 6A, 17.
noxoyaurn « blämer » 82,5.
NOXOyAMTH μέμφεσθαι 20, 5.
ποχόνλεημε μέυψις. 72, 13.
noynctn « honorer » : inf. noueern τιμῆσαι 72,1, aor. ποτε ca 78,,, part.
passif nourenaro 78, 11 (voir p. L).
ΠΟῚΟΥΤῊ ἀντιλαμῥάνεσθχι 48,0, αἰσθέσθαι 8,5, part. pres. Nö4WmnH ἀντιλαμόανύ--
μενον 48,4 (Voir Ρ. LXXIN).
NO4RTENHE « adoration » 68,5.
NOUBCTHE φορά 10,5 (2° main et 5" mowscTKie, voir pP. LXXX).
ΠΡ 54,6, 78,0, 80,1, 82,5 (note 2), abröviation introduisant une comparaison
(voir p. XXXIV).
npaxz « droit, juste » 62,3 (2 ex.).
TPARRAA : πὸ ΠΡΑΒΑῈ δικαίως 12,1, 26,13, ἀληθῶς 22,,, « justement » 88, 16, 98, 10-11;
ΒΖ npaBsaY « justement » 60, 15, 771, 13, 86, 10.
NpABRAHRZ «juste » 62,7.
.IPAKKARNZ « juste » 62,5, 7A, 15.
NpAZARNZ ἀργός 10%, 1, npaznoy *zpynv 100,15, skAme ... npaz’aenz ἤργει 106, >,
NPAIBATH συγχωρεῖν 3A, 4,
npn ἐπί (et'gen.) 6,7.
,
a rt +
γι.
er ἐ»δ "ς
΄
AN οι αφκῖς αὰὰ ....
λέ ei ee DER
ir
δ.
[497]... LEXIQUE SLAVE-GREC. 801
NOHBAHZKATH προσφέρειν 1A, 9-10, NPHRAHKATH CA προσπελάζειν AB,1o, « Etre rapporte
a» 60,13 (avec κὰ et dat.).
"NPHEBIKATH προσγίγνεσθα! AB, 11: IPHEHIKAA (serit nk, προσγινόμενον (VAT. προσ-
γενόμενον).
ΠΡΗΒΒΙΤῊ : ΠΡΗΒΟΥΛΕΤΕ προσγίνεται 72,7.
ΠΡΗΒΟΛΉΤΗ : ΠΡΗύληΗτ περιίστησιν 50,7.
MPHHMATH λαμθάνειν 38,11, 48,7, 58,0. 9-1ο0, 72,10, προσλαμθάνειν (var. λαμθάνειν)
38,6, ἀποδέχεσθαι 20,1, 42,1 (pres. πρίημογ, lire "npiemoy, voir pP. XXXIX),
« recevoir » 60, 16, ete.; rend προσίεσθαι 16, 10, ὑπομένειν 72, 12.
npuntn ἐλθεῖν 8,5, 12,14. 32,5, « venir » 80,5, etc.
IIPHAATATH προσάπτειν 16,14, 32,13, προσαρμόζειν 18,5 (et dat. avec ou sans ἈΖ,
voir p. LV).
INHAOKENHE πρόσθεσις 10,16.
INHAOKHTH προστεθειχέναι 22,15 (avec κα et dat.).
NPHNOcHTH προσάπτειν 68,1 (avec dat.); npunoca calque ἀναφέρων 18, 17, φέρων DU,;,
et cf. 62,16 (voir p. LXXXVT).
npnonpkern ἡ πορίζεσθαι (man. πορίζειν) 14,3.
IPHCHZ (mpn-) ἡνήσιος 14,15, « lögitime » 64, 14, mpneno Impmo ἀεί 6,13. 12,5, 10, διὰ
παντός 18,10, « toujours » 94,6,
NPHXOAHTH ἔῤχεσθαι 4,1516, 76,5 ( ἔρχεται, faute pour ἄρχεται), προσιέναι A,
16, 12, ἥκειν A,s, rend προχωρεῖν 2A, 16, ἐπιρρεῖν 18,15.
mpmarn λαύεῖν SA, 15, 48,8, προσλαύεῖν 72,4,6, « prendre, recevoir » 80,17. ete.;
mpinmsTR Aawbzvoucıv 36,3, 8, TA προσλαμθάνει AB, 10; rend πεπονθένα: 76,13,
ἀπαιτιθῆναι 86,3; OMA ἐχληρώσαντο 70,3, lire sans doute ἢ nokmurn; n0A2&
NPIHMETR ὠφεληθήσεται 42,89.
IPHATHE ὑποδοχή 28,5.
ΠφΟΒΗΛΈΤΗ προιδεῖν : npönmakma " προεῖδον (faute pour προῇδον) A, 14.
ΠφΟΒΈΛΈΤΗ (-AATH) « prevoir » : part. prös. nporkasın 92, 13, 10, imparlait npork-
arue 9A,s (voir p. 1).
MPOZZBATH « invoquer » 68,6.
npopazoyuknne « soins pröalables » 96, 13.
MIOPOIKHCKA προφητῶν : ΠΡΡΎΒΟΚΗΗ An
MPOCTHPATH ὀρέγειν 1A,e.
MpOeTHTu συγχωρῆσαι: 16,15, 46, 18, 20, 50,15.
MNOCTZ ἁπλοῦς 50, 6,7, 10, 11, 13, ete.
mpoctk ἁπλῶς 42. 9.
IPOTHRAHTH CA ἀντιλεῖσθαι 52,4,6,7, 10,11, 545, etc.
NPOTHERNHRZ « adversaire » 98,3.
NPOTHERRNZ ἀντιχείμενος 54,5, 9-10, « contraire, OPpoS& » 60,;. 80,0, ete., « adver-
saire » 96, 15.
862 METHODE D’OLYMPE. [138]
.
NIOTHERNk «au contraire » 62,6,
nporusä et dat. : πρός et acc. 22,6, 54,6, « contre » 40,9; --- MPOTHROY... TAETR
‚6,
ca « est oppose en reponse » 78,16.
TOR Aotmag 104,17.
ΠΡΟῚΒΗΖ (voir p. ᾿χχΧχηπὴ : προῦπαα (S” πῥό“αλ) τὰ ἄλλα 70, 16-17. ;
NpARZ πρῶτος 40,0 70,7, πρότερος 44,ς, ΠΡΆΒΕΗΙΧ 94,6. doit rendre τῶν προγεγονότων.
(voir p. xxvim); B πέφβλα τὰ πρῶτα 10,14; — πρήβοε πρῶτον 64,5, 100,13,
« d’abord » 80, 11, 96,,, est en regard de πρῶτος 16,13; — HC MepBAa τὴν ἀρχήν
102,6, 104, 15, ὁ mepsa ἄνωθεν 44,12, HC πέρβὰ (ou Mc πέρβα) ἄνωθεν AG,ın, MC
πέφβα Εὸ (ou ἧς πέρβα B0) χαὶ γὰρ τὴν ἀρ βχήν 74. 6-7.
NPZERNR : Περβέμ τὸ CORKCTKA ἡ -προ--ὑπόστασιν 20, 5͵
ΠΡΈΒΜΒΑΤΗ μένειν 26,0, Δ4.: 46,20, 100, 19.13 (man. μέν), 100,12, ete.; npkanısaa
ἐπίμονος 10,6, « ferme » 98,1.
ΠΡΈΒΕΙΤΗ μεῖναι 46,7, 88, 14.
ΠΡΈΒΦΑΤΗΤΗ « tourner, transformer » 88,15, rel. npksparntn ca 88,9, 92,2,
npkaatn « livrer » 66,4, 98, 4.
npkAzAeKATH προχεῖσθαι 22,11, « Etre propose » 22,,.
npKAZAOAKHTH προάγειν 104, 14.
nokar(a)e πρότερον 10,5. πρέχιε skaaue «il savait ἃ l’avance » 92,-. — « avant »
(et gen.) 88, 11.
nokir(A)ann rend πρῶτος 26,9,
ΠΡΈΗΠΑΤΗ διαδέχεσθαι : ΠΡ ἐπα ΔῈ ὥ Cana διαδεχομένην τὸν ἥλιον 10, 13-12.
ΠΡΈΠΜΈΠΝΗΤΗ τρέψαι 26,15, 42, 16, 18, 44,6, 46,5, 9. 10, etc., τρέπειν A6, 21.
npkuknmrtn ἐναλλάσσειν 68,5,
npkuknenne τροπή 44,9, 7. 17, ἀλλαγή AA, ı,
npkmaapz σοφός 6,16 (mpku°ap-), 18,7.
npkoaoakrn χρατεῖν 14... mpewaoaknz νενιχημένος 4.1.
ΠΡΈΠΕΦΈΤΗ « persuader » 82, 5.
npkesarz (mpkeT-) ἅγιος 6,1 (s’appliquant A Dieu).
npkeaoywmanne παραχοή 76,6, 8,11, τὸ παραχοῦσαι 76,9, « desobeissance » 86,12.
npkcaoywarn παραχούειν 76,16, 86,1, « desobeir » 78,17, 82,3, 8A, 11, 86,6, 78, etc.
(et acc.).
npkenkuenne ὑπερθολή 6, 16.
npkenkunnz ὑπερδάλλων 104, 7, npkenkumnve « l’exces » ὍΣ ΕἸ
npkeranarn rend μεταχινεῖσθαι 70, 13.
npkeranntn « passer ἃ » YO, 10. « transgresser » 82, 5, MPECTOYNARUNE \ men
(man. ὑπερθέντα) 84, 19,
ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ παρέρχεσθαι 10, , (et acc.), ὑπερδαίνειν 8,11 (et pkez et acc.).
npkxoannr (ou plutöt a, voir p. Lxxxu) μεταθατιχός : mpkxdanee 10,5.
npkıpenne « menaces » 82,4;
a
[139] LEXIQUE SLAVE-GREC. 363
npkarn : noknnuen pwa’ οἱ διάδοχοι τοῦ γένους 70,8; πρηϊλιπα ἐχληρώσαντο 70,5 lire
sans doute "npknun.
npkarne διαδοχή 64,11
TIBITANHE ἐξέτασις 42...
ΠΕΗΙΤΆΤΗ ἐξετάζειν 24,13, 28,3, ἀναζητεῖν 16... ζητεῖν 10,7, 15, « demander » 78...
nKıTaemoe « la chose discutde » 04... ἡ B’zuckosarn [A πμιτάτη] χαὶ ...
ζητεῖν 20,9, voir p. ΧΕΙ. .
unpknne φιλονειχία 34,1,
Inc χύων 14,1.
nkune (S?) φδή, voir nkrne.
nkens (nk) δή 2,3, A,ı2, 6,1, ὕμνος 6,3.
nkTH ἄδειν 2,9 11, 4,3, 16, etc., δοξάζειν 6,9, cz ΗΜ ... ΠΈΤΗ τούτοις συνζδειν A,16;
nowmmxz 6,5 en regard de axowsvrov (lu " ἀδόντων).
nkrne φδὴ 4.59 (S’ nknia), A, κα, 6,4.
ΠΑ͂ΤΕ δρόμος 10,9,
NAYHNA πόντος ὃ...
pABOTA « servitude » 78, 10.
pAROTATH δουλεύειν 70,0, 12, 15, 17, 72,910, « servir (en esclave) » 70,11, 9A,ıs (et
dat.).
paRz οἰκέτης 8,13, « esclave » 78,9, YA,
paan (S’) : oysmsAnia akaa... aonpoakhnia (S’ Aonpoakmnia pAAH) διὰ τὸ φονεύειν
u... διὰ τὸ εὐεργετεῖν 90.15.11 (VOIP p. τι} π|), Toro πὸ ΔΈΛΑ (S” paan) 86, 10 (voir
P-L3xvil).
PAAOBATH ca χαίρειν 16,9, 10, 18,12, « 58 rejouir » 98, (et dat.).
paaz : fAAZ € «il se rejouit » 96,3 (et dat.).
fAZEPATRHHKZ « rebelle » 90, 3,
pazsk (et gen.) « sauf » 62,,, 70,1.
pazapkumrn « dissoudre » 96,6.
pazakanrn μερίζειν 28, 5.
pazakannz μεριστός 28. 7.
pazurn ca ἀναλύεσθαι : imparfait φαϑηλάιπε ca 8,11 (voir p. LXxtN).
fAZAHRATH CA τήχεσθαι 4, 10.
ῬΑ ΞΔ ΗΜμΕ διαφορά 50,6 (5) φλϑβλήϊε), 12,5, 66,7, « difference, distinetion »
76,1 (S® pazansie), 94,4, 12 (voir p- Lxxix).
pazanıne (S”), voir pAzanyenHe.
pazanınnz διάφορος 24, 6,7, 40. 12.
fAZAHMTH χέαι : 801. pAZAHA ἔχευεν ὃ...
ῬΑΞΛΑΔΊΛΤΗ χωρίζειν 26,3, διαιρεῖν 28, 5, χαταχερματίζειν 24...
864 METHODE D’OLYMPE. [140]
pAZAAUENHE χωρισμός 24, 13, διάστασις 2A, 14.
pazaayurn « distinguer, introduire une distinetion » 62,11, 15, PAZAAUHTH ca
χεχωρίσθαι 26,3, PAZAOYIENZ ECTR χεχώρισται 24, 1,9, 17, pazaSuenY KATH « etre
separe » 24,13.
yazoputn « dötruire » 98,15.
ΦΑΞΟΥΜΈΒΑΤΗ : cnye ... PAZOYMERATH οὕτω ... διατεθῆναι DO, 3.4: pazauksatm ...
[Han ΟΣ ΒΟΒΟΥΠΛΑΤΗ]) συνάγειν « deduire » A2,;5., (voir p. xcın).
pazoyurknne « opinion » 62, 11.
pazoyukrn διατεθῆναι 20,5,5, σχοπεῖν 102, 11, « comprendre, concevoir » 78,17,
80, 16, 82,5, 1, 84,3, « penser » 64,3, « considerer » 80,11: Taxo.... pAZauıkAxz
οὕτως ... εἶχον A6, 14.
paao « charrue » 68, 11.
PACTKOPENME χρᾶσις 0,9,
pacTomnne διάστασις 24,13.
pacromTH διίστασθαι 28,1.
pacrpontu : pACTpOENk ἘΒΙΒΊΠΗ διαχριθῆναι AS, 6.
pacunnHuTH διακρῖναι 18, 7.
pen εἰπεῖν, φάνχι 56,1; pres. φέτετα λέξει 24,5, 40,17, PEIEZ ἐροῦμεν 42, 11 (et οἵ.
26, 13), pesemm φήσεις 50,13, γέ 5 ἂν εἴποιμι 22,3 ete., penY φημί 44,6, 42, 13, 15,
A4,3, 16, 17, 40, 10, 50,5, 66,3, eie® λέγω AA,3, 64,5, 70,10, 102, 14,106, 5, etc.
(voir p. ıxxım); θέμα rend σύμφημι 36,11, pkua ἀπεφήναντο 20,6, pen δοῦναι
« poser » 20,7, penä me τουτέστιν 6.5, uknoen PEKOY BEIM τι... τοὔνομ ὕλη
18,..7: ἄπολις pen « pour ainsi dire » 90... (et voir caono); — βέκιπε rou-
τέστιν 10,5, 12,14, 26,5, 50, 16, ete., ἤτοι 48,15 (mal compris), « est-ce que »
60, 13, penzue ΔῊ πότερον 42, 16, ;
puza ἐσθής 1A, 11, plur. puznı τὴν ἐσθῆτα 14,6.
puTopusum ἡ δητοριχή 38,2, 3.
poanTn « engendrer » Θά...
p9AZ γένος (race, espece) 28,,, 70,3, (genre) 56,2 (2 ex.), 56,5, 6.
pPARNZ τοῦ γένους 64,11, « de la race » 64,17.
PaANZTATH τονθρύζειν 8, 15.
PRIERCTEOBATH : PRIERCTEYRIHEM ἰχθυόεντα 8,5 (voir Ρ. LXXVII).
PbERNOKATH φθονεῖν 2,9. « envier » 78,9 (et dat.).
pnERNocTR ζῆλος 6,11.
pasa χείρ : duel fayk 14,;.
ς
ὉΛΑΣ φυτόν 12,5, « plante » 68,12, « arbre » 80,16 (voir p. xrı).
CAMORAACTHNA αὐτεξούσιος 70,6-7, CAMOKAACTKNOIE τὸ αὐτεξούσιον 76,4, 72,17, « le
libre arbitre » 70, 5, 94,1, 13, 14-15.
[141] LEXIQUE SLAVE-GREC. 865.
᾿ ᾽ an δ Ἢ ΓΝ, - .
CAMOKAACTKETEO τὸ αὐτεξούσιον 2,53. CAMOKAACTEOMZ (SP) ἑκόντες 72,3, volr CAMOKO-
AKCTEO.
CAMOBOAKCTEO : CAMIOKOARCTROUZ ἑχών 7A, 3, ἑκόντες (laute pour ἄκοντες) 72,3,
CAMOCZCTARRNA (et cz et iInstr.) αὐτοσύστατος (τῷ...) 106, 11.
cauoxorne (S"). voir CALIOXITR.
CANOXOTR : CANOXOTRI (S” camoxorntm’) « volontairement » 86, 15.
CAMIA αὐτός, CAMOMOY ... KAZAATATH ἑαυτὸν ... περιθάλλειν A,;, M CA ΤΕ οὐδὲ σέ
29...’ camz ca ἑχυτόν 72... (et οἵ. 2,5), cam cene αὑτῷ 5A,;, eamomoy ὦ cene
χαθ᾽ ἑαυτό 56,5, cAlIO cenk αὐτὸ ἑχυτῷ 59... 10, 5A,3-, ete., ἀλλήλοις 52, 10-11,
GLEN OYKAapARıpA ca CAMA διαλοιδορουμένους ἀλλήλοις 12,15.
CBoKoAA ἐλευθερία 70), 5,
CBOROARNZ ἐλεύθερος 70,7, 5, en regard de ἐλευθερία 4,11.
cnom αὐτοῦ 104,5, ete., οδός τὴν σήν 20,19, ete- (voir p. Lıx); rajoute au grec :
APOYRHNE ... cKOcH τῶν ἑταίρων 2,7, ete.; οἰκεῖος 10, 9, 66,6.
c6kTZ φῶς 10, 13, 52,8, 18, 94,7, φέγγος 10,13.
KATZ (οὐ τὶ « saint » 2,1; CTHMA ... AXoUR ὑπὸ θείου πνεύματος 4,7, 15-16, Β se CTHIX
KNHTAXA ἐν ... θείᾳ γραφῇ 76, 12, et cf. W,ıı, TA TAA θεία φωνή 76, 15-16, et cf.
90,5.
CEBE ἑαυτόν, ἀλλήλων 24,5, 26, 1, 52,44, Ὦζι, 2.
ceamn“ τοσοῦτος 16,4, », «si grand » 106,3 (voir p. xuır).
@ 18,;, 24,3, 12, 32, note 2, ete., signe introduisant les titres (voir p. χΧχιν)-
Cuxeann Σιχελία 2, (S’ Cusuain), 4,9.
cmaa. δύναμις 6,16, 10,17, ete., rend ἐξουτία 7A,6.
Cupnnkt Σειρῆνες 2,9, 10, 4.3, 9.
Cnpnnnckz Σειοήνων Den,
cuye οὕτω 9,7, οἷο., repond ἃ τοιαῦται 2,9, ἃ τοῦτο AA,o, ἃ ὁμοίως 66,3 (voir
CHyERAR).
CHIERKIH τοιοῦτος 50,7, 58,9, ὁ τοιοῦτος 20,10, 104,1; Cuyenoe oyerpenaenie 70, |
repond ἃ τὴν [ἀφ]ορμήν.
enyem(A)e ὁμοίως 38,5, 7.
ΗΠ τοιοῦτος 4.11, 6,13, 16... 46,9. 70,,, ete., ὁ τοιοῦτος 6,5 (ἀοΥῦ enge); voir
p. xrır.
cuynz(A)e 6 ὅμοιος 38,1, CHIEMOYIKE EBITH rend οὕτω διακεῖσθαι 34,35.
CHATH φαίνειν 10,10.
cxopo « rapidement, aussitöt » 98,6.
caasa rend ὕμνος 6,1 (voir Ρ. LXXXV).
cansurn δοξάζειν 104,15, « glorifier » 108,6; calque δοξάζειν « penser » 22, | (voir
p- Lxxxvi).
CAACTR ἡδονή 2,6, 4.1.
CAOBECKNZ « dou& de raison » 70,11.
800 METHODE D’OLYMPE. [142]
CAOKO λόγος « discours, propos, raisonnement, etc. », πὸ NeMoyke cAOKEcH 226
ὃν μὲν λόγον « en tant que » 36,19, CAd50 AAMTH « rendre compte » 100,;;
MKORE CAORO FelM ὡς λόγος εἰπεῖν 102,3, et cf. 8,5 (voir p. χχνΠ); ἔπος : ἄπολις
CADRECER pEIHH ὡς ἔπος εἰπεῖν 8, 15, 18,13; rend πρόσταγμα 70,16, repond ἃ τρόπος
64,6. 14.
caoyıkenne ὑπηρεσία 10A, 17,
CAOYIKKERNZ « Propre au service » O0, ,.
caoyxA ἀχοή 41,11, ΛΟΎ ΧΕΙ ἀκοαί « oreilles » 2,7, A, 10, 6,8.
caoywarTn (et gen.) : canmaaA (5" canımaa) χἂν ... ἀχούσω A, 1.
CAZURNE anı-) ἥλιος 10,7, οἷο.
CAZNKYRNZ (CAUN-) τοῦ ἡλίου [0.. 15.
CABINATH ἀχοῦσαι 2,5-6, 26,3, 42,9. « entendre » 80, (et acc.); 5) canımaa A,ı,
voir p. LI.
COEBCTEO ὑπόστασις 16,7, 20,5, MEPBENATO CORRCTBA τὴν ... «προ -ὐπόστασιν 20,5
(voir P. LXXXV).
epkan : πὸ cpkak crgopn « 1| ἃ fait paraitre au monde » 9%, 19.
CTABHTH CA « Cesser » : W KHITRA CTABATR CA τοῦ εἶναι παύεται 38,14.
CTAPRUR γέρων 2,5,
cTapkuumna « magistrat » 62, ;.
cTATH : imparfait ne cTanax οὐχ ἐπαυόμην 10,15, lire sans doute cramx (voir
p- xx).
CTAHTH ἵστασθαι 24, 15. 26,9 (Eerit CTOMTH), et voir CTATH.
CTOMTH : CTOHTR ἕστηχε 70,15, Kfo0mk cToOMmME μαχρὰν ἀφεστῶτες 6,10.
ETpAAANME : waoaknie... [ἢ] 3ΛῈ [erpaaaniel τὸ νιχῆσαι.... χαχῶς 22,11 (voir pP. ΧαΠῚ).
CTPAAATH πάσχειν 8ὃ,1., « souflrir » 60, 15.
CTPACTOKATH « souflrir, eEprouver » 96, x.
CTPACTR (οστ΄ ττὶ « epreuve, maladie » 82, 11; gen. plur. *crpacrin (&erit οτ τὶς Ἷ
Sr, ΟΥ̓ Τὴ S’) « epreuves, exploits » 98,10. ἢ
CTPAXA φύόος 8,11, 418, 14, 16. 5
cTpoH οἰχονομία Ayın. 10,17. £
cTpounz « convenable » 60,3 9, κι
CTOyAENZ ψυχρός 52, 5, ἢ
coyH : 5 οἷς μάτην 22,5, 100, 17, 102, 4, 12, 106, ;. - ἢ
ΟΟΥ̓ΠΕΗΈΤΗ cA δυσωπεῖσθαι 34... E
CoyXz ξηρός 52,3. %
cz et instr. : μετά et gen. 22,9, 34,7, διά et gen. 16,9, ERITH CA συνεῖναι AA, 16, ΕἾ
CAMOCACTAKZNOY ... CA αὐτοσύστατον ... τῷ 106,11, CABPEMIENNO CA σύγχρονον ... τῷ Σ
108, 1, ete. (voir p. Lv), BeckaoyRpaemoy ὁ HHMR τῷ προσδιοαλεγομένῳ 42,5, $
CABEHPATH συνάγειν « deduire » 40, ς͵ Σ
CABOpA σύνοδος 6,6, rend συμπόσιον A,13,
[143] LEXIQUE SLAVE-GREC. 367
CAEHIBATH CA «advenir », ORBIBÄRIIHN ca τῶν συμδεθιηχότων 36,15, 38,4, 18, « des
acceidents » 86, χη.
CABHITH CA συμῥῆνα: 20,5, « advenir » (rajoute au grec) 76,0, “ΒΒ ΒΊΑΝ ca « les
accidents » 62,13 11. 15.
CZBEINKNZ : CAKENIENY 24,5, faute pour "cz Kelinm.
CAKPZWATH « accomplir » 84,7,
"cznpzuenk(e) τέλεον 12,- (eerit eanpAuen kn ‚ 42,9 (6erit cABpZuenie, voir
P- BLVL.
CABpZUHTH « terminer » 100, ;.
CABO’EMENKNZ σύγχρονος 20,67 (enpku-, voir p. xxxvn), 108,1 (avec cz et instr.).
CABZKOYNAHTH « ramener » 64,5 (avec πὰ et dat.); paganksarn ... [Ham cano-
KOYNAATH] συνάγειν « deduire » 42, 5-6 (voir p. xeı).
CABAKOYNMAENHE χοινωνία 64,9, 11, 66,1, μῖξις 50,11; rend ἐπιθυμία 16,2 (voir
PP- Xxvin, LXXXIX).
CAERHIIIE ἄνωθεν 3A, , (Gerit sure), 106,,, « des le debut » 64,5.
caskaknne ἐπιστήμη 22, 10, « connaissance » 94, 11.12, 106, 10.
ὉΧΕΈΛΈΤΕΛΕ θεατής 16,,, ἐπιστήμων 72, 15.
CABAZATH : CRAZANZ δεσμώτης 2,6 (Voir p. LXXVI).
CATAACKNZ σύμφωνος A, 15.
CATAACKETEHE συμφωνία A, 13,
eargkmarn « pecher » 64, 16,17, 92,10.
CAADAKZ « bien portant » 80,5, 82,6.
CZAPZINATH « retenir » 78,3.
CRAPARATH Guveyeı 10, 17-12,1, 26,6.
CAZBAANHE γένεσις 14. s, « er&ature » 96,5, ὁζϑβαληῖα 104,,, lire *cazaa m me.
CAZbAATH δημιουργῆσαι 18,12, 20,3, 104,6 (&erit 02zAANiA), « creer » 94,5, 106, 10.
CAKAZANHE διήγημα 6,4, παρἄδειγμα AS, 7, ὑπόθεσις 100, 11. « indication, enseigne-
ment » 98,1, 108,5, 6. a
CAKAZATH μηνῦσαι 72,17, « faire connaitre, expliquer » 64,1, 84, 1,2; pr&s. ckamm
«jexpliquerai » 6A,,, AA cKAMETn φρασάτω 26, 17, Imper. cxamu « explique »
100, 5; — pres. cnAazaetk (S’ cnazYerz) « il indique » 90, 13 (voir p. ıxxıv).
cZKAZ0KATH (S”) 90,13, Voir CAKAZATM.
CZKONKYARATH ἐχτελεῖν 70, 14, CAKONKYABATH CA παύεσθαι 10, 12; CKONYARARıpoYy
CA0KO rend φέρουσαν τὸ πρόσταγμα 70, 16.
CAKONKYANHE τέλος 2,5, « fin » 94,16,
CAKONKYATH : AHTIE CKÖNYAETR τοῦ ζῆν παύετα: 1,6.
CAKpOymATH θραύειν 14,7,
CAKPRITH, VOIr KPKITH.
CAKOYNHTH CA ἡνῶσθαι 26, 5-6, «en venir aux mains » 98,9 (avec xz et dat.).
CRADRENHE σύνθεσις AA, g, MPOTHENATO CAOMENTA « l’antithese » 94, 10, ι
868 METHODE D'OLYMPE. [1447
CAAOAHTH CA συντεθεῖσθαι H0,13 (2 6ὁχ.), 92,2, CAAOMENZ συντεθείς 50, γι, συγκείμενος
4.5, σύνθετος 50,5, 10 (S” ο᾽ λόπ᾽ ἩΜΠ11), 10-11, 11-12, 15 (2 ex.), « οοπηροϑόώ »
50%
CAAOKKNA σύνθετος 50), (S’ cAAomeNA), VOoIr CAAOKHTH CA et p. XXXVvu.
CRAOYYHTH cA τυχεῖν 42,5, AA,5, « advenir » 76,10, rend προσγενέσθαι 76, 15.
CAMOTPHTH σχοπεῖν 10,3, 12, (part. pres. SR 10,3, voir p- ıaxım).
CAUpATR cupT-) θάνχτος 2,9, 4,5 etc.; cHpTR “nöcapan αἱ θανατηφόροι A, 3,
CAMKICAHTH ἐννοεῖν 16,3, φρονεῖν 18, 16, φροντίσαι 86, 1.
CAMRICAZ « ralson, Ssens» 78,6,
CAMBICABRNZ « intelligent » 86, 11.
czukru « oser » 60,14, 16, 84,5, ete-
canaaATH « tomber, s’6carter » 78,8, |
cAnAcenne (CNCH-) σωτηρία A,s, 6,3, 14,3, 48, 15. Br
CANAECTH : CHACTOWA CA πέπλεχται (var. προσπλέκεται) 36,1, (avec nz et dat.).
canonkaatH « indiquer » : cnonkaan’maro 80, 5... (voir p. L).
CANPATANHE συστολή 26, 17.
CACTAKHTH : CACTARAEND συνεστώς 24ς,
CACTARAENHE σύστασις 12,5, 16,7, 38,14, 50,10, 102,3, 106, 13, 15, σύστημα 104,17, en I
regard de ἐξέτασιν (lu “ σύστασιν) 34,3.
CACTARA σύστασις 12,5, 34,15, 17, 36,7 (2 ex.), 0.5.0, 15, 56,6, « substance » 86, 13,
στοιχεῖον 72,9, rend ἁρμονία. A, 15. ὃ
CACTARKNZ τῶν στοιχείων 12,11.
CACTOMTH συνεστάναι D6, 13.
CACmMAZ ὄργανον 72, 11.
CATKOPHTH ae πεποιηχέναι 12,,, A0,;, 44,5. etc., πράττειν 8,14, ποιήσασθαι 20,5,
ποιεῖσθαι 22,5, δημιουργῆσαι 18,7, 26,17, 48,5; rend χατασχευΐάσαι 48,3, φυλάξαι.
72,3. repond ἃ τολμῆσαι 66,4; [ATBopnuTn] ... ΔΈΛΤΗ ἐμποιεῖν (var. ποιεῖν)
70, 17-72, 1 (voir p- XCIV); CATROPHLUH πόλ3:Ὁ ὠφελήσεις 34,9: — CATEOPHTH CA
γεγονέναι 58,1, 70,2, CATEOPENZ γεγονέναι 24,9, CATEOPENZ ἘΜ πέφυχε (var.
πέφυχεν εἶναι) 72,14; CATKOPENZ γενητός 24,5, 40,3, 56,7, 5. 11, ClC-, CATKOPENKIK
en regard de τῶν ὄντων 56, 1),
CATKOPENHE γένεσις 16, 9-10, « action » 68, 7.
carpgaunkrn « Supporter » 98,6.
CAXpANHTH φυλάξαι 42,18, « maintenir » 78,8, 10.
CAXpANMTH ca « se maintenir » 88, 13.
“
τη (CNr) παῖς 74... « fils » 78,10, ι
cr (πη, voir p. xLım) οὗτος, οὑτοσί 44.,)ς, 104,7, 68: 50,,, repond ἃ αὐτός 10,16,
16,5, 34, 15, 17, ete., A τοιοῦτος 6,5, ὁ τοιοῦτος 8,1, 20, 10, 70,1,3, ἃ lartiele6
ἀξ (voir p. Lıx); ὦπα ... A chm ὁ μὲν ... ὁ δέ 14,5, 4,6, πη... A "cum (serit
nm) οἱ μὲν ... οἱ δέ 4,14; — cmm διὰ τούτου 104,6, 11, οὕτως 18, 10, 94,9 (voir
[145] LEXIQUE SLAVE-GREC. 869
p- LVII); KA cHMA πρὸς τούτοις 1A,13, etc., Κα cemoy « outre cela » 106,5. ὦ
cero ἐντεῦθεν IA, 15, ἐπε (Ὁ cero τὸ ἐντεῦθεν 102, 1,
chAe « Icı» 100...
ck (6erit ct) « allons » 60,9 (SP ce m ?); ck OyBO : ce πὸ oYyE0 ἤδη δέ 12,16 [4,9
(Gerit ἡ Eme οὐποὶ, ρέπι αι ie ce οὐ κὸ « et je dirai tout de suite » 92,1,, οὙΕὸ
οὗ τὸ ἐντεῦθεν 10, 17 (voir Ρ- LXxvII).
chnepz Βορρῆς 8,1.
ckuenknz « des semences » 68, 15.
ckrsa (S’ ckmrsa) « semailles » 08, 15.
CAAz « Justice » 60, 15; MPIHMATH coyAZ « recevoir un chätiment » 62, 3,5, 60,16,
82, 12, 84,7, c0yAz ... ana δίκας ... ἀπαιτῶν 66,1.
CANICTATZ « adversaire » 98,5, 4, 7.
CANOCTATRNUKZ (S” CANOCTATZ) « adversaire » 98, ;,
CAIIRCTBO τὸ εἶναι 16, 16, 17, coyıpectkou φύσει 48,13, 15, « par nature » 86,3,
ΟΡΆΛΟΥ : Wcwaoy ἐντεῦθεν 76,5, τὸ ἐντεῦθεν 8,5, 50,18, ἐπε Wewaoy τὸ ἐντεῦθεν 58,1...
« des lors » 82, 10,
T
TAHEBNK μυστικῶς A, 14.
TAHNA μυστήριον 4.5. 16, 0.6.
ΤΑΉΤΗ « dissimuler » 82,9, ΤΑΗΤΗῊ cA χρύπτεσθαι 102,5, « &tre cache » 58,17,
106, 3.
Taxo οὕτως 10,9, 18,13, 34,19, etc. (se rapportant au passe ou ἃ ce qui a ete
dit anterieurement); rend ὁμοίως 66, 15,
TAKORKIH ὁ τοιοῦτος 16,9, « l’'homme tel » 98,11, TaxoromY 64,9 en regard de τῷ
ὁμοίῳ; TAKORZ (S”) YO, 11, voir TAKZ.
TAKOBHIHM(A)E ὁ ὅμοιος 6,1, « le möme » 98, 15.
Taxoz(A)e ὁμοίως 24,16, etc., ὡσαύτως 52,14, rend οὕτω 10, |, 24,9.
-TAKZ τοιοῦτος 2,10, 70,3, 76,13, ete.; ΤΑ Aaykm’ze τοιοῦτοι ὁποίους 88,15, TAKZ
(S? TAKOBZ) ... Akoxe « tel que » 90, 11-12.
TAKZ(A)E ὃ αὐτός 26,5, apoyraıı nk Taykume rend ἑτέρας παρ᾽ αὐτάς 42,17.
TATBbRA χλοπή 38,13,
τας ᾿εἶτα (faute pour ei τά) 24, 16; TAue [πότοι] « ensuite » 80,12 (voir p. xcım).
TKAPBERNZ γενητός 50,14, 56, 11,12, « erde » 68,15, 96, 5, 100,5, "Έ TBAERNO
ἀγένητον 7657. :
TEOH σός, "TEVEÄ AME’RE τῆς πρὸς σὲ φιλίας 20,11.
TEOPHTH ποιεῖν, πεποιηχέναι 70,17, ποιεῖσθαι 10,12, 34,3, 42,4, aor. TRopH ἐποιήσω
68,16, « tu as fait » 60,17, πράττειν 8,14, 22,0, ἐργάζεσθαι 66,5, 6, δημιουργεῖν
18,11, 28,1, 46, ı9, 20, TEOPHTH CA συνδημιουργεῖν 28,5, rend ἐμποιεῖν 66,7, χατα-
. - ? 4 a
σκευάζειν 42,1, ἀναπλάττειν 8,9: TOPLINXZ TEOPHTR δεινότερα τολμᾶν 12,46, πόδες
PATR. OR. — T. XXII. -- Ε. 5. 57
870 METHODE D’OLYMPE. [140]
AKNIE.... TROPHTR τῷ προστάγματι ... πείθεται 8,11, TEOPHMA γινόμενοι, 38, 11, ECTR
TBopeno (S” CATROPENO γέγονεν 72,1.
ar ποιητής ἊΣ 3,12, 20,7, 32,11, 38,10, 15, ete-, δημιουργός 12,3, 16,11, 20,6,
2,12, 40,6, 42, 14, 16.
TEOPKUR τοῦ as AB,s. 72:11.
TEOPENHE δημιουργία 18,14.
TapzAz « solide » 84,5: TRep’AOY ... ΔῈ (doit traduire στερεός, voir p. xxvim).
ΤΆΧΑ : CA TEEpAIM « avec securite » 60,5.
Temaz θερμός 52. 5,
ΤΛΑΒΟΒΑΤΗ ἑρμηνεύειν A, 15.
Toraa « alors » 82,5, ete., τηνικαῦτα 102,5, TOTAA ... ETAA τότε... ὅτε AO, 10, 56, 16-
58,1, τότε ... ὁπότε 36,3, 60.1.9
TOAHKA τοσοῦτος 1A, 10, « si grand » 100, , (6erit TOAHKO, voir Ρ. XLIl).
TPARKNHKZ λειμών Ö,5.
TIETHM : Tpernee τρίτον 26, , (pris au sens adverbia!).
TpHE τρεῖς : neutre TPM IA, ,7.
rpoyaz « ellort, peine » 98,3, 6.
Tpaukrn « Supporter » 84... I, 15, ὑπομένειν « persister » AA, , (voir pP. LXXXVI).
TpkEOBANHE χρῆσις 64,5, 13, 66, 1, 68,3, τ. « mode d’usage » 68,3,
TpkKoBAaTH δεῖσθαι 18,0, 34,17, 36,8, 102,,, 104,3, (et gen.), χρήζειν ΠΝ χοῦ-
σθαι 94,9. 72,12, γρήσασθχι 3A,9, 10, « se servir » 68,10, 80,6 (et instr., voir
p- vn).
Toy : Toy CBI παρών A2,7 (VOIr P. LXXXVI); ; TS Arie εὐθέως 10,3, 14,5, « aussitöt »
80,7, 86,7, 98, 9-10.
τὰ οὗτος (se relerant A ce qui precede), Ane ... TEUZ 34,39, 6, 11-12; FEpond
ἃ αὐτός 10,0, Ab,15, 54,3, 106,12, 108,4, ἃ τοιοῦτος 102,4; pkez τὸ πὰ Meike
παρ᾽ ὃ εἰς ὅ 72,1. rajoule comme antscedent de nme: Toa... we οὗ 48,1...
et cf. 38,12; — Toro Akaa διὰ τοῦτο 6,11, ete.; Καὶ TOM τὸ λοιπόν 12,,, 22, 19,
42,6, et de möme [2.1 (altöre), 5 Necoyıpectno ἐπε καὶ TOMOY εἰς τὸ μηχέτι eivzı
16,17, ne ἄμμι αὶ ΤΌΜΟΥ « n’ayant plus » 98,10; πότομ ἔπειτα 102,5, 104,5,
μετέπειτα 1O,1,, Taye [notom) « ensuite » 80,15 (voir p. xcım); — Tkm ze διὰ
τοῦτο δέ 106,3, διό 22,5, διόπερ 6,10, 18,4, 72,1, etc., ὅθεν 16,13, 22,12, 94,5
AO, 14-15, ete., οὐκοῦν 32, 10. 36,7, 42,13, 40... 52,10. ete., τοίνυν A,s, 621}
τοιγαροῦν LOG, 11, rend ὥστε 74... TEM me ΟΥ̓Εὺ τοιγαροῦν 72.,.1., « ainsi done »
36,14: — τὸ « alors » (marquant une deduction) : au debut d’une phrase
.interrogative : τὸ nano πῶς A6, 15, τὸ ὕκογλα πόθεν 76,9: röpond ἃ δέ : τό
τὸ τί δέ 52,17, Τὸ NE ΜΗΜΙΠΗ ΔῊ ΜῊ CA οὐ δοχεῖς δέ μοι 42,0, ἃ χαί : τὸ KARO
χαὶ πῶς 16,11; devant EARMA : τὸ Eama mie oyRo ἐπεὶ τοίνυν 3A,ız: au debut
d'une phrase principale precedee d'une phrase conditionnelle : ἀπε... τὸ
[147] LEXIQUE SLAVE-GREC. 871
42,1112 (2 ex.), 62,1. TO πὲ: &ama me... Ne BAAYTR TO πὲ ΔῊ ECTRA zAaa
&i ... οὐχ ἔσονται οὐσίαι τὰ χαχά 90. 7-0.
TAR(A)E ὁ αὐτός 4,5, 64,15. 10, 68,3, ete., ὅμοιος 64,14, 70,8, 102. (et dat., voir
p- LVI); Tome... Eie « le meme que » 90,13, AKA me... Tame ἃ... ταῦτα (lu
ταὐτά) 22, 9-3.
TAxamo μόνον 14,7, 34,0, 106,1, etc., rend μόνην 76,4: ABdE τοῖο δύο χαὶ μόνα
92,0. Apoyraa *" ronuo (6crit κ ΤΌΜΟΥ) τὰς λοιπὰς χαὶ μόνας Ab, 12: TOKIO ἐλὴ πὸ
μόνον 12, 13-14, 104, 10, χαὶ μόνος 24, 15, 76,6, 102, 6, 106, 14-15, et ef. 94. 15. 106,7:
MKOME CA TAKMO CAANIHTR ὡς ἔτυχε « au hasard » 42,93; TKM AA « pourvu
que » 96, 16 (voir p. ıxx).
TZ4RNZ « 6gal » 58, 16, 9,16, 17, 96,9 (et dat.).
Tzıpera « chätiment » 84,5.
TH: ὦ Thl ὦ οὗτος 34,13, et cf. 60,,, 62,10.
ΤἈΜᾺ σχότος 10, 13 > 52,38, 17, STE
TkAcchNZ σωματιχός 34, 14, 17, 36,7 (2 ex.).
J ͵
Tkao σῶμα 14,13, ete. (voir p. χιμ).
γ
oy ἐπί (et gen.) A,,, ΟΥ̓́ οεπὲ «en soi-meme » 96,5; ΟΥ̓ ne “παρ᾽ αὐτῷ (faute pour γὰρ
αὐτῷ) 10A, |, coyıpee ΟΥ̓ HETO τὴν οὖσαν αὐτῷ 108, 3.4, ΟΥ̓ HETO αὐτῷ πρόσεστιν 16,9,
oy: Ne ΟΥ̓ « pas encore » 82,11, πὲ ΟΥ̓ τος pacrpoenk EHIBIIH πρὶν ... διαχριθῆναι
AB,6, πὲ ΟΥ̓ a KAWEPÄRENOY πρὶν ... εἰκονισθῇ AS, 5.
ΟΥ̓ΒΉΗΒΑΗΜΕ τὸ φονεύειν 36, 13.
ΟΥ̓ΒΗΜΟΤΕΟ (5) φόνος, Voir ΟΥ̓́ΒΟΗ.
OyEHnUA (8) φονεύς, Voir ὀγβομηλ.
OyEHTH « Luer» 78,11.
OyEo τοίνυν AG, 15, τοιγαροῦν 6, 1, rend μέν 2,5, δέ 56,1, (apres - me, volr p. LXX), re
10,16, 56,3 (apres -πε), repond ἃ καί 32,11; — Me ΟΥ̓ πὸ τοίνυν 22,3, 44,10,
66,1, 78,1, Eama me oyEO ἐπεὶ τοίνυν 3A, 13, 68, 16, « puisque done » 62, 15, 64,3;
τοιγαροῦν 70,5, 100,7], Thu ze oyBo zoyzpody 72,1,, « ainsi done » 86,14; οὖν
46,3, μὲν οὖν 6,4. 40,7, 84,10, 104, 17, et cf. 58,11: rend δέ 10, 15, 12, 13, 18, 16,
56, 13; ΠΆΕΙ At oyEO ὕστερον δ᾽ αὖ πάλιν BA,17; — Ne ΟΥ̓ πὸ δέ A,ı1, A2, 14, καί
8,9, H Enma ie ΟΥ̓ πὸ “ καὶ ἐπεί 5A, 11, «puisque donc » 88,3, 100, 3.9, — nA οὐπὸ
(ἀ) ἀλλὰ μὴν (καί) 26,8, A0,13, 48,2, 54,9, 106,5 (Eerit ne oyBd), et cf. 86,5,
90,17. NZ oy50 MH estenregard 46 χαί 104,;, Νὰ ἦ oy5o « mais aussi » 68,5,
78,15: — era πε πὸ οὐπὸ ὅτε τοίνυν 32,19, ἦ ... 50 ΟΥ̓Εὺ χαὶ γάρ 24,17 (voir
p- Lxx); — ck oyso, voir ck.
OyKom φόνος 36, 9,10, 36, 12 (S” oyBineTKo » 38;1: 38,12 (S° oyBiNcTBA), 56,3 (5"
οὐκηήοτπο), 66,3 (Ecrit ὦ ποθ, « meurtre » 60,13 (S’ ΟΥ̓ΑῚ ΠΟΤΈΣ.
872 METHODE D’OLYMPE. [148]
ΟΥ̓ΒΟΗΙΑ (S” oyEunyA) φονεύς 36,12, « meurtrier » 62,4.
OyEOHTH CA φοδηθῆναι 20,0, oYyEOMB ca πεφοδημένη 8,12, 20,6.
ΟΥ̓ΒΈΓΑΤΗ φεύγειν 16,10, « fuir, eviter » 80.γ, πὲ oyskran μὴ φύγης 6,2.
oyEkzarn : oyEkauTR φεύξεται 26,3.
ΟΥ̓ΒΕΛΗΎΗΤΗ ca « S’accroitre » 8,6.
OYBpAINATH « detourner » 72,16.
oyskaknne γνῶσις 104, 14; oyskatnie 78, 1,, faute pour 'skaknie.
ΟΥ̓ΒΈΔΈΤΗ γινώσχειν 104. ,5.
ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΗ « persuader » 80,5, ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΕ πείσει 42,6.
ΟΥ̓ΒΈΡΑΤΗ πείθειν 12,11.
OyAoRR : compar. E oyaonk<e> (SP? ΟΥ̓ΑΘΕΒῚ « le plus aisement » 58,13,
ΟΥ̓ΔΟΛΈΤΗ « dominer, vaincre » : part. passif oyavaknz 98,17.
OYApZZKATH, VOIT NEOYAPARATH.
ΟΥΑΣ μέλος 24,7.
oye "ἤδη 14,1, « deja » 106,ς; Mae (voir p. xxxvi) rend γοῦν 18,12.
OyKAZANHE ἀπόδειξις 54, 19.
OyKAZATH : PFES. oysazeTh 24,5, en regard de ἀπαιτεῖ; — part. pres. HMA ...
DYyKazaa € 6A, 9-10, rendant ὄνομα ... σημαντικόν.
OyKApMTH ὑδρίζειν (var. ἐνυδρίζειν) 1A,1, ἐνυδρίζειν 64, 12, ΟΥ̓Κ Αι ca διαλοιδορου-
μένους 12, 15.
OyKopuTH « outrager » 98,8.
OYKpACHTH χοσμῆσαι 26, 11, διακοσμῆσαι 18, 7-8.
oyspautenne διακόσμησις AG, 19, BÄTÖE ... oynpamrenie ἢ ebxoouia 12, 12.
OyAAHMNHE (S? Saoraenie) « fait de tendre des pieges » 68, 13.
OyAaonAcnHe (S'), Voir OyAAMNHE.
OyMApHTH « faire mourir » 90,10.
OYMOPHTH « faire mourir » 96, 7, ογμόφη 90,9 doit traduire ἀνεῖλε (voir p. xxvum).
oyupkrn « mourir » 80,17, 96,3.
OyMZ νοῦς 8,9, 10, ;, 125%, 38,7.
OyMBRICAHTH « imaginer » 68, 13.
oynexpauten- 26,19, faute pour NeoyKpauien-.
OyHHH κρείττων 26, 13, 46,3, 3,5, 11, 21, 72,16, οἷο.
ογοτὰ στόμα. 14,0.
ΟΥΟΤΑΒΉΤΗ ὁρίσασθαι 42, 4.5, 74,10 (* δρίσηται, faute pour δωρήσηται), « fixer » 80,5.
OYCTARAMTH. ὁρίζεσθαι 34,5, 4.
OYCTARKHA ὡρισμένος 70,13, 15, rend οἰκεῖος 8, 13.
OycTAHTH ἵστασθαι 12,,, παύεσθαι 1A, 3.
OycTpamamTH ca 68,17, Voir OyCTpAMAHTH. F
OycTpammTn « inciter » 78,17; oyerpeums ca 1A,, est en regard de χωρήσας.
Rene: ὙΠ
[149] LEXIQUE SLAVE-GREC. 873
OyCTPAMAMHTH παρορμᾶν 1A,1n, 70,3, oyerpamzaaß ca (S? oyerpzuaknTt (ΑἹ « sont
incites » 68,17 (voir p. xxxvin).
OYCTPZIIAENHE ὁρμή 48,17, [ἀφ]ορμήν 70, 1.
OyTamTH ca (S” οὐτλήτη ca) « ötre cache » 58,12.
OyTEPZAHTH : part. passif οὐτπέρπεην πεπυγυῖαν 12... 70,16.
ΟΥ̓ΤΕφΖ (ΛΊΠΕ : οὐτ πέρ mente [ἡ πολβήπεηϊε) βάσιν 10,6 (voir p. xcıı).
oyxo : gen. ἀπο] ΟΥ̓́ΤΠΗΙ τὰς ἀχοάς A,; (voIr p. LI).
OyIENHKZ « eleve, athlete » 98, 1x.
oyıenne διδασχαλία 76,13, μάθημα 74,3 (2 ex.), « enseignement » 86,15, 88,1;
ΔΙΟΒΑΙΒΗΧ ΟΥ̓ΤΕΝΪῈ τῶν φιλομαθῶν 42, 2,
ΟΥ̓ΤΗΝΉΤΗ : BA “ HEOYRPAUIENKIX HH BA OYIHNENKIX 20.19.15, F6pondant ἃ ἐν ἀχοσ-
μήτοις.
ΟΥ̓ΤΗΤΕΛΕ διδάσκαλος 16,6, « maitre » 98,1, 5, 8, « gymnaste » 90,15, 98, 3.
oyuutn διδάσκειν 78,1, « instruire » 78,5, « enseigner » I, 6; oyınTu ca διδσχε-
σθαι 4... 70,16, μανθάνειν 74.,., ἐκμανθάνειν 7A,o-3, « Etre instruit » 86,,, « s’exer-
cer ἃ » 96,1; (et dat.).
9
“ Onaununckz (6crit Nastannnhckaro) Φιλίππων 2,3 (voir pp. VEIT, xXXvin).
X.
KBAnA « louange » 72,11.
XBAAHTH ἐπαινεῖν 6,9, 20,1, 72, 1-2.
xakenna οἰκία AA, u. 5,6.
KSAHTH περιπατεῖν 6,15.
xorkune « le vouloir » 88,1; “x socxötknin ou "RZ xötknin ἐν ἐπιθυμίᾳ 20, 13.
xorkru (ἐ)θέλειν, βούλεσθαι, rend μέλλειν 106,5 (voir p. τχπ], προαιρεῖσθαι 104,11,
ἐπιθυμεῖν 2,8, 10, ποθεῖν 18. 15.
XpANHTH τηρεῖν 10,16.
KPyAz : compar. xYak<u> μείονα AO, 14, xoyze ἔλαττον 86,1 (voir p. XLvi).
KOyAHTH « blamer » 82,6, 84,1.
xsirgoets τέχνη 8,1, 18,7, 10, 48,5, ete., ἐπιστήμη 100,16, 17, 102,13, 106,4, ΧΗ
TpöcTiw πιθανῶς 34,6.
KBITIOCTRNZ τῆς τέχνης 100, 13.
KHTIZ « habile, savant » 80,3, 82,9 (et dat.).
KEITIRUR τεχνίτης 106, 13-14, ἐπιστήμων 102, 13.
874 METHODE D’OLYMPE. [150]
ΠΡΈΤΖ ἐξάνθημα 12...
USÄTRYR : gen. sing. ΠΒΡΈΤπηΛ ἀνθέων 6,5 (voir p. Lin).
yk:yk ἡ [Mmkomel εἴ γε δή (var. ἅτε δή) 26, 1» (voir p. xcı).
ykavoyunnz « sens6, sage » : W ykaosuznaro cıaıcaa « du bon sens » 78,6.
ukaz ὁλόχληρος 56,16 (2 ex.), 58,3.
YAHUTH προσδοχᾶν 8.9.
ὙΜῊΧ τὸ εὔταχτον 12,11, Bee’ Ἱπῆηλ ἀτάχτως 26, 5,
YHCTH σέειν : pr6&s. Ἵτέτι, 65, 14 (2 ex.).
YHCTZ χαθαρός 6,7.
ὙΛΟΒΈΚΟΛΙΝΕΜΕ (YAK-) « amour pour les hommes » 100,3.
saonksz (YÄR-, YARKT) ἄνθρωπος, plur. Ὑλπη 38,15, ete.
yaoskunchz (AU) ἀνθρώπινος 108,3, ἀνθρώπων A,10, « des hommes » 96,4, « de
l’homme » 104. 17.
ΖΗ μέλας δά. ς.
ὙΦΈΟΖ (voir p. xL) et acc. παρά et acc. : ἹΦΈΟΣ ... ΒΟΛΙῸ παρὰ τὴν ... προαίρεσιν
76,17, 88,.15.1., παρὰ τὴν ... βουλήν 80.1.5 (S’ upkzz), « contre la volonte »
84,1, 6, 86, 0-10 (S’ ıpkza), Apoyroe ὙΤδ' upkez TO ἕτερόν τι παρ᾽ ὅ 72,1; mpk-
χόλάμη ypkez (S’ ypkz) urkero ὑπεῤθαίνουσα τὸ, ... τόπον 8.11.
YOYERCTEO (S”), VOIr JOYHCTRO.
SoyAsnz « admirable » 96, 11.
yoy(A)h ἀλλότριος 14.15.1. (*pARero, vor PP. XXXIX, xuı), 64,13, 66,11, « d’un
autre » 64,13; ἀνοίκειος 18,5, « etranger ἃ » 92, 11 (et gen.).
SoyHcTBo (S” JOYEBCTKO) αἴσθησις 48, 7, 10.
ὙΒΟΤΕ τιλή 68,1, 84. 10.
ὙΒΟΤΒῊΖ σεμνός 6, 13.
ὙΑΑΟΡΟΔΕΟΤΒΟ παιδοποιία Θά. 11. « procreation » 64, 15-16.
YAAR : HA MNÖTKI ἸΛΟΤῊ εἰς πολλὰ γενητά 2A,, lire peut-etre Na ποτ YAAH.
YACTR μέρος 26, 14, οἷο,
u
“poyz(A)b, voir Yoy(A)h.
URCT(K)HE (Voir p. LXXx) δρόμος 1O,s, 70,15, rend κίνησις 70,14.
N)
wie γοῦν 18,19, voir oye.
[151] LEXIQUE SLAVE-GREC. 875
HM
MBAMTH : MEZAAA 10,5 en regard de φανερὸν ποιῆσαι.
Mark σαφῶς 3A, 10, 76,11, 84,0, « elairement, sürement » 58,13. 15, 60,8, ete., BOY-
AcTR MERK ἐστὶ... σχφής 66,3, Ask ἘΜ ΒΙΠΗ « tant devenue manifeste » 96,1:
ΙἈΒῈ MRo δηλονότι AA, (vVOIr p. LXXXV).
man βορά 1A,ı, « nourriture » 80,6, 14, το, 84,6 (dans ce dernier exemple, ΔΕ
doit traduire τροφή, voir p. xxvIn).
MRO ὅτι « parce que » 38,10, A2, 16, ete.; — ὅτι « que » (apres « dire », etc.)
lA,;. 24,1, ete., ASK πο δηλονότι AA,g; ὡς « que » (apres « dire », etc.)
20,12. 68.19 (mal compris), ete., Axo no Acrunk "og ἀληθῶς 12,9: A cam TR
᾿ ΓΝ x ἐξ 1% . ann
LIND AKo ne Nepazamıkemm οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν νομίζω 22, 14-15; devant un infinitif :
6 .. 6 » ΄ γι ᾿ er «
HA OYBAZANTE ... πὸ KBITH ΒΕΙΒΗ πρὸς... τὴν ἀπόδειξιν τοῦ ... τὴν ὕλην ὑπάρχειν
54.1.5. — « comme » : ὑπηὲ ... Axo 108,55 « ainsi... que »; — MKO Ἡ ὡς
« comme » 14,3. 26,5, 28,5, ete., Axo u πὸ Hcrunk « en verite » 62,5 (— ὡς
> $ Ἴ ᾽ ee: a ΕΣ δ ,
ἀχηθῶς), MKO u BEAXS ὡς ἦν 40, 15: ὥσπερ 25,6, 7, etc., ὥσπερει 10 AKo ἡ ...
ΒΒΙΤῊ ὥσπερ ... ὑπάρχειν 28,4: οἷον 5A, 6, 56,2 (devamt une phrase avec verbe j
au present), 56,5, ete.; ἄπο ἡ τὴϊ ὁμοίως ... σοι 20,;, ἄπο M βεμη ὁμοίως ...
τῇ ὕλῃ 26,5. — CREB CA... ἄπο ἡ... OYEoATH cA 20,39 repond ἃ συνέξη ...
ἐχ τοῦ ... φοδηθῆναι (mal compris).
MKoME ὅτι « parce que » 2.3 6,7, ete,, -- ὅτι ( quer» (apres « dire », etc.)
10,0, 22,1, ete., ὡς « que » 18,1, 38,8, ete., ὡς ἄρα 20,9; — « ἃ 66 point que,
en sorte que », devant un infinitif : "Tonnxz ... naoaz Anome A schAtn
« un tel fruit que de semer » 100, 9.10, Axome ne NenkaktH « de sorte qu'il
n’ignorait pas » 86, 9; Axome ... ἘΜΙΤῊ rend εἰς ro... ὑπάρχειν 42, 16, MKOME ...
ΠΟΛΑΤῊ repond ἃ ἐν ᾧ παρασχεῖν IA, 15; dans we ... AKome οὗ πρηλλγάτη καὶ
MEMOY ἀνοίκειον ... τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ [8, 5-5, κοσπὲ semble avoir la
meme valeur que exe (voir p. LXI); — ὡς « comme » 10,9, 18,1, (devant
un verbe ἃ l’indicatif), 102,3 (devant une phrase nominale), 8,12 (devant
un infinitif), 20,10 (devant une phrase participiale), ete., ὥσπερ 38, 1, χαθάπερ
8,13; MKome MNAXZ ὃ ἐνόμιζον 8,10, ἰπκοκε BEA αἵπερ (var. ὅπερ) ἧσαν A2,17.
ὁποῖαι ... Ὥσαν A6,g; Mkome πὸ Herunk ὡς ἀληθῶς 20,3, ele. (voir p. LXXXV);
— ἰἄκοπε ἡ ὡς 16,14, ὥσπερ 8, 1-2, « comme » 8A, 4,
MsZme : TAym aykırze (voir p. ΧΧΧΥΙ) τοιοῦτοι ὁποίους BB, 15, TAKOME ... Akome ἡ
0. "MlKalme... TAme ἃ... ταῦτα 29,23.
τὸν αὐτὸν ... τῷ 26,3;
HMIOCTR θυμός 10,3, 14,5, 10,
menk ὀξέως 6,15, « clairement » 62, 1.
mern : Ecru (S? Actn, voir p. xxxv) naynnaue τῆς βορᾶς ἤρχετο 1A,
876 METHODE D’OLYMPE. 1152]
€
ETAA ὅτε, TOTAR ... ETAA τότε... ὅτε 10, 10, τότε ... ὁπότε 66, 1.3, etc.
EAHNOORJAZENZ μονοειδής 50,9. προῦτλα M EANNOWRpAZNÄA repond A χαὶ τὰ ἁπλᾶ
52,1...
ΕΛΗΒΟΡΟΑΒΗΖ ὁμογενής 12,15, 14,3. |
EAHNOCTPACTANZ ἡ ὁμοιοπαθής (man. ὅμοιον) 14,5 (voir p. xxvin).
eAuNz (ENT, voir p. xLI) εἷς, &Annoro ... Ä Apoyraro « un... l’autre » 78,10; καὶ
μόνος : ὦ CHXA Eauntx ἐπὶ τούτοις καὶ μόνοις 12,,, et de m&me 12,6 76,17,
et cf. 12,11, 62,,, 9A, 11, CerO TÄKMO ... EANNOTO τούτου ... za μόνου 24, 1ς, etc.
(voir rzszuo); [Ὁ andere ... &aumo δυοῖν ... θάτερον 42,758, ENO KA WEOHX τὸ
αὐτὸ ἐπ᾽ ἀμφοτέρων 66,7. ἐλὴπο ... ApYrouY ἕχαστον (var. ἑχάτερον) ... τοῦ πλη-
σίον 24,;, W Eahnaro nam « de chacun de nous » 58, 17, 10 ehomoy ἫΧ
« chacune de ces choses l’une apr&s l’autre » 68,3,
EAHKZ : EAHKO « tout ce qui » 68,13. — EANKZme : EAUKAmME ὅσα 38,13, EAnkome
ὅσα 18,12 (2 ex.), 56,5, Eannome oyEo « toutes les choses qui » 60, 1, (voir
Ρ- Χαμ); Eankome εἰς ὅσον 100. 17.
ΕΛΙΔΊῚΗΗΖ : ΒΑ ἐλληημέχχ map’ Ἕλλησιν 2,9 (voir p. Χι).
EAAlHNRCKZ (voir p. xL) τῶν Ἑλλήνων 2,;, 4.5. « des Grees » 92,9.
EARMA « puisque » 90,9. Eama me εἰ 36,,, h Eama πε ἐπεὶ (var. ἐπειδὴ) δέ 32,5,
NA Enma me ἐπεὶ δέ 3A, 9.5, 40,90: (A) Eama mie OYEO, voir oyRo.
ENHCKONZ OU ENHCKOYNZ « Eveque » : <en>na 2,2
ECTECTEO (ἔτ πο) οὐσία 32,1, 5, 6, 7, 10, 34,14, 36,10, etc., φύσις 12,13, 18,3, A6, 5,
48,9, 64,5, 72,5, etc.
ECTKETERNZ (ECTKEN-) τῆς οὐσίας 3A,ı,, « de la substance » 62,,,, « naturel »
(ou « substantiel ») 90, 17.
eıpe « encore » 84,;, Eile Ne « pas encore » 8A,,, Ne ἐμὲ « pas encore » 82,5, 14,
οὐκέτι AA,4, 72,10, μηκέτι A2, 16, « ne plus » 62,1. (voir p. LXxxVv).
A
AZa δεσμός 2,5, A,5, 10, OYZA 4,10 rend τὰ δεσμά.
AN
AT : part. passif AToro τὸν ... ληφθέντα 66,3 (voir p. xLıv).
ὅν
“ÖHAHNHHCKZ, voir " OnannnHckz.
DVEcTHHcKZ : ϑυδέοτηἠοκλα τὸ Θυέστειον 16,1.
INDEX GREC-SLAVE
ἀγαθός BAATZ, AOkpZ, τὸ ἀγαθόν BAATOR,
BAATOCTR.
ἀγαθοσύνη KAATOCTB.
ἀγένητος NECATEOPKNZ, HETEOKNA (HETRO-
PRNZ), NE TRAKERNA.
ἀγενήτως NECATEOPENE.
ἅγιος MPECKATZ.
ἀγνοῷ Ne ΛΟΒΈΛΈΤΗ, nepazoyurkrn.
ἄγνωστος NERKAOUZ.
ἄγριος AWTZ.
ἀδελφός EPATZ, plur. kpaTum, adj. "npa-
TENR.
ἀδικῶ NENPABRAKCTBOBATH.
ἀδύνατος NENMOMTRNZ, ἀδύνατον NEMOLITR-
NO (RCTZ), Ne ΔΕ 2Ἐ.
ἄδω πΈΤΗ, szcnkrn.
ἀεί TIPHCHO.
ἄημι ΒΑΞΒΈΜΤΗ.
ἀήρ KAZAOYXA.
αἰγιαλός BOT.
αἱροῦμαι MZEOAHTH.
αἰσθάνομαι MOYOYTH.
αἴσθησις OYHCTKO (S’ SOyBRCTRO). ,
αἰτία KUNA.
αἴτιος EHNKNZ, KHNOKRNZ, EHNANHRKZ.
αἰώνιος KEYRNZ.
ἀχοή CAOYXZ, οὐχῦ.
ἀχόλαστος KOYH, ἩΣΠΟΛΟΈΒΗΧ.
ἀχόσμητος HEOYKPALIENZ.
ἀχοσμία NEOYKPALIENIER.
ἄκοσμος HEOYCTPOKNZ H HEOYKAALIENZ.
ἀχούω CAZIWATH, CAOYWATH, TOCAOY-
τ WATH.
ἀκριθής (3 ἘΛΟῚ ΚΟΗΒΎΒΗΖ, ἐπ᾿ ἀχριθές 5ΈΛο,
ἀχρύασις TIOCADYINAHHR. TAACA.
ἀκροατήριον " TIOCAOYIHANHK.
ἀχροατής TMOCAOYXATAH, ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΙΆΗ.
ἄχων NEROARER, HOYAAEH, et Voir Βολιῷ,
ἀλήθεια HETHNA.
ἀληθής MCTHNBNZ, HCTORA.
ἀληθῶς πὸ HCTHNKk, πὸ ΠΡΑΒΕΛΈ.
ἀλλαγή ΠΡΈΜΈΗΚΗΜΕ.
ἀλλήλους ceRe, cAMZ (ἐπε (cA), et voir
ApOYTZIM.
ἄλλος HNZ, ApOYTZIN, 04h NZ (S” ΠΡΟ).
ἄλλοτε ApOYTOHUN.
ἀλλότριος ΠΕΤΟΥ ΑΒ (voir ὙΘΥ ΑΒ).
ἄλλως APOYTOMKO.
ἄλογος BECAORECKNZ.
ἅμα KAKOYIIh, KA soynk, πάλε.
ἀμέριστος HEPAZAMUANA.
ἀμφότερος OKA, OBOM.
ἀναγχάζω NOYAHTH.
ἀναγχαῖος ΠΟΤΡΈΚΒΒΗΖ.
ἀναγχαίως ΠΟΤΡΈΒΕΝΈ.
ἀνάγκη NOYZKAA, adj. NOYKARNZ.
ἀναϊητῶ HÜKATH, BAZHCKATH, NZITATH.
ἀναιρετιχός MATOYERNA.
ἀναιρῶ MOTOYEHTH.
ἀναίτιος NERHNRNZ, NE KHNhNHRZ.
"ἀναχαλῶ OTAZZIEATH.
ἀναλύομαι PAZHTH CA.
ἀναπέμπω BACAAATH.
ἀναπλάττω ZbAATH, TEOPHTH (KA OyMk),
et voir HUCKATH.
878
ἀνυπληρῶ, VOIF KONKYAKATH, NAKONKYA-
BATH.
ἀνάρμοστος NEIDAORKNA.
ἄναρχος KEZNAYAAHNZ.
ἀνάρχως NENAYAARNE, BEZ NAYAAA.
ἀνατυποῦμιαι ΘΕΦΑΑΤΗ.
ἀνοιφέρω TIPHNOCHTH.
ἀναχωρῶ, Voir HTH
ἄνειμι BACKDAHTH.
ἀνερευνῶ KAZHCKATH.
ἄνεσις ΠΟΠΟΥΠΙΤΈΝΗΝ.
ἄνευ ΑΦΟΜΈ.
ἄνθος UßETRUB.
ἀνθρώπινος YAOREYRCKZ.
ἀνοίχειος INTOYRAB (voir YOyiKAR).
ἀντί akam.
ἀντίχειμαι INOTHKAHTH CA, AvTinelievog
INOTHERNA.
ἀντιλαμδάνομαι ποιόν ΤῊ.
ἄνωθεν ΟΧΒΆΙΠΠΕ, CA TOPZI, MC ΠΡΖΒΑ, CA
IpABA.
ἀνωφελής Bet ΠΟΛΗΞΑ.
ἄξιος AOCTOHNZ, IIVADERNZ
ἀξιῶ IIAHTH.
ἀπαγγέλλω ΠΟΒΈΛΔΑΤΗ. ΤΓΛΑΓΌΛΑΤΗ.
ἀπαγορεύω OTAMETATH, ἀπηγορευμένος Νὲ-
IIOAOKRNA.
ἀπαιτῶ OTANIOCHTN, et vVolr OTZAAMTH,
ΠΡΗΙΆΤΗ, OYKAZATH.
ἅπας Bhch, KhCMHIhCKZ.
ἀπεχδέχομαι NAAEHTH ca.
ἀπέρχομαι OTAXOAHTH.
ἀπεχθῶς, Voir ZAAA.
ἀπίθανος NERkpRNZ.
ἀπιστῷ ἨΕΒΈΡΟΒΑΤΗ.
ἁπλοῦς NN0CTA.
ἁπλῶς npoctk.
ἀποδάλλομαι OTAMETATH.
ἀπόδειξις OYKAZANHK.
ἀποδέχομαι MPHMMATH.
ἄποιος BEC KAKOEKKCTEA.
METHODE D’OLYMPE.
ἀπόχειμαι, ΨΟῚΡ ACKATH.
ἀποχοίνομαι OTABKUTATH, ΟΤΑΒΈΙΙΤΑΒΑ-
ΤΗ.
λἀποχτείΐνω ΠΟΓΟΥΒΗΤΗ.
ἀπολαύω NACAAAHTH CA, NACAAMKAATH CA.
ἀπόρροιχ HETAYANHR (S? HCTHUANHR).
ἀποφαίνομαι βέι ΤῊ.
ἀποφράττω ΞΑΤΒΆΡΆΤΗ.
ἀργός
ἀργῷ
χοχῶ AOKKARTH.
TI9ARABNA.
ΠΡΑΞΑΒΗΣ BAITH.
ἁρμόζω AENZ BZITH, ἀρμόζων TIOAOERNZ.
ἁρμονία CACTARA.
ἀρχή KANAAO, HAYAA, NAYATZAKZ, τὴν
ἀρχήν HCKONH, HC Πρβλ (CA NI9ABA).
ἄρχομαι KZYHNATH, NAYHNATH, NAYATH.
ἀσθενής NENOMITRNA.
ἀσχημάτιστος BEZ OBPAZA.
ἄτακτος NEOYYHNENA.
ἀτάκτως BeC YHNA, KECYHNHRNR.
ἀτενίζω Zu ETH, BAZHIATM.
ἄτοπος HEMOAOERNZ, Ct VOIr ZZAA.
αὖ (πάλιν) MAKZI.
αὐτάρχως ADBOARNK.
αὐτεξούσιος CAMOKAACTKNA, τὸ αὐτεξούσιον
CAMORAACTKCTRO.
αὐτός CANZ, ONZ, Ch, TA, ὁ αὐτός TAIKAR,
TAKZMAE.
αὐτοσύστατος CAMOCACTARKNA.
ἀφαίρεσις OTATHK.
ἀφαιρῶ OTHMATH, OTATH, OBAHWATH.
ἀφιματῶ ΘΑΒΦΑΤΗ.
ἀφίσταμαι, VOL CTOMTH.
ἀφορμή EHNA, et Voir OyCTIAMARNHR.
ἄχρηστος NENOTIEERNZ.
βάσις OYTRIZIKAENHR Ἢ NOARHIKENHR|.
"Bro NOYAHTH. =
βίος MOKHTHR (Ol ZKHTHR).
βλάβη MAROCTK.
βλέπω ΒΗΛΈΤΗ.
{>
N
᾿
ΤΌ
Πὰν ἀν
&
x
%
Εὴ
En
ξ
[155]
βορζ MAR, et νοὶν MCTM.
Βορέας chnepz.
βουλή KoAM.
βούλομαι ΒΕΛΈΤΗ, ΧΟΤΈΤΗ, et voir UZI-
cAHTH.
βραχύ, βραχέα nano.
γάμος BpARZ.
ὁ γεγαμιηκώς HOTOKRZIN NERECTRNHKZ.
γάρ B0,M.. BO
γε, voIr me.
γένεσις KAITHK, CAZKAANHK, CATKOPENHK,
γενητός CATEOPKNA, TRAPRERNA, Cl Voir
" JAAR.
γένος 9531, adj. poAkNA.
΄
γέρων
CTApRYB.
γίνομαι EZIBATH, BAITH, TEOPHTH CA,
CATEOPHTH CA.
γινώσχω OyKkAKTM.
γνήσιος IPHCNZ.
γνῶσις EkAknuk, oyskaknnk.
γνωστός KEADUZ.
γοῦν, voir oyike.
ὁ γραμματικός KANHAKBNNKZ, ἡ Yorpun-
τική TPAUOTHKHM.
γραφή KANHTZI.
γυμνῶ OBENAXKHTH, OENARATM.
δέ ke, A, NZ, AH, TO, MAKZI, ΟΕ, 50,
M, ze AM, ie OyBO, M..OyRO, πὲ
DAKZI, AH DAKZI, ke TANE.
δέδοικα BOMTH ca.
δείκνυμι KAZATH, IIOKAZATH (S” MOKAZO-
> KATH).
N ΄,
τὸ δειλινόν OTA BEHEpA.
δεινότερος TopHH.
δεῖξις IIOKAZANHK.
δεῖπνον Bedepm.
δεόντως, voir no HcTunk.
δεσμός ÄZa.
δεσμώτης CARAZANZ.
INDEX GRECG-SLAVE. 879
| δεσπότης BAAAZIKA, TOCHVAHNZ.
δεύτερον (adv.) BATONOK.
δεῖ Akne (RCTZ), ΚΟΥ, δέομαι TPKEOBATH.
δή ae (9). πὸ.
δηλονότι ΜῈ πὸ.
δημιουργία TEOPKNHK.
δημιουργός TROPRUR, ul]. ΤΟ ΒῪΒ.
δημιουργῶ ZBAATH, CAZKAATH, TEOPHTH,
CATEOPHTM.
διά (etacc.)Akanm (S’paan), no; (et gen.)
ἘΖ 02.
ἡ, αγράφομαι NAIHCATH.
λιαδέχομαι mpkumarn.
διαδοχή mpkiruk.
διάδοχος npknuzı.
διαιρῷ PAZAAYATH.
διάκειμαι ΒΔΙΤΉΗ.
διχχόσμιησις OYKPALIENHR.
διχχοσμῶ OYKPACHTN.
διακρίνω OTZAMYATH, PACTIOHTH, PACHH-
NHTH.
διαλέγομαι BEckAOKATH.
διαλοιδοροῦμαι OYKApMTH CA.
διαπληχτίζομαι KOTOPATH CA.
διάστασις PAZAMUENHR, PACTOMNHK.
διατίθεσθαι φΑΞΟΥΜΈΤτΗ, pazoyurksarh,
IIOMZIWAMTH, et VOIr BZITH.
διαφορά pazanıeNnnk (S’ pazanınk).
διάφορος PAZAMYRNZ, MANITOAHNRNA.
διδασχαλία ΟΥ̓ΕΗ ΗΚ, NAOYYENHK.
διδάσκαλος οΥ̓ΜΤΕΛΕ.
διδάσκω ΟΥ̓ΗΤΗ, HAOYIHTH, HAOYYATH.
δίδωμι δΑτη, AAMTH, MOAATH, et voir
KZITH, TAATOAATH, fEITH.
διήγημα CAKAZANHK.
διίσταμιαι pACTOMTH.
δίκαιος, volr BZ ΔΛΈΠΟΤΑ.
δικαίως πὸ pAKKAR, BA aknoTa.
διό(περὶ kun ze.
διώχω TONHTH.
880
δοχῶ MRNKTH, URNKTH ca, et voir AmEo0
(KCTZ).
δοξάζω cAanuTH, πΈτη.
δουλαγωγῶ ΠΟΡΑΒΟΤΉΤΗ.
δουλεύω PAROTATH.
δουλῶ ΠΟΡΑΒΟΤΗΤΗ.
δράκων SINN.
δρόμος πᾶτε, WIRCT(B)HR.
δύναμαι MONTH, τὸ δύνασθαι MOMTR, I10-,
MITRNOK, τὸ μὴ δύνασθαι NEMO-
KENHK.
δύναμις CHAA, MONITR.
δυνατόν NONTRNO.
δυσωποῦμα: coyuankrm ca.
Iwper AApOBANHR.
δωροῦμαι, voir ὁρίζομα: ΟΥ̓ΟΤΑΒΉΤΗ.
ἐάν AIITE, AUTE.. AA.
ἑαυτόν CERE, CAMZ, CAMZ CERE (CA).
ἐῶ ΝΕΒΡΈΆΙΠΤΗ, οὐχ ἐῶ Ne AATH.
ἔδεσμα πρλιπεπο.
ἐθέλω, vor θέλω.
εἰ(περ) ALTE, KO, KARMA ie, Ik ἢ.
εἶδος OBpAZA.
εἰκονίζω ΜΑΘΕΡΑΞΉΤΗ.
εἰκών OEPARA.
εἰμί KAITH, RZIBATH, EL VOIr CATKOPHTH
Ca; οὐκ ἔστιν (var. ἔνεστιν) NE AnZK;
τὸ εἶναι KAITHK, CAMTRCTEO, τὸ
μη(κέτι) εἶναι NERZITHR, HECALITR-
ETRO.
εἰσάγω, VOIr KAXDAHTH.
εἰσέρχομαι szakern.
εἴσοδος KANAZA (S” KAXOAZ).
"εἶτα ΤΑῚς.
εἴτε ALTE ΔΗ.
ἐχ OTZ, et νοὶ ZANK, κἀπὸ (Nike).
ἔχαστος KAMAO, KAIHKAO, KAINIKAE, KAHNZ,
Khch.
ἐχάτερος OROH (Var. ἀμφότερος), et voir
Apoyrzın.
METHODE D’OLYMPE.
1156]
ἐχμανθάνω MHZEZIKHATH, OYYHTH CA.
ἐχτελῶ CAKONKYABATH.
ἐκτός spomk.
ἑχών CANOKOAKCTEOMR.
ἐλάττων Koyaann.
ἐλέγχω OBAHYHTH.
ἐλεῶ MMAORATH.
ἐλπίς NAACHKAA.
ἐμποιῶ TROPHTH, (var. ποιῶ) AkMTH, et
voir CATBOPHTH.
ἔμποιος KAKORKCTEANA.
ἐμφράττω ZATBAPHTH.
Eubuyog ADYLIRNZ.
ἐν KA, 0, et VOIr 0TA.
ἐναλλάσσω mpkuknmrn.
ἔνεστι KCTA, KCTZ Abzt.
ἕνεκα Akam, Akanma.
ἐνέργεια. AkHeTEO.
&vepyns AKHCTEANZ.
ἐνεργῶ AKHCTEOBATH, et voir ΔΈΜΟΤΒΟ-
KANHR.
ἐννοῶ CAMZAICAHTH.
ἥνωμαι BAKOYIHTH CA, CAKOYIHTH CA,
KAKOYIIR EZITH.
ἐντεῦθεν OTACHAOY, OTZ cero, et voir ch.
ἐντολή ZANOR AR.
ἐνυδρίζω OYKApMTH.
ἐξάνθημα UKETZ.
ἐξαπίνης NANpACHO.
ἔξεστι TIOADERND.
ἐξεῖπον HZTAATOAATH.
ἐξετάζω MAITATH, HCNZITATH, HENZITO-
KATH.
ἐξέτασις MAITANHR, HCNZITANHR, et Voir
CACTARAKHHR.
ἐξουσία KAACTR, Οἱ Volt CHAA, MOLITR.
ἐπαγγελία OEkUITANHR, ἡ τῆς ἐπαγγελίας
γῆ zemam onKTaNam (S’onk-
TOKANKNAM).
ἐπαγγέλλομαι OBKITATH.
[157]
ἐπαινῶ KBAAHTH, ΠΟΧΒΑΛΔΙΆΤΗ, AAMTH
ΠΟΧΒΆΛΚΗΗΚ.
"ἐπαίσσω, VOIr OMPAZATH.
ἐπαναιροῦμαι KOAHTH.
ἐπεί KARMA κε.
ἔπειμι (ἐπιέναι) NACTAMTH.
ἔπειτα ΠΟΤΟΜΕ.
ἐπέχω πὲ AATM.
ἐπί (et gen.) BZ, 0, pH, ὃγ. (et acc.) NA,
52, (et dat.) na, ὁ. Akam.
ἐπιδείκνυμι TOKAZATH, IOKAZOKATH.
ἐπιθυμία KBACXOTEHHR (ou XoTknnk), et
voir CAKAKOYNARNHK.
ἐπιθυμῶ ΧΟΤΈΤΗ, BACKOTETH.
ἐπικλύζω TIOTHAZHTM.
ἐπιλείπω OCKAAKKATM.
ἐπίμονος MPERZIBAM.
ἐπινοῶ ΠορΑ ΞΟΥΠΈΤΗ.
ἐπιρρέω, VOIr ΠΡΗΧΌΛΗΤΗ.
ἐπίσταμαι ΒΈΛΈΕΤΗ.
ἐπιστήμη KAITOCTB, ΒΈΛΈΝΗΝ, cankak-
NHK, et voir ΕΒ ἘΛΈΠΝΗΚ.
ἐπιστήμων KAITORUR, caskakTean.
ἐπιτάφιος HATIOEKNZ (S! HAAZTIOKRNZ).
ἕπομαι TIOCAKAHCTEOKATH.
ἔπος CA0RO.
ἐργάζομαι TEOPHTM.
ἑρμιηνεύω TAAKOKATH.
ἔρχομαι. HTH, IPHHTH, INHXOAHTH.
ἠρόμην. ΒΧΠΡΑΠΙΑΤΗ.
ἐρωτῶ ΒΑΠΦΑΙΠΑΤΗ.
ἐσθής puza.
οἱ ἑταῖροι APOYAKHNA.
ἕτερος HNZ,. Apoyrzın, ὁ ἕτερος KAHNZ,
ΑΦΟΥΎΓΖΙΗ.
ἑτοίμως TOTORK.
εὖ ΛΟΕΦΈ.
εὐγνωμόνως KAATOOYMENE.
εὐεργεσία KAATOARTR.
εὐεργετῶ BAATOAKHCTEOBATH, BAATOAETR
TEOPHTH.
INDEX GREC-SLAVE.
5851
τὸ εὐεργετεῖν AOKMAEMHNK.
εὐθέως Τὸν ΑΒΗΚ.
εὐχοσμία ἈΛΑΤῸΙ OYKPALIENHK.
εὕρεσις ΘΕ ΤΕΝΗΚ.
᾿εὑρετὴς γενέσθαι nzonpkern.
εὑρίσχω OBpECTH, ORpKTATH.
τὸ εὔτακτον YHNZ.
εὔφημος BAATOCAAKHNA.
εὔχομαι IIAHTH, ΜΌΛΉΤΗ CA.
εὔχρηστος BAATONOTPERRNZ.
ἐφικνοῦμαι AOXOAHTH.
ἔχω ἩΜΈΤΗ. et νοὶ" KZAITH, MOWTH,
ΗΝ ἜΤΗ, ΝΑ ΞΟΥΙΚΈΤΗ, NOAOYYHTH,
ἔχεσθαι APARATU CA.
τὸ (nv πητηκ.
Δέφυρος RACTOYRNZA KÄTIA.
ζῆλος ZARHCTK, (REKNOCTR.
ζήτημα BANNOCA.
ζήτησις MONZITANHK, KARHCKANNHK, KA-
npocz, adj. KBANNOChNZ.
ζητῷ HCKATH, KAZHCKATH, BAZHCKOKATH,
TIOHCKATH, BANJAWATH, NZAITATH.
ζῷον ÄHROTZ.
7 HAHN, et voIr NA.
ὦ wrome Akan.
ἤδη oyae, ch oyRo.
ἡδονή CAACTR.
7x0 IPHXOAHTH.
ἡττῶ NOKHNOBATH.
ἤτοι pen Zune.
θχνατηφόρος CANPATK NOCH.
θαρρῶ APAZATH.
θεατής caskAhTeAn.
βεῖος ΒΟΉ, BOAKKCTERNZ, CKATA.
θέλω ΧΟΤΈΤΗ, BEAKTH, Οἱ voIr MZICAHTH,
NE AATH.
θεοσέθεια EOTOYKCTHK.
τὸ θεοσεθεῖν KOTOYRCTHK.
θερμὸς TENAA.
882
θέσις MOAOKENHK.
θραύω CAKAOYINATH.
θυμός ΓΗΆΒΑ. MPOCTR.,
θυμοῦμαι TNERATH ca.
ἢ ἰατρική KPAYKBA.
ἰχτρός ΒΡΑῚΒ.
ἱκανός AOROAKNA.
ἱκανῶς AOBOARNK, ΔΟΒΕΛΕΒΈ.
ἱκέσιος MOAKKANZ.
ἱχέτης MMOAHTERNHRKA.
ἵσταμαι ΟΤΑΙΛΤΗ, OYCTAMTH, ἕστηκα
CTOHMTH.
ἰχθυύεις PZIERCTEOYIM.
χαθάπερ AKAI, MKOME.
χαθέστηκα KZITM.
καθό πὸ πκᾶπε.
χαί 4, AU, Τὸ, BO, Ἡ-..
DYBO.
χαιρός Kpkuna.
ae, ἢ εὐ Υ̓ΒΟ, AN
χακία, VOIr " ZZAh.
χαχύός ZAZ, καχὸν πράττω ([ κακοπραγῶ 9)
HENPABR<AB>CTEOBATH.
χαχῶς ZANK.
χάλλος AOBpOTA.
καλός AOBIA.
χαλῶ NAPHNATH, et Voir OTAZZIKATM.
χαλῶς ΑΘΕΘΈ, οὐ καλῶς Ξ31ΛῈ.
χἄν AUTE HM, NONE.
χατά πὸ. ὃ.
χαταχερματίζω PAZAAUATH.
χαταλείπω VCTAKHTH.
χαταμετρῶ ΠΈΦΗΤΗ.
χαταξιοῦμαι, VOIr ΠΟΛΟΥΉΤΗ.
χαταπαύω KONKYABATH CA.
χατασχευάζω, VOIr TEOPHTH, CATKOPHTH.
κατηγορῶ OTAATOAOKATH.
χεῖμαι ACKATH.
χελαινός TIZAR.
χελεύω ΠΟΒΕΛΈΤΗ.
METHODE D’OLYMPE.
[158]
κηρὸς KOCKA.
χιθωτός KOPAKAR.
χινδυνεύω ΒΈΛΒΟΥΒΟΒΑΤΗ [Ἢ MOTZIKATM].
κίνησις MOABHKENHK, ΠΟΛΒΉΞΑΝΗΚ, et
VOIr IIKRCTKAK.
χινοῦμαι ΠΟΛΒΉΞΑΤΗ CA.
χληροῦμαι, voir ΠΡΗΙΆΤΗ, ΠφΈΒΛΤΗ.
χλοπή ΤΑΤΒΕΛ.
χοινός OKBIITR.
χοινωνία OERIITERANHK, CABAKOYNARNHK,
χοινωνῶ OKKILTERATH.
χοίτη AdaKE.
χόλπος NAZOYXA-
χορυφή BIAXZ-
χόσμος MINPZ, adj. LIHORCKA.
χοσμῶ OyKpACHTH.
χρᾶσις PACTEOPKNHK.
χρατῶ APAKATH, OYAPZKATH, NpEoAOAKTH.
χρείττων KOAHH, KAUITHH, OYNHH, KZILNHH,
χρίνω KAZNHTH [Ἢ OCAKAATH|.
χρύπτω TAHTH, IOTAHTH.
χκέχτημαι ἩΜΠΈΤΗ.
χτῆμα ΒΟΓΛΤΕΟΤΒΟ.
χῦμα KAANA.
χυρτοῦμαι KANAYHTH CA (OU KANAYATH
ca).
λαγχάνω NOAOYYHTH.
λαμδάνω ΤῊ. BAZATH, BAZHMATH,
NPHIATH, NPHHMATH, τὸ λὰμ-
δάνειν BAZHMANHK.
λαός ΛΌΔΗΚ.
λέγω TAATOAATH, PEITH, ἩΞΥΛΑΓΌΛΆΤΗ,
HZAPEUTH, NApEITH, NAPHLATH,
et voir AATH.
λειμών TPARKNHRKA.
τὰ λείποντα NENOCTHTA.
λεληθότως ὁΤΛῊ.
ληστεύω AOKHTH.
λῆψις KAZATHK.
λίθος KAMZIKA, λίθοι KAMENHK.
[159]
λογισμός MAICAR.
λόγος CADKO, TAATDAA.
λοιπός APOYTZIH, ΠρΟῚΝ, τὸ λοιπόν KA
TOMOY.
μάθημα OYIeHHK.
μαχρᾶν Kponk.
μᾶλλον πλὰξ, υάλιστα Maue, Shao.
μανθάνω ΟΥ̓ΤΗΉΤῊ (Ας NAOYUHTH (ἃ. NA-
BZAIKNATH.
μάτην KA COYR-.
ζων
μεί ΒΟΛΗΗ, BAULTHH, τὸ μέγιστον, VOIr
ΒΕΛΗΒΟΤΒΟ.
μείων "xoyak<u>.
μέλλω, volr XoTkrn.
μέλος DYAA.
οὐ μέλε! ΝΕΒΡΆΠΙΤΗ ca.
μέμφομαι MOXOYAMTH.
μέμψις ΠΟΧΟΥΛΚΝΗΚ.
μέν RE, OYEO, BO.
μένω MPERZI(BA)TH, et voir BZITH.
μερίζω pazakamrn.
μεριστός pazakanna.
ἀνὰ μέσον πε Υ.
μεταδατικός ΠΡΈΧΟΛΒΗΒ.
μετοικινοῦμαι ΠΡΈΘΤΑΠΑΤΗ.
μετέπειτχ MOTOMR.
μηδέ NH, ἡ Ne
μηδείς NUKATOKE, NHRAUNZIKE.
μηδέποτε NHKOAHRE.
μηχέτι NE KIUTE, NE... KA TOMOY.
μήν OYBO.
μηνύω KAZATH, IIOKAZATH (S" ποκλο-
BATH). CAKAZATH, ΠΟΒΈΛΑΤΗ.
μηχανῶμαι MZOBpECTH.
μιμητής, VOIr MOAPAKATH, MOCABARCTER-
NHKZ.
μιμοῦμαι NOAPAZKATH.
υξις ΟΧΒΑΒΟΥΠΛΚΝΗΚ.
μισθός MIHZAA.
μισῶ NENARHARTH.
INDEX GREC-SLAVE.
833
μοιχεία ADKOARHETRO. ADBOATHCTENK.
μονοειδής KAHNOOBPAZKNA.
μόνος KAHNA, μόνον TAKAMO.
ἢ μουσικὴ MOYCHKHM.
υὖθος KOLTOYNA.
:
μυστήριον TAHNA.
μυστικῶς ΤΑΜΒΒΗΈ.
νεκρός MZTERUB.
γιχῷ ΘΑΟΛΈΤΗ, ὉΛΟΛΈΒΑΤΗ, ΠΡΈΘΛΟΛΈΤΗ,
τὸ νιχῆσαι ΘΛΟΛΈΠΝΗΚ.
νομίζω ΠΕΑΕΝΈΤΗ.
νόμιμος ZAKONKNA.
γοῦς ΟΥ̓Δ.
νῦν, νυνί ΜΑΠΗ ΞΕ (NZINM), ὁ νῦν NZAINkR-
NHH, τανῦν NZINKk.
ξηρός
ξίφος
ξύλον
CoYyXA.
ὀρ ΚΗ.
apkao.
ὁ Hat, ὁ μέν, ὁ δέ 0KA, ΘΗ. Ch, APdYTZIM.
ὅδε Ch.
ὅθεν “οταπάλογ, TEUR me.
οἶδα skakrn.
oixelog CKOH, et volr OYCTAKRNA.
οἰκέτης JARZ.
οἰχία xakenna, AUUZ.
οἰκονομία CTIOH.
οἶμαι MRNETH.
οἷος Mike, οἷον HKO H, οὐχ οἷός τε NEMONI-
TRNZ, μὴ οἷόν τε NE ΔΛΗ3Ἐ.
ὄλεθρος ΠΑΓΟΥΒΑ.
μετ᾽ ὀλίγον πὸ mank.
ὁλόχληρος ΠΈΛΆ.
ὅλος ΒΒΟΒ.
ὅλως BAXAUD (5" Ββοβμα).
ὁμογενής KAHNOPOARNZ.
ὅμοιος TAMAL, CHAT, TAKOBZIHIKAE
(TAKORZIN), ΠΟΑΟΆΒΗΖ, et voir
KAHNOCTACTRNA.
884
ὁμοίως TAKOMAE, ΘΗ ΔΕ (enye), HKO MH,
TIOAOKRNE.
övop.x HINA. et voir pelith.
ὀνομάζω NAPHNATH.
ὀξέως MeNk.
Brotbe KAKZ, πάις, et VOIr MEROME.
ὁπότε KTAA.
οὐδ᾽ ὁπότερον NMYRTOME, NHRAHNOKE.
ὄργανον CACHAZ.
ὀργή TNERA.
ὀρέγω TIMCTHPATH. .
ὁρίζομαι OyCTAKHTH, OYCTABAMTH, ὧὡρισς-
μένος OYCTAKhNA.
ὁρμιή OYCTPAMARNHK.
ὅσ(περ) me, et voir MKoMe.
ὅσος KAHKAAE, et VOIr Hk.
ὅστις Mike, ὁστισοῦν KAKAO AWEO.
οὐδείς HHKATOKE, NHRAHNZE.
οὐδέποτε NHKOAHE.
οὐχέτι NE καιτε, et voir NH.
οὐχοῦν TEUR ke.
οὖν ke, RE OYEO.
οὔποτε NHKOAHKE.
οὐρανός NERO, ὁ ἐν οὐρανῷ NANERECHNZIH.
οὐσία KCTKCTEO, Adj. ΚΟΤΕΟΤΈΆΒΗΖ, et volr
BELITR.
οὗτος Ch, TZ, 0NZ, et voir ΤΖΙ.
οὕτω(ς) He, TAKO, CHMB, CHURIKAE.
ὀφειλή AAZTA.
ὄφις, Voir ZMHM.
ὀφλισχάνω ANZMKNZ KAITH.
παιδοποιία AAOPOARCTEO.
παίζω. voir * Bızlw.
: adj. oTpo4R.
παίω. νοὶ» " ἐπαΐσσω.
παῖς
πάλιν NARKZI.
πάντως ΒΒΟΙΛΒΟ.
πάνυ Ska.
παρά (et gen.) ὁτὰ; (et acc.) BA, NA,
apkez, maue, et voir no; (et
dat.) 52, et voir oy, HALIh.
METHODE D’OLYMPE.
[1600]
παράδειγμα CAKAZANHK.
παραινῶ KAZATH, NAKAZATH, NOKAZATH,
(S’ ποκα 30ΒΆΤη).
" παραιροῦμαι OTHMATH.
παραιτοῦμαι ΟΤΆΜΕΤΑΤΗ, OTPMTH CA,
OTPHNATH CA, et Voir OTHMATH.
παραχοή MPECAOYINANHK.
παραχούω ΠΡ ΟΛΟΥΙΠΑΤΗ, τὸ παραχοῦσαι
npkcaoymannk.
παραλείπω OCTAKHTH.
παράνομος BEZAKONKNA.
παραπλήσιος TIOAOERNA.
πάρειμι KAITH, παρών Τὸν CA.
παρέρχομαι ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ.
παρέχω AATH, MOAATH, MOAAMTH.
παρίστημι, VOIT NACTARHTH.
παρορμὼ OYCTIAMAHMTH.
πᾶς EhCh, KhCAYACKZ, διὰ παντός TMIPHCNO,
πάσχω CTPAAATH, NOCTPAAATH, ΠΡΗΙΆΤΗ.
παύομαι "CTAMTH, OYCTAMTH, CTAKHTH
CA, CAKONKYARATH Ca, et voir
CAKONKYATH.
πείθω ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΗ, oyBkpmTH, πείθομαι πο-
CAOYWATH, ΠΟΒΜΉΔΤΗ CA, et
voir TEOPHTH, τὸ πεισθῆναι πὸ--
CAOYIAHHK.
πειρῶμαι OKOYIMATH CA.
περί (et gen.) ὃ, ΔΈΔΙΑ, (et acc.) ὁ.
περιαιροῦμαι OTHMATH [HAN OTZAAYATH|.
περιδάλλω BAMETATH, BAZAATATH. |
περιγράφω ONHCATH.
περιίστημι ΠΡΗΒΟΛΔΉΤΗ.
περίοδος ΘΕ ΑΧΟΚΔΕΝΗΚ.
περιπατῶ ΧΟΔΉΤΗ.
περιπίπτω ΒΆΠΑΟΤΗ.
περιττός ᾿ΘΕΛΗΙΠΒΗΖ, ἨΕΠΟΤΦΈΒΒΗΣ.
πεπηγώς OYTEPAMAENA.
πιθανῶς KAITPOCTHIA.
πιστεύω ΒΈΦΟΒΑΤΗ.
πλείων ΠΑΝΟΆΛΗ,
nase.
KAUTHH, ἐπὶ
NE ἐετς
BD
ran
[161]
πλέχω (VAT. προσπλέχω) CANAECTH.
πλέω ΠΛΟΎΤΗ.
"πλὴν OBANE.
πληρῷ HCHAZNMTH.
ὁ πλησίον KAHIKHKA, ApOYTZIH,
πνευματιχός AOYXOERNA.
πόθεν OTAKAAOY, OTZKAAR.
ποθῶ KOTkrn.
πόθος AWEAI-.
ποιῶ, ποιοῦμαι TEOPHTH, ΟΧΤΒΟΦΉΤΗ, οἱ
voir AkHTH, ΠΟΛΛΑΙΆΤΗ.
ποιητής TEOPRUB.
ποιχίλος MIANOTVOAHYRNZ.
ποῖος KIM.
ποιότης KAKORKCTRO, Ct VOIr KAKOKK-
CTERNZ.
πολλάκις IIANOTZUMRAZI (MANOTORAZI, 5’
MIZUWOTAMAZI).
πολυμερής MANOTOYACTKNZ.
πολύς MANOTZ, ἐκ πολλοῦ Η2 AAKKNA.
πονηρός ZAAA.
πόντος ΠΑῚΜΗΗΛ.
πορίζω mpMoRpkern.
πορνεία KAAKACNHK.
ποτε NKKOAH, NKKOTAA, HNOTAA, πότε μέν
OKOTAA.
πότερον AH, HAH, KAKO.. AH, AUITE.
ποῦ καλὲ, KAM.
πρᾶγμα BELITR.
πρᾶξις AkmnHuR.
πράττω ΤΕΘΦΗΤΗ, ΟΧΥΒΟΡΗΤΗ.
πρίν, νΟΙΡ πὲ OY, ApcKAR.
πρό ApeKAK, πρὸ τοῦ (var. πρὸ τούτου) Ape-
RAR cerd.
προάγω πφΈλαλόπητη.
προαίρεσις ἩΞΒΟΛΚΉΗΚ, KOAM.
προαιρετιχος ! gen. ἩΞΒΟΛΚΗΗΙΑ.
προαιροῦμαι ἩΞΒΟΛΉΤΗ, ΧΟΤΈΤΗ.
πρόειμι APCKAR KZITH.
προθυμία TIOARHIKENHK, IIOABHZANHK, πὸ-
cn kwennk.
PATR. OR. — T. XXIL — F. 5.
INDEX GREC-SLAVE.
885
προθύμως moenkurnk.
πρόχειμαι MIPEAZAEKATH.
προχόπτω, VOIT KACKOAHTH.
προλαμόάνω KAPHTH.
πρόληψις KAPENHR.
᾿προορῶ MPOKHAKTH.
πρός (et gen.)oTz, (etacc.)KA, NPOTHEA,
NA, et voir Ton, (et dat.) X.
προσάπτω HIPMAATATH, IIPHNOCHTH.
προσαρμόζω MPMHAATATH.
προσγίνομαι MPMEZITH, " IPHEZIKATH,
CAAOYIHTH CA.
προσδιαλέγομαι KECKAOKATH (CA..).
προσδοχῶ ὙΛΙΆΤΗ.
πρόσειμι (προσεῖναι) BAITH (avec ΜΗΔ Ta-
joute).
πρόσειμι: (προσιέναι) MPHXOAHTH.
προσζητῶ KAZKANNAMATH(S’KANPAMATH),
προσηγορία MITA, et voir HApEIENHK.
προσήχει Abno KCTA, προσήχων ΠΟΛΟΒΒΗΣ.
πρόσθεσις TIPMAOKEHHR.
προσίεμαι IPHHMATH.
προσλαμδάνω ΠΡΗΙΆΤΗ, IPHHNMATH.
προσπελάζω TINHRAHKATH CA.
προσπλέκω, VOIP πλέχω.
πρόσταγμα ΠΟΒΕΔΈΝΜΙ, ΞΑΠΟΒΈΛΕ, ZANO-
ΒΈΛΛΗΗΙ,, CA0R0.
προστάττω ΒΕΛΈΤΗ, ΠΟΒΕΛΈΤΗ.
προστίθημι ΠΡΗΛΟΆΉΗΤΗ.
πρόστιμον, voir ZAKKTZ.
προσφέρω IIPHRAHZKATH.
πρότερος IIPABZ, AfERKNR, πρότερον Ape-
BAR, IpKkinäe.
προτρέπω ΒΕΛΈΤΗ.
προὐπόχειμαι APCKAK KZITH.
" προυπόστασις IIPAEKHKK COKKCTEO.
προχωρῶ ΠΡΗΧΌΔΉΤΗ.
πρῶτος Πρ, ΠΡΈΞΑΒΗΒ
πυνθάνομαι ΒΑΠΡΑΙΠΑΤῊ.
ἡ ῥητορική pHTOpHKHM.
,
δήτωρ ΒΈΤΗΗ.
βητῶς
᾿'σαφής, voir ask.
σαφῶς MERK, 5ἜΛο.
σέθω JHCTM.
Σειρήν Enpuna, adj. CmpunnchA.
σελήνη ukcayn.
σεμνός IhCTBNZ.
σημαντιχὸς OyKAZAmM.
σήμερον ΒᾺ ἈΒΗΒΙΠΒΉΜΗ.
σιγή MAZYANHR.
σχεπάζω TIOKAZIKATM.
σχοπῶ ΟἈΙΠΟΤΡΗΤΗΉ. pazoyurkrn.
σκότος ThMA.
σχυλεύω VAHPATH.
σοφός ΠΡΈΠ ΧΑΡΆ.
σπουδή nocnkuennk.
στίχος TJANA.
στοιχεῖον CACTARZ, Ad]. CACTAKKNZ.
συγχατατίθεμαι ΒΈΦΟΒΑΤΗ.
συγχείμενος CAAOKENZ.
σύγχρονος CABPEIIENKNZ.
συγχωρῶ ΠφΟΟΤΉΤΗ, NIAMTATH.
συμβαίνω CAKZITH CA, CAKZIBATH CA.
σύμπας Khch (glOSE par KrcMKA).
συμπόσιον, VOIT CAEONZ.
σύμφημι, VOIr pelitn.
συμφωνία CATAACKCTEHK.
σύμφωνος CATAACKNA.
συνάγω CAKHPATH, pAZOYyUkKATH |Han
CABAKOYNAHTH|.
συνάδω ΠΈΤΗ CA..., TAACHTH (A...
συνδ᾽ημιουργῶ TEOPHTH CA...
σύνειμι BAITH CA...
συνέχω CAAPAMATH.
σύνθεσις CAAOKENHK.
σύνθετος ΛΟ ΒΗ, CAADIKENZ.
συνέστηχα. CACTOMTH, συνεστώς CACTAKAKNA.
σύνοδος CAKOpA.
συντίθεμαι CAAOHTH CA.
METHODE D’OLYMPE.
[162]
συνυπάρχω BZITH CA...
σύστασις CACTABA, CACTAKAKNHK.
σύστημα CACTAKAKNHK.
συστολή CANPATANHK.
σχῆμα VEPAZA.
σωματιχός TEACCHNA.
σωτηρίχ CATACENHRK.
τε m, ie, M.. ke, OYBO.
ἡ τεκτονιχή apksoakanctko.
τέλεον " CARpAUIENk<K>.
τέλος KONRUh, CAKONRKYANHK.
τέρπομαι KIACOKATH CA.
τέχνη KAITYOCTB, adj. KAITPOCTRNZ.
τεχνίτης KAITPBUR.
τήχω PAZAHBATH.
σηνικαῦτα TOTAA.
τηρῶ ApANHTMH.
τιμῶ MOUHCTH.
τιμωρία KAZNB.
τοιγαροῦν ΤΠ ie, OYEO, RE OYEO, ku
RE OYRO.
τοίνυν TER Re, OYEO, ἅτὲ OYBO.
τοιοῦτος CHUR, CHUERZ, TAKZ, TAKOKA,
et voir ch, TA.
τολμῶ APAZNATH, et Voir TROPHTH, CA-
TEOPHTH.
τονθρύζω pANATATH.
τοσοῦτος (ΛΗ. TOAHKZ.
τουτέστι PERZUUE, peKA πε.
τραγῳδία MAANK.
ΠΡΈΜΈΝΗΤΗ, OBPATHTH, ORPALITA-
Tu, eb volr "CARPATHTH.
τρέπω
Τρέτηκκ.
npkurknennk.
OEPAZA, NPARZ, et voir cA0R0.
τρυγώδης MOAANRNZ, glos6 par "ApoKAH-
na (ou " ApoAnıR).
τυγχάνω MOAOYYHTH, KAITH, CAAOYYHTH
ca.
ἣν we WI Er ie et 2%
reger
u τ ὡς
a ze
ar A Fu
u ar a 3 u
[163]
ὑδρίζω (var. ἐνυδρίζω) oyKapmrm.
ὑγρος
ὕλη KeEMTh, adj. ΒΕΙΠΤ ΒΗ.
" BAATAKZ (5᾽ moRpA),
ὕμνος MEHR, et voir cAABA.
ὑπαχοή TIOCAOYINANHK.
ὑπαχούω ΠΟΟΛΟΥΊΠΑΤΗ, τὸ ὑπαχούειν NOCAOY-
INANHK, τὸ vn ὑπαχούειν NENO-
CAOYWANHK.
ὑπάρχω BAITH.
Urepbatvo ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ, et voir breprißnn:.
ὑπερδάλλων npkonkumnz.
ὑπερθολή mpkenkuenne.
ὑπερτίθημι (et voir ὑπερύαίνω) πφξοτα-
ΠΗΤΗ.
ὑπηρεσία. CAOYKENHK.
ὑπό OTA.
ὑποδάλλω TIOBAKAATH.
©
ὑποδοχή MIPHATHK.
ὑπόθεσις CAKAZAHHK.
ὑπόχειμαι KAITH.
ὑπομένω Tpankrn, NPHHMATH.
ὑπονοῷ TIOMZAICAHTMH.
ὑπόστασις CORKCTEO, et Voir " προὐπόστασις.
ὑπόσχεσις OKEINTANHK.
ὑποχωρῶ OTUTMH.
ὑποχώρησις VLTZ)UIKCTHK.
ὕστερον, volr NOCAkmAe, NAKzı, BATONOK.
φαίνω CHMTH, φαίνομαι TOKAZATN CA,
II0KAZOBATH CA, URNETH (Δ,
et voir ΒΗΔΈΤΗ.
φανερός KEAOMZ, φανερὸν ποιεῖν HRAMTH.
φαντασία NIBYRTA.
φαῦλος ZAAA.
φέγγος ὉΒΈΤΖ. \
φέρω NOCHTH, et Voir IPHNOCHTH, MUETH,
CAKONBYABATH
φεύγω oyEskzarn, ὈΥ̓ΒΈΓΛΤΗ.
φημί φΕΙΙΤῊ, TAATOAATH.
φθέγγομαι TAATOAATH.
φθονῶ PBEBNOBATH, IOPRERNOKATH.
INDEX GREC-SLAVE. 887
φθόνος ZABHCTRA, et volr NEZARHCTRNA.
φιλία AMRZI, ApOYiEKBA.
φιλομαθής AMBA OYIEHHK
φιλονειχία KOTOpA, ΠΗΡΈΝΗΚ.
φίλος ApOYTA, φίλον ἐστί ΚΟΤᾺ AMEO.
φοθοῦμαι KOMTH CA, OYEOMTH CA, τὸ φοδη-
θῆναι. KOMNHR.
φονεύς OYBOHNA (Sr OyEHHIA).
τὸ φονεύειν ΟΥ̓ΒΗΒΆΝΗΚ.
φόνος ΟΥ̓́ΕΘΗ (S’ OYEHHCTRO).
90p% MOMECT(E)HR.
φράζω CAKAZATM.
φράττω, VOLL APZKATH.
φρονῶ CANZICAHTH.
φροντίζω CAMZICAHTM.
φυγή BECTEO (BETZCTRO).
φυλάττω CAXPANHTH, APAMATH, et voir
CATEOPHTH.
φύσις KETKCTRO, CÄUTRCTEO.
φυτόν CAAA.
πέφυχα KAITH, CATEOPKNZ KZAITH, HPARZ
vukTH, et voir NARZIKNATH.
φωνή TAACA, adj. TAACKNZ, et voir πὸ-
CAOYILANHK.
χαίρω paAOBATH CA.
χαλεπώτερος TOpHH.
γχαρίζομαι AATH, MOAATH (cA), et voir
AAPOBANHR.
χάριν ΔΈΔΙΑ.
“ειράγωγῷ NACTABAMTH.
jelcwv, χείριστος TOPHH.
Jo pazanmTnH.
χθές KRIEpA.
χορὸς AHKA.
χρῶμαι TPEEOBATH.
,ρή Akno KCTA, οὐχ ἐχοῆν NENOAOERNO Eh.
χρήζω TpkKoBATH.
τὰ χρήματα. ἩΜΈΝΗΚ.
χρήσιμος NOTPEERNZ.
χρῆσις TYkEOBANHK.
888
χωρῶ HTH, OTAXOAHTH, et Voir OycTpZz-
UHTH CA; — KAUNKCTHTH (CA).
χωρητός KAMECTRNZ.
χωρίζω ῬΑΞΛΑΉΗΤΗ, JAZARYATH, ὁτάλα-
yJHTH, et voir NeEpAZAMURNZ.
χωρίς BERA.
χωρισμός PAZAAYENHK.
ψεῦδος ARmMA.
ψυχρός CTOYAENZ.
METHODE D’OLYMPE.
[164]
ὦ 0, "one.
ᾧδή mkens, nkrur (S’ mknuk), et voir
TAACZ.
ὡς MRO, πόλι; — AKZI, HRO H, HKOME H.
ὡσαύτως TAKOMAE.-
ὥσπερ MKOKE, πὸ H, MKOME M.
ὡσπερεί MRO H.
ὥστε, voir TkUR πὲ (TZ).
ὠφελεία TIVAKZA.
ὠφελῶ CATEOPHTH
MOARZA, ὠφελοῦμαι
II0AhRA ΠΡΗΙΆΤΗ.
TABLE DES MATIERES
Pages.
AYANT= PROPOS“, re a ee ρος EEE en ΤΣ ΤΣ 631 [mu]
Intropucrion.
1: Methode/d!Olympesa ns ee ES τ 636 [vum]
Il. Le De Autexusio ou « Dialogue sur le libre arbitre»......... 637 [ΙΧ]
INT: MbeitexterdusDeAwterusto m. Me ee ΡΥ 657 [xxıx]
IV.Taträduetion.slave.lr a ee RER 660 [xxxu]
Vnlaslangue.duitexterslaye nn ie An 0 Re ͵έ τ Ύ 662 [xxxıv]
a] Orthocrapheyelsphonetique.r 21% Er ge: 662 [xxxıv]
D)Morphologie: ἐλ n N ee PN 669 [χε]
c)"Emploi/desilormes et,syntaxes er. Bu 679 [v1]
A)", V:ocabulainece ua. chen 2 Se a a RE 7 REN ER 703 [wxxv]
VI. Caractere et date de la traduetion slave .... ..n ....: 7143 [Lxxxv]
ὙΠ Bes3additionsvaujtexteroree. ve τ τ ρέρππ᾿ 719. [xcı]
VIllıisterdes>abreyiationss eve en. τ ΤΡ λον 722 [xcıv]
TEXTE SLAVE, TEXTE GREC, et traduction francaise. -. τς. 2.2.2.2... 7225 [4]
LEXIQUE DU TEXTE SLAVE. . .... ee Rn RE Eee NR ae FRE 834 [110]
INDEXTERECSSEÄVK: ὁ ἐν ἘΣ ee ee Den OR Le 877 [153]
TABLE DES MATIERES
DU TOME XXIl
Pages.
Fasc. I. — VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE.
ENVETIL-DTOBOSAE Eee. en hene ea 5
Mexterarabeletitraduchiontfraneasser u. Sm. το ον ὡς 19
Fasc. II. — LES HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE
(Homelies XCIX ἃ CI).
ΘΠ ΗΘ ΠΕ Sn ee en stuune ΠΑΝ ΕΣ 205
Texte syriaque et traduction frangaise. .. .-. 2... 22.00. 207
Fasc. IH. — THE ARABIC LIFE OF S. PISENTIUS.
ΓΑ AUCH ONE ee Een eier elleele ein aeleine 317
Hextergrabeyetstraduchionranglaise.. 2... 200. Aus. sn. 322
Fasc. IV.— LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES DE GREGOIRE
ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS.
ANTENSDLOp OSE el ee ce 5 τὴν 494
Texte syriaque et traduction frangaise. ... 2... nr. ce. 509
Fasc. V. — LE DE AUTEXUSIO DE METHODE D’OLYMPE.
ANantDTEOPOS SER ee ne Re Re sin een 631
Ieihnagelmeihlüin.. waere Be ee O0. 636
Texte slave, texte grec, et traduction franCalSe WE Re 725
Bexzuue’durtexteislave,. 2»... un urn need. 334
Indessorec- Slave ln το τς το eat 2 Meile 877
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